
Les quatre zones d'ombre de l'accident nucléaire de Tricastin

Depuis le 7 juillet, date de l'accident survenu dans une station de traitement située sur le site nucléaire de Tricastin (Drôme), il ne s'est pas passé un jour sans qu'une nouvelle révélation ne soit venue alimenter la polémique autour de la gestion du risque nucléaire.
Dernier épisode en date : la présence de taux d'uranium particulièrement élevés dans certains captages réalisés à proximité de la centrale de Tricastin, et qui pourraient être liés à la présence d'une « butte de stockage » de quelque 760 tonnes de déchets radioactifs militaires…
Pour le réseau Sortir du nucléaire et pour la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la Radioactivité), ces deux dossiers -déchets militaires et fuite de la cuve d'effluents radioactifs-, sont les nouveaux épisodes d'une série de « dysfonctionnements » découverts sur les sites nucléaires français ces dernières années.
Quel est l'impact réel de l'accident à la Socatri ?
Difficile encore de mesurer avec précision les effets qu'ont produit sur l'environnement les 75 kg d'uranium provenant de la fuite de l'usine de traitement de la Socatri. Vendredi 11 juillet, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) notait « une diminution régulière de la concentration en uranium dans les eaux des rivières situées en aval de Socatri ».
Mercredi, le même IRSN rendait public les derniers résultats de ses prélèvements effectués sur les végétaux terrestres, aquatiques et les sédiments. Pour les premiers notamment, l'Institut estime qu'ils « n'ont pas été affectés par le rejet accidentel » et donc « les produits des jardins potagers et des cultures sont aptes à la consommation. »
Au cours d'une séance extraordinaire qui s'est tenue le 16 juillet, le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), installé en juin par Jean-Louis Borloo, enfonce un peu plus la Socatri :
« Des défauts de l'installation, suite à des travaux en cours, n'auraient pas fait l'objet d'une attention suffisante de l'exploitant. Les procédures d'information des autorités et des populations semblent, sous réserve des compléments d'enquête en cours, n'avoir pas rigoureusement été respectées. »
Mais le HCTISN exonère l'ASN, contrairement aux antinucléaires, en reconnaissant que l'inspection « effectuée dès le 10 juillet au matin » était « très complète » et qu'une « série de prescriptions a été imposée à l'exploitant » dans la foulée. Qui est responsable ? Qui sera coupable ?
Pourquoi des taux d'uranium si élevés près du site ?
Autre interrogation liée cette fois à la butte de stockage de déchets radioactifs, affaire révélée par la Criirad quelques jours avant la fuite à la Socatri. Ces derniers jours, des taux d'uranium dix fois supérieurs au « bruit de fond » habituel (quelques microgrammes par litre d'eau) ont été mesurés à proximité du site de Tricastin, chez des particuliers. « A certains endroits », détaille le président de la Criirad, Roland Desbordes, « il y a eu des pointes jusqu'à 60 microgrammes par litre ! “
Rapidement pourtant, il s'est avéré que la fuite survenue à la Socatri ne pouvait expliquer une présence aussi élevée d'uranium. Par contre, le tumulus de l'ancienne usine d'enrichissement militaire pourrait être à l'origine de cette pollution. Même si, ici encore, il n'y a aucune certitude.
Quel est l'impact pour les populations, dont certaines ont pu être exposées depuis des années ? Quelles seront les conséquences pour l'environnement ? Le site militaire est pourtant connu et référencé. Ses déchets, selon le ‘Rapport Guillemont’ réalisé en 1998 par le Haut commissariat à l'énergie atomique, ‘ont été enfouis entre 1969 et 1976 de manière plus ou moins ordonnée et recouverts de terre’ :
‘La contamination de la nappe liée à cette butte de stockage a été mise en évidence dès 1977 (…) Il a alors été décidé de démarrer (…) un pompage de fixation de cette contamination.’
Or, précise encore le rapport, ‘sur la base de 2,6 tonnes d'uranium initialement présentes (dans les déchets), 900 kg environ auraient quitté la butte via les eaux souterraines’.
Les services chargés de contrôler la filière nucléaire ont-ils failli ?
Ce que révèle la double actualité de Tricastin, et les associations l'ont rappelé à maintes reprises ces derniers jours, c'est ‘la faillite du système de sécurité nucléaire français’. Pour Stéphane Lhomme, porte parole du réseau Sortir du nucléaire, les réactions qui ont suivi l'accident à la Socatri sont révélatrices :
‘L'Agence de sécurité nucléaire ne pouvait pas ne pas être au courant du délabrement des équipements de la Socatri, puisque c'est la nature même de sa mission de surveiller ce type d'installations. Soit l'ASN est totalement défaillante, soit elle est complice.’
Dans un cas comme dans l'autre, estime encore Stéphane Lhomme, ‘c'est le crash en plein vol du mythe de la sûreté nucléaire’. Les organisations citoyennes réclament une plus grande transparence et mettent en cause la chaîne de responsabilités. Les plaintes que les antinucléaires entendent déposer pourraient bien déplacer le débat sur le terrain judiciaire…
Mesures : utilise-t-on le bon thermomètre ?
Pour les associations, ‘les chiffres sont, depuis toujours, une manière habile de désinformer, un bon moyen pour brouiller les cartes’. Comme pour le nuage de Tchernobyl stoppé net à la frontière française, les fuites de la cuve d'effluents radioactifs ou les déchets militaires ne sont pas dangereux pour l'environnement et les populations. La preuve, estiment les experts, les taux sont inférieurs aux normes tolérées…
La réglementation internationale, rappelle Roland Desbordes, impose de parler en microgrammes par litre :
‘La norme de l'Organisation mondiale de la santé, c'est 15 microgrammes par litre. On mesure ici la toxicité chimique de l'uranium, et non sa toxicité radiologique. Dans ce cas, il faudrait chercher des becquerels… Or, la communauté scientifique est partagée sur le sujet et sur la méthode à utiliser.’
Pour le physicien, ‘une norme est un compromis entre des intérêts économiques et des intérêts sanitaires. Mais ce que l'Etat oublie trop souvent, c'est que derrière toutes ces mesures, ces chiffres, il y a des gens qui vivent dans des zones sensibles et qui s'inquiètent’.
► Lire aussi : Tricastin : l'arrêt d'une station de traitement, ‘un coup de com’
► Deux plaintes et une manif : les antinucléaires sur le pont
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De I.P
Flat4 | 10H10 | 17/07/2008 |
Je sens qu'on va avoir droit à une avalanche de commentaires qui vont assimiler les saletés des militaires pour produire des bombes aux réacteurs d'EDF.
À part ça quand on se rendra compte qu'une technologie aussi sensible ne DOIT PAS être sous-traitée par du privé (Socatri, …) et que les exploitants de réacteurs à fission ne DOIVENT PAS être dépendants d'interets privés ou privatisés (EDF) on aura fait un grand pas en avant, mais ce n'est pas dans l'air du temps j'en ai peur.
à I.P
De el Chiquito
en promenade | 14H36 | 17/07/2008 |
Je suis d'accord sur la non privatisation de l'exploitant EDF, mais ici il ne s'agit pas d'EDF, mais d'entreprises sous traitante. En fait, le danger vient de la multiplication des intervenants du nucléaire, plus ou moins bien contrôlés ou controlables. Suez, entreprise privée et internationale (elle possède plusieurs réacteurs nucléaires en Belgique) va peut-être construire le prochain EPR en France. Ce qui va encore augmenter le nombre des intervenants dans le nucléaire, donc augmenter la difficulté des contrôles.
De Gandijyn
10H26 | 17/07/2008 |
La SOCATRI va servir de fusible pour assumer toutes les négligences de l'IRSN, le HCTISN, l'ASN…
Pourquoi faut-il toujours que ce soit la population environnante des lieux sensibles, qui doit dénoncer les prolématiques et erreurs des problèmes majeurs (nucléaire ou militaire … ou radiologiques …) ?
Certains agents ou techniciens ont une « habilitation à la sureté nucléaire », mais n'ont pas tous la formation initiale pour traiter de sujets aussi graves.
Les appareils qui doivent détecter les irradiations, comme il en est des gaz radioactifs, sont parfois à la limite des calibrage officiels (les delta + ou - élastiques)…
Des agents, prenant acte de cette gravité (minimale mais pouvant avoir des conséquences importantes), démissionnent de leur poste plutôt que d'avoir un tel souci sur la conscience.
Des ingénieurs se balladent de site en site, avec du matériel nucléaire dans leur coffre de voiture personnelle, tellement les procédures sont longues et complexes… !
Négligence, inconscience, erreur ou amateurisme ?
Ne venez pas nous raconter que - en sachant qu'il y avait une fuite dans les bacs de trop plein - que ce bac était en maintenance - l'eau polluée par de l'uranium à quand même été versée dans ce bac ? ? ? ?
Si la SOCATRI tombe, c'est entre autres parce que les autorités de sureté nucléaire ont négligé une partie de leur travail, dont la vérification de toutes les applications des procédures de sécurité, de controle, … (imposées par eux-mêmes ! )
Si personne n'avait signalé cette fuite (considérée « mineure » par les grands responsables ! ), combien d'années, de décennies, de siècle aurat-il fallu pour enrayer des « dépôts illégaux » d'uranium militaire et autres déchets… ?
Et dire que nous vendons cela aux PEVD, qui n'ont pas les moyens garantis de contrôle, ni de maintenance préventive ou corrective, ni d'avertir la population, ni d'informer les pays voisins ? ? ? ? ?
Et dire que nous nous employons dans un projet de dépollution de la Médterranée ! ! ! ! du gigantissisme délirium
à la mesure de la connerie (affairiste ! ) humaine.
De Sir_galaad
Un clavier AZERTY en vaut deux ... | 10H36 | 17/07/2008 |
Amis cancéreux, profitez de Tricastin, ses monuments, son climat, et sa chimiothérapie gratuite dans l'eau du robinet…
Lamentable …
à Sir_galaad
De Chabouline
Au coeur de la Tarentaise (73) | 10H44 | 17/07/2008 |
Son vin, du 12000 millions Bq !
à Sir_galaad
De Gandijyn
11H05 | 17/07/2008 |
Allez, ne soyez pas pessismistes… on en raffole. on en veut plus, encore plus, et encore plus…
D'autant plus, que par leau du robinet, c'est presque gratuit ! … idéal pour les trous de la sécu…
et un projet digne du terrorisme international… histoire de donner de bonnes idées !
Z'avons le remède : un p'tit coup de rayons-x, et nous aurons droit de voie des « éléphantiasis méningés »… histoire de tenter de faire greffer 5 ou 6 cerveaux. : )))))
à Sir_galaad
De kestiontoi
travailleur forcé | 11H59 | 17/07/2008 |
N'est-ce pas qu'un début ?
Que peut-on penser de la fiabilité du stockage des déchets nucléaires ?
Quelle confiance peut-on avoir dans les organismes de surveillance ?
Que dire de notre président qui à chaque visite dans un pays essaie de placer des centrales nucléaires ?
De merry2
10H46 | 17/07/2008 |
Autre interrogation liée cette fois à la butte de stockage de déchets radioactifs, affaire révélée par la Criirad quelques jours avant la fuite à la Socatri.
C'est issu d'un rapport de l'irsn présenté à la commission locale début juillet…
la criirad n'a rien « révélée », elle n'a fait que faire de la com autour de ce rapport !
De skalpa
actif et militant ? | 11H07 | 17/07/2008 |
Puisqu'on vous dit que le nucléaire est la solution !

http://kprodukt.blogspot.com
De el loco
éducateur spécialisé | 11H53 | 17/07/2008 |
mon père était agent EDF et il a travaillé à la centrale nucléaire de Penly pendant 12 ans. ne vous mèprenez pas il n'était pas un chantre du nucléaire , ayant participé à la marche sur le larzac.
il a pu constater que la sécurité des centrales était pertinente dès qu'elle était du fait d'EDF et pas par de sous traitant. et ce à tous les niveaux gardiennage, nettoyage, entretien, retraitement ….
par exemple la plupart des exercices d'intrusions ont démontrés que les gendarmes chargé de rentrer en douce dans la zone contrôlé avait profité de la nonchalance des agents de sécurité employé par des société privées et non formé au spécificité du site
j'ai eu pour ma part l'occasion de visiter la centrale de PENLY à plusieurs reprise et notamment le réacteur lors des arrêts de tranche et je doit dire que si je n'était pas entièrement rassuré de me trouver si près d'un matériaux aussi dangereux je l'était du fait du professionnalisme des agents présent
je pense que ce professionnalisme est dû au fait qu'il n'y avait pas (à l'époque)d'enjeu de rentabilité immédiat et de profit. ce qui n'est bien évidemment pas le cas d'une société privée dont l'intérêt immédiat est le profit comme peut l'être la socatri mais aussi areva
enfin je suis pas trop étonné de l'attitude de la HCTISNface à cet incident
elle n'est pas indépendante et la langue de bois à toujours fait parti du discours de cette institution on peut être pour ou contre le nucléaire civile si il y a un truc de sur c'est que l'on ne peut que souhaiter que l'exploitation des centrales existantes et futures ne puisse être que l'œuvre d'une société de droit publique et non privée
à el loco
De Chad
12H45 | 17/07/2008 |
« si il y a un truc de sur c'est que l'on ne peut que souhaiter que l'exploitation des centrales existantes et futures ne puisse être que l'œuvre d'une société de droit publique et non privée »
Si il y a quelque chose que je souhaite, c'est qu'on arrête d'en construire des nouvelles et que les moyens mis dans le nucléaire soient affectés à la recherche dans les énergies renouvelables et non polluantes.
Même le service public n'est pas une garantie d'innocuité, il peut également faire des erreurs (surtout quand on augmente les heures de travail, supprime un emploi de fonctionnaire sur deux, et réduit les coûts au maximum.)
à Chad
De el loco
éducateur spécialisé | 13H31 | 17/07/2008 |
ne vous mèprenez pas je pense que l'énergie nucléaire n'est pas la meilleure , elle est dangereuse, extrêmement polluante(au contraire de ce que nous disent nos hommes politiques ), elle laisse aux générations future la gestion de produits excessivement dangereuse
il est donc très important que nous sortions de cette logique énergétique
mais voilà elle est aussi ce qui me permet aujourd'hui d'allumer une lampe sans trop subir l'augmentation du prix des énergies fossile et surtout les centrales sont la et en fonctionnement et il est illusoire de penser s'en passer aujourd'hui sans changer nos habitudes de vie
c'est notre réalité et il faut aujourd'hui que l'on fasse avec
effectivement je suis d'accord avec vous aujourd'hui le service public n'est pas forcement synonyme d'innocuité surtout à l'heure actuelle qui voie son modèle de fonctionnement aller sur le modèle du privé
et voyez un réacteur EPR construit et exploité par suez cela me fais flippé
De yves C
informaticien quadra | 14H43 | 17/07/2008 |
Bonjour,
je ne suis ni pour ni contre le nucléaire et ce que je vais dire est valable pour toutes les énergies :
Il est impossible de produire de l'énergie en quantité suffisante pour nos pays sans impact majeur.
Quel que soit le mode de production il implique des productions de déchets en grande quantité et / ou des impacts majeurs sur la biosphère.
A ce sujet il serait préférable de parler de carburants agricoles au lieu de biocarburants (le pétrole aussi c'est bio).
Il ne reste plus qu'à choisir sa pollution mais de grâce arrêtons de parler d'énergies renouvelables comme si sa consommation était sans conséquences. A l'échelle dont on parle il y a forcément des conséquences.
Bonne journée
à yves C
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 08H25 | 18/07/2008 |
vous êtes le genre de type qui dit que les éoliennes c'est bien chez les autres et pas chez vous !
il va falloir apprendre à porter chacun une responsabilité et une contribution énergétique,
non les énergies éoliennes ne sont pas sans impact sur le paysage , le PV non-plus
mais bon, je crois que ça file pas le cancer ?
et avec les énergies renouvelables, je vous signale qu'on peut déplacer ou supprimer les moyens de production en cas de gênes trop importantes.
Par contre, je crois qu'avec les déchets du nucléaire, c'est plus difficile ?
Vous êtes l'individu type de cette société, vous êtes un égoïste de la première espèce, incapable de penser aux enfants de demain parce que vous avez votre petite vie tranquille, pépère….dans son nombrilisme parisien ?
je tiens juste à vous signaler que la majeure des projets éoliens sont stoppés par des gens qui ont une résidence secondaires à la campagne, qui se foutent pas mal de la redistribution des richesses aux agriculteurs ou aux privés et qui tiennent juste à la virginité de leurs paysages : au moins ce qui est bien avec les centrales nucléaires c'est qu'on ne les voit pas, si elles polluent (plutôt tuent), pas grave c'est chez les voisins, ouai on va allez loin avec ces beaux raisonnements !
Je ne félicite pas non plus le médiateur de rue89 de mettre en avant des commentaires qui condamnent les énergies renouvelables, faut prendre position des fois, vous êtes peut-être pro-nucléaire ?
ou peut-être que vous croyez aux frontières ?
à ghassa
De yves C
informaticien quadra | 09H25 | 18/07/2008 |
Bonjour,
Je passe sur vos attaques personnelles qui sont la projection de vos croyances et je reviens sur votre apparente incompréhension de mon propos.
Je me suis contenté d'indiquer que étant donné les quantités d'énergie à produire, quel que soit le ou les moyens choisis, il y aurait forcément des impacts majeurs sur l'environnement (et pas seulement le paysage).ce la concerne le nucléaire, le thermique, l'éolien le PV et toute autre source d'énergie
Une image simple :
Si sur la seine, je détourne de quoi alimenter en eau une famille de 4 personnes, cela n'aura aucun impact sur la seine mais si je détourne de ce même fleuve de quoi alimenter la population de l'ile de France et les industries cette cette région cela aura forcément un impact.
Capter de l'énergie de manière importante à l'environnement le modifie de manière importante. : .
Energie hydroélectrique : impact sur le rythme des vents en vallée de la Durance, création d'étendues d'eau importantes modifiant localement (au moins) le climat. Quelles conséquences à long terme ? Quel va être l'impact du barrage des 3 gorges sur le climat, sur la biosphère en cumulatif sur 200 ans ?
Photovoltaïque (PV dans votre post ? ) : il est très polluant à produire et a de faibles rendement. Si l'on veut passer à une production industrielle, quel va être l'impact d'avoir des dizaines ou centaines de km2 de terre qui ne verront plus le soleil ?
Eolien (puisqu'apparemment vous aimez ça) combien d'éolienne faut il pour produire 30 ou 40% de l'électricité en France, quel serait l'impact de l'installation d'un tel nombre d'éolienne (oiseaux, ensablement des pylônes marins,…) ? Comment pallier à l'impossibilité de produire « à la demande »
Quand au nucléaire ou au thermique, ce n'est pas la peine de vous indiquer les défauts. Vous les connaissez.
Mon propos était don d'essayer de faire comprendre qu'il n'y a pas aujourd'hui de possibilité de produire de l'énergie sans impact majeur sur l'environnement.
Seule la fusion pourrait permettre étant donné son rendement d'atteindre une production de masse sans trop d'impact mais ce n'est pas pour aujourd'hui et comme la technologie n'existe pas on est dans l'impossibilité d'en mesurer les risques.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas développer les sources d'énergies renouvelables (et non pas écologique), mais qu'il faut avoir conscience que cela ne permet de s'affranchir que du problème d'épuisement de la ressource et non pas du problème de pollution.
Une des solutions serait de diminuer notre consommation d'énergie soit par une décroissance (modification de notre mode de vie) soit par une meilleure gestion (économie massives d'énergie).
Enfin agiter l'épouvantail du cancer pour contrer le nucléaire fait pari des choses qui me font mettre dos à dos les pro et les anti nucléaire.
Bonne journée
à yves C
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 10H23 | 18/07/2008 |
« agiter l'épouvantail du cancer pour contrer le nucléaire fait pari des choses qui me font mettre dos à dos les pro et les anti nucléaire »
Pourquoi vous croyez que la radioactivité est source de santé ? Vous consommez peut-être des pilules d'uranium comme on le faisait au début du siècle ?
Concernant la production d'énergie électrique d'origine ENR, il n'y a pas qu'une source rationnelle qui doit être mis en place mais un panel énergétique correspondant à la construction d'un réseau à l'échelle européenne :
énergies de bases : biomasse, hydraulique
énergies ponctuelles : éolien, PV, solaire thermique concentré
Ce schéma de construction passe par un défi résumé en trois étapes, sobriété, efficacité et enfin énergies renouvelables.
Je tiens à vous signaler que les dernières statistiques le l'AIE montre que la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à l'horizon 2050 sera à minima deux fois supérieur à celle du nucléaire.
Enfin concernant les impacts environnementaux des ENR, ils ne sont pas nuls mais ils seront toujours de bien moindres ampleurs, et dans tous les cas gérables comparés aux désastres potentiels nucléaires qui sont aussi bien civils que militaires.
Quant à la technologie de la fusion avec ITER, elle est loin d'être maîtriser, elles sera exploitable d'après les experts peut-être avec des prototypes dans 100 ans ?
à ghassa
De yves C
informaticien quadra | 10H55 | 18/07/2008 |
Re bonjour,
je ne sais pas trop comment vous répondre sans que cet échange devienne personnel mais je vais le faire car contrairement à ce que laisse entendre votre propos, je considère que l'on peut être ni anti ni pro nucléaire.
En premier lieu, pense que votre propos anti nucléaire est excessif (pas l'opinion mais le propos) et que par là il rejoint le même travers que la communication des pro nucléaire : même méthode avec des arguments opposés.
Par exemple en comparant les impacts environnementaux des ENR avec celle d'un accident nucléaire : faisons l'inverse comparons l'impact environnemental (tout compris) d'une centrale avec la rupture du barrage des trois gorges à votre avis où sont les millions de morts directs ?
C'est un mauvais argument je le sais mais … c'est le votre.
En second lieu, je vous rejoins sur l'idée de la solution : économie (modification de notre mode de vie sur consommateur en énergie) efficacité (diminution de la consommation pour un même besoin) et énergies renouvelables (diversification des sources d'énergies permettant de limiter l'impact de la captation de chaque source). Cependant, je pense que cela représente trois axes de la solution et non pas trois étapes.
Quand à la question de l'épouvantail, les arguments de peur ou d'autorité me laissent de marbre ils visent les tripes et non la tête et défendre une juste cause avec de mauvais arguments me paraît pire que défendre une mauvaise cause avec de bons arguments (si si ça existe)
Je vous souhaite une bonne journée
à yves C
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 12H52 | 18/07/2008 |
« rejoint le même travers que la communication des pro nucléaire : même méthode avec des arguments opposés »
pourquoi vous ne réfutez pas vous même les arguments que j'avance en faveur des ENR ?
c'est la base d'un débat que de développer des arguments en faveur de la thèse soutenue, non ?
Pour revenir à votre argumentaire que vous appelez opposé, vous comparez l'incomparable : une zone de non droit qu'est la Chine concernant les projets industriels mais aussi les droits de l'homme, …/ et la France, l'europe où un ensemble de dispositifs dans les ENR (pré-études de faisabilités, études d'impacts, enquêtes publics, permis de construire,…) permettent de voir le jour à des projets cohérents dans le respect au mieux de notre environnement.
C'est pas parce que votre voisin tue sa femme qu'on est obligé de le faire aussi, non ?
« Quand à la question de l'épouvantail, les arguments de peur ou d'autorité me laissent de marbre ils visent les tripes et non la tête et défendre une juste cause avec de mauvais arguments me paraît pire que défendre une mauvaise cause avec de bons arguments (si si ça existe) »
Oui, il s'agit de tripes d'hommes et de femmes qui militent pour demain avec leurs têtes pour imposer leurs idées.
Vous croyez que la révolution française s'est faite dans la dentelle, on a coupé pas mal de têtes, non ?
Je ne soutiens en aucun cas la violence comme moyen de parvenir à mes fins mais la politique de la terreur qui consiste à dire que nous courons à des catastrophes naturelles si ne nous ne changeons pas de cap en ce qui concernent nos besoins, nos moyens de consommations n'est pas une douce rêverie. Le réchauffement climatique se mesure aujourd'hui au travers de différents faits réels(fontes des glaces aux pôles, montées des eaux, exode de population , sécheresses,….) alors oui ce sont des faits terrifiants ! !
Ha j'oubliai vous êtes tranquille , vous allez sûrement oublier cet échange très vite pour retourner à votre doux confort…
Ce que vous appelez mauvais arguments est un jugement personnel,
continuez à rester le nez dans le guidon et à croire que tout va dans le meilleur des mondes !
En tout cas désolé, je préfère bosser dans les ENR que dans le nucléaire…
à ghassa
De yves C
informaticien quadra | 13H32 | 18/07/2008 |
« Oui, il s'agit de tripes d'hommes et de femmes qui militent pour demain avec leurs têtes pour imposer leurs idées. »
Imposer ne non convaincre tout est dit.
la fuite en avant réthorique ne m'interessant pas, Bonjour chez vous
--
je ne suis pas une numéro, je suis un homme libre
à yves C
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 09H58 | 21/07/2008 |
« je ne suis pas une numéro, je suis un homme libre »
en ce qui concerne les droits de l'hommes, vous croyez qu'il faut juste convaincre pour qu'il soient respectés ? Ou il faut les imposer ?
La liberté des uns s'arrêtent là où commencent celles des autres,….
croyez à votre toute relative liberté …
moi, je sais que j'ai des obligations variés pour en revenir à notre sujet j'ai une obligation et une responsabilité énergétique.
La revedere
à yves C
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H23 | 18/07/2008 |
A propos de l'éolien, la grande question que je me pose est l'impact réel sur l'environnement.
Je ne parle pas du soi-disant impact sur le paysage (moi je trouve ca majestueux et magnifique), du bruit ou de piafs assez myopes pour ne pas voir un truc de cette taille.
Non, ma question se pose à propos de l'incidence sur les vents.
Selon les bons vieux principes de la physique, le vent produit de l'électricité en transférant son énergie cinétique au système mécanique de l'éolienne. Donc, en clair, il souffle moins fort.
Certes il doit falloir une quantité infinie d'éolienne pour qu'il n'y ait plus de vent.Mais le faible impact de l'altération chimique de l'air arrive à produire des catastrophes, de même que la modification des réseaux hydrographiques ; il est donc tout à fait plausible qu'une très grande quantité d'éoliennes, nécessaires si l'on veut remplacer toutes ces centrales thermiques et nucléaires, puissent altérer un minimum les vents et avoir des conséquences sur le climat, à l'échelle locale ou même mondiale.
à Keldan
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 16H32 | 21/07/2008 |
l'énergie maximale captée par une éolienne dans une veine de courant est au maximum égale à la limite de betz 16/27=0,59 (Péolienne=16/27.p.V.exp3.
Si le nombre d'éoliennes devait augmenter très fortement il est certain qu'elles n'impacteraient pas sur la climat car les couches atmosphériques sont sur plus centaines de kilomètres (troposphère, stratosphère, mésosphère, thermosphère et exosphère).
Avec votre raisonnement il faudrait aussi prendre en compte la rugosité de tout bâtiment dans d'éventuelles études.
C'est une simulation de CFD qui ne servirait à rien vu les dimensions ridicules des éoliennes (0-max200mètres)comparées au le longueur de l'atmosphère terrestre, quelques 700 km.
L'impact des éoliennes sur la climatologie mondiale est nul devant l'impact du réchauffement climatique provoqué par l'homme !
à yves C
De evaleto
informaticien | 23H13 | 22/07/2008 |
En lisant le déroulement de ce commentaire, je ne peux que me joindre à votre remarque. Pour ma part, je suis un anti-nucléaire convaincu, et je dois quand même avouer que vous avez raison. Il n'y aura pas de solution énergétique miracle sans de lourdes conséquences. On ne peut compter que sur un profond changement d'habitudes, un minimum de décroissance, des économies (le chauffage électrique ! ? ! ), la mobilité douce, la diversification de la production et une relation plus responsable entre le producteur et le consommateur. Faut arrêter de faire croire que la population peut tout avoir sans aucune responsabilité (…consommer, consommer, travailler et consommer, nous on s'occupe du reste).
Par exemple, dans notre famille, avec de simples techniques d'économies et quelques changements d'habitudes, nous avons diminuer drastiquement notre consommation d'électricité sans modifier notre confort.
Le futur de l'énergie ne sera pas centralisé, mais citoyen, comme ce site, comme les logiciels, comme la politique.
La révolution douce est en cours ; )
Olivier
à el loco
De onsefoutdequilao
Bretteur toutes catégories | 14H10 | 17/07/2008 |
T'as bien raison mais tu dois être trop visionnaire le président n'avait pas pensé à ça. La privatisation … fléau de l'ére moderne de certains domaines qui devrait être plus mûrement réfléchie. Qui n'a pas en tête les mensonges de grosses entreprises sur leur exaction sur l'homme, les animaux, plantes et l'environnement. Monsanto en est un bel exemple ainsi que Carlyle mais bien sur des milliers d'autres.
Les entreprises et services publics malgré tous les reproches qu'on peut leur faire ne sont pas la pour le profit immédiat (certes il faut quand même gérer correctement les deniers de la populasse) mais pour, comme son nom l'indique, le service public. Le privé est la pour suivre une logique capitalistique où les petites économies sur la sécurité du public, du personnel, des installations ou de l'environnement ne sont que des broutilles face a l'appat du gain. Heureusement tous les patrons ne fonctionnent pas de cette manière mais malheureusement le profit reste une caractéristique intrinsèque de ce type de structure.
Et le pire vient de l'actionnariat qui est encore plus aveugle aux problèmes et sourd au bon sens humain. L'économie doit être au service de l'homme et non le contraire. Enfin ça c'est la jolie définition du dico mais doit tous être trop bête pour le comprendre. J'attends une privatisation de la SNCF afin de voir les 1er crashs de trains en France, j'attend de voir les 1er incidents de centrales gérées par Areva. Ah c'est sur qu'il vaut mieux laisser des fortunes entre les mains de quelques uns au détriment de la fiabilité et de la sécurité générale…Le bon sens à l'américaine…pile au moment où les USA sont au mieux de leur forme financière, humaine et écologique… Mais qu'est ce que j'aime cette vision de La France dans quelques années : la France privatisée, les catégories de gens complètement séparées, le contrôle des gens renforcé et Sarko dégagé (mais son passage indélébile).
De Hors-cases
Chômeur surdiplômé trop vieux | 12H14 | 17/07/2008 |
Ce qui me choque le plus dans le traitement de cet incident, non pas par l'article ni même plus généralement par les journalistes, mais par le « système » mis en place au fil des ans depuis la création du CEA et l'époque « héroïque » des années 60 avec les divers organismes, la (prétendue) séparation des applications militaires, R&D civiles et industries nucléaires c'est l'impression d'à peu près, toujours apparente après un 1/2 siècle de mise en place. Il reste toujours un doute après toutes l'infos parues sur tout évènement, incident, accident ; je voudrais rappeler pêle-mêle -parce que celà est traité ainsi par les autorités- que les nuages radioactifs qui s'arrêtent aux frontières, les bombes au cobalt 60 manipulées n'importe comment (personne n'a jamais établi une fois pour toute qui fait quoi dans ce domaine, particulièrement les usages médicaux et surtout les traitements de conservation des aliments) et/ou qu'on retrouve parmi les déchets ménagers ou industriels anodins dans des décharges, les obus à uranium appauvri utilisés en ex-yougoslavie et au moyen-orient (nocifs pour certains et bénins pour d'autres), jusqu'aujourd'hui où les nappes phréatiques sont plus surveillée lorsqu'elles sont sous des sols agricoles que sous des sites nucléaires. Sans oublier les sites de stockage dits de longue durée dont on peut avoir des doutes après les dernières nouvelles parues, dont, depuis quelques jours la mine désaffectée en Allemagne du nord qui disposerai de fûts ayant des fuites au bout de quelques années au lieu de montrer les premièrs risques après plusieurs millénaires.
à Hors-cases
De Panca
raleur qui aime les débats | 19H04 | 17/07/2008 |
Tout aussi choquant est la propagande et la morgue ou la suffisance qui ont prévalu jusqu'à présent : La France est championne du monde de la spécialité et les accidents à l'étrangers sont forcéments dûs à des incompétents de ces pays, quiqonque met en doute le tout nucléaire est forcément un anti-scientifique qui veut revenir à l'homme des cavernes, il y a un probabilité de un sur plusieurs millions d'un accident majeur : au bout de combien de temps ? Et dans quelle revue scientifique le modèle probabiliste est il publié et publiquement débattu ? Il n'est pas nécessaire de faire d'étude sur les problèmes de thyroides en vue de former du personnel de soin supplémentaire pour la raison que le nuage de Tchernobyl ne présentait aucun risque d'aucune sorte (leur nombre a en effet été multiplié et le début de cette multiplication coîncide avec le passage du nuage)
De amilcar
peureux célèbre | 13H02 | 17/07/2008 |
bref boire un verre d'eau sur le chemin d'écoulement des eaux depuis tricastin relève de la roulette russe, sur la fuite de 75 kg, ils ne sont plus dans le secteurs, ils sont partis, envolés, volatilisés, bien sur, vous les avez bu 20km plus loin, et comme vous êtes partis en vacances vous les avez pissés dans la mer à carnon, tout va bien, de toutes façon toutes la radioactivité autour du rhone se retrouve à carnon plage, là vos enfants bouffent du sable et auront une variété de cancer dans 10 ans, et vous vous demanderez éternellement pourquoi. notez que la criirad dénonce cette radioactivité sur certaines plages du sud, ils vont même jusqu'à dire que la pire des expositions serait de rester 20 minutes allongé sur le ventre puis 20 minutes sur le dos, ingérer du sable étant le pire, vos enfants n'ont pas de chance.
pour la butte nucléaire militaire, 900 kg ont été lavés sur 2 tonnes et quelques, un tiers quoi, il doit pleuvoir beaucoup dans la zone, l'autorité aura oublié d'acheter une bâche, voire deux bâches, mais ne rêvons pas, de toutes façon à l'évidence les mesures de radioactivité ne sont pas systématiques, la plupart du temps on peut afficher un grand sourire en disant tout va bien puisqu'on ne mesure rien, pas mesuré pas pris, pendant ce temps-là la nature fait de la magie et fait disparaître le ketru dangereux voire le déplace de quelques dizaines de km et ni mesuré ni connu je t'embrouille, la morale c'est que vous ne saurez jamais de quoi vous mourrez, dès fois que vos enfants auraient survécu et réclament des indemnisations, si vous ne les avez pas emmenés à la plage au mauvais endroit.
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 13H14 | 17/07/2008 |
Vite, vite les énergies renouvelables ! !
Réveiller votre écocitoyenneté
Arrêtons le lobby nucléaire français !
Roulons à vélo,
mangeons raisonnés !
ha douce utopie, heureusement que tu es là ! ! ! pour survivre aux mensonges inhérent aux professionnels de la profession du nucléaire comme un certain Mr Bergou…., ancien PDG d'EDF.
et sinon un grand merci aux gens de la CRIRAD pour leurs combats contre ce lobby, merci Michèle dans ta petite ville sympathique de Valence ! Et merde à la droite et à la gauche !
Et tant que j'y suis merde à la mafia des grandes écoles françaises qui étouffent le peu de gens compétents et qui réfléchissent encore un peu dans ce pays.
désolé je dérape, mais ça fait du bien….
à ghassa
De dalun
13H30 | 17/07/2008 |
bjour ,y'a le borloo qui annonce l'évaluation des sites nucléarisés en france …il annonce : qui va le faire , qui va le rendre public , quand , comment , et après ? ? ? ? ? depuis le temps…c'est comme le pétrole sur les mers , les plages (ah le coup de pied dans la boulette ! ! ! ),la chimie… et jean passe …a suivre donc ..bel article en tous cas .merci !
De barounet
sociétaire du pestacle | 13H27 | 17/07/2008 |
Heureusement qu'on a un président qui ne fait pas l'apologie et le business du nucléaire ! !
Imaginez ce qui nous pendrait au nez si la France s'était lancée dans la construction d'EPR au lieu de promouvoir des énergies propres.
Ah non c'est vrai, il faut que j'arrive à me rentrer ça dans le crâne, « le nucléaire est un énergie propre »…