
Crise économique : quelles sont les mesures à prendre ?

Au dela de l'accord utile du G4 de samedi soir sur le sauvetage coordonné des banques , et de l'annonce d'une réunion d'un G8 ou 20 sur la restructuration du système financier mondial, il n'est pas du tout certain que les principaux protagonistes parviennent à un accord de style Bretton Woods.
Il y a fort à parier que les anglo-saxons, notamment les anglais, soucieux de laisser le champs libre à la City pour reprendre son leadership mondial sur l'imagination financière, y défendront pieds à pieds leur chère « auto-régulation professionnelle », et leur foi de charbonnier -pas très honnête- en la capacité du marché financier de se rééquilibrer seul.
Faible possibilité d'une relance européenne
Mais au delà de la crise financière, nous devons faire face à ses conséquences sur la sphère réelle. La récession est là, même si l'on cherche à l'appeler autrement. L'idée d'une relance économique collective et unifiée en Europe est malheureusement combattue avant même d'avoir été concrètement proposée. Les divers Etats de l'Union veulent garder intacte leur autonomie budgétaire et fiscale, et la fiscalité proprement européenne est inexistante rendant impossible toute mesure décidée de Bruxelles.
Seule vient d'être reprise, par Gordon Brown, sans doute pour disqualifier par avance toute proposition plus ambitieuse, l'excellente idée lancée il y a un mois par Patrick Artus, d'un emprunt de la Banque européenne d'investissement, de 15 milliards d'euros, a précisé le Premier ministre britannique, qu'elle utiliserait ensuite pour financer les PME. Mais la mise en œuvre sera particulièrement délicate car chaque pays voudra évidemment tirer le plus grand pan de la couverture à soi !
Des projets concrets, du même type qu'Airbus, Gallileo, pourraient évidemment être lancés, par exemple dans le domaine des biotechnologies. Mais là encore, le délai d'élaboration consensuelle à vingt-sept sera long et incertain.
Les contraintes du Traité de Maastricht sont fondées
Au-delà de telles mesures, les réactions resteront donc nationales. Que peut faire la France, avec un Budget qui sera encore en déficit de 3% du PIB cette année, et une dette publique égale à 66% du PIB, dont les intérêts pèsent aussi lourd que l'Education nationale, hors des « clous » du Traité de Maastricht ?
Samedi soir, Nicolas Sarkozy a parlé d'assouplir des contraintes de ce traité en raison des circonstances exceptionnelles, mais Angela Merkel comme Jean Claude Junker ont de leur côté assuré qu'elles seraient respectées ! Ce sont eux qui ont raison, contre Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui quelques jours auparavant voulait jeter aux oubliettes ces mêmes contraintes. Le tenant du « non » au référendum européen de 2005 refaisait surface..
Comme si ces normes n'avaient pas un fondement solide, bien au-delà du fait d'avoir été décidées en 1992 par les quinze européens d'alors !
Comme si la récurrence, depuis trente ans, des déficits budgétaires français ne témoignait pas d'une irresponsabilité totale de tous nos gouvernants successifs, surtout depuis 2002 ! Comme si cette récurrence, et les intérêts croissants de la dette, ne paralysaient pas l'action publique !
Comme si on devait aggraver encore ce handicap français majeur au prétexte d'avoir l'air d'agir ! Comme si en référer aux déficits japonais et italiens pour justifier le notre n'était pas absurde ? Pourquoi ne pas prendre aussi les inflations chinoises ou indiennes comme norme de hausse des prix ?
La France doit élaborer un plan de relance sans aggraver son déficit budgétaire. Les réformes faites ou engagées -même si certaines étaient légitimes : pleine retraite à 40 voire 42 annuités de cotisation, tenant compte de la pénibilité, réforme des universités, réduction du nombre d'échelons administratifs…- seront de nul effet sur la croissance. Pour la relancer il faut élaborer des mesures économiques ambitieuses, de la manière la plus consensuelle possible en comité restreint, puis passage devant le Parlement.
Quelques idées pour une relance
La première mesure d'un tel plan, d'un point de vue purement économique et en faisant fi de savoir qui en a ou devait en profiter, c'est de revenir sur l'irresponsable plan TEPA de juillet 2007, et rendre au Budget les sommes correspondantes, en annulant sur les baisses d'impôt.
Ce qui permettrait, comme deuxième élément du plan , de baisser, à même hauteur, l'impôt sur la part des bénéfices des sociétés qui seraient investis en France et créateurs d'emplois en CDI.
Jean Peyrelevade a eu raison d'écrire que l'heure n'est pas à une relance par la demande de consommation, mais à une relance par l'offre, c'est-à-dire par la demande d'investissements productifs des entreprises. Ce gouvernement a prétendu aussi faire une politique de l'offre, mais une politique de l'offre par le biais des bénéficiaires personnes physiques des baisses d'impôt, censées ensuite investir leur argent dans les entreprises. Elles ne l'ont pas fait. En France elles ne le font pas.
Dès qu'a été décidée l'exclusion de l'assiette de l'impôt sur la fortune de 50 000€ , à condition qu'ils soient investis, les institutions ont monté des fonds, dont on sait fort bien qu'ils restent et resteront purement financiers. On ne peut espérer relancer l'investissement productif qu'en agissant directement au niveau des entreprises, peut-être à travers les pôles de compétitivité. Le gouvernement a décidé de diminuer la part des CODEVI et des LEP que les banques doivent remettre à la Caisse des dépôts. La mesure n'est pas mauvaise en soi, mais elle n'est pas à la hauteur.
Une autre idée serait que la Caisse des Dépôts lance un grand emprunt national, sur le modèle de celui lancé en 1946 pour cinquante ans, quand il s'agissait de reconstruire les infrastructures charbonnières électriques et gazières, mais qui serait destiné à un grand plan d'énergie renouvelables, et d'électrification maximale des transports, notamment automobiles, avec comme objectif de réduire au minimum l'usage des carburants fossiles.
La crise ne doit pas nous faire diverger du chemin du développement durable. L'exécution d'un tel plan entraînerait évidemment une suite de commandes importantes à l'industrie, dont on peut penser quand même, surtout si la mesure précédente est appliquée, que nombre d'entreprises françaises seraient aptes à en tirer partie. Le paiement de l'intérêt de cet emprunt aurait diverses sources, notamment, mais pas seulement, les livraisons du courant électrique produit à partir d'énergie renouvelables.
Le gouvernement a lancé, par ailleurs, un plan de relance du logement sous la forme du rachat de 30 000 logements non engagés. L'idée n'est pas à rejeter et devrait, au contraire, être amplifiée et développée vers le lancement de logements sociaux , ou destinées à la classe moyenne aujourd'hui tout aussi en difficulté pour se loger. C'est à cette amplification qu'il faudrait consacrer le supplément de collecte récent des Livret A et Bleu, les autres mesures précitées plus la part de l'emprunt de la BEI que la France recevrait, venant financer l'effort d'investissement des PME.
Faire machine arrière sur les inégalités
Reste un problème dont le gouvernement veut paraître tenir compte avec sa loi sur l'intéressement, le Président mettant, par ailleurs -spectaculairement, comme toujours- l'anathème sur les parachutes dorés.
Ce problème, c'est celui des inégalités de revenus, dont la croissance a été forte ces dernières années. Cette croissance, en France, a été moins nette, en tous cas moins sensible, entre les plus pauvres et les plus riches, qu'entre ces derniers et les classes moyennes, comme de nombreux sociologues, notamment Louis Chauvel, l'ont montré.
Cette augmentation des inégalités de revenus a entraîné, bien sûr, celle des patrimoines, notamment immobiliers -interface d'une difficulté croissante à se loger pour les dites classes moyennes- , mais aussi de l'inégalité des chances des enfants. Nous sommes en présence d'une re-féodalisation par l'argent.
Ceci fonderait largement le rétablissement des tranches supérieures de l'IRPP, dans le cadre de la redistribution des revenus. Mais ceci devrait aussi amener à réfléchir sérieusement avec le patronat, à une réduction de l'éventail des salaires dans les grandes entreprises, à l'occasion de la distribution primaire des revenus.
Pourquoi les dirigeants , qui jouissent en contrepartie d'une emprise plus grande du travail sur leur vie et du risque de management, d'un évident plaisir de diriger, ne seraient ils pas soumis, en termes d'intéressement et d'indemnités de licenciement ,aux mêmes règles que tous les salariés, avec une hiérarchie salariale redevenue raisonnable . L'argument juridique du mandataire social a bon dos ! Déjà les dix plus hauts salaires doivent être publiés. Ne peut-on pas songer à ce que les agences de notation sociale calculent les coefficients de Gini , qui mesurent scientifiquement le degré d'inégalité dans un groupe, des grandes entreprises et les publient, puis que des incitations fiscales supplémentaires soient accordées à celles qui le réduiraient, par blocage, voire réduction, des revenus globaux les plus élevés ? Les sommes en jeu, qui pourraient être éventuellement économisées par les entreprises, ne sont certes pas à la hauteur des besoins de financement de l'investissement, mais les inégalités jouent un rôle symbolique essentiel dans la société, et dans le sentiment que nous sommes tous dans le même bateau .
Ces idées ne sont que des esquisses à développer et enrichir. A tout le moins elles peuvent servir de base à un débat ! L'imagination économique qui s'est avérée si catastrophiquement fertile en matière financière, devait trouver dans ces direction un terrain d'exercice enfin favorable à l'intérêt général.
► Mise à jour le 5/10/08 pour tenir compte des déclarations du G4.
- 15430 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















96
(Pour réagir, connectez-vous)
à gandalfoufou
De jojo1er
10H02 | 05/10/2008 |
La dette publique pèse sur le budget de l'état qui choisit ensuite de reporter ce poids sur les contribuables en fonction de critères politiques.
L'inflation fait baisser le poids de la dette et diminue la valeur des capitaux, favorisant les endettés et réduisant le pouvoir financier des détenteurs de créances et capitaux.
La modulation des taux d'intérêts peut modérer ou inverser les effets de l'inflation.
Enfin les taux d'intérêts dépendent des variations de la masse monétaire en circulation qui influent aussi de façon moins directe sur l'inflation.
A peu près compris ? Pas trop simplifié ?
Jojo1er, …
De nemo3637
Déchoukeur | 18H23 | 04/10/2008 |
L'Etat n'a plus d'argent et vit de crédit « adossé aux revenus des contribuables ». Comme il est malheureusement probable que le chômage augmente et que les revenus desdists contribuables s'orientent à la baisse, on peut légitimement se demander ce que vaudront ses obligations. Un Etat peut-il faire faillite ? On a le spectre de l'Allemagne des années 30.
Préventivement à la grave crise économique qui va s'accentuer,il semblerait pertinent de proposer des alternatives à la société capitaliste elle-même afin de réorienter la production vers la satisfaction des besoins.
Il faut que puissent s'organiser librement des comités, des conseils ou des syndicats sur les lieux de travail. Parallèllement sont constitués des fédérations de consommateurs. Les travailleurs, tout comme les consommateurs sont fédérés à l'échelon local,régional, international. Un conseil,de la production et de la consommation à différents échelons, collecte les informations, les offres et les demandes. Il n'a qu'un caractère consultatif. L'important est d'obtenir une production suffisante pour satisfaire les besoins, et être le plus en adéquation avec ceux-ci sans les lois du marché.
Les échanges doivent être progressivement démonétarisés.
La solution repose donc sur une réappropriation de tous les moyens de production par la collectivité, sur la base de la démocratie directe, la fin de l'économie de marché, la satisfaction des besoins par une relation directe et démocratique entre ceux qui produisent et ceux qui consomment. Le moyen reste toujours la grève générale expropriatrice et gestionnaire.
à nemo3637
De Houvaton nouveau compte
01H24 | 05/10/2008 |
Betapolitique 29 mars 2008 …
« Selon LEAP/E2020, d'ici la fin de 2008, nous allons assister à une formidable déroute de l'ensemble des fonds de pension de la planète, mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation. Ce cataclysme financier aura une dimension humaine dramatique puisqu'il correspond à l'arrivée à la retraite de la première vague des baby-boomers aux Etats-Unis, en Europe et au Japon : les revenus des fonds de pension s'effondrent au moment même où ils doivent commencer à effectuer leur première grande série de versements aux retraités… »
Plus loin :
« Comme on peut le constater, cela ne présage rien de bon pour les droits des citoyens de la forteresse-prison Shengen qui vont se retrouver paupérisés comme en 1929 et enfermés derrières leurs murs, quadrillés de patrouilles et de caméras. Le dispositif de maintien de l'ordre est en place, laissez entrer la Grande Misère. »
Source http://www.betapolitique.fr/CRISE-FINANCIERE-effondrement-03852.html
Et à visionner absolument, il y a également six ou sept mois de cela :
http://www.dailymotion.com/visited/Goum2603/video/x4w02g_le-nouvel-ordre…
De Mr_Quiconque
19H15 | 04/10/2008 |
Il me semble que frédéric Lordon par exemple travaille sur la question depuis longtemps et à déjà fait de nombreuses propositions. Michel Husson a aussi beaucoup travaillé sur certains problèmes que nos libéraux semblent découvrir.
Sinon vu les milliards d'euros que nous devons rembourser parce que l'état emprunte à une banque centrale privée il serait temps de sortir de ce système pour qu'il puisse battre monnaie à nouveau. Mais un gouvernement de droite qui soigne les intérêts privées plutôt que l'intérêt collectif va-t'il le faire ?
On peut en douter. Dans la même veine ils veulent privatiser la poste. Que fera la poste privatisée : vendre des produits financiers, les actionnaires demanderont des dividendes toujours plus élevés, donc la poste ira chercher des produits à risque…on a vu ce que cela donnait.
sinon un commentaire sur Marianne2,
http://www.marianne2.fr/L-argent-public-au-secours-des-apotres-du-marche…
à Mr_Quiconque
De richy
19H15 | 04/10/2008 |
et faire la révolution ca ne te parait pas plus simple camarade ! parce que je doute que la béte se laisse faire !
à richy
De Mr_Quiconque
20H20 | 04/10/2008 |
Faire une révolution ?
Avec une télécommande de télévision dans la main ?
Les français, au moins 53%, sont bien trop contents de pouvoir regarder la caricature de notre monde présentée par TF1 dans leur grande lucarne à cristaux liquides achetée à crédit.
AAaaah ces cartes de fidélité qui permettent d'acheter et de payer plus tard en plusieurs mensualités avec intérêts, quelle merveille, cela répond si bien aux carences et dysfonctionnement du système que tant qu'il pourra consommer, le français ne bougera pas son cul du fond du canapé. C'est si bon d'être bien peinard, criblé de dettes mais heureux dans une maison a crédit bien remplie.
Dans révolution il y a évolution, faire une révolution pour quoi faire et pour qui, commençons par faire évoluer les mentalités, parce que sinon nous tomberons toujours dans le piège de ce qui nous promette toujours plus, nous serons toujours à la merci des beaux parleurs. Ce toujours plus, il nous le donne à crédit, on croit qu'il est a nous mais il appartient à nos créanciers. Créanciers qui se font un tas de blé avec les intérêts.
Commençons par vouloir moins et nous serons moins dupes de ceux qui agitent la carotte sous notre nez.
Réapprenons la frugalité, la modestie de moyen, parce qu'avec 9 milliards d'habitants très bientôt, une révolution pour continuer au même rythme, même avec des richesses mieux réparties…ce n'est guère possible.
C'est surtout une évolution des mentalités qu'il faudrait. Les réformes viendraient d'elles-mêmes, mais comme pour la plupart nous sommes trop cons…ben voilà le résultat et voilà ce que nous en venons à envisager : une révolution.
à Mr_Quiconque
De nemo3637
Déchoukeur | 22H28 | 04/10/2008 |
« Les français, au moins 53%, sont bien trop contents de pouvoir regarder la caricature de notre monde présentée par TF1 dans leur grande lucarne à cristaux liquides achetée à crédit. »
Nous avons entendu ce genre de discours, beaucoup plus méprisant encore, peu avant le mouvement des chômeurs de 1997. Les chômeurs étaient considérés comme des misérables individualistes incapables de se révolter et encore moins de s'organiser. La suite a donné tort aux résignés.
Il reste l'argument, que se veut massue : à quoi bon puisque ces révoltes ont jusqu'à présent échoué…
Une révolte c'est une révolution manquée. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille jamais se révolter car il y a bien sûr des circonstances où l'on ne peut rester ans réagir. Qui a décidé de faire la Révolution en 1789, en 1871 ou en 1917 ? Personne. On ne se lève pas le matin en se disant « tiens, cet après-midi, avec les copains, j'irai bien prendre la Bastille ! »
La lutte de classes existe. Et pour paraphraser un vieux camarade on pourrait dire que certains ne la redécouvrent que lorqu'ils ont peur d'elle.
Une Terre de 10 milliards d'individus, sans la gabegie capitaliste, pourrait être un paradis terrestre.
à nemo3637
De Houvaton nouveau compte
01H57 | 05/10/2008 |
Qui en 1789 ? Le Roi ! qui a décidé qu'on pouvait lui chier dessus impunément pendant 107 ans. Ce sont les aristos qui ont initiés la Révolution française, pas le peuple, faut arrêter ce mythe. Regardez les particules de tous ces « révolutionnaires » à commencer par De Robespierre et les autres. Il n'y a jamais eu de démocratie directe en France de 1789 jusqu'à la prise du pouvoir par un autre noble d'origine italienne implanté en Corse : De Buonarparte.
En 1871 ce fut une poignée de braillards incapables d'organiser la défense contre les Versaillais alors qu'ils possédaient leurs canons ! ! ! Quelle bande de cons.
Idem en 1917 pseudo révolution orchestrée par l'Allemagne elle-même, pour dégager le front Est, en envoyant de Suisse ou il était planqué un certain Lénine pour enrayer la vraie démocratie directe des marins et du peuple de Kronstadt.
En tous points je préfère 1848. Oui mais en Suisse ! Au moins leur démocratie directe à partir de cette date y a été solidement implantée depuis. Et toujours pas de présidentielles à la con en Suisse mais des gardes-fous, des contre-pouvoirs efficaces dénommés « votations populaires » (pour résumer). Que cette démocratie directe s'exporte dans les autres pays et vous verrez alors « l'argent sale international » diminuer à vue d'oeil.
Si Révolution il y a, ce sera en exigeant et en obtenant la démocratie directe en France avec ses vrais referendums d'initiatives citoyennes. Sinon, on passera d'une dictature à une autre. Rien de plus et beaucoup de morts et de misères au milieu.
à Houvaton nouveau compte
De Red-Sky
Battant abattu | 14H26 | 05/10/2008 |
@ Houvaton
Merci, enfin quelqu'un qui ne s'est pas fait défoncer le cerveau par l'enseignement officiel. La vraie démocratie, c'est de se remettre en cause tous les jours, sur le plan institutionnel mais aussi sur le plan personnel. Il n'y a pas de grande différence entre les grandes messes de l'ultra-gauche et TF1. Ils sont dialectiquement associés. Même le PS, qui est resté sciento-étato-marxiste (en résumé, le contraire de Marx), n'a pas vu venir cette crise (à part Attali et aussi Rocard qui a publié de brillants articles je ne sais plus où… « Contre-Info », je crois). Les socialistes ne comprennent absolument rien non plus en écologie, exactement comme tous les petits produits de notre système de formation employés à la Bourse et dans les banques.
Or, la crise économique va être multipliée par la crise écologique. Les temps qui viennent vont être très difficiles. Tous les paradigmes sont en train de changer et il faut inventer une nouvelle pensée ; un nouveau fonctionnement et des nouveaux comportements. On ne peut plus tenir aujourd'hui un raisonnement économique sans l'intégrer dans une vision écologique (ressources naturelles, énergie, pollution, démographie, réchauffement climatique, santé publique environnementale (dégâts des pesticides et du diesel), etc).
D''une certaine manière, c'est faillite de la science économique autiste et toute puissante. Bienvenue dans le réel !
à nemo3637
De Mr_Quiconque
09H59 | 05/10/2008 |
« 53% » c'est pour bien montrer que la plèbe, est à la merci des « story tellers » que sont les hommes et femmes politiques qui prétendent défendre l'intérêt collectif mais dont les arbitrages se font souvent en faveurs de l'intérêt privé (ex : brader les services publics) ainsi que leurs intérêts personnels (ex : secret défense pour couvrir les magouilles, « responsables mais pas coupables » pour se dédouaner de leurs fautes).
La démocratie ?
Quand on a vu la campagne oui-ouiste rélayée par les médias et le déni de démocratie qu'est le traité de Lisbonne…qui peut encore y croire.
Donc pour défendre l'intérêt collectif nous élisons ceux qui ont le moins de dispositions naturels et idéologiques pour le faire tellement ils sont bouffis d'ambition personnelle (ironie quand tu nous tiens).
Et la révolution pour quoi ?
Je me suis déjà exprimé la dessus dans mon message précédent.
La révolte, oui, mais cela devrait conduire surtout à réflechir plutôt que prendre les armes et couper des têtes pour satisfaire l'esprit de vengeance. Beaucoup parle de révolution, mais pour mettre qui à la place, que nous diront-ils ceux-là encore ?
Nous sommes toujours prompts à évoquer la Révolution Française (ça flatte surtout notre inconscient mais ce n'est pas nous qui l'avons faites (loin de là)), son esprit mais pourquoi ne parle-t'on pas plus de la Commune de Paris de 1871 ?
Les Français signent des chèques en blanc à chaque fois qu'ils votent, vu les taux de participation force est de constater qu'ils ne sont déjà pas nombreux à se bouger le cul, et une fois qu'ils ont votés ils se laissent mener par le bout du nez du moment qu'on leur temps une carotte qu'ils n'auront jamais. Il n'y a que quand ça va vraiment mal qu'ils sortent la tête de leur terrier pour réclamer des têtes.
La révolution est un carotte supplémentaire tant que les démocraties ne seront pas plus encadrées par des contre-pouvoirs aux mains des citoyens afin de limiter les dévoiements de la démocratie représentative qui n'a de représentative que le nom. Représentative de quoi et de qui ?
La grande question est : Et après ?
Comme je l'ai dit ailleurs, une révolution pour continuer à vivre et surtout consommer comme avant, même avec une meilleure répartition des richesses, vu les 9 milliards d'habitants à venir, cela représente un destin funeste. Ce n'est pas réalisable.
La vraie révolution est la : une évolution des mentalités mais certainement pas une prise de pouvoir sous le coup de l'excitation.
à Mr_Quiconque
De Mr_Quiconque
14H05 | 05/10/2008 |
A propos des propositions de Frédéric Lordon :
Frédéric Lordon : « pour en finir avec les crises financières »
http://www.humanite.fr/2008-09-25_Tribune-libre_Frederic-Lordon-pour-en-…
---
Spéculation et crises : ça suffit ! (pétition, ressources)
http://www.stop-finance.org/
De richy
19H12 | 04/10/2008 |
avec l'europe de maastricht, nous nous somment mis en posture pour devenir les dindons de la farce, je croyais voter pour l Europe en fait j'ai voté pour les banques ! !
ficelés les dindons ! !
De Phil2922
Retraite invalidité | 19H18 | 04/10/2008 |
le problème de la répartition des richesses doit être mis à plat mais ce n'est pas avec les « décideurs » actuels que cela va se faire. Pourquoi un éboueur( par exemple) ne pourrait-il pas gagner davantage, il travaille, avec des horaires difficiles, pour l'intérêt général et il est au SMIC, c'est lamentable.
Et je pourrais en trouver des centaines de métier où le salarié reste au SMIC sans perspectives de formation et d'avancement professionnel.
Et on entend que les Américains vont encore s'endetter pour renflouer des banques qui auront spéculé avec comme seul objectif à court terme : gagner le plus de fric possible.
Sarko voudrait que l'on fasse pareil en france, en Europe, tout ça pour sauver le marché capitaliste qui envoie de plus de gens dans la misère… Heureusement Angela Merkel et Junker ont mis le holà, avec des déclarations intéressantes contre les banquiers spéculateurs.
Jamais l'écart de salaise entre le bas et le haut n'aura été aussi important, c'est écoeurant… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De richy
19H23 | 04/10/2008 |
je vous rassure,les américains ne paie jamais leures dettes, les promesses n'engagent que ceux qui les croient !
à Phil2922
De vincelle
23H51 | 04/10/2008 |
> » Pourquoi un éboueur( par exemple) ne pourrait-il pas gagner davantage »
Parce que ce sont les ordures qui se remplissent les poches.
Pour preuve, regardez le petit monarque et sa clique…
De Le Yéti
yetiblog.org | 19H58 | 04/10/2008 |
UNE RÉVOLUTION HISTORIQUE
Les analyses de Jean Matouk, pour intéressantes soient-elles, me paraissent totalement décalées par rapport à la réalité. Car elles s'inscrivent dans la pérennité d'un système qui parvient aux termes de son histoire.
Le système capitaliste est basé sur une anomalie contre-nature : la croissance exponentielle à tout prix. Sans croissance, le système s'écroule.
Ce à quoi nous assistons aujourd'hui n'est justement rien moins que la mort de ce système. Notre système économique capitaliste tel qu'il régie le monde depuis le début de l'ère industriel, a atteint désormais un point de non-retour historique.
La croissance a depuis longtemps dépassé la mesure en dégueulant ses superflus inutiles. C'est pourquoi depuis bientôt dix ans, elle ne reposait plus sur la production de biens et de services, mais sur une tare congénitale : la production d'argent. Avec l'effondrement de ses organes de régulations financières, c'est un pilier fondamental du capitalisme qui disparaît.
La course insensée à la croissance a également contribué à épuiser les ressources énergétiques sur lesquelles elles s'appuyaient. Deuxième pilier à mordre la poussière.
Elle a enfin carrément mis en péril nos conditions climatiques de survie. Troisième pilier à l'agonie.
Dans les mois, que dis-je, dans les jours qui viennent, le moteur économique du capitalisme va se gripper et caler.
La seule chose qui pourrait aujourd'hui repousser l'échéance de cette disparition souhaitable, c'est une guerre. Comme en 1914 et 1939 quand, une fois la sauvagerie terminée, les destructions massives donnèrent un coup d'oxygène à la croissance en obligeant à reconstruire (les Trentes Glorieuses).
Si la communauté humaine parvient à éviter cette sinistre extrémité (pas sûr, hélas), nous allons assister dans les mois à venir à une refondation totale de l'organisation économique de la planète. De gré, si nous en sommes capables. Ou de force, si nous continuons à nous amuser aveuglément avec nos vieux jouets à la ramasse, ceux que préconise Jean Matouk dans son analyse : relance de l'offre, des investissements… Offre de quoi, investissements pour quoi ?
Le problème n'est même plus de réorganiser la répartition des richesses, surtout sous la seule forme financière. Mais de redéfinir la notion même de richesses. Richesses vitales. Richesses de confort. Et surtout « richesses » destructrices, tous ces produits et services superflus, inutiles et carrément nuisibles que la machine a stupidement lancé pour alimenter sa course imbécile à une « croissance » dépourvue de sens.
En somme, toute une réorganisation à repenser, toute une logique de fonctionnement à . Ce qu'elle sera, positive ou négative, je ne sais pas.
Cette véritable révolution, qui restera dans l'histoire de l'humanité, va se produire dans les années à venir. De notre gré (mais en sommes-nous capables ? ). Ou de force (avec la cohorte des tragédies qui ne manqueront pas de l'accompagner).
« Le monde est au bord du gouffre », a enfin reconnu le premier ministre Fillon. Fasse qu'il ait parlé du monde capitaliste et non de NOTRE monde à nous.
De Mr_Quiconque
20H29 | 04/10/2008 |
Ce système ne peut fonctionner sans une croissance infinie, croissance tirée artificiellement par le crédit. Pour que cela fonctionne sans fin il faut des crédits illimités et des ressources illimités.
Il y a un gros problème !
Il faut réduire la surface de voilure mais cela ne peut se faire si nous demandons toujours plus. Et puis la population augmente.
Donc déjà ça ne va pas être simple mais il y a un paquet de choses à remettre en question sur le plan politique et économique mais nous ne pouvons pas faire l'économie, chacun de nous, de nous interroger sur nos besoins, sur ce que nous voulons collectivement et individuellement.
C'est primordial et c'est même ce qui conditionne le reste.
Quand on veut toujours plus on en vient naturellement à des systèmes qui répondent à cette volonté.
à Le Yéti
De jpp64
22H29 | 04/10/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous.
Malheureusement la possibilité d'un guerre n'est pas à écarter à la vue de la multitude de foyers existants et à venir (Iran, Caucase,…).
Dans vos solutions vous n'êtes pas loin de la décroissance ! ! ! Mais ce mot est encore tabout, pour combien de temps ?
à jpp64
De Le Yéti
yetiblog.org | 00H08 | 05/10/2008 |
@ jpp64
Je n'aime pas trop le concept de « décroissance ». Trop dépendant (même en négatif) de celui de « croissance ».
Le problème n'est ni l'un, ni l'autre. Mais la quête d'un point d'équilibre situé au-delà de toutes ces — comment les appeler aujourd'hui ? — oui, de toutes ces vieilleries d'un passé désormais révolu.
à jpp64
De Houvaton nouveau compte
02H24 | 05/10/2008 |
Le mot Décroissance (comme celui de démocratie directe que le PS ose confondre avec démocratie participative pissette) n'est pas pour moi tabou. Ni pour beaucoup d'entre nous. Il est tabou dans les medias ainsi que dans ceux qui se font passer sur internet pour des « journaux à trois voix » (les journalistes, les experts et … les cons ! qui ont droit à un espace « commentaire » ou comment (faire) taire).
La Décroissance, au contraire de la récession ou d'une « croissance négative » (la plus hypocrite des définitions), est une récession VOULUE, SOUHAITEE par les moins cons, sots, mateurs d'entre nous.
C'est pourtant pas compliqué, c'est « je travaille trois fois moins » qui entraîne :
- je consomme trois fois moins (et je n'achète RIEN à crédit, crédit qui rend les consommateurs esclaves d'un marché et des prix imposés)
- je pollue trois fois moins
- je me déplace trois fois moins
- je suis trois fois plus heureux
- je profite de la vie TROIS FOIS PLUS
Et je cultive mon jardin, au sens propre comme au figuré.
Le seul problème mais il est de taille va faire que les maîtres auront moins ou pire, plus du tout d'esclaves pour les nourrir et entretenir leurs belles propriétés. C'est ballot non ? Ya de quoi hésiter du coup, non ? …
: -))
à Le Yéti
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 07H35 | 05/10/2008 |
il faut savoir si nous sommes vraiment à la fin du système ou si celui ci aura encore des sursauts
trop d'acteurs sont intéressés à sa continuation
les mois a venir vont etre (historiquement) passionants
à Le Yéti
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 07H35 | 05/10/2008 |
il faut savoir si nous sommes vraiment à la fin du système ou si celui ci aura encore des sursauts
trop d'acteurs sont intéressés à sa continuation
les mois a venir vont etre (historiquement) passionants
à jyeden
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H17 | 05/10/2008 |
Le système va avoir des sursauts. Il en a déjà. Mais de plus en plus erratiques et désordonnées.
Cf. les « promesses » de soutien au banques par les gouvernements européens, ce week-end. Que des mots, aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée. Et pour cause ! Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à la catastrophe, cherche déjà à se débarrasser du baton merdeux.
à Le Yéti
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H19 | 05/10/2008 |
Je pense comprendre que tu préconises un retour aux besoins réels. L'on sait que ce retour à ces besoins nécessitent un effort d'investissement sans précédant, dont une bonne partie seraient des investissements de « nettoyage » des méfaits de nos anciennes énergies et même parfois nouvelles comme avec le nucléaire.
Je comprends et partage pleinement ta critique quant à la vacuité de l'objectif du système actuel, « la croissance exponentielle à tout prix » et ! pour tout profit égoiste.
Mais alors, pourquoi ne pas changer l'objectif, et par exemple, parler de « croissance sociale » ? Pourquoi ne pas émettre une distinction fondamentale entre recherche de profit et de sa maximisation, et recherche d'avantages sociaux, ce dernier objet n'existant actuellement que sous une forme de dons par le privé, et d'impôts par l'État ?
Donc en résumé, comment fais-tu sans « capital » ?
à Blaise11
De nemo3637
Déchoukeur | 06H05 | 06/10/2008 |
Je ne veux pas répondre à la place du Yéti, qui va sûrement le faire mieux que moi. Mais enfin voilà comment je vois les choses.
En fait le capital existe toujours. Mais il n'est plus conçu en tant que moteur ayant pour but le profit.
Ainsi il existe un machinisme, une technologie, et des capacités de production énormes à travers le monde.Elles sont même en surabondance, même si elles nne sont détenues que par une minorité sur la planète. Si l'on utilise ce que Marx appelait ici le « capital fixe », sans le boulet de la recherche du profit, on pourrait facilement satisfaire, en l'état, les besoins de la population de la planète.
En plus d'une conception erronée du socialisme, capitalisme d'état en fait, ce qui a peut-être « plombé » aussi la Russie, c'est la faiblesse de ses moyens de production, amenant à une gestion étatique de la pénurie.
A partir d'un « capital fixe » très important, en changeant de société,en effet, les besoins changent aussi : les transports des biens, par exemple, en recentrant localement nombre d'activités, se retrouveraient facilités et on aurait besoin de moins d'énergie. Même chose pour les activités liées à la production : on peut répartir ces activités en diminuant fortement la durée du travail sans nuire à l'importance de la production elle-même. « L'effort d'investissement sans précédent » pour « nettoyer les méfaits de nos anciennes énergies » reste une priorité qui ne peut se réaliser qu'avec, justement, un changement de mode de vie. Mais il ne faut pas perdre de vue « la croissance sociale ».
C'est vrai qu'il faut un consensus, un certain enthousiasme. Aujourd'hui les expériences sociales nouvelles, du Chiapas aux coopératives du Vénézuela en passant pas le mouvement des « sans-terre » ont lieu dans des pays jeunes. La vieille Europe, même avec la France et Paris - bivouac de la Révolution d'après Jules Vallès - aura t-elle le « gniak » pour que naisse un mouvement porteur d'une réelle alternative au capitalisme ?
D'une façon générale, globale, on peut dire que l'on a moins besoin de travail humain. C'est d'ailleurs ce qui est contraire à la logique capitaliste où la valeur d'un bien est lié à la quantité de travail qu'il contient.
à Le Yéti
De nemo3637
Déchoukeur | 14H53 | 05/10/2008 |
« UNE RÉVOLUTION HISTORIQUE »
« Cette véritable révolution, qui restera dans l'histoire de l'humanité, va se produire dans les années à venir. De notre gré (mais en sommes-nous capables ? ). Ou de force (avec la cohorte des tragédies qui ne manqueront pas de l'accompagner).
“ Le monde est au bord du gouffre ”, a enfin reconnu le premier ministre Fillon. Fasse qu'il ait parlé du monde capitaliste et non de NOTRE monde à nous. »
C'ten plein ça, ostie d'tabarnak !
Le reste c'est du pipeau.
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 19H39 | 04/10/2008 |
Matouk, mon p'tit pote, si tu es economiste, moi je suis l'eveque de Metz
la première partie de l'article est un tissus de connerie comme savent nous en pondre les economiste
pas d'augmentation des deficits mais un emprunts !
la deuxième partie est un peu moins mauvaise mais ne fait reprendre l'antienne d'un capitalisme moralisé (là par l'impot
à jyeden
De Jean Matouk
(auteur)
Economiste | 21H06 | 05/10/2008 |
L'insulte est une preuve de faiblesse.
je ne pense pas que tu sois faible, alors restes poli. Tes arguments n'en prendront que plus de poids
l'économie est plus complexe que la météo. Comme les météorolgues les économistes se trompent. Mais il y a une base rationnelle. La Caisse des dépôts peut emprunter pour financer un grand programme, comme la CNE l'avait fait en 1946, celà n'a rien à voir avc le budget et son déficit
Amicalement , mais poliment
à Jean Matouk
De nemo3637
Déchoukeur | 23H18 | 05/10/2008 |
« L'insulte est une preuve de faiblesse.
je ne pense pas que tu sois faible, alors restes poli. Tes arguments n'en prendront que plus de poids »
C'est vrai que votre argumentation est criticable. Et elle l'a été, critiquée, à travers les posts. Vous semblez vouloir mettre une rustine à un pneu troué à la mitrailleuse.
Et votre foi dans le système rappelle aussi ceux qui ne juraient que par l'Empire Romain même après sa chute.
Compte tenu de la catastrophe qui s'annonce, il est normal que l'on s'énerve en écoutant ou en lisant ce qui nous parait des âneries.
à Jean Matouk
De yamato
13H33 | 08/10/2008 |
« l'économie est plus complexe que la météo »
Justifier, sur cette simple phrase, de l'incapacité des « économistes » à prévoir à plus de 5 jours (et encore), c'est une insulte à l'intelligence. Donc une preuve de faiblesse.
Au surplus,la météo tente d'apprécier un système qui fonctionne selon des phénomènes objectivables, dont les degrés d'interactions sont énormes, complexes, etc…mais objectivables.
Le jour ou vous arriverez à modéliser la confiance…
Ou alors, la confiance n'est pas modélisable ? Mais alors, l'économie est une science humaine ? Mon dieu !
Les « experts » truffés de modèles mathématiques m'auraient donc menti ?
Là, ça commence à devenir intéressant.