Discours de Sarkozy : objectifs pertinents, mensonges fiscaux
Qui peut contester qu'il faille réduire le nombre d'échelons administratifs en France ? On sait et on dit, de toutes parts, depuis longtemps, que sur nos 36 000 communes, plus de 30 000 n'ont pas les moyens de la moindre action économique et que l'échelon pertinent est l'agglomération, que dès lors, entre départements et régions, un échelon est de trop.
La proposition Balladur de les regrouper en une seule entité siégeant alternativement, est intelligente. Il est dommage qu'elle soit proposée en une période où la gauche détient 58 conseils généraux sur 94 et 21 conseils régionaux sur 22, car elle constatera évidemment que toute réforme va la léser. Il lui faudra donc beaucoup de grandeur d'âme pour ne pas pratiquer une opposition totale. Mais cet objectif général est pertinent.
Equilibrer le régime des retraites : oui
Nul ne conteste non plus qu'il faille, dès 2010, trouver la solution d'équilibre des régimes de retraite par répartition. J'ai moi-même avancé plusieurs fois qu'il faudrait pour ce faire, inévitablement allonger la durée de cotisation à 43 voire 44 années de cotisation, en plusieurs étapes, bien sûr, en tenant compte de la pénibilité.
Nicolas Sarkozy a donc eu raison de fixer cet objectif en évitant le chiffon rouge de l'âge de 67 ans pour le départ en retraite, qui n'est pas la solution pertinente. Ceux qui l'agitent, d'ailleurs, peuvent être soupçonnés de vouloir la mort de la répartition au profit de la capitalisation, dont les faillites récentes viennent pourtant de montrer l'extrême danger pour les retraités, mais qui allèche banquiers et assureurs.
« Programmer » des investissements, assurer la sécurisation des parcours professionnels : oui
On ne peut qu'approuver aussi l'idée de la vaste consultation menée par le gouvernement pour savoir où investir et combien. Non pas tant pour après la crise, que tout de suite, pour en sortir plus vite. J'ai osé, dans ces colonnes le mot de « plan incitatif ». Ne l'utilisons pas s'il fait peur mais faisons en un sans le dire !
Même approbation pour la promesse faite aux licenciés économiques de garder leurs salaires et bénéficier d'une formation pendant un an ; c'est très exactement ce que réclamaient le PS et le PC sous des formes différentes, depuis plusieurs années. Enfin, si la priorité « environnemental » affichée par les « Grenelles », et les « 600 000 emplois » restent à concrétiser, la confirmation d'intention d'une taxe carbone, pour remplacer la taxe professionnelle, si elle va au bout, est aussi pertinente.
Bref, pas grand-chose à reprocher aux propositions du discours de Versailles. Au passage, notons qu'il participe, pour partie au moins, de la « triangulation » des hommes et des idées que le Président pratique depuis 2007. Par « triangulation », entendez cette pratique, mis au point par Tony Blair et qui consiste à « piquer »des idées à l'opposition, et à la combiner avec les siennes, en débauchant éventuellement, pour des « maroquins », ou des présidences des commissions, des hommes de l'autre bord politique. Mais ne barguignons pas ! Sur ces objectifs, d'accord !
Maintenir les cadeaux fiscaux : non, trois fois non !
Là où l'opposition revient, et plus totale que jamais, c'est évidemment sur les moyens à mettre en œuvre pour financer ces objectifs. Non que l'idée d'un grand emprunt soit à rejeter. Emprunts caisse de l'énergie 1946, emprunt Pinay (1952) gagé sur l'or, emprunt Giscard (1973) gagé sur le lingot, emprunt Barre (1977) indexé sur l'ECU, emprunt Balladur (1993), la République, régulièrement, a fait appel aux Français pour financer la reconstruction ou des relances. Souvent, malheureusement, ils ont été, du fait de leurs modalités, très couteux pour le Trésor, notamment ceux liés à l'or.
C'est ainsi que l'emprunt Pinay émis à 36 francs, fut remboursé jusqu'à 1880 francs en 1981. Pour 6,5 milliards de francs empruntés, ce furent 55 milliards qui furent remboursés au titre de l« emprunt Giscard. On peut craindre aujourd'hui que l'emprunt Sarkozy, ne doive lui aussi, pour être attrayant, être très couteux. De plus la République le lancera(it) dans une période où la dette publique est déjà très élevée, puisqu'elle atteindra 80% du PIB.
Mais la théorie économique keynésienne, à laquelle notre Président, initialement admirateur des économistes ultra-libéraux anglo-saxons, s'est pragmatiquement converti à l'automne 2008, justifie un tel emprunt. Notre épargne nationale est élevée. Elle hésite beaucoup à s'investir, donc l'Etat doit la mobiliser par l'emprunt en faveur de l'intérêt général.
Mauvaise foi à tous les étages
Là où le Président, comme son ministre du Budget, sont de la plus parfaite mauvaise foi, c'est à propos des impôts. Et ils le sont à trois niveaux.
D'abord il est faux, et de mauvaise foi, de soutenir qu'augmenter les impôts aujourd'hui -revenir sur les baisses d'impôts consenties depuis 2002 et sur nombre de niches fiscales par exemple- serait pratiquer la rigueur. La moitié seulement des Français payent l'impôt sur le revenu. Seuls les plus imposés ont vu leur charge diminuer depuis sept ans. Ils épargnent ces sommes, ne les investissent que très marginalement dans l'économie -voir les études menées sur les 50 000 euros déductibles de l'impôt sur la fortune à condition qu'ils soient investis dans l'entreprise-, et ne les consomment pas. Les leur reprendre n'aurait donc aucun effet de “ rigueur ” économique. Mais du même coup, le Trésor pourrait réduire chaque année son déficit de 20 à 30 milliards d'euros.
Il est vrai que nos prélèvements obligatoires totaux, sont parmi les plus élevés de l'OCDE (43,6% du PIB 2007 - OCDE - Recettes publiques 2008), juste en dessous du Danemark (48,9), de la Suède (48,2%) et de la Belgique (44,4%). Mais, d'abord, ces dernières années, ces pays ne s'en sont pas portés plus mal.
Ensuite, si l'on détaille, ce sont nos charges sociales qui nous placent dans le peloton de tête. Du point de vue des seuls impôts (27,8%), nous sommes douzièmes sur les pays d'Europe de l'ouest et quatorzième du point de vue de l'impôt sur le revenu : 10,4% du PIB, contre Danemark 29,3%, Norvège 20,7%, Suède 18,7%, Belgique 16,9%, Italie 14,8%, Allemagne 11,3%). Nous avons donc de la marge “ concurrentielle ”.
Une crise bien utile à Nicolas Sarkozy
Au demeurant, l'impôt sur le revenu n'est pas ce qui nuit à notre compétitivité. C'est sur les charges sociales que doit porter l'effort d'économie, sur les retraites comme on l'a dit plus haut, mais aussi sur les dépenses de santé remboursées, en “ encadrant ” un peu mieux les revenus des médecins et des cliniques privés, plutôt “ clients ” de l'actuelle majorité, en limitant les frais de médicaments et en poursuivant sans faiblesse tous les abus.
Enfin, affirmer que nous rembourserons la dette sur les recettes de la reprise, est aussi de très mauvaise foi. D'autant que l'emprunt annoncé va plus encore creuser la dette. Récupérer, en 2011 ou 2012, 20 ou 30 milliards de plus sur l'impôt sur les sociétés, ramènerait le déficit à 70 milliards, c'est-à-dire encore bien trop haut pour être “ soutenable ” à moyen terme.
La rigueur, cette fois bien réelle, sera donc absolument inévitable en 2012 ou 2013, sans, bien entendu, qu'on l'ait évoquée pendant la campagne. La crise, en ce sens aussi, est utile à Nicolas Sarkozy. Elle lui permet de masquer les conséquences budgétaires de ses cadeaux fiscaux sous les effets de la crise, et de fidéliser sa clientèle électorale, pour laquelle les baisses d'impôt sur le revenu restent l'argument central.
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De marie 75
09H57 | 24/06/2009 |
Farce et attrape tout !
La 4ème est de retour !
Si Versailles m'était compté …..
Un incapable et ses godillots au pouvoir !
Il n'y manquait que le si joli remaniement ….
Voilà qui est fait : chaises musicales et casting ! ! ! !
Elle n'est pas belle la viue, sous Sarko L'UMP ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H09 | 24/06/2009 |
Travaillez plus ? plus longtemps ? Tous ? Et pour quoi faire ? Dans quel but ? Pour quel résultat ? pour conforter quel dominance ? Pour quel genre de société ?
-C'est pour l'après crise !
-Ha ben si c'est pour l'après crise, alors ..
à Numerosix
De morlar
nouvelle nuit du 4 aout | 04H49 | 28/06/2009 |
Monsieur Matouk avezvous oublié que la démographie française n'est pas celle des allemands ou des japonais ? nos générations sont sauvées, la retraite par répartition aussi.
Il suffit que la croissance revienne et les cotisations retraites reprennent le flambeaux.
Il faut aussi arrêter les exonérations des entreprises qui ne riment à rien sinon à appauvrir le travail par rapport au capital.
Une TVA sociale remettrait les comptes des retraites à flot.
L'immigration est aussi une solution pour faire travailler de suite une génération de travailleurs jeunes et motivée.
mais que veut-on ? faire mourir les français au travail ?
Toute cette discussion sur les déficits est une escroquerie intellectuelle,il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale ( 20 milliards sur 460 de budget ! ! ! )mais un manque chronique de financement orchestré par tous les gouvernements de gauche comme de droit depuis plus de 30 ans.
La main mise des libéraux sur tous ces gouvernements ont fait passé l'idée de solidarité au second voire au 3éme plan pour une seule idée : accroitre leurs profits.
Arrêtons de parler pénibilté au travail pour noyer le débat des retraites afin ,comme toujours, d'opposer les français les uns contre les autres ! !
La retraite à 60 ans est un droit ,l'allongement de la vie n'est pas un argument pour augmenter l'âge de la retraite.
De SUP. à la demande du riverain 21.07.09
... | 10H13 | 24/06/2009 |
Allons, Monsieur Matouk, le bouclier fiscal, qui est une mesure de Justice Sociale, ne vous en déplaise, ne représente que 300 millions d'euro de manque à gagner. Nos concitoyens riches, qui versent quand même généreusement à leurs concitoyens 50% de leurs revenus, n'ont plus le sentiment de subir un racket et sont moins tentés de haïr leur patrie et de s'expatrier !
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 10H25 | 24/06/2009 |
C'est vrai, il faut garder nos riches. Ils s'occupent si bien des pauvres.
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De Pseudo
Enfin libre :-) | 10H27 | 24/06/2009 |
« sont moins tentés de haïr leur patrie »
L'amour de leur pays est donc une histoire d'argent ?
à Pseudo
De haiker
11H24 | 25/06/2009 |
Quand on a de l'argent, tout est une histoire d'argent.
Quelqu'un qui a un million est millionnaire.
Quelqu'un qui a un centime est sentimental.
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De Jean Matouk
(auteur)
Economiste | 11H47 | 24/06/2009 |
Merci de m'avoir lu
Je ne parle pas seulement du bouclier fiscal, mais de toutes les autres baisses d'impôts depuis 2002. Allez sur le site OCDE dans « recettes publiques ». Vous verrez la baisse de nos impôts par rapport aux autres pays depuis 1997. Je compte aussi les niches fiscales multiples, dont la Cour des comptes a dénoncé le manque dans le budget.
Tout celà fait bien 20 ou 30 milliards €
De plus, depuis la mise en ligne ( voyez l'article de Didier Migaud, Député Président de la Commission des finances) le déficit est évalué à 130 milliards€, donc 30 milliards de moins ne le rameneront qu'à 100, ce qui est encore moins soutenable que 70, comme dit dans ma chronique
Enfin, sur le fond, le bouclier fiscal fabriqué au prétexte du petit propriétaire de l'Ile de ré, reste injuste dans son principe. Mais je pense qu'il faudrait que plus de 50% des français payent l'IRPP. Chaque français devrait en payer au moins, pour les plus pauvres,un ou deux € annuels.Dés liors, comme dans d'autres pays, les baises d'impôts apparaitraient moins injustes.
Cordialement
à Jean Matouk
De tlaloc
Retraité | 11H56 | 24/06/2009 |
en 2006 sous Chirac Villepin Sarkosy l'impôt sur le revenu a baissé fortement, + de 1000€ pour mon compte,je n'ai pas consommé plus, heureusement je l'ai placé en assurance vie, il aurait mieux valu à l'époque diminuer le déficit et la dette ce qu'ont fait les allemands Merkel et SPD.
à Jean Matouk
De morlar
nouvelle nuit du 4 aout | 04H44 | 28/06/2009 |
Monsieur avez oublié que la démographie française n'est pas celle des allemands ou des japonais ? nos générations sont sauvées, la retraite par répartition aussi.
Il suffit que la croissance revienne et les cotisations retraites reprennent le flambeaux.
Il faut aussi arrêter les exonérations des entreprises qui ne riment à rien sinon à appauvrir le travail par rapport au capital.
Une TVA sociale remettrait les comptes des retraites à flot.
L'immigration est aussi une solution pour faire travailler de suite une génération de travailleurs jeunes et motivée.
mais que veut-on ? faire mourir les français au travail ?
Toute cette discussion sur les déficits est une escroquerie intellectuelle,il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale ( 20 milliards sur 460 de budget ! ! ! )mais un manque chronique de financement orchestré par tous les gouvernements de gauche comme de droit depuis plus de 30 ans.
La main mise des libéraux sur tous ces gouvernements ont fait passé l'idée de solidarité au second voire au 3éme plan pour une seule idée : accroitre leurs profits.
Arrêtons de parler pénibilté au travail pour noyer le débat des retraites afin ,comme toujours, d'opposer les français les uns contre les autres ! !
La retraite à 60 ans est un droit ,l'allongement de la vie n'est pas un argument pour augmenter l'âge de la retraite.
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De kkadim
service public rhone alpes | 17H10 | 24/06/2009 |
et d'où qu'elle vient la richesse des riches mon petit bonhomme ? si ce n'est des pauvres qui triment, au mieux, de leurs rentes plus généralement, quand ce n'est le pognon de papa en héritage.
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De Kereven
21H19 | 24/06/2009 |
Le bouclier fiscal ne les empêche nullement de se barrer, comme Johnny, Daniel Auteuil… Vous ne faites que répéter le discours ambiant, sans y réfléchir.
à Kereven
De haiker
11H26 | 25/06/2009 |
Pléonasme : répéter le discours ambiant, c'est de facto ne pas y réfléchir.
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De Eliott
09H21 | 25/06/2009 |
En quoi le bouclier fiscale est une mesure de justice sociale ? C'est exactement l'inverse ! .
ET si il représente si peu pourquoi le maintenir ? C'est vrai il faut être débile de maintenir une mesure aussi peu populaire lorsqu'elle ne rapporte rien (selon vous).
De Coldo
pas là | 10H20 | 24/06/2009 |
Attendez, que je comprenne bien… vous voulez augmenter les impots de 20 à 30 milliards d'euros ? … Hop ! … Comme ça… entre le dessert et le café ? ! ! !
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 10H35 | 24/06/2009 |
Ouep je suis d'accord pour qu'on allonge la durée de cotisation pour la retraite. MAIS mais mais mais … après que nos chers parlementaires aient supprimé en premier et tout de suite leur très avantageux régime de retraite.
Ca éviterait qu'ils nous donnent des leçons peu légitimes.
Ils peuvent cotiser double au cours des trois premiers mandats, ce qui signifie par exemple que dix ans de cotisation correspondent à 20 annuités.
Pour sa retraite, un sénateur ou un député reçoit 1500 euros pour un mandat de 5 ans.
L'Assemblée nationale est alimentée à 43% par les cotisations et les contributions de l'Assemblée, le reste (soit 57%) provient des subventions du contribuable
Et hop !
à ZonZon la MouChe
De kkadim
service public rhone alpes | 17H19 | 24/06/2009 |
arrivant à un age mur (disons plus de 50 berges) un petit détail me préoccupe : travailler au delà de 60 ans, certes mais où, et à quel salaire : aujourd'hui je ne suis plus « rentable » et on me le fait bien sentir ; je suis suffisament agé pour appréhender les difficultés qui seront les miennes dans dix ans ( et oui j'ai vu ma mére veillir, et si elle est en pleine forme passé 70 ans, depuis longtemps elle mene une petite vie tranquille : la faire travailler le résultat serait simple : je ne lui donnerais pas une année de vie tant celà l'épuiserait ).
alors toutes théories à la noix sur l'age de la retraite qui ne prennent pas en compte l'état de sante d'un être humain sont de la pure foutaise. et je ne bosse pas sur un chantier, ni à la chaine, non dans un bureau. juste pour réfléchir : imaginez vous à un guichet et en face de vous une personne de 70 ans ( parce 42 ans de cotisations pleines ça nous améne là en tenant compte des études, des périodes de chomage, mi temps, temps partiel etc ; ; ; ), je vous souhaite bien du plaisir.
celà ne tient pas la route un minute : le but est la suppression pure et simple des retraites par répartition, et tant pis pour les dégats.
à ZonZon la MouChe
De Oeillet rouge
rêve générale | 18H30 | 25/06/2009 |
@ Zonzon,
Je ne comprends pas pourquoi lorsqu'on parle de cadeaux fiscaux aux plus riches voire des dividendes faramineux des actionnaires, on nous ressort systématiquement les émoluements des députés et sénateurs…
Certes ces personnes ont des avantages, certes il y a sans doute des abus… Et probablement des corrections à apporter et -- pour les abus - faire en premier lieu respecter la loi,
il faut également rappeler que les émoluements des parlementaires N'ONT AUCUNE COMMUNE MESURE AVEC LES DIVIDENDES DES ACTIONNAIRES (rapport 1 sur 100, 1 sur 1000, 1 sur 1 million d'€ ? , à vous de choisir…)
C'est pourquoi, je suis farouchement contre l'allongement de durée de cotisations pour les retraites !
Qu'on fasse payer ceux qui en ont les moyens et que les licenciements boursiers soient interdits !
Je vous rappelle également que même si la majorité d'entre eux n'ont absolument pas ma confiance, les parlementaires sont des élus du peuple français. Les actionnaires absolument pas !
à Oeillet rouge
De Oeillet rouge
rêve générale | 09H03 | 26/06/2009 |
Parfois je doute des positions de « gauche » des lecteurs les plus assidus de Rue 89…
Pointez la responsabilité des actionnaires - les plus gros s'entend, les autres ne sont que les dindons de la farce qui croient jouer dans la cour des grands…- les actionnaires donc qui sont les grands gagnants de l'exploitation et de la spéculation…
et attendez…
Eh bien non, les abstentionnistes et « révolutionnaires » du clavier de Rue 89 s'autocongratulent entre eux pour le moindre jeu de mots mais ne voient dans le pouvoir exhorbitant des actionnaires aucune malice…
Les actionnaires ? Circulez, il n'y a rien à voir… et chut ne le racontez pas sur tous les toits, moi aussi j'ai des actions, alors ?
De marie 75
10H38 | 24/06/2009 |
Dette publique mercredi24 juin 2009, le temps ch
Le « grand emprunt » français ou la réponse douteuse de Sarkozy
Sylvain Besson
Projet risqué du président français de financer les « priorités nationales » par la dette
Boule de neige
allez sur le site du temps : graphique montrant l'explosion de la dette fse : 68% (étude blomberg)
Publicité Ce mercredi, la France aura un nouveau gouvernement. Et Nicolas Sarkozy lui a déjà donné son ordre de mission : « Son premier travail sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d'un emprunt pour les financer. » L'équipe remaniée, dont la composition doit être révélée aujourd'hui, aura trois mois pour procéder aux consultations nécessaires et identifier les projets qui assureront « l'avenir de la France ».
On ignore tout du montant du futur emprunt, le premier du genre depuis 1993. Mais l'idée laisse déjà perplexes les économistes. « Si l'emprunt est levé sur les marchés financiers, alors c'est quelque chose qu'on fait tous les jours », note Patrick Artus de Natixis. « S'il est levé auprès du public, il coûte plus cher, car sa distribution représente environ 2% du montant total ».
Décision opportuniste
Patrick Artus reconnaît que le coup est « politiquement malin » – et qu'il pourrait même redonner confiance aux Français, qui auraient le sentiment de financer l'avenir de leur pays. Mais le projet lui semble « irrationnel » : il contribuerait à augmenter l'épargne, au moment où la crise impose de la réduire pour relancer la croissance.
Publicité
Mais Nicolas Sarkozy n'a peut-être pas le choix. L'Etat français est étranglé financièrement et n'a plus les moyens d'investir – un constat qui était déjà vrai avant la crise. Son déficit structurel de 3,5% du PIB « ne lui laisse aucune marge de manœuvre », avertissait début juin Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes. En temps normal, ce trou budgétaire absorbe le quart des recettes de l'Etat. Cette année, ce sera le double. Emprunter pour investir est un moyen de desserrer l'étau. « Mais il ne faut pas que ce soient des pseudo-investissements », avertit le député Charles de Courson. « Par exemple, financer le déficit de l'Education nationale sous prétexte que l'éducation est un investissement. »
Il faudra aussi éviter les embûches qui ont gonflé le coût des précédents emprunts. Dans les années 1950, Antoine Pinay, incarnation de la rigueur financière, avait offert une exonération des droits de succession pour attirer les épargnants. L'effet d'aubaine fut massif : « Comme disaient les notaires, on mettait la grand-mère en Pinay avant de la mettre en bière », s'amuse Charles de Courson. Dans les années 1970, Valéry Giscard d'Estaing avait été piégé par la montée des taux d'intérêt, sur lesquels son emprunt était indexé. En 1993, Edouard Balladur s'était de nouveau adressé aux Français pour financer un déficit qui dépassait déjà les 6% du PIB. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, en avait retiré une réputation de dépensier, finançant ses baisses d'impôts par l'explosion de la dette.
(…)
la suite sur le temps ch
à marie 75
De tlaloc
Retraité | 11H59 | 24/06/2009 |
emprunt Giscard 1973 7 milliards , 80 milliards de remboursement.
De pablico
11H34 | 24/06/2009 |
-le chiffon rouge de la retraite à 67 ans, c'est pour faire peur, et après on signera n'importe quoi, pourvu qu'on échappe à 67 ans.
-l'emprunt national, va faire office de mini référendum, madame la garde veut en faire un emprunt bi. (international+ national)
- la crise joue pour sarko, mais il faut qu'il se méfie du facteur temps.
quand les états du monde auront tellement emprunté, que cette bulle éclatera d'elle même. Avec un peu de chance elle éclatera après 2012, il passera entre les gouttes..
à pablico
De karlM
19H18 | 24/06/2009 |
info ancienne et tjrs d'actualité
1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :
- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent « bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable », qui ont ainsi entraîné une « perte de recette de 3 milliards d'euros » (année 2005).
Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.
2/ Sur les dettes de l'Etat :
- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulé à l'égard de la « Sécu » en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).
3/ Sur les recettes de privatisations :
- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dû l'être à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve. (dont une partie a été perdu en bourse ! ! ! )
4/ Sur les gains détournés des bénéfices du travail, vers les profits :
- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.
Nous demandons avec force pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
A savoir :
1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
2/ abandon du scandaleux privilège de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.
5/ Le syndicat des impôts précise : Une entreprise est visité tous les 69 ans, d'où une fraude de 40 milliards d'euros. Les niches fiscales représentent un manque à gagner de 20 milliards d'euros. (les plus riches les utilisent aussi un rapport 2008 de l'assemblée nationale estime la perte à 73 milliards. Marianne N°592)
De michel 13
| 11H51 | 24/06/2009 |
Je ne pense pas que la proposition de Balladur soit si intelligente que ça. Il veut regrouper les régions, les communes c'est à dire concentrer un peu plus de pouvoirs dans les mêmes mains et cela est inacceptable et dangereux. Déja avec le cumul des mandats une poignée d'élus (parlementaires, conseillers généraux et régionaux, maires) détient tous les pouvoirs en France, alors que ce pouvoir devrait appartenir aux électeurs qui en sont de plus en plus dépossédés. Après, il ne faut pas crier au scandale si ces électeurs ne s'intéressent plus aux élections, car d'un côté il y a la caste des élus et de l'autre il y a le « bon peuple » à qui on demande juste de venir voter, puis de retourner vaquer à ses occupations habituelles.
Un petit oubli dans votre papier : les causes exactes du déficit de la Sécu. Ce ne sont pas celles exprimées par les pouvoirs publics ou par les médias. Allez, un petit effort pour nous dire la vérité sur ce sujet.
Concernant le discours de Sarkozy à Versailles, vous semblez d'accord sur les propositions. Vous croyez donc encore aux discours, c'est inquiétant car les actes concrets suivent rarement les discours généreux. Dommage que le remaniement soit passé, vous auriez pu être dans le bon wagon.
à michel 13
De nanouD
citoyenne | 12H04 | 24/06/2009 |
Seule réaction critique à cet article…
Merci, vous l'avez fait pour moi.
à michel 13
De kkadim
service public rhone alpes | 18H35 | 24/06/2009 |
c'est dailleurs amusant cette manie de vouloir de la « proximité » et de systématiquement fermer tous les services de proximité ( bureau de poste, petits hopitaux, écoles…) et maintenant les communes jugées trop petites.
mais nous connaissons assez bien le processus : regroupons les communes, et les « trous perdus » passeront à la trappe. tant pis pour les ploucs, n'est ce pas.
il est évident qu'il faut revoir complétement la hiérarchie des institutions locales (donnons leur ce nom) de la commune à la région. dans mon secteur c'est un vrai casse tête : le nord isére (qui dépend de grenoble sa préfecture) est historiquement lyonnais : c'est là naturellement que nous nous tournons ; l'agglomération de lyon déborde aussi largement sur l'ain, voire la loire. bref dés qu'un projet empiéte celà multiplie les démarches, les couts, les délais….
je ne pense pas que le probléme soit au niveau de la commune, mais dans les niveaux supérieurs. ces 36000 communes c'est une chance à conserver. c'est dans l'orchestration au niveau supérieur des ces éléments de base qu'il faut améliorer, rendre plus souple, favorisant les agencements.
mais ici la seule approche est purement comptable : faire des économies ( dans l'immédiat, pour l'avenir…) ce qui n'augure rien de bon.
à michel 13
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 18H57 | 24/06/2009 |
vous soulevez un point
Mitterand disait : entre les elus locaux et ceux qui se présentent sur les listes adverses ça fait presque 3 millions de Français qui sont directement impliqués dans la démocratie
ça fait un socle 3 millions de personne
il y a un autre point. Si les petites communes (pas toutes déficitaires) sont regroupés, qui se souciera du sort de ces communes dés lors qu'elles ne seront plus autonomes
celles situés en région touristiques seront surexploités
les autres…..oubliés
et ou à votre avis seront stockés les déchets nucléaires ? dans les anciennes carrières de gypse parisiennes ?
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 11H58 | 24/06/2009 |
si sarko est de mauvaise foi sur l'impot, vous vous l'etes sur les retraites
rallongé la duré de cotisation jusqu'à 64ans quand on sait qu'en France les « seniors » de 58ans ne travaillent plus que pour environ 30 pour cent d'entre eux (je n'ai pas vérifié les chiffres)
cela veut simplement dire, a moins d'assurer le plein emploi des seniors : baisser le montant des retraites
ce qui peut etre valable pour les cadres de haut niveau mais pas du tout pour les professions dites intermédiaires qui auront cotisé tout leur vie pour juste atteindre le minimum vieillesse
bravo M. Matouk pour vote enfumage simplificateur
je doute que vous meme partirez avec une retraite d'environ 1000 euros par moi
des lors, il est confortable de parler de logique financière, de financement et de sacrifice
que prenez vous la peine d'ecrire sur rue89, vous seriez si bien dans le gouvernement sarko
à jyeden
De kkadim
service public rhone alpes | 18H45 | 24/06/2009 |
ne vous inquiétez pas : je la vois arriver la réforme qui sous prétexte de favoriser le « plein emploi » des séniors justifiera des subventions, des allégements, voire des éxonérations, de charges patronales.
tout celà pour notre bien, comme de bien entendu….
à kkadim
De Kereven
21H52 | 24/06/2009 |
Mais le gouvernement demandera au Medef d'embaucher….
….. Et le Medef débauchera, pour rembaucher des contrats un peu plus précaires, mais au final, le peuple n'aura gagné que plus de chomeurs et de déficit (Plan balladur de 90 milliards de FF 1994, plan de relance Sarkozy 2009…)