
C'est le dollar qui plonge mais c'est l'Europe qui va trinquer

Depuis le mois de mars, le dollar s'effondre à nouveau. L'euro vaut aujourd'hui près de 1,5 dollar et pourrait continuer à se renforcer dans les mois qui viennent. C'est un casse-tête pour la Chine et une mauvaise nouvelle pour l'Europe. Explications.
Le dollar grimpait au début de la crise, pourquoi baisse-t-il ?
Au début de la crise financière pourtant, la monnaie américaine, qui baissait depuis 2006, était remontée à 1,3 euro. Elle était encore perçue comme une monnaie refuge face à l'avalanche des mauvaises nouvelles économiques et financières.
Mais depuis début 2009, le déficit abyssal du Trésor américain fait aussi peur que les autres. Et l'économie des Etats-Unis ne rassure personne. Les Américains qui n'épargnaient presque rien et s'endettaient pour continuer à consommer malgré des salaires stagnants, se remettent à mettre de l'argent de côté. Ce qui signifie qu'ils ne devraient pas reprendre leur rythme de consommation d'avant la crise.
Or, compte tenu de sa masse, la consommation américaine est un facteur important de la croissance mondiale. Sans elle l'économie planétaire ne retrouvera pas aisément son dynamisme. Et le Trésor américain aura du mal à retrouver des recettes fiscales pour rembourser sa dette et en payer les intérêts.
La monnaie américaine se déprécie donc par rapport à toutes les autres, sauf deux : la livre sterling britannique (parce que les finances britanniques sont en piètre état) et le yuan chinois (parce que les autorités maintiennent volontairement une parité fixe avec le dollar, pour ne pas renchérir leur produits sur le marché américain).
Le dollar peut-il perdre son rôle de monnaie mondiale ?
Rebondissement la semaine dernière : les autorités chinoises, russes,
brésiliennes et arabes des pays du Golfe ont annoncé qu'elles seraient
favorables à ce que l'on crée un panier de monnaie intégrant, en plus
du dollar, d'autres monnaies comme l'euro, et même l'or.
Aujourd'hui, plus de 50% des exportations mondiales sont facturées en dollars. Les réserves des banques centrales sont à plus de 65% en dollars (25% en euros) et le dollar intervient pour 85% dans le marché des changes.
Or, pour les pays pétroliers et les autres pays émergents exportateurs de matières premières comme le Brésil, la baisse du dollar, leur monnaie de facturation sur laquelle sont basées leurs recettes d'exportation, est très pénalisante.
Ils se sont donc réunis avec la Chine et la Russie pour proposer qu'une nouvelle monnaie de facturation soit créée, une monnaie composite, un « panier » de monnaies composé de dollars mais aussi d'euro, d'autres monnaies et même d'or. Leurs recettes d'exportation seraient alors mieux protégées contre la baisse d'une monnaie, et, aujourd'hui, du dollar. Cette seule annonce a suffi à accélérer un peu plus la plongée de la monnaie américaine.
Mais les chances d'aboutir d'un tel projet ne sont pas évidentes. Les monarchies du Golfe ne tiennent pas à fâcher les Etats-Unis ; elles ont besoin de leur « amitié » politique et militaire.

La Chine a-t-elle intérêt à voir le dollar chuter ?
Les Chinois ont « accroché » leur monnaie au dollar. Pourtant, Pékin n'a pas intérêt à ce qu'il baisse trop, car une grande partie de
ses énormes réserves en devises, près de 2 000 milliards, est libellée
en dans cette devise. Quand il baisse, ces réserves fondent donc en valeur relative et elle s'appauvrit.
On assiste donc à un petit jeu de barbichette entre les Etats-Unis et la Chine. C'est elle qui, en plaçant ses réserves sous forme de bons du Trésor américain depuis des années, finance le déficit budgétaire des Etats-Unis. C'est donc elle qui, durant la période d'euphorie financière antérieure à la crise, a alimenté le marché monétaire américain et a permis aux banques américaines de prêter sans compter.
Elle a financé un déficit qui a permis aux américains de vivre à crédit et avec une balance commerciale négative, en particulier du fait… des importations issues de Chine.
Compte tenu de leurs réserves, les Chinois auraient intérêt à ce que le dollar cesse de baisser. Mais ils ne veulent toujours pas provoquer la réévaluation du yuan, pour ne pas freiner des exportations (qui sont en train de ralentir parce que les américains consomment moins). Donc ils font baisser le yuan parallèlement au dollar.
Par ailleurs, comme l'Asie est restée la zone économiquement la plus dynamique, les investisseurs des pays développés se ruent vers elle. Ils apportent des dollars, des euros, des yens japonais contre des monnaies de ces pays asiatiques, ce qui a fait monter le cours de ces monnaies par rapport au dollar, abaissant donc la compétitivité des exportations de ces pays.
Ces derniers temps, leurs banques centrales ont donc acheté des dollars sur le marché des changes pour tenter d'enrayer la baisse de la monnaie américaine. En vain !

L'Europe, grande perdante de ce jeu sino-américain
Pour l'instant, le principal perdant dans ce jeu, c'est évidemment l'euro. Il ne cesse de s'apprécier par rapport au dollar ce qui signifie que les exportations des pays de la zone euro sont entravées. Cela nuit principalement aux Allemands. Mais si la marche de la « locomotive » allemande est freinée, c'est le train européen qui est touché.

Que faire ?
Est-il possible d'inverser le mouvement ? Il faudrait pour cela :
- que l'on voit de vrais signes positifs dans l'économie américaine
- que la banque centrale américaine relève ses taux
- que la banque centrale européenne, à l'inverse, poursuive plus loin la baisse du taux sur l'euro
Aucun de ces trois facteurs n'est acquis. La conjoncture américaine n'est pas encore franchement positive et l'emploi, donc les revenus des ménages, donc la consommation, en sont loin.
Ben Bernanke, le président de la FED, affirme qu'il est partisan, comme le gouvernement américain, d'un dollar fort. En relevant ses taux sur le dollar il attirerait un peu plus les capitaux sur cette monnaie.
Mais il ne le fait pas , car il ne veut pas, par ailleurs, freiner les exportations américaines. Il n'est pas aussi cynique que le secrétaire Connaly au Trésor qui, en 1971, disait aux européens « le dollar, c'est notre monnaie et c'est votre problème ». Mais c'est tout comme…
Enfin, Jean Claude Trichet, président de la banque centrale européenne, aura du mal à baisser encore le taux sur l'euro, par peur du retour de l'inflation lors de la reprise. De plus, la gestion du taux de change de l'euro par rapport aux autres monnaies n'est pas de son ressort, d'après le traité de Maastricht, mais des seize gouvernements de la zone euro. Autant dire de personne !
Toutefois, si l'inflation reste proche de zéro comme en France aujourd'hui, et si les Allemands prennent vraiment peur pour leurs exportations, il pourrait être poussé à baisser son taux. Il faut le souhaiter car, autrement, l'euro sera vraiment la victime du jeu de barbichette sino-américian.
Illustration : évolution du cours du dollar par rapport à l'euro depuis deux ans (Yahoo ! Finance)
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
- 25678 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





















111
(Pour réagir, connectez-vous)
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H18 | 19/10/2009 |
http://www.europe2020.org/spip.php?article621&lang=fr
à Numerosix
De féric
entre 40 et 41 | 18H59 | 19/10/2009 |
Je profite de ce message pour faire une requête à la Rue.
Je suis depuis maintenant un an les publications de ce site qui sont vraiment à contre-courant des politiques et de ce qu'on peut lire partout, je trouve ça très salutaire. Mais en même je constate avec le temps que ce qu'ils prédisent ne se réalisent pas vraiment. Je n'ai pas pris le temps de faire les comptes, mais c'est un sujet qui pourrait être intéressant pour ce site...
à féric
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 23H52 | 19/10/2009 |
Oui . Je trouve aussi bien sur .
De pablico
12H31 | 19/10/2009 |
La Banque de Chine détient 2 000 milliards de dollars.
une dévaluation du dollar et c'est la cata.. donc elle diversifie progressivement ses réserves
les banques centrales du monde entier ont accumulé 100 milliards de réserves supplémentaires dont 40% seulement en dollars et 50% en euros.
il y a des signes de fatigue..
sans être grand spécialiste, la crise n'est pas finie, ou elle cache une autre crise...
à pablico
De kawaayi
2012??? | 13H13 | 19/10/2009 |
On assiste donc à un petit jeu de barbichette entre les Etats-Unis et la Chine.
Un petit jeu qui finira comment???
avec une tapette
ou une "bombette" ou deux, avec un petit gout de plutonium au petit dej ???
à pablico
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H25 | 19/10/2009 |
@ Pablico:
Ça ne peut simplement pas durer. Il va falloir le faire...
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/05/regler-la-crise-financie...
PIerre JC Allard
à pierrejcallard
De beauregar
13H08 | 20/10/2009 |
Vous diffusez cette information bien discrètement. Il va falloir le faire ? Quoi ? J'entends presque "Les Francais parlent aux Français..."
De Otreman
Retraité(E-N) | 11H25 | 19/10/2009 |
Beaucoup d'auteurs économistes se donnent bien du mal pour nous mettre en garde.
Maintenant, si certains préfèrent avaler les fadaises de la Bourse, du gouvernement (G20) ou de nos chères Banques... après, il ne faut pas faire les étonnés quand ça tourne à la catastrophe
De Otreman
Retraité(E-N) | 11H29 | 19/10/2009 |
Pour sûr que ça démange les Ricains de mettre la main sur le pétrole iranien, voir le procès actuel sur l'attentat perpétré en Iran et commandité par l'ambassade US au Pakistan.
Ca les démange, les Kissinger et consorts - Ca les démange...
De Emma Indoril
Nérévarine | 11H38 | 19/10/2009 |
J'ai rien compris.
à Emma Indoril
De toots
void | 22H17 | 19/10/2009 |
Ce n'est pas surprenant.
J'adhère de moins en moins à ce genre de discours économiques car je les trouve de plus en plus proche de la propagande que d'autre chose.
Le constat est simple: à la lecture de ces énoncés, on est confrontés à une succession d'affirmations de principes. A aucun moment on ne donne au lecteur les moyens de vérifier par lui même le bien fondé des affirmations présentées comme des véritées.
L'économie comme sujet d'étude me semble de plus en plus quelque chose de grandement subjectif qui semble faire bien plus appel à des convictions et du "bon sens" qu'au principe général de la pensée rationelle, la remise en question.
Cela se détécte bien à l'aide de phrase clefs qu'on retrouve martelées partout, comme par exemple:
- "Mais si la marche de la « locomotive » allemande est freinée, c'est le train européen qui est touché.": affirmation du role moteur de l'allemagne quasi systématique, mais jamais expliqué.
- "C'est donc elle qui, durant la période d'euphorie financière antérieure à la crise, a alimenté le marché monétaire américain et a permis aux banques américaines de prêter sans compter.": Tiens c'est marrant moi je croyais que les banques avaient la possibilité de, justement, créer de l'argent ex-nihilo par le mécanisme du prêt..
- "Compte tenu de leurs réserves, les Chinois auraient intérêt à ce que le dollar cesse de baisser. Mais ils ne veulent toujours pas provoquer la réévaluation du yuan, pour ne pas freiner des exportations (qui sont en train de ralentir parce que les américains consomment moins). Donc ils font baisser le yuan parallèlement au dollar.": de la bonne soupe à la louche, un peu de sel un peu de poivre.. Mais rien de bien solide..
Etc etc..
Pourtant, je voudrai bien avoir les moyen de remettre en question certains dogmes économiques qui sont affirmés comme des véritées.
Par exemple la nécessité d'un banque centrale européenne ? Ou encore la lutte à mort contre l'inflation ?
D'ailleurs quel est exactement le mode de fonctionnement de la monaie ?
On nous bombarde de raisonnements conservatifs qui utilisent l'image de l'argent comme ressource et pourtant on peux en créer à foison, comme lorsque les banques s'"éffondrent", mais on n'en a jamais assez pour payer pour les pauvres..
Au final, l'économie devrait être un outil au service de tous les citoyens, mais j'ai l'impression qu'elle bien plus un outil au service des personnes en possession des moyens de productions, et que le discours ambiant n'est que la manière pseudo-rationelle de nous faire accepter les décisions qui conviennent à ce groupe en particulier...
à toots
De no pasaran
psychosociologue | 01H22 | 20/10/2009 |
je suis tout à fait d'accord avec vous : ce discours " macro-économique" est absolument un discours clos sur lui-même , une rhéthorique qui n'a pas grand chose à voir avec La science ( au sens prédictif des faits ) mais plus avec l'idéologie .
Cela fait belle lurette que le catastrophisme est contenu dans ces discours . Bien avant la crise financière , ce discours était déjà de mise et puis on sait que seule une petite minorité d'économistes ( au dépens de la majorité d'entre eux) avait pu prédire la crise des subprimes aux USA . Alors on fait semblant de croire que les banques centrales et les états décident en fonction d'une rationalité fondée sur cette rhéthorique dominante alors que ces acteurs macro-économiques décident toujours sur des faits imprévus .
- Qui avait prévu l'émergence d'un état islamique à Téhéran ?
- Qui avait prévu la chute du mur de Berlin et l'effondrement des pays communistes ?
-Qui avait prévu le 11 septembre 2001 ?
- Qui avait prévu l'ampleur de la récession et l'effondrement durable du système socio-économique japonais ?
- Qui avait prévu l'invasion du Koweit par l'Irak?
- Qui avait prévu l'élection d'un Chavez au Vénézuela ? l'émergence politique des peuples indiens en Amérique Latine ? la destinée du Brésil avec Lulla à sa tête .?
Qui est entrain de prévoir les conséquences de la révolution écologique sur la macro-économie ?
Je pourrais continuer à énumérer les évènements que la réthorique macro-économique n'avait jamais intégré dans ses anticipations ou prévisions . Et pourtant ces évènements ont dicté la conduite des chefs d'état , des instances internationales et des banques centrales , bref des " acteurs macro-économiques " (jugeons que le mot acteur est bien prétentieux ) . Ce sont les changements sociaux , les révolutions tecnologiques sociales , politiques , religieuses , les guerres, la paix , les alliances , les mésalliances bref la marche du monde qui produit des faits économiques majeurs sans crier gare . Les macro-économistes ont d'abord vocation a expliquer à postériori les évènements donc à poser un regard économique sur des faits historiques et à proposer des modèles explicatifs ( ex : la crise boursière de 29 ou la crise pétrolière de 73 et 79 ) . Et les " acteurs macro-économiques " font d'abord avec la marche du monde .
D'après cet article on pourrait bien souffrir davantage demain si des dirigeants hors continent européen étaient conduits à prendre des décisions monétaires défavorables à l'Europe et à la France . Cela dit l'article parle dans le même temps d'un statu -quo mondial en matière monétaire parce que ces mêmes dirigeants sont neutralisés par des économies imbriquées . Et on nous dit là encore que le continent européen va continuer à souffrir .
Cette réthorique "macro-économique" est une armature idéologique pour des élites macro-économiques et ce sur 2 niveaux complémentaires :
- elle légitime l'impuissance de nos " acteurs macro-économiques " à lutter efficacement contre la récession économique .
- Elle légitime la puissance de nos élites en faisant croire qu'elles disposent d'une expertise et des armes de la science pour conduire les affaires du monde .
Et tout cela est bien factice évidemment ...
à no pasaran
De -Candide-
Jardinateur | 07H30 | 20/10/2009 |
- La météo se trompe parfois, d'autant plus souvent que les prévisions sont à long terme
-> les météorologues sont donc tous des charlatans
- les médecins meurent aussi de maladie
-> encore probablement des charlatans
Je crois malheureusement que quand vous dites
"Cette réthorique "macro-économique" est une armature idéologique pour des élites macro-économiques"
la proposition peut tout à faut s'inverser par
"Une certaine réthorique idéologique populiste est une armature à l'analyse économique non partisanne"
Vous pouvez blamer l'économie, blamer l'argent et souhaiter que tout ça disparaisse.
Pourtant,
- quel que soit le nom que l'on donne à ceux qui étudient les échanges entre les personnes
- quel que soit le nom que vous donniez au mécanisme de traçabilité des échanges entre les personnes
économie et argent existeront toujours.
Anecdote :
Au sein d'une communauté très ancienne, on a retrouvé que les échanges se matérialisaient à l'aide de grosses pierres.
La reconnaissance de dette (par exemple de celui qui avait emprunté la récolte d'un autre se faisait par transmission d'une grosse pierre clairement identifiée et difficilement falsifiable.
Un jour, par accident, une pierre se brisa.
toute la communauté s'est trouvé d'accord que ça ne remettait pas en cause la dette qu'elle représentait et qu'il était en fait inutile de déplacer les grosse pierres : Il suffisait de noter sur un registre a qui elles appartenaient
Ils avaient ainsi, sans aucune référence économique, sans non plus parler "d"argent" utilisé les mécanismes de la monnaie fiduciaire et scripturale.
Mais probablement avaient ils aussi été inspiré par les mauvais esprits (c'est comme cela qu'on appelait les affreux "capitalistes" à l'époque)
à -Candide-
De no pasaran
psychosociologue | 17H30 | 20/10/2009 |
Votre réponse est curieuse
Je ne remets pas en cause le fait qu'économie et argent existeront toujours . D'ailleurs l'existence d'un marché , d'échanges marchands , du monneyage des marchandises , du paiement et de la dette est commun à toutes les civilisations connues dans l'histoire de l'humanité .
je ne blâme pas l'économie et l'argent . Je remets en cause la prétention de l'économie à être une science objective, à savoir une discipline capable de prédire des faits majeurs susceptibles de changer la donne économique sur un plan international .
Vous faites référence à l'histoire des échanges économiques dans une époque lointaine . Eh bien votre propos incarne le mien : l'économie est bien une science humaine dont la finalité est avant tout de décrire et expliquer un système économique dans une société donnée et à une époque donnée . Quand l'économie s'aventure sur le terrain du moyen terme , cela ressemble fort aux prédictions de Nostradamus !
La météorologie fait des prévisions correctes sur 3 jours , sur une semaine ses modèles prévisionnels comportent déjà une marge d'erreurs importante . Et pourtant la méteo travaille sur des faits naturels ! La macro-économie elle n'intègre pas la complexité humaine dans ses prévisions et c'est bien là tout son problème !
à no pasaran
De -Candide-
Jardinateur | 11H43 | 21/10/2009 |
Ce que je veux dire :
L'économie, n'est pas une science exacte, elle n'en est pas moins une science à l'instar de la médecine et de la météorologie.
Aucune personne sérieuse n'est capable de dire aujourd'hui, "il va neiger à 17h30 sur Paris le 25 décembre", ou "je vais faire un infarctus en février prochain".
Il est en revanche tout à fait scientifique de prévoir que le réchauffement climatique va se poursuivre, et que même localement, les glaciers des alpes vont encore reculer d'environ x mètres dans les 10 prochaines années.
De même qu'un bilan cardiaque, peut m'indiquer des risques supérieur.
Ne pas savoir deviner précisément la date de déclenchement d'une chute de neige, ne veux pas dire que l'on a pas suffisamment d'expériences et de modèle pour dire qu'il fait plus froid en hiver qu''en été.
il en va de même en médecine et en économie.
Concernant la crise économique due à la surconsommation et le/ surendettement américain : Beaucoup d'économistes on dit bien avant la crise que l'existence des subprimes était une bombe à retardement, amplifiée par la bulle immobilière.
En revanche, personne de sérieux n'a pu prévoir la date précise ou la première banque d'importance (Lehman) serait en cessation de paiement faute de liquidité, ni la chute boursière qui s'en est suivi.
Cette chute, caractérisait l'arrivée de la crise comme inéluctable, même si dans le grand public en France, il a fallu attendre janvier 2009 pour en prendre vraiment conscience.
En médecine, il y a aussi de la complexité humaine, des effets placebo, etc.
pour autant, on arrive quand même à faire des découvertes et dire quelques grandes vérités qui ne sont pas de droite ou de gauche, mais tout simplement factuelles.
Il en va de même en économie.
Dommage que les articles de Jean Matoux intègrent toujours des vérités économiques indiscutables (ou qui font l'unanimité chez les économistes) avec des positions personnelles qui ne sont pas systématiquement partagées :
En tant que lecteur, on aimerait bien savoir quand on est dans de la pédagogie sur des choses communément admises, quand on est sur de simples hypothèses, ou voire dans de l'argumentaire idéologique.
Sur ce dernier point, je partage donc d'une certaine manière votre point de vue sans être aussi catégorique puisque je trouve que la partie objective de l'article reste plus importante que la partie idéologique.
Cependant, ma précédente contribution s'adressait autant à vous qu'à toots, puisque vous commenciez votre réponse par
"je suis tout à fait d'accord avec vous".
Toots, qui sous-prétexte de ne pas avoir les éléments pour valider les assertions de J Matouk, les rejette par défaut.
avec des questions du genre
"D'ailleurs quel est exactement le mode de fonctionnement de la monnaie ? "
Finalement, le commentaire initial "J'ai rien compris." de Emma Indoril avait le mérite d'être beaucoup plus synthétique :-).
On ne peut quand même pas à la fois se plaindre que l'on a des difficultés à appréhender les concepts économiques tout en fustigeant celui qui tente d'expliciter sous prétexte que ce n'est limpide du premier coup.
La France est ainsi faite, qu'en dépit d'un taux de presque 80% de bacheliers dans les dernières classe d'age, moins de 5% ont une compréhension même partielle de la base des mécanismes monétaires.
Mais bien entendu, tout le monde veut avoir son idée sur l'utilité ou non d'une banque centrale, sans même en comprendre les missions.
De WeWillWin
Indécise | 11H51 | 19/10/2009 |
D'accord un euro fort est pénalisant pour les exportations en dehors de la zone euro, mais cela n'a pas que des inconvénients non ?
Au sein de la zone euro ça ne change évidemment rien.
Pour les importations, notamment gaz pétrole matières premières, cela compense un tant soit peu la flambée des prix.
Pour les voyages c'est avantageux.
...
Et certainement d'autres avantages, qui échappent au non-économiste que je suis, mais, qui doivent exister puisque les Américains aimeraient un dollar fort.
Ceci dit, une seule monnaie mondiale résoudrait bien des problèmes (change, spéculation...).
à WeWillWin
De I.P
Flat4 | 13H27 | 19/10/2009 |
J'y vois un sacré avantage, je commande un max de pièces pour bricoler mes voitures aux États-Unis avec transport par USPS pour éviter la douane 9 fois sur 10.
Au final ça fait un gros paquet d'euros économisés !
à WeWillWin
De LE_DENTISTE
le_dentiste | 16H56 | 19/10/2009 |
Ouai mais l'essence reste aux alentours d'1 euros à la pompe depuis début 2004, ce qui est énervant c'est que beaucoup se sucrent au passage, pour nous rien ne change...
De HEP
(homme) | 11H50 | 19/10/2009 |
L'Europe va t-elle devenir les Etats-Unis du XXI ème siècle ?
Dans ce cas, allons copier tous les défauts de ce pays :
- absence de sécurité sociale
- politique sociale inexistante
- capitalisme sauvage de banquiers sans scrupule
- ultra violence dans les rues
- recourt incessant à la justice
- ruine du système scolaire
- ingérence militaire ou économique dans des pays étrangers
- anéantissement de l'outil industriel
- .....
à HEP
De Guillaume Delarue
Expatrié apatride | 12H10 | 19/10/2009 |
Ca paraît bien parti non?
à HEP
De Zeki
Curieux de tout | 13H01 | 19/10/2009 |
L'europe est les états unis d'Europe à la manière des USA qui l'ont financée dès son origine. Le but de UE est d'adopter au mieux les décisions des organismes mondialistes comme l'OMC, le FMI ou la banque mondiale.
Si vous voulez devenir médium extralucide il suffit de lire les rapports des commissaires européens...
Vous comprendrez que la mise en place de marché commun avec les USA en 2015 s'accompagnera d'évolutions légales qui nous maintiennent dans notre statut de satellite de l'internationale capitaliste.
Par exemple la mise sur la marché européen d'OGM alimentaires est imposé pour ne pas payer d'amendes à l'OMC.
La mise sur le marché français est imposé par le fumeux "grenelle de l'environnement" pour ne pas payer d'amende à l'europe.
L'europe n'a pas été créée par les européens pour s'opposer aux USA et l'euro au dollar! (c'est un vulgaire mythe, un conte...)
à Zeki
De Tokani
Oldmole | 18H40 | 19/10/2009 |
Toujours révisionniste dans tes points de vue cher Zeki !
à Tokani
De Zeki
Curieux de tout | 19H02 | 19/10/2009 |
Pour l'origine de l'europe:
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalist...
Pour le futur marché commun avec les USA:
-le rapport proposé par la socialiste Erika Mann (Allemagne)
-le rapport de la Commission des Affaires Etrangères, rapporteur Elmar Brok, 10 janvier 2006
-la Résolution du Parlement européen sur les relations transatlantiques B6-0280/2008, le 28 mai 2008
-Report of the Informel, Hight Level Advisory Group on the Future European Affairs Policy (Future group), « Freedom, Security, Privacy. European Home Affairs in a Open World », juin 08
à HEP
De laury68
Retraité | 15H31 | 19/10/2009 |
Pour Hep si s'est cela que vous voulez il faudrait commencer par foutre
dehors de l'Europe "l'OTAN" qui nous gouverne l'Europe est un satélite
US et suit sa politique partent de la cela ne donnera jamais rien
Regarder qu'elle sont encore a ce jour les accords de l'Allemagne avec
les US et je ne parle pas des Rosbifs !!!!
Tout les anciens pays de l'est ne voie que par les US ???
Notre vraie porte de sortie s'est de vraie alliance avec la Russie !!!
à HEP
De LE_DENTISTE
le_dentiste | 16H59 | 19/10/2009 |
Oui il faut bien donner une alternative aux vampires de wall street.
De TonyMo 22269
Athée in Heaven | 11H51 | 19/10/2009 |
Banque centrale européenne ne travail pas pour les entreprises Europe qui exporte. Comment expliqué la PS3 vaut $299.99 en France 299 eur ?
à TonyMo
De psych0Dad
sociopathe | 18H53 | 19/10/2009 |
Le prix de la PS3 n'a strictement rien a voir avec les taux de change. Le prix est fixe par Sony dans chaque zone geographique de maniere a maximiser ses profits. C'est un delicat arbitrage entre "monter les prix pour faire plus de marge" et "baisser les prix pour en vendre plus".
La plupart des vendeurs d'electronique grand public savent que les europeens sont conditionnes a payer plus.
Dans les annees 80, quand Atari a sorti son modele d'ordinateur familial ST, presque toute la production etait ecoulee en Europe parce que les marges y etaient superieures.
à psych0Dad
De TonyMo
22269
Athée in Heaven | 18H15 | 20/10/2009 |
Merci, l'arnaque continue. C'est valable pour la musique, DVD, livres (import)...
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 11H52 | 19/10/2009 |
A court terme, tout ceci est vrai. Mais à moyen terme, sauf renversement imprévisible de la politique monétaire américaine, je ne vois pas comment l'économie mondiale va pouvoir maintenir ses capacités productives avec un dollar faible, voire proche de l'effondrement.
La politique du panier de devises est la seule qui vaille tripette dans la conjoncture présente. C'est le problème des politiques, qui s'arrachent les cheveux tout en s'efforçant de trouver une solution. Il est à noter que la France est, plus ou moins secrètement, partie prenante aux discussions relatives au panier. En tout cas, c'est ce que disait la presse spécialisée la semaine dernière. Cette attitude sous-tend (ou appuie) la politique sarkozyste de diversification des alliances (Abu Dhabi, Brésil, Kazakhstan, etc.), ce que les observateurs de la diplomatie française ont bien noté. La difficulté de cette approche est qu'elle se fonde sur un pari: l'abandon de l'orientation pro-américaine des pays du Golfe Persique, y compris et surtout l'Arabie Saoudite. Quant à la Chine, ses choix géostratégiques restent la grande inconnue. Un jour ou l'autre, il faudra bien qu'elle accepte que le yuan est une monnaie forte (et quasiment la seule) dans le contexte actuel. A terme, une alliance monétaire avec le Japon (3ème économie mondiale) et l'UE n'est pas à exclure. Pas plus qu'un ré-étalonnage des monnaies par rapport à l'or, ce qui équivaudrait à faire revenir le monde à la situation d'avant 1971 (déconnexion du dollar d'avec l'or).
Pour l'heure, la faiblesse du dollar empoisonne tout espoir de reprise. Le paradoxe est que, sans la consommation américaine fondée sur un dollar faible, il n'y aura pas de véritable reprise non plus, surtout dans la zone euro...
à Jaycib
De chengyang
20H52 | 19/10/2009 |
Pas faux ce que vous dîtes sur la perspective d'une alliance monétaire (sur le modèle de l'Euro?) entre la Chine, la Corée du sud et le Japon si l'on en croit la réunion tripartite qui s'est réunie à Shanghaï le 28 septembre :
"L'accord a été conclu lundi à Shanghai à l'issue d'une réunion tripartite à laquelle ont pris part le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, son homologue japonais Karsuya Okada et le ministre sud-coréen des Affaires étrangères et du Commerce Yu Myung Hwan.
Les trois pays se sont engagés à renforcer la confiance stratégique, à approfondir et améliorer leur coopération, à multiplier les échanges entre leurs peuples, et à stimuler la coopération en Asie de l'Est et la paix et le développement dans la région, indique un communiqué publié à la fin de la réunion.
Enfin, toujours selon ce communiqué, les trois pays ont concrétisé plus de 30 projets de coopération dans les domaines politique, économique, scientifique et technologique, social et culturel, ainsi que dans les domaines de la protection environnementale et des affaires internationales."
source : agence Xinhua