
Nicolas Sarkozy kärcherise encore La Princesse de Clèves
Aux amateurs de vidéos de Sarkozy-ayant-l'air-pompette, je recommande celle-ci, que le site, jusque-là pourtant peu facétieux, Elysee.fr a mis en ligne jeudi. On y voit le président de la République vanter, dans un centre de vacances en Loire-Atlantique, le travail des bénévoles, à qui il veut offrir un bouquet de points de retraite et de médailles (« vous savez, les symboles, ça compte »).
Un passage a arrêté mon œil, ou plutôt mon oreille. Avoir fait du bénévolat, explique-t-il, devrait être une expérience reconnue par les concours administratifs, car après tout, « ça vaut autant que de savoir par cœur “La Princesse de Clèves” ». Après un silence, il ajoute : « Enfin… j'ai rien contre, mais enfin, mais enfin… parce que j'avais beaucoup souffert sur elle. » (Voir la vidéo.)
Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy s'en prend ainsi à « La Princesse de Clèves ». En février 2006, à Lyon, le futur candidat déclarait ainsi à des fonctionnaires :
« L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur “La Princesse de Clèves”. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de “La Princesse de Clèves”… Imaginez un peu le spectacle ! »
Même si tout cela est dit sur le ton de la plaisanterie, il y a de quoi s'interroger. Nicolas Sarkozy trouve complètement inutile l'enseignement de ce chef-d'œuvre de subtilité, premier roman moderne, roman qui a ouvert la voie à tous les autres.
Tenus par un ministre, de tels propos avaient déjà de quoi choquer. Portés par le président de la République française, ils sont plus affligeants encore.
Certes, il n'est nul besoin d'avoir lu « La Princesse de Clèves » pour faire un bon agent public. Mais pourquoi tourner en dérision les enseignants qui essaient de faire passer aux jeunes générations un texte capital de la littérature française, qui a fait vibrer et réfléchir tant d'hommes et de femmes, de Voltaire à Camus, en passant par des millions d'anonymes ? Ou alors, le Président a cité « La Princesse de Clèves » comme il aurait pu prendre un autre exemple « Les Pensées », « Illusions perdues », « le Nœud de vipères »… Mais ce serait pire encore.
Non, monsieur le Président, vous n'avez pas souffert « sur elle ».
Jeudi, il ajoutait même, pour faire rire son auditoire :
« J'ai beaucoup souffert sur elle. »
« Sur elle », quelle bonne blague ! Eh bien non, Monsieur le Président, pas « sur elle », car justement, « La Princesse de Clèves » est une femme imprenable. Vous pouvez être « sur » les médias, « sur » le Parlement, « sur » les grandes entreprises, mais sur elle, vous ne pouvez pas.
En revanche, vous pouvez relire le roman. Après tout, vous allez peut-être le redécouvrir. Passions, jalousies, tourments : il y a des similitudes entre la cour du roi Henri II et la vôtre. Cela ne vous demandera pas un gros effort : deux petites heures de vos vacances à Brégançon. Le livre est même en ligne dans sa version intégrale sur Inlibroveritas.net.
Et si d'aventure vous changez d'avis, si « La Princesse de Clèves » parvient à vous habiter un tant soit peu, ce serait une bonne nouvelle pour la fonction présidentielle. Afin de vous aider à vous y replonger, voici les premières lignes du roman, magnifiques de simplicité :
« La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux ; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n'en était pas moins violente, et il n'en donnait pas des témoignages moins éclatants.
Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C'étaient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements ; les couleurs et les chiffres de Mme de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-même avec tous les ajustements que pouvait avoir Mlle de la Marck, sa petite-fille, qui était alors à marier… »
► Mise à jour, 2 décembre 2008. Un lecteur, Jean-Michel, m'écrit cela :
« J'ai peut-être trouvé le fin fond de l'histoire dans un papier du Figaro d'hier. En fait, la raison pour laquelle Sarko a descendu ce bouquin en flèche est peut-être beaucoup plus simple que ce qu'on croyait jusqu'à présent. Ce n'est sans doute pas parce qu'il “avait beaucoup souffert sur elle” comme il l'a dit et redit. On apprend dans Le Figaro d'hier (article “La culture générale chassée des concours de la fonction publique”, page 13) que, selon André Santini, la secrétaire de Sarko, fonctionnaire de catégorie C, a échoué à un concours interne parce qu'elle ne savait pas qui avait écrit “La Princesse de Clèves”, “un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes”, selon Santini. Voilà, tout s'explique. L'énigme est peut-être enfin résolue. La réalité est donc beaucoup plus terre à terre. J'aurais adoré connaître le bobard que nous aurait pondu Sarko si sa secrétaire s'était plantée au concours sur le nom de l'auteur de Belle du Seigneur ou du Voyage au bout de la nuit (les livres préférés de Sarko si j'en crois la presse). Ou plus drôle : l'auteur des Mémoires de guerre… »

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à Alain Provist
De Grégory
07H42 | 26/07/2008 |
Cette « logique programmatique », n'oubliez pas de le préciser, est scandaleusement arbitraire. Car l'étude de ces oeuvres n'a pas grand chose à voir avec la maitrise de la langue, objectif officiel de la matière. La littérature elle même est une discipline artistique, jouant avec la langue à des fins de créations. Par nature, c'est subjectif, et tout un chacun devrait comprendre que quand le monsieur ci dessus dit préfer cent fois Shakespeare à Molière, il est tout autant impossible de lui donner tort que raison. Tout comme il est subjectif de consacrer des centaines d'heures sur les écrivains et moins de cinq pour l'ensemble des peintres - ou des cinéastes. Comme si nous vivions plus dans une société de la lettre que de l'image !
En conséquence, l'étude de la littérature ne devrait se faire que selon un angle historique. Au lieu de ça, nous avons le français, qui sacralise (les élèves DOIVENT encenser les oeuvres présentées, et surtout pas commettre l'infame crime de lèse majesté de préférer Stephen King) des auteurs qui à mon avis ne seraient pas du tout d'accord.
Moi je dis que mettre une évaluation pour verifier à quel point l'élève a aimé Edmond Rostand, c'est presque aussi laid que de cramer des livres.
à Keldan
De ras-la-patience
15H24 | 25/07/2008 |
@ keldan
il faut cependant ne pas perdre de vue qu'une pièce de théâtre (de Molière ou pas) n'est pas écrite pour être lue. elle est faite pour être jouée par des acteurs et vue par un public. la différence est énorme !
à Keldan
De XavXav
15H59 | 25/07/2008 |
J'approuve totalement !
Les ouvrages choisis pour figurer au programme le sont souvent par souci de recréer un instant l'époque, chère aux yeux du ministre, où les jésuites enseignaient aux fils de l'aristocratie à être les dignes imitateurs de Rome et de la Grèce.
Molière, Corneille, Mme de La Fayette, sont les dignes représentants d'un siècle mort et poussiéreux, auquel l'imaginaire historique du XIX prêtait une gloire lumineuse que l'historien d'aujourd'hui sait relativiser.
L'enseignement du français aime la douce sécurité d'auteurs fameux, point trop subversifs, dont la valeur est garantie par des générations de prêtres. C'est pour cela que reviennent sans cesse princesses, illusions peu comiques, bourgeois benêts et assommoirs littéraires. Hors ces sentiers trop battus, point de salut !
à XavXav
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 16H48 | 25/07/2008 |
Pas d'accord pour réduire l'enseignement de cette littérature à la consolidation du conformisme bourgeois.
Pour ne parler que de Molière, croyez-vous que les générations de prêtres que vous évoquez aient vraiment aimé ce divorcé auteur de Tartuffe et de Dom Juan, deux pièces qui n'ont rien perdu de leur violence ? Et dans l'Ecole des Femmes, revoyez cette scène terrible où Arnolphe énumère à une Agnès dévastée ses devoirs de future épouse : on se croirait aujourd'hui dans une mosquée tenue par des salafistes ! Molière ?
Et quand je lis des blogues où je vois les lecteurs lécher le séant de l'auteur qui a mis trois lignes en français courant et une photo ordinaire, je me dis qu'on est dans le salon de Philaminte ! Et quand je vais sur des blogues « littéraires » où des auteurs en mal d'éditeur s'entre-grattent le trou du luth, je revois la scène entre Vadius et Trissotin.
Poussiéreux, le siècle de la Fontaine ? Et les Animaux malades de la peste, avec son « selon que vous serez puisant ou misérable », hein Monsieur Hannibal Khadafi ? Hein Monsieur Bernard Tapie ?
à compte supprimé 22
De Alain Provist
16H59 | 25/07/2008 |
Une fois de plus j'approuve et j'applaudis !
pas subversifs Molière, Voltaire, Diderot, Flaubert, Baudelaire, Rimbaud, Rabelais, Shakespeare… ? il faut les lire et les relire. Ils n'ont pas pris une ride.
à compte supprimé 22
De Thomas GREDAT
| 19H20 | 25/07/2008 |
Salut amical à vous, PMB. Et vive la littérature, qui ne mourra jamais !
Et comme, à moi aussi, il prend l'envie de citer Totor : « J'attacherai la gloire à tout ce qu'on insulte,/ Je jetterai l'opprobre à tout ce qu'on bénit./ (…) Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,/ Moi, je te montrerai, César, ton cabanon ! »
Bien à vous,
Thomas
à Thomas GREDAT
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 22H59 | 25/07/2008 |
Merci Alain et Thomas.
Je souhaite que XavXav revienne nous dire ce qu'il pense de cette critique de sa position. N'oublions pas que nous sommes sur un site de débat ; -)
à compte supprimé 22
De Grégory
08H00 | 26/07/2008 |
« Tartuffe et de Dom Juan, deux pièces qui n'ont rien perdu de leur violence ? »
Je vous retourne un de vos arguments, quelle est votre légitimité à ériger votre opinion en jugement ? En ce qui me concerne, Dom Juan est presque déconnecté de la société actuelle, Tartuffe l'est totalement. En outre le deuxième se concluait dans un happy end ma foi assez niais, et la première dans un moralisme pas plus profond.
Notez que j'aime bien Molière à titre personnel. Mais je trouve assez malade d'imaginer que ça devrait faire parti du patrimoine de chaque français.
D'ailleurs j'y pense, quitte à étudier un Don Juan, et à l'heure de la présidence Européenne, ça aurait plus de cachet d'étudier celui de Mozart…
à Grégory
De Alain Provist
10H24 | 26/07/2008 |
- une opinion est un jugement mais un jugement n'est pas un diktat. Personne n'oblige à apprécier ces deux pièces on essaie juste de convaincre. Il se trouve que beaucoup partagent cet avis sur la qualité de ces oeuvres. Cela s'appelle d'ailleurs le jugement de la postérité.
- Tartuffe est l'histoire d'un homme qui sous couvert de religion, de pureté morale, de dogmatiqme idéologique cherche à abuser d'une femme et à prendre le contrôle sur une famille. Belle métaphore de l'hypocrisie, de la crédulité des uns et du machiavélisme des autres, de l'utilisation du discours religieux à des fins d'ambition politique. Et vous trouvez que ce n'est pas d'actualité ?
- Don Juan ne se termine pas de façon niaise dans la plupart des versions mais par la mort de Don Juan foudroyé au nom de la punition divine pour avoir voulu défier Dieu sur son terrain de l'autorité en bafouant tous les serments de fidélité. Généralement quand on étudie ce mythe, on parle de la version fondatrice de Tirso de Molina, de la version de Molière, on fait écouter la version de Mozart (et celle de Losey au cinéma), on parle de l'évolution du mythe chez Hoffmann et Baudelaire et on évoque les quelques 500 versions de ce mythe en considérant notamment les mutations de sens : de chrétien négligent refusant de s'amender au XVIe siècle, Don Juan devient un héros représentatif de la condition humaine à la recherche vaine du bonheur. Dans la littérature Don Juan s'est élevé à la hauteur de Faust, d'Oedipe ou d'Antigone. Il fait parti du patrimoine universel. Trouvez-vous toujours qu'il soit inutile de parler de cette oeuvre ?
Dom Juan déconnecté de la société actuelle ? à voir. Il est l'individualiste forcené, jouisseur impénitent refusant toute règle sociale pour rester dans une jeunesse irresponsable, omnipotente et séductrice, grand manipulateur, comédien sans scrupules, égoïste quelque peu sadique qui manie la parole comme un outil de combat, il est l'homme fort qui abuse de sa position pour son propre intérêt au lieu de fédérer le groupe. Il divise pour mieux régner. Et vous trouvez que ce genre de personnage n'existe plus ?
à Alain Provist
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 12H57 | 26/07/2008 |
(Alain, je vous félicite d'avoir répondu à Grégory, et avec des arguments étayés).
Moi, après avoir lu son post, je n'aurais pas pu. J'aurais abandonné la partie. Errare humanum est, Grégory, et moi le premier. Mais perseverare diabolicum.
Vous ne maîtrisez pas votre sujet : ni vos références ni vos arguments. Peut-être allez-vous le prendre mal, peut-être allez-vous vous sentir méprisé ; tant mieux, si cela vous fait réfléchir. Il m'est arrivé de me faire bâcher sur les blogues sur des sujets où je m'étais risqué sans biscuits (économie, sciences, histoire, etc). Une fois bien remis à ma place, je n'ai pas insisté et me suis borné à ce que j'avais de mieux à faire : emmagasiner ces connaissances nouvelles. Je viens sur les blogues pour partager : donner mes connaissances, recevoir celles des autres. Pas pour imposer mes jugements.
PS Par ailleurs, Grégory, je note que vous n'avez pas répondu à ma critique de la page précédente ; -)
à compte supprimé 22
De Grégory
18H22 | 26/07/2008 |
Vous vous écoutez parler, PMB.
PS : et je viens de répondre, je ne suis tout simplement pas resté vissé à mon écran après ma première salve de commentaires. Vous n'avez pas tellement le sens pratique, si ?
à Alain Provist
De Grégory
18H37 | 26/07/2008 |
C'est bien Tartuffe qui a un happy end niais, et Dom Juan une fin moralisatrice forcée par le « politiquement correct » de l'époque.
Pour le reste, puisque vous faites la différence entre une opinion et un diktat, et que vous semblez interessé par les questions de formes, je vous invite à examiner la manière dont j'ai présenté mes opinions d'un explicite « en ce qui me concerne » suivi plus loin d'un « je trouve », le tout contenant la finalité de mon paragraphe et de ce qu'il exprime comme toute bonne et honnête et opinion. A opposer aux personnes qui vont sortir une opinion érigéen et fait (par exemple qualifier de « Belle métaphore » ce qui est indiscutablement une métaphone, et fort discutablement dans le contexte des lecteurs de 2008 une belle métaphore) à des fins d'argumentations.
Il existe effectivement un jugement de la posterité et celui ci nous dit en gros que Molière est un auteur français important, et mondial mineur. La discussion est lancée : est il plus important, à tout prendre, d'étudier Shakespeare ou Molière pour un jeune français ? Dit d'une autre façon : Don Juan fait certes parti du patrimoine universel, mais 90% du patrimoine universel (qui inclue aussi bien Lao Tseu que Prokoviev ou Winstor Mac Kay)(ou, pour rester dans le créneau Don Juan, le loup de Tex Avery) n'est de toutes façons pas au programme. Sur quel critère l'y mettre, non pas optionnellement mais comme une stelle indéboulonnable ?
De setori
retraité | 14H22 | 25/07/2008 |
J'ai jadis passé ce fameux concours d'Attaché d'Administration.Compte tenu de la grande quantité de candidats ,les programmes étaient pléthoriques (ex : la société française au 20éme siécle ! ).Le but du jeu -car il y a toujours un but du jeu dans les concours administratifs-étant d'essayer de tester le candidat dans les pires situations et « l'impasse » culturelle était l'une de ces pires situations.Je voudrai indiquer à notre président que ce mode de recrutement n'a pas si mal marché car beaucoup de pays n'ont pas la qualité de notre administration quoiqu'un vain public puisse penser.Il y a chez SARKOZY une part d'ombre qui est l'étendu de sa culture.A l'entendre s'exprimer (et non seulement par le célèbres « casse toi pauvre con »)l'on reste dubitatif pour le moins.Je subodore tout de même une certaine frustration à ne pas pouvoir s'exprimer sur certains sujets (la musique classique par exemple ou l'histoire des religions etc..) et de la frustration au dédain il n'y a qu'un pas que notre président franchit assez souvent .Trop souvent diront certains dont je suis.
De gévaudanais
si, finalement, criera au loup | 14H33 | 25/07/2008 |
Beaucoup trop de posts et de temps perdu à répondre à ce pauvre octave, je propose de le laisser tel quel, sans vote ni même repli. Ce genre de personnage se complait dans la provocation et plus on le critiquera, plus il merdera, donc, laissons le dans sa fange.
Je n'ai pas lu la Princesse de Clèves ni même beaucoup d'autres classiques, le peu de culture que je peux glaner se trouve dans des revues scientifiques, mais pour en revenir au sujet d'un concours administratif, en particulier celui d'attaché d'administration puisque je pense que c'est de à ce grade que l'article fait allusion, (1 ou 2 l ? ), il n'a pas été demandé aux candidats d'avoir lu la pdc (j'abrège), mais de commenter un extrait du roman. Ayant moi même passé trois fois un concours administratif de cat B,(que j'ai eu,attaché d'administration est de cat A),c'est de la reflexion de l'argumentation et de la clarté dans les idées que l'on demande aux candidats. Si ils peuvent donner d'autres arguments sur ce roman, tant mieux pour eux, mais je peux vous assurer que dans le cas contraire, il ne leur sera pas tenu rigueur de cette méconnaissance. Pour ma part, j'avais eu des textes sur la fête à travers les périodes d'histoire,(renversement des valeurs,le roi laisse faire la nouba à la populace quand il n'y a pas de risque de crise etc) et une autre fois plusieurs textes aussi sur l'art, la moitié des noms cités m'étaient inconnus. Dans les deux cas, il me fallait donc faire une liaison entre eux. Mais il ne s'agit que d'une épreuve, pour être attaché d'administration, deux autres épreuves sont données sur la compta, et sur la législation avec un coeff plus fort. viennent ensuite si l'on a réussi l'écrit, les épreuves orales portant elles aussi sur la culture administrative du candidat. Correction apportée donc à l'argumentation fallacieuse de notre ami nicolas. Et si votre chef de rayon ne connait rien d'autre que la vie dans l'administration, vous ne pourrez avoir aucun contact avec lui parce que les rapports humains sont ainsi faits que pendant la pause café, vous pouvez en profiter pour avoir d'autres rapports entre vous. J'ai noté d'ailleurs que nos nouveaux cadres ont parfaitement compris cette notion et s'il me prend l'envie de passer un concours de cat A, ce n'est pas pour autant que je lirai tous les classiques, par contre, je potasserai la compta, la legislation, et l'actualité de catta administration.
Un petit conseil à ceux et celles qui veulent passer le concours d'infirmier, c'est de suivre l'actu sur le logement, les mst et le sida, la sécu, alzeimer, etc
De le poupre
contempleur | 14H55 | 25/07/2008 |
L'ami ? d'OBAMA notre président il s'est fait une << veuve poignet >> en la regardant sur le tableau la belle princesse de Clève .
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 15H18 | 25/07/2008 |
Mouais à force d'attaquer Sarko sur tout ce qu'il dit, ça lasse. De plus, ce qu'il disait avait un sens pour une fois. Favoriser une personne qui s'investit pour les autres par rapport à quelqu'un qui a une très bonne formation me parait assez normal. Je crois que c'était le seul sens qu'il fallait donner à son discours, mais bon on peut toujours aller chercher la petite bête…
à siko
De existe
20H33 | 25/07/2008 |
Vous êtes tombé dans le piège. Pourquoi opposez-vous la personne « qui s'investit pour les autres » à celle « qui a une très bonne formation » ? Généralement, c'est la même.
à siko
De Thomas GREDAT
| 20H36 | 25/07/2008 |
La petite bête, c'est lui qui l'a cherchée.
L'idée exprimée par Sarkozy de valoriser le bénévolat par des U.E. est a priori bonne, il faut le reconnaître, ne serait-ce que parce qu'elle permettrait de récompenser un certain mérite (elle risque seulement de finir comme tant de voeux pieux : à la corbeille). Le propos sur « La Princesse de Clèves » était hors-sujet, et, à ce titre, déplacé. Sarkozy a seulement profité de l'occasion pour faire de l'humour sur un sujet qui, apparemment, l'obsède plus ou moins.
Enfin, de l'humour… Il y en a qui trouvent ça drôle ?
à siko
De Baal-84
17H08 | 26/07/2008 |
Parait même qu'il va faire caca. Bon ça aucun « journaliste » de Rue89 ne l'a vu, sinon ils n'auraient pas manqué de nous en pondre un article. Vous avez une mauvaise note, tiens, bizarre, est ce que c'est parce que vous ne partagez pas l'anti sarkozisme ambiant sur le site ? Allez, je parie que je vais avoir une mauvaise note moi aussi !
De Cinsault
Graine de rosé | 15H59 | 25/07/2008 |
Pour un président , ancien ministre x fois, il pourrait au moins savoir que les attachés d'administration forment un corps de catégorie A de la fonction publique : je doute qu'il y en ait beaucoup aux guichets des administrations (sauf ceux qui ont eu l'audace de déplaire à Sa Seigneurie).
De plus, je me demande bien pourquoi il prête son inculture aux guichetières (d'ailleurs pourquoi pas aussi aux guichetiers ? ). Il serait surpris de voir que pas mal d'entre elles ont fait des études, largement au delà de ce que nécessite leur poste. Qu'elles lisent autre chose que le journal de Mickey, et pourraient sûrement lui apprendre à s'exprimer correctement et poliment.
De screugneugneux
râleur-NRV | 15H25 | 25/07/2008 |
sarkon est un flateur, un « seducteur » il cherche à séduir par la flatterie,
il dit ce qu'on a envie d'entendre dans l'instant, mais ce ne sont que des mots vites oubliés,
vous avez faim, il vous promet du pain,
vous avez froid, il vous promet du soleil en aoute,
vous avez peur, il vous promet des flics partout,
vous êtes dans la dèche, il vous promet du pouvoir d'achat…….
c'est mister promesse…..
De Luc86
retaité | 15H28 | 25/07/2008 |
« Avoir fait du bénévolat, explique-t-il, devrait être une expérience reconnue par les concours administratifs »
Pour sa gouverne cela s'appelle la V.A.E. (Validation des Acquis par l'Expérience) et a été mis en place il y a quelques années par un certain gouvernement de gauche.
Manque de culture le garçon….
De General Subverciòn
kouign aman délocalisé | 16H04 | 25/07/2008 |
Quand il entend parler de culture,il sort son Karscher…Encore un minable qui se croit obligé d'étaler sa bêtise…mais c'est vrai que la culture aux yeux de ce genre d'énergumène n'est pas indispensable…un bon avocat d'affaires doit juste savoir compter son pognon et écraser l'adversaire avec n'importe quel argument,pourvu que ça profite à ses sponsors…Décadence,quand tu nous tiens….
De noftal
16H24 | 25/07/2008 |
Bof… pas très intéressant cet article, je trouve. Ou comment essayer de lancer une polémique sur une vanne prétendument déplacée de Sarkozy. Si, à la réflexion, j'y trouve un intérêt : celui d'alimenter la boîte à commentaires ; -)
De sparks
16H24 | 25/07/2008 |
« Les peuples obtiennent le gouvernement qu'ils méritent » est une expression fréquemment employée dans le monde anglo-saxon.
Je peux me tromper, mais il me semble que jamais un gouvernement, dans le monde occidental, n'est bien considéré par le peuple qui pourtant, l'a élu. Pourquoi ?
Je me pose franchement la question. Difficile de prendre du recul face à l'actualité, mais si on juge le résultat des politiques menées par les gouvernements successifs depuis cinquante ans à l'aune de la situation environnementalo-socio-économique actuelle, ils se sont sûrement pas mal trompés.
Ou pas, nous pourrions être dans une situation bien plus critique. Mais il aurait fallu pour celà faire de sacrées bourdes, compte tenu du patrimoine sur lequel on est assis.
Pour en revenir à la Princesse, franchement, ce qu'en pense Sarkozy m'indiffère. Il fait les blagues qu'il peut, il n'a pas l'air trés cultivé, mais si vraiment la lecture de ce grand chef d'oeuvre, et de tous les autres, nous avait tant ouvert l'esprit que ça, on ne s'amuserait peut-être pas à relever et commenter ce genre de comportement chez un élu dont la fonction est de faire tourner le pays, de le faire avancer.
Donc oui, on a bien les gouvernements qu'on mérite, et on aura l'air malins si il est réélu alors qu'il n'apprécie même pas la littérature à sa juste valeur…
à sparks
De parti
punishment park | 01H28 | 26/07/2008 |
où comment quelqu'un qui n'a pas lu la princesse de clèves (comme moi) en parle trés bien…parce que parler de chef d'oeuvre…bon c'est vrai je m'suis arrêté à la page 10…j'ai essayé…pour me dire…« on a ce qu'on mérite »…
De Ishtar
17H17 | 25/07/2008 |
On peut certes lui reprocher bien des dérives ,des attitudes et des déclarations,pire son obstination à vouloir faire rire en sortant des bonnes blagues comprises par tous les beaufs de France ; il fait mieux en méprisant notre héritage littéraire par des propos salaces(« j'ai souffert sur elle »).
Il s'en prend à la princesse de Clèves particulièrement ou à la littérature en général ? Dans les deux cas,il est pitoyable,même si on peut effectivement l'attaquer sur des choses plus graves.Ce nouvel aspect de son personnage n'est pas vraiment surprenant au regard de ce qu'on connaît déjà de lui.
De Cinsault
Graine de rosé | 17H19 | 25/07/2008 |
http://www.elysee.fr/documents/index.php ? mode=view&lang=fr&cat_id=1&pres…
« Hommage de M. le Président de la République suite au décès de M. Jean Delannoy :
Avec Jean Delannoy disparaît un immense réalisateur qui a consacré sa vie, avec succès, à sa passion de l'art et a donc contribué au rayonnement de notre pays.
Même s'il n'est plus là, ses œuvres continueront à nous enchanter, la “ Symphonie Pastorale ”, “ La princesse de Clèves ”, “ Le Bossu ”… Mais l'œuvre entre toutes, c'est “ Notre Dame de Paris ”, … “
Comme quoi Sarkozy a compris et aimé le film mais pas le livre ! Ou bien ce sont les costumes qui lui ont plu.
A moins qu'il n'écrive pas plus ses propres communiqués qu'il ne les lit .
à Cinsault
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 23H01 | 25/07/2008 |
« A moins qu'il n'écrive pas plus ses propres communiqués qu'il ne les lit »
Cher Cinsault, vous avez vraiment un doute ?
à compte supprimé 22
De Cinsault
Graine de rosé | 10H59 | 26/07/2008 |
Qu'il ne les écrive pas ça ne m'étonne pas, c'est même préférable vu son niveau culturel.
Mais qu'il ne les relise même pas, pour les mettre en concordance avec ce qu'il pense : il me restait encore quelques doutes sur le niveau de son dilettantisme.