
Faire payer l'information en ligne est une chimère
Ma chronique du Guardian cette semaine porte sur les journaux qui essaient (à nouveau) d'imaginer un monde dans lequel ils forceraient les gens à payer en ligne. (La version imprimée a été coupée, voici l'original.)
Comme une taupe dans le jardin, l'idée de journaux facturant leur contenu en ligne ne cesse de pointer son nez. Pardonnez-moi, mais je vais donner un grand coup sur le crâne de ce rongeur agaçant.
La concurrence en ligne est sans fin
Je suis pour faire payer le contenu quand c'est possible. Je fais payer du contenu moi-même en ce moment (vous voulez acheter mon livre ? ). Le Financial Times et le Wall Street Journal, toujours cités dans ce débat, parviennent à faire payer leurs lecteurs (en fait, les employeurs de leurs lecteurs). Et, oui, nous payons pour aller au cinéma, pour certaines chaînes de télévision ou pour la musique (merci iTunes).
Mais l'information en ligne est différente pour plusieurs raisons. D'abord, dès qu'une information est connue, elle devient une denrée de base, elle n'est plus une denrée rare qui peut être contrôlée. Deuxièmement, la concurrence en ligne est sans fin. Il est impossible de lutter contre la gratuité.
Plus important, dans les comptes du contenu payant, les recettes entraînent des dépenses. Cela coûte de l'argent de commercialiser un produit, d'acquérir des acheteurs ou des abonnés (un magazine aux Etats-Unis peut dépenser 33 euros pour obtenir un revenu de 10 euros, la rentabilité provient de la publicité - ou provenait).
Faire payer le contenu a pour effet de réduire le nombre de lecteurs, ce qui, à son tour, réduit le volume de la publicité. Et mettre un mur autour de son contenu le place en dehors de la conversation et dévalue la marque (c'est pourquoi il était de notoriété publique que les chroniqueurs du New York Times détestaient les efforts du journal, abandonnés depuis, pour faire payer leurs articles).
Mais voici l'argument le plus important : lorsque le contenu est caché, il ne peut être trouvé par les moteurs de recherche (sans parler des liens des blogueurs et des agrégateurs). Dans une économie du lien, le contenu ne gagne de la valeur qu'à travers ces recommandations ; un article sans lien n'a pas de lecteurs et pas de valeur. La vraie perte liée à la vente du contenu - et c'est une perte supportée par le producteur du contenu - est celle du « Googlejuice » (jus de Google).
Dans le bilan complet de l'information en ligne, gardez aussi à l'esprit que les coûts baissent quand un journal n'a plus besoin de traiter toutes les informations pour tous les publics (il peut, comme le dit mon PowerPoint préféré, se spécialiser : « Faites ce que vous réussissez le mieux et faites des liens vers tout le reste »). Les coûts baissent aussi quand le journal peut se passer de dépenser de l'argent pour imprimer et distribuer ses mots.
C'est ce modèle économique sur lequel nous devrions nous concentrer, en essayant d'amener l'information vers une nouvelle génération, pas sur des efforts désespérés pour faire rentrer au chausse-pied de vieux modèles dans un nouveau monde.
Des demandes pour que Google partage ses revenus
Pourtant, à chaque fois que la santé des journaux plonge une nouvelle fois, vous pouvez être assurés qu'il y aura de nouveaux appels (comme il y en a eu dans les médias américains le mois dernier) pour un sauvetage financier sous la forme des micropaiements, d'abonnements, d'exceptions aux lois de la concurrence pour permettre à des cartels de presse de se retrancher derrière un mur de paiement, de souhaits pour que des fondations reprennent des journaux, des rêves d'aides gouvernementales, des espoirs que le Kindle d'Amazon devienne une plate-forme de paiement, des demandes que Google soit forcé de partager ses revenus.
Pour répondre à chacune de ces pistes : les micropaiements n'ont jamais fait leurs preuves, sauf quand la distribution est étroitement contrôlée (exemple : le téléphone portable et iTunes). Les abonnements ont été abandonnés par le New York Times et d'autres parce que leur coût, énuméré plus haut, est trop élevé.
Un cartel de journaux est un oxymore, dans la mesure où les éditeurs de presse n'ont jamais montré leur capacité à s'organiser (la dernière tentative aux Etats-Unis, le « New Century Network » fut un fiasco).
Les fondations sont belles, mais même le Scott Trust, qui soutient généreusement le Guardian ne s'est pas développé par pur altruisme mais avec le besoin d'éviter des taxes sur la succession qui l'aurait obligé à vendre. Le soutien gouvernemental est largement débattu et je suis inquiet à l'idée que le gibier nourrisse le chien de chasse. Le Kindle est cool mais son public est restreint.
S'agissant de Google, ses détracteurs ont une proposition arriérée. Google ne doit pas payer les journaux. Les journaux devraient être reconnaissants à Google de ne pas les faire payer pour la valeur qu'il leur apporte avec ses liens. Google est leur kiosque, gratuit et généreux.
Comme certains blogueurs l'ont déploré récemment, toute ce débat sur des chimères et sur la préservation de ce qui existe est une perte de temps précieux, alors que nous devrions explorer et appliquer de nouveaux modèles économiques, et exploiter de nouvelles opportunités pour amener le journalisme vers un nouvel âge.
Traduit par Laurent Mauriac
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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► Aides à la presse : est-ce bon pour Rue89 ?
► Message aux journaux français : essayez de vivre sans Google
Ailleurs sur le Web
► Le post original, sur Buzzmachine, le blog de Jeff Jarvis
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De Infovite
Plébéien. | 12H40 | 26/02/2009 |
Nous faire « payer » l'information , les politiques y pensent tous les jours en se rasant…
http://info-espress.over-blog.com/
De ysengrimus
12H54 | 26/02/2009 |
Il y a deux tendances lourdes dans la cyberculture que les pouvoirs cherchent compulsivement à maitriser : ce sont le cyber-anonymat et la gratuité. Vous fliquez un blogue pour forcer ses participants à décliner leur identité, vous le tuez.
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/11/29/le-cyber-anonymat-symptome-pu…
Vous éliminez la gratuité d'un site d'info, vous le tuez aussi. Ils vont devoir finir par comprendre cela et se financer autrement. L'observation s'applique aussi à la musique en ligne…
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De DBL8
Retraité | 13H59 | 26/02/2009 |
Fliquer les blogues ?
Mais c'est déjà fait !
Avec des logiciels « GRATUITS » vous pouvez savoir d'où viennent vos visiteurs. Et même assez précisément.
Pas leurs noms bien sûr, mais avec l'IP & quelques relations …
à DBL8
De ysengrimus
14H01 | 26/02/2009 |
Oh, les IP, on leur fait un peu dire ce qu'on veut…
Paul Laurendeau
De Bardamu
difficile | 13H05 | 26/02/2009 |
Vouloir faire payer l'information sur l'internet est absurde.
Pourquoi le geek moyen paierait-il pour accéder à quelque chose qu'il peut avoir gratuitement avec un peu d'astuce ?
Erreur fondamentale de Mediapart, par exemple.
à Bardamu
De pablico
13H13 | 26/02/2009 |
ces gens là ne connaissent pas l'âme humaine, ce n'est pas possible.
On paye l'électricité de l'ordi, on a payé au départ les softs. Après personne ne veut plus payer.
l'information, il y en a partout, plus ou moins bien faite, et complète.
On ne va pas payer. ON peut acheter un journal qui est matériel, mais pas quelque chose qui est immatériel.
demandez aux curés….l'immatériel se vend très mal.. une messe c'est immatériel, mais des obsèques, un baptême, une communion c'est un peu plus matériel, et ça paye. le reste, comme la prière ça se fait tout seul et gratuitement….
à pablico
De poupouille
... | 14H12 | 26/02/2009 |
« D'un autre coté, ces technologies représentent certains avantages pour le pouvoir. Pour commencer, cela divertit et atomise les gens. Quand vous êtes face à l'écran, vous êtes seul. Il y a quelque chose chez l'être humain qui fait que le contact face-à-face est très différent du bruit qui sort d'un ordinateur en réponse à un autre - c'est très impersonnel et cela détruit les relations humaines. Bien évidemment, il s'agit d'un effet positif du point de vue des personnes au pouvoir parce qu'il est très important d'éliminer l'aptitude humaine à s'émouvoir si vous voulez que les gens soient passifs, obéissants et sous votre contrôle. Donc si vous pouvez éliminer des choses comme le contact face-à-face et l'interaction directe, et transformer les gens en caricatures……..c'est un véritable avantage parce que vous les avez alors rendus encore plus inhumains, et donc plus faciles à contrôler. »
Bon, j'arrête là cette citation, le sujet sur l'information par le net est développé plus loin mais çà serait trop long…Tous cela pour vous signifier que oui, ces gens là connaissent bien l'âme humaine…
à pablico
De Guillemette Faure
Eco89 | 17H41 | 26/02/2009 |
Mais Pablico, on paie des abonnements au câble ou à la wi-fi, des forfaits téléphone etc…
De tcherno
Journaliste | 13H57 | 26/02/2009 |
Le « geek moyen » c'est qui ? L'idiot du village ? Dans ce cas pas de problème je suis d'accord avec vous. Si le « mec moyen » est un type qui préfère lire de bonnes enquètes plutot que des copier/coller alors désolé mon gars, mais il va falloir - un jour ou l'autre - passer à la caisse. Et tu comprendras peut-être qu'il vaut mieux que ce soit toi qui passe à la caisse, plutot que des financiers aux intentions pas toujours claires… Surtout quand il s'agit de renflouer périodiquement des titres soit disant « gratuits » mais payés a perte par on ne sait qui pour on ne sait quoi….
De Arnaud Aubron
Rue89 | 14H04 | 26/02/2009 |
Rassurez-vous, aucun financier caché ne paie nos pertes « on ne sait pour qui on ne sait pour quoi ».
Et en matière de pertes, excusez du peu, mais je crois que nos confrères de la presse payante n'ont pas grand chose à nous envier. Demandez au Monde ou à Libé… Tiens mais, qui paie ces pertes là ?
à Bardamu
De Laurent Mauriac
Rue89 | 17H45 | 26/02/2009 |
Mediapart a tout de même attiré plus de 10 000 abonnés depuis sa création.
à Laurent Mauriac
De Bardamu
difficile | 14H54 | 27/02/2009 |
Ca ne suffira pas pour être économiquement viable.
à Bardamu
De guyome
10H27 | 28/02/2009 |
Un jour il va falloir choisir entre râler parce que la presse d'investigation peut de moins en moins faire sont boulot et tout vouloir gratuit.
Quand les journaux/sites sont bons, je paye pour leurs travails, surtout que c'est pas très cher… En même temps « le geek moyen » (et étant sur linux, je sais ce qu'est un geek) utilise adblock sur Firefox, plugin qui supprime la pub sur le site visionné… On ne peut pas avoir le beurre l'argent du beurre et le cul de la crémière.
De TARPON
13H44 | 26/02/2009 |
un « oxymore » ? j'en avais capturé un l'automne dernier ,son pelage m'avait induit en erreur mais c'en etait bien un ,il avait des griffes.
à TARPON
De DBL8
Retraité | 13H56 | 26/02/2009 |
Peut-être, mais tout dépend de sa couleur !
Uni, bicolore, OU était les couleurs …
Grave question pour être sûr ? !
à DBL8
De TARPON
17H46 | 26/02/2009 |
L'oxymore vit en bande (organisée) ,contrairement à ce qu'on a toujours pensé ,ce n'est pas une forme degeneree de hyene ,les deux sexes sont bien là et on les voit bien à condition d'etre attentif .Le premier est au fond de la gueule comme l'avait decrit le professeur Linda Lovelace apres une introspection restee dans toutes les memoires(et ailleurs) ,le second là où vous pouvez l'imaginer .C'est d'ailleurs là qu'on trouve les differentes variations de pelage concentrees autour .On peut aussi les compter pour mieux connaitre l'age de l'oxymore .
De tcherno
Journaliste | 13H52 | 26/02/2009 |
Jeff Jarvis est aussi bigleux que la taupe dont il parle : Google indexe aussi les liens vers des articles payant ! Bon voilà un argument qui tombe. L'autre, je n'ose a peine l'exprimer, c'est que l'info gratuite dont il parle ce sont des billets comme le sien, cad des commentaires ou des copier/coller d'infos lues ailleurs. Pour le moment ça marche a peu près… Mais les lecteurs web deviendront aussi exigeant qu'avant sur le papier. Ce qu'ils veulent c'est de l'info, de la vraie ! Des faits, des enquêtes, des interviews, de la réflexion, bref des choses dont Jeff Jarvis m'a l'air de tout ignorer, et qui coute de l'argent. Donc, il va bien falloir payer pour avoir de l'info et pas de l'intox.
à tcherno
De Arnaud Aubron
Rue89 | 14H00 | 26/02/2009 |
Avez-vous réellement l'impression ici (je parle de Rue89, pas de Jeff Jarvis), de n'avoir que du commentaire et pas de faits, d'enquêtes ?
Quid du non vote de Cecilia Sarkozy, de la médecine du travil et du Medef, des caisses de congés payés du bâtiment, de la vidéo de Sarkozy, de la bavure de Montfermeil, du reportage impressionniste de BHL dans le Monde…
N'est-il pas juste de dire qu'en bientôt deux ans d'existence, des sites comme Rue89 ou Bakchich ont sorti plus de scoops que beaucoup de nos confrères de la presse papier payante ? Ce qui n'empêche d'ailleurs pas Mediapart (site payant) de sortir également de nombreuses informations exclusives.
Je ne pense donc pas que cette opposition payant/gratuit soit pertinente pour savoir qui est ou non à même d'enquêter ou de sortir des scoops.
Et ça ce sont les faits qui le prouvent ; j'espère que vous en conviendrez.
à Arnaud Aubron
De Le Yéti
yetiblog.org | 14H23 | 26/02/2009 |
Vos deux derniers commentaires mériteraient d'être sélectionnés en une, Arnaud Aubron.
à Le Yéti
De Guillemette Faure
Eco89 | 17H42 | 26/02/2009 |
Je vais le faire pour lui, il est trop timide ; -)
à Arnaud Aubron
De TARPON
18H40 | 26/02/2009 |
Je vous propose un test ,Arnaud ; supprimez les commentaires pendant cinq jours et…………bon courage.
à Arnaud Aubron
De tcherno
Journaliste | 08H57 | 27/02/2009 |
Curieux que vous vous sentiez attaquer en tant que Rue89, je ne commentais que le billet en question. Mais, ok allons un peu plus au fond. Le financement des pertes de la presse papier n'est pas claire dites vous… Effectivement, il n'est pas plus clair que celui des journaux en ligne. Mais la faute des uns, n'excuse pas celle des autres. Votre argument est faible.
Rue89 et Bakchich (vous avez dit bakchich ? 8-) ont publiés plus de scoop…. Mouais ! Tout dépend ce qu'on appelle un scoop, tout dépend de ce qu'on nmme information. Les deux titres en question me semble plus proche de la prese satyrique que de la presse généraliste d'information… Les titres racoleurs et les scoop gonflés au buzz ne sont pas méprisable, mais ne correspondent pas vraiment à l'idée que je me fais de l'information. ça ne m'empeche pas - puisque c'est gratuit - de vous rendre visite de temps en temps.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H36 | 26/02/2009 |
c'est vrai que c'est un peu infernal , comme systeme . j » ai filé une petite brique à la Rue , parce que je peux me le permettre en ce moment , ce qui ne sera pas toujours le cas , mais c'est pour pouvoir continuer à discuter avec les pauvres qui ont des enfants à nourrir et meme les radins …
un club payant n » aurait plus d » interet ..
De Le_Baron_Samedi
16H19 | 26/02/2009 |
Informez les tous, Dieu reconnaitra les siens (même les albigeois)
La dernière religion à la mode – chez les traders les plus philanthropes ou les militants embourgeoisés – est-elle en train d'atteindre son firmament ? Ressent-elle ses premières pertes de lait ou bien se dirige-t-elle vers ses séniles sagesses gériatriques ?
Cet impromptu mélange de boulimie contrôlable et de remède viral censé apporter une ouverture sur le monde, enfin sur son monde, quelques vérités non assumées appelées faits et principalement une remise en cause bien molle et intéressée des organes de diffusion traditionnels, tout ceci au nom du groupe, de l'intérêt général, de la justice, de la morale et surtout pour avoir une excuse valable pour ne pas lire de livres.
L'information a pour but sacrificiel de se donner cul et âme aux savoirs de comptoirs ou aux connaissances universitaires dans un but non lucratif, tout en évitant les viols déontologiques et les abus de pouvoirs.
http://souklaye.wordpress.com/2009/02/10/informez-les-tous-dieu-reconnai…
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 16H51 | 26/02/2009 |
De toute façon,trop d'info tue l'info en la diluant dans la masse et si les sites qui veulent la faire payer tout en se faisant financer par la pub comme c'est le cas de Rue89 n'arrivent pas à tourner,c'est que la fameuse « nouvelle économie internet » est encore une usine à gaz qui ne tient pas la route sur le plan économique…
Après avoir payé l'ordi,l'os,les softs,l'électricité,le FAI,la musique,la VOD, et bientôt la redevance TV,l'internaute s'apperçoit vite qu'il est une nouvelle pompe à fric…d'ou certaines pratiques plus ou moins douteuses pour ce procurer le reste gratuitement…faut pas déconner non plus ! ! !
à General Subverciòn
De 101.7
Promeneur | 19H04 | 26/02/2009 |
« Après avoir payé l'ordi,l'os,les softs,l'électricité,le FAI,la musique,la VOD, et bientôt la redevance TV,l'internaute s'apperçoit vite qu'il est une nouvelle pompe à fric… »
il faut inverser les priorités c'est tout.
L'information ne vient pas après tout le reste, je la place après l'électricité et l'ordi. Pour la musique il y a la radio « FIP », la VOD ce n'est pas primordial, mais l'info ça fait partie de la nourriture, c'est l'oligo-élément du cerveau.
La rabia de saber hasta la victoria !
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 22H44 | 26/02/2009 |
j'apprécie le papier de M.Jarvis, même s'il évoque la presse anglo-saxonne et non la française qui souffre d'un tout autre mal.
En France les journaux et journalistes qui persistent à critiquer Internet se précipitent pour créer ce qu'ils croient être leur oxygène. Avec eux Internet devrait acquérir sa noblesse puisqu'ils sont là. Eh bien non !
Changer de support ne procure pas la qualité.
Mediapart, Rue89, etc… ne sont que des copies de ce qui existait sur le papier. Pourquoi payer pour quelque chose que je n'achète plus depuis longtemps ? D'autres (les journaux traditionnels complétés par un site) tentent le « payant » pour certains articles mais sans grand succès.
J'ai des abonnements à des lettres professionnelles spécialisées qui apportent des analyses et une valeur ajoutée à l'information de base. Les « nouveaux » sites d'info ne sont qu'un complément, un superflu. Ils ne sont utiles que par les commentaires qui suivent les articles. Si le superflu devient payant je me passerai du superflu.
De jcousin
journaliste | 21H01 | 27/02/2009 |
Belle profession de foi que de dire :
« nous devrions explorer et appliquer de nouveaux modèles économiques, et exploiter de nouvelles opportunités pour amener le journalisme vers un nouvel âge. ».
Mais aucune piste, ni idée, rien, son futur pour la presse c'est le vide intersidéral, Jeff Jarvis est un révolutionnaire sans révolution.
Et la problématique de la presse demeure.