Un modèle social-démocrate anticrise : courage Martine !

Laissons aux spécialistes électoraux le soin de détailler, ville par ville, ce qui, de la division de la gauche et de l'abstention, qui , semble-t-il, a été plus forte chez les électeurs traditionnels de gauche que de droite, est à l'origine du mauvais score du PS.

Quelle que soit la cause électorale, il s'est montré, jusqu'à présent, incapable d'élaborer un modèle social-démocrate de sortie de crise, de le médiatiser et de l'incarner.

Va-t-il le pouvoir maintenant ? Ou ses dirigeants et élus se sont-ils installés dans un « socialisme municipal, départemental et régional » abandonnant tacitement à la droite le soin de gouverner l'Etat ?

Pourquoi Besancenot ne suscite-t-il pas de nouveaux « LIP » ?

Pourquoi, d'abord, un programme social-démocrate ? Ecartons le débat linguistique stérile. Ne confinons pas la social-démocratie à son origine historique, d'ailleurs variable par pays. Disons qu'elle s'oppose à la foi au libéralisme qui nous a conduit ou nous en sommes, et à l'anti-capitalisme de Besancenot.

Celui-ci sort affaibli du scrutin, et ne conduit les salariés nulle part. Incidemment, d'ailleurs, si le leader du NPA croyait vraiment à sa mission, pourquoi se contente-t-il de rendre visite aux ouvriers en grève dans leurs usines en voie de fermeture ?

Ne se sentent-ils pas capables, n'osent-ils pas susciter, au moins dans quelques cas, par exemple, dans les usines de pneus ou de sous-traitants automobiles, des « prises en mains » de leurs usines par ces mêmes salariés, des « LIP » trente ans plus tard ?

Ne peuvent-ils pas entraîner les syndicats des grandes firmes automobiles à contraindre leurs directions à acheter les pneus -une faible part de leurs achats annuels- que les ouvriers des usines Conti et autres Goodyear continueraient à fabriquer et vendraient pour assurer leurs salaires.

Ne peuvent-ils mobiliser aussi les salariés des banques pour qu'ils contraignent leurs directions à maintenir les avances de trésorerie nécessaires ? Il suffit d'énoncer ce déroulement qui serait peut-être fort sympathique à des millions de gens, pour en montrer la quasi impossibilité, aujourd'hui, ce qui renvoie notre « postier » à sa seule posture tribunitienne et médiatique.

Aujourd'hui la social démocratie doit restaurer un « Plan » pour l'économie de marché.

Mais que serait alors un programme social-démocrate de sortie de crise ? Voici un début d'écot à une réflexion qui aurait dû commencer il y a deux ans, qui a sans doute été menée en comités divers, mais qui, c'est le moins qu'on puisse dire, n'a guère eu de « réalité ».

Un tel programme doit être fondé sur l'idée que l'économie de marché, même sous sa forme capitaliste, qui n'est d'ailleurs pas la seule, peut être encadrée, orientée et même, si besoin, domestiquée pour fonctionner beaucoup plus au profit du travail et beaucoup moins du capital. Il faut affirmer cela sans avoir peur d'une gauche de la gauche incapacitante.

Aujourd'hui, en temps de crise, cela signifie d'abord sauver ce qui peut l'être de l'appareil productif, puis le restaurer, le revivifier -sans faire trop confiance pour cela à l'appétit capitaliste pour le profit maximum-. Appelons cela une « politique de l'offre de gauche » -mais, dans le même mouvement « transformer » massivement , et réellement, les femmes et les hommes victimes des licenciements.

Il faut, pour cela, d'abord s'en donner les moyens financiers, donc revenir sur toutes les baisses d'impôts accordées depuis 2005, supprimer la quasi-totalité des niches fiscales, et si besoin augmenter les taux sur les hautes tranches, bref se doter de 100 milliards €, en consacrer la moitié à réduire la dette et les 50 autres à l'appareil productif .

Il faut ensuite restaurer une institution que nous dénommerons « Plan » pour faire simple -sans craindre attaques et railleries d'une droite de la gauche qui ne cesse de flirter avec l'actuel pouvoir- associant, dans la réflexion et l'investissement, fonctionnaires d'Etat et responsables des grandes entreprises donneuses d'ordre.

Ne pas créer de postes nouveaux, mais réunir et utiliser sous commandement unique, les fonctionnaires de l'Insee et des différents ministères. Brancher sur ce Plan, indicatif et incitatif, toutes les institutions financières publiques, et l'articuler avec les grandes institutions financières coopératives et privées.

A partir de là, définir les entreprises viables à sauver par portage, lancer de grandes vagues d'investissements consortiaux sur les secteurs d'avenir à définir précisément et, notamment, sur ceux visés par le Grenelle de l'environnement.

Borloo claironne que ce Grenelle emporte 400 milliards €. Si seulement le quart ou la moitié ont une réalité, il faut alors décider de les engager avant cinq ans, et si besoin élargir l'ambition. C'est évidemment le terrain d'accord privilégié, et indispensable pour jeter les bases d'une majorité, avec les Verts. Sarkozy le sait bien qui va certainement tenter de « trianguler » plus encore en ce sens.

La crise, c'est aussi l'heure des coopératives

Le PS ne doit pas non plus oublier le volet « coopératif » que ses « énarques » ont toujours eu tendance à considérer avec dédain, et qui fait pourtant partie intégrante des « valeurs » du socialisme.

On dit souvent que les Scop, les coopératives de production sont « filles de la nécessité ». Et c'est vrai qu'on y pense trop souvent pour les entreprises « sub-claquantes ». Or le principe coopératif lui-même est une excellente organisation pour faire face aux crises avant qu'elles ne mettent l'entreprise à mal.

Favoriser et financer les transformations en Scop -ou leur forme moderne de SCIC- de PME dont la propriété n'est pas assurée après le départ du propriétaire actuel, ou qui n'ont pas, dans leur forme actuelle, le potentiel de financement pour durer, devrait être aussi un volet important du programme social démocrate.

Une protection sociale restaurée

Par ailleurs, le PS doit promettre à tous les travailleurs licenciés qu'ils bénéficieront vraiment, parce qu'il s'en donnera les moyens financiers, de la sécurisation du parcours professionnel qu'on agite depuis des années comme un hochet social.

Ayant engagé la vague d'investissement susdite, il pourra assurer aux travailleurs licenciés, qu'ils recevront la formation adéquate pour occuper les emplois résultant, en continuant de percevoir 75% ou 80% de leur dernier salaire. Ceci peut être un atout précieux, justement, pour le passage du statut de salarié à celui de coopérateur.

Le PS doit aussi présenter un volet social courageux. Le système de retraite par répartition est une invention socialiste. Il appartient aux socialistes de le sauver vraiment en assurant durablement son financement, y compris en prolongeant encore la durée de cotisation à 42 ou 43 ans, avec tous les amendements possibles pour les travaux pénibles et en donnant vraiment la possibilité de changer d'emploi au moins une fois dans sa vie.

Il doit arrêter la dérive de l'assurance maladie vers un système à plusieurs vitesses, en substituant la capitation au paiement à l'acte pour les généralistes et les spécialistes pour les maladies de longue durée, en imposant les gardes à tous les généralistes afin de décharger les urgences, en interdisant toutes les pratiques privées à l'hôpital public, et tous les dépassements après révision des tarifs d'actes.

A cette même fin de freiner les dépenses d'assurance maladie, le PS doit afficher une volonté ferme d'action vis-à-vis des agents des circuits alimentaires, agricoles et industriels concernant, pesticides, sucres sel et graisses « trans » éminemment pathogènes.

Les bases économiques, et territoriales, nouvelles de généralisation de l'alimentation « bio » doivent figurer , elles aussi, dans le Plan. La France consacre plus de 20% de son PIB à des cotisations sociales. C'est le troisième taux de l'OCDE. C'est bien mais cela doit suffire à maintenir la protection sociale à laquelle nous étions habitués sans la laisser se déliter comme maintenant. Et s'il le faut pour cela, revenons au plafonnement des allocations familiales.

Enfin, si une bataille devait être menée au niveau européen, éventuellement par la politique de la chaise vide et du blocage que de Gaulle avait si bien sû manier dans les années 60 en faveur de nos agriculteurs, le PS devrait la préconiser pour l'institution réelle d'une une taxe carbone et même une taxe « minima sociaux » à inventer, aux frontières de l'Union.

Ce ne sont là que quelques pistes qui tranchent assez nettement avec l'implicite et l'explicite de la politique actuelle de Nicolas Sarkozy. Il faudrait qu'elles soient maintenant votées solennellement, avec bien d'autres, dans une série de conventions, puis que le PS s'efforce de les médiatiser, et qu'ensuite, mais ensuite seulement, fin 2010, soit désigné le candidat ou la candidate, qui, pendant 18 mois portera ces idées là et pas d'autres.

C'est ce chemin, espérons le, que la première secrétaire, qui n'a pas démérité, va emprunter maintenant. Courage Martine !

23 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De palmer

passant | 15H08 | 10/06/2009 | Permalien

Siné-Hebdo du jour :

Cette information essentielle est soi-gneu-se-ment dissimulée par la presse, les radios, les télés et les sites internet (comme par les organisations politiciennes), lesquels médias font mine de s'étonner que « les gens » leur fassent de moins en moins confiance ! …
Et puis il y a aussi les millions de personnes que même Siné-Hebdo oublie, ceux qui refusent de s'inscrire sur les listes et n'ont donc pas de carte électorale mais qui ne s'interdisent pas pour autant de s'impliquer dans l'action sociale et politique quotidienne.

Portrait de kawouede

à palmer Portrait de palmer De kawouede

19H00 | 10/06/2009 | Permalien

Le Canard aussi donne ces chiffres, le Monde également il me semble, même s'ils ne sont pas présentés sous cette forme.

ça n'empêche pas que la démocratie représentative même avec forte abstention reste de la démocratie. Bien sûr on pourrait l'améliorer en donnant aussi le droit de vote aux étrangers extracommunautaires qui font déjà partie de l'UE puisqu'ils y vivent, travaillent, participent à la vie collective et civique, etc.

Quant aux coopératives il faut aller voir dans le programme des Verts du côté du « tiers secteur », il y a des choses qui pourraient (re)donner envie de voter pour les scrutins à venir…

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De Liger

liger.amsud.net | 15H41 | 10/06/2009 | Permalien

Voici des pistes, il y en a d'autres, beaucoup d'autres.
On oublie un peu trop souvent qu'un parti politique a pour vocation de trouver, valider et promouvoir des idées. Et pour ça, l'état le paye !

J'ai des idées, mais là n'est pas le problème. Je découvre aussi beaucoup d'idées sur le net, seul media ouvert à (presque) tous. Internet, c'est le mur de chiottes à l'heure des satellites. Mais il arrive qu'il y ait des graffitis géniaux.
Je trouve vraiment dommage qu'aucun parti n'accueille toutes les sources d'idées afin de les confronter, les tester auprès de l'opinion, les évaluer par des économistes. Parceque tout ça coûte des sous, et est impossible pour un citoyen lambda.

Au lieu de ça, les partis accueillent des « opinions » issues de groupes divers (assoces, syndicats, ong, etc.) parcequ'en brochette, ça rapporte plus de voix. Mais l'individu, lui n'existe pas.
C'est dommage pour les individus, bien sur, mais surtout pour les partis qui se privent de réflexions issues de particuliers qui ont de bonnes chances d'être universelles, de passer outre les divisions politiques habituelles, et surtout de représenter de véritables pistes pour l'avenir.

S'il est un organe que le PS doit changer, c'est ses oreilles. Le reste, tout le monde s'en fout.

Portrait de pablico

à Liger Portrait de Liger De pablico

18H01 | 10/06/2009 | Permalien

toutes leur idées valables ont été piquées par l'ump.

ils n'ont pas posés de droit d'auteur sur leur idées… maintenant il y en a plus…ou ils les cachent pour ne pas qu'on les leur volent…

Portrait de michel 13

à Liger Portrait de Liger De michel 13

| 21H24 | 10/06/2009 | Permalien

Il est vrai que trop souvent les responsables d'un parti restent entre eux et ne cherchent pas à écouter les idées venant de l'extérieur. C'est dommage car ils se privent d'un apport de nouveautés qui pourrait leur être fort utile.
Au ps (comme ailleurs) les élus sont trop souvent installés dans leur fauteuil de notables pour prendre en compte les aspirations de leurs électeurs. Pour eux, ce qui compte c'est les choix du parti, imposés par le pouvoir économique, et rien d'autre. Les propositions et les aspirations du peuple resteront longtemps lettre morte pour les dirigeants du ps.

Portrait de Liger

à michel 13 Portrait de michel 13 De Liger

liger.amsud.net | 08H49 | 11/06/2009 | Permalien

Oui, et c'est pour ça que je demeure persuadé que la démocratie passe essentiellement par les Maires et les conseillers municipaux. C'est à partir d'eux qu'il faut reconstruire un programme, car ce sont les mieux plaçé pour juger de la pertinence d'une mesure.

Portrait de Valparaiso-Cerro-alegre

De Valparaiso-Cerro-alegre

PISCOLOGUE | 15H47 | 10/06/2009 | Permalien

MOINS DE CONS AU PS ? VITE !
Je te prête le balai et la pelle à merde Martine et au boulot nom de dieu !

Portrait de ysengrimus

à Valparaiso-Cerro-alegre Portrait de Valparaiso-Cerro-alegre De ysengrimus

16H03 | 10/06/2009 | Permalien

Et… qu'ils renouent avec le socialisme…

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/06/le-socialisme-n%E2%80%99est-p…

un peu…
Paul Laurendeau

Portrait de désactivé à la demande du riverain 18 juin

De désactivé à la demande du riverain 18 juin

Born again | 16H22 | 10/06/2009 | Permalien

C'est vrai que les gouvernement socialistes auraient dû prendre plus au sérieux le système coopératif français et lui permettre de se développer. Une de mes belles-soeurs est prof d'anglais dans un lycée toulousain et elle m'a bcp parlé des mutuelles et coopératives de l'Education Nationale, que ce soit la CAMIF, qui était une véritable coopérative, la MGEN, la MAIF et la CASDEN, qui sont des mutuelles. On ne peut que rendre hommage à ces instituteurs qui les ont fondées avec intelligence, ingéniosité et générosité, qui montraient à la gauche la voie qu'elle devait suivre, et qui n'ont ,hélas, pas été pris au sérieux… La CAMIF a su être un véritable pionnier de la vente par correspondance, utilisant l'informatique, la robotique etc… pour offrir à ses sociétaires un service quasi parfait. Hélas, cette puissante coopérative s'est effondrée comme un château de cartes du jour au lendemain. Je me suis interrogé sur les raisons de cette faillite. Il me semble qu'il y en a plusieurs. Dans les années 80-90, ses dirigeants ont donné une orientation libérale à l'entreprise, cherchant à conquérir des marchés à l'étranger, étendant la qualité de sociétaire aux fonctionnaires de toutes les administrations, octroyant à ses cadres dirigeants des rémunérations princières. D'autre part, le conseil d'administration élu par les sociétaires et les salariés de la coopérative a cessé de gérer l'entreprise en désignant un directeur général qui avait, semble-t-il, les coudées franches pour diriger l'entreprise à sa façon. Ainsi l'esprit coopératif qui présidait à la fondation de la Camif s'est étiolé, ainsi que le lien qui unissait chaque sociétaire à la coopérative. Enfin, les enseignants, en s'embourgeoisant et en se laissant pénétrer par la mentalité consumériste et libérale, ne se sont plus sentis partie prenante de l'avenir de l'entreprise et ont cessé d'être des patriotes militants de leur coopérative. Et pourtant ces mêmes enseignants, à une très forte majorité, adhèrent à un syndicat d'extrême-gauche et auraient donc dû porter haut les valeurs du système coopératif ! Enfin, je crois que la Camif a voulu être un employeur irréprochable et a tenu à être avec ses salariés à l'avant-garde du progrés social. A-t-elle reçu en retour une quelconque reconnaissance de cette exigence et de sa générosité ? J'en doute fort. Tout cela pour dire que si la Camif a capoté, cela veut dire que chez nous, aucune entreprise du secteur coopératif ne peut réussir. L'individualisme foncier des français est antinomique de la notion de coopération !

Portrait de Liger

à désactivé à la demande du riverain 18 juin Portrait de désactivé à la demande du riverain 18 juin De Liger

liger.amsud.net | 16H22 | 10/06/2009 | Permalien

Concernant la CAMIF, vous oubliez l'essentiel, ou en tout cas le coup de grâce : la concurrence de la VPC via internet

Portrait de nemo3637

à désactivé à la demande du riverain 18 juin Portrait de désactivé à la demande du riverain 18 juin De nemo3637

Déchoukeur | 23H37 | 10/06/2009 | Permalien

Bonne et Intéressante description. La conclusion laisse un peu à désirer…
Quelques réussites subsistent tout de même, parfois florissantes, comme la scop « Chèques-Déjeuner ».

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H00 | 10/06/2009 | Permalien

Pourquoi, d'abord, un programme social-démocrate ? Ecartons le débat linguistique stérile. Ne confinons pas la social-démocratie à son origine historique, d'ailleurs variable par pays. Disons qu'elle s'oppose à la foi au libéralisme qui nous a conduit ou nous en sommes, et à l'anti-capitalisme de Besancenot.

Justement non, Matouk, ça serait tout sauf stérile, et ça commence à me gonfler un bon peu que ce genre de réflexions soit systématiquement repoussé sous le tapis du bout du pied ! (Si encore vous aviez l'air gêné ce faisant… mais même pas ! )

Le PS est en train de crever de ce flou artistique et du fait qu'il a cessé depuis belle lurette d'être social-démocrate : la social-démocratie, c'est un petit peu autre chose que des socialistes gentils pas méchants avec la droite. La social-démocratie, c'est précisément une pensée politique forte, évolutive et qui ne se se contente certainement pas de gérer la boutique dont on a hérité, ou alors il faut annoncer la couleur et dire qu'un se satisfera de Strauss-Kahn. (EDIT : J'y pense au passage, ça me fait un peu mal aux seins tout de même que celui qui a réhabilité la vertu de la volonté en politique soit précisément celui qu'on a souvent -et abusivement- présenté comme libéral, à savoir Sarkozy.)

Je suis d'autant plus surpris et choqué que vous balanciez ce genre de préambule alors que les pistes (restauration de la planification, nouveaux modèles micro-économiques ou renforcement de la protection sociale) que vous proposez sont précisément social-démocrates, et que le genre de propositions que vous faites serait beaucoup moins surprenant si le PS ne s'était pas coulé dans les habits économiques existants, comme tout bon parti conservateur.

Par ailleurs, je suis étonné que vous preniez tant de temps à réfuter la pertinence du positionnement politique de Besancenot et du NPA : vous vous situez dans une perspective de gouvernement, pas lui.

Et puis il y aurait d'autres pistes… Expulsion des instances patronales de la gestion des cotisations sociales (puisque ce sont toujours les salariés qui les payent), construction d'une véritable fiscalité de redistribution (qu'est-ce que je prendrais mon pied avec une taxation à 99% des successions ! ), la suppression des subventions aux entreprises privées sans contreparties sociales, la liste est longue…

Portrait de karlM

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De karlM 21378

17H42 | 10/06/2009 | Permalien

ok tant que les socialistes feront du sarkozisme mou, les veaux préfèreront l'original à la photo.
merde que font ils en région, dans leurs villes pour désobéir au fachisme rampant ou proposer des alternatives pour une vrai démocratie.

Portrait de funkystefffff

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De funkystefffff

Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 11H44 | 11/06/2009 | Permalien

Tu n'as pas compris le titre : « Courage Martine ! ne change rien ! »

Portrait de unagi

De unagi

Fatalitas | 17H15 | 10/06/2009 | Permalien

La signification du socialisme du XXIe siècle pour le Venezuela

« Nous avons assumé l'engagement de conduire la révolution bolivarienne vers le socialisme et de contribuer à la construction du socialisme, avec un nouveau socialisme, le socialisme du XXIe siècle, basé sur la solidarité, la fraternité, l'amour, la justice, la liberté et l'égalité », a affirmé Chavez dans un autre discours au milieu de 2006. Ce socialisme n'est d'ailleurs pas prédéfini. Au contraire, dit Chavez, nous devons « transformer le mode du capital et aller vers le socialisme, vers un nouveau socialisme à construire tous les jours »
« “ le libre développement de chacun [soit] une condition du libre développement de tous ” (Marx). »

Changer la propriété des moyens de production matériels et intellectuels

S'éloigner du marché

Une gouvernance qui ne serait plus guidée par des intérêts privés

http://risal.collectifs.net/spip.php ? article1952

Portrait de leo s

De leo s

noyaudecondensationdanslanébuleused... | 18H17 | 10/06/2009 | Permalien

« Laissons aux spécialistes électoraux le soin de détailler, ville par ville, ce qui,… »

Le spécialiste constate
qu'une fois encore
c'est l'électorat de plus de 65 ans
qui a alimenté le vote ump

Faut aller voir du côté de leur imaginaire sociologique.

La nature ayant horreur du vide
laissons aux abstentionnistes le soin de détailler, ville par ville les conséquences de leur abstinence.

Portrait de marie 75

à leo s Portrait de leo s De marie 75 3563

19H09 | 10/06/2009 | Permalien

leur abstention par leur abstinence ! ! ! ! ! ! …
Les mal baisés ont malheureusement voté…

Portrait de zorbec

à leo s Portrait de leo s De zorbec

retraité | 10H36 | 11/06/2009 | Permalien

Parlez -nous plutôt de l'abstention des 18-35 ans,car dans ma commune où les retraités sont nombreux,la Gauche a largement battu l'UMP et même la droite(FN,Libertas,..) comme aux présidentielles où SR battait largement N$,SVP lâchez-nous la jambe ,nous ne sommes pas tous nés à Neuilly,nous avons travaillé,voté et amené quelques unes des conquêtes sociales dont vous bénéficiés,on ne peut pas dire autant de vous si on considère le niveau de nos retraites aujourd'hui.

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 19H58 | 10/06/2009 | Permalien

La ligne du PS, et sa politique quand il est au pouvoir, ne se décide pas rue de Solférino, mais à travers les multiples liens internationaux qui ont fait de ce parti - et depuis longtemps - un suppot du capitalisme libéral. Que ce soit en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne quand ils étaient au pouvoir, les sociaux-démocrates appliquent la politique que leur dicte en fait la finance internationale. Il faudrait revenir à l'avant-guerre pour trouver chez eux une politique vraiment distincte des autres partis libéraux. Bien que pour l'occasion apparemment meilleur en politique qu'en économie, comme d'habitude, Jean Matouk retarde un peu…

Portrait de Asse42

De Asse42

Royalais | 22H20 | 10/06/2009 | Permalien

La rénovation idéologique du PS est en marche depuis 2006. Ségolène Royal porte un projet qui dépasse la social-démocratie : c'est le social-humanisme.
Ce social-humanisme s'appuie sur un concept très simple : le progrès pour tous le respect pour chacun. C'est la seule alternative crédible au libéralisme :
http://la-loire-soutient-segolene-royal.over-blog.com/article-32497307.h…

C'est un vrai parcours du combattant qu'elle doit faire pour l'installer au parti socialiste mais celui-ci y vient peu à peu. Voir Martine Aubry dire que le projet ferait un tour de France participatif a une vraie saveur lorsqu'on connaît son acharnement à combattre ce qu'elle considérait comme du populisme. Or c'est l'avenir de la démocratie que d'y associer plus complètement les citoyens. On ne peut plus laisser un pays aux mains des lobbys et autres puissances financières.

Donc cette rénovation s'installe clairement dans les têtes et le fait que Ségolène Royal soit nommée à la tête de l'IS est une bonne nouvelle puisqu'elle va pouvoir le porter au plus haut niveau international pour lui donner toute la crédibilité voulue.
La rénovation est donc en route et va aboutir je n'en doute pas un seul instant.

Portrait de padiran

De padiran

Chroniqueur mondain | 23H16 | 10/06/2009 | Permalien

Le problème du PS c'est qu'il possède plusieurs centres de gravité allant de l'extrême gauche à l'extrême centre et une infinité de personnalités. Cette « richesse » apparente est en fait un puissant anesthésiant.
Les seuls produits qu'il ne possède pas en rayon sont :
- Un « projet » qui pourrait lui servir à se réveiller
- Une personnalité charismatique pour animer ce projet.
Actuellement le PS est en état de sommeil profond et sa seule utilité est de pourvoir les différents échelons électifs en soldats de la République. J'écris soldat en tout état de cause car ils perçoivent une confortable solde en contrepartie de leur éventuelle présence dans les assemblées.
N'attendons pas avec impatience le résutat de la consultation de M. Aubry pour la refondation d'un PS en état de décomposition.
Le PS doit exploser car ses différentes composantes n'ont aucunes envies de vivre ensemble.
La constitution d'un nouveau parti doit être la règle pour sauver et enrichir la solidarité entre les citoyens. Ce PS est inutile, voir nuisible car il n'est porteur d'aucun avenir pour les électeurs de gauche

Portrait de jmc06

De jmc06

retraite | 08H44 | 11/06/2009 | Permalien

martine ,ta du copier sur miss dati, toutes les deux vous avez un poste que vous n'occupez jamais

Portrait de funkystefffff

De funkystefffff

Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 11H53 | 11/06/2009 | Permalien

Vive le libéralisme ! vive le capitalisme !
Cette crise est le résultat de trop de protectionnisme, trop d'interventionnisme !
Et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont des incultes et des arriérés…
Le PS trouvera son salut par sa droite ! c'est écrit (dans mes livres) !

Et méfiez-vous de l'ultra-gauche, tous ces ouvriers licenciés qui, la nuit venue, entrent chez vous pour enlever vos enfants ! ! !

Les vrais socialistes -comme DSK au FMI, qui affame l'Afrique, ou Lamy à l'OMC qui détruisent les services publics- sont d'accord avec moi ! ! !

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