
La droite ne peut réformer le financement de la santé

Le financement de l'assurance maladie continue irrésistiblement de déraper, les « déserts » médicaux se multiplient, quarante hôpitaux publics sont en déséquilibre financier, leurs personnels sont mécontents, leurs urgences toujours débordées et un nombre croissant de citoyens n'a plus accès à tous les soins qu'il faudrait.
La droite, depuis dix ans, a multiplié les tentatives de réformes dont la loi Hopital-patients-santé-territoire (HPST) est la dernière en date. Mais comme le montrent ses reculs sur cette loi, elle est dans l'incapacité politique de réformer le système. Voici pourquoi.
Les citoyens sont les premiers médecins d'eux-mêmes
La morbidité de la population, dépend, pour partie importante, de son hygiène de vie. A son tour, celle-ci dépend de l'éducation qu'elle a reçue en ce sens, de l'environnement que lui concocte notre mode de production, de ce qu'on lui offre pour se nourrir, enfin du rôle que peuvent jouer les médecins, dans ce domaine, auprès des citoyens.
Chaque futur citoyen devrait recevoir dans l'enseignement obligatoire des notions approfondies de physiologie humaine et quelques-une de thérapie. Ceci justifierait d'ailleurs les « interdits » divers qu'on tente d'inculquer aux jeunes sur le tabac, l'alcool, les drogue, lesquels sans vraies explications scientifiques et qui restent, pour nombre d'entre eux, de simples objectifs à transgresser.
Un certain nombre de médecins acceptent cependant mal que leur savoir puisse être partagé avec des patients vraiment informés et, en partie, formés. Ils ne sont pas majoritaires. Mais les généralistes, comme les spécialistes pour les affections de longue durée, devraient accepter de devenir, de plus en plus, les « entraîneurs », les « coachs », de malades « sachants » et, pour partie, dosant leurs soins ?
Ce rôle est malheureusement incompatible avec le paiement à l'acte. Il n'a de sens qu'avec le paiement par capitation (par tête) rémunérant les médecins -généralistes et spécialistes pour les patients en maladie de longue durée- moins pour guérir que pour maintenir en bonne santé chacun quelques centaines de patient. La rémunération à l'acte est trop faible et ne génère pas des revenus excessifs pour les généralistes, mais elle pousse nombre d'entre eux à multiplier les actes. Ils auraient tout à gagner à la capitation en argent comme en intérêt professionnel. Mais imposer ce nouveau mode de paiement, c'est, pour la droite, entrer en guerre contre nombre de médecins, qui constituent d'importantes cohortes à sa majorité.
Agriculteurs, industries alimentaires et pharmaciens sont politiquement « ménagés »
La santé des citoyens, c'est aussi ce qu'ils consomment. Jusqu'aux dernières années, l'agriculture a sans cesse augmenté l'usage des engrais chimiques et pesticides, éminemment pathogènes. Changer de mode de production, venir au « bio », implique une action autoritaire sur les agriculteurs. C'est encore, pour la droite, entrer en lutte contre une composante traditionnelle de sa majorité.
De son côté, avec le sel, le sucre, les graisses « trans », si pathogènes, l'industrie agro-alimentaire protège ses marges et les profits de ses actionnaires. Nouveau « blocage » évident pour l'actuelle majorité dans toute action vraiment préventive.
Les médecins français sont ceux qui prescrivent le plus de médicaments en Europe. Ils n'en ont pas l'entière responsabilité. Les patients exigent de longues ordonnances. S'ils refusent, ils iront ailleurs les quémander. A la base de cette demande explosive, une offre qui ne l'est pas moins, de la part d'un système labos-pharmaciens, avec une débauche de mercatique, ou chacun fait largement son beurre, y compris sur les génériques, qui abaissent le coût global, mais sur lequel la marge des pharmaciens est plus grande.
Dirigeants et actionnaires des labos, pharmaciens, comment votent-ils majoritairement ? Comment la droite peut-elle vraiment les maîtriser ? Même la gauche a hésité devant les labos agitant le spectre des destructions d'emplois.
Déserts médicaux à la volonté des futurs médecins
C'est bien la droite qui a instauré le « numerus clausus » médical en 1971 sous Pompidou. Nous en voyons aujourd'hui les conséquences dramatiques en termes de déserts médicaux. Or la majorité parlementaire a contraint le gouvernement à reculer, dans la loi « HPST », devant toute mesure coercitive pour contraindre les médecins à consacrer une partie de leur temps à des aires géographiques voisines mal couvertes, ou, plus encore, pour imposer aux jeunes internes une implantation initiale.
Ces derniers, qui sont rarement des fils de familles pauvres, mais souvent de médecins commencent dans une région ou le concours leur a été favorable, mais s'empressent d'en changer ensuite. Ils ont imposé par la grève, leur droit à choisir d'exercer la spécialité qu'ils veulent ou ils veulent sans aucun souci de l'intérêt général d'une société qui, pourtant, a payé leurs études.
HPST, une loi justifiée puis vidée de sa substance par souci électoral
Hôpitaux et cliniques ! Je maintiens l'idée que le diagnostic, à la base de la loi HPST, était juste, et qu'il faut bien un patron gestionnaire dans les hôpitaux puisqu'il s'agit d'affecter des ressources nécessairement limitées à la production de soins.
Mais on se heurte là d'abord, à une opposition corporatiste, devant laquelle, contrainte politique oblige, le gouvernement a reculé : c'est celle des « patrons » hospitaliers dont la plupart, qui appartient bien à « sa majorité », accepte mal de devoir optimiser ses prestations sous la contrainte d'un budget imposé. Même si les dirigeants non médecins des hôpitaux ont une connaissance réelle des pathologies et thérapies et si, demain comme aujourd'hui, tout se passe toujours dans le consensus !
De plus, diverses confusions sont entretenues. D'abord celle relative à l'enseignement. Les internes sont payés de 1300 euros à 2000 euros. Les autres étudiants en médecine beaucoup moins. Les prestations des internes couvrent à peu près ce qu'ils coûtent à l'hôpital ; pas les autres. Mais l'hôpital perçoit pour ces enseignements une dotation spéciale. Il n'est donc pas légitime d'arguer d'une charge d'enseignement spécifique à l'hôpital qui ne serait pas prise en compte.
L'hôpital en reçoit une aussi pour les urgences, mais elle ne couvre pas les frais réels, parce que la médecine de ville n'assure pas les gardes qu'elle devrait. Mais là encore la coercition, l'organisation de centres de permanence de soins à charge des généralistes, heurte cette clientèle choyée.
De même, l'hôpital n'est pas suffisamment rémunéré à l'acte pour les consultations de pathologies difficiles, comme le VIH. Enfin, et surtout, l'hôpital garde des malades qui relèveraient de l'assistance, parce qu'ils ne peuvent vivre seuls chez eux et n'ont pas les moyens de s'y faire aider.
On pourrait imposer le partage de ces deux fonctions, avec les cliniques privées. Evidemment pas question ! Pas plus que de couvrir une indemnisation spéciale par l'impôt. Augmenter les prélèvement fiscaux est exclu. Ajoutons que, pour certains hommes de droite, laisser l'hôpital public s'enfoncer a l'avantage marginal de déconsidérer un peu plus le secteur public !
Mais sauf ces cas, la loi HPST dans sa mouture initiale, sous réserve de bien revoir les valeurs des divers actes, était juste et fondée. Malheureusement l'actuelle majorité a cédé sur des points essentiels.
Quant aux dépassements d'honoraires d'une caste d'intouchables…
Terminons avec les dépassements d'honoraires qui n'affectent pas le budget de l'assurance maladie obligatoire, mais limitent de plus en plus l'accès aux soins. Bien entendu, ces dépassements sont scandaleux, surtout à l'hôpital, mais, toujours pour la même raison, la droite s'est interdit de toucher à ces revenus catégoriels ! Elle a même retiré de la loi HPST l'obligation faite aux médecins des cliniques privées -cœur de sa clientèle politique- de fournir un certain quota de prestations sans dépassement.
Par contre, elle a mis à la charge des mutuelles, que ces dépassement plombent, qu'elles les couvrent ou qu'elles s'aliènent les mutualistes en ne les couvrant pas, une participation à la couverture du déficit de l'assurance maladie. Le mutualisme n'est pas de droite !
Bref, la majorité de Nicolas Sarkozy a affiché, comme tous les gouvernements, une volonté de réforme, très vite vidée de sa substance pour des électeurs de droite. Et en se refusant absolument à recourir à l'impôt ! Et la France s'achemine vers un « paysage » médical à l'américaine, avec une privatisation quasi-totale. Aux Etats-Unis, cela donne 45 millions de personnes non couvertes, soit 15%. En France, le même pourcentage, ce sont 9 millions de patients non soignés. Pour 2015 ou 2020 ?
Photo : manifestation des personnels de santé à Paris le 28 avril 2009 (Benoit Tessier/Reuters).
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De expat
16H31 | 06/05/2009 |
La sante n'a pas de prix a part celui qu'on veut lui consacrer.
Par exemple pourquoi payer les medecins, mais pas les infirmieres ?
Pourquoi selectioner les etudiants pour leur facilites avec les sciences et pas aussi les selectionner pour leur capacite humaines, un peu plus d'interet pour les gens moins d'aprete au gain ?
Pourquoi tolerer les depassement d'honoraires, et ne pas faire payer l'utilisation de toutes les facilites de l'hopital, y compris les infirmieres, secretaires, les services de sterilisations, buanderie, mettoyage, la comptabilite ?
Apres tout pourquoi laisser la securite sociale payer une partie et les patients payer des dessous de table enormes ? Pourquoi ne pas laisser un secteur entierement libre rembourse par aucune assurances sociales (securite sociale ou mutuelle), ces medecins peuvent facturer ce qu'ils veulent mais auront-ils assez de patients pour en vivre ? A ceux qui veulent s'installer de cette facon on demanderait le remboursement de leurs etudes et de leur formation, apres tout les medecins aux US paient leurs etudes (cher ! )
De mezneth
Aunomatopée antropomorphe | 17H33 | 06/05/2009 |
Oui sauf que :
- sur l'automédication : effectivement se laver les mains quand on rentre chez soi, manger sainement et bien se couvrir quand ca se réchauffe est faisable et peut être appris. Avec l'experience, on sait aussi reconnaitre une petite infection virale sans importance de ce qui doit passer par le recours d'un généraliste/ spécialiste. Mais je doute franchement que l'automédication ca puisse aller plus loin.
On forme des gens pendant six ans à diagnostiquer et traiter les maladies, et ils font encore une foultitude d'erreurs de diagnostiques en bout de course. Pensez vous vraiment que l'automédication soit a l'avantage des patients ? Ah c'est sur ca ferait des économies sur le court terme. Mais quand on verra les patients arriver en hopital avec des pathologies avancées parcequ'ils se sont mal soignés depuis des mois, je me demande combien ca va couter (sans meme parler de la hausse de mortalité que ca va produire, sachant que la majorité des maladies graves peuvent etre soignées a la condition expresse qu'elles soient diagnostiqués et traitées précocement)
-Sur le laxisme vis a vis des agriculteurs/ parmacies/ etc : Le probleme n'est il pas de toujours tout ramener a une affaire de gros sous ?
Parceque si au lieu de considérer le simple prix économique des choses, on envisageait le prix humain, sans doute aurait on fait différement.
Mais l'argent c'est l'argent, alors on fait des sous ou on peut…
D'ailleurs puisqu'on parle d'argent, n'oublions pas que de plus en plus de gens tombent malades (merci techrnobyl, l'amiante, les centrales nucléaires, les industries lourdes et que sais je encore) et les depenses de santé ne sont pas pretes de se reduire (sans compter qui plus est le vieillisement des populations)
- Pour les dépassements d'honoraires, effectivement quelle horreur ! Supprimons les. Comme ca , on pourra voir tout heureux les médecins se mettrent à osculter le temps reglementaire les patients et pas une seconde de plus. Il aurait fallu plus de temps ? pas de probleme, revenez la semaine prochaine madame monsieur !
Sorti de ca, je doute que les médecins soient ceux qui coutent le plus cher a la société…
En résumé, on avait un des meilleures système de santé au monde qui oui, logiquement, n'est pas rentable et coute tres cher. (mais on est aussi accessoirement le pays qui paye le plus d'impot pour ca.) On pourrait tout a fait revenir a un systeme de santé comme celui en vigueur aux états unis, ca ne fera que quelques morts de plus chaque année apres tout, ca laissera toujours ceux qui ont les moyens de payer d'etre en bonne santé, et pour les autres, et bien que voulez vous, il faut vivre a la mesure de ses moyens !
Au passage, inutile de recourir a plus d'impot vu ce qu'on paye deja… Mais peut etre est il urgent de reconsidérer la facon dont ces depenses sont distribuées car j'ai cette impression qu'on paye de plus en plus et que parallelement a ca, on a le doit a de moins en moins de services publics (meme si sarko gagne plus et l'élysée fait de plus belles fetes…)
Par exemple ; entre le financement d'une télévision publique et d'un meilleur système de soin, mon choix est vite fait…
à mezneth
De Jean Matouk
(auteur)
Economiste | 12H55 | 07/05/2009 |
Bonjout
Merci de m'avoir lu
Je n'ai jamais prétendu que le patient devait être son seul médxecin, mais que par son comportement, et aussi un minimum de téhrapie simple, apprise d'ailleurs aussi avec son généraliste au fil des ans, il pouvait exercer une moindre demande au système de santé, pour le dire simplement.
prenons le cas « lourd » des dialysés
Ils peuvent soit continuer toute leur vie à aller en centre , soit apprendre à monter et contrôler la machine, puis dialyser chez eux et se suivre eux-même avec un cahier et une analyse régulière de sang ( trois ou quatremois) avec visite une ou deux fois par an chez le nephro Cout pour la sécu : moitié.
les diabétiques ayant l'appareil a dextro , ne régulent-ils pas eux-mêmes leur glycémie ? ?
J'affirme - mais on peut ridiculiser n'importe quel raisonnement en le poussant à l'extrême- qu'avec un minimum d'enseignement initial et , encore une fois, l'entraînement du généraliste, on eut réduire fortement, à santé égale, le recours aux soins
Par contre , je ne suis pas du tout d'accord sur les dépassements. Oui le prix d'une visite est trop faible. Mais avec la capitation au lieu du paiement à l'acte , l'inconvénnient que vous dite n'exsiterait pas . Sous cette réserve, le dépassemen,t est inadmissible. Pourquoi non plus ne pas autoriser certains citoeysn traverser au rouge ou hors des cloyus, à rouler à 150, à hurler la nuit…
Si un médecin veut prendre 45€ par visite au domicile, il y a une solution très simple. IL n'exerce qu'en secteur totalement libre, au prix du « marché » auquel sera bientôt,, à ce rythme, soumise la santé.
Cordialement
De Kewan
Breton d'adoption | 18H22 | 06/05/2009 |
Quelques remarques de la part d'un récent diplômé généraliste :
« choisir d'exercer la spécialité qu'ils veulent où ils veulent »
Nous ne choisissons pas la spécialité que nous voulons, mais celle que nous pouvons à l'issue du concours de 6e année et en fonction de notre classement.
Ensuite, si vous voulez « imposer aux jeunes internes une implantation initiale », ils pourraient très bien vous répondre qu'ils ne sont pas responsables des déséquilibres démographiques actuels, étant par définition de nouveaux arrivants. Si on vous suit, ils doivent donc rééquilibrer les errements de leurs aînés, c'est logique, non ? Pas pour moi. Mais c'est vrai qu'un gouvernement ne va pas demander à ses électeurs déjà installés de déménager pour le bien du service public ! Mais évidemment, les structures représentatives des futurs et jeunes médecins n'étaient pas (jusqu'il y a peu) consultées - c'était d'ailleurs une cause de la grève de 2007, à mon avis la plus importante - les négociations avaient lieu avec les syndicats de médecins installés, le discours n'est pas le même.
Concernant la « société qui a payé leurs études » : si on n'est pas fils de riche, ce qui je vous l'accorde est encore trop rare chez les étudiants en médecine, allez vivre avec les 100 à 200€ par mois que la société nous donne pour vivre pendant 3 ans de la 4e à la 6e année (les 3 années précédentes ne sont pas rémunérées), somme qui, je le rappelle, rémunère une activité hospitalière (tous les matins dans les services, présence théoriquement obligatoire). Comme un stagiaire en entreprise, finalement. Si vous remettez en cause cette indemnité, faites pareil avec, par exemple, les thésards ? Les stagiaires de master ? etc.
Je vous rappelle aussi qu'un interne (7e à 9e voire 11e année) est à temps plein employé d'un hôpital, que ce temps dépasse largement les 35h hebdomadaires (jusqu'à 100-110h par semaine), et que vu son statut de « praticien en formation » les hôpitaux en profitent (au point que, par exemple, il n'y a pas de temps de travail défini dans les textes régissant le statut des internes). Et pour atteindre 2000€ par mois étant interne, il nous faut faire 4 à 5 gardes de nuit par mois. Nous « travaillons plus pour gagner plus », en quelque sorte… c'est à la mode, non ? (petit rappel : un garde d'interne = 14h de travail principalement de nuit, payé 114€ soit moins de 10€ de l'heure, je ne trouve pas ça excessif.) Alors si vous trouvez que Bac + 6, un temps de travail élastique y compris nuits et week-ends et la santé de nos concitoyens entre nos mains ne justifie pas 1300 à 2000€ par mois, libre à vous !
Alors, arrêtons de dire que la société « paye leurs études », elle les indemnise pour le service qu'ils lui rendent. Essayez de faire fonctionner un hôpital sans interne ni étudiant en médecine (ce qui est théoriquement possible selon les textes), on va bien rigoler. Sauf si on est un malade.
Pour finir, pour la coercition concernant les gardes de médecine générale, c'est bien beau, mais vu le nombre toujours croissant de contraintes que subissent les généralistes en particulier dans les zones rurales (sécus, URCAM, pressions des patients, départ des confrères voisins…), si vous leur imposez une contrainte de plus, vous allez en trouver un certain nombre pendus au plafond par leur stéthoscope. Ils sont souvent au bout du rouleau, et en les voyant, nous autres jeunes médecins, n'avons pas envie de les remplacer. (je vous renvoie à l'appel du 18 mars : http://www.espacegeneraliste.info/Revue-de-presse-du-18-Mars-09 ).
K. médecin, futur non-installé (pas fou)
(PS en revanche je vous rejoins sur les DH, le paiement à l'acte, c'est la-dessus qu'on peut agir si on veut tasser un peu l'inégalité d'accès aux soins qui est bien réelle actuellement.)
à Kewan
De ron-ron
08H49 | 07/05/2009 |
« Concernant la “ société qui a payé leurs études ” : si on n'est pas fils de riche, ce qui je vous l'accorde est encore trop rare chez les étudiants en médecine, allez vivre avec les 100 à 200€ par mois que la société nous donne pour vivre pendant 3 ans de la 4e à la 6e année (les 3 années précédentes ne sont pas rémunérées), somme qui, je le rappelle, rémunère une activité hospitalière (tous les matins dans les services, présence théoriquement obligatoire). Comme un stagiaire en entreprise, finalement. Si vous remettez en cause cette indemnité, faites pareil avec, par exemple, les thésards ? Les stagiaires de master ? etc. »
Tu veux dire … Comme n'importe quel étudiant (hors quelques rares écoles débouchant généralement sur des métiers de fonctionnaires, sous-payés) ? Étudiants qui ne sont d'ailleurs pas non plus payés de la 3ème à la 6ème année. Quand un étudiant n'est pas riche, il a des bourse. S'il est d'un statut social intermédiaires, de manière générale, ses parents peuvent subvenir à ses besoins. Sinon, il peut travailler à côté, comme le font beaucoup d'étudiant. Un bon plan pour les étudiants de médecine : Enseigner dans les prépa concours de 1ère année.
La seule chose, c'est qu'en effet, les thésards sont également payés (1500 à 1600 euros), mais uniquement s'ils ont des bourses (ce qui n'est pas forcément évident à obtenir, et qui ne dure que 3ans même si le travail en demande plus). Les stage de master sont rémunérés (rarement en sciences humaines là encore) de 300 (le plus fréquent) à 1000 (dans les très grosses boîtes) euros pendant 4 à 6 mois, uniquement en 5ème année.
Qui plus est, la plupart des thésards finiront universitaires (salaire ridicule, au service de l'état et des étudiants futurs).
Les stages (et les rares thèses en entreprise) sont payées par l'entreprise et non par l'état.
Cependant, et c'est de loin le plus important, le coût d'un étudiant n'est pas dû aux salaires qu'il touche : Salaires des profs, frais de fonctionnement d'une université (entretien, personnels, …) …
Oui, la société PAIE les études de ses diplômés. Et dans 90% des cas, les diplômés ne la rembourse qu'aux travers des impôts classiques (les 10% restants, ce sont les fonctionnaires, les médecins qui préfèrent aller bosser dans l'humanitaire que de finir chirurgien à Paris, …).
à ron-ron
De Kewan
Breton d'adoption | 09H14 | 07/05/2009 |
Tu complètes bien ce que je voulais dire : la société paie les études de beaucoup de ses diplômés, pas seulement de ses étudiants en médecine, donc les stigmatiser eux sur ce point et pas les autres est étrange mais on commence à avoir l'habitude…
A l'inverse, on pourrait par exemple citer ceux qui s'engagent dans des études supérieures et qui ne finissent pas leur diplôme, qui changent d'orientation deux ou trois fois. Est-ce qu'ils remboursent ?
à ron-ron
De Amazone
09H22 | 07/05/2009 |
Travailler pour financer ses études et/ou assurer le quotidien (parce qu'il y a un nombre non négligeable d'étudiants pauvres), c'est la meilleure façon de rater ses études…
Non, il n'est pas normal de travailler pendant ses études.
Il faut arrêter de banaliser cette situation précarisante qui, à la fois, pénalise les étudiants (double travail), et multiplie les situations de travail à temps partiel, alors que beaucoup d'actifs recherchent un travail à temps PLEIN.
à Kewan
De Mangoustan
externe | 09H33 | 07/05/2009 |
je partage complètement votre avis : cet article enchaîne les contre-vérités et vous avez très bien répondu !
M. Matouk vous avez vraiment une vision biaisée et datée de la médecine
-« Un certain nombre de médecins acceptent cependant mal que leur savoir puisse être partagé avec des patients vraiment informés et, en partie, formés. Ils ne sont pas majoritaires. » : ils sont moins que majoritaires, ils ont pratiquement disparu, on n'est plus dans les années 70 et on ne vous a pas attendu pour éduquer les patients et les rendre responsable de leur propre santé notamment dans les pathologies chroniques (le diabète étant le meilleur exemple)
-« Ces derniers, qui sont rarement des fils de familles pauvres, mais souvent de médecins commencent dans une région ou le concours leur a été favorable, mais s'empressent d'en changer ensuite. Ils ont imposé par la grève, leur droit à choisir d'exercer la spécialité qu'ils veulent ou ils veulent sans aucun souci de l'intérêt général d'une société qui, pourtant, a payé leurs études. » Ces propos sont dignes du café du commerce ! S'il y a eu grève c'est surtout parce qu'à un problème multifactoriel on nous répondait COERCITION (et pas d'incitation…) avec menace de déconventionnement massif. Il y a des jeunes médecins qui veulent bien s'installer à la campagne mais les conditions d'exercice qu'on leur propose actuellement sont vraiment mauvaises. Pour le droit d'exercer ce qu'on veut je suppose que vous n'avez jamais entendu parler d'ENC, de flux… Et puis la société a payé nos études : comme à tout le monde, comme à vous ! On manque d'économistes dans le centre, allez hop discutez pas.
-Concernant les dépassements d'honoraires le problème vient du désengagement de la sécurité sociale qui ne revalorise plus les actes à leur juste valeur.
Et le meilleur pour la fin : « Les prestations des internes couvrent à peu près ce qu'ils coûtent à l'hôpital ; pas les autres. » Crachez nous dans la bouche tant que vous y êtes ? Comment pouvez vous dire ça ! Les internes font tourner les services ! Ce sont les médecins que vous voyez le plus quand vous êtes hospitalisés, quand vous allez aux urgences ! 1400€ pour 70 h de travail hebdomadaire c'est trop pour vous ! Au taux horaire c'est moins que les femmes de ménage !
Quand aux externes leur rémunération serait inutile si au lieu de réellement nous former, on ne nous confinait pas à des tâches administratives rébarbatives pour pallier le manque de personnel. Les externes servent principalement de secrétaires et de coursiers ! Et pour ça nous touchons 226.04€, à 24ans pour 30 heures hebdomadaires de présence obligatoire (ce qui rend très difficile d'avoir un travail à côté= ce qui me permet d'avoir un joli prêt étudiant de 20000€ à rembourser ! )
c'est vraiment décevant de voir un tel article sur rue89
à Kewan
De Jean Matouk
(auteur)
Economiste | 14H27 | 07/05/2009 |
Je tente de répondre à vos remarques
1) Je vais me procurer les stat sur l'origine sociale des internes. je ne crois pas sérieusement que les fils de petits salariés y soeint majoritaires. Au demeurant, comme les autres étudiants, au début, il ; s peuvent avoir des bourses ou les indemnistations d'étudiants en médecine.
2) Les internes choisissent une région en fonction de leur rang au concours et de la spécialité disponble dans cette région, ce qui en principe doit conduire à s'installer dans cette région dans cette spécialité. Est-ce une contrainte trop dure ? Comment font les militaires, les enseignants. Les médecins ne sont pas fonctionnaires, certes, mais ils vont être toute leur vie, payés en partie au moins ( et aujourd'hui, en moindre partie en raison des dépassements) sur le produit de prélèvements obligatoires. Il n'est donc pas anormal qu'il y ait une certaine « affectation ».
3) Il est eaxct que les internes travaillent plus que 35 heures et que la rémunération est relativement faible. Combien croyez vous que travaillent les étudiants qui font des stages gratuits en entreprises durant leurs études ? Combien croyez vous que travaillent et gagnent ces mêmes étudiants ensuite dans leur premier emploi ? Quelle espérance de revenu ont-ils après 10 ans d'expérience.
Prenez un cadre commercial , école de commerce ( bac+6 ou 7) après 10 ans d'entreprise ( bac +16) , avec des objectifs commerciaux à respecter , sous peine de licenciement, souvent avec des éloignements de chez lui/80 jours par an : au mieux 50/55.000€ par an. Comparez avec un médecin spécialiste ancien interne. C'est le revenu moyen d'un généraliste.
4) Les médecins de campagne qui circulent et travaillent 12 heures ne sont évidemment pas visés par ma remarque. Je vise plutôt les médecins de ville , surtout sud dela France, qu'on ne peut plus jamais joindre au téléphone le vendredi après 17 heures et qui renvoient aux urgences. Il se trouve d'ailleurs que la pénurie menance surtout parmi les médecins de campagne qui, en contrepartie, ont des revenus confortables.
Cordialement
à Jean Matouk
De Eliott
15H40 | 07/05/2009 |
Je vais vous répondre sur le point 3/
La différence entre un interne et un autre stagiaire c'est que l'un il a votre vie dans les mains, l'autre on lui demande de faire des photocopies ou de remplir la machine à café.
J'en discute très librement car j'ai dû renoncer à faire médecine par manque de moyen et à cause d'un accident. Mais heureusement que je n'ai pas fait médecine ! .
J'ai gardé d'excellent contact avec des amis qui sont aujourd'hui médecins. Généralistes ou spécialistes, depuis plus de 15 ans j'ai toujours eu des revenus supérieurs en ayant beaucoup moins de contraintes et de responsabilités. Les dernières années de mon activité salariés j'avais des fonctions commerciales et je n'ai jamais aussi bien gagné ma vie (70-90KE). J'ai eu l'occasion de côtoyer ces fameux bac +6 ou +7 des écoles de commerces où je me suis demandé comment on pouvait prétendre faire des études lorsqu'on ne sait pas calculer une marge, ou retrouver une TVA.
Un plombier gagne mieux sa vie qu'un médecin spécialiste, et les responsabilités ne sont vraiment pas comparables.
à Eliott
De Sixpatte
77583 | 16H24 | 07/05/2009 |
« Un plombier gagne mieux sa vie qu'un médecin spécialiste, et les responsabilités ne sont vraiment pas comparables »
Passez votre C.A.P., installez vous artisan, travaillez dans les règles de l'art et revenez en parler dans 3 petites années…Seriez pas Polonais vous ?
à Jean Matouk
De Kewan
Breton d'adoption | 14H13 | 08/05/2009 |
Sur le point 1)
Par expérience, dans mes promos, les enfants de médecins, profs (beaucoup), et de cadres dominent encore les effectifs…
« comme les autres étudiants », ils ont droit aux bourses. Oui comme, par exemple, les étudiants en droit ; et les avocats aussi sont à terme des professions libérales, pourtant on ne leur reproche pas de ne pas aller s'installer en Creuse à la fin de leurs études parce qu'on « leur a payé leurs études ». C'est en ça que je critique l'argument comme quoi le fait d'avoir été financés par l'état comme tout étudiant impliquerait un devoir de service public pour ceux-là en particulier. Dans ce cas, tout étudiant pourrait se voir obligé de faire du service public de sa compétence en sortant de fac, un peu comme les jeunes profs, affectés aux régions moins attractives.
Certaines régions utilisent un système proche : elles proposent de financer les études (2e à 6e année) à des futurs médecins à la condition qu'ils viennent travailler dans ces régions à la fin desdites études. C'est une idée mais ça ne modifie pas l'attractivité de la région en question (en pratique, au bout des années de « service rendu », le jeune médecin peut prendre ses bagages et filer sur la côte).
Anecdote à propos des dépassements : en Bretagne profonde, où les généralistes ne font que très rarement des DH pour une consultation de routine au cabinet, on est toujours agacés par les vacanciers parisiens, qui, quand on leur annonce « 22€ » pour la consultation, nous répondent surpris : « c'est tout ? » Ben oui… Tarif sécu !
De nanouD
citoyenne | 18H24 | 06/05/2009 |
Pas d'accord avec l'article
L'idée de « rentabiliser » l'hôpital en nommant un directeur chargé de « faire des bénéfices » est ultra-libérale, voire outrancière :
Les hôpitaux et notre santé ne sont pas des investissements, ils ne peuvent générer que des dépenses.
Pour ce qui est des dépassements de généralistes, ça devient effectivement une vraie cata.
Dans ma petite ville, plus de 10 généralistes : consultation : environ 30 euros.
à nanouD
De Amazone
09H09 | 07/05/2009 |
Euh, en ce qui concerne les dépassements d'honoraires pratiqués en secteur 1, certains sont justifiés (un généraliste qui me reçoit pendant 20 à 30 min a la légitimité de demander un peu plus que 22 euros), et d'autres sont carrément abusifs (auscultation chez un ORL : 10 min de RDV à tout casser, 48 euros ! ! ! ! ).
Dorénavant, avant de prendre un RDV, je me renseigne sur le secteur et le risque de dépassement d'honoraires (qui ne sont pas toujours affichés dans les salles d'attente d'ailleurs, ni annoncés lors de la prise de RDV… c'est quand même scandaleux.) et je conseille à tout le monde de faire pareil.
(un petit tour sur le site Ameli.fr est bien utile)
à nanouD
De Jean Matouk
(auteur)
Economiste | 12H45 | 07/05/2009 |
Merci de m'avoir lu
Ou avez vous lu, dans ma chronique, qu'il fallait rentabiliser l'hopital ?
Ne confondez pas gérer et rentabiliser.
Gérer c'est affecter au mieux des ressources rares, sans dégager obligatoirement de bénéfice
Amicalement
De Pierre31
Médecin à Saint Jean | 19H09 | 06/05/2009 |
Vu sur le blog du SNJMG (http://blog-snjmg.over-blog.com/article-30752740.html) :
Accès aux soins : les jeunes médecins généralistes attentifs aux difficultés des patients (27.04.09)
Comme le rappelle depuis longtemps le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), les difficultés d'accès aux soins relèvent principalement de deux problématiques : financière et géographique.
La première et principale difficulté est d'ordre financier et générée par :
- une forte augmentation de la pratique des dépassements d'honoraires
- l'inégalité de couverture complémentaire au détriment des plus faibles revenus
- et la multiplication des forfaits et franchises, censés responsabiliser les patients, et qui ont fait baisser la part remboursée par l'assurance-maladie sur les soins.
Il va sans dire, que le dernier baromètre AG2R-La Mondiale confirme les changements de comportement des assurés : près d'une personne sur cinq reconnaît avoir modifié sa consommation de soins depuis la mise en place des franchises médicales, en 2008 : la part de ces personnes est de 31 % parmi les bas revenus, alors qu'elle n'est que de 9 % parmi les hauts revenus.
La deuxième difficulté est démographique et résulte de :
- La perte d'attractivité (en terme d'activité socioéconomique et de présence de services publics et para publics) de zones géographiques de plus en plus nombreuses
- La dramatique décision visant à restreindre drastiquement le nombre d'étudiants en médecine dans les années 1990
- Le manque de revalorisation de la médecine générale et les entraves à l'installation des médecins généralistes.
Le Bureau National du SNJMG constate que le gouvernement ne prend que très peu en considération les difficultés financières et les causes extra médicales des difficultés géographiques.
Le Bureau National du SNJMG se félicite que le projet initial de la loi HPST s'engage dans une revalorisation de la Médecine Générale, mais condamne les modifications apportées par les députés avec une mesure coercitive à l'installation des médecins généralistes (caractère obligatoire et taxé du contrat santé solidarité) et une obligation de signalement préalable des absences des médecins « libéraux » auprès de leur ARS.
Ces mesures contraignantes adoptées par les députés constituent un alourdissement des conditions d'exercice et une entrave supplémentaire à l'installation des médecins généralistes (alors que les difficultés induites par le système du médecin traitant ne sont toujours pas résolues).
Aussi, le Bureau National du SNJMG va communiquer aux sénateurs amenés à discuter de la loi HPST des propositions de modifications de la loi tenant compte de l'ensemble des problèmes d'accès aux soins.
De babypouf
quadra | 09H01 | 07/05/2009 |
Bonjour,
je connais bien le milieu des médecins,
sachez tous que le terme « les médecins » recouvre une variété de situation trés grande. De ceux qui « pratiquent » leurs art ( de moins en moins car les salaires et qualité de vie décident) il y a :
Des médecins libéraux ( donc à leurs compte trés souvent conventionnés … le secteur 2 non conventionné c'est en gros les spécialistes de prestige hospitalier installé dans les GRANDES villes et pour les RICHES clients) et des médecins fonctionnaires dans les hôpitaux.
Les medecins libéraux généraliste sont des larbins et toujours les dindons de la farce car ils n'ont pas de reconnaissance spécifique que ce soit par les instances administratives , de sécurité sociale et des syndicats de médecins car ils bossent comme des bêtes et donc pas de temps. Ce sont des esclaves au service de la collectivité.
Ils sont chargé de tous les maux ( desertification, déficit de la sécu, excés de prescription) et ce sont des acteurs secondaires dans un film où les rôles principaux sont accaparés pour des raisons economico-politico-administrative par les instances « tutellaires » ( secu-syndicats pourris-administration), ils sont instrumentalisés par ce système.
Rappellez vous que il a fallut un GREVE des gardes d'urgence
( quelques morts peut être ) organisé par uneCOORDINATION DE LA BASE generaliste pour que tout ce joli monde se dise « ah ben tiens il faudrait peut être que le travail des généralistes de campagne qui assurent la nuit comme le WE soit un peu payé ».
Il aura fallut une bonne décennie pour que les medecins generaliste de base s'accordent à faire cette gréve devant ces sourds de la feuille. Actuellement Bachelot s'évertue à faire des économie d'argent sur ce poste là (restriction administrative criminelle des secteurs de garde dans les départements)
Je ne souhaite qu'une chose : que tous les medecins commencent à tout prescrire sur ordonnance ( medicament, transport, arrêt de travail, et facturation d'honoraire etc ) , rien que cela et tout le systéme de remboursement et controle de la sécu va sauter, et il faudra alors enfin discuter serieusement de l'avenir de la medecine de qualité et d'un accés aux soins égal pour tous (selon l'éloignement de son centre samu préféré ou de son bon spécialiste )
Pour la desertification des campagnes : la seulle et unique solution c'est de mieux payer ceux qui travaillent la bàs.
On ne parle pas de la desertification des petites et moyenne villes par les spécialistes, ni de la prochaine disparition des laboratoires d'analyse médicale de proximité (autorisation récente aux capitaux extérieur privé pour cette activité)
Salut
De babypouf
quadra | 09H09 | 07/05/2009 |
Bonjour,
je connais bien le milieu des médecins,
sachez tous que le terme « les médecins » recouvre une variété de situation trés grande. De ceux qui « pratiquent » leurs art ( de moins en moins car les salaires et qualité de vie décident) il y a :
Des médecins libéraux ( donc à leurs compte trés souvent conventionnés … le secteur 2 non conventionné c'est en gros les spécialistes de prestige hospitalier installé dans les GRANDES villes et pour les RICHES clients) et des médecins fonctionnaires dans les hôpitaux.
Les medecins libéraux généraliste sont des larbins et toujours les dindons de la farce car ils n'ont pas de reconnaissance spécifique que ce soit par les instances administratives , de sécurité sociale et des syndicats de médecins car ils bossent comme des bêtes et donc pas de temps. Ce sont des esclaves au service de la collectivité.
Ils sont chargé de tous les maux ( desertification, déficit de la sécu, excés de prescription) et ce sont des acteurs secondaires dans un film où les rôles principaux sont accaparés pour des raisons economico-politico-administrative par les instances « tutellaires » ( secu-syndicats pourris-administration), ils sont instrumentalisés par ce système.
Rappellez vous que il a fallut un GREVE des gardes d'urgence
( quelques morts peut être ) organisé par uneCOORDINATION DE LA BASE generaliste pour que tout ce joli monde se dise « ah ben tiens il faudrait peut être que le travail des généralistes de campagne qui assurent la nuit comme le WE soit un peu payé ».
Il aura fallut une bonne décennie pour que les medecins generaliste de base s'accordent à faire cette gréve devant ces sourds de la feuille. Actuellement Bachelot s'évertue à faire des économie d'argent sur ce poste là (restriction administrative criminelle des secteurs de garde dans les départements)
Je ne souhaite qu'une chose : que tous les medecins commencent à tout prescrire sur ordonnance ( medicament, transport, arrêt de travail, et facturation d'honoraire etc ) , rien que cela et tout le systéme de remboursement et controle de la sécu va sauter, et il faudra alors enfin discuter serieusement de l'avenir de la medecine de qualité et d'un accés aux soins égal pour tous (selon l'éloignement de son centre samu préféré ou de son bon spécialiste )
Pour la desertification des campagnes : la seulle et unique solution c'est de mieux payer ceux qui travaillent la bàs, ils le méritent car ils bossent sans compter, plus les gardes et en plus ils rendent un VRAIS SERVICE. C'est pas sur un poste comme celui là que l'ont fait des économies. … mais comme il est facile dans un poitique de façade de taper sur ces généralistes de cambrousse, de charmant boucs émissaires de campagnes.
On ne parle pas de la desertification des petites et moyenne villes par les spécialistes, ni de la prochaine disparition des laboratoires d'analyse médicale de proximité (autorisation récente aux capitaux extérieur privé pour cette activité)
Salut
à babypouf
De Amazone
09H13 | 07/05/2009 |
I approve this message ! (barack obama style)
à babypouf
De Kewan
Breton d'adoption | 10H51 | 07/05/2009 |
« la seule et unique solution c'est de mieux payer ceux qui travaillent la bas »
Solution déjà proposée à laquelle les futurs médecins répondent qu'ils sont déjà bien payés, mais que ce qui les empêche de s'installer en campagne c'est la qualité de travail (hôpital proche, spécialistes disponibles, réseau de garde permettant de prendre des vacances, temps de travail différent de 24h/24 7j/7) et aussi la qualité de vie.
Je vous rappelle que les jeunes médecins sont des trentenaires comme les autres, avec un ou une conjointe qui travaille (ou cherche), des enfants qui ont besoin d'écoles, de clubs de sport, etc. Dire à un (ou une, 50% voire plus des nouveaux généralistes sont des femmes) jeune médecin « allez vous installer là-bas, vous gagnerez beaucoup, mais heureusement parce que votre mari ne trouvera pas de travail, l'école est à 15 km, il n'y a pas de collège, pas de poste ; et puis d'ailleurs l'hôpital local va fermer, avec ses urgences, et puis vous remplacez le départ en retraite de 3 de vos confrères donc vous travaillerez sur 3 patientèles. Mais vous serez riches. » Très alléchant, non ? C'est pourtant le principe du gouvernement qui ferme les écoles, les hôpitaux locaux, qui laisse la poste fermer des petits bureaux, mais qui veut imposer à des libéraux de s'installer dans des conditions de travail intenables. En psychiatrie, on peut appeler ça de la schizophrénie, ou alors simplement de l'hypocrisie.
à Kewan
De babypouf
quadra | 21H50 | 07/05/2009 |
Bonsoir,
bien payer les medecins de campagne ? solution déjà proposée ! aussitôt abandonnée avec un argumentaire libidineu ( sondage et bafouille de fonctionnaire syndicaliste citadin bien né) il n'en faut pas beaucoup de médecin de « campagne », commençons par bien les payer c'est le minimum.
La campagne c'est aussi une qualité de vie, ça peut plaire à certains mais au régime de 80 heures par semaine plus les impôts et la maison à payer itou itou, qui va tondre le gazon, chauffer et entretenir la dîte maison, les frais de déplacement décuplés etc, le train de vie à la campagne pour qui aime c'est aussi couteux quand on n'a pas le temps.
Mais comme « ils “ne veulent pas les payer . ILS c'est à dire la sécu statisticienne, les syndicats à l'amour propre prérogatif, et l'état nul qui gére en divisant bien pour mieux régner.
Les habitants des campagnes trinquent, certains crévent au sens propre, c'est une minorité de Français maintenant les rats des champs, les enarques du ministére de la santé bien mis de Paris ne connaissent rien de la réalité du terrain, ils n'y vont jamais car trop peur de la confrontation, la plus grande pauvreté ne se trouve pas dans les villes mais à la campagne. D'ailleurs ces hauts fonctionnaires s'en foutent car c'est justement une minorité de Français non visible et silencieuse.
La gabegie et l'hypocrisie nous gouverne, quelque soit les hommes, c'est le systéme qui est ainsi.
Ils faudrait payer les gens non pas seulement pour ce qu'ils rapportent d'argent à leurs employeur, mais aussi pour l'interêt social que leurs travail procure, cette part salariale devrait être non soumise à l'impôt.
Salut
De Eliott
09H25 | 07/05/2009 |
Le Numérus Clausus date de 1979, et aujourd'hui il a été doublé par rapport aux années 85/95.
Avant d'écrire un tel article, un minimum serait de connaitre la réalité quotidienne du système.
Pourquoi les urgences sont elles saturées ?
Pourquoi les cliniques n'acceptent pas de prendre certains patients ou certaines pathologies ?
Pourquoi certaines cliniques favorisent elles des actes uniquement rémunérateurs au détriment de la santé du patient ?
Pourquoi des cliniques attendent le dernier moment pour transférer le patient dans un service publique qui aurait probablement permis de sauver la vie du patient ?
Qui possède les cliniques ?
Qui essaie de racheter les laboratoires de biologie en contournant la loi française ? …
Pourquoi systématiquement essayer de gérer la santé comme une entreprise (dont le but est de faire du bénéfice), lorsqu'il s'agit d'un service ?
Allez voir ce qui se passe dans des systèmes de santé privés en ce moment, et vous comprendrez pourquoi la France aujourd'hui est moins sensible à la crise que d'autres pays.
à Eliott
De Merak
pré retraité | 12H53 | 08/05/2009 |
Pourquoi les urgences sont elles saturées ?
- je sais pas
Pourquoi les cliniques n'acceptent pas de prendre certains patients ou certaines pathologies ?
- un plateau technique centré sur la rentabilité ? un mauvais « rendement » financier ?
Pourquoi certaines cliniques favorisent elles des actes uniquement rémunérateurs au détriment de la santé du patient ?
- parce que la fonction de contrôle est inopérante (IGAS) ?
Pourquoi des cliniques attendent le dernier moment pour transférer le patient dans un service publique qui aurait probablement permis de sauver la vie du patient ?
- règle comptable ?
Qui possède les cliniques ?
- Disney ? Des anciens spécialistes du détournement de fonds publics et de rémunération occulte des trafiquants d'influence (politiques) ? une compagnie générale ou lyonnaise de quelque chose ?
Qui essaie de racheter les laboratoires de biologie en contournant la loi française ? …
- Les mêmes ? des américains pour piquer nos génomes ?
Pourquoi systématiquement essayer de gérer la santé comme une entreprise (dont le but est de faire du bénéfice), lorsqu'il s'agit d'un service ?
- Parce que tout est financiarisable ?
Bon, alors ? ça vient ces réponses ?
De infobs
situationniste | 10H18 | 07/05/2009 |
j ai un cancer et suis suivi par mon oncologue de plusieurs facons notamment par email. cela m evite pas mal de consultations et economise a la Secu de gros frais. en outre la reponse a mes questions est instantanee alors que le professeur agrege qui me suit egalement me donne des rendez vous pour dans 2 semaines et facture a la Secu 80 euros par consultation, meme s il s agit seulement de me prescrire un nouveau PSA de controle… La digitalisation de la medecine est une chose inevitable, il serait bon que l opinion publique et le corps medical l acceptent, cela fera economiser des milliards, elargira la connaissance des maladies et des soins et permettra d eliminer des rentes de situations qui ne sont plus tolerables dans la societe endettee ou nous vivons beats et vaguement inquiets. je conseille aux lecteurs de rue89 de lire l avant dernier numero de The Economist qui contenait une passionnante etude sur l avenir de la medecine digitalisee….
à infobs
De tlaloc
Retraité | 17H25 | 10/05/2009 |
J'ai eu un cancer de la prostate il y a12 ans je ne suis pas tombé sur un un médecin mercantile comme le votre pour moi PSA planifié après l'operation tous les mois 3 mois ensuite puis tous les ans pas de visite à payer si l'analyse était correcte.
De mick69
10H28 | 07/05/2009 |
De toute façon, la droite a toujours considéré que le destin des pauvres est de mourir s'ils ne peuvent se payer un médecin
De Maria Rosa
23H18 | 07/05/2009 |
« LA BOURSE OU LA VIE », est-ce la devise du corps médical français ?
A lire, écouter et voir agir certains d'entre eux, on pourrait le croire.
- 40 % des spécialistes refusent de soigner les patients relevant de la CMU . Oui, 40 % ! !
- Pratique de plus en plus délirante des dépassements d'honoraires qui pénalisent gravement les patients (dans un département, il n'existe AUCUN chirurgien opérant au tarif opposable).
- argument des études longues : qui les a payées ? c'est la collectivité, c'est à dire nous
- argument ressassé du « plombier “qui gagnerait plus qu'un médecin… c'est comme la veuve de l'ile d'Oléron, bien pratique pour justifier le bouclier fiscal !
Les revenus des médecins français, sont confortables, voire très élevés. la plupart des spécialistes gagnant en moyenne entre 5 et 10 000 euros par mois (chiffres du ministère de la santé).
Qui les paie ? ce n'est pas la sécu, pas l'état, c'est moi, toi, nous. Alors, nous avons notre mot à dire et nous pouvons considérer que nous sommes en droit d'exiger une répartition homogène sur le territoire, sans augmenter les coûts.
Ces exigences existent pour les enseignants, pour les policiers, pour les pharmaciens, je ne vois vraiment aucune raison pour que les médecins n'aient pas eux aussi à remplir leurs obligations par rapport à la population, sans en profiter pour exiger encore plus de revenus. A moins que la cupidité soit la principale de leurs motivations ?
Si la santé est importante pour une population, l'éducation, la sécurité le sont aussi.
LES PROBLEMES DES MEDECINS EN FRANCE NE SONT PAS DES PROBLEMES DE REVENUS, MAIS DES PROBLEMES D'ORGANISATION :
- la tarification à l'acte qui pousse à multiplier les actes, ce qui n'est bon ni pour le malade, ni pour le médecin, ni pour sa vie familiale
- la faiblesse des actions de prévention liée aussi à la tarification
- la mauvaise répartition sur le territoire
- les cabinets de groupe trop rares …
- la concurrence privé/public
Heureusement, il existe des médecins qui en sont convaincus. Des jeunes, des vieux, des spécialistes et des généralistes, des hospitaliers, …
à Maria Rosa
De babypouf
quadra | 18H01 | 08/05/2009 |
Bonjour,
je maintient ce que j'ai dis que pour attirer plus de médecins à la campagne ils faut mieux payer ces gens là qui vont réellement en « soute », au « charbon ».
Pouvez vous imaginer être un médecin generaliste de campagne, faire ce metier dans un endroit où d'une maniére ou d'une autre vous auriez été « obligé » de venir, ce métier est un métier à responsabilité, necessitant des qualités morales et humaines, les professionnels qui le pratique doivent moralement tenir le coup, être reconnus et vivre trés bien.
il y a de jeunes médecins qui y sont prêt car ils ne sont pas issue de classe sociale aisée, ils ont ds projets patrimoniaux et autres fondations de vie.
Les responsables n'osent pas faire le pas dans cette direction de maniére franche et significative car cela attiserait de nombreuses voix jalouses de confréres offusqués, sans parler des comptables.
L'etat ne souhaite pas non plus créer des dispensaires à la campagne car à 8 h par jours de travail par personne, plus les astreintes et gardes cela ferait beaucoup de monde à payer pour un seul centre, vaut mieux instrumentaliser avec le conventionnement quelques pauvres types à haute déontologie, … jusqu'à ce qu'ils en crévent ou partent (ailleurs ou retraite).
La capitation et le conventionnement sous conditions rendra encore moins facile l'installation des jeunes médecin, ce sera contre productif comme on dit. Ont en parle car cela interesse beaucoup le portefeuille des médecins bien installés et qui voient leurs retraite venir.
La medecine libérale à bien des égards est une trés bonne chose avec en particulier ( et je le regrette) pour l'état et la secu la dérive du conventionnement des médecins,ainsi s'est institué au fil du temps et des diverses signatures de l'un ou de l'autre syndicat soi-disant représentatif ,un véritable servage des generalistes.
Le probléme fondamental à mon avis c'est :
1/la déconsidération du STATUT de generaliste par les décideurs( les vrais malades savent eux à quoi il sert le generaliste, surtout en campagne)
2/ l'absence d'homogeneité dans la représentation syndicale des generalistes* ( due en partie par les « petits » avantages naturels au profit des signataires des conventions sans cesse en discussion en haut lieu), pour mieux régner il faut savoir diviser !
Salut
*comprenez vous pourquoi tout le monde saute au plafond lorsque l'on parle de convention spécifique au médecins généralistes ?
De tlaloc
Retraité | 17H10 | 10/05/2009 |
C'est ce que je pense depuis longtemps la sécu est condamnée puisqu'on ne fait riencontre l'industrie agroalimentaire qui pousse à manger plus de sucre de sel (dramatique pour les reins des bebes en particulier) et autres substances chimiques . on ne fait rien pour la qualité de l'air alors que les maladies respiratoires et pneumopathies diverses sont une des 3 principales causes de décés.