
Crise économique : quelles sont les mesures à prendre ?

Au dela de l'accord utile du G4 de samedi soir sur le sauvetage coordonné des banques , et de l'annonce d'une réunion d'un G8 ou 20 sur la restructuration du système financier mondial, il n'est pas du tout certain que les principaux protagonistes parviennent à un accord de style Bretton Woods.
Il y a fort à parier que les anglo-saxons, notamment les anglais, soucieux de laisser le champs libre à la City pour reprendre son leadership mondial sur l'imagination financière, y défendront pieds à pieds leur chère « auto-régulation professionnelle », et leur foi de charbonnier -pas très honnête- en la capacité du marché financier de se rééquilibrer seul.
Faible possibilité d'une relance européenne
Mais au delà de la crise financière, nous devons faire face à ses conséquences sur la sphère réelle. La récession est là, même si l'on cherche à l'appeler autrement. L'idée d'une relance économique collective et unifiée en Europe est malheureusement combattue avant même d'avoir été concrètement proposée. Les divers Etats de l'Union veulent garder intacte leur autonomie budgétaire et fiscale, et la fiscalité proprement européenne est inexistante rendant impossible toute mesure décidée de Bruxelles.
Seule vient d'être reprise, par Gordon Brown, sans doute pour disqualifier par avance toute proposition plus ambitieuse, l'excellente idée lancée il y a un mois par Patrick Artus, d'un emprunt de la Banque européenne d'investissement, de 15 milliards d'euros, a précisé le Premier ministre britannique, qu'elle utiliserait ensuite pour financer les PME. Mais la mise en œuvre sera particulièrement délicate car chaque pays voudra évidemment tirer le plus grand pan de la couverture à soi !
Des projets concrets, du même type qu'Airbus, Gallileo, pourraient évidemment être lancés, par exemple dans le domaine des biotechnologies. Mais là encore, le délai d'élaboration consensuelle à vingt-sept sera long et incertain.
Les contraintes du Traité de Maastricht sont fondées
Au-delà de telles mesures, les réactions resteront donc nationales. Que peut faire la France, avec un Budget qui sera encore en déficit de 3% du PIB cette année, et une dette publique égale à 66% du PIB, dont les intérêts pèsent aussi lourd que l'Education nationale, hors des « clous » du Traité de Maastricht ?
Samedi soir, Nicolas Sarkozy a parlé d'assouplir des contraintes de ce traité en raison des circonstances exceptionnelles, mais Angela Merkel comme Jean Claude Junker ont de leur côté assuré qu'elles seraient respectées ! Ce sont eux qui ont raison, contre Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui quelques jours auparavant voulait jeter aux oubliettes ces mêmes contraintes. Le tenant du « non » au référendum européen de 2005 refaisait surface..
Comme si ces normes n'avaient pas un fondement solide, bien au-delà du fait d'avoir été décidées en 1992 par les quinze européens d'alors !
Comme si la récurrence, depuis trente ans, des déficits budgétaires français ne témoignait pas d'une irresponsabilité totale de tous nos gouvernants successifs, surtout depuis 2002 ! Comme si cette récurrence, et les intérêts croissants de la dette, ne paralysaient pas l'action publique !
Comme si on devait aggraver encore ce handicap français majeur au prétexte d'avoir l'air d'agir ! Comme si en référer aux déficits japonais et italiens pour justifier le notre n'était pas absurde ? Pourquoi ne pas prendre aussi les inflations chinoises ou indiennes comme norme de hausse des prix ?
La France doit élaborer un plan de relance sans aggraver son déficit budgétaire. Les réformes faites ou engagées -même si certaines étaient légitimes : pleine retraite à 40 voire 42 annuités de cotisation, tenant compte de la pénibilité, réforme des universités, réduction du nombre d'échelons administratifs…- seront de nul effet sur la croissance. Pour la relancer il faut élaborer des mesures économiques ambitieuses, de la manière la plus consensuelle possible en comité restreint, puis passage devant le Parlement.
Quelques idées pour une relance
La première mesure d'un tel plan, d'un point de vue purement économique et en faisant fi de savoir qui en a ou devait en profiter, c'est de revenir sur l'irresponsable plan TEPA de juillet 2007, et rendre au Budget les sommes correspondantes, en annulant sur les baisses d'impôt.
Ce qui permettrait, comme deuxième élément du plan , de baisser, à même hauteur, l'impôt sur la part des bénéfices des sociétés qui seraient investis en France et créateurs d'emplois en CDI.
Jean Peyrelevade a eu raison d'écrire que l'heure n'est pas à une relance par la demande de consommation, mais à une relance par l'offre, c'est-à-dire par la demande d'investissements productifs des entreprises. Ce gouvernement a prétendu aussi faire une politique de l'offre, mais une politique de l'offre par le biais des bénéficiaires personnes physiques des baisses d'impôt, censées ensuite investir leur argent dans les entreprises. Elles ne l'ont pas fait. En France elles ne le font pas.
Dès qu'a été décidée l'exclusion de l'assiette de l'impôt sur la fortune de 50 000€ , à condition qu'ils soient investis, les institutions ont monté des fonds, dont on sait fort bien qu'ils restent et resteront purement financiers. On ne peut espérer relancer l'investissement productif qu'en agissant directement au niveau des entreprises, peut-être à travers les pôles de compétitivité. Le gouvernement a décidé de diminuer la part des CODEVI et des LEP que les banques doivent remettre à la Caisse des dépôts. La mesure n'est pas mauvaise en soi, mais elle n'est pas à la hauteur.
Une autre idée serait que la Caisse des Dépôts lance un grand emprunt national, sur le modèle de celui lancé en 1946 pour cinquante ans, quand il s'agissait de reconstruire les infrastructures charbonnières électriques et gazières, mais qui serait destiné à un grand plan d'énergie renouvelables, et d'électrification maximale des transports, notamment automobiles, avec comme objectif de réduire au minimum l'usage des carburants fossiles.
La crise ne doit pas nous faire diverger du chemin du développement durable. L'exécution d'un tel plan entraînerait évidemment une suite de commandes importantes à l'industrie, dont on peut penser quand même, surtout si la mesure précédente est appliquée, que nombre d'entreprises françaises seraient aptes à en tirer partie. Le paiement de l'intérêt de cet emprunt aurait diverses sources, notamment, mais pas seulement, les livraisons du courant électrique produit à partir d'énergie renouvelables.
Le gouvernement a lancé, par ailleurs, un plan de relance du logement sous la forme du rachat de 30 000 logements non engagés. L'idée n'est pas à rejeter et devrait, au contraire, être amplifiée et développée vers le lancement de logements sociaux , ou destinées à la classe moyenne aujourd'hui tout aussi en difficulté pour se loger. C'est à cette amplification qu'il faudrait consacrer le supplément de collecte récent des Livret A et Bleu, les autres mesures précitées plus la part de l'emprunt de la BEI que la France recevrait, venant financer l'effort d'investissement des PME.
Faire machine arrière sur les inégalités
Reste un problème dont le gouvernement veut paraître tenir compte avec sa loi sur l'intéressement, le Président mettant, par ailleurs -spectaculairement, comme toujours- l'anathème sur les parachutes dorés.
Ce problème, c'est celui des inégalités de revenus, dont la croissance a été forte ces dernières années. Cette croissance, en France, a été moins nette, en tous cas moins sensible, entre les plus pauvres et les plus riches, qu'entre ces derniers et les classes moyennes, comme de nombreux sociologues, notamment Louis Chauvel, l'ont montré.
Cette augmentation des inégalités de revenus a entraîné, bien sûr, celle des patrimoines, notamment immobiliers -interface d'une difficulté croissante à se loger pour les dites classes moyennes- , mais aussi de l'inégalité des chances des enfants. Nous sommes en présence d'une re-féodalisation par l'argent.
Ceci fonderait largement le rétablissement des tranches supérieures de l'IRPP, dans le cadre de la redistribution des revenus. Mais ceci devrait aussi amener à réfléchir sérieusement avec le patronat, à une réduction de l'éventail des salaires dans les grandes entreprises, à l'occasion de la distribution primaire des revenus.
Pourquoi les dirigeants , qui jouissent en contrepartie d'une emprise plus grande du travail sur leur vie et du risque de management, d'un évident plaisir de diriger, ne seraient ils pas soumis, en termes d'intéressement et d'indemnités de licenciement ,aux mêmes règles que tous les salariés, avec une hiérarchie salariale redevenue raisonnable . L'argument juridique du mandataire social a bon dos ! Déjà les dix plus hauts salaires doivent être publiés. Ne peut-on pas songer à ce que les agences de notation sociale calculent les coefficients de Gini , qui mesurent scientifiquement le degré d'inégalité dans un groupe, des grandes entreprises et les publient, puis que des incitations fiscales supplémentaires soient accordées à celles qui le réduiraient, par blocage, voire réduction, des revenus globaux les plus élevés ? Les sommes en jeu, qui pourraient être éventuellement économisées par les entreprises, ne sont certes pas à la hauteur des besoins de financement de l'investissement, mais les inégalités jouent un rôle symbolique essentiel dans la société, et dans le sentiment que nous sommes tous dans le même bateau .
Ces idées ne sont que des esquisses à développer et enrichir. A tout le moins elles peuvent servir de base à un débat ! L'imagination économique qui s'est avérée si catastrophiquement fertile en matière financière, devait trouver dans ces direction un terrain d'exercice enfin favorable à l'intérêt général.
► Mise à jour le 5/10/08 pour tenir compte des déclarations du G4.
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De pablico
17H03 | 04/10/2008 |
si l'on comprend bien, la première réaction des européens, c'est de se débrouiller chacun de son coté avec sa petite recette, et de faire fi de l'adage : l'union fait la force.
beau travail d'équipe…
à pablico
De vincelle
18H19 | 04/10/2008 |
1 ère mesure à prendre : virer cette équipe de bras cassés et d'incompétents, ainsi que le petit caporal qui est aussi compétent en économie que johnny halliday et clavier en astrophysique.
Souvenons nous : QUI a pris la décision de payer près d'1 million d'euros à 3 « juges privés » pour qu'ils décident -« en toute indépendance ! ! “-que les Français doivent refiler 400 millions d'euros à un certain tapis ? ?
Nous avons la mémoire courte ? indice : c'est le même qui ose venir, sans vergogne, nous donner des leçons ‘d'économie’ et de ‘justice’.
à vincelle
De geubeul1
edité sur fils2prof.over-blog.com | 22H28 | 04/10/2008 |
la seule question que fait la main invisible qui règule le marché ? ? ?
http://fils2prof.over-blog.com/article-23317482.html
à pablico
De Beryl
18H44 | 04/10/2008 |
mais enfin, le capitalisme, c'est le chacun pour soi ! !
Moraliser le capitalisme - comme le dit l'inéffable Parisot - revient à vouloir demander au tigre de rentrer ses griffes…
On sait bien que les voyous parlent d'éthique entre deux coupes, entre deux hold-up dorés, et que ce sont les crapules qui agitent des principes moraux, mais c'est entre soi : je ne te fais pas de sale coup, et tu me laisses tranquille sur mon territoire…
C'est la fin de l'Europe - qui n'a commencer que paret pour le fric. Sarko et sa bande peuvent bien faire semblant de se démener, les requins vont s'entre-bouffer, DANS LES REGLES !
Crevez, salauds de pauvres…
à Beryl
De B Traven
rêveur | 07H23 | 06/10/2008 |
Ha Beryl, vous êtes mauvais esprit. Si si :
1- On ne dit pas capitalisme. C'est pas correct et c'est pas beau, c'est ringard, on pense tout de suite à communiste en opposition. On dit libéralisme. Libéral, ça veut aussi dire large, généreux, tolérant, ouvert. Si si. Rappelez-vous la vaste campagne d'intox sur la fin des idéologies. Le libéralisme c'est une loi de la nature. Comme la pluie et le vent, les 4 saisons, les lois de la gravitation. Quand tu jettes le libéralisme en l'air il retombe à terre, comme une pomme.
2- Moraliser le capitalisme, dites-vous, revient à vouloir moraliser ce qui est immoral par essence même. Ou faire voler une baleine. Vous le dites pas comme ça mais je résume. Voilà, ça c'est du mauvais esprit. Si si. Que faites-vous des théologiens comme celui qui a écrit l'article. Ou des trucs comme Eco je ne sais pas trop. C'est leur taf de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
3- Sur les voyous, les gangsters dorés, je m'inscris en faux, ce sont d'bons gars hyper entreprenants. si si. Mauvais esprit encore une fois. Vous auriez dû dire comme M. Riboud -un Homme de l'Ombre, patron de Danone-, je cite : « J'aime les gens, mais j'aime aussi le profit ». Voyez qu'ils sont sympas.
Là, il est juste un peu patraque le libéralisme, il a trop bouffé, trop bu, trop fumé, il déconne un peu…mais les prêtres vont arranger ça. On va y donner de « l'à lka prendre dans les poches des gogos », quelques gouttes de propagande truffée de concept creux et hop ! Régulons, régulons, capitulons, zébulons.
4-Enfin, et là je n'ironise pas, vous faites deux erreurs grossières :
a) M. Sarkozy comme tous les politiques (gauche et droite confondues) et les journalistes, n'est qu'un p'tit soldat. Un second couteau, un exécuteur des basses œuvres. Aves ses copains, il fait le sale boulot en cuisine. Ces gens-là ont confisqués la politique. Ils en ont fait une affaire de mercenaire. Ils ont détruit une belle et noble activité en propos de comptoir, en affaire de petit comptable. Ils ont gagnés, ils ont réussi à ce que de braves salauds de pauvres pontifient sur les chiffres.
b) L'Economie n'existe pas. Les économistes ne sont que de vulgaires théologiens, des propagandistes à la petite semaine dont la seule fonction véritable relève de l'illusionnisme.
La soi-disant crise actuelle -qui ne sera crise que pour les salauds de pauvres- est la preuve par 9 de la non-existence de l'Economie, de l'inutilité foncière des hommes d'affaire et de leurs domestiques.
Tout est à nous rien n'est à eux.
De stangrof
17H08 | 04/10/2008 |
Bonjour, pourquoi l'état , au lieu de rester l'esclave de maastricht et des instituts financiers privés, ne reprends t'il pas son droit le plus régalien, c'est a dire battre monnaie sans INTERETS ! !
La banque de France est la pour ça ( avant d'être mise sur la touche par pompidou et giscard, déja lui ). Cela permettrai de lancer des plans a long termes au lieu de gaver les sbires de la « city “ d'interets sans rien foutre de leurs dix doigts.
‘Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.’ Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français
A bientôt
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 17H42 | 04/10/2008 |
@ Stangrof
Bravo pour l'analyse, que je partage !
Un commentaire sur ta question : « pourquoi l'Etat, … ? »
Parce que les intérêts des dirigeants de nos Etats ne sont pas les mêmes que les intérêts des citoyens de bases !
La crise actuelle et les crises passées le prouve :
- En quoi cela à servi de leçons ?
- A chaque fois les citoyens ont été les premières victimes !
- A aucun moment le système n'a été remis en cause .
Nous les citoyens avons délégué notre pouvoir à une bande d'égoïste et d'égocentrique.
Cette crise n'est pas la première encore moins la dernière … tant que les Etats ne seront pas aux mains de leurs citoyens rien ne changera !
REPRENONS LE POUVOIR ! ! !
Bésitos
Eric
http://monmulhouse.canalblog.com/
à Eric citoyen
De vincelle
18H16 | 04/10/2008 |
> « Parce que les intérêts des dirigeants de nos Etats ne sont pas les mêmes que les intérêts des citoyens de bases ! »
à vous lire cher Éric, il me vient un doute affreux :
notre cher et bien aimé président 53% ne chercherait-il pas le bonheur des Français ? ? ?
à Eric citoyen
De vincelle
23H19 | 04/10/2008 |
…oups erreur double post
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 18H36 | 04/10/2008 |
Si l'on était sérieux pour faire face a la crise - ce que l'on n'est pas encore - La France mettrait sous tutelle toutes les institutions financieres et tiendrait en disponibilité immediate les sommes nécessaires pour preter aux individus et aux entreprises selon sa vision nationale de ses priorités
Poliment et discrètemenet, mais fermement, elle avertirait la BCE et le FMI des gestes qu'elle a l'intention de poser, acceptant de les poser de la façon la plus favorable au bon fonctionnement des institutions internationale. dans l'espoir que ces structures seront maintenues, mais sans transiger sur le fait qu'elle les posera indépendamment des conséquences, fut ce la rupture de l'UEM et la réintroduction immédiate du Franc
Simultanément, La France doit voir les stratégies financières et commerciales de rechange au système actuel qu'elle pourrait a mettre en place, voyant toutes les possibilités d'ententes nouvelles avec la Russie et la Chine.
Pas nécessairement un réaligneemnt de toutes les alliances, mais un réalignement si nécessaire. Il faut comprendre que TOUTE valeur monétaire ne repose que sur la confiance et que la confiance aujourd'hui peut s'évanouir. Pas localement, mais GLOBALEMENT.
Travaillons avec calme a maintenir l'ordre, mais soyons prêt a réagir à des circonstances tout à fait exceptionnelles.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/H40.html
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/22/une-crise-de-confiance/
De Libelluless
20H16 | 04/10/2008 |
L'argent n'a pas de patrie, là est le problème.
- Moralisons les contribuables : s'ils s'expatrient, ils sont déchus de leur nationalité et ne peuvent revenir sur le territoire français que s'ils paient leur dû au regard des compatriotes Français qui acceptent de le faire, surtout en période de récession.
- Changeons les règles de la Bourse pour les rendre plus transparente et éviter que les boursicoteurs gagnent de l'argent en pariant à la baisse : obligeons un plafond maximum de gain en bourse pour éviter une inflation insoutenable pour l'emploi, les prix, l'investissement. A la limite cessons ce système débile au profit d'un système de participation rémunéré par une fraction du bénéfice (1/3 Salariés, 1/3 investisseurs, 1/3 investissement humain, technologique, etc.) avec une imposition identique au taux appliqué sur les charges sociales.
- Stoppons les délocalisations ayant pour seul motif le dumping social et le profit en imposant que les sociétés qui délocalisent dans les pays à bas coût participent à la mise en place d'infrastructure dans le pays d'accueil, crèches, écoles, respect de l'environnement, droits sociaux, etc. tout en restant imposées sur les bénéfices au profit de l'Etat français. Dans le cas où elles ne participeraient pas au développement économique du pays d'accueil, les produits exportés vers la France seront taxées à hauteur de ce que vaudraient les biens et services crées en France.
- Les taxes et impots doivent être destinées à financer uniquement les besoins élémentaires (sans être accaparées par des organismes autres que l'Etat, ex caisse noire de l'iumm) : éducation, infrastructures, transport, sécurité sociale, retraite, santé, sécurité, développement durables, etc. exit donc les niches fiscales remplacées par une réelle péréquation, transversalité et fongibilité des taxes et impôts.
- SIMPLIFICATION du calcul des impots : réhabilitation de l'impot sur le revenu avec plus de tranches si nécessaire, pas de niches fiscales, ni avantages fiscaux. Application des charges sociale sur la totalité du salaire perçu !
- Imposition des bénéfices sur les sociétés en fonction de leur impact bénéfique sur la société et l'environnement.
- Plafonner les indemnités de chomage pour éviter que par exemple des goldenboy puissent revenir en France toucher 7000 euros de chômage.
- Un système de retraite identique à tous citoyens quelque soit son rôle.
Que les banques jouent leur rôle : elles doivent prêter aux entreprises qui ont besoin d'investir et aux ménages qui doivent se loger et non spéculer.
- Une justice sans frontière tout aussi pénalisante contre les délits financiers et les pollutions criminelles de l'environnement.
- Une démocratie directe et participative des peuples.
- Liste non exhaustive…
à Libelluless
De Fifidou
Thésard en Physique | 12H23 | 06/10/2008 |
Quelque part, je suis assez d'accord avec vos propositions. J'avais pensé à des solutions assez équivalentes. Il faut absolument trouver un équilibre stable entre les salariés qui créent des richesses, et le pognon qui permet l'investissement initial, et permettre l'investissement futur.
Malheureusement, je suis assez pessimiste sur le fait qu'une telle mesure puisse être mise en œuvre. Comme beaucoup de marchandise et le pognon peuvent traverser le monde à peu de frais, il faudrait que chaque acteur soit prêt à accepter ces nouvelles règles du jeu. Et honnêtement, je ne vois pas la possibilité d'un tel accord au niveau européen. Alors, au plan mondial…
Et c'est très triste, car personnellement je ne vois pas d'autres façons de faire.
De zorbek
08H59 | 05/10/2008 |
Vous ne croyez pas que s'il suffisait de battre monnaie pour rendre les gens plus riches cela se saurait ?
Le problème avec une telle monnaie, c'est que très rapidement elle ne vaudrait plus rien et engendrerait une inflation sans limite. Alors oui, on pourrait toujours crier victoire d'avoir fait passer le SMIC à 100 000 FF, pour autant qu'on oublie que le litre d'essence est passé à 1000 FF ou qu'un réfrigérateur coute 2 mois de salaire…pour la simple raison que la valeur du FF, pour toute transaction internationale, se joue sur le marché des changes, cad par définition hors du contrôle du gouvernement. C'était déjà vrai à l'époque de Bonaparte (dans votre citation il a l'air de s'en plaindre alors qu'il contrôlait militairement les 3/4 de l'Occident), et ca l'est d'avantage encore aujourd'hui…
L'argent n'a pas de patrie certes, mais l'autarcie coute très cher en terme de niveau de vie.
à zorbek
De stangrof
09H22 | 05/10/2008 |
Bonjour, c'est parce que vous raisonnez en terme monaitariste et non en politique de credit. C'est a dire le systeme de banques centrales contre la création de credit par la trésorie publique.
A bientôt
De vincelle
13H52 | 05/10/2008 |
Allez faire un tour dans certains pays africains….
De GrandNaif
retraité | 12H01 | 05/10/2008 |
@ stangrof
Bien vu l'ami.
Pourquoi ?
Parce que les intérêts de la dette publique sont payés MAINTENANT, aux plus riches des français (sans compter les zinvestisseurs étrangers ! ), par le biais des obligations qu'ils ont achetées en bourse (générant au passage des commissions dodues pour toute la chaine d'intermédiaires bancaires).
Ils nous prêtent leur superflu, pour qu'on puisse se priver de notre essentiel. Mieux, ces fameuses obligations d'état sont INDEXÉES sur l'inflation (merci monsieur DSK), mais pas ton salaire ou ma pension (cherchez l'erreur…)
Alors, j'ai bien peur que ce système ne se perpétue encore un sacré moment. Le peuple est bien trop lobotomisé par les médias, terrorisé à l'idée de mettre en jeu le peu qu'il lui reste.
De cyrkar
bibliothécaire | 17H16 | 04/10/2008 |
Superbe stangrof
Tout est dit
Ajoutons juste que le problème de la dette, soi disant la plus grande menace de notre société, serait instantannement réglé par la reprise de ce pouvoir de cration monétaire, dont on se demande comment a-t-il été possible de l'offrir à l'intérêt privé.
Merci donc stangrof de recentrer le débat sur les vrais sujets, car à la base de tout le reste.
à cyrkar
De vincelle
23H47 | 04/10/2008 |
Ne pas oublier quand même que si le taux directeur a une influence directe sur l'investissement, le taux de l'inflation dépendra de la pratique à outrance -ou non- de la planche à billet …
à cyrkar
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 14H42 | 05/10/2008 |
@ Cyrkar : Reprendre le contrôle de la monnaie et du crédit une condition nécessaire, mais non suffisdante. Il y a des pendules à remettre à l,Hur, un systeme de production a retaper, etc. La guérison ne sera pas instantanée Le problème le plus grave, c'est que duraat la chirurgie, si l'anethésie n'opère plus. il faudra la contention. Prérarons nous a ce que la démocratie soir en veilleure pour un temps. Aux USA, il faudra une équipe CREDIBLE
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/15/un-dream-team-pour-obama/
En France on fera avec les moyens du bord :
http://nouvellesociete.org/5171.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De tooms4444
p'tit con | 16H25 | 06/10/2008 |
> http://nouvellesociete.org/5171.html
Waouh ! « Une bonne petite fascisterie, et ça repart », n'est-ce pas ? Arrêtez de respirer, j'enfonce l'aiguille…
C'est clair qu'on peut en épurer, des problèmes, dans une petite dictature bien ficelée. Il ne faudrait pas confondre pessimisme et sadisme, Monsieur Allard…
à cyrkar
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H11 | 05/10/2008 |
@ Cyrkar : Reprendre le contrôle de la monnaie et du crédit une condition nécessaire, mais non suffisdante. Il y a des pendules à remettre à l,Hur, un systeme de production a retaper, etc. La guérison ne sera pas instantanée Le problème le plus grave, c'est que duraat la chirurgie, si l'anethésie n'opère plus. il faudra la contention. Prérarons nous a ce que la démocratie soir en veilleure pour un temps. Aux USA, il faudra une équipe CREDIBLE
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/15/un-dream-team-pour-obama/
En France on fera avec les moyens du bord :
http://nouvellesociete.org/5171.html
Pierre JC Allard
à cyrkar
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H11 | 05/10/2008 |
@ Cyrkar : Reprendre le contrôle de la monnaie et du crédit une condition nécessaire, mais non suffisdante. Il y a des pendules à remettre à l,Hur, un systeme de production a retaper, etc. La guérison ne sera pas instantanée Le problème le plus grave, c'est que duraat la chirurgie, si l'anethésie n'opère plus. il faudra la contention. Prérarons nous a ce que la démocratie soir en veilleure pour un temps. Aux USA, il faudra une équipe CREDIBLE
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/15/un-dream-team-pour-obama/
En France on fera avec les moyens du bord :
http://nouvellesociete.org/5171.html
Pierre JC Allard
De parousnik
17H43 | 04/10/2008 |
Dégraisser les financiers banques assureurs etc des pouvoirs scandaleux qu'ils se sont attribué grace aux complicités intéressées de nos élus véreux…
Redonner a l'argent une base et une valeur réelle. Partager entre les masses laborieuses un pourcentage important des bénéfices des sociétés plutôt que de distrubuer ses bénéfices a des actionnaires parasites… Interdire l'usure et tout intêrét sur les prêts… Faire payer aux propriétaires de banques assurances etc leurs dettes au lieu de les détourner vers les populations laborieuses… Etablir une démocratie pour le bien et le mieux de tous et non uniquement aux profits de qlqs uns…. Plafonner les héritages…etc ce qui empéchera aux rentiers oisifs de se prendre pour le nombril de l'humanité…
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 17H46 | 04/10/2008 |
Un gouvernement ? , vous parlez d'un gouvernement … ? ? mais il n'y a pas de gouvernement en France !
Il y a une entreprise de liquidation … c'est son nom .
Si vous en trouvez un autre, n'hésitez pas !
Bésitos
Eric
http://monmulhouse.canalblog.com/
De Claude-le-breton
| 19H16 | 05/10/2008 |
« Si les mesures à prendre pour éviter que ne survienne à nouveau, sous cinq ou dix ans, une telle tornade financière sont connues, » : puisque vous les connaissez, quelles sont-elles ces mesures s'il vous plait ?
Parce que, ci-dessus, vous citez des mesures pour soigner le malade (symptomatiques) sans être trop sûr qu'elles vont marcher (« Ces idées ne sont que des esquisses à développer et enrichir. A tout le moins elles peuvent servir de base à un débat ! »), vous ne nous dites pas comment faire pour qu'un tel « merdier » ne puisse pas se reproduire, quel est le vaccin ?
De mongarsrikou
17H55 | 04/10/2008 |
pas mieux ! « résoudre la crise » en piquant les quelques picaillons des petits pour permettre aux avides du lobby financier de nous remettre dans la merde (en encaissant au passages de juteux bénéfices), même les ultra-libéraux du fond du middle-west ont trouvé ça un peu gros… C'est pourtant bien encore ce qu'on nous propose, en nous jurant que ce coup-çi, croix de bois croix de fer, on va réguler, les méchants seront punis, etc etc, et Cendrillon épousera le prince charmant à la fin. Bieeeeeen sûr, on y croit !
Rendons l'argent à ceux qui créent des richesses, et non à ceux qui font mumuse avec !
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H56 | 04/10/2008 |
M. Matouk réfléchit, et c'est bien. Son article est intéressant.
Mais je m'interroge : pourquoi vouloir à tout prix donner la primeur absolue aux PME alors qu'elles exercent leur activité dans un marché très risqué et où elles pourraient se retrouver embarquées dans une course aux profits immédiats pour pouvoir parer au plus pressé (=combler l'endettement) ? Comme l'Allemagne, la France se doit d'avoir un tissu de PME fonctionnel et vivace, mais pour que ce tissu se diversifie, la base actuelle étant largement insuffisante, il faudrait d'abord que certains investissements à long terme soient faits par des entreprises ayant des reins plus solides, à savoir de grandes boîtes récemment dénationalisées (ou encore nationalisées), qui semblent pour l'heure davantage intéressées par les prises de participation étrangères et les cessions à des entités chargées des plus grosses opérations de maintenance et de développement sans en avoir les moyens.
S'agissant de prépaper un avenir davantage axé sur la production et la consommation d'énergies renouvelables, pourquoi ne pas reprendre certains dossiers qui dorment dans les tiroirs ou qu'on a promptement relégués sur une voie de garage ? Je pense notamment aux projets de ferroutage sur de longues distances, qui supposent des infrastructures ferroviaires électrifiées dont la France s'est fort injustement privée. Il s'agirait d'investissements à moyen et long terme terme (moyenne +/-10 ans) permettant de jeter les bases de transports de marchandises non polluants. Le projet de liaison Lyon-Turin faisait partie de ces projets.
Il y en a beaucoup d'autres, ayant trait notamment à l'aménagement d'infrastructures entre des régions encore marquées par de très fortes inégalités dans ce domaine (Bretagne, région Centre, Limousin, une bonne partie de Midi-Pyrénées). On pourrait également rénover les infrastructures qu'on a laissées en déshérence dans des régions sinistrées comme le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine.
Ce qui manque, pour l'instant, c'est la volonté politique de donner aux PME la possibilité de se développer sur la base d'infrstructures fiables et valables dans le long terme. Je doute que Sarkory et Cie aient cette volonté, car elle va à l'encontre de leur credo idéologique. Je doute que le poids de M. Guaino soit plus lourd que celui des libéraux dans ce débat.
à Jaycib
De richy
19H21 | 04/10/2008 |
question : croyez vous que ce que cherche le grand capital ai quelque chose a voir avec la bonne santé de la france et de l'europe ? tout au contraire, il faut casser les peuples ! pour mieux les soumetres ! diviser pour regner, casse a tous les étages,
De Cabocla
18H12 | 04/10/2008 |
Est-ce que Sarko est habilité pour sauver le monde s'il est incapable de sauver la France du déclin économique et social qu'il a mit ? Sarko a foutu un bordel dans le pays avec sa façon de gérer la France-Sarkoland. Il a rêvé d'une France américanisée, rappelez-vous son discours en 2007 : « Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés de l'Europe. Or une économie qui ne s'endette pas suffisamment(sic) c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages » Comparez avec son dernier discours pour voir que cet ancien Bling-Bling-Tic-Tac est un néo-libéral qu'aujourd'hui devant son échec change de cap et mets son échec sur le dos de la crise financière, en plus il veut se présenter comme le sauver d'Europe et sauver du monde ! Par chance existe encore d'espace dans le blogs et certaines médias pour les économistes, les analystes de gauche s'exprimer car les journalistes continuent à pratiquer le suivisme et répéter les consignes des conseilleurs de Sarko sans analyser la vérité entre les discours et la pratique du Palais.
De gandalfoufou
18H13 | 04/10/2008 |
Bonjour,
Pour sûr cet article a le mérite de lancer le(s) débat(s) ! Voici quelques interrogations :
1) Quelle cohérence à comparer dette et inflation ? Je ne suis pas convaincu de la similitude de leurs effets respectifs sur l'économie.
2) En quoi la baisse de l'IS entraînerait-il des investissements EN FRANCE et créerait-il des emplois EN CDI ?
3) Ecrire un article proposant un point de vue aussi large est courageux car il expose à des montagnes de critiques, et une vision globale comme vous le faîtes est toujours plus constructive. Seulement, l'adoption de ces mesures procèderait d'une volonté politique qui à l'heure actuelle est en grande partie éloignée de celle des gouvernés…
Bien cordialement et au plaisir = )