Le projet social-démocrate doit être « vert foncé »

Dans un précédent texte, je préconisais l'élaboration d'un projet « social-démocrate », qui, pour être crédible, devait être plus volontariste au sein de l'économie de marché. J'osais parler de « plan ». Je suggérais aussi au PS de se rappeler l'existence de l'« économie sociale », notamment des coopératives de production, qu'il a toujours trop négligées, même lorsqu'il a créé un secrétariat d'Etat censé en être chargé, mais sans moyens ni pouvoirs réels.

J'aurais dû aussi lui rappeler qu'existent en France de grandes mutuelles d'assurance ou de santé, dont les dirigeants, fonctionnellement neutres, sont personnellement souvent proches de la gauche. Eux aussi peuvent être mieux mobilisés au service du sauvetage de la « santé pour tous », ou d'assurances diverses plus solidaires. Nicolas Sarkozy vient d'annoncer, au Congrès de la Mutualité française, en y étant applaudi, qu'il comptait bien s'appuyer sur les mutuelles de santé pour l'assurance des maladies de longue durée, en leur donnant plus de responsabilité de gestion de ce risque. La gauche va-t-elle se laisser encore « trianguler » par lui pour reprendre le terme désormais consacré par les politologues ?

L'UMP à la chasse à l'électeur vert

Mais, aujourd'hui, la principale « triangulation » qu'il a commencée de mettre en place et dans laquelle il va persévérer, c'est évidemment l'écologie, espérant bien ainsi récupérer pour son assise électorale de 2012, une fraction des voix qu'elle vient d'obtenir au scrutin européen.

Il a d'abord suscité le fameux Grenelle de l'environnement à l'automne 2007, dont la seconde phase est censée venir au Parlement. Jean-Louis Borloo a excellé dans sa promotion et se targue partout d'engager, dans ce cadre, 440 milliards d'euros, dont il souligne évidemment l'apport positif à la relance et au soutien de la croissance économique. La commission Stiglitz, mise en place par le même Sarkozy, chargée de réfléchir sur la mesure de la croissance, va après consultation de la société civile, inclure sans doute des propositions concernant la correction du PIB en fonction de l'empreinte écologique de la croissance. Nicolas Sarkozy va redoubler d'effort en ce sens, ayant déjà réservé sa première visite d'après scrutin à une entreprise d'énergie solaire.

La « triangulation », vers les Verts dont bon nombre s'affirment, comme Daniel Cohn Bendit « ancrés à gauche », est donc bien engagée. Le PS va-t-il lui laisser le champs libre sur ce terrain aussi et abandonner sans combat ces verts au « président toujours candidat » ?

S'il ne le veut pas, s'il a vraiment l'intention de gouverner l'Etat, il doit être plus vert qu'il ne pourra l'être. N'oublions pas, en effet, que les lois doivent être votées par le Parlement et que celui-ci n'est pas totalement docile. Un excellent livre de mes collègues Pierre Cahuc et André Zylbeberg, vient de décrire comment les députés et sénateurs, convergeant sur certains points avec les divers corporatismes, ont vidé de l'essentiel de leur contenu les réformes sur le travail et sur la concurrence dans le commerce, donc les prix.

Les légumes de saisons au menu du Parti socialiste

Les mesures du Grenelle I ont déjà subi ce passage à la moulinette parlementaire. Les autres subiront le même sort. Il y a donc une opportunité pour le PS, s'il adopte lui-même un plan « vert foncé » susceptible d'emporter l'adhésion de tous les verts. Ce n'est pas le lieu pour en décrire les mille composantes et les inclure, si possible, quand elles impliquent des investissements, dans le « plan » à élaborer.

Mais c'est une urgence qui doit être saisie en approchant les diverses composantes de l'écologie politique pour l'élaboration de chacune d'elles. Le rapprochement ne se fera pas pour les régionales de 2010, qui, de toutes façons, compte tenu de ses gains de 2005, seront difficiles pour le PS. Les Verts veulent y avoir plus qu'un rôle d'appoint et c'est normal. Mais ils auront probablement une attitude plus conciliante pour 2012 si nous sommes en mesure de montrer que nous sommes devenus aussi verts qu'eux.

Une suggestion dans ce cadre ! Si l'environnement a conquis l'opinion, l'alimentation « bio » est en passe d'en faire autant. Les deux domaines ont d'ailleurs d'importantes intersections, comme l'excès de production de protéines animales, ou le transport, hors saison de production de ces fruits en zone tempérée, des poires d'Argentine ou des cerises du Chili.

Le PS devrait donc inclure dans son « plan », la modification économique et territoriale des productions agricoles, ce qui peut redonner un avenir à nombre d'agriculteurs. Les fruits et légumes consommés seulement en saison, et produits, comme cela commence à se faire en Californie, près des villes de consommation, avec un contrôle aisé par les clients eux-mêmes du caractère « bio », éventuellement dans des AMAP, ne devraient-ils pas être une composante importante du projet socialiste nouveau ? Moins de transports, moins de pollution des terres, santé améliorée. Que veut le peuple ? C'est le cas de le dire.

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De ginkoland

Ginkologue | 11H23 | 15/06/2009 | Permalien

Le jour ou le PS aura compris la pertinence de l'écologie, les baleines nageront déjà rue Solférino. Alors pourquoi ne pas fonder directement un grand parti écologique et social ? La social-démocratie a vécu… passons donc à autre chose !

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11H52 | 15/06/2009 | Permalien

le PS est un parti productiviste …. alors que je pense (mais je veux bien des arguments contradictoires) que la décoissance est inévitable, nos ressources, métaux, énergie sont limités et il faut mieux les partager, le PS n'est pas radical à ce point.

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cadre associatif | 19H40 | 15/06/2009 | Permalien

Tout à fait d'accord c'est pourquoi le projet social démocrate ne sera jamais vert foncé. L'important n'est pas la décroissance ou pas, c'est la cohérence d'une politique écologiste. Les socialistes sont socialistes, pas écolos, tout comme la droite est libérale pas écolo. L'écologie politique est un courant politique, avec une idéologie, à part entière, qui prend en compte l'ensemble des aspects de la sociéé en y articulant les problèmes environnementaux, c'est ce que certains avaient du mal à comprendre et que Eva Joly a fait comprendre à beaucoup de monde qui lui demandaient pourquoi elle était sur les listes écologistes alors qu'elle travaillait sur les paradis fiscaux.

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08H37 | 16/06/2009 | Permalien

Il y a longtemps qu'il y a un courant ecologiste au PS et des gens qui font de l'écologie au quotidien : venez vivre en poitou-charentes et vous verrez ! Au dernier congrès de Reims il y avait une motion écologique qui, certes, n'a pas fait les honneurs de la presse.C'était la motion B.Nul doute que si aujourd'hui on devait revoter sur les motions elle ferait un bien meilleur score. Et ses responsables ne faisant pas parti des « éléphants » ou des « quadras » en vue elle en serait d'autant plus crédible.L'écologie politique existe bien au sein du PS également : reste à savoir si se compter chacun de son côté est la solution pour faire avancer les choses !

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De chrisreal

Prof Université | 11H27 | 15/06/2009 | Permalien

bonjour
….sauf que compte tenu de l'urgence climatique, le problème n'est pas de savoir comment vont se positionner intellectuellement les leaders charismatiques (et donc ce que sera la couleur des légumes) mais plutôt de savoir quelles mesures seront prises pour éviter la disparition de la civilisation humaine voire de l'espèce ! ! !
Chris

Portrait de yoye-2000

De yoye-2000

se leve tard et travaille mou | 11H34 | 15/06/2009 | Permalien

Déjà pris par la droite, la bouffe ! Juppé ne mange déjà plus de cerise en hiver !

Personnellement, je suis très sensible aux thèses écolos ; Mais gare à l'effet de mode. PArce que les écolos ont surtout gagné car
1. Le thème est porteur (ça tt le monde l'a compris)
2. Ils avaient un programme clair, et surtout des têtes de listes cohérents et soudés, liée une vision loin d'être totalement opportuniste. Ce que le PS, en l'occurrence, n'est pas foutu de faire depuis au mieux Jospin
3 On était sur une élection relativement dépersonnalisée qu'ils ont su judicieusement incarné.

Donc, si le PS se contente de ne pas bouffer de cerise en hiver comme Juppé et de promouvoir les Amap… Ben, ils resteront aussi crédibles que Juppé

http://ma.vie.a.nantes.over-blog.com/

Portrait de kkadim

à yoye-2000 Portrait de yoye-2000 De kkadim

service public rhone alpes | 08H21 | 19/06/2009 | Permalien

les écolos ont gagné c'est vite dit, avec 60% d'abstention, on pourrait plutôt dire que les écolos ont fait un score honorable en se maintenant au dessus des 5-6% habituelles quand la l'abstention tourne autour des 30-40%.
nous verrons si les écolos seront toujours là lors d'autres élections, comme vous le faites remarquer .

Portrait de Tassin

De Tassin 70606

Inquiet | 11H46 | 15/06/2009 | Permalien

« La commission Stiglitz, mise en place par le même Sarkozy, chargée de réfléchir sur la mesure de la croissance, va après consultation de la société civile, inclure sans doute des propositions concernant la correction du PIB en fonction de l'empreinte écologique de la croissance. »

C'est trop beau pour être vrai. Si le PIB devenait corrigé de l'empreinte écologique on serait avec un PIB négatif.

Ils vont bien trouver un moyen de corriger ça pour que ça profite à la croissance tout-court. En attendant les Français ont toujours une empreinte écologique de 3,5 planètes…

Portrait de Cyril.

De Cyril.

en partance... | 12H04 | 15/06/2009 | Permalien

Je suis content de voir que je ne suis pas le seul à penser que du point de vue du PS, l'unique solution est de refonder leur vision politique en se transformant en parti qui intègre l'écologie politique comme une nécessité absolue.

Un vrai parti de gauche, s'il veut exister, devra être complètement « écologiste », sous peine de disparaître…

Portrait de Tassin

à Cyril. Portrait de Cyril. De Tassin 70606

Inquiet | 12H27 | 15/06/2009 | Permalien

Portrait de Jeff_cc

à Tassin Portrait de Tassin De Jeff_cc

cadre associatif | 19H43 | 15/06/2009 | Permalien

Ben oui il existe le parti écologiste, de gauche, ça s'appelle Les Verts…et la moitié de l'électorat de gauche (les voix europe écologie vont de l'extrême gauche au centre) l'a bien compris.

Portrait de Tassin

à Jeff_cc Portrait de Jeff_cc De Tassin 70606

Inquiet | 20H20 | 15/06/2009 | Permalien

Je pense que le Parti de Gauche, en tout cas tout particulièrement Melenchon, a un programme écologique plus cohérent qu'Europe Ecologie.

Exemple :

http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/621-entretien-avec-jean-l…

Portrait de kkadim

à Cyril. Portrait de Cyril. De kkadim

service public rhone alpes | 08H24 | 19/06/2009 | Permalien

mouais, j'ai un gros doute : souvenons nous du « libérale-socialisme » trés à la mode au parti socialiste, jusqu'à ce que, pas de chance, une vilaine crise n'évince ses défenseurs.

Portrait de sandrette

De sandrette

12H09 | 15/06/2009 | Permalien

pour yoye
quelle cohérence entre bové et con bendith ! un est pour le tce et l'autre était un farouche opposant ! de plus leur programme est innaplicable dans le futur traité de lisbone.de plus comment ne pas parler de candidat opportuniste : eva joly voulait aller chez le modem mais les militants ne l'ont pas voulu parcequ'ils estimaient à juste titre qu'elle était parachuté du coup elle est allé chez les verts ! josé bové est le plus fort,il était lors de la campagne présidentielle un farouche opposant du libéralisme et la il s'associe avec cohn bendith qui lui assume totalement ses convictions libérales ! apres l'on s'etonne que les gens ne votent plus

Portrait de leo s

De leo s

noyaudecondensationdanslanébuleused... | 12H41 | 15/06/2009 | Permalien

Le projet social-démocrate doit être « vert foncé »… ? ? ?

Valls le voudrait plus « white », plus « blanco »

De quelle couleur Valls est-il le nom :
caca doigt.

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 13H07 | 15/06/2009 | Permalien

« Le projet social-démocrate doit être “ vert foncé ” »

Attention, comme toute verdure mal cuite, cela donne la diarrhée.

Portrait de phil40

De phil40

insertion professionnelle | 13H09 | 15/06/2009 | Permalien

L'Economie Sociale et Socialisme.

L'économie sociale est une doctrine politique qui entend développer sous le nom de tiers secteur les activités économiques qui ne sont organisées ni comme des entreprises capitalistes ni comme un service public. C'est par analogie avec le Tiers état ou le tiers monde que ce secteur est désigné comme tiers secteur, le premier secteur étant ici le commercial, et le deuxième le secteur public et para-public.

Au sein de l'économie marchande, de nombreuses entreprises poursuivent d'autres objectifs que d'enrichir des actionnaires. Coopératives de production, banques mutualistes et coopératives, mutuelles d'assurances ou de santé sont certes tenues d'équilibrer leurs comptes pour assurer leur pérennité, mais leur réussite ne se mesure pas au niveau de leur résultat.
Leur but premier est de satisfaire leurs adhérents, associés ou sociétaires. Elles montrent concrètement par leurs actes que « la force du nombre peut se révéler plus forte que le pouvoir du capital. »Elles font pénétrer du collectif, du « public » dans le « privé. »

L'économie non-marchande ne se limite pas plus à l'Etat et aux collectivités locales. De multiples structures issues de l'initiative citoyenne, des associations et des fondations, prennent en charge désormais des besoins collectifs que le marché ne satisfait pas ou mal.
Ces structures introduisent ainsi du « privé » dans le « public. »
Elles forment ce qu'on appelle l'économie sociale, une économie ni capitaliste, ni publique, fondée sur des principes démocratiques.

Les structures de l'économie sociale peuvent donc être en concurrence avec des établissements industriels et commerciaux, poursuivre les mêmes finalités que des organismes publics. Dans la mesure où les bénéficiaires ne sont plus des clients, des usagers ou des administrés, mais de véritables associés qui possèdent une part du capital, prennent part aux décisions et sont solidaires des risques, on parle d'économie sociale et solidaire en y incluant de nouvelles formes d'activités, notamment l'insertion par l'activité économique.

Les liens entre l'économie sociale et le socialisme sont évidents et pour cause, même si l'économie sociale n'a pas une seule couleur politique, elle est née avec le mouvement socialiste.

Les premières formes d'économie sociale apparaissent au début du 19ème siècle pendant l'essor du capitalisme industriel, les ouvriers commencent à s'organiser en créant des sociétés de secours mutuels ( paiement des enterrements, des jours de grève.
Au sein même du mouvement socialiste, les mouvements coopératifs et mutualistes sont marginalisés au sein de la première Internationale par le leadership que prend la conception marxiste de la lutte des classes sur le mouvement ouvrier. Cette conception conduit le prolétariat à privilégier la lutte pour la prise du pouvoir politique alors que les tenants de l'économie sociale préconisaient le changement immédiat par la conception d'entreprise démocratiques.
Le mouvement socialiste est donc partagé dés la fin du 19ème siècle entre une identité militante forgée dans le mythe de la révolution et la rupture avec le capitalisme et une identité politique s'appuyant sur des pratiques réformistes de changement social s'articulant nécessairement avec le capitalisme.

Cette dualité s'est effacée avec l'effondrement du bloc soviétique et le recul des croyances dans les vertus de l'Etat prolétarien et de l'efficacité de la révolution, les évolutions qui ont touché l'Etat moderne au fil des années (décentralisation-délégation de services publics-politiques territoriales…) témoignent du rapprochement entre l'économie sociale et la notion d'intérêt général dont le mouvement socialiste s'est toujours revendiqué.

Dés lors, l'économie sociale retrouve toute son actualité et sa pertinence.

Cette évolution nous a amenés, dans notre « Déclaration de principes » à nous déclarer officiellement partisan de l'économie sociale de marché.
Aujourd'hui où l'économie et la société sont plus que jamais plongés dans une crise significative, la crédibilité d'un projet de gauche passera nécessairement par une reconsidération de l'économie de marché et une opposition à la société de marché.
Une autre politique économique est donc possible, elle doit être intégrée et portée par un projet politique cohérent et ambitieux que nous devons construire.

Pour ce faire, nous devons réguler la sphère marchande et surtout développer la sphère de l'économie sociale et solidaire.

Portrait de Enki

De Enki

Alchimiste | 13H10 | 15/06/2009 | Permalien

A droite, le concensus, c'est le marché. Sur ce beau concensus, la mode étant au vert, on applique une belle peinture glycero laquée. Elle s'applique facilement, sèche vite, mais ça sent fort et c'est pas écolo du tout.

Dans la jungle verte, on est vert dans la masse, mais de toutes les nuances de vert qu'offre la palette chlorophylienne. Il n'y a concensus que si on regarde de loin.

Dîtes « éolienne », par exemple, parmis 10 000 autres cas concrets, et le concensus vole en éclats.
- L'un défendra les oiseaux. Il a raison.
- L'autre défendra l'énergie éolienne comme renouvelable. Il a raison aussi.
- Le troisième objectera que la production éolienne d'électricité, variable et aléatoire, sera systématiquement couplée à une production thermique. Il n'a pas tort.
- Le quatrième expliquera, qu'avec cinq régimes de vents, la France a les moyens de répartir la production variable des éoliennes sur les besoins constants du territoire. Il n'a tort que si l'on privatise le marché de l'énergie.

La seule réponse crédible aux enjeux environementaux, que l'on parle de l'eau, de l'énergie,ou de l'agriculture, c'est la ré-appropriation des moyens collectifs d'intervenir.

Re nationaliser EDF-GDF est une condition sine qua non, et elle n'est pas suffisante. Il faut nationaliser l'eau. Il faut responsabiliser l'industrie et l'agriculture. Il faut être violent, il faut être ambitieux.
Il faut ne point avoir oublié ce que « socialisme » veut dire, au point de chercher un nouveau vocable.

L'union de la gauche doit se faire sur l'urgence de reprendre, dans les mains d'un Etat démocratique, le pouvoir de gérer ce qui détermine notre sort commun. L'eau, l'air, la terre, l'énergie.

Au sein de cette gauche, l'expertise écologiste est indispensable.
Dans le combat écologiste, le socialisme est incontournable.

Portrait de watashi_baka

De watashi_baka

... | 13H24 | 15/06/2009 | Permalien

Un commentaire pleins de bon sens.
Le problème des verts c'est qu'ils sont audible sur l'écologie car c'est ce qu'on leurs confie alors que c'est un thème ou ils sont plutot mauvais (Voyez comment ils sont bon sur certaines questions de société tel que l'égalité des droits LGBT ou sur l'Europe avec leurs projets cohérents d'Europe fédérale)
Ce qu'on peut esperé c'est qu'avec la mode du green washing (en tout cas pour l'UMP ou le Modem) on peut esperé entendre un peu plus les verts sur ces autres sujet.
Le P.S. est un petit coincé,
Entre Royal qui court après les Chrétiens-démocrates (Bayrou et al.) et qui oublie un peu l'écologie (oui je trolle si je veux ! ) et Hamon qui court après les marxistes (Buffet/Besancenot) qui irait presque proné la collectivation des moyens de productions en oubliant tout l'aspect écologique. Et surtout le P.S. utilise les verts comme un Alibi écologique, ce qui empeche ce point d'être traité dans sa globalité !

Pourtant j'ai bon espoir que l'écologie s'impose en politique.
Utopia qui défend depuis longtemps l'écologie a gagné un peu de visibilité au dernier congrès mais surtout ce congrès a vue l'arrivé d'un pole écologique soit deux courants écolo.
Pupunat et d'autres cadre d'Utopia ont rejoint le PdG et y ont pris des responsabilité, ce qui indique qu'a la gauche du P.S. on est sortit du productivisme soviétique.
Des gens engagé dans la lutte contre la corruption ou les inégalités sociale ont été élus chez les verts, ce qui devrait les faire sortir du role de faire valoir écolo qu'on leurs donne trop souvent.

Il y a des gens très compétents en écologie au P.S. si le P.S. les écoutes plutot que de courrir après la droite et l'extreme gauche.
Si les verts se mettent a être visible en politique générale,
Alors l'écologie apparraitra vraiement en politique.

[Et juste pour troller un peu plus]
En attendant si le P.S. ré-investit Royal en 2012 je transfuge chez les verts, surtout si le candidat est Cochet ! et qui sait on aura peut être un vert au second tour ; )

Portrait de Naradamuni

De Naradamuni

sans | 13H44 | 15/06/2009 | Permalien

La Mega Propagande Ecologique : 2009 « Home » 2010 « EcoCops » La Dictature Verte Et Ses Taxes est En Marche
Et le PS ne voudrait pas rater le train de cette EcoDictature Verte en chantier !
Coté social quelques pensées éco :
Yves Cocher des Verts, a tenu des propos allant dans ce sens en début d'année. Proposant de diminuer les allocations familiales à partir du 3ème enfant, qu'il justifiait ainsi :

« Comment s'étonner alors que beaucoup s'interrogent : et si nous étions trop nombreux, déjà, pour cette Terre ? Notre démographie n'est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l'affirmait déjà l'austère Thomas Malthus en 1798 ? Les “émeutes de la faim” qui ont secoué en avril 2008 des pays très peuplés Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Egypte, Haïti, Indonésie, Maroc, Philippines, Nigeria, Sénégal ne lui donnent-ils pas raison ? Le pasteur britannique Thomas Malthus, économiste, affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5). Inévitablement, nous irions vers l'épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. ».

Mais il n'est pas le seul à penser ainsi dans la mouvance Ecologie. Ainsi, sur le site « notre-planete.info », proche de l'ONG « Les Amis de la Terre », dans sa rubrique « surpopulation », on peut lire parmi les premiers articles, celui intitulé « Homo Sapiens est la pire espèce invasive. » :

« Nous feignons d'ignorer la finitude d'un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Il faut quelque chose de plus qu'un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une famille nombreuse n'est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l'avenir commun ? »

Tout est dit dans ces quelques mots. C'est terrifiant et cela renvoie à une autre époque celle ou l'on argumentait avec enthousiasme en faveur de l'eugénisme.
les Cohn Bendit, Bové, Cocher, Sarkozy, Obama etc… une génération de serviteurs égoïstes, hyper individualistes, cyniques et jouisseurs immoraux, et surtout nihilistes, qui, brandissant l'étendard vert et martelant le slogan vert « sauver la planète », sont sur le point de détruire une partie de l'humanité sans aucun état d'âme.

Mais, pour donner l'impression qu'ils se soucient des pauvres, les adeptes de la taxe carbone, Cohn Bendit- Bové, Sarkozy, Borloo Hulot et Cie, proposent « généreusement » un système de taxation-compensation avec des « tickets verts » distribués aux plus démunis, certains envisageant cette distribution de manière bien plus large, la taxe carbone servant entre autre, à les payer . C'est sans compter sur la hausse des prix que va engendrer cette taxe carbone puisque qu'elle va toucher tous les secteurs d'activités. Comme si, avec une hausse record du chômage dans le secteur privé, donc une paupérisation accélérée d'une nouvelle frange de la société, c'était le moment, après le paquet fiscal fait pour enrichir les riches, de taxer encore plus les pauvres. Ces taxes environnementales sont tout simplement scandaleuses.

Vouloir réduire la consommation d'énergie en imposant une taxe carbone c'est d'abord et avant tout réduire le niveau de vie des populations les plus défavorisées car les riches ont les moyens de se payer les technologies et faire faire les travaux nécessaires pour faire des économies d'énergie. Cela vaut également pour les classes moyennes politiques puissantes et notamment celle des Cohn Bendit-Bové et leurs groupies.

Les populations les plus défavorisées n'ont pas à payer par le biais d'une taxe carbone la surconsommation énergétique des plus riches dont celui qui squatte l'Elysée et sa bande de mafieux. De même elles n'ont pas à payer le manque d'investissement dans la recherche de produits moins gourmands en énergie, tout simplement parce que les actionnaires sont trop occupés à encaisser des dividendes pour les dépenser en consommant encore plus d'énergie de par leur train de vie.

Les pauvres n'ont pas à payer la casse des services publics dont les transports, alors même que ces services, biens publics, leurs ont été volés et bradés aux amis des cliques politiques successives au pouvoir, de droite comme de gauche. Une politique de transports en commun basée sur des économies d'énergie aurait du être mise en place depuis longtemps car les problèmes de diminution des ressources énergétiques telle le pétrole, et les problèmes des émissions de gaz à effets de serre sont connus depuis longtemps. Mais le libéralisme et ses collaborateurs dans les classes politiques - qui détournent à leur profit la démocratie comme on vient de le voir encore une fois lors de ces dernières élections européennes avec un taux d'abstention record de 60% - ont manigancé une crise économique pour se redistribuer entre eux les moyens de production et les profits en misant désormais sur le VERT. Le système reste le même, celui de l'exploitation et l'asservissement du plus grand nombre au profit d'une « élite tueuse ».

http://www.alterinfo.net/EcoDictature-Verte-Les-Pauvres-Premieres-Victim…

Que le PS passe au « vert pomme foncé » rien d'étonnant il suffit d'ajouter un peu de jaune dans le bleu sarkosyste dont certains de ses éléments se sont badigeonnés !

Le succés d'Europe Ecologie aux élections européennes repose principalement sur sa campagne de propagande savamment orchestrée par le maître manipulateur libéral réformiste vert de Bruxelles, Cohn Bendit, et son complice alterecolo, Bové. Cette campagne, amplement relayée par tous les médias, a culminé par la projection à 48 heures du vote, du film Home de Yann Arthus-Bertrand, produit par Luc Besson et surtout financé par François-Henri Pinault, le patron de PPR (Pinault-Printemps-Redoute et menbre du Bildberger), et ami proche de Sarkozy. Le Groupe a participé à hauteur de 10 des 12 millions d'euros du coût de production, argent provenant de la très écologique industrie du luxe française, un plus « Vert » donc pour l'image du groupe. Le message, subliminal ou non, est clair et martelé en boucle tout le long du film :

Les moyens mis en oeuvre pour diffuser cette propagande sont à la hauteur des ambitions du Nouvel Ordre Mondial au service duquel travaille Cohn Bendit depuis toujours, en France en 1968, puis en Allemagne avec les Verts - de même que son ami Joschka Fischer qui a été se « ressourcer » en 2007 au Council on Foreign Relations - et maintenant avec Europe Ecologie. L'épopée écologique planétaire a été activée pour canaliser la remise en cause de cette gouvernance mondiale source d'inégalité extrême, et pour neutraliser tout mouvement qui pourrait constituer une menace pour l'élite dirigeante dont Cohn Bendit fait partie de même que son ami Sarkozy. Elle repose principalement sur des scénarios catastrophes « naturelles », dont le réchauffement climatique, la soit disant menace de disparition de la planète, les pandémies (grippe aviaire, grippe porcine…) etc…. Elle joue entièrement sur l'émotionnel, plonge les spectateurs dans une abîme apocalyptique et les renvoit à leur instinct de survie. Elle utilise pour se faire des mégas moyens « hollywoodiens » pour marteler son message :

« Inscrire l'écologie au coeur des consciences »….
« Inscrire l'écologie au coeur des consciences. »
« Inscrire l'écologie au coeur des consciences. »
« Inscrire l'écologie au coeur des consciences. »

En d'autres termes, politiquement parlant c'est : si vous voulez survivre, votez Ecologie.

Après le « Sécuritaire Sarkosyste », le « Sécuritaire Écologiste »
Préparer les Esprits à la Dictature Verte et ses « EcoCops/EcoFlics » prochaine étape déjà programmée avec la diffusion d'une série TV « EcoCops » en 2010 : 12 épisodes de 50 minutes chacun…

A vos touche le nazeurs !

Portrait de Tassin

à Naradamuni Portrait de Naradamuni De Tassin 70606

Inquiet | 14H06 | 15/06/2009 | Permalien

J'ai beau prendre un peu de recul par rapport à ce que tu avances comme critiques, je vois plus YAB et son « home » en faveur de la décroissance plutôt qu'en « croissantisme vert ». Je l'ai toujours entendu tenir un discours du type « consommez moins » plutôt que « achetez des bananes bio, une prius, une pompe à chaleur et triez vos déchets et vous sauverez la planète ».

Je suis d'accord pour dire que l'instauration d'un régime éco-fasciste à tendance mondiale est un danger, mais ça viendra de la droite une fois au pied du mur de la crise écologique/énergétique, pas des altermondialistes/décroissants.

En revanche, EE n'a rien de décroissant. Ils proposent des mesures intéressantes (revenu maximal, rénovation massive du bâti, interdiction des OGM…) mais sans perdre de vue la sacro-sainte croissance du PIB. Ce qui est antinomique avec écologie.

La démographie n'est plus un problème en France. Elle le reste par contre dans les pays en développement.

Portrait de Naradamuni

à Tassin Portrait de Tassin De Naradamuni

sans | 14H51 | 15/06/2009 | Permalien

YAB est à la base un photographe amoureux du beau cliché, je ne remets pas sa sincérité en doute ! ( ? )
Qu'il soit utilisé à l'insu ou pas de son gré. ( ? )

Pour le reste la manipulation de masse ne fait aucun doute pour moi, les politiciens, hommes d'affaires, etc… sont une caste d'opportunistes entretenant et surfant depuis longtemps sur les peurs des gens et l'histoire nous montre que l'éthique n'est pas une de leur première qualité, bien au contraire !

Personnellement je vis en décroissance depuis bien longtemps dans une simplicité volontaire et ne suis le maitre que de moi-même.

Ps : Le premier geste écologique sociale serait non uniquement un revenu maximum, mais une redistribution équitable des richesses et un revenu vital citoyen non conditionnel (pas une allocation de survie ! )

Portrait de Lugi

à Naradamuni Portrait de Naradamuni De Lugi

17H05 | 15/06/2009 | Permalien

Je suis relativement d'accord pour qualifier les projets et orientations de Danil Cohn-Bendit de douteux et peu cohérents sur la partie visible. Notamment lorsqu'il se proclame de gauche alors qu'il est très libéral.

En revanche, on va pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Cohn-Bendit c'est une chose, EE une autre. Dans l'ensemble, je vous recommande de prendre un peu de recul par rapport à ce que vous dites et d'être plus pragmatique lorsque vous faites la part des choses. C'est un peu flou votre pavé, et en première lecture on dirait que vous faites des amalgames grossiers à dessein alors qu'en vrai on devrait vous laisser le bénéfice du doute.

Portrait de A.V.

De A.V.

tamagotchi89 | 14H52 | 15/06/2009 | Permalien

« Les fruits et légumes consommés seulement en saison, et produits, comme cela commence à se faire en Californie, près des villes de consommation […] »
« Moins de transports, moins de pollution des terres, santé améliorée. Que veut le peuple ? C'est le cas de le dire. »

= moins de consommation, moins de production, moins d'importations, moins de transport, moins de distribution, moins d'emballages, moins de recyclage, moins de pub, moins de pétrochimie, moins de médicaments, etc… C'est pas très croissance-friendly, ça. Difficile d'envisager un volet économique non inflationniste viable sans inclure TOUS les autres secteurs. Pour rappel, le PS est enlisé depuis x années dans des luttes intestines pour éventuellement se trouver un leader qui proposerait un programme pour éventuellement renouer avec la croissance. En deçà de 200 ans, vous avez une deadline ? …

Portrait de Iv

De Iv

Roboticien utopiste | 15H13 | 15/06/2009 | Permalien

Je me demande combien de personnes ont, comme moi, voté pour Europe Ecologie malgré son volet écologique et non pas à cause de lui : c'était la seule liste à présenter un programme social courageux et réaliste. Ses absurdités au sujet des nanotechnologies ou des émissions electromagnétiques m'ont un peu ralenti, mais la taxe Tobin, la licence globale sur internet, l'idée de réguler les taxes douanieres en fonction du respect des droits de l'homme des différents pays, Eva Joly les rejoignant, ça c'était convaincant.

Je ne sais pas s'il s'est agi d'une expression d'une conscience de l'écologie. Permettez moi de me demander s'il ne s'agit pas simplement du fait que le PS a été d'une telle nullité que le discours cohérent de gauche lui a été subtilisé par cette liste.

Portrait de lebocksson

à Iv Portrait de Iv De lebocksson

22H27 | 15/06/2009 | Permalien

Je pense aussi, du fait que la liste était vraiment européenne et non franco-francaise. Les deux tetes de listes étant des européens. Un français de nationalité allemande et une norvégienne de nationalité française. çà change. Il aurait fallut + d'européens.

Portrait de whale1938

à Iv Portrait de Iv De whale1938

Retraité EN | 05H43 | 18/06/2009 | Permalien

Oui. Parmi les électeurs d'Europe Ecologie, il y a les fervents de l'Europe (y compris les nonistes du TCE, fervents d'une certaine Europe), les fervents d'écologie, et surtout les déçus de la gauche socialiste. Notre Ministre de l'Intérieur (feint-elle l'ignorance ? ) les appelle officiellement les Verts (voir les résultats officiels). Dans ce cas les résultats de son parti auraient dû figurer sous l'appellation PPE. Mais réduire Europe-Ecologie à la seule écologie, ça sert, non ?

Portrait de Senon

De Senon

retraité | 15H16 | 15/06/2009 | Permalien

Je partage largement le point de vue de Jean Matouk mais je signale pour les lecteurs que le traval de « verdissement » du PS serait largement entamé si seulement la direction actuelle du parti daignait porter les yeux sur le programme présidentiel de SA candidate de 2007 , programme qui a valu à Ségolène Royal d'être facilement soutenue au second tour par les Verts, comme par José Bové. Je demanda aussi à ces dirigeants de s'informer sur le travail considérable qu'anime S.R. dans sa Région en matière d'écologie. Je regrette franchement qu'il faille chaque jour réinventer « l'eau tiède »..

Portrait de coco19

De coco19

retraité | 16H14 | 15/06/2009 | Permalien

Personnellement,au lieu d'un« verdissement“foncé du PS,je souhaiterais plutôt qu'il rougisse un peu plus,ce qui serait plus profitable à notre socièté et surtout à ceux qui gagnent leur vie à la sueur de leur front.
Je ne pense pas que le programme économique et social des Verts puisse en quoi que ce soit changer les choses dans ce pays.

Portrait de SuperAlAmAs

De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 17H09 | 15/06/2009 | Permalien

ca ne veut strictement rien dire, c'est de l'occupation « égocentrique » de médias…
la création de concept et de couleurs, l'extrapolations d'alliances ou pas, c'est magnifique, mais multiplier et rendre de plus en plus complexe la politique ne sert qu'une partie de la société, et une partie restreinte, donc tous les petits grattes papiers qui veulent en croquer, on dirait qu'ils sont en devoirs d'écriture, que leurs pensées est pour plaire au pouvoir : la critique c'est pas ca…
On ne peut parler de détail si le fond, si ce qu'il y a de plus terre à terre est complètement éroné, c'est de la vaste couillonades, de l'encugulage de mouches…
Vert foncé, rouge brun, lol, bandes de ploucs…

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