
Qui se sucre sur les fruits et légumes ?
Comme chaque été ou presque, les producteurs de fruits se plaignent des prix d'achat trop bas à la production, qu'ils estiment inférieur de 0,10€ à 0,30€ le kilo par rapport à leur coût de production.
Le consommateur-téléspectateur les plaint, mais quand il fait ses courses, aussi bien dans les grandes surfaces (et plus encore dans leurs « déclinaisons » récentes des centres-villes) que dans les marchés, il ne constate aucune baisse des prix.
Le producteur déclare ne vendre qu'à 80 centimes le kilo de pêche ou brugnon, mais le consommateur continue à le payer, en moyenne, 2,5/2,75€. Et, bien qu'à un degré moindre, les légumes frais donnent souvent lieu aux mêmes manifestations.
Les ventes au déballage sur les parkings des grandes surfaces, avec le chou-fleur à 0,75€ et le plateau de brugnon à 1€ ont été de bonnes opérations publicitaires pour les « hypers » , mais des palliatifs sans lendemain. Que se passe-t-il en vérité ?
0,60€ à la production, 2 ,75€ à la consommation ?
En premier lieu, il est exact que, dans les conditions normales, la main d'œuvre de cueillette est, en France, 45% à 48% plus chère qu'en Espagne ou en Italie. 12€-13€ de l'heure en France contre 7 en Espagne. L'écart est plus large que l'écart moyen des salaires (environ 25% à 30% en moyenne en 2003 (OCDE), ce qui n'a pas dû beaucoup changer).
Les producteurs de fruits espagnols doivent donc bénéficier d'avantages annexes, auquel cas la Commission européenne, si sourcilleuse, devrait intervenir, ou bien le Gouvernement espagnol ferme plus les yeux sur le travail « au noir », notamment marocain. On comprend que le ministre français de l'Agriculture envisage lui aussi une baisse des charges sociales. On y revient plus loin.
En second lieu, la marge totale absorbée par les circuits commerciaux reste incompréhensible. Dans une tribune d'août 2007 (sur son blog De quoi je me M.E.L.), Edouard Leclerc donne « son » coût d'exploitation pour fruits et légumes, à partir de pommes Golden à 2,08€, nectarines blanches à 2,75€, abricots Bergeron à 2,38€, carottes à 1,06€ et courgettes à 1,64€, tous produits en France.
Il chiffre sa marge brute à 36% sur les pommes, 27% sur les nectarines, 44% sur les carottes 19,7% sur les courgettes, mais affirme perdre de l'argent sur les abricots (-13,26%). Moyenne grossière : 20% !
En reprenant le chiffre de 0,80€ le kilo de pêche (confirmé par l'interview d'un arboriculteur des Pyrénées orientales dans Le Monde) sachant , par ailleurs , que le prix trié et mis en cagette, est de 1,30€ , selon la même source , une fois retirée la marge moyenne de 20% exposée par Leclerc, et en supposant que tous les détaillants l'appliquent, soit environ 0,26€ (appliquée au 1,3€), ou est passé l'euro ou l'euro et demi d'écart par rapport au prix de vente moyen au consommateur ?
Le fameux problème des circuits commerciaux reste entier. Et il serait douteux que l'actuel gouvernement y change quoi que ce soit. C'est une bonne part de sa clientèle électorale.
Les prix freinent la consommation de fruits et légumes frais
Par ailleurs, la consommation de fruits qui augmentait régulièrement entre 1950 (40 kilos par habitant) et 1990 (72 kilos) diminue progressivement depuis la fin des années 90 ; celle de légume ne progresse plus (60 kilos en 1950 - 119 kilos en 1995), selon une étude de la Direction générale de la Santé.
C'est une évolution contraire à celle constatée dans d'autres pays européens, et nous sommes loin derrière l'Espagne et l'Italie. La consommation de légumes surgelés, et de plats préparés contenant des légumes, augmente, ce qui réduit d'autant celle des légumes frais ; ces deux mouvements complémentaires sont évidemment liés à un déclin de la cuisine domestique.
Mais pour les légumes comme pour les fruits, le maintien des prix élevés des « frais » est aussi un frein à la consommation. Ce frein, dans une situation de concurrence forte de la part des pays du Sud de l'Europe, entraîne une surproduction, qui explique le maintien de bas prix à la production…. et de belles marges à la distribution.
On nous ressasse qu'il faut manger « au moins cinq fruits et légumes par jour », y compris d'ailleurs les surgelés. Or, selon la source précitée (DGS), la sous consommation de fruits (un ou moins par jour) et légumes (1,5 ou moins par jour) concerne plus de 70% de la population adulte (12-75 ans) française.
Sans doute prend-on l'habitude de ne pas manger assez de fruits et légumes ! Sans doute les produits concurrents offerts par les industries agro-alimentaires à base de céréales et de produits laitiers (mais aussi de sucre, sel et graisses trans… qui menacent notre santé), ainsi qu'une publicité malsaine en direction notamment des enfants, avec les distributeurs automatiques de ces mêmes produits, expliquent-ils cette désaffection relative. Mais l'impératif sanitaire est surtout entravé, pour les moins aisés d'entre nous, par les prix.
Une autre organisation agricole est possible
Le ministre a raison de dire qu'il faut obéir à la demande de la Commission européenne de faire rembourser par les producteurs de fruits et légumes les 500 millions (380 plus les intérêts) versés par le Gouvernement français avant 2002.
Il sait, en effet, que c'est nécessaire pour engager dans de bonnes conditions la prochaine réforme de la Politique agricole commune (au-delà de 2013). Depuis cinquante ans, dans un mouvement initié par de Gaulle, et constamment soutenu par le RPR, notamment par Jacques Chirac, pour « défendre » un monde agricole fidèle client électoral, la France a clairement diminué son poids dans tous les autres domaines de négociation.
Et, sauf changement clair de notre politique agricole nationale, nous assisterons, lors des négociations prochaines, à une répétition de ces marchandages européens globalement défavorables à la France.
Aujourd'hui encore, les producteurs de fruits et légumes seront, d'une façon ou d'une autre, subventionnés à peu près à niveau égal des sommes éventuellement remboursées, par baisse des charges sociales ou remise des intérêts d'emprunt.
Comme on l'a fait depuis cinquante ans, faute d'une réelle planification courageuse des mutations agricoles au départ, la décimation lente, politiquement tolérable, de ce secteur agricole après d'autres, va être géré par ce Gouvernement comme les précédents, en liaison étroite avec la FNSEA et le Crédit agricole.
Or une autre organisation agricole nationale, d'ailleurs soutenue par l'Union européenne, serait possible et même souhaitable, au vu de deux tendances lourdes et irrésistibles : le goût pour le « bio » et le « coefficient carbone » des transports à longue distance.
Elle serait de nature à soutenir les revenus des producteurs et à augmenter le niveau de consommation de produits frais. Il faudrait élaborer un grand projet de « relocalisation » de la production de fruits et légumes près des centres de consommation, ou, pour des raisons de climat, à la distance la plus faible possible.
Et il faudrait, en même temps, que ces productions péri-urbaines déjà relancées à San Francisco -on voit même à Détroit des maraîchers s'installer au centre ville sur les friches industrielles- soient toutes orientées vers un « bio », d'autant plus crédible qu'il serait éventuellement « visible » pour les consommateurs, et, évidemment, moins « chargé » en carbone de transport.
De nouvelles formes coopératives, comme les Amap , sont particulièrement indiquées à cette fin. Des débuts de réalisation de ce type de circuits « courts », laissant de bons revenus au producteur avec des prix plus faibles à la consommation, existent un peu partout. Les généraliser n'est qu'une question de volonté politique et ce devrait être une composante du grand « plan » que financera l'emprunt public.
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De Servais-Jean 4591
Hi-Han | 13H27 | 08/08/2009 |
Pas grand chose à voir avec l'article ….quoi que
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Fernand+Reynaud/video/x5778w…
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 13H37 | 08/08/2009 |
Vous commencez par dire que la main d'œuvre est plus chère ici qu'en Espagne. Okay. Vous oubliez de dire que les espagnols, pour que leurs fruits et légumes soient sur nos marchés, ils ont aussi le transport à payer. J'habite le Midi, justement à côté de producteurs de melons, brugnons, etc. - le transport de ces marchandises jusqu'au Carrefour ou Leclerc local ne devrait donc pas coûter trop. Pourtant, je paie le kilo de brugnons comme si j'habitais Paris ou Lille, alors que les producteurs touchent des clopinettes.
à Di
De jmax
14H35 | 08/08/2009 |
habitant dans une région productrice, on constate l'effet Rungis : les fruits et légumes coûtent moins chers après passage par Rungis que directement chez le producteur. A Lorient, on constate aussi le même phénomène avec le poisson plus cher à la barque du pêcheur qu'au super-marché du coin. Il faudrait qu'un jour toute la filière arrête de prendre le consommateur comme uniquement un portefeuille tout juste bon à raquer
à jmax
De envert94
Le ras le bol de la grande distribu... | 15H36 | 08/08/2009 |
Dans le circuit de la grande distribution la filière dont vous parlez s'appelle « une centrale d'achat » qu'elle soit régionnale ou nationale.
à envert94
De jmax
16H04 | 08/08/2009 |
et le paysan qui veut me vendre deux fois plus cher qu'au supermarché, il fait partie de quelle filière ?
à jmax
De mick69
16H40 | 08/08/2009 |
Quelque soit le produit, ça coûte cher pour un producteur de le vendre au détail et c'est plus simple de vendre l'ensemble de la production à petit prix à un grossiste
à jmax
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 16H55 | 08/08/2009 |
Es-tu certain de ce que tu avances ?
Vivant dans une région des plus rurales, je peux certifier que c'est absolument faux, archi-faux.
Deux fois le prix du supermarché ? N'importe quoi !
Viens faire ton marché par chez nous (le Lot), et tu comprendras vite : les prix sont très nettement moins chers qu'au supermarket, et ce en toutes saisons.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Brédala
Entraveuse entravée | 18H07 | 08/08/2009 |
Peut-être dans le Sud du Lot, mais dans le Nord de ce beau département…
Je peux t'archi-assurée que
le kg de fruits et légumes des petits et moyens producteurs locaux est plus cher que le même kg espagnol ou même provençal au supermarché ou chez les primeurs au marché.
Après y'a moyen de s'entendre avec des papys-super-jardiniers qui ont de magnifiques potagers pas (trop) traités et qui en temps de surabondance te filent du très bon matos au black.
ça fait combien de temps que tu n'as pas accompagné Annie aux courses ; -) ?
EDIT
En général, j'ajouterai que même en pleine saison il est très fréquent de trouver des fruits et légumes surgelés nettement moins chers que ces mêmes fruits et légumes frais.
ça encourage pas à la consommation raisonnée !
à Brédala
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 18H35 | 08/08/2009 |
On est… à l'ouest : -)
Alors, en fait tout dépend des marchés : Prayssac, à quatre bornes de chez nous, c'est devenu un peu l'arnaque à touristes, depuis quelques années… mais si tu pousses ta charrette à quinze bornes jusqu'à Monsempron-Libos (près Fumel, dans le 47), là c'est carrément pas cher du tout. C'est un gros bourg moche où les gens ne sont pas riches, voilà tout. Et Montcuq n'est pas mal non plus ; et Cazals aussi.
Ça fait au moins trois ans que je n'ai pas été au marché avec Annie, mais je suis très au jus des prix pratiqués : on fait plein de conserves, donc forcément on fait très gaffe à la qualité et au prix de la cagette, et puis on a (elle a) un super jardino.
Et je te crois sur parole.
[Tous des sauvages, dans le nord, miladioù : -))) ]
à Brédala
De fidal
guide de tourisme | 12H00 | 09/08/2009 |
Wouhaa,encore un effort et vous allez commencer à comprendre….
à fidal
De Brédala
Entraveuse entravée | 14H29 | 09/08/2009 |
Aaaaaah…me voilà totalement rassurée !
: -D
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De jeffouletofou
cddiste | 19H24 | 08/08/2009 |
he he je peux vous affirmez que certains producteurs de viande, fromage ou fruit et legumes vendent leurs produits en direct beaucoup plus cher qu'en GD
sur la region auvergne c'est assez flagrant et ça me limite franchement dans mes achats direct à la ferme.
ben voui j'aime me deplacer, faire 90 bornes (aller) à travers des routes de merde mais quand vous payez le sauciflard 18 euro/kg ou le jambon à 15 roro du kg (sachant qu'ils le vendent en carcasse à 2.6 du kg) ça fait mal au cul…
pour bien vous en rendre compte
http://www.goutzi.com/
ça fait peur tres tres peur.
on dit de la gd que se sont des voleurs, franchement jme dis que les cul terreux ici le sont tout autant si ce n'est plus.
à jeffouletofou
De envert94
Le ras le bol de la grande distribu... | 20H25 | 08/08/2009 |
Je préfère engraisser un cul terreux, qu'une centrale de grande distribution investissant en Asie, qui nous vends des produits fabriqués on ne sait comment, on ne sait par qui…
Je préfère engraisser un cul terreux, qu'un groupe de distribution qui file 39M€ d'indemnités à un PDG pour mauvais résultats…
à envert94
De jeffouletofou
cddiste | 21H55 | 08/08/2009 |
pfff envert faut pas voir mon message sous cet angle.
je ne suis pas riche hein….
on dit tout le temps et logiquement que si l'on va à la source en reduisant les intermediaire c'est pour payer moins cher.. les cul terreux se plaignent des prix de la gd, est ce une raison pour faire payer une FORTUNE parce que c'est bien de sa don t'il sagit un produit qu'ils ont eux meme produit, transforme ….
tu trouves ça logique toi de payer du sauce à 18 roro ? ? du boeuf à 20 euro le kg en allant le chercher chez le producteur ! ! ! , c'est plus cher que certains mago dont la viande provient aussi de petits elevages, des tomates qui ont pousse en terre à 3.90/kg …..
moi pas du tout, maintenant si tu es pret à financer un chouille ma conso de produit du terroir, tu le dis, je te file mon numero de compte et attend avec impatience ton premier virement : p
la VRAI et SEULE solution pour manger « sain » et peu cher voir gratuit c'est de revenir à la cueillette.
une activite et des connaissances oubliees/perdu par nos grand parents lors des 30 glorieuse.
mais dans se cas, les agriculteurs aussi seront de grand perdant.
à jeffouletofou
De Marie-Hélène
fout rien al païs | 22H13 | 09/08/2009 |
Je suis d'origine auvergnate (du 63) ou je reviens en vacances 2 ou 3 fois par an et sinon, j'habite en Provence et je peux vous dire que les produits fermiers en Auvergne sont bien moins chers qu'ici et souvent de meilleures qualité…
Il faut dire qu'ici, c'est très touristique et que comme on dit en Provence, les gens ont pris une tête comme une coucourde…
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De CMOI.12110
Technicien Sup | 10H43 | 09/08/2009 |
J'habite pas loin de chez vous ( le 12 ) et 27 bornes de Figeac, et je peux vous dire que dans les marchés on paye les produits plus chers qu'a Casino qui est juste de l'autre coté de la place du marché, et je ne comprends pas pourquoi les producteurs s'en prennent a la gd sur les marges alors qu'en vente directe ils sont plus cher qu'elle. Je ne défends pas la gd loin s'en faut
à jmax
De laury68
Retraité | 20H28 | 08/08/2009 |
Vous avez raison mais on peu l'appeler le paysan jaloux il est vrai qu'il
ce propage de plus en plus ! ses paysans qui prenne les consommateurs
pour des abruties ! ! !
à envert94
De Yvon le Zébulon
Retraité | 21H07 | 09/08/2009 |
Ce qui veut dire que lorsque la centrale d'achat prends tout son rôle dans la filière, y compris en fixant les prix payés aux agriculteurs, les clients consommateurs sont la plupart du temps gagnants !
Nous faisons le projet d'aller sur Mars, une fois la Terre bouzillée…

Les Martiens, eux, espèrent bien faire le contraire, car on est cons !
° L'agriculteur « libéré » prendrait-il les clients pour des pigeons ?
…je ne suis pas loin de penser que c'est possible.
à Yvon le Zébulon
De envert94
Le ras le bol de la grande distribu... | 09H44 | 10/08/2009 |
tp : //anti.grande.surfaces.over-blog.com/
Ce qui veut dire que la centrale d'achat à supprimé les intermédiaires…mais à garder ses marges (celle des intermédiaires).
CQFD
à envert94
De Yvon le Zébulon
Retraité | 10H47 | 10/08/2009 |
Sauf que du producteur au consommateur, il n'y a pas d'intermédiares…
° Et c'est plus cher quand même…pour des légumes crottés de boue….même s'il ne s'agit pas de produits Bio ni spécifiques :
- Donc, lequel se fiche de lequel qui se fiche de qui.. ?
à jmax
De jeffouletofou
cddiste | 21H38 | 08/08/2009 |
.
à Di
De madrid
13H29 | 09/08/2009 |
Bonjour
En Espagne, l'équivalent du SMIC Français est de 660 euros brut par mois.
À savoir :
* Ce salaire de référence, donc 660 euros /mois ne concerne que 1% de la population active, donc il n'est pas considérée comme une référence économique ou d'une base salariale comme en France
* Ce salaire peut être payé sur la base de 14 mois/an, tout dépends des conventions collectives et des secteurs d'activités.
* Le salaire moyen à Madrid est de 1000 euros.
* En Période 4 ans, le (SMIC) Espagnol a augmenté de plus de 30 %.
* Les salaires en Espagne sont indexés sur l'inflation.
=====================
Hier à Madrid :
Une opération coup de point a été menée par des agriculteurs au centre ville qui sont venus vendre leurs produits directement aux consommateurs.
Exemple : Un plateau de pêche ( 4kg env) vendu à 1 euros, prix du Kg acheté à Carrefour 1€60 le même jour.
* Le paysan-vendeur affichait une pancarte :
Je vends Kg de pêche, au central d'achat de Carrefour-Madrid, 11 centimes.
=====================
Ce que l'on peut encore trouver à Madrid, peu en France, est que chaque quartier a pratiquement son marché couvert, fruits, légumes, poissons, viandes et charcuteries.
Quant aux horaires d'ouverture …ils sont assez larges, de 9h à 20h env.
Dans ces marchés les prix sont inférieurs, en moyenne, de 15 % au prix pratiqués dans la grande distribution.
**
À voir :
Envoyé spéciale : Rouge tomate.
Documentaire : We feed the world.
à madrid
De compte supprimé 23
... | 21H54 | 09/08/2009 |
Bonjour !
J'ai mis les liens plus loin pour « we feed the world » , ainsi que ceux de deux docs sur Almeria que vous devez bien connaitre … quoi qu'ici , de l'autre côté des pyrénées certains d'entre nous lisent les étiquettes , et malgrés les prix alléchants et la beautée quasi artificielle , par exemple , des poivrons , passent leur chemin devant le lieu de provenance ---> andalousie ( donc , Almeria )
à compte supprimé 23
De madrid
22H55 | 09/08/2009 |
Bonsoir
Merci pour les liens
Il me semble que les produits d'Alméria sont davantage expédiés en Europe que consommés en Espagne, je n'ai pas de chiffres qui infirment ou confirment.
En tout cas à Madrid beaucoup de fruits et légumes proviennent de notre région surtout lorsque ceux-ci sont vendus sur le marché.
**
Dans les grandes surfaces on trouve des Dalidas, mais l'hiver,ces tomates qui résistent à une chute de 2 m, à 200 touchés par jours, 15 jours de stockage etc etc ..mais n'ont aucun goût.
à madrid
De inuit
grand nord | 09H42 | 10/08/2009 |
il me semble, mais vous le confirmerez (ou pas), que les impôts sont prélevés à la source en Espagne, ce qui modifierait les données sur les salaires
De tvargentine
13H43 | 08/08/2009 |
Un très bon article sur la problématique du lobby des agriculteurs en France et des intermédiaires,sans parler des hypermarchés qui comme CARREFOUR voulait se transformer en société financière pour indexer les prix en temps réélle sur les cours mondiaux ? ? ? ?
Nous avons beaucoup d'argent en France mais mal réparti et qui serait plus utile a permettre l'émergence de société coopérative
et non financière
http://www.tvargentine.com/
à tvargentine
De laury68
Retraité | 20H39 | 08/08/2009 |
Bien sur les producteurs sont un peu fautif dans ce procédés il y avait
dans le temps bien plus de coopératives mais les producteurs déjà a l'époque trouvais que cela leurs « mange » les marges alors que maintenant
ce sont les centrales d'achats qui font la lois et il ne leurs reste que des
clopinettes .Je pense qu'une des solutions ce sont les groupements de consommateurs qui achètes leurs panier dans les AMAP il commence
a en avoir a travers toute la France .
De envert94
Le ras le bol de la grande distribu... | 13H54 | 08/08/2009 |
http://anti.grande.surfaces.over-blog.com/
Michel Edouard Leclerc ce grand écologique avant l'heure qui se répand dans tous les medias, nous importe des pommes du Brésil (qui subissent 17 traitements afin qu'elles puissent faire le transport par containers…), nous importe des haricots du Vietnam et de Chine, des tomates du Maroc cultivées dans des serres éclairées 24/24 etc etc…
Malheureusement, les exemples sont quasiment sans fin.
Je vous rassure (ou plutôt pas) les autres enseignes de distribution font la même chose.
Mais là ou le Michel Edouard fait fort, c'est qu'il parraine le « week end » de l'écologie au mois de septembre…à grand renfort de pub et de communication et gagne par là le cœur mais surtout le porte monnaie des consommateurs, qui ne peuvent que louer la vertu écologique de MEL…
Bref, que demande la grande distribution à nos producteurs/éleveurs/fournisseurs Français ?
C'est simple, de se mettre au cout du travail et de production Chinois, Brésilien, Marocain cela dépend bien sûr du produit que vous voulez lui vendre…
C'est comme cela qu'elle procède également pour les produits non alimentaire…c'est ce qu'on appelle de la délocalisation forcée.
Personne ne vous impose votre façon de consommer…c'est à vous de décider.
à envert94
De laury68
Retraité | 20H47 | 08/08/2009 |
Oui bien sur Edouard -Michel Leclerc fait cela de même que les autres
il reste simplement a voir « Si » la fameuse taxe carbone va s'appliquer
sur ses excentricités gustative et la les haricots du Vietnam s'est le pharmacien qui les auras enrayons ! ! ! !
à laury68
De jeffouletofou
cddiste | 21H29 | 08/08/2009 |
la taxe carbonne ! !
belle connerie mise en place et voulu par goldman sachs and co pour creer un nouveau marche ou TOUT le monde sera taxe pour le plus grand plaisir des banksters.