Vanessa Paradis et les néos : le bonheur est dans les vignes

Johnny Depp et Vanessa Paradis à Hollywood (F. Prouser/Reuters).

Les Vanessa Paradis, à qui Johnny Depp, je cite Decanter.com, « a offert un domaine viticole à 15 km au nord-est de Saint-Tropez, dans le Var, dans la commune de Plan-de-la-Tour », comme les Jean et Jeanne de Florette de mon espèce, ne se comptabilisent pas aisément à l'échelle de la Nation.

Cela devait être la première chronique de ce blog, car autant commencer par ce qui me semblait être le début : les néovignerons, dont je suis. Mais comme l'on ne se défait pas facilement de vingt ans de journalisme, je tenais à vérifier, à l'aune de la statistique, que phénomène de société il y avait bien et que ce n'était pas là une vue de mon esprit.

En 1996 -c'était hier, je devais déjà penser à faire la bascule-, Etienne Chatiliez faisait presque cinq millions d'entrées avec son film « Le Bonheur est dans le pré ». Le réalisateur y raconte l'histoire d'un chef d'entreprise fatigué qui change de vie en se requinquant à la campagne.

Cette même année, Bertrand Hervieu et Jean Viard, profs à Sciences-Po, publient « Au Bonheur des campagnes », réédité en 2001. Le livre commence ainsi :

« La France charnelle est de retour, celle des bois et des prés, des villages, du bocage normand, des alpages, de la haute Provence et des rivages. Oui, on l'aime cette France-là, terrienne et paysanne, sauvage et naturelle, terre de plaisir et de mémoire. »

Des néos aspirant à une nouvelle vie

Toujours éponges, les « médias » véhiculent le rêve, jamais fracturé par la réalité. Voici un extrait parmi d'autres, tiré du quotidien Le Figaro : « Nous avons été éblouis par la beauté du lieu, ses horizons sans fin, cette lumière enveloppante, cette terre ocre chargée d'histoire et ce climat cristallin. » Le journal cite Philippe Riboud, ancien champion d'escrime, « heureux propriétaire » -il va de soi- du Château Roubine dans l'arrière-pays varois.

En 2004, sur les chaises du CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles) du lycée Agropolis de Montpellier, nous étions douze à suivre les cours pour devenir « chef d'exploitation viticole ». Que des néos, âgés de 32 à 59 ans, aspirant à une nouvelle vie. Il y avait une pharmacienne, un ouvrier, un gérant de supermarché, un gérant d'hypermarché et son épouse, un ingénieur agro (mexicain), l'épouse colombienne d'un vigneron, une restauratrice, un ancien commercial de chez Rank Xerox, une DRH, et une journaliste, moi-même donc. Depuis la création de cette formation en 1999, les promotions se suivent et se ressemblent.

Dans le Roussillon, ils sont une petite bande à reprendre des vignes pentues ou en terrasse, vouées à l'abandon par l'agriculture intensive. Avec fierté –comme si c'était un label- ils « sulfatent », machine sur le dos, et désherbent à la pioche. Le Roussillon est une sorte de Larzac du XXIe siècle ; les « néos » sont les établis des temps modernes. La « solidarité paysanne » est une valeur restaurée et hissée haut.

A Paris, à Toulouse, à Marseille, quand je regarde les rayons des cavistes, je ne vois que ça : des vins de néos. Beaucoup travaillent en agriculture biologique, certifiée ou non, concoctent comme je le fais dans ma cuisine, des tisanes d'orties, des décoctions de prêles, ressortent le cheval de l'écurie, font brouter l'hiver les brebis dans les rangs de vigne.

« Buvabilité » et fruit contre « vins justes bons à tartiner »

Un certain nombre pousse l'audace jusqu'à vinifier « nature », c'est-à-dire sans ou quasi sans soufre. Ils font l'éloge « de la buvabilité » et du « fruit », par opposition « aux vins justes bons à tartiner sur du pain grillé » selon l'expression d'un de mes copains pour désigner les vins d'œnologues. Il faut noter, pour complexifier la chose, que vins d'œnologues et vins de néos se revendiquent pareillement du terroir.

Le domaine viticole de Verchant, repris par un 'capitaine d’industrie' (DR).

Bien sûr, il y a loin entre les « people » (les Vanessa Paradis, Gérard Depardieu et autres sont de bons indicateurs de société), les « ex-capitaines d'industrie, la foi vigneronne chevillée au corps et à l'âme », délicieuse formule d'une agence spécialisée dans les domaines viticoles, et les anonymes Jean et Jeanne de Florette.

Mais il y a bien aussi quelques traits communs, des totems partagés, consacrés par des formules de langage, certes éculées mais malgré tout à l'œuvre dans nos imaginaires, puisant à la source des paradis perdus : « le retour à la terre », « la terre ne ment pas », « la tentation de Venise », « la quête de l'authentique ».

En tout cas, dans mon installation sur quelques hectares de vignes, il y avait bien de ça, et d'autres choses encore de cet acabit. C'est ce renversement sociologique qui précisément m'intéresse alors qu'il y un quart de siècle, Henri Mendras, avec d'autres, prédisait « la fin des paysans ».

Le migrant, nouvelle espèce d'agriculteurs

Les études et les statistiques sont finalement arrivées, il y a quelques jours, par La Poste. Tout arrive. Le phénomène des « néos » est donc bien réel, 1 500 par an, soit 10% des nouveaux installés. Le Cnasea (Centre national pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles), et l'organisme qui distribue les aides à l'installation l'a mesuré. Ceux que je désigne par « néos » sont pour le Cnasea des « HCF » (Hors cadre familial), catégorie migrants.

Je résume et je cite : le « migrant » apparaît au détour des années 1990. Il n'a pas de parents agriculteurs. Il est « étranger », au moins à la région, si ce n'est au pays, souvent citadin. La plupart du temps, il n'est pas éligible aux aides à l'installation soit parce qu'il est trop vieux (plus de 40 ans), soit parce qu'il s'installe sur de trop petites surfaces, soit parce qu'il n'a pas de diplôme (Vanessa Paradis et les ex-capitaines d'industrie). Il est souvent pluriactif (c'est mon cas). Le migrant s'engage, plus que les « fils de », dans des productions marginales (poissons tropicaux, ruches, escargots) et/ou qualitatives, « notamment par la pratique d'une agriculture biologique ». Il exploite de plus petites surfaces foncières. Il est champion de la vente directe, de la diversification (gîtes, fermes-auberges, accueil pédagogique), de la valeur ajoutée.

Les citadins, l'avenir du monde agricole

Enfin, il s'installe par « amour du métier et de la nature », et a, en conséquence, une vision différente du métier d'agriculteur :

« Il associe la notion de chef d'exploitation à des notions de liberté, d'indépendance, de proximité avec la nature ou encore à une diversité d'activités. »

Le migrant aime particulièrement le Midi de la France, pas seulement à cause du soleil, mais parce que le foncier y est moins cher qu'ailleurs.

Il rencontre plus que les autres des difficultés financières (un sur quatre), mais persévère (dix ans plus tard, neuf sur dix sont toujours là). Comme dans le livre de Pagnol, « les agriculteurs déjà en place ne voient pas toujours avec plaisir l'installation d'un migrant, eux qui avaient prévu le démantèlement à leur profit de la ferme voisine ». J'apprécie la litote. Mais, « même en cas d'insertion difficile, la situation s'améliore avec le temps, la justification des compétences du nouvel agriculteur et l'entraide aidant ». C'est vrai aussi. Je participe de tout cela.

Au bout du compte, le Cnasea, dont le rôle principal est de distribuer la fameuse DJA (Dotation aux jeunes agriculteurs), se demande quel rôle pour les migrants ? Et répond : « Les citadins qui rejoignent la ferme font partie de l'avenir du monde agricole. » Ouf ! Je demande : le monde agricole peut-il s'offrir le luxe de mégoter sur des bras et du sang neufs ? Réduit à une population vieillissante de 500 000 contre 5 millions en 1900, accusé de maltraiter les sols et les produits, il est investi par la loi d'orientation de 1999 d'une triple mission : économique, socioterritoriale, et environnementale. Le rêve peut courir toujours. Joie et bonheur.

55 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Glasgo

De Glasgo

Etudiant | 10H47 | 03/07/2008 | Permalien

On s'en fiche royalement ! ! !
Du moins pour ma part…

Portrait de jide

à Glasgo Portrait de Glasgo De jide

jide.romandie.com | 11H51 | 03/07/2008 | Permalien

Pourquoi alors lire ET commenter ?

Portrait de Glasgo

à jide Portrait de jide De Glasgo

Etudiant | 14H17 | 03/07/2008 | Permalien

l'avis de tout le monde compte non ?
M'aurait on menti ?

Portrait de pottierf

De pottierf

educateur spécialisé en retraite | 10H55 | 03/07/2008 | Permalien

Une folle solitude (Olivier Rey) et l'art des ponts (Michel Serres) deux livres qui je pense appuient votre article

Portrait de Catherine Bernard

à pottierf Portrait de pottierf De Catherine Bernard (auteur)

Vigneronne | 10H50 | 04/07/2008 | Permalien

Merci. Je crois bien qu'effectivement ça va m'intéresser. Je commande le livre Olivier Rey. Et je me ferai offrir celui de Miche Serre.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 10H57 | 03/07/2008 | Permalien

J » accuse Vanessa Paradis d'avoir rendu completement gateux Johnny Dep , lui qui etait le meilleur acteur de sa génération et avait tourné des films absolument géniaux ( Las Vegas Parano, Dead Man.. )
C'est lamentable ..

Portrait de D.E

à Numerosix Portrait de Numerosix De D.E

Pro dess petits boulots | 11H34 | 03/07/2008 | Permalien

Je vous accuse de JALOUSIE

Portrait de TARPON

à Numerosix Portrait de Numerosix De TARPON

14H57 | 03/07/2008 | Permalien

Je regardais la ceremonie des oscars quand je vis (oh) Vanessa aux cotes de J.deep ,dans son jardin.Il n'avait pas l'air malheureux et d'apres ce qu'il a commis recemment encore en possession de tous ses moyens.Vanessa est ce qu'elle est mais certrainement pas conne.

Portrait de Lemmy_Nothor

à Numerosix Portrait de Numerosix De Lemmy_Nothor

Pssssssstttt...t'as pas une brique ... | 12H06 | 03/07/2008 | Permalien

Donne une chance au coureur No6 ! Ça m'étonne que tu soit si dur avec Depp. Tu fais reference aux films de pirates ? J'ai regardé 15 minutes, et moi non plus je ne suis pas fou du résultat, mais si tu avais été à sa place, tu les aurais refusé toi les 20 ou 30 millions ?
Il prépare aussi des trucs pas mal…..entre autre, il a remplacé Heath Ledger dans le prochain Terry Gilliam, et il devrait aussi commencer le tournage de Shantaram.
C'est encore un grand acteur, et il lui reste pas mal d'années de boulot devant lui.

Awwwwww, Mama
Can this really be the end ?
To be stuck inside of Mobile
With the Memphis blues again…..

Portrait de Numerosix

à Lemmy_Nothor Portrait de Lemmy_Nothor De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 13H22 | 03/07/2008 | Permalien

The lonesome sparrow sings
There are no kings inside the Gates of Eden

Merci mon vieux Lemmy , tu me rassures un peu ..

La vache , replié pour si peu ! on peut ecrire des vacheries sur tout , mais jamais plaisanter avec le cinema , sur Rue89 , j » ai remarqué.

C'est d » ailleurs la raison pour laquelle j » ai rien ecrit sur ce que je pense de Darroussin dans l » autre sujet ..
C'est meme pas la peine d'essayer ..

Portrait de ecor1

De ecor1

sur le fil | 11H02 | 03/07/2008 | Permalien

Bin moi, ca me fait envie.
En plus l'article est intéressant car il dévoile un aspect mal connu de la viticulture et révèle que la part des néos dans la production globale n'est plus si annodine que ca s'ils représentent, en effet, 10% des nouveaux installés.

De plus, cette minorité, désormais significative, va certainement, si l'augmentation de leur nombre continue à un rythme aussi soutenu, finir par prendre part au discussion politique sur l'évolution de la viticulture et donc peut etre au cours de la décennie qui vient, les néos vont faire changer les modes de fonctionnement de la production vititcole en introduisant des valeurs jusque là laissées pour compte, telle qu'une certaine perte de rendement au profit de plus de qualité, un impact environnemental moindre etc…

Donc, longue vie au néos, qu'ils se fassent plaisir et qu'ils nous fassent plaisir en nous offrant de bons vins.

Portrait de albin

De albin

journaliste, écrivain & éditeur | 11H05 | 03/07/2008 | Permalien

Tiens, Johnny Depp n'a plus sa boîte à Los Angeles ? L'aurait-il troqué contre un vignoble…

Portrait de Lemmy_Nothor

à albin Portrait de albin De Lemmy_Nothor

Pssssssstttt...t'as pas une brique ... | 11H54 | 03/07/2008 | Permalien

The Viper Room ? Il ne pouvait pas vraiment continuer d'en être le propriétaire, c'est la que son meilleur pote est mort. Je crois que c'était plus un poids qu'autre chose. Mais il n'a surement pas vendu parce qu'il avait des difficultés financières.

Portrait de Anthropia

De Anthropia

11H07 | 03/07/2008 | Permalien

Dans La fondation de Rome, Michel Serres parle de sa philosophie comme un hommage à son père, qui pratiquait le boustrophedon, l'aller et retour sur la terre qu'il cultivait, comme l'aller-retour de la philosophie, qui inlassablement réinterroge les concepts, les cultivent, les fait pousser.

L'agriculture est dans nos gênes, la pleine nature est un horizon toujours présent dans notre pensée.

Pour moi, je ne sais pas marcher dans la ville, sans me souvenir des promenades dans les monts de Lacaune, dans l'Aveyron, aux limites du Tarn.

Mais à chaque fois que je me suis imaginée faire le retour à la terre, j'ai imaginé les froids matins d'hiver, le village sombre à 19h, et j'ai renoncé.

J'aime la campagne l'été et la ville toute l'année, c'est la limite de mon mythe du retour à la nature.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de manju35

à Anthropia Portrait de Anthropia De manju35

11H15 | 03/07/2008 | Permalien

Bel aveu…proche de mes sentiers d'été…de mes ruelles d'hiver…
Saint-Serres tropismes……

Portrait de loloster

De loloster

11H27 | 03/07/2008 | Permalien

avec le pétrole qui va bientôt *aussi* manquer pour approvisionner les métropoles en nourriture, je me demande si les regroupements de neo-agriculteurs - une manière de recréer de l'autarcie géographico-alimentaire, entre autres - n'ont pas tout compris avant tout le monde du problème que le « manque de transportabilité » va poser sur l'organisation globale de nos sociétés occidentales

les métropoles sont-elles, sans le savoir, déjà condamnées à se vider ?

Portrait de CA Not Dead

à loloster Portrait de loloster De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 11H44 | 03/07/2008 | Permalien

Je crois que vous avez compris, une des raisons qui m'ont poussé a changer de vie ! En effet, nous nous regroupons pour faire face au « droit dans le mur » annoncé… Nous fonctionnons beaucoup en micro-réseaux en privilégiant le troc et le do it yourself. Toujours ça de moins pour un système dont nous rejetons ce qu'il est devenu !

Portrait de CA Not Dead

De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 11H31 | 03/07/2008 | Permalien

Ah ! ! ! Ma nouvelle catégorie sociale s'appelle « néos » ? Heureux de l'apprendre ! Tant qu'on nous traite pas de « born again », on s'en contentera !

A une époque je faisais un peu tache dans le milieu rural local, mais le temps aidant je retrouve beaucoup d'ex parisiens qui ont fait le même choix de vie. Du coup on est beaucoup moins marginaux… L'entraide agricole est une réalité (avec certains agriculteurs), ça change pas mal de l'individualisme citadin. Privilégié la qualité au détriment de la quantité est aussi un leitmotiv que l'on rencontre beaucoup chez les nouveaux migrants. beaucoup ont travaillé dur en entreprise avant et ne se font aucune illusion sur le merveilleux monde du travail. Et en terme de qualité de vie c'est autre chose ! La vie n'est pas forcément facile (au sens citadin) mais on récolte les fruits de son travail et ça, ça n'a pas de prix !

Je ne retournerais en ville pour rien au monde !

Bon, un domaine vinicole c'est vraiment pas mon truc (plutôt un truc de néos-bobos on va dire) ! je préfère élever les animaux exotiques et les plantes exotiques ; )

Portrait de Lohiel

De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 12H27 | 03/07/2008 | Permalien

Idem, j'ai quitté la ville en 1994, à la première occasion, parce que je sentais que tout ça allait mal tourner. Et puis mes enfants, jeunes à l'époque, étouffaient, au sens propre. Je faisais la queue chez le pédiatre jusqu'à 22h(car nous étions nombreux dans ce cas) de une à trois fois par semaine.

Mais il ne faut pas idéaliser non plus. Autant c'est enrichissant pour l'esprit de regarder les plantes croître et vivre entre elles, la campagne sous la pluie, la campagne au petit matin, les saisons qui passent… pas comme le temps des citadins qui est « le dimanche aprem quand il fait beau », donc coupé du mouvement…

…Autant il faut penser avec l'adaptation. J'ai compté sept ans avant de m'habituer aux hivers à la campagne, quand la pluie tombe inlassablement sur l'herbe grise-endormie et que personne ne vient. Je ne regrettais pas vraiment les lumières et l'animation de la ville, parce que mon choix était sans retour (d'autant que la santé de mes enfants s'est améliorée et que la 3e, née ici, n'a jamais eu aucun problème), mais je me souvenais que ça avait du bon. Il faut prévoir avec ça, le prix à payer. Ne pas croire, surtout et sous peine de renoncer rapidement, que la campagne « c'est toujours comme pendant les vacances ».

Portrait de CA Not Dead

à Lohiel Portrait de Lohiel De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 13H26 | 03/07/2008 | Permalien

« Ne pas croire, surtout et sous peine de renoncer rapidement, que la campagne “c'est toujours comme pendant les vacances”. »

Vous avez bien raison, je n'ai jamais été aussi actif !

Cependant, je n'ai pas eu trop de mal a m'adapter… Le plus dur auront été (surtout pour ma compagne) les conditions de vie spartiates pendant 3 ans le temps de retaper la ferme.

Nous avons de la chance, nos voisins les plus proches sont très sympas et j'ai pas mal de potes dans la région, donc je me sens pas vraiment isolé.

Coucou Lohiel ! !

Portrait de Olif _archipolak

De Olif _archipolak

varsolidaire a la bonne cause | 12H07 | 03/07/2008 | Permalien

Buvons un coup ma serpette est perdue, mais le manche est revenu !

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 12H15 | 03/07/2008 | Permalien

c'est bo les tunes

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 12H18 | 03/07/2008 | Permalien

mec seul vieux povre et pas sympa cherche femme riche ayant si possible un vignoble dans le sud même vielle et moche

Portrait de athica

De athica

12H22 | 03/07/2008 | Permalien

Pratiquez-vous le biodynamisme ?

Portrait de marie.sauvage

à athica Portrait de athica De marie.sauvage

Apatoudi | 16H08 | 03/07/2008 | Permalien

Si c'est votre réponse à Patrick, c'est à mourrir de rire. Sans mauvais esprit. J'adore ce tac au tac

Portrait de marie.sauvage

à marie.sauvage Portrait de marie.sauvage De marie.sauvage

Apatoudi | 16H09 | 03/07/2008 | Permalien

Mourir, pardon

Portrait de Catherine Bernard

à athica Portrait de athica De Catherine Bernard (auteur)

Vigneronne | 11H00 | 04/07/2008 | Permalien

Non, pas de manière stricte. Peut-être un jour, mais pour l'instant encore cela me paraît obscur.
Je me contente de faire des préparations de plantes. Je réfléchis en ce moment à la manière de maintenir le sol vivant, car, bien qu'en bio, je pense que l'on peut encore faire mieux. Il est possible que cela fasse l'objet d'une prochaine chronique. Je lis un livre assez intéressant sur le sujet.
Voilà

Portrait de Catherine Bernard

à athica Portrait de athica De Catherine Bernard (auteur)

Vigneronne | 11H26 | 04/07/2008 | Permalien

Non, pas de manière stricte. Peut-être un jour, mais pour l'instant encore cela me paraît obscur.
Je me contente de faire des préparations de plantes. Je réfléchis en ce moment à la manière de maintenir le sol vivant, car, bien qu'en bio, je pense que l'on peut encore faire mieux. Il est possible que cela fasse l'objet d'une prochaine chronique. Je lis un livre assez intéressant sur le sujet.
Voilà

Portrait de Bigseb

De Bigseb

Blazé | 13H24 | 03/07/2008 | Permalien

Bon article, je pensais en plus migrer moi aussi, devenir maraicher bio, priviliger la vente directe, ca m'tente vraiment^^

Je top.

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