
Darcos se trompait de cible dans sa réforme de l'Education
L'entreprise de demain a besoin de scientifiques et d'ingénieurs. Mettons le paquet sur ces filières, enseignons l'économie dans toutes les classes générales, et surtout, revoyons à la hausse les crédits alloués à l'Eduction nationale, avant d'en envisager la réforme, comme l'a fait Xavier Darcos, qui se trompait d'objectif.
L'échec de Xavier Darcos à engager la réforme des lycées, et qui tient beaucoup à sa maladresse, n'est pas très grave car malgré quelques bonnes dispositions, cette réforme ne visait pas l'essentiel.
Car le but de l'enseignement, s'il est de donner des bases culturelles et de former des citoyens, est aussi, en partage avec la formation continue, de préparer les générations successives aux métiers nécessaires à l'avenir de l'économie.
Notre économie, malade depuis longtemps, comme en témoigne notre déficit commercial 2008 (au moins 56 milliards d'euros, contre un excédent allemand de l'ordre de 175 milliards) ), souffre d'une insuffisance durable d'investissements techniques et scientifiques et de recherche-développement privée.
Pour préparer l'avenir, valoriser les filières scientifiques
Or l'enseignement secondaire est le lieu où se prépare, où germe, l'assise humaine des futurs progrès technologiques, des futures performances en recherche-développement. Il faut donc avoir le courage de dire la vérité aux jeunes collégiens et lycéens. Ce dont a besoin la France aujourd'hui, c'est beaucoup moins de psychologues, sociologues, juristes et économistes, historiens, et financiers que de techniciens, d'ingénieurs qui ne s'orientent pas, dès la sortie de leur école vers les mathématiques financières, et de chercheurs en mathématiques et dans toutes les sciences de la matière et de la nature.
Là est le cœur de cible de toute réforme sérieuse de l'enseignement secondaire. Il est essentiel à notre avenir économique que la section S, les classes des lycées techniques et les IUT, les facs de sciences se remplissent, au moins temporairement, au détriment des autres filières.
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Plus en amont, une indispensable réforme de la pédagogie des mathématiques et des sciences est indispensable. Comment peut-on comprendre que, dans un monde de plus en plus technologique, ou l'informatique et l'électronique truffent notre quotidien, un pourcentage d'élèves bien plus élevé qu'autrefois, sortent de l'enseignement secondaire sans connaissances scientifiques et se dirigent tout naturellement vers les faculté de lettres, droit, ou sciences humaines qui accueillent 800 000 étudiant sur 1 600 000.
Dans ce cadre, d'ailleurs, pouvait prendre place la généralisation à toutes les sections de l'enseignement de l'économie. 80% des lycéens actuels iront en entreprise ; il est donc essentiel qu'ils en connaissent le fonctionnement des entreprises. Quant à la macro-économie elle est essentielle à la formation de tous les citoyens. Supprimer la filière ES pour élargir cet enseignement à toutes les autres était donc légitime et les enseignants de sciences économiques et sociales auraient tout à y gagner.
Le primaire, parent pauvre
Mais parviendra-t-on à convaincre les enseignant, et les lycéens de la nécessité d'une telle réforme ? Pourquoi les enseignants sont-il toujours si rétifs ? La situation de notre système éducatif est-il si mauvaise par rapport aux autres ?
Les derniers « Regards sur l'Education » de l'OCDE (2007), seule source de comparaison internationale, montrent que du point de vue des moyens, notre Education nationale, sans être budgétairement la plus choyée, est au-dessus de la moyenne OCDE, tant pour la dépense par élève que pour son rapport au PIB, et plus encore au PIB par habitant. Mais les pays économiquement les plus efficients font mieux.
Là où l'effort français est bien moindre, c'est dans le primaire. Dans l'ensemble, les temps d'enseignement imposés à nos enfants de 7 à 14 ans, sont parmi les plus élevés. Quant à la taille des classes, c'est encore le primaire, qui est moins bien loti en France qu'à l'étranger, les collèges étant à la moyenne et les lycées français mieux lotis que leurs homologues.
Par contre, nos enseignants sont sensiblement moins bien payés que ceux des autres pays. Sue ce point, il faut, en partie, incriminer les syndicats d'enseignants qui, pendant des décennies, ont négligé les rémunérations et ont fait instaurer des péréquations absurdes des notations, qui interdisent aux meilleurs enseignants de bénéficier de leurs efforts, générant une frustration contagieuse.
En s'attaquant aux effectifs de l'enseignement primaire, à travers la réintégration des RAZED, ces enseignants spécialisés dans les cas psychologiquement difficiles, Xavier Darcos a donc miné lui-même le terrain pour sa réforme. Il a aggravé la situation, en claironnant des suppressions de poste sans préciser où ni pourquoi.
Un effort budgétaire indispensable, avant de réformer
A ce stade, compte tenu des données statistiques comparatives de notre système éducatif, cette indispensable réforme de l'éducation secondaire doit être précédée de l'annonce d'un effort budgétaire supplémentaire, ciblé sur le primaire, pour le porter à 4,5% du PIB global. Un tel effort devrait prendre place dans l'inévitable seconde phase du plan de relance et devrait être assis sur l'annulation des mesures fiscales de juillet 2007.
Puis une négociation devrait être engagée avec les syndicats d'enseignants, ciblant prioritairement le renforcement des enseignements scientifiques, et réduisant le nombre d'élèves par classe dans les zones sensibles (qui le restent même si le nom a été supprimé), augmentant les primes des enseignants qui y professent, mais revenant aussi sur les péréquations de notes afin de récompenser les meilleurs.
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De skalpa
actif et militant ? | 13H43 | 23/12/2008 |
Ne commettons pas la même erreur !

Parés au lancer de couches (usagées ! ) ?
http://kprodukt.blogspot.com/2008/12/xavier-darcos-explicit-lyrics.html
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 13H53 | 23/12/2008 |
Encore une vision purement utilitariste de l'école au service de l'économie. Il ne vient pas à l'idée de l'auteur que ce n'est pas seulement les besoins de la société telle qu'elle est qui sont à prendre en compte, mais le besoin à venir d'une autre société. Dans laquelle les sciences et techniques auront toutes leur place, mais pas toute la place, au détriment de la littérature, des sciences humaines, de la philo, de l'histoire, de l'art.. ;
NB. et si on ne raisonne qu'en termes économiques les industries culturelles sont le premier poste d'exportation du Royaume uni !
à Valdo Lydeker
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 14H26 | 23/12/2008 |
La vision « utilitariste » de l'école n'est pas forcément au seul service de l'économie. Elle est aussi au service des élèves qui trouvent à s'insérer sur le marché du travail. Ce n'est pas un point de vue idéologique mais un point de vue pratique : que faites-vous de tous ces gens dont les compétences de haut niveau en sciences humaines ne correspondent à aucun débouché ?
à Hugues Serraf
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H06 | 23/12/2008 |
Le « point de vue pratique », c'est bien pratique n'est ce pas pour éviter de réflechir, et pour maintenir les choses en l'état… Il suffit d'un sens de l'observation correct et d'une absence totale d'imagination, et bien sur d'une capacité à s'oublier totalement pour le bien commun, n'est ce pas ?
La dictature de la « situation actuelle » est la pire de flemmes intellectuelles et idéologique. Ce devient pitoyable quand cela provient d'un vaticinateur autoproclamé qui se croit grand clerc…
à Hugues Serraf
De guyome
15H41 | 23/12/2008 |
Le pire avec cette idée c'est que ça ne marche pas. On a connu ses filières à la mode, dans les années 90, on a formé en veux-tu en voilà des ingénieurs informatique : 2001 fin de la bulle internet et merde… En 2000, c'était le tour des maths-financière. 2008, crise financière et merde… Cette idée d'école pour l'économie n'as pas de sens car personne ne sais prédire l'avenir de notre économie.
D'autre part, je vous trouve bien léger avec tout la partie pédagogique, le fond finalement, des réformes Darcos. Les vrais questions sont : la suppressions des filières permettra-t-il une meilleur formation des élèves ? La semestrilisation ( ? ) aussi ? Mais, comme il n'y a pas eu d'expérimentation, personne ne sait (on en déduit donc que ce n'était donc pas le sujet principal de la réforme). D'ailleurs, on se demandera pourquoi le lycée devrai imité l'université alors qu'il plus de 30% d'échec en première année…
à Hugues Serraf
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 17H31 | 23/12/2008 |
Pourquoi n'as t'on pas encore compris ? L'école n'est pas destinée à fournir des bras, des cerveaux à l'ensemble du monde économique.
Ou alors il faut décréter qu'une partie des êtres humains est destinée définitivement à enrichir l'autre partie qui aurait assez de fric pour investir en bourse. Que l'école ne serait destinée qu'à produire de la main d'œuvre.
Ou plus tôt que l'école serait un lieu où notre esprit se développe pour qu'après nous fassions librement le choix d'orienter notre existence (ouvrier ou paysan, chercheur ou poète, etc.)
Je me demande si ce n'est pas c'est état d'esprit, l'école utilitaire, instillé inconsciemment, qui fait que l'école soit devenu cette machine à produire des illettrés à la rentrée en 6ème.
à Valdo Lydeker
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H01 | 23/12/2008 |
Très bien dit
à Valdo Lydeker
De Jean Matouk
(auteur)
Economiste | 10H43 | 24/12/2008 |
Réponse , entre autres, à Javier et Lydeker
A force de dire que l'école ne doit pas, absolument pas, préparer à s'insérer dans le monde du travail - discours anti-utilitariste décennal de certains intellectuels- on obtient 800.000 étudiants sur 1.600.00 dans les filières littéraires et sciences humaines qui deviennent…. caissières de supermarché…. et un chômage structurel persistant. Il ne s'agit aucunement de nier l'utilité des autres enseignements que les maths et les sciences. D'ailleurs, très souvent, les élèves des sections S sont tout ussi bons que les autres en lettres et philo. Il s'agit de permettre à des élèves de s'insérer dans le tissu économique et de gagner leur vie, tout en exercant aussi bien leur rôle de citoyens et de parents.
Etre vraiment bon en lettre et sciences humaines est très difficile. Peut-être plus difficile que bons en maths et sciences. Mais il semble plus facile, plus aisé, de rédiger une dissertation sur un thème que de résoudre un problème de math. Il semble ! .
C'est faux. Mais cela fait illusion. Le médiocre se voit moins bien en lettres et sciences humainesDe plus la pédagogie des maths et des sciences est mauvaise, comme nombre d'études que je n'ai pas pu citer le montre. Avec d'autres méthodes, tous les élèves ont le niveau dans ces matières au moins jusqu'en classes prépa.
J'ajoute que préparer des élèves à être , à la fois, citoyens et salariés, ce n'est pas favoriser le systèmle actuel. On peut très bien, comme citoyen , s'efforcer de le changer, tout en ayant quand même de quoi vivre avec un emploi.
Joyeux Noël
à Jean Matouk
De Grigri_
Infréquentable | 22H14 | 24/12/2008 |
M Jean MATOUK vous êtes un sensationnaliste pas un économiste manifestement.
Vôtre article flirte avec la prose avec la qualité littéraire en moins.
Licence de Maths Phy ! Mais où est passée votre rigueur scientifique ? Vous avancez des chiffres sans les mettre en perspective. La comparaison des salaires des enseignants n'a aucune pertinence si vous n'intégrer pas les bénéfices et revenus secondaires (Secu, retraite, sécurité de l'emploi, revenus secondaires…).
Vous comparer les dépenses scolaires……….mais comment prenez vous en compte l'efficacité de l'enseignement si l'on peut parler ainsi ?
« Notre économie, malade depuis longtemps, comme en témoigne notre déficit commercial 2008 (au moins 56 milliards d'euros, contre un excédent allemand de l'ordre de 175 milliards) ) » Pure idéologie !
Depuis quand le performance économique se mesure t elle seulement à l'excèdent commercial (ou déficit) ? Doit on vous renvoyer à une des définitions du PIB ? Et le FBCF ? et La consommation ? Et les flux monétaires ?
« Il est essentiel à notre avenir économique que la section S, les classes des lycées techniques et les IUT, les facs de sciences se remplissent, au moins temporairement, au détriment des autres filières. »
Le mot « essentiel » est très largement exagéré ici. Les effectifs dans le secondaire scientifique et technique est un paramètre minime dans le progrès technique et l'innovation…… c'est la recherche qui est ESSENTIELE.
Conclusion :
L'Ecole sert à apprendre aux élèves à réfléchir et s'adapter à un avenir IMPREVISIBLE.
Eviter d'avoir des gens comme vous aux manettes qui ne souhaitent que de la main d'œuvre qualifié pas chère qui connaît le principe de la compression MP3 mais que ignorent qui était Balzac !
à Grigri_
De guyome
19H41 | 25/12/2008 |
« L'Ecole sert à apprendre aux élèves à réfléchir et s'adapter à un avenir IMPREVISIBLE »
Pas mieux.
De papy55
prof. en province | 14H01 | 23/12/2008 |
Ce passage de l'article a retenu mon attention :
« Il est essentiel à notre avenir économique que la section S, les classes des lycées techniques et les IUT, les facs de sciences se remplissent, au moins temporairement, au détriment des autres filières. »
Un avis de quelqu'un qui se trouve au coeur de l'enseignement scientifique et technique, tout cela n'est pas gagné, au contraire, toutes les « filières » citées dans ce paragraphe se vident depuis de nombreuses années !
Pourquoi ? Sous couvert de réformes successives pour les rendre « attractives », les programmes ont été « élargis » parallèlement à des diminutions d'horaires déguisées et un éloignement relatif de leur « substance » !
En fait les réformes avaient un but premier qui était de diminuer le coût de ces enseignements, qui ont pour principal défaut, d'être onéreux. Tout cela étant conjugué à une dévalorisation dans les faits, des professions visées par ces filières malgré une communication soutenue.
Les « professionnels » risquent maintenant de n'avoir d'autre choix que la délocalisation ou le recrutement hors frontières, si les choix ébauchés dans les réformes reportées ne sont pas revus !
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 14H22 | 23/12/2008 |
Il faudrait tout de même rappeler que la réforme en question, celle qui a mis les lycéens, et bien souvent les collégiens, dans les rues au risque de provoquer un »nouveau Vietnam » selon Lang, concernait la « semestrialisation » de la seconde et la possibilité de choisir plus d'options avec l'idée de mieux préparer les lycéens à la fac (développement de l'autonomie). Elle concernait aussi la généralisation de l'enseignement de l'économie.
Franchement, je n'ai pas vu le débat se concentrer sur la réalité de ces propositions : on parlait de la « réforme Darcos » de manière générique et même les articles consacrés aux manifs faisaient généralement l'impasse sur le factuel.
Vous n'abordez pas, vous-même, la question de la réforme de la classe de seconde. Qu'en pensez-vous ? En quoi est-elle si terrible ?
Un dernier point par ailleurs : l'OCDE indique bien que les salaires des enseignants français sont parmi les moins élevés, mais il faudrait les rapporter au temps de services (hebdomadaires + annuels).
à Hugues Serraf
De andriouchka
15H04 | 23/12/2008 |
au « temps de service » des enseignants, j'espère que vous rajoutez le temps de préparation des cours et de correction des copies ?
La réforme Darocs, c'est encore des suppressions de postes, c'est obliger des jeunes de 15 - 16 ans à choisir déjà des options et donc se spécialiser (ce n'est pas un peu jeune ? ). Rendre des jeunes autonomes ? pour Darcos, c'est supprimer des heures de cours et les remplacer par du travail individuel ? C'est donné à tout le monde de pouvoir travailler individuellement ? Tout le monde va aller en fac ? C'est du grand n'importe quoi et laisser un peu plus de jeunes sur le carreau.
à andriouchka
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 15H09 | 23/12/2008 |
Les enseignants des autres pays préparent également leurs cours et corrigent aussi leurs copies. Et l'inspiration de Darcos sur la classe de seconde vient directement de Finlande, le pays dont les résultats dans l'enquête PISA de l'OCDE sont les plus probants en termes de réussite des élèves et de niveaux de connaissance.
à Hugues Serraf
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H20 | 23/12/2008 |
Vous faites exprès ? Vous qui refusiez de parler de la Grèce que vous ne connaissiez pas, du fait de votre honneteté intellectuuelle refusez aussi de comparer la france et la finlande, svp…
Restez honnete avec vous si vous ne l'êtes avec les autres.
Et en plus de cela vous continuez à défendre la méthode de notre gouvernement, celle d'uned'imitation pure et simple, sans médiation ni interprétation, de politiques locales ayant pour la majorité d'entre elles montré leurs limites et les conséquences néfastes sur les personnes.
à guerzit
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 15H30 | 23/12/2008 |
Ce n'est pas parce que je considère que la Grèce et la France sont deux pays économiquement, culturellement, politiquement, historiquement totalement différents que je ne peux pas regarder une enquête internationale sur les structures scolaires de pays de l'OCDE.
Je refuse simplement les a priori qui font que toute réforme qui ne reçoit pas l'agrément des profs et des lycéens, et qui est présumée vouloir rétablir « l'oligarchie » parce qu'elle est proposée par un gouvernement de droite ne peut pas être discutée pour ce qu'elle est.
Sur le forum de la FIDL, j'ai vu un commentaire qui disait que les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour les élèves de seconde, ce sont les élèves de seconde. Et bien je ne suis pas d'accord. Et j'ai moi-même des enfants, des enfants qui vont à l'école. Et je ne crois pas être l'apôtre du retour de l'oligarchie qui fera d'eux les esclaves du patronat.
à Hugues Serraf
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H39 | 23/12/2008 |
Entièrement d'accord avec vous pour dire que les profs et les élèves ne sont pas seuls habilités à juger du bien fondé de telle ou telle politique en matière d'éducation.
De même je suis d'accord pour dire que les fruits d'une politique ne sont pas forcément perceptible immédiatement.
Mais parfois une mesure donnée aura des effets données. C'est mon point de vue sur la politique éducative de la droite actuellement. Et si certaines mesures paraissent interessantes, l'ensemble doit être rejeté en bloc pour ce qu'il représente.
à Hugues Serraf
De Vingtras
Membre des 47% | 22H01 | 23/12/2008 |
Tandis qu'Hugues Serraf, lui, il est très bien placé pour savoir ce qui est bon pour les lycéens. D'ailleurs, la preuve, Hugues Serraf, il approuve la réforme de la Seconde sans même savoir ce que sera celle de la Première et de la Terminale. C'est vrai que ces trois classes n'ont aucun rapport hein.
Purée, ils ont été le chercher où celui-là ? C'est le fils caché d'Allègre et Besson ou le petit mignon de Kouchner et Bockel ?
à Hugues Serraf
De papy55
prof. en province | 15H26 | 23/12/2008 |
La semestrialisation de la classe de 2nde et l'amélioration supposée de l'autonomie suite à la possibilité de choix de plus d'options, ça c'est pour l'habillage !
Dans les faits c'est autre chose, car en terme d'options c'est passer d'un plat de résistance à quelques amuse-gueules, dans la pratique c'est un horaire divisé par 4 pour la plupart des enseignements (regroupements obligent ! ), voire disparition !
Quant au plus d'autonomie, elle est effectivement de plus en plus lointaine, mais il ne s'agit pas d'un problème d'options mais de méthodes.
à Hugues Serraf
De Vingtras
Membre des 47% | 21H52 | 23/12/2008 |
X. Darcos a annoncé la réforme de la Seconde sans être en mesure de dire ce que sera la réforme de la Première et encore moins celle de Terminale (alors qu'elle concerne les mêmes élèves : que c'est rassurant ! ). Un architecte ne débute pas la construction d'un immeuble en ayant dessiné seulement le plan du parking, et en l'espèce, une visibilité sur trois ans, ce n'est pas trop demander.
X. Darcos chouine que personne ne le croit plus : comment croire un type qui retire sa réforme quelques heures avant de la présenter alors qu'il affirmait la veille qu'il ne la retirerait pas, et affirme dès le lendemain qu'il ne l'a pas retirée ?
Comment croire un type qui affirme qu'en maternelle on change les couches alors que tous les parents savent qu'il faut que leur gamin soit propre avant d'entrer à l'école ?
Comment croire un type qui martèle que c'est une honte de ne pas maîtriser les fondamentaux et qui se vautre sur une vulgaire règle de trois ?
Comment croire un type qui prétend réformer l'école et dont on apprend dans la presse qu'il a déclaré que son rôle se limitait à habiller les suppressions de postes ?
Cette gabegie a assez duré, dehors les guignols.
Et le tas de lèche-slips qui les soutiennent avec.
De sigismund
14H23 | 23/12/2008 |
Un auteur anglais disait qui si le monde anglo-saxon est hypocrite au niveau sexuel, les Français eux sont des hypocrites économiques… bien sur que la culture personnelle et surtout l'envie de se cultiver sont essentielles à la formation d'individus épanouis, mais il faut arreter d'envoyer chaque année entre 700 et 900 étudiants en DEUG de psycho, alors qu'il n'y a que 30 places dans le DESS final qui les autorisera à CHERCHER UN EMPLOI de psychologue…
… Et qu'on ne me sorte pas l'argument « enrichissement personnel » : la plupart ne savent pas pourquoi ils sont là, j'ai meme recroisé une ancienne déléguée étudiante qui avait arreté après la licence… pour faire un lycée hotelier, qui d'ailleurs lui reussissait très bien ( pas d'ironie ici ).
… Le gout de la culture et l'esprit critique doivent s'apprendre justement au plus tot, dès la primaire. Après, n'est-ce pas déja trop tard ?
… Et pour conclure, oui l'immense majorité des jeunes français va à la fac pour trouver un EMPLOI, alors que la fac sert presque exclusivement à former des CHERCHEURS. Arretons l'hypocrisie économique ! ! !
à sigismund
De hagalma
15H16 | 23/12/2008 |
Le grand programme qui optimiserait les orientations n'existe heureusement pas. Quelque fois il essaye d'exister : « Politique de Civilisation ». On voit où cela mène.
Je ne suis pas sûr que la majorité des étudiants aillent à la fac pour trouver un emploi. Ou alors ça mériterait d'être développé. Certains par exemple y vont par passion pour un domaine. D'autres y vont parce qu'ils se cherchent. D'autres parce qu'ils sont encore dans l'enfance (tout cela, même chose avec les grandes écoles).
Notre culture semble confrontée à (au moins) deux problèmes majeurs : l'ascenseur social n'existe plus avec la financiarisation, les enfants ne peuvent plus prendre appui sur leurs géniteurs pour se représenter un avenir ; les études s'allongent, et ça n'est certes pas la faute aux étudiants et aux choix de filère.
Une chose qui ne change pas : statistiquement, si vous êtes fils d'ouvrier, il y a une forte malchance que vous ne puissiez aller très loin dans la recherche, sauf celle de l'emploi !
à hagalma
De sigismund
16H01 | 23/12/2008 |
en effet, il faudrait developper, mais je crois que le débat deviendrait beaucoup trop large ! ! ! « Que voulons transmettre à nos enfants ? » avec sous-entendu « Qu'est-ce qu'une vie normale de nos jours ? “ Surtout que nous sommes dans un pays qui fait tout pour nous infantiliser, et qui nous le reproche ensuite…
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 14H27 | 23/12/2008 |
Je ne sais pas pourquoi votre article me laisse perplexe. Peut-être parce que, à mon sens, l'économie n'est pas une science. Vouloir généraliser un enseignement aussi dogmatique, c'est un peu se moquer des gens. Je n'évoque même pas ces vrais matheux qui font de la finance juste pour se faire un bon pactole avant de finir consultants ou auditeurs. Vous pensez vraiment qu'il maitrise plus l'économie globale.
Les citoyens de demain, ce n'est pas juste des économistes ( madame soleil ) et des ingénieurs. Mais aussi des artistes, des philosophes, des enseignants, des médecins, des fonctionnaires, etc.
En définitive, quoique nous partagions le même constat sur l'EN, vous ne pouvez vous empêcher de penser comme un économiste. Toujours naviguer à vue et proposer des solutions qui, sur le long terme, se révèlent être catastrophiques.
De Charles_N
Etudiant | 14H39 | 23/12/2008 |
Bonjour,
Deux informations de la part d'un inutile étudiant en Histoire. A Paris-Sorbonne (Paris IV), la baisse des éffectifs d'étudiants en première année se situe entre 25% et 50% selon les filières en Sciences-Humaines depuis 2003.
Autre information plus subjective. De mon cercle d'amis en Histoire, nous sommes tous d'anciens bacheliers S ou ES spécialités mathématiques, avec un bon niveau dans les matières scientifiques.
La « rationalité économique » fait toujours des ravages. Elle au moins ne connait pas de crise des « vocations » chez ses prêtres.
Cordialement.
De nemo3637
Déchoukeur | 14H45 | 23/12/2008 |
L'objectif de Monsieur Darcos et celui,plus général, de la politique du Président Sarkozy est de faire des économies et de cacher les coupes sombres dans les budgets par quelques postiches cache-misère. On pourrait corroborer cette analyse par les déclarations d'un ancien ministre comme Luc Ferry. A ce sujet, le reste, c'est blablater pour rien.
Bien vu ici du primaire et des limites du syndicalisme enseignant. En ce qui concerne les filières c'est vrai qu'il nous faudrait plus de techniciens. Mais pour ce qui est de l'Economie, science finalement « inexacte », l'analyse devrait être ciblée de façons à obtenir des solutions, des gens susceptibles de proposer des solutions pratiques et lisibles rapidement. Ce qui n'est pas la situation actuelle où beaucoup de prétendus économistes ont continué leur délire tranquille alors que tout s'effondre autour d'eux. Qu'en pensez-vous Monsieur Matouk ?
à nemo3637
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 15H00 | 23/12/2008 |
Je suis honnêtement intrigué par cette idée que Darcos ne cherche vraiment qu'à faire des économies. Quel est donc son but ultime si toutes les raisons avancées officiellement ne sont qu'une mascarade. Pensez-vous qu'il existe un plan concerté pour détruire l'école, abaisser le niveau général de la formation des Français et supprimer les sciences humaines ? Pensez-vous que tous ces gens qui s'engagent dans une carrière politique, même s'ils sont de droite, n'ont qu'une idée en tête : se mettre au service du patronat ? Un patronat dont cet abrutissement général du pays serait également le but, évidemment.
à Hugues Serraf
De andriouchka
15H11 | 23/12/2008 |
avez-vous entendu parler de l'AGCS et la mise en concurrence des services ? L'école fait partie de ces services (au même titre que les hôpitaux), moins d'argent pour le public = favoriser le privé. Le patronnat n'est pas en reste, c'est lui qui dicte d'un manière ou d'une autre la politique gouvernementale : moins de cotisations sociales, postes aidés, formation à la main etc etc etc. C'est le grand chantage à l'emploi.
à andriouchka
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 15H24 | 23/12/2008 |
Oui, j'ai entendu parler de l'AGCS, mais si vous voulez introduire la question du commerce international dans le débat sur la réforme de la classe de seconde (je ne crois pas que les lycéens soient allés aussi loin eux mêmes), pourquoi ne pas y mêler les OGM, le réchauffement de la planète et Cesare Battisti.
En France, l'éducation est de la compétence exclusive de l'Etat et on doit pouvoir regarder la question de la semestrialisation et des options pour ce qu'elle est. C'est bien : pourquoi ? C'est pas bien : pourquoi ? Le concret et le pratique, ça sert aussi à quelque chose.
à Hugues Serraf
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H43 | 23/12/2008 |
« Oui, j'ai entendu parler de l'AGCS, mais si vous voulez introduire la question du commerce international dans le débat sur la réforme de la classe de seconde (je ne crois pas que les lycéens soient allés aussi loin eux mêmes), pourquoi ne pas y mêler les OGM, le réchauffement de la planète et Cesare Battisti. »
Relisez vous sérieusement. Cesaer Battisti n'a rien à voir avec la notion d'enseignement. L'AGCS, si, et de très près…