
Régimes de retraite : un polypensionné… c'est quoi ça ?
Faudra bien qu'un jour on m'explique pourquoi la CFDT, encore elle ! , est la -trop- seule à demander l'intégration des polypensionnés dans le calcul des quarante ans de cotisations. Petit rappel pour celles ou/et ceux qui ne savent pas ce que c'est un polypensionné.
Un polypensionné est une ou un salarié qui a cotisé dans plusieurs régimes de retraites. Et donc qui, un jour, touchera plusieurs petites retraites payées par différents organismes. Le polypensionné se trouve dans la plupart des régimes spéciaux, chez les fonctionnaires et aussi, pour un petit nombre, dans le privé. Un polypensionné n'est donc pas du tout une espèce en voie de disparition.
Dans mon entreprise, la SNCF, il y a 98% de polypensionnés (hé oui j'en suis aussi un). Et ce parce que notre régime de retraite (la Caisse de prévoyance et de retraite, CPR) n'est pas le même que dans le privé (la Cnav). Les passerelles n'existent pas entre les régimes, ou alors elles n'existent que dans un sens, ce qui est le cas à la SNCF : si une ou un cheminot démissionne avant d'avoir cotisé quinze ans, la CPR reverse automatiquement les cotisations vieillesses à la Cnav. S'il cotise plus de quinze ans, et démissionne, il touchera une pension de la SNCF, en plus de la retraite du régime général ou du régime dans lequel il a cotisé au moment de la liquidation de sa retraite. Et la cotisation Cnav n'est pas reversée à la CPR au moment où quelqu'un quitte un boulot du « privé » pour être embauché à la SNCF.
A l'heure actuelle, il faut avoir cotisé 37,5 ans (quarante ans demain ! ) à la SNCF pour toucher sa pension à taux plein. Si, par le plus grand des hasards ( ! ! ! ), la/le futur pensionné a cotisé dans une autre caisse avant d'entrer à la SNCF, il devra, pour toucher sa retraite du privé sans décote, attendre l'âge de 65 ans. Et vu que la Cnav va avoir beaucoup de mal à lui calculer sa retraite sur ces vingt-cinq meilleurs années, car jamais il ne les a faites, la retraite payée par la Cnav sera plus que minime. Le total sera donc inférieur à ce qu'il aurai touché s'il avait cotisé dans un seul régime, alors qu'elle ou il aura tout de même travaillé le temps nécessaire pour valider une pension pleine.
Alors, si le premier des Français et ses acolytes utilisent le mot « équité » pour justifier les quarante ans de cotisations pour tous, j'aimerai leur répondre : si déjà vous m'obligez à travailler plus longtemps pour avoir une retraite à taux plein, je dis : Je vais les avoir mes quarante ans de cotisations dans deux régimes de retraite différents : huit trimestres dans le privé et 38 ans à la SNCF. Alors pourquoi ce n'est pas pris en compte ? Pourquoi m'obliger à cotiser quarante ans à la SNCF, pour avoir ma pension à taux plein, et mes huit trimestres j'en fais quoi ? Pourquoi ne pas liquider le tout en même temps ? Voilà en gros un chantier qui s'annonce ardu, même si, encore une fois, la CFDT se retrouve bien seule sur ce dossier. Mais nous saurons défendre les polypensionnés, tous les polypensionnés, peu importe leur régime de cotisation.
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De
19H41 | 23/11/2007 |
VIVE L'EQUITE SARKOSIENNE !
Réformer les régimes spéciaux,disent-ils, est une mesure d'équité. Ce vendredi matin, sur France Inter, le revenant Colombani insistait sur cet aspect.Ouais ! ! !
Je me suis baladé sur les sites de la SNCF, des syndicats et également de l'armée et de l'assemblée nationale.
Je ne suis pas cheminot.Il n'y a pas de cheminot dans mon entourage.C'est seulement pour voir parce que j'en ai marre qu'on me prenne pour un gogo qui avale tout.
Actuellement,le cheminot roulant peut partir à 50 ans avec environ 15OO euros de retraite s'il a 25 ans d'activité.
Pour toucher sa retraite compléte avec 75% de son salaire, environ 2500 euros, notre cheminot roulant doit cotiser aujourd'hui 37,5 ans, demain 40 ans.Il partira donc à 60 ans, voire plus (si la SNCF ne le vire pas).
Je pense que c'est une retraite correcte, très loin d'être scandaleuse.
Supposons que la réforme vise vraiment à l'équité entre les régimes sociaux comme le répetent nos gouvernants et la plupart des médias alors que le fond du probléme est ailleurs.
A 22,5 ans, un jeune cheminot entrerait comme roulant à la SNCF EQUITABLE. Il choisirait l'équivalent du régime militaire vu l'équité entre tous les régimes sociaux grace à la réforme.
Aprés 15 ans,il démissionnerait et toucherait à partir de 37,5 ans sa 1ére retraite égale à 36% minimum de son salaire, soit environ 800 euros mensuels.
Il aurait le droit d'avoir un autre emploi.Il passerait de conducteur à controleur ou inversement à la SNCF EQUITABLE. Normal,il faut travailler plus pour gagner plus. Il choisirait alors l'équivalent du régime des parlementaires pendant 22,5 ans, jisqu'à 60 ans. Il toucherait une deuxiéme retraite de 3500 euros, soit une retraite bien méritée de 4300 euros par mois au lieu de 2500.
C'EST PAS BEAU L'EQUITE,
OU JE ME TROMPE ?
De Ehim
ehim.over-blog.com | 21H35 | 23/11/2007 |
Les articles de ce pseudo-syndicaliste intéressent-ils encore quelqu'un ?
à Ehim
De
22H03 | 23/11/2007 |
Bien sur que ça interesse des personnes ! Il faut de plus compter que les femmes ayant acouchées dans le régime général, leur enfants ne compteront pas dans le régime de la SNCF ou des fonctionnaires. Equité vous avez dit équité ? ?
De
01H19 | 24/11/2007 |
Bien sur que c'est intéressant ! Tout au long de cette grève bien des sujets intéressants ont été traités et mériteraient réflexion… Mais pourquoi en revenir toujours dans vos articles à la CFDT ? la CFDT est elle le seul syndicat qui soulève les problèmes ? et encore ne cherche-t-elle pas à les résoudre trop souvent dans le sens du gouvernement ? ? ?
De Ehim
ehim.over-blog.com | 09H01 | 24/11/2007 |
RECETTE DE LA GRENOUILLE AU VENTRE JAUNE (OU DAUBE BRESSANNE)
1 – Prenez un sous-marin de l'UMP.
2 – Faites-lui prendre une carte de la CFDT.
3 – Déguisez-le en « syndicaliste SNCF »
4 – Faites-lui écrire quelques articles sur Rue 89 pour briser la grève des cheminots.
5 – Attendez la fin de la grève pour lui faire crier victoire.
6 – Ensuite, laissez-le pourrir dans son jus jusqu'à sa décomposition totale.
7 – Rendez-le à Chérèque, il ne peut plus servir à rien.
8 – Remplacez-le par un autre pseudo qui continuera à intoxiquer les foules au nom de « l'équité ».
http://ehim.over-blog.com
à Ehim
De
09H24 | 24/11/2007 |
Les conducteurs, ces types ambitieux qui exercent ces métiers pour atteindre au plus vite leur retraite ! , ont enfin repris leurs postes d'esclaves.
à Ehim
De Thierry Leyrat
11H10 | 24/11/2007 |
merci, c'est très drôle et malheureusement vrai ! ! ! ! !
à Ehim
De chaffol
15H33 | 25/11/2007 |
RECETTE DE GRENOUILLE etc…
Dans le temps , il y avait un parti politique
qui avait la manie de stigmatiser l'interlocuteur
en le traitant d'animal …. vipère lubnrique……
…. Hyène quelquechose..
On repasse les plats ?
à Ehim
De
00H37 | 26/11/2007 |
je suis retraité de deux régimes différents , en faisant un calcul je serais encore au boulot cela me ferait 40 + 6 46 ans de boulot dans tous les cas les petits travailleurs se feront toujours blousés quelque soit le gouvernement en place
à Ehim
De
17H08 | 27/11/2007 |
vive la cgt
De
14H20 | 24/11/2007 |
anonyme de 22H03 23/11/2007
Non seulement il y a les femmes enceintes dans ce cas mais aussi je connais une^personne qui a travaillé dans le privé après un accident du travail, elle s'est retrouvée dans la fonction publique où au cours de sa carrière elle a eu un autre accident du travail.
Et bien l'administration ne prend pas en compte son taux d'incapacité d'accident du travail dans le privé. Et l'inverse serait identique.
Alors que si elle avait travaillé toute sa carrière dans le privé ou dans le public, ses taux d'incapacité pour ces deux accidents du travail seraient reconnus.
Les syndicats ne peuvent défendre ces bizarreries du système ?
S.
à Ehim
De Arcel.M
22H49 | 23/11/2007 |
Non, il ne faut jamais avoir peur de discuter, les recettes ultras libérales néo travaillistes ou néo conservatrice appliquées dans les autres pays, la Grande Bretagne l'Espagne ou l'Italie j'y ai vécu je sais donc de quoi je parle, n'ont fait qu'augmenter la précarisation et l'appauvrissement de la majorité de la population. Une économie qui n'est plus capable de répondre aux besoins de la majorité des citoyens doit être transformée par le politique. Si nous voulons vaincre ce nouveau totalitarisme médiatique et financier qui s'installe peu à peu en Europe nous devons inventer ensemble une nouvelle alternative. Le socialisme est mort, vive le socialisme, mais il faut au départ savoir choisir son camps ! ! !
Et notre pays des lumières et de la commune de Paris a de nouveau un grand rôle à jouer.
à Arcel.M
De
09H48 | 24/11/2007 |
tout à fait d'accord.
le socialisme est mort…vive la social démocratie
De
13H34 | 24/11/2007 |
Nous sommes d'accord sur un point, le socialisme sans la démocratie, c'est le totalitarisme, par contre, je pense que la démocratie sans le socialisme c'est le capitalisme financier qui peut-être social démocratique ou social conservateur suivant les besoins des structures financières qui contrôlent les marchés et les médias.
Le socialisme, c'est la démocratie sociale, la démocratie sociale c'est le pouvoir du peuple représenté en fonction de ses composantes sociales et de ses aspirations politiques au travers d'un parlement au service des citoyens et non de celui d'une aristocratie financière comme c'est le cas aujourd'hui.
Le libéralisme a permis aux peuples de conquérir un certain nombre de droits et de libertés, dont les principaux sont la liberté d'expression et le droit d'entreprendre, les mouvements socialistes ont permis de les accroître en ajoutant, parmi tant d'autres, le droit de grève et le droit syndical.
Tous ces droits conquis au travers de luttes centenaires sont aujourd'hui menacés par le capitalisme financier alors qu'ils devraient être maintenus et élargis.
La liberté d'expression ne va pas sans la libre circulation des idées et le monopole des médias aux travers des pouvoirs financiers est une entrave à cette liberté fondamentale.
Le droit d'entreprendre est extrêmement limité de nos jours, les banques et les réseaux financier sont aux mains d'une oligarchie et les corporations qui leur sont assujetties maintiennent une quasi préséance de l'activité économique. Les droits syndicaux sont en train de disparaître peu à peu dans les entreprises privées à cause de la précarisation et d'un chômage de masse qu'aucune des politiques sociales démocrate on social conservatrice n'osent combattre de manière efficace sinon an travers de la précarisation et du travail temporaire qui se limitent à en diminuer les effets désastreux dans les statistiques et non dans la réalité vécue par ceux qui travaillent.
La démocratie politique privée de la démocratie sociale, qui est constituée entre autre par la libre information,et par l'affirmation des droits sociaux fondamentaux (éducation, logement, travail, retraite, santé) c'est-à-dire le SOCIALISME tout court n'est qu'une forme de totalitarisme masqué.
De
12H46 | 29/11/2007 |
Pour approfondir le sujet sur l'économie, et sur les retraites en particulier :
http://economiedistributive.free.fr/spip.php ? rubrique47
à Ehim
De Bicrat
08H01 | 24/11/2007 |
C'est plus simple de trouver cela sans intérêt. Il est tellement plus facile de se laisser matraquer à longueur de journée par des slogans aussi racoleurs que faux du genre « c'est par équité ».
à Ehim
De Julius
09H05 | 24/11/2007 |
ben oui, moi ça m'intéresse !
Parce que ma femme est polypensionnée !
ZEt si toi, ça ne t'intéresse pas, on ne te retient pas !
à Julius
De Contemporaine
17H19 | 25/11/2007 |
à Ehim
De
09H34 | 24/11/2007 |
Oui
à Ehim
De
09H52 | 24/11/2007 |
cHER EHIM . . .
il a raison le syndicaliste de soulever des problemes
dont personne ne parle jamais ! ! ! !
Si ça te gave , TU ZAP. . . .
De
10H34 | 24/11/2007 |
Le sujet soulevé par Danielfi est intéressant. Il rejoint un autre agent-du-grand-capital-déguisé-en-économiste-de-gauche, Thomas Piketty, dans sa tribune de Libération lundi
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/economiques/292183.FR.php
Mais il est vrai que les syndicalistes se divisent, pour beaucoup de commentateurs ici, en trois catégories :
- les traîtres à la cause, CFDT et autres pourritures réformistes, qui bradent tout
- les bons syndicalistes honnêtes CGT mais qui parfois négocient, mais eux c'est pas pareil
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-981762,0.html
- les purs syndicalistes SUD-LCR qui n'ont que l'intérêt des salariés en vue, grâce aux « fondamentaux » que sont la lutte des classes et à la grève générale, et donc ne négocieront rien.
De amandla
13H24 | 24/11/2007 |
je suis à SUD et je ne suis pas à LCR.
dans mon hosto, SUD est majoritaire après 5 ans 1/2 d'existence… et mon bled est loin de voter LCR…
Ce genre de propagande ne servirait-il qu'à dénigrer un syndicalisme qui remet l'intérêt des salrié-e-s au premier plan… et qui milite en argumentant contre la pensée unique ?
C'est au nom du « réalisme » que les guerres sont menées… et que Pétain a fait allégeance à Hitler.
à amandla
De cagouille
17H35 | 25/11/2007 |
Je ne voterais jamais SUD, car j'ai de la mémoire.
Pourrait-on dire que par le passé, tous les communistes français étaient staliniens, non. Pourtant la direction du PCF et sa filiale la CGT … en matière de godillots aveugles, ils se posaient là.
Aujourd'hui tous ceux qui votent SUD n'appartiennent pas à la LCR ou au Parti des Travailleurs (ou tout autre groupe trotskiste), mais ses dirigeants, si.
Autre chose, dans ma vie professionnelle je dois faire appel au Fret-SNCF (vous savez, ceux qui permettraient de faire baisser la pollution si on faisait davantage appel à eux pour le transport), et bien c'est une calamité. Depuis que Sud-rail contrôle les postes d'aiguillages et les triages, le trains voient leur délais augmentés de 25%, de plus on ne sait jamais quand une loco va venir chercher un train sur une desserte industrielle … etc. Résultat, les industriels se désengagent du rail et se tournent un peu plus vers la route. Aux temps glorieux de la CGT triomphante, c'était quand même mieux. Merci beaucoup.
à Ehim
De
11H21 | 24/11/2007 |
Ce n'est pas parce qu'on semble minoritaire et qu'on pose des questions qu'on doit fermer sa gueule.
Ras le bol des grandes gueules qui n'ont rien à proposer et, n'ont d'autres vues que le bout de leur nez !
à Ehim
De
11H44 | 24/11/2007 |
eh bien cet article m'interesse car nous sommes nombreux à ne pas avoir travailler sous un régime unique et actuellement nous sommes pénalisés doublement. qui se soucie de nous pas vous ?
De
14H32 | 24/11/2007 |
Oui il y a des gens qui ont travaillé et dans le privé puis dans le public.
Je connais une personne qui a travaillé dans le privé après un accident du travail, elle s'est retrouvée dans la fonction publique où au cours de sa carrière elle a eu un autre accident du travail.
Et bien l'administration ne prend pas en compte son taux d'incapacité d'accident du travail dans le privé. Et l'inverse serait identique.
Alors que si elle avait travaillé toute sa carrière dans le privé ou dans le public, ses taux d'incapacité pour ces deux accidents du travail seraient reconnus.
Les syndicats ne peuvent défendre ces bizarreries du système ? Légal ou pas ?
S.
De
16H21 | 24/11/2007 |
Hé pourquoi avoir fermé mon post ? Il est correct ! Non ? ça veut dire quoi ? Il faut que je change de rue ? C'est ça ?
Oui il y a des gens qui ont travaillé et dans le privé puis dans le public.
Je connais une personne qui a travaillé dans le privé après un accident du travail, elle s'est retrouvée dans la fonction publique où au cours de sa carrière elle a eu un autre accident du travail.
Et bien l'administration ne prend pas en compte son taux d'incapacité d'accident du travail dans le privé. Et l'inverse serait identique.
Alors que si elle avait travaillé toute sa carrière dans le privé ou dans le public, ses taux d'incapacité pour ces deux accidents du travail seraient reconnus.
Les syndicats ne peuvent défendre ces bizarreries du système ? Légal ou pas ?
à Ehim
De
12H56 | 24/11/2007 |
Bien sur que c'est interessant !
S'il faut être concerné par un sujet pour s'y intéresser alors c'est désolant.
Sur le fond, la question posée semble très pertinente autant par exemple que la question réglée en 2003 pour le départ à la retraite des personnes ayant effectuées leur 40 annuités avant 60 ans.
Bizarre qu'on s'interesse plus à faire sauter les avantages de certains et pas vouloir reconnaitre les désavantages d'autres …
à Ehim
De
23H51 | 24/11/2007 |
Ce MR est mal renseigné. Lorsqu'il demandera sa retraite au Régime Général (retraite des privés) afin d'atteindre ses 40 ans, il sera pris en compte toute sa carrière dans la privé et à la SNCF. Exemple : s'il a 38 ans à la SNCF et 2 ans dans le Privé : total 40 années de cotisations donc une retraite à taux plein au Régime Général
à Ehim
De chaffol
15H15 | 25/11/2007 |
Bonjour les donneurs de leçons ! ! !
ça me rapelle papi .