
Aux Assedic : pas d'attestation, pas d'inscription
Episode 3. Ça y est, j'ai mon premier « vrai » rendez-vous aux Assedic (lire l'épisode 2). J'arrive avec un peu d'avance.
L'agent : Vous avez rendez-vous ? - Oui, à 10h40.
- Quel est votre nom ? (L'agent vérifie sur une liste et pointe.)
- Vous pouvez patienter là.
Je m'assied. Cinq minutes s'écoulent. L'agent : « Les personnes qui ont rendez-vous à 10h40 ! “ Nous sommes six à nous lever dans un bel ensemble et former une file indienne.
- Votre nom ?
Cette fois, l'agent barre le nom sur sa liste et imprime un numéro de passage.
- C'est au deuxième étage.
Couloir du deuxième étage. Ambiance tamisée. Des haut-parleurs diffusent des conseils sur l'inscription, les indemnités, la recherche, les droits et devoirs du demandeur… Une caméra balaie les 90 degrès du couloir aux chaises où nous attendons dans une demie pénombre. Après une quinzaine de minutes, mon numéro s'affiche : ‘Porte 18.’ J'entre.
La jeune femme : ‘Bonjour, asseyez-vous monsieur.’
Je donne mon ticket numéroté et la lettre de convocation, et fait part de mes petites difficultés avec le formulaire en ligne (lire l'épisode 1).
- Apparemment, c'est réglé. Vous avez l'attestation de l'employeur ?
Je sors la lettre signée de mon ex-patron me signifiant la fin de contrat.
- Non c'est pas ça ! C'est cet imprimé, rempli par votre employeur…
Elle me montre un document jaune.
- …
- Il faut le demander. Mais… vous n'êtes pas encore au chômage ! Votre employeur ne pourra pas vous donner l'attestation avant la fin de votre contrat. Je ne peux pas vous inscrire.
Je me suis pourtant inscrit en ligne en donnant la date de la fin de mon contrat : le 31 décembre. Je pensais gagner du temps en entamant les démarches pendant le solde de mes congés.
- Demandez un rendez-vous dès que vous aurez reçu l'attestation. Je ne peux pas ouvrir votre dossier aujourd'hui.
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De nada
06H56 | 05/01/2008 |
Et puis comme le veut le mec sarko, vous aurez la joie de devoir accepter n'importe quel boulot, à défaut vous serez sanctionné ! De quelle manière il n'a pas précisé mais ce sera violent. Alors vous ferez femme-homme de ménage chez les vieux qui peuvent se le payer et sont remboursés d'une partie par l'état alors que vous, vous gagnerez moins que le smic car on vous ponctionnera un peu plus à la base, je le sais car j'en ai fait l'expérience ! Ca n'a pas duré longtemps, je les ai envoyé sur les roses, d'autant que ces vieux là sont tout sauf adorables ! Comme je cumulais 3 emplois dans 2 entreprises plus mes vieux, pour une durée de 52 heures dont 48 déclarées par semaine, l'assedic n'a pas osé hausser le ton. Je peux vous dire que orgeuil, joie de vivre, santé, sont des mots qui ne sont plus dans mon vocabulaire, il reste : marche ou crève ! et une furieuse envie de sortir mon flingue…
De minouche36
Chômeuse depuis octobre 2007 | 09H43 | 06/01/2008 |
Un conseil à tous les nouveaux inscrits aux Assédics… Je me suis vue imposé une carence de 57 jours pour congés payés lors de mon inscription…
Qui, de nos jours peut se venter d'avoir 57j de congés payés dans une année ?
Je me suis donc déplacée dans notre belle administration avec mon dossier complet…
Là, il m'a été répondu que c'était normal, le solde de congés ne figurant pas sur l'attestation employeur, d'office on calculait 57j ? ? ? ? Qu'on m'explique le calcul… ce qui n'a pu être fait…
Or, il ne pouvait plus rester de congés payés en attente puisque mon employeur avait tenu à ce que son personnel prenne tous les congés avant licenciement économique…
Sans aucune excuse, il m'a été donné une nouvelle date de départ pour le calcul de mon indemnisation… ce qui ramena cette date au 15 octobre au lieu du 29 novembre… Alors, à tous, soyez vigilants… et ne faites pas trop confiance à cette institution qui ne fait pourtant jamais d'erreur…
De Mal aimé
Agent ANPE Rennes | 14H36 | 06/01/2008 |
Bonjour à toutes et tous,
D'abord une bonne année et surtout la santé pour cette nouvelle année.
Conseiller à l'emploi je souhaite rétablir certaine vérité sur mon métier
La première essentielle pour comprendre notre fonctionnement c'est que l'ANPE est un outil au service du politique qui est soumise aux orientations du gouvernement et doit donc appliquer la loi et les décrets décidés par celui-ci. Mais attention cela n'empêche absolument pas chaque collègue à considérer les demandeurs d'emploi avec respect .
La deuxième est que l'ANPE n'est pas là pour faire du sociale (oui je sais je vais me faire des amis en disant ça) mais du placement c'est à dire mettre en relation les demandeurs d'emploi et les entreprises en tenant compte des desiderata des entreprises et des profils des demandeurs. Alors oui il est parfois difficile de faire le grand écart pour concilier les points de vue (on devient schizophrène à essayer de le faire car on s'en prend plein la gueule des deux côtés mais il parait que l'on est payé pour ça) .
Enfin sans pleurer sur mon sort il faut savoir que j'ai un « portefeuille » (je déteste ce mot) de 150 demandeurs à suivre et d'une cinquantaine d'entreprises alors faite le calcul et vous verrez qu'il est impossible de faire correctement son métier sans faire de l'abattage… en sachant que nous sommes soumis à des objectifs individuelles (de relations entreprises, de mise en relation sur les offres, de réception des demandeurs dans les délais, de prescriptions de prestation…) par nos animateurs d'équipe qui eux ont des primes de performance sur l'atteinte ou non des objectifs de leur équipe…
Pour conclure je dirai qu'il est plus simple de critiquer les personnes que l'on a en face de soi que de remettre en cause un système qui pousse au flicage des demandeurs d'emploi et à leur culpabilisation même si je suis conscient que de plus en plus de collègues sont moulé dans cette orientation car une partie de leur salaire (les primes) est directement lié à leur « façon de servir »…