
« Allo, la Société Générale, je passe vider mon compte… »
Société Générale, Boulevard Michelet, j'écoute !
Bonjour Mademoiselle, je souhaiterais parler à votre directeur d'agence, Monsieur Durant.
De la part de qui ?
Jean Dubois, de l'entreprise Dubois et Cie.
Ah, bonjour Monsieur Dubois, comment allez vous ?
Bien merci
Je vous passe Monsieur Durant.
…
Allo, allo, comment allez vous Monsieur Dubois
Bien merci. Je vous téléphone pour vous demander de préparer les soldes de mes comptes en vos livres ; je viendrai les chercher , en liquide, cet après midi.
Le solde de tous vos comptes ! ? Mais… puis-je savoir pourquoi ?
Monsieur Durant, j'ai les plus grandes craintes sur la solidité de la Société générale. Je crains que comme pour cette banque anglaise, dont j'ai oublié le nom…
Ah, la Northern Rock ! ! ! …
C'est ça ! Donc j'ai peur qu'une panique saisisse vos clients et qu'il devienne plus difficile sinon impossible de récupérer mes fonds.
Mais enfin, Monsieur Dubois, vous plaisantez, la Société Générale est solide. Notre bilan, nos fonds propres…
Justement Monsieur Durant, je viens d'apprendre que vos dirigeants cherchaient une recapitalisation de 5 milliards d'euros, égale à la perte que l'on impute au jeune trader, Jérôme machin…
Mais, Monsieur Dubois, n'importe quelle entreprise peut être victime d'un accident, d'un aléa. Comme l'a dit notre président, nous avons été victimes d'un spécialiste extrêmement fort en informatique qui a bénéficié de circonstances exceptionnelles… Nous n'aurons aucun mal à trouver ces fonds propres. Nos comptes sont audités par KKTR, deuxième agence d'audit mondiale et au-dessus de tout soupçon. Nous sommes toujours noté AAA par l'Agence Goody's.
Je connais ce discours, Monsieur Durant, mais que voulez-vous, ma confiance est ébranlée, comme la vôtre l'était il y a trois ans.
Il y a trois ans ? Ma confiance ? Mais qu'est ce que vous voulez dire ?
Vous ne vous souvenez pas ? J'étais en vacances dans ma petite maison de Bretagne où je vais toujours au milieu d'août, quand les affaires me laissent un moment de répit entre le commercial, les achats, les questions de personnel…
Oui ! Je sais que vous partez en août, et alors ?
Vous qui étiez parti un mois en juillet, m'avez appelé sur mon portable. Mon plafond d'escompte de 100 000 euros était atteint, et le découvert dépassait de 3 000 euros, l'autorisation de 10 000 euros que vous m'aviez octroyée comme une faveur exceptionnelle deux ans auparavant. Je vous ai bien expliqué mes deux aléas, mes deux accidents : un de mes clients importants, avait demandé un report d'échéance d'un mois suite à un incendie et un autre avait fait faillite alors qu'il me devait 5 000 euros, ce qui expliquait à la fois le remplissage de mon escompte et le petit découvert. Rien à faire, vous m'avez donné huit jours pour » rentrer dans les clous » comme vous m'avez dit.
Vraiment ? Je ne me souviens plus…
Si ! Si, j'ai dû revenir, vous donner en hypothèque ma maison de vacances en Bretagne, alors que vous aviez déjà ma résidence principale, et, ayant découvert que ma femme et moi étions mariés sous le régime de la séparation de biens, vous avez exigé sa caution solidaire pour élargir temporairement le découvert à 15 000 euros.
Ah, oui, cher Monsieur Dubois, maintenant que vous le dites…
Et vous vous souvenez des justifications que vous avez données pour cet ultimatum ?
Euh ! ! ! Non… Pas vraiment.
Mais si, mais si Monsieur Durant ! Vous ne vouliez pas avoir d'ennui avec l'Inspection de la » Générale » qui, disiez vous, est considérée comme la meilleure de la place ; vous me disiez que vos lignes d'escompte et de découvert était étroitement surveillées, comme tous les autres risques de la banque ! Que l'informatique très performante de l'établissement repérerait tout de suite mes dérapages…
Mais Monsieur Dubois, vos fonds propres…
Mon capital est de 40 000 euros Monsieur Durant, et mes fonds propres pouvaient donc largement absorber une perte de 10 000 euros ou 15 000 euros. Mais vous avez quand même exigé les garanties supplémentaires. Vous avez ajouté qu'en tout état de cause il m'appartenait de mieux contrôler les paiements de mes clients, de mieux les sélectionner, bref de mieux gérer, que la » Générale » ne pouvait se permettre de laisser les découverts déraper, que si un million de clients faisaient comme moi, la Société générale aurait à provisionner 3 milliards d'euros, ce qui entamerait la confiance dans la banque.
……….
Alors, vous comprenez, Monsieur Durant, devant une perte de 5 milliards d'euros, sur un seul trader, et tant que je ne sais pas si d'autres pertes ne vont pas être révélées, ni si la Société Générale va être recapitalisée, c'est au tour de ma confiance d'être ébranlée. Je dois être prudent, autant pour mon entreprise, que pour ma famille.
Préparez-moi ces sommes pour cet après-midi.
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De desmoscrastes
chercheur de bonheur | 09H18 | 29/01/2008 |
Heureusement que les adeptes de la pensée unique sont là pour nous informer que les banques, les politiques, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants, les jeunes, les vieux, les humains, sont là juste pour nous enfler.
Si nous n'étions pas dans une société d'assisté où la faute est toujours liée à l'autre mais jamais à l'intelligence de sois, il y aurait déjà moins d'abus. Il faut de tout pour faire ce monde et les moutons sont nombreux (…) à se faire enfler.
Ne pas oublier de regarder Tf1 il est 20 h la France à peur, pour se conforter que notre quotidien et moins pire que celui des autres. Vite la Star Ac et un lexomil !
De clive
09H24 | 29/01/2008 |
Si un employé peut dissimuler une position de 50 milliards à ses collègues, sa hierarchie, ses propres services de contrôle internes top niveau , quelles sommes sont dissimulées aux services extérieurs à la banque, par exemple au fisc ?
Et si on reparlait des chambres de compensation, noeuds centraux qui voient passer toutes ces sommes, et peuvent en effacer les traces ?
Et si on parlait de la prochaine crise, celle des « monolines », car il se trouve qu'une banque « française » se trouve particulièrement exposée…
-La Société Générale-
De jjezfm
Internaute | 09H24 | 29/01/2008 |
j'ai travaillé dans une banque, il est clair que les sacro-saintes « règles » sont appliquées seulement aux clients peu importants. Les clients que la banque tient à garder ont tous les droits !
depuis cette expérience, je suis à La Poste. Malgré ces imperfections, la Poste est la seule banque des « petits » (comptes et revenus).
Le restera-t-elle toujours ? Pas certain…
à jjezfm
De coincoin
pas sûr de mes goûts mais dégoût tr... | 09H34 | 29/01/2008 |
en cas de découverts quelle différence sur les frais…par rapport à une banque privée ?
De morova
09H27 | 29/01/2008 |
vu de la planete lointaine ou j'habite tout ce delire pourrait peut etre s'expliquer par une forte intoxication a la cocaine c'est un produit qui utilise dans les spheres de l'argent ou du show biz (la bande a bling bling)peut conduire a des comportements completement paranoiaques pour certains et fortement incoherants pour d'autres (dire tout et son contraire a deux jours d'interval par exemple ! )alors travailler plus pour paumer plus .faut arreter de se defoncerau boulot. militons pour la sieste bio avant l'ouverture de wall street
De pegaze
ingé | 10H05 | 29/01/2008 |
mes parents ont fait un crédit immobilier à la SG qui leur a coûté extrêmement cher, après plusieurs années de retraite ils n'ont toujours pas fini de le payer…
j'ai retiré mon salaire de cette banque il y a 2 ans, cette banque en laquelle j'ai eu toute confiance durant ma jeunesse…
aujourd'hui je me dis qu'ils auraient pu se sucrer moins sur le dos de mes parents et aussi moins magouiller et jouer avec le feu ^^
je n'y retournerai pas : o
De grimberto
10H11 | 29/01/2008 |
Incroyable mais vrai : j'ai quitté la SG pour ma société et mon compte perso en août. Ouf ! Et c'est la même histoire que cet article..
Une année avant, on m'avait ponctionné encore plus que plus pour des frais bla bla bla que je trouvais inadmissibles, j'ai répondu avec lettre AR à l'appui. Au final, petits et mesquins, ils m'ont rendus la moitié, alors qu'ils étaient en tort. Le tout était sur une centaine d'euros, mais bien symboliques ! ! !
J'ai gardé cela un an, le temps de trouver une vraie banque alternative, qui investit dans des projets « humanitaires » : développement, écologie, pays émergents etc. Crédit coopératif en http://www.credit-cooperatif.coop/
Ensuite, j'ai fait cette « histoire » telle quelle à mon conseiller !
Mais partez donc, fuyez ! Il y a des alternatives, et le milieu coopératif en est un.
Il y a un moment, quel qu'en soit le coût, il faut bouger et faire. Arrêtez de supporter ce qu'on subit et son arnaque comme inéluctable.
Voilà, je ne suis plus à la SG et j'en suis heureux. Il y a 15 ans, c'était super personnalisé avec mon conseiller et de la compréhension. Ensuite, progressivement, c'est devenu une banque où tout est fait par l'ordinateur avant tout et c'est à vous ensuite de venir vous plaindre et protester. Plus de conseiller.
Fini, parti !
à grimberto
De pierre783
11H48 | 29/01/2008 |
Je suis à la SG et j'hésite à partir au Crédit coopératif.
Sont-ils vraiment différents ? Est-ce que leur banque à distance (coopabanque) est bien (car il n'y a pas beaucoup d'agences) ?
à pierre783
De grimberto
18H45 | 29/01/2008 |
Oui ! Vraiment différents.
Coopabanque marche impec.
Et surtout, quand vous appelez… c'est le conseiller !
Ce ne sont pas ces boîtes de réponses avec des conseillers injoignables avec des coûts exhorbitants à la minute.
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 10H18 | 29/01/2008 |
blog de Denis Robert - Affaire Clearstream
http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/
»…Nous sommes ici face au trou noir de la finance. L'affaire « Société générale » en est une magnifique illustration. Ici, le trader a forcément utilisé les services de Clearstream mais aussi d'Euroclear pour effectuer ses achats et ses ventes. Il a joué sur les deux réseaux. C'est dans ce jeu subtil que se perd la trace des « investissements ». Cinq milliards, comme le rappelle justement Libé c'est « un an de RMI ». Pendant ce temps, n'oublions pas que Nicolas Sarkozy et sa ministre de l'économie Christine Lagarde luttent contre le capitalisme financier. Pendant ce temps, les banques, malgré la crise financière, restent les sociétés les plus bénéficiaires du monde (tapez Google, Forbes). Plus c'est gros, mieux ça passe… »
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Ward J Littell
THEUSZ HAMTTAAHK | 14H20 | 29/01/2008 |
exactement« plus c'est gros, mieu ça passe » c'est exactement ça, et de tout temps ça a fonctionner comme ça. Jésus marchait sur l'eau ; euh…ok j'ai pas vu mais je veu bien te croire ! ! ! etc etc
Ward.
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De robindesfoix
cherche une issue | 17H05 | 29/01/2008 |
apres les élections notre pays a perdu 15 milliards et personne n'en a fait un fromage au gouvernement !
De marie 75 3563
10H25 | 29/01/2008 |
analyse de la presse étrangère :
La Société Générale inquiète aussi Genève
Mis en examen pour abus de confiance, le trader de la Société Générale est laissé en liberté provisoire.
Avant de perdre 4,9 milliards d'euros, il avait obtenu des positions gagnantes lors de ses opérations litigieuses. L'ensemble de la place financière genevoise est sous le choc.Tout le monde se sent concerné.
Mis en examen mais libre, tel est le statut juridique du courtier de la Société Générale Jérôme Kerviel. Les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset l'ont mis en examen (inculpé) hier soir pour abus de confiance. Mais, compte tenu de sa collaboration active, ils ne l'ont pas placé en détention préventive. Il se trouve donc en liberté sous contrôle judiciaire. Toutefois, le procureur de la République a fait appel contre ce refus de mise en détention. La Chambre d'instruction se prononcera prochainement.
Durant son week-end passé en garde à vue, le courtier de la Société Générale Jérôme Kerviel s'est expliqué en détail sur les opérations boursières qui ont abouti à la perte de 4,9 milliards d'euros au préjudice de sa banque. Dans son bureau situé quai des Orfèvres, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a exposé les résultats de cette garde à vue. Certes, des zones d'ombre subsistent, concernant surtout les contrôles internes de la Société Générale. Mais on commence à distinguer des formes dans le brouillard. Voici donc les principales étapes de cette affaire.
Dépassement des limites. Kerviel pouvait intervenir sur les marchés à terme mais sans dépasser les montants qui ne sont pas encore connus fixés par la Société Générale. Le courtier admet avoir outrepassé ces limites dès novembre 2005, tout d'abord en faisant ces dépassements juste en dessus des montants autorités. Puis en prenant plus de risques progressivement. Il a déclaré aux policiers de la brigade financière qu'il avait l'impression de bénéficier d'une « certaine tolérance » de la part de la Société Générale. D'autant plus que les positions qu'il prenait étaient souvent gagnantes.
Ainsi, Jérôme Kerviel a-t-il réalisé en 2007 des gains de 55 millions d'euros dans le cadre de sa gestion « classique » et… 1,4 milliard d'euros lors de ses opérations litigieuses !
Eurex tire la sonnette d'alarme. C'est la Bourse électronique des marchés à terme Eurex (d'origine suisse et allemande) qui alerte la Société Générale des prises de positions spéculatives effectuées par son courtier. Sommé de s'expliquer par les organes de contrôle interne de la banque, il présente des documents falsifiés afin de prouver que ses opérations sont couvertes par des contreparties.
La catastrophe de janvier 2008. Les événements se précipitent au début de cette année. La Bourse est en pleine déprime. Jérôme Kerviel anticipe alors un retournement du marché et table sur une hausse. Il engage… 50 milliards d'euros sur les marchés à terme ! « J'ai explosé mes lignes de crédits » a-t-il expliqué aux enquêteurs. Si le marché avait pris l'ascenseur, Jérôme Kerviel aurait sans doute été distingué comme un génie de la finance. Or, au contraire, le marché a poursuivi sa baisse. Et le courtier est devenu le paria de sa banque. Le pot aux roses est découvert vendredi 18 en fin d'après-midi. A midi, le courtier était encore gagnant. Le soir, il perdait 1,4 milliard. La Société Générale décide de « déboucler » dès lundi les positions litigieuses de Kerviel alors que la Bourse est toujours aussi neurasthénique. La perte atteint 4,9 milliards d'euros.
De : tribune de genève
mardi 29 janvier 2008
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28/01/2008 20 : 09 : 07 tageblatt(lux)
Société Générale : les élus en ordre dispersé face à la crise
Alors que le trader Jérôme Kerviel, accusé d'une énorme « fraude » par la Société générale, était entendu par la justice, les responsables politiques ont réagi en ordre dispersé sur les points-clés de la crise : les responsabilités, les réponses nécessaires, l'impact sur l'économie.
La crise « ne peut pas rester sans conséquences s'agissant des responsabilités », y compris au plus haut niveau, a estimé lundi le président Nicolas Sarkozy, interrogé par la presse sur le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, ajoutant : « on ne peut pas s'exonérer de responsabilité ». Le gouvernement avait tenté dans un premier temps de préserver la troisième banque française : « il n'y a aucune raison de douter que la banque ait fait ce qu'elle devait faire au vu de la réglementation », avait estimé la ministre de l'Economie Christine Lagarde. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, est partie sabre au clair contre « cette espèce de connivence, en haut, des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu'à la base, les petits ont du mal à vivre, à survivre ». Par la voix de Pierre Moscovici, le PS a aussi dénoncé le rôle de Bouton : « il me semble qu'il n'échappera pas à sa responsabilité ». Prenant de vitesse l'Assemblée, le Sénat a annoncé que sa commission des Finances auditionnerait dès mercredi des autorités bancaires. « Nous demandons une commission d'enquête pour avoir toutes les précisions nécessaires », a réclamé le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll. « Une enquête parlementaire, non », car « la justice est saisie, l'Autorité des marchés financiers (AMF) aussi, la Commission bancaire » également, a rectifié le président de la commission des Finances de l'Assemblée, Didier Migaud… également socialiste. Le Nouveau Centre (centristes ralliés à Sarkozy) a lui aussi demandé une commission d'enquête d'experts et de parlementaires. Une commission et des auditions pour quoi faire ? Comprendre les mécanismes de l'affaire et réfléchir à de nouvelles règles. « Qui est aujourd'hui l'instance de régulation mondiale des marchés ? Personne malheureusement. Donc on expose les banques à une fuite en avant des traders, qui cherchent la plus grosse rémunération possible », déplore Jérôme Chartier, porte-parole de l'UMP sur le budget. « Il faut réfléchir à un système de contrôle international mis en place par une organisation, qui pourrait être le FMI dirigé par Dominique Strauss-Kahn », suggère le député UMP du Val d'Oise. « Les règles de solvabilité bancaire ne sont pas sous l'autorité immédiate du FMI », tempère le député PS -et strauss-kahnien- Jean-Marie Le Guen, qui renvoie aux rôles de la Banque des règlements internationaux (BRI) et de l'AMF. Certains députés se veulent rassurants sur les conséquences de la crise sur l'économie. « Nous ne sommes pas dans une économie dont la croissance dépend de l'activité bancaire. Nous ne sommes pas le Luxembourg ni la Suisse ! », affirme Chartier. « Le retour à la confiance est une urgence », plaide pour sa part Le Guen, qui demande pour cela une « enquête administrative » avec des parlementaires. « Plus on commente vite, moins on agit ensuite », lance de son côté le député UMP Hervé Mariton (libéral). « Je constate qu'il y a beaucoup de commentaires politiques. Je ne suis pas sûr que ceux qui les font comprennent ce dont ils parlent », ajoute-t-il en niant le clivage entre la finance et l'économie réelle : « les PME de ma circonscription ont besoin de crédits ».
à marie 75
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H04 | 29/01/2008 |
S'il vous plaît Marie aérez votre texte, c'est pénible à lire sur un écran.
à Les Chats
De Nanouk
23H25 | 29/01/2008 |
Ce sont deux citations : vous modifieriez les textes originaux, vous ?
à Nanouk
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H14 | 30/01/2008 |
Nanouk, rajouter des retours à la ligne pour en faciliter la lecture, vous appelez ça modifier l'original ? Pas moi.
Je dirais que c'est pour respecter le lecteur et ici l'internaute. Tout le monde sait qu'un texte aéré est plus facile à lire et c'est encore plus vrai sur un écran.
Et je ne vois pas en quoi ma demande est nule.
De Glorfindel
10H32 | 29/01/2008 |
*
De rifrof
cadre de la fonction publique | 10H32 | 29/01/2008 |
J'étais au crédit lyonnais jusqu'il y a 2 ans pour mon compte courant.
Meme impression : frais injustifiés chaque mois, je devais dépenser temps et énergie pour les récupérer… en partie.
Depuis, je suis au Crédit Coopératif et à la Poste. Je m'y trouve très bien.
De cverine
fée en berne | 10H39 | 29/01/2008 |
J'ai trouvé la réaction de Ségolène Royal,concernant cette lamentable affaire, totalement démago ! En effet elle fait dans le pathos revendiquant le fait de connaître des gens qui sont en surendettement et que La SG devrait rembourser. Cependant,je ne pense pas que les actionnaires(qui ont du y laisser quelques plumes) soient à l'image de ces gens cités plus haut, et le surendettement vient avant tout du fait de se laisser embrigader dans la spirale des crédits revolving, véritable arnaque qui a pignon sur rue, et qui allèche le client en lui proposant une solution quasi immédiate à tous ces maux !
Les banques et les sociétés de crédit n'ont aucun caractère philanthropique, sinon ça se saurait ! Et cette affaire rappelle combien nos petits egos mercantiles peuvent faire des ravages ! ! !
De olyvyer
journaliste rédacteur et SR (pigist... | 10H39 | 29/01/2008 |
Eh bien, la spéculation, les traders, certains hommes et femmes font bien des victimes : d'abord les victimes des subprimes, car il faut dire que toute cette affaire est le fruit d'une SPÉCULATION SUR LA MISÈRE, puis la SG, une banque bien comme il faut. Effet boomerang ? a force de mettre les gens sur la paille, c'est bad karma.
De TARPON
10H47 | 29/01/2008 |
si les français veulent mettre les banques au pas ,notamment en ce qui concerne les frais bancaires,il suffit d'en faire plonger une ,les autres comprendront rapidement .Et si ça ne suffit pas…
De Lechat
esprit critique | 10H48 | 29/01/2008 |
C dans l'air
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php ? page=resume&id_article=1…
EXCELLENTE intervention de Marc Touati qui a visiblement toujours des doutes
Dans la salle des marchés toutes les conversations sont enregistrées
………………………………
La société générale a reçu le prix du
MEILLEUR GESTIONNAIRE DE PRODUITS COMPLEXES
Délit d'initié …………
à Lechat
De Ward J Littell
THEUSZ HAMTTAAHK | 14H44 | 29/01/2008 |
Ok c'était intéressant, mais attention , j'aime et respecte beaucoup le travail abattu par Yves Calvi, mais chaque intervenant à tendance à precher pour sa paroisse.
D'ailleurs il m'a bien fait rire le Marc Touati quand il a dit : « Moi meme, je prends des risques en disant cela.. » la vache un redresseur de tort,un vrai, un cascadeur de l'intelligence économique. Hop je me jette sans filet ! !
Ward
De Didier.v
10H52 | 29/01/2008 |
Quand un simple employé correspond avec ses clients par courrier DHL à 50€ plutôt qu'un recommandé à quelques € on peut mieux comprendre l'état d'esprit des dirigeants à tout les niveaux. C'est par ce moyen sans porté légal puisque le l'identité du destinataire n'est pas contrôlée que la banque m'a informé d'un dépassement d'autorisation avec ma carte bancaire. Quand la Société Générale se lance à la chasse des petits découverts ont peut être sûr qu'un problème va surgir. Expérience déjà vécue plusieurs fois durant mes 30 ans de relation avec cette banque (EX avec les délits d'initiés). Il m'ont même envoyé un jour une circulaire me recommandant je ne sais plus quel produit car j'avais des découverts fréquents sur mon compte professionnel, ce qui n'ètait pas du tout le cas. Il est temps de réagir… Mais je ne crois pas au miracle, tout cela est très commun à toutes les banques. Ici en Suisse, l'UBS grande banque entre toutes vient d'essuyer une perte colossale grâce aux fameuses subprime et ce après des gains faramineux. Pas de problème, licenciement de 2000 personnes, ménage dans les petits comptes qui encombrent les livres. Et je ne parle pas des frais qui grimpent sournoisement. Vous connaissez Jazz chers clients SG… Service qui cache en fait des recouvrements de frais déguisés.
Mais ne serait-il pas temps cher peuple de ce rendre compte que les établissements bancaires jouent au poker avec nos fond ? Aujourd'hui, notre avenir ce joue à coup de bluff sur une vision à très court terme. Un coup de vent dans le golf du Mexique, dégringolade des bourses, de la neige en Chine, dégringolade des bourses. En fait, il suffi d'observer la météo pour jouer en bourse (Jouer, parier c'est bien un langage de jouer de professionnel au service de clients). La fiabilité à 5 jours est donc de 5 à 10%… Faites vos jeux.
De rage34
11H05 | 29/01/2008 |
Bonjour à tous.
Une petite histoire hilarante qui vient de m'arriver aujourd'hui à 11h, juste après avoir lu cet article.
J'habite depuis peu chez mon frère et sa nana. Ce matin, le sourire encore présent au coin des lèvres en pensant à ce que pourraient faire tous les clients de la Société Générale, c'est-à-dire mettre une belle pagaille pour ne pas dire autre chose, voilà-t'y pas que je reçois l'aimable visite d'un huissier.
Affublé d'un grand-père plus tonton flingueur que papa gâteau et (mais oui ! ) d'un serrurier pour le coup bonhomme et sympathique, il me réclame, de l'air sans-gêne et méprisant de celui qui est sûr de son bon droit, 4200 euros que mon frère doit à la SG.
Je lui explique que mon frère travaille dans cette belle France de Sarkozy et qu'il lui faudra repasser.
Il note le tout sur PV et je lui demande pourquoi le serrurier est présent. Il me répond qu'il a déjà envoyé des avis, l'un en… 2002 et l'autre en avril 2007 !
Moralité : méfiez-vous si vous devez du pognon à la SG. Ils ont l'air de vouloir récupérer petit à petit mais fermement les 5 milliards que quelqu'un de déjà libre comme l'air a malencontreusement soustrait à la vigilance de ses supérieurs.
à rage34
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 11H31 | 29/01/2008 |
Je ne devrais pas , mais je me marre de nos vies parallèles…
Pour ma part , c'était à 9h30 ce matin que mon huissier préféré s'est pointé ( pas avec le flic à la retraite, l'assistante et le serrurier , cette fois…), ceci pour un « dossier » avec mon ex-banque , la BNP, pour ne pas la nommer ! ! !
Bon , on a repoussé à plus tard la saisie annoncée, juste un inventaire , aujourd'hui !
Quand je serai à la rue, je me ferai arrêter pour vagabondage….
Cordialement ….
De titote1
11H26 | 29/01/2008 |
Voila une éloquente histoire ! ! Les banquiers sont devenus le passage incontournable de tous les actions societales , c'est une banque (fmi fme) qui determine quelles seront les directions a prendre aux etats , le coût du cacao ou de l'acier etc … Ce sont les speculateurs qui regnent sur la planete et bien malin qui pourra trouver le moyen de renverser la vapeur ! On est mal ,et pour longtemps …seule une revolution dans les mentalités pourra , et a condition d'une participation majoritaire,peut etre, creer les conditions qui securiseront le pouvoir financier …mais je n'y crois helas pas beaucoup , a moins d'une instinction massive qui remettrai tout le monde (restant) a niveau …Cela fait peur , mal , et met en colere , mais quoi faire d'autre ? …. ha oui , creer des réseaux parallèles ,dans un modele de societé idoine … mais la encore , c'est pas gagné .. Pour la SG.coulez la ! ! ! cela fera toujours un exemple !
à titote1
De anti_cons
13H43 | 29/01/2008 |
nul
De PiF
Journaliste à Strasbourg | 11H28 | 29/01/2008 |
Excellent !
De Dan51
11H32 | 29/01/2008 |
EXCELLENT ! ! ! !
C'est très bien décrit, le mépris des banques pour les PME… toutes devraient faire exactement la même chose, mais ne surtout pas donner les fonds à la BNP, parce qu'elle est bien pire… malgré tout ce qu'on lit…