Du vin à deux balles

Bouteilles de Saint-Chinian vendues au Leader Price (Catherine Bernard).

Il porte un prénom et un nom qui, associés, semblent sortir d'une série B : Fred Franzia. Le New York Times titrait la semaine dernière « Le “bad boy du vin” est de retour » : Fred Franzia, mine joufflue, corpulence bonhomme et vocabulaire truculent limite charretier, préside aux destinées de Bronco Wine Co.

Il règne sur 16 000 hectares de vignes en Californie, plusieurs « wineries », 20 millions de caisses vendues- les Américains parlent en caisses quand nous parlons en bouteilles, nous n'avons pas la même échelle de valeur- et 500 millions de dollars de revenus annuels. En 2007, Fred Franzia a lancé sur le marché américain la marque « Two buck chuck », en argot littéral, vin à deux balles.

Un mélange de vins en vrac

De fait, une bouteille de « Two buck chuck » vaut 1,99 dollar. Pas de quoi fouetter un chat chez nous qui avons grandi avec le vin étoilé, les capsules en plastique et les cubis, mais impensable avant lui aux Etats-Unis. Selon lui, aucun vin ne devrait dépasser les dix dollars. Il dit faire du vin bon et pas cher pour les yuppies, se moque des compassés du vin et se présente comme un démocrate populiste. Son discours est séducteur. Dana Goodyear du New Yorker le voit plutôt comme un capitaliste darwinien.

Pour mettre sur le marché un vin à 1,99 dollar, Fred Franzia fait feu de tout scrupule. Il achète du vin en vrac à des « wineries » mal en point ou en liquidation, prochainement du chardonnay australien -le vin australien, largement financé par les fonds de pension n'est pas au mieux de sa forme-, fabrique dans sa propre usine implantée près de l'aéroport de Napa des bouteilles allégées de quatre grammes, donc moins coûteuses en matière première et moins chères à transporter, commercialise exclusivement dans ses enseignes Traders Joe (encore tout un programme). Il a été condamné à plusieurs reprises pour fraude, dont une pour avoir apposé sur ses étiquettes « Napa » qui vaut appellation en Californie.

Comme Robert Mondavi, il est le descendant d'une famille d'immigrés italiens, neveu d'Ernest Gallo, autre géant américain du vin. Les grandes, belles et nobles maisons du vin californien le vilipendent. Je pense pour ma part que son ascension n'a pu se faire sans elles. Le « bad boy » est leur âme damnée, celui qui permet d'écouler en douce les stocks les mauvaises années et de limiter la casse de la financiarisation du vin.

Quoi qu'il en soit, Fred Franzia a atteint ses objectifs de démocratisation. Il s'est vendu, depuis 2007, 400 millions de bouteilles de « Two buck chuck ». Fort de cette bonne fortune, il enfourche donc un nouveau cheval de bataille : introduire sur les tables des restaurants des vins à moins de dix dollars. Il vient de l'annoncer avec tambours et trompettes.

A moins de vendre à perte ou de tricher, des prix impossibles en France

Dans le même temps, en France, en Languedoc, au syndicat de l'AOC (Appellation d'origine contrôlée), on s'interroge. Où va-t-on avec des vins d'appellation vendus à moins de trois euros lesquels sont encore légion ?

Les volumes déclarés en AOC en 2007 (1,25 millions d'hectolitres) ont baissé de 240 000 hectolitres sans que les prix du vrac décollent du plancher (70 euros l'hectolitre). Dans une économie de l'offre et de la demande c'est mauvais signe. Le Languedoc devrait cesser de s'interroger et augmenter ses prix. Il est rigoureusement impossible de vendre 2,30 euros du Faugères ou 1,39 euro du Saint-Chinian, comme il y en a au Leader Price près de chez moi, répondant au cahier des charges de l'AOC, incluant notamment un rendement à l'hectare limité. A moins de vendre à perte ou de tricher.

Je vais bientôt mettre le millésime 2008 en bouteilles. Tous comptes faits, le seul habillage du vin (bouteille, capsule, étiquette, bouchon, carton) revient à 1,10 euro par bouteille, hors taxe (ce coût tombe à 1 euro pour une production de 30 000 bouteilles). Pour l'acheminer de Montpellier à Paris, il en coûte, en moyenne, toujours hors taxe et toujours par bouteille -là aussi cela varie avec les volumes- 0,50 euro.

Je fais grâce du reste de l'analyse des comptes. Voilà comment mon vin s'affiche au final chez les cavistes à 12 euros. Si je reste dans un vocabulaire de charretier, 12 euros ce n'est pas peau de balle. On objectera qu'en tous points je ne fais pas la même chose que le « bad boy » californien ou, version Languedoc, le Val d'Orbieu, cible régulière des viticulteurs en colère qui savent leurs vins coupés avec des vins argentins ou d'autres pays à faible coût entrés par le port de Sète. Le vin à deux balles a un prix.

Photo : bouteilles de Saint-Chinian vendues au Leader Price (Catherine Bernard).

47 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 12H24 | 25/05/2009 | Permalien

Il peut servir à décaper les sols ? ? ? ? Dans ce cas, c'est bien moins cher que les produits nettoyants habituels ….

Portrait de Pseudo

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 14H20 | 25/05/2009 | Permalien

Euh, et pour l'odeur… ; -))))

Portrait de Mon-Al

à Pseudo Portrait de Pseudo De Mon-Al

roturière :-) | 15H22 | 25/05/2009 | Permalien

On rince au vinaigre ? ? ? : -)))))))))))))))

Portrait de Yvon le Zébulon

à Pseudo Portrait de Pseudo De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H39 | 26/05/2009 | Permalien

Chuuuuut ! …malheureux !

Portrait de Majesté

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De Majesté

Trader à la banque du sperme | 10H04 | 26/05/2009 | Permalien

Non, c'est beaucoup trop dangereux pour les nappes phréatiques !

Portrait de hogan

De hogan

actif | 12H34 | 25/05/2009 | Permalien

La vrai bonne question : peut-on vendre du vin comme on vend du coca ? La réponse se trouve dans la culture de chacun, aux Etats-Unis, on ouvre une bouteille de rouge l'été pour se rafraîchir comme chez nous on boit une menthe à l'eau. Notre culture du vin est, encore aujourd'hui, différente. Non pas qu'elle soit élitiste, c'est juste que notre rapport à la terre et à l'alimentation est sans doute différent. Je ne bois presque jamais de vin, j'ai par contre plusieurs centaines de bouteilles à la cave que je laisse amoureusement vieillir pour les déguster quand elles seront à leur apogée. Que les Américains aient ce type de rapport au vin ne me dérange pas, qu'ils essaient juste de ne pas nous l'imposer, cela ne se ferait qu'au nom de l'argent, et le vin vaut plus que ça.

Portrait de ericj

à hogan Portrait de hogan De ericj

03H44 | 26/05/2009 | Permalien

Comment arriverez-vous à déguster « amoureusement » plusieurs centaines ( ! ) de bouteilles quand vous n'en buvez presque jamais ? ?

Besoin d'un coup de main ? : )

Portrait de didier1

à hogan Portrait de hogan De didier1

retraité | 10H32 | 26/05/2009 | Permalien

En ce qui concerne les « bouteilles que vous laissez amoureusement vieillir », vous devriez peut-être lire les chroniques de Piquet-Boisson dans Siné-hebdo dans lesquelles il vilipende l'usage de la bouteille comme conditionnement pour le vin et le sur-vieillissement considéré par lui comme un « truc de snob ». En gros, ce qu'il dit, c'est : « le vin, c'est fait pour être bu, pas pour vieillir dans des bouteilles », et ce qu'il conseille comme conditionnement, c'est le bib de 3 ou 5 litres. Moi j'ai pas d'avis tranché sur la question mais son avis paraît argumenté et de toute manière, je ne leur laisse pas le temps de vieillir (aux bouteilles) : on a jamais vu un coffre-fort plein de pinard sur un corbillard…

Portrait de DIOPZO

à didier1 Portrait de didier1 De DIOPZO

21H56 | 26/05/2009 | Permalien

Les grands vins demandent du temps. Une cave ne se vide pas de son vivant, on la lègue à ses enfants, si on a pris soin d'éduquer leur goût au vin.Mais il est vrai que peu de vins sont taillés pour la garde.

Portrait de shillom

De shillom

12H51 | 25/05/2009 | Permalien

Huuuummm de la bonne villageoise à 2€ les 1,5L ! !

Portrait de Xavier Denamur

De Xavier Denamur

Restaurateur | 13H02 | 25/05/2009 | Permalien

J'aimerais tout d'abord recommander l'excellent documentaire Modivino. Dans son film Jonathan Nocitter montre très bien que ceux qui metttent de la merde en bouteille traitent leurs salaries comme de la merde et les consommateurs comme des bouffe-merdes. Des exemples comme le Mouton-Cadet distribués par millions de bouteilles aux 4 coins du monde ont fait énormément de tort a l'image de ce produit. Les nouveaux business evils de ce secteur devraient arborer le slogan suivant : peu importe le flacon pourvu qu'on est le fric.

Portrait de Xavier Denamur

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De Xavier Denamur

Restaurateur | 13H10 | 25/05/2009 | Permalien

Lire qu'on ait le fric bien sûr .
Petit conseil méfiez vous de la GD déguisée dans les chaînes de caves, préférez des cavistes indépendants souvent de meillleurs conseils et offrant un meilleur rapport qualité prix sur des produits issus de la vraie agriculture…

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 14H50 | 25/05/2009 | Permalien

Il faut connaître.
Par exemple, lorsque j'étais encore consommateur, il m'arrivait d'aller dans une chaîne, mais uniquement chez UN individu, Gilles Mourgues, qui tenait boutique rue des Pyrénées, dans une petite chaîne désormais associée à « ChateoOnLine ».
Ce monsieur a monté son entreprise ici :
http://paris.20.evous.fr/La-Cave-des-Cascades,435.html
à l'entrée de la rue où l'on trouve les lieux de tournage de Signoret et Reggiani.
Il paraît qu'il est un poil plus cher que dans le lieu où je le connaissais. Je n'y suis pas allé, et à vrai dire faire (ou tenter de faire) un comparatif avec l'inflation et les francs, ça me gonfle un peu…

Portrait de C-dâv

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De C-dâv

07H48 | 26/05/2009 | Permalien

Dans la même veine,il y a « ma cave en ville » rue de Belleville (côté 19) métro Pyrénées et le caviste de la rue Simon Bolivar.
On y trouve des « Bib » de 5l de vins trés agréables et 2 fois moins chers qu'en bouteilles. J'ai comparé avec les bouteilles,le vin et exactement le même.
Ces cavistes sont de bons conseils et il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les bourses.
De plus ils travaillent avec des vignerons valorisant leurs terres et le second privilégie le raisin bio.
A découvrir.

Portrait de steu

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De steu

synapse | 16H42 | 26/05/2009 | Permalien

J'habite presque en face de la cave des cascades. On y trouve des très bons petits vins. L'acceuil est bon. Que demander de plus ?

Portrait de Rocky

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De Rocky

15H07 | 25/05/2009 | Permalien

Vous avez raison, les cavistes sont en effet de bon conseil.
J'en connais un qui se fournit régulièrement au centre Leclerc en face de chez lui, notamment lors des foires au vin, où il achète par caisses entières.
Je fais comme lui.
Par ailleurs, hors les grandes occasions, le vin que je bois à tous les repas me coûte rarement plus de trois euros.
C'est fou le nombre de petites AOC ou de vins de pays qu'on trouve à ce prix là dans les rayons des grandes surfaces.

Portrait de Xavier Denamur

à Rocky Portrait de Rocky De Xavier Denamur

Restaurateur | 15H32 | 25/05/2009 | Permalien

Bien donnez l'adresse que l'on en profite.

Portrait de malatrie

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De malatrie

20H33 | 25/05/2009 | Permalien

Ben, moi, je connais une caviste absolument géniale, mais c'est au Puy-en-Velay.

Portrait de Xavier Denamur

à malatrie Portrait de malatrie De Xavier Denamur

Restaurateur | 20H53 | 25/05/2009 | Permalien

Si elle n'achète pas son vin chez Leclerc, elle ne peut pas être vraiment géniale… Et puis en veux l'un pas une…

Portrait de malatrie

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De malatrie

21H07 | 25/05/2009 | Permalien

Damned ! Je crois qu'il n'y a pas de Leclerc, au Puy !

Portrait de Xavier Denamur

à malatrie Portrait de malatrie De Xavier Denamur

Restaurateur | 21H50 | 25/05/2009 | Permalien

La, vous avez un serieux problème au Puy, vous n'allez jamais pouvoir mettre de l'eau dans votre vin.

Portrait de Xavier Denamur

à Rocky Portrait de Rocky De Xavier Denamur

Restaurateur | 17H23 | 25/05/2009 | Permalien

Votre silence me laisse perplexe comme les articles « rédactionnels » de Liberation, L'express et consors qui citent uniquement Carrefour, Leclerc ou Auchan pendant les foires aux vins…

Portrait de Rocky

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De Rocky

00H11 | 26/05/2009 | Permalien

J'ai peur de ne pas saisir l'allusion, d'autant que je ne lis pas LIbération. Surtout quand il est question de vin.
Ceci dit, à mon sens, si ce caviste, qui n'est peut être pas le seul dans ce cas, se fournit à l'occasion chez Leclerc, c'est très probablement parce que ces braves gens, lors des foires aux vins de l'automne, vendent des grands ou moins grands crus à des prix inférieurs à ceux que lui-même peut obtenir de ses fournisseurs.

Portrait de Xavier Denamur

à Rocky Portrait de Rocky De Xavier Denamur

Restaurateur | 20H20 | 26/05/2009 | Permalien

En fait, je parlais du marketing fait autour de ces foires aux vins où la grande distribution rameute toute la presse autour de cette opération. Si effectivement on trouve de bonnes affaires ( encore faut-il être « professionnel » ou bon connaisseur) cela permet surtout de donner l'impression que les meilleurs vins aux meilleurs prix ne se trouveraient qu'en grande distribution et de capter ainsi une clientèle nombreuse ayant une mauvaise connaissance du vin. Car en réalité, le reste de l'année ces grandes enseignes margent principalement et fortement sur des vins de coopérative et de négoce que la grande masse de la clientèle achète en pensant faire une bon coup. ( je donnais juste auparavant l'exemple du Mouton-Cadet mais il y a nombre de moutons qui s'achètent…)
A l'inverse, le service du caviste consiste précisément à fidéliser une clientèle d'amateurs de bon vins en lui faisant découvrir des produits du terroir souvent non distribués en GD avec un rapport qualité-prix constant.
Pour information, j'ai une cave où je vends aussi quelques rares produits que l'on peut retrouver en GD mais je les achète en direct et les revends souvent moins chers que nos grands défenseurs du pouvoir d'achat. Bizarre ?

Portrait de Rocky

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De Rocky

21H35 | 26/05/2009 | Permalien

Vous avez raison. Il reste qu'en déchiffrant les étiquettes, on trouve dans la GD des vins qui ne viennent ni du négoce, ni des coopératives, à des prix tout à fait intéressants et pour une qualité raisonnable, en tout cas pour le buveur basique que je suis. Encore faut-il aller voir du côté des appellations sans prétention, Premières côtes, côtes de Bourg ou Graves de Vayres plutôt que Médoc ou saint Emilion, Entre deux Mers ou Cérons plutôt que Sauternes, ou encore côtes de Duras, Bergerac, Faugères, Saint Chinian, le choix est vaste, et je ne parle pas des vins de pays ou du muscadet pour les huîtres que j'achète directement au producteur sur un marché.
On sait bien aussi que nombre de petits producteurs vendent une partie de leur récolte à des prix cassés à la GMS, ce qui leur fait de la trésorerie.

Et puis, habitant à la campagne, trouver un caviste ca veut dire faire trente bornes et tourner pour trouver une place de stationnement, alors que les Leclerc et autres Intermarché sont beaucoup plus près et que les parkings y sont vastes et gratuits.

Portrait de oldmc

à Xavier Denamur Portrait de Xavier Denamur De oldmc

employé | 06H42 | 26/05/2009 | Permalien

lire « mondovino » et « non modivino ». effectivement excellent documentaire vu et revu ici en Bourgogne où les terres sont bien polluées par les vignerons….

Portrait de Xavier Denamur

à oldmc Portrait de oldmc De Xavier Denamur

Restaurateur | 20H25 | 26/05/2009 | Permalien

Merci pour cette correction. Pour tout dire, mon commentaire a été écrit sur Iphone…depuis le Médoc…

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 13H08 | 25/05/2009 | Permalien

Que les industriels étrangers - ou français ! - cherchent à commercialiser à outrance en dénaturant le produit, quoi d'étonnant ? Le vin a subi ainsi maints assauts : depuis le jus de betterave jusqu'aux copeaux en passant par le soufre et bien pire.
Mais jusqu'à présent, surtout en France, une culture, une civilisation du vin nous protégeait. Et la riposte des consommateurs, même si le prix est un argument, faisait que beaucoup de bibine étrangère ne passait pas ou guère. A l'étranger qu'en est-il ? Mettons de côté les pays latins pinardiers de tradition comme l'Italie, l'Espagne ou le Portugal. Dans les pays anglo-saxons comme l'Angleterre ou les Etats-Unis, il y a de plus en plus de connaisseurs exigeants parallèlement à une consommation que l'on tente de massifier. Le vin est un engouement pour maints Américains - plutôt chauvin à ce sujet -, notamment en Californie. Leur vin est souvent de bonne qualité. Inquiéts pour la qualité ? Certes. Je compte sur la réaction des consommateurs du monde entier.

Portrait de Xavier Denamur

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Xavier Denamur

Restaurateur | 13H36 | 25/05/2009 | Permalien

D'accord avec votre analyse sauf la dernière phrase, la standardisation de la bouffe ou du vin sur la planète empêchera votre belle vision du marche de s'accomplir. Bien sur il ne
faut pas baisser les bras pour autant et je resterai toujours a défendre des vins comme ceux produits par l'auteur de cette tribune.

Portrait de Al nasr al tair

De Al nasr al tair

13H22 | 25/05/2009 | Permalien

Est ce une si bonne idée de nous parler de vin quand le lait va si mal…
Ah ! Pardon. On me dit dans mon oreillette que le vin ça va pas bien non plus… Au temps pour moi !

Ok je sors… (et retourne à mon thé…)

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