La relance ne sera légitime que si elle est écologique

Installation de panneaux solaires en Suisse (Denis Balibouse/Reuters).

L'Etat dont Reagan disait qu'il n'était « pas la solution, mais le problème », redevient la bonne solution ! Les gouvernements ont bien raison de tourner sans vergogne le dos aux théories économiques dominantes, qui affirment depuis vingt ans que les marchés, y compris celui de l'emploi, s'équilibreront d'eux-mêmes, à condition que l'on remette en cause de nombreux acquis sociaux. Mais si les circonstances sont homologues à celles de 1929, il est logique d'adopter des outils aujourd'hui rodés pour y faire face.

La Commission européenne a soumis aux pays de l'Union un plan de 200 milliards d'euros. Mais, faute de mieux, seulement 30 milliards seront proprement européens, le solde, 170 milliards, n'étant que l'addition des plans nationaux.

Chaque pays y va donc de sa relance nationale à base de baisse de TVA (Grande-Bretagne), d'aides à l'achat d'automobiles (Allemagne, France, etc.), d'accélération ou de lancement de grands travaux, d'aides aux PME, de baisses d'impôts sur les personnes physiques et de prestations sociales diverses aux plus défavorisés.

Les aides en chiffres


L'Allemagne annonce avoir déjà décidé d'un total de 32 milliards, soit 1,2% de son PIB 2007. La France, qui avait déjà exposé 22 milliards pour les PME, devrait y ajouter 15 ou 20 milliards, soit un effort égal de 1,4% à 1,6% de son PIB, selon qu'on prend ou non en compte les deux annonces. Avec 25 milliards d'euros la Grande-Bretagne est à 1,1%, et Barack Obama annonce 800 milliards pour les Etats-Unis, (à ne pas confondre avec les 800 déjà annoncés par Paulson pour les banques), ce qui représenterait 5,8% de son PIB. Tous ces chiffres n'intègrent évidemment pas les sommes consacrées au sauvetage des banques, déjà décidées ou à venir.

Le risque d'un cercle vicieux

Ces relances vont aggraver une dette déjà lourde, laquelle, avec sa charge d'intérêts, va creuser un peu plus les déficits budgétaires à venir, puis la dette, dans un cercle vicieux. Mais qu'au moins ce nouvel effort que nous imposons à nos enfants et petits-enfants, serve à autre chose que le sauvetage d'emplois d'aujourd'hui.

Un autre objectif doit lui être fixé : réduire les effluents anthropiques qui menacent notre Terre, et, notamment, les émissions de gaz à effet de serre, comme le rappellent les débats de la conférence de Poznan. La France, l'Italie, l'Espagne, et même la Grande-Bretagne, doivent viser un objectif supplémentaire : adapter l'appareil industriel.

Les mesures de caractère social que Nicolas Sarkozy s'apprête à annoncer ne doivent pas participer à cet alourdissement du déficit. Elles sont socialement légitimes, s'adressant aux plus pauvres. Le supplément de consommation qu'elles vont susciter ne provoquera pas un grave sursaut des importations, mais il faut les financer à budget constant. Comment ? Tout simplement en revenant sur les baisses d'impôt de la loi TEPA de juillet 2007, et peut-être aussi du gouvernement précédent. Alors ces mesures contre la pauvreté deviendraient aussi des mesures de juste redistribution.

Bref, il faut, pour tout le monde, un « keynesianisme vert » et qui, pour les pays en perte de compétitivité comme le nôtre, provoque, en amont du supplément de demande, et le plus vite possible, un remodelage des appareils de production industriels et de services. Une sorte de « politique de l'offre » à travers la demande.

A quand une vraie fiscalité écologique ?

Au-delà, pour atteindre les deux objectifs précités, toutes les dépenses « fiscales » ou dépenses réelles des Etats devraient d'abord viser les économies d'énergie et les énergies nouvelles. Accorder une prime à la casse, ou baisser la TVA sur les achats de véhicules, peut-être (et pourquoi pas aussi sur l'électroménager ? ) mais à condition que cela ne favorise que les véhicules et appareils vraiment « verts ». Et à condition d'aider (et pousser fermement) les constructeurs automobiles à accélérer la mise au point de véhicules électriques ou hybrides !

Les investissements directs dans les infrastructures doivent ne viser que le même but : transfert de la route au rail, installation en collectif ou en individuel, d'éoliennes ou de plaques photovoltaïques, centrales fonctionnant sur la biomasse de déchets, usines de traitement des ordures ménagères, etc. Le Grenelle de l'environnement a listé un grand nombre de ces mesures. Même s'il faut effectivement, parmi ces investissements, favoriser les chantiers en cours, ce sont ceux à vocation écologique qui doivent être prioritaires.

Mais du même coup -et cela passe par toutes les formes d'aide aux PME que tous les Etats envisagent- il faut inciter le plus fortement possible, le développement et la multiplication des entreprises fournissant les matériels correspondant à l'objectif « vert » précité. A cela doit s'ajouter, bien sûr, un effort massif en faveur de la recherche-développement technologique, et un renforcement de toutes les incitations aux entreprises de toutes tailles à la développer en France.

Ce n'est qu'à cette condition que la relance « keynesienne » sera légitime. Faute d'une telle « sélection » des objectifs, les pays aux finances publiques malades, se retrouveront, une fois sortis de la récession, avec une dette gravement alourdie, et un appareil industriel toujours disqualifié.

Photo : Installation de panneaux solaires en Suisse (Denis Balibouse/Reuters).

19 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de pablico

De pablico

18H13 | 03/12/2008 | Permalien

le seul secteur qu'on ne peut pas mondialiser, et qui peut rester chez nous durablement parce que obligé, c'est l'écologie.

Souvenons nous comment étaient gaussée l'écologie il y a encore 10 ans…
c'était du « has been », de l'utopie..

Comme quoi..seuls ceux qui ne change pas d'avis ..

Tous les partis et tendances se retrouvent écologiques… les temps changent

« Ce qui est vérité pour l'un peut être erreur pour l'autre » Gandhi …
et vice versa

Portrait de Ouko

De Ouko

Citoyen réinformateur ..... | 18H55 | 03/12/2008 | Permalien

Citoyens du monde entier, serrez-vous la ceinture ! Bien entendu, nous allons tous partager nos richesses de
façon consentante et volontaire explique celui dont le salaire mensuel a été estimé à 30.000 euros
Reste à savoir quand Nicolas Hulot et ses riches partenaires financiers comme EDF, TF1 ou encore L'Oréal,
détenu par Liliane Bettencourt dont la fortune est estimée à plus de 20 milliards de dollars, vont commencer le
grand partage populaire !

Bref, ses « nouveaux horizons chargés de promesses merveilleuses » pourraient s'appeler plus sobrement « cure
d'austérité pour tous les habitants des pays riches » (c'est-à-dire vous et pas moi).

mdr

Portrait de Courageux anonyme

De stangrof

18H58 | 03/12/2008 | Permalien

« Ces relances vont aggraver une dette déjà lourde, laquelle, avec sa charge d'intérêts, va creuser un peu plus les déficits budgétaires à venir, puis la dette, dans un cercle vicieux. »

Alors pourquoi ne pas revenir a la création de crédit publiques SANS INTERETS par les banques centrales nationales au lieu d » être l'esclave de la « city “ ? Ha ça , si messieurs les économistes osent parler de ce tabou, il en paieront les conséquences et ils le savent.

Allez voir plutôt ceux qui ont le courage de dénoncer l'esclavage financier dont des prix nobel !
http://www.fauxmonnayeurs.org/
A plus
http://www.ipernity.com/home/stangrof

Portrait de Chris.A

De Chris.A

Ni pour,ni contre,bien au contraire | 14H05 | 04/12/2008 | Permalien

L'exemple vient du messie, il a embauché des pompiers pyromanes. Lire l'article ci-dessous ( source voltairenet ) :

Barack Obama, le chou-chou de Wall Street et de la City étiqueté par de bons publicitaires « candidat des pauvres » vient de nommer son équipe économique. L'ex-sénateur de l'Illinois, qui a conduit la campagne électorale la plus dispendieuse de l'Histoire grâce aux subsides de JP Morgan Chase et Goldman Sachs, a rappelé à la Maison-Blanche ceux qui y ont organisé la vague de dérégulation des années 90, observent Damien Millet et Éric Toussaint. Washington entend utiliser les désordres de la crise financière pour accélérer la globalisation.

Certains s'attendaient à ce que Barack Obama, nouveau président des États-Unis, nomme une équipe économique profondément renouvelée afin de mettre en œuvre un New Deal. Obama allait changer le capitalisme, à défaut de l'abolir, et procéder à une nouvelle vague de régulation de l'économie. Mais en fait, Obama a choisi les plus conservateurs parmi les conseillers démocrates, ceux-là mêmes qui ont organisé la déréglementation forcenée quand Bill Clinton était président à la fin des années 1990. La cohérence de son choix, à travers trois noms emblématiques, est révélatrice.

Premier en piste, Robert Rubin est secrétaire au Trésor entre 1995 et 1999. Dès son arrivée, il est confronté à la crise financière au Mexique, premier grand échec du modèle néolibéral dans les années 1990. Par la suite, il impose avec le FMI un traitement de choc qui aggrave les crises survenues en Asie du Sud-Est en 1997-98, puis en Russie et en Amérique latine en 1999. Rubin ne doute toujours pas des bienfaits de la libéralisation et il contribue résolument à imposer aux populations des pays émergents des politiques qui dégradent leurs conditions de vie et augmentent les inégalités. Aux États-Unis, il pèse de tout son poids pour obtenir l'abrogation du Glass Steagall Act, ou Banking Act, en place depuis 1933, qui a notamment déclaré incompatibles les métiers de banque de dépôt et de banque d'investissement. La porte est alors grande ouverte pour toutes sortes d'excès de la part de financiers avides de profits maximums, rendant possible la crise internationale actuelle. Pour boucler la boucle, cette abrogation du Banking Act permet la fusion de Citicorp avec Travelers Group pour former le géant bancaire Citigroup. Par la suite, Robert Rubin devient l'un des principaux responsables de Citigroup… que le gouvernement des États-Unis vient de sauver dans l'urgence en novembre 2008 en garantissant pour plus de 300 milliards de dollars d'actifs ! Malgré cela, Rubin est l'un des principaux conseillers de Barack Obama.

Deuxième personnalité en scène, Lawrence Summers hérite pour sa part du poste de directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche. Son parcours comporte pourtant un certain nombre de taches qui auraient dû être indélébiles… En décembre 1991, alors économiste en chef de la Banque mondiale, Summers ose écrire dans une note interne : « Les pays sous-peuplés d'Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l'air y est d'un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. […] L'inquiétude [à propos des agents toxiques] sera de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour attraper le cancer que dans un pays où la mortalité infantile est de 200 pour 1 000 à cinq ans » [1]. Il ajoute même, toujours en 1991 : « Il n'y a pas de […] limites à la capacité d'absorption de la planète susceptibles de nous bloquer dans un avenir prévisible. Le risque d'une apocalypse due au réchauffement du climat ou à toute autre cause est inexistant. L'idée que le monde court à sa perte est profondément fausse. L'idée que nous devrions imposer des limites à la croissance à cause de limites naturelles est une erreur profonde ; c'est en outre une idée dont le coût social serait stupéfiant si jamais elle était appliquée » [2]. Avec Summers aux commandes, le capitalisme productiviste a un bel avenir.

Devenu secrétaire au Trésor sous Clinton en 1999, il fait pression sur le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, pour que celui-ci se débarrasse de Joseph Stiglitz qui lui a succédé au poste d'économiste en chef et qui est très critique sur les orientations néolibérales que Summers et Rubin mettent en œuvre aux quatre coins de la planète où s'allument des incendies financiers. Après l'arrivée de George W. Bush, il poursuit sa carrière en devenant président de l'université de Harvard en 2001, mais se signale particulièrement en février 2005 en se mettant à dos toute la communauté universitaire après une discussion au Bureau national de la recherche économique (NBER) [3]. Interrogé sur les raisons pour lesquelles on retrouve peu de femmes à un poste élevé dans le domaine scientifique, il affirme que celles-ci sont intrinsèquement moins douées que les hommes pour les sciences, en écartant comme explications possibles l'origine sociale et familiale ou une volonté de discrimination. Cela provoque une grande polémique [4] tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'université. Malgré ses excuses, les protestations d'une majorité de professeurs et d'étudiants de Harvard l'obligent à démissionner en 2006.

Si sa responsabilité dans la situation actuelle n'est pas encore avérée, sa biographie consultable sur le site de l'université de Harvard au moment de sa présidence affirme qu'il a « dirigé l'effort de mise en œuvre de la plus importante déréglementation financière de ces 60 dernières années ». On ne saurait être plus clair !

Troisième personnalité choisie par Obama, Timothy Geithner vient d'être nommé secrétaire au Trésor. Actuellement président de la Banque centrale de New York, il a été sous-secrétaire au Trésor chargé des Affaires internationales entre 1998 et 2001, adjoint successivement de Rubin et de Summers, et actif notamment au Brésil, au Mexique, en Indonésie, en Corée du Sud et en Thaïlande, autant de symboles des ravages de l'ultralibéralisme qui ont connu de graves crises durant cette période. Les mesures préconisées par ce trio infernal ont fait payer le coût de la crise aux populations de ces pays. Rubin et Summers sont les mentors de Geithner. Aujourd'hui, l'élève rejoint ses maîtres. Nul doute qu'il va continuer à défendre les grandes institutions financières privées, sourd aux droits humains fondamentaux, bafoués aux États-Unis comme ailleurs suite aux politiques économiques qu'il défend avec véhémence.

Prétendre re-réguler une économie mondiale déboussolée en donnant les leviers de décision à ceux qui l'ont dérégulée aux forceps revient à vouloir éteindre un incendie en faisant appel à des pyromanes.

Portrait de Humain

De Humain

19H29 | 03/12/2008 | Permalien

« Le seul secteur qu'on ne peut pas mondialiser, et qui peut rester chez nous durablement parce que obligé, c'est l'écologie » ? ? ! !

Non, pas du tout !

L'ecologie repose, telle qu'exposée, sur des technologies dont nous n'avons plus ni les technologies ni les moyens de production.

Nous sommes devenus le « marché » de l'ecologie et du developpement durable.

Que ferons nous de l'ecologie sans emplois, ni education publique ?

Le seul service public dont on entend maintenant parler est « france TV »…

Nous avons besoins de bureaux d'études, et de moyens de production si nous ne voulons être de seuls consommateurs de panneaux solaires, ou de technologies peu consommatrice de CO2…

Portrait de vol19

De vol19

awash | 20H33 | 03/12/2008 | Permalien

Le problème c'est que les nouveaux objets verts ne sont pas encore là au juste prix ou l'on serait près à les acheter. C'est sans doute la bêtise des industriels qui trop occupés dans leurs rentabilités n'ont pas senti les grandes ruptures.
Ou sont les trabans, 2cv, 4l … à la mode 21ième siècle, évolutives, basiques ? …à un prix d'achat de 5000 euros environ… quitte à acheter une version carburant, tout en pouvant par la suite rajouter un moteur électrique… ? (e t que l'on puisse enlever le toit en été, transformer les sièges en couchettes pour éviter de payer l'hotel)….Ou sont les systèmes astucieux qui permettent de mieux isoler l'habitat ? Ou sont les nouveaux concepts, objets de transports en commun ?

Les produits et les concepts qui semblent appropriés à la nouvelle donne ne sont pas là… et ces aides à la casse de voitures pour racheter du blingbling, c'est au fond mettre la charrue devant les boeufs… Ou sont les nouveaux produits/concepts à des prix justes ?
L'innovation a été complètement tué par ce tissus social délétère des dernières années. Assurément prendre des risques d'innovation ne servait à rien, on en paye le prix collectivement .

Portrait de Miju

à vol19 Portrait de vol19 De Miju

Photovoltaïcien | 09H08 | 04/12/2008 | Permalien

Les produits ayant un impact limité sur l'environnement sont déjà, pour beaucoup d'entre eux, au point. Par exemple en ce qui concerne l'isolation, il est techniquement possible de réduire la consommation des logements en dessous des 50kW/h /m2 fatidique… Et bien que les isolants ou les tecniques de redistribution de la chaleur dans les habitats soient plus chers, le problème est surtout d'ordre politique. Pourquoi certaines règles simples ne sont pas mis systématiquement en œuvre ? Par exemple l'orientation nord-sud des logements dès que possible ou encore l'encouragement des habitats groupés, beaucoup moins gourmand en énergie que les maisons individuelles, et qui aurait en plus l'avantage de limiter l'étalement urbain !

Il faut aussi casser le mythe de la voiture électrique ! Actuellement l'électricité est nucléaire et dans les autres pays, à base de pétrole ou de charbon… Enfin, imaginer le nombre d'installation d'énergies renouvelables si l'on voulait alimenter tout le parc automobile ! On est pas dans le cas de faibles consommation comme l'électroménager ou les ampoules (basses conso : ) ) et je parle pas du problème du recyclage des batteries actuelles !

Le démantèlement de ces mythes devront passer par un message politique réaliste. Par exemple dans les cas précédents : diminution du trafic automobile (co-voiturage, système permettant de pouvoir habiter plus facilement près de son travail), encouragement de l'habitat groupé (les médias portent actuellement le message inverse…) et bien d'autres choses encore.

Portrait de Houvaton nouveau compte

à Miju Portrait de Miju De Houvaton nouveau compte

15H15 | 04/12/2008 | Permalien

« système permettant de pouvoir habiter plus facilement près de son travail »

Et si on inversait ?
système permettant de pouvoir travailler dix fois moins et plus facilement près de son habitat.
La plupart de mes concitoyens se conduisent encore en moutons et en esclaves : ils se vendent 20, 30 ou 40 ans pour s'assurer ensuite un logement décent, un lieu de vie plus ou moins paradisiaque monnayé à crédit pour leur hypothétique « retraite ».
La retraite on peut la prendre tout de suite dès l'âge de 15 ans si on refuse de rentrer dans ce système pourri par le nucléaire, les ogm, le pétrole, le gaz de Russie, les pesticides etc bref dirigé par les multinationales.
France : 113 habitants au km2 en 2008.
1 km2 = 100 hectares.
Ce qui donne grosso modo 50 hectares minimum de terres arables (qu'il faut dépolluer après le passage de la FNSEA financéé par la PAC ! ) pour 113 habitants de 0 à 120 ans.
Soit un 1/2 hectare de terres arables par habitant, 5000m2. Ou 1 hectare voire deux pour chaque famille. C'est plus qu'il n'en faut pour être heureux !
Perso plutôt que me faire chier la vie pendant 1/2 siècle et polluer comme un malade mental au nom du dieu Croissance, je préfère nettement vivre dans ma petite maison bio 100% au milieu de ma prairie, de mes arbres et de mon jardin, jouant sur une économie solidaire, dès l'âge de 15 ans. Et si on me demande de « servir ma patrie et de porter les armes » qu'on me désigne alors l'ennemi.
Le premier de tous mes ennemis ce sont les multinationales et tous ceux qui bossent pour elles et les autres qui achètent leurs produits.
Vivre heureux ou consommer et produire comme un con, il faut choisir !

Portrait de fhg

De fhg

Voisin | 21H06 | 03/12/2008 | Permalien

« Mais qu'au moins ce nouvel effort que nous imposons à nos enfants et petits-enfants, serve à autre chose que le sauvetage d'emplois d'aujourd'hui. »

arrête tu vas me faire pleurer

« Un autre objectif doit lui être fixé : réduire les effluents anthropiques qui menacent notre Terre »

ça y est je pleure
je pleure parce que je vois qu'on est encore en train de me raconter des foutaises… les enfants, la terre, l'écologie comme d'habitude ce sont les discours, dans la réalité : nucléaire, ogm, pesticide et cie

Portrait de hycare

De hycare

21H29 | 03/12/2008 | Permalien

A priori le ferroutage est un dossier qui se préparait mais qui a été abandonné par les dernier et récent gouvernement de droite, droite, droite, …
Vous pensez qu'ils vont revenir sur cette décision ?
Cela dit, ce ne serait pas la première fois que ce gouvernement se désavoue lui même, cf l'éloge des subprimes par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne électorale…
Paroles, paroles, paroles…
Pendant ce temps là, ce gouvernement cherche à « museler » tous divergents d'opinion…
On se lève quand ?

Portrait de Houvaton nouveau compte

à hycare Portrait de hycare De Houvaton nouveau compte

15H34 | 04/12/2008 | Permalien

On se lève pour Danette ?
Ou pour exiger et obtenir la démocratie directe et les referendums d'initiatives citoyennes qui vont avec ?

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 02H47 | 04/12/2008 | Permalien

« Nous avons besoins de bureaux d'études, et de moyens de production si nous ne voulons être de seuls consommateurs de panneaux solaires, ou de technologies peu consommatrice de CO2… »

« Ou sont les trabans, 2cv, 4l … à la mode 21ième siècle, évolutives, basiques ? …à un prix d'achat de 5000 euros environ… quitte à acheter une version carburant, tout en pouvant par la suite rajouter un moteur électrique… ? (e t que l'on puisse enlever le toit en été, transformer les sièges en couchettes pour éviter de payer l'hotel)….Ou sont les systèmes astucieux qui permettent de mieux isoler l'habitat ? Ou sont les nouveaux concepts, objets de transports en commun ? »

Voilà des commentaires justes qui sont autant de questions. Questions que l'on pourrait par la même occasion, poser à Monsieur Matouk : pourquoi de telles bonnes idées, ces innovations géniales - nécessaires, nous en convenons tous - n'ont-elles jamais été mises en application ? La vue de nos industriels et de nos dirigeants était-elle si basse ?
Il n'est guère concevable que ces astucieux gestionnaires, flairant ce prétendu nouveau filon, si au fait du profit à tirer de n'importe quelle opportunité, ne se soient pas alors lancés à corps perdu, avec des plans ourdis de longue date, dans ces beaux projets comme « le transfert de la route au rail, installation en collectif ou en individuel, d'éoliennes ou de plaques photovoltaïques, centrales fonctionnant sur la biomasse de déchets, usines de traitement des ordures ménagères, etc. » puisque c'est par cette seule voie raisonnable que pourrait être atteint un autre futur.
Comment se fait-il qu'on ait l'air de trainer des pieds ?
Une simple petite question supplémentaire : et si ,n'y trouvant pas matière à profit, tous ces projets - dont personnellement je souhaite la réalisation - n'intéressaient tout simplement pas nos investisseurs ?

Portrait de Jean Matouk

De Jean Matouk (auteur)

Economiste | 10H25 | 04/12/2008 | Permalien

A Nemo 3637

Excellente question, à laquelle je ne pouvais pas répondre dans un texte court.

En premier lieu, l'alerte écologique n'était pas aussi présente il y a quinze/vingt ans. Elle est devenue vraiment alarmante ( même si la menace existait bien avant) depuis dix ans, avec la publication des premeirs travaux dont ceux du GIEC.

De plus le pétrole était redevenu moins cher.

Ensuite les technologies « exploitables » à coût raisonnable , n'étaient pas toutes disponibles il y a dix ans. De plus , le budget de l'Etat français était déjà en lourd déficit ; il n'en est jamais sorti depuis 30 ans ! Cela empêchait les gouvernements d'envisager de grand splans technologiques, comme le Nucléaire en 1974, ou l'espace en 1980/85.

Ensuite ce qui est vrai, c'est que la fréquence des élections borne l'horizon des politique à 3/5 ans. Pour nombre d'entre eux , l'objectif d'intérêt général (très « “particularisé” »), c'est d'être réélu… Or pour préparer vraiment l'avenir, il y a dix ans, il fallait demander aux contribuable ( 50%dela population en France) un vrai effort, dont les résultats sont à 30 ans ! Pourquoi l'auraient-ils fait ? Seuls quelques voix parlaient alors dans le désert politique.Aujourd'hui la crise les contraint à agir. mais il n'est pas sur pour autant qu'ils agissent dans le sens écologique. C'est tellement plus facile de construire des routes ou des ponts et de donner aux pauvres ( ce qui est juste), mais sans demander d'effort aux gens aisés.

Cordialement

Portrait de Houvaton nouveau compte

à Jean Matouk Portrait de Jean Matouk De Houvaton nouveau compte

12H45 | 04/12/2008 | Permalien

« En premier lieu, l'alerte écologique n'était pas aussi présente il y a quinze/vingt ans. »
Ben voyons … Les premières alertes cinématographiques (le cinéma étant la projection directe des aspirations collectives) datent des années 1960 et tout début 1970 avec des films comme « Alexandre le Bienheureux » ou en Italie « le Grand Embouteillage » pour ne citer qu'eux et qui dénonçaient déjà clairement le tout consommation de merde au mom du dieu Croissance.

Le GIEC pue la désinformation. Il a été créé en 1988, à la demande du G7 (aujourd'hui G8), par deux organismes de l'ONU : l'organisation météorologique mondiale (OMM) et le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Il n'y a pas en France 50% de contribuables car nous somme tous contribuables à travers la TVA dès qu'on achète la moindre petite connerie. (Au passage, Suisse TVA 7,6%, Taux de chômage 3% … ! ! ! )
« la fréquence des élections borne l'horizon des politique à 3/5 ans. » C'est tellement vrai et tellement commode pour les journalistes français que ces derniers mentent sur toute la ligne dès qu'il est question de démocratie directe. Il ne faut surtout pas avertir le mouton français qu'il existe ailleurs en Belgique, Allemagne, Suisse, Italie l'équivalent de referendums d'initiatives citoyennes. Ces derniers permettent justement de ne pas attendre, tant au plan local que national, les échéances électorales bidons, échéances qui n'ont pour seuls effets que de nous enfoncer encore plus dans la dictature.

Portrait de karlM

à Houvaton nouveau compte Portrait de Houvaton nouveau compte De karlM 21378

12H52 | 04/12/2008 | Permalien

100% ok
A la place de la prime voiture donner une prime aux gens qui vont bosser en vélo (variable selon les ressources).
Rendre gratuite, pour le minimum vital, les énergies fondamentales puis taxer lourdement les dépassements.
Et réduire notre train de vie…plus de paysans avec chevaux que de poinçonneurs des lilas.
Nos déméocraties actuelles ne sélectionnant que des nuls, élire avec le tirage au sort.

Portrait de Chris.A

à Houvaton nouveau compte Portrait de Houvaton nouveau compte De Chris.A

Ni pour,ni contre,bien au contraire | 14H12 | 04/12/2008 | Permalien

Merci riverain(e) Houvaton !
Comme on se sent moins seul en votre compagnie ; -)

Portrait de nemo3637

à Jean Matouk Portrait de Jean Matouk De nemo3637

Déchoukeur | 13H10 | 04/12/2008 | Permalien

Jean Matouk | Economiste

« De plus le pétrole était redevenu moins cher. »

« Or pour préparer vraiment l'avenir, il y a dix ans, il fallait demander aux contribuable ( 50%dela population en France) un vrai effort, dont les résultats sont à 30 ans ! »

Par votre commentaire vous mettez ici l'accent sur la nécessité d'un volontarisme qui ne correspond guère à la société capitaliste libérale.
Ce serait comme vous le dites, un peu long d'entrer dans le détail.
Remarquons simplement que pour préparer l'avenir vous ne comptez pas sur l'initiative privée sur laquelle repose quand même le moteur de l'économie capitaliste.
Et dans ce sens notons la part infime - relativement aux profits - des investissements dans cette « économie nouvelle » par une société comme Total dont les bénéfices, jusqu'à maintenant, sont prodigieux.
C'est plus facile, en effet, et surtout plus rentable, de produire des biens peu durables, de détruire… pour ensuite vendre des contre-poisons. Tout bénéfice. Qui a intéret à des biens durables, à une énergie peu coûteuse ? Qui en tirera alors bénéfice ? Pas les capitalistes qui gagnent tellement d'argent par la spéculation ou le contrôle de l'énergie pétrolière.
Vous comptez sur une volonté politique inspirée du keynésianisme. Et les déclarations d'intention de l'éxécutif américain pourrait conforter votre espoir.
Mais vous savez comme moi que la politique volontariste inspirée de Keynes, aux Etats-Unis, dans les années 30, a été, dans un premier temps un échec.
Et vous savez aussi comment a été radicalement résolue la crise née en 1929.
Idéalisme pour idéalisme, utopie pour utopie,appelant un chat, un chat, je préfère donc la mienne : la claire remise en question du capitalisme, qu'il soit libéral ou d'état - inspiré par Keynes, Lénine ou Hitler - permettant l'édification de ces nouvelles structures indispensables que vous préconisez et que nous voulons tous.
Merci de votre intéret. A vous lire.

Portrait de pekinoscope

De pekinoscope

11H54 | 04/12/2008 | Permalien

Pas seulement la recherche technologique. Il faut redorer le blason des humanités, pour donner un sens à tout cela. Il faut penser avec un coup d'avance, sans quoi la fuite en avant continue.

Portrait de vol19

De vol19

awash | 13H17 | 04/12/2008 | Permalien

Assurément, ce n'est pas en traitant les hommes comme des chiens dans un système absolument cynique qu'ils prendront des risques sur des innovations.

Par contre, par rapport au Post de Jean Matouk, à deux reprises, j'ai pu lire que la crise actuelle favorise les Etats, qui malgré leur dette arrivent à se financer facilement à des taux d'intérêts quasiments nuls. Les bons du trésor des pays riches étant considérés comme sûrs, donc trouvant facilement prenneur… ce qui permet de s'endetter pour pas cher, sauf si l'économie repart trop vite, et que les investisseurs prennent des placements plus rentables.

Mais, je suis atterré par la lenteur de l'émergence de nouveaux objets/concepts qui proposent des solutions simples dans de nombreux domaines… certes les structures sociales sont coincées, et la réduction du cerveau disponible a bien fonctionné…

En 2005, dans mon petit coin, je m'étais amusé à faire un petit travail de prospective sur les nouveaux objets/produits, les innovations sociales… On va bien dans cette direction là, mais à ce rythme, il faudra trente ans. Quand on pense à la vitesse d'innovation des pays anglo-saxons durant les années 40…

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