Vin : au pays des dégustations aveugles, les borgnes sont rois
Au Concours général agricole, associé au Salon de l'Agriculture qui vient de fermer ses portes, les médaillés sont au nombre de 3360, dont 1177 d'or. Représenté par une feuille de chêne, c'est le plus vieux et le plus célèbre de tous les concours de vins (1870). Le plus officiel aussi puisqu'il est organisé par le ministère de l'Agriculture.
Cette année, 13000 vins ont été soumis aux dégustateurs. La moitié a été sélectionnée et jugée au salon de l'Agriculture par un jury composé de 2400 jurés, un tiers de professionnels des régions viticoles, un tiers de professionnels parisiens, et un tiers de « consommateurs avertis ».
Dans le genre foire aux trophées et médailles, il y a aussi les coups de coeur du guide Hachette et consorts. Il va de soi que la dégustation se fait à l'aveugle, la bouteille déguisée d'une chaussette noire ou d'un manchon de carton craft ondulé, à la queue leuleu (une trentaine les uns derrière les autres).
Valant garantie d'objectivité, la dégustation à l'aveugle est LA norme pour noter, classer, médailler, et entre les lignes -voilà l'important-, délivrer une assurance de bon goût.
Wine Spectator, Robert Parker…Comme le football, le sport est international. Il y a le palmarès des 100 meilleurs vins du monde du Wine Spectator, qui sert d'étalon de vente sur e-bay, les notes sur 100 de Robert Parker, etc….
Le système, car c'en est un, serait-il en train de vaciller ? Robert Hogdson, chercheur américain à la retraite, propriétaire d'une winery et l'un des jurés de la California State Fair (équivalent de notre Concours général agricole) s'est livré à une étude délectable.
De 2003 à 2008, il a servi à 65 jurés du concours les mêmes vins à trois reprises à trois moments différents. Seuls 10% ont donné une appréciation similaire sur le même vin, et un certain nombre se sont révélés carrément incohérents, allant jusqu'à juger médiocre un vin auquel il venait d'attribuer une médaille d'or.
Diffusés fin janvier sur un site confidentiel, les résultats de cette étude font depuis du buzz sur la toile.
Des vins puissants plutôt que délicatsL'affaire a quelque chose de comique, d'autant plus comique, au sens des comédies de Molière, que médailles et trophées contribuent à modeler le marché du vin. De Belgique, dont je reviens, j'ai vu, sur le comptoir de l'un des clients de mon importateur le catalogue d'un gros grossiste.
Je tais son nom mais vous livre un exemple de sa technique de vente : « 2003, Château Martouret, Bordeaux supérieur, D. Lurton, vieilli en fût de chêne, lauréat Guide Hachette 93,94, 95, 96, 2001, 2007, 2008 ». On notera que le dit vin –en l'espèce un vin de négociant- a loupé la médaille en 2003.
L'autre effet collatéral de ces dégustations à l'aveugle et à la queue leuleu a trait au goût. Pour se distinguer de la masse, mieux vaut mettre sous le nez et en bouche des jurés, tout compétents et honnêtes qu'ils soient, des vins puissants plutôt que délicats. Au trentième vin, la mémoire flanche, retient le saillant. Dans le vin aussi il y a les « bêtes à concours ».
Toujours dans le genre comique, mais cette fois version moquerie des buveurs d'étiquette, Jacques Dupont, le critique vin du magazine Le Point, raconte dans son livre « Choses bues » (Editions Grasset) :
« Agacé par quelques sempiternels détesteurs de Beaujolais, il m'est arrivé de transvaser un cru de ce vignoble dans une bouteille de bourgogne. Une fois même le Beaujolais a pris la place d'un cru bourgeois de Saint-estèphe sans que la victime de mon crime s'en aperçoive. (…) Si j'ai passé un très bon moment à les écouter vanter les mérites de l'étiquette, je ne leur ai jamais révélé la véritable identité d vin qui se cachait derrière. »
Les dégustations à l'aveugle ne sont pas complètement inutiles et stupides.
Faire dire quelque chose au vin est surtout une histoire entre soi et soiAu fond, une question demeure : que juge-t-on réellement ? Le vin ? Ou bien plutôt notre aptitude à quelque chose ? Quand, dans un vin, je reconnais, à une certaine robustesse épicée le mourvèdre (c'est un exemple), j'apprécie cette robustesse à l'aune de ce que la robustesse m'évoque, à ce quelque chose à quoi la robustesse me ramène.
J'aime le Beaujolais, en particulier ceux dont le goût lactique est marqué. Ce goût me rappelle le petit lait du lait caillé lequel tient, dans mon enfance, une certaine place qui n'est pas étrangère à mon retour à la terre.
Si j'use du vocabulaire des oenologues, le lactique est un défaut organoleptique. Comme en beaucoup de choses, on peut aimer un vin pour ses défauts, l'amour allant se nicher aussi dans nos obscurités.
Qu'il s'agisse d'une performance, d'une compétence exercée dans le cadre d'un métier, ou de la mise en mots du sans mot, faire dire quelque chose au vin est surtout une histoire entre soi et soi, entre soi et cet autre avec qui on le partage.
Le vin est un médiateur qui nous révèle à nous mêmes, ramène à la surface du présent un fragment de notre mémoire émotionnelle et sensorielle. Si l'on y regarde bien, il y a dans cette relation quelque chose de terriblement impudique, de presque obscène.
Le vin procède lui-même d'une rencontre entre une terre, un climat, une plante et celle/celui qui taille, soigne, laboure, récolte. Comme il n'y a pas une seule manière de cultiver la même vigne, il n'y a pas une manière d'appréhender la matière. Cette matière ne dit pas la même chose selon que l'on vient de la Loire ou que l'on a grandi au soleil, selon que l'on est femme ou homme, selon que l'on débute dans le métier ou que l'on a derrière soi vingt millésimes et autant de sécheresses, de gels, de canicules, selon que l'on est un artisan ou un industriel de la vigne et du vin, selon les joies et les chagrins qui nous traversent. Cela fait beaucoup de facteurs très subjectifs.
Et puis au bout, dans la bouteille, n'appartenant plus qu'à celui qui le boit, il y a le vin, tel qu'en lui-même, ne se donnant pas tous les jours, ne se livrant qu'à ceux qui le reconnaissent, se reconnaissent, au sens d'aimer. On dit qu'à chaque vendange, le vin se souvient de la souche dont il vient et alors se ferme. Au pays des aveugles, le borgne est roi.
Photo : à Namur, en Belgique, dégustation pas aveugle, au restaurant Le temps des cerises.
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De skalpa
actif et militant ? | 20H35 | 02/03/2009 |
Surtout que c'est carrément inscrit dans la société !
http://kprodukt.blogspot.com
De Beretman
ou la joie de vivre | 21H27 | 02/03/2009 |
Merci à Catherine BERNARD pour ce texte dont la lecture m'a ravi.
De TARPON
21H32 | 02/03/2009 |
« l'amour allant se nicher aussi dans nos obscurités » ,ça on le savait deja
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 21H50 | 02/03/2009 |
Le coup du vin transvasé… je l'ai fais aussi avec les mêmes résultats !
MDR de voir des personnes qui se targuent de bien les connaitre tomber dans un panneau aussi gros.
Des charlots, mais qui font chier le monde.
De BertrandBertranD
(voyageur) | 22H00 | 02/03/2009 |
Merci pour cet excellent article qui va venir enrichir un peu plus mon discours personnel sur le monde du vin.
Résidant que Chili depuis plusieurs années, je dois avouer que le vin chilien m'ennuie, non qu'il soit mauvais (ils font tout pour que ce ne soit jamais le cas) mais il est toujours pareil et il m'arrive souvent de dire que me manque « le vin qui pique », sans doute parce que ayant grandi dans Les Landes, mes souvenirs et mes gputs se sont forgés quelque part entre les vignobles du Bordelais et les côteaux du Gers.
Le vin chilien, je le trouve séducteur mais poinr séduisant et surtout, il ne me laisse souveant aucun souvenir, comme un produit confectionné pour plaire (et particulièrement plaire aux fameux dégustateurs en aveugles).
Mais ne généralisons pas.
Juste dire que la grande variété des vins francais me manque.
Alors merci de réveiller en moi les goùts et les saveurs par vos mots.
De tox
www.dessins-tox.com | 22H11 | 02/03/2009 |
à tox
De Dominique52
(technicien salarié) | 13H16 | 03/03/2009 |
Ces verres, je vous les recommande !
Le vin n'y a pas le même goût que dans les verres à moutarde, et si vous achetez les originaux de la marque Mikassa ils sont en Kwarx : c'est très solide et résistant aux chocs, et ça passe au lave vaisselle sans s'abimer.
De A.V.
tamagotchi89 | 22H50 | 02/03/2009 |
Bravo de parler du vin en hédoniste.
De didja
out of nowhere | 22H59 | 02/03/2009 |
Très beau texte, même si je ne suis pas un amateur de vin.
De pastous
assistant | 23H39 | 02/03/2009 |
la coupe est pleine. Qui se laisse encore épater par les vins médaillés ? Je suis malheureusement plus sceptique sur les parker & co.
Personnellement le problème du vin français réside dans son manque de lisibilté dont les médailles ne redorent pas le blason. Grand amateur de Pessac Leognan, j'avoue avoir du mal à « tenter » autre chose.
Mais n'est ce pas la aussi le plaisir de la France, cette valse des étiquettes qui fait qu'à moins de connaitre, on peut s'extasier d'une bouteille que l'on tente à petit prix et être déçu par un cru classé insipide.
Cette volonté de chacun de penser qu'il est un expert, maniant le boisé autant que le fruité, regardant la robe et faisant tourner son verre. En mon fort intérieur je me dis qu'il serait impossible de confondre Beaujolais et St Estephe, mais finalement j'espère seulement ne pas avoir été à la table.
De nono le simplet
c'est pas parce qu'on a rien à dire... | 05H09 | 03/03/2009 |
Je ne connais pas grand chose à la peinture mais devant certaines toiles de Max Ernst, de Dali ou de Monet j'ai le coup de foudre .
Pour le vin je suis un peu pareil , j'aime bien certains St Emillion, Jurançon, Sauternes ou Bourgogne .
N'ayant pas les moyens d'être snob j'achète souvent à l'aveuglette et les feuilles de chêne sont pour moi un bon moyen d'essayer un vin.
Mais je rêve en secret d'une cave de Petrus, Vosne Romanée, Cheval Blanc, Yquem …
Il n'empêche qu'un Irouleguy , un Pacherenc, un Buzet ou un Bourgueil (et bien d'autres) ça peut être sympa …
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 07H43 | 03/03/2009 |
« Vin : au pays des dégustations aveugles, les borgnes sont rois »
Voudriez vous dire chère Catherine, et j'espère que ce n'est pas en vain que je dis cela, qu'en France (in vino veritas), ce serait un borgne qui aurait le peine à jouir ?
Ok, je suis sorti !
à adaunis
De Catherine Bernard
(auteur)
Vigneronne | 09H44 | 03/03/2009 |
Quand je vous lis, -je vous lis toujours mais ne vous comprends pas toujours-, je pense au pinot d'aunis, et plus particulièrement à la cuvée d'un copain que j'aime beaucoup, faite de pinots d'aunis centenaires, francs de pied, tendre et franche, parfois ombrageuse. C'est le Verre des poètes. Je l'aime beaucoup.
à Catherine Bernard
De Adelyne sur le sable
Si je savais | 11H31 | 03/03/2009 |
Je suis d'accord avec vous…
Il n'est pas toujours facile à suivre, le monsieur…
Il se fait rare, et peut être entre « deux vins » parfois, comme la Pythie de Delphes.
Pour me mettre à son niveau, je lui dirais « ah ! daunis soit qui mal y pense ».
à Catherine Bernard
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 14H34 | 03/03/2009 |
Bonjour Madame,
Je suis flatté que vous ayez le temps de lire les quelques « flatulences » que je produis sur ce site.
J'aime beaucoup ce que vous exprimez et notamment votre parcours.
Comme le laisse entendre « l'Adelyne » serais je entre deux vins pour m'exprimer au point d'être un con pris !
Que nenni !
Je viens de recevoir ce mail, (ou ce courriel) :
« 2006 : un millésime d'anthologie !
Notes de fruits rouges, de réglisse et d'épices, la Côte-Rôtie Les Bécasses se distingue par une très belle attaque ample, souple et profonde. Un vin racé, de belle fraîcheur associée à un grain de tannins fin et élégant. Longue finale de cassis et d'épices (poivre).
Côte-Rôtie Les Bécasses 2006 au prix de 42 euros TTC la blle.
Pour 12 bouteilles achetées, nous vous offrons 6 verres Schott Oenoteca.
Offre valable jusqu'au 15/03/2009 »
Quelle belle masturbation de l'esprit, avec l'appui de la richesse du vocabulaire n'est ce pas ?
Je ne connais pas le pinot d'aunis que vous évoquez, qui me parait aussi sympathique que vous.
« francs de pied, tendre et franche, parfois ombrageuse. C'est le Verre des poètes. » J'aime.
Cela mis à part, à l'apéro, un p'tit « pineau » des Charentes, rosé, frais, sous un saule qui ne pleurerai pas, ça vous dit éventuellement ?
De Pierrrrre
08H10 | 03/03/2009 |
De la même manière que dans un discours politique, il est bon de caser du « citoyen », du « sens des valeurs », du « reconnaissance du travail fourni », du « force de progrès » ou encore d » « exploitation », du « jeter le travailleur »,…
…..il est bon, lorsque l'on joue à l'eunologue, de caser du « cépage », de « la cuisse », du « corps », vous pouvez rajouter un « goût noisette » à votre discours, ou y incorporer un problème de « bouchonnage » ou d » « acidité mal maîtrisée, »
dans les deux cas, même si on n'y connaît rien,
surtout si on n'y comprend rien,
on peut briller de son savoir.
De jpbe
08H50 | 03/03/2009 |
enfin quelque chose d'intéressant qui tord le cou à ces indécrottables légendes qui veulent nous faire croire (comme dans beaucoup d'autres domaines) que dans l'absolu quelque chose est meilleure qu'une autre !
Eh bien non y'en a marre à la fois de ces « dieux » qui donnent des notes et de ces consommateurs abrutis : le meilleur oenologue du monde pourra me décrire un vin ou me raconter ce qu'il veut sur ce qui est le meilleur ou encore sur les accompagnements il n'a pas à me dire ce que j'aime ou pas.
Quoi que ce soit je goûte et j'aime ou j'aime pas même si c'est un breuvage en bouteille de plastique d'un litre et demie (bon j'ai déjà essayé avec un copain et on n'a pas aimé ! Mais c'est certainement une question d'habitude ! ).
Oui l'intellectualisation du vin y'en a ras le bol mais bon la grande majorité des gens ont besoin qu'on leur dise quoi penser. D'ailleurs ça se retrouve dans le langage courant : quasiment tout le monde (en tout cas en France) demande toujours si c'est bon et pas si on a aimé !
On pourrait élargir cette façon de penser mais en tout cas rien de choquant à ce que des américains rajoute du coca ou autre chose dans leur vin puisqu'ils aiment ça ! …
Bon apétit !
De jfko
Infosophe | 09H53 | 03/03/2009 |
Les « connaisseurs » me font doucement rigoler.
Voici une expérience (absolument véridique) survenue il y quelques temps ; je précise je ne suis pas un amateur de vin.
Une soirée entre « amis » (du moins au début, lire la suite…), chacun se présente avec ses bouteilles, les meilleures qui soient, bien entendu. Par boutade, et aussi parce que les discours des uns et des autres commençaient sérieusement à me fatiguer, j'annonce, qu'à l'aveugle, personne n'est capable de différencier un blanc d'un rouge. Incrédulité et rires moqueurs… Mais bon, « jouons le jeu » ! … Précisions : pour l'expérience, ils s'agissaient de Côtes du Rhône et le blanc avait été porté à la même température que le rouge.
Aïe ! Terrible désillusion, sur les sept personnes présentes, une seule ne s'est pas trompée !
Fin de l'histoire, ambiance plombée et « amis » vexés. Je vous encourage à tenter l'expérience…
Une amie œnologue de formation m'a avoué qu'en « verre noir », elle était incapable de différencier un Bordeaux d'un Bourgogne…
Des consommateurs ont reconnu le goût « framboise » à des glaces à la « banane » colorées en rouge et le goût « menthe » à des glaces à la « fraise » colorées en vert (expériences réalisées à l'Université de Montpellier).
Le goût est un phénomène très complexe, de nombreux facteurs entrent en jeu (la vue en particulier).
Oui, décidément, les « connaisseurs » me font doucement rigoler…
à jfko
De sefero49
Soldat mugissant | 10H22 | 03/03/2009 |
Et si, justement, le fait de « voir » le vin participait au plaisir de boire un bon vin ? ? ? ?
Comme en gastronomie ou la présentation d'un plat a, parfois, presque autant d'importance que son gout….
à sefero49
De jfko
Infosophe | 10H57 | 03/03/2009 |
Je suis totalement de votre avis et cette expérience en amène quasiment la preuve et d'où, sans doute, l'absurdité des dégustations à l'aveugle (encore que, je le répète, le vin ne soit pas trop mon truc) ; mais, une petite lumière douce, lors de câlins avec ma douce…
à jfko
De ljos
photographe / géologue | 11H01 | 03/03/2009 |
vexés ? oh bah alors : ) pas très curieux ils sont !
perso ça m'aurait vraiment amusé, surpris, contrarié (gustativement parlant) … mais de là à être vexé ; )
expérience intéressante en tout cas …
à ljos
De jfko
Infosophe | 11H05 | 03/03/2009 |
J'aurais bien aimé que ces « amis » aient votre réaction !
Mais, vexés, ils le furent !
à jfko
De solstice
pigiste | 15H46 | 03/03/2009 |
J'ai fait la même expérience… avec des copains dont un viticulteur qui n'a pas reconnu son vin. La dégustation menaçant de virer au vinaigre, j'ai fait l'idiote (oh, j'ai mélangé les numéros…) pour n'embarrasser aucun de mes convives et je ne suis pas près de recommencer, sauf par jeu et en prévenant les goûteurs :
- Un Haut Brion a été jugé « buvable » et attribué à la cave coopérative du coin,
- Le vin de la coopérative a été reconnu comme le sien par le viticulteur (vendanges manuelles sélectives etc.)
- Je n'avais pas de verres noirs, dommage, j'aurai tenté des blancs chambrés…
- Un Givry s'est retrouvé en Pessac…
In vino veritas ? Pas si sûr !
De Gudule
10H11 | 03/03/2009 |
« Le vin procède lui-même d'une rencontre entre une terre, un climat, une plante et celle/celui qui taille, soigne, laboure, récolte »
Je garde d'ailleurs un souvenir ému d'un joli petit blanc du Diois, issu d'une petite vigne, un tout petit rendement mais tout ça, fait avec tellement de soin que, hummm, qu'il était bon !
De dijou
Esclave d'une SSII | 10H37 | 03/03/2009 |
A Toulouse j'achète chez un caviste, une caviste plus précisément qui propose non seulement des vins originaux mais en plus à des prix raisonnables (si 4€ n'est pas déjà pour certains trop cher).
Ça n'est pas une de ces franchises au prénom sarkozyien (pardon pour les Nicolas) encore que certains ont peut être une réelle indépendance mais j'aurais tendance à me méfier de ces chaînes de distribution.
je m'en remets donc souvent à une pro de l'œnologie, une de celle qui arrive à vous faire gouter des vins qui correspondent à vos attentes, à transcrire vos gouts. ça aide à choisir là où on est submergé par les références.
Le reste du temps ce sont les rencontres au hasard qui aident à la découverte quand on partage une bouteille, celle du derrière les fagots pour les invités : )
De Bon Scott
10H43 | 03/03/2009 |
Un jour avec un ami, nous sommes allés chez Philippe Foreau à Vouvray, famille de vignerons ( Trois générations ) , Philippe, lui arrive bientôt à la retraite et son fils n'a pas envie de reprendre le flambeau, arrivé au domaine, il y avait là, deux couples venant de Bretagne, nous étions donc 6 personnes pour un après-midi de dégustation, de quinze à dix-neuf heures, Philippe à débouché 7 bouteilles de sa production, des blancs secs, demi-secs, moelleux ( ce qui est très rare de la part d'un vigneron surtout à ce jour, ou les jeunes qui reprennent le domaine familial sont plus intéressés par le fric, que la passion de leurs ainés ), cette journée m'a marqué par le récit de P.foreau lorsqu'il nous a expliqué la magie des vins, c'était de sa part d'une simplicité et avec beaucoup de modestie dans ses propos, pourtant, son domaine est connu de part le monde, à l'époque il faisait parti de la commission des AOC, il nous a expliqué les « p'tites magouilles “ de certains vignerons et pas des moins connus, il nous a parlé de Parker, que cette personne pouvait déguster 50 vins les uns derrière les autres, ce qui pour lui est étonnant sachant qu'il y a des vins très puissants et d'autres plus légers, que Parker faisait la pluie et le beau temps dans le Bordelais, vu que les notes qu'il met sur les vins seront ou non des succès aux Etats-Unies ! Pour Philippe, cela relevait plus du domaine de l'arnaque, qu'autre chose. Le roi du beaujolais, Duboeuf à eu des gros problèmes avec la justice, pour ses magouilles de chez magouille, par contre un ami m'a fait connaitre un de ces vins de cette région ( domaine Laforest ), un seul mot Magnifique ! rapport qualité/prix, excellent ( 63,60€ le carton de 12 btes ) à tous ceux ( connaisseurs et moins connaisseurs ) à qui j'ai fait connaitre ce vin, ils en veulent tous à la prochaine commande, le vigneron est très sympa, travaille énormément pour faire connaitre sa production, ne se la pète pas en nous parlant du vin, personnellement, j'aime discuter avec ces artisans. Pour ceux que cela intéressent et qui ne connaissent pas ce film documentaire, je vous recommande le désormais célèbre ‘ Mondovino de Jonathan Nossiter. Ayant la chance d'habiter dans une région viticole Val de Loire je peux mieux connaitre le travail de ces vignerons en leur rendant visite, en matière de vin, pour les gouts et les couleurs, chacun peut y trouver son bonheur ! à votre santé ! ! !
De les nuits fauves
. | 10H58 | 03/03/2009 |
Amis !
L'abu d'alcool est dangereux pour la santé,
à boire avec modération.
Femme enceinte, l'alcool est dangereux pour votre enfant.
Joyeux Noèl et bonne Année,
hip !
à les nuits fauves
De DBL8
Retraité | 11H37 | 03/03/2009 |
ça on sait.
Mais l'alcool comme la fumée conserve !
à chacun de prendre ses responsabilités, mais après… ne pas faire ch#er le monde.
à DBL8
De Philou18
ancien typographe | 13H02 | 03/03/2009 |
et l'alcool tue lentement…ça tombe bien , on n'est pas pressé….
De lud
dans l'air culinaire | 11H59 | 03/03/2009 |
Les vins Français sont loin d'être tous extraordinaires mais au moins ils sont diversifiés. Comme l'évoque BertrandBertranD dans les autres pays producteurs, la tendance est à l'uniformisation du gout et c'est bien dommage pour nous.
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