
Les langues régionales ne sont-elles que littérature ?
Le 21 juillet, le Parlement a entériné avec une voix d'avance la réforme des institutions. Parmi les différentes propositions, peu avaient fait l'objet d'un consensus. Une néanmoins avait été adoptée en première instance à la quasi-unanimité, soit tout parti politique confondu, par l'Assemblée, et refusée, à la quasi-unanimité… par le Sénat. Son texte est maintenant définitivement adopté : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »

Inscrire les langues régionales dans la Constitution française est un acte majeur au regard de l'histoire de ce pays. En effet, depuis plusieurs siècles, les langues régionales de France ont été écartées des lieux publics, et souvent avec mépris. Une « violence symbolique », selon le concept de Pierre Bourdieu, s'est longtemps exercée sur les cultures régionales de France.
De la « chasse aux patois » à la révision de la Constitution
Amplifiée au cours du XXe siècle, la « chasse aux patois » avait commencé bien avant, notamment avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Il est vrai qu'à notre époque, les locuteurs des différentes langues régionales sont bien moins nombreux qu'ils n'ont pu l'être dans le passé et donc sans doute moins « dangereux » pour l'unité nationale, bien que ce soit l'une des raisons avancées par les sénateurs pour expliquer leur refus de cette proposition de changement de la Constitution. Les revendications des « régionalistes » seraient pourtant en France plus d'ordre culturel que politique.
L'une des principales d'entre elles serait que l'on cesse de confiner les cultures régionales uniquement au milieu populaire, notamment paysan, et au passé. Et c'est en cela que le changement de la Constitution, essentiellement symbolique, est une ouverture. Il existe notamment une littérature en langue régionale qui est, souvent, dévalorisée ou sous-estimée, méconnue du grand public et qui peine à être intégrée en dehors des études spécialisées et des cercles d« amateurs avertis.
Citons par exemple, pour les terres d'Oc, le poète et écrivain provençal Frédéric Mistral, qui obtint le prix Nobel de littérature en 1904. Qui s'en rappelle ? Entre ceux qui ne le connaissent pas et ceux qui le sous-évaluent en considérant son œuvre comme “folklorique”, on est loin de s'imaginer qu'il pourrait être honoré, comme ce sera le cas en 2010 à Valparaiso (Chili), lors du Ve congrès international de la langue espagnole, au même titre que Pablo Neruda.
Troubadours anciens et modernes
Et que dire des troubadours ! Oui bien-sûr… L'image du troubadour allant de château en château traverse tous les imaginaires. Et leur renommée fut et est encore internationale. Gérard Gouirand le rappelait en introduction du dossier principal du dernier numéro de la revue littéraire Europe, tout en soulignant une plus amère réalité :
“On remarquera que les neuf contributions ici proposées proviennent d'auteurs de nationalités très diverses : Allemagne, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Italie. C'est, d'une certaine façon, dire la place qu'occupent les troubadours dans la littérature universelle et dans la recherche, même si cela ne reflète que partiellement l'état actuel des études occitanes : pauvres, pour le moins en France, c'est en Italie qu'elles sont les plus florissantes, selon une tradition qui commence dès l'Alighieri”.
On pourrait aussi se demander combien considèrent, au même titre que leur invention d'une lyrique poétique, créant de nombreuses filiations, que les troubadours ont codifié et inventé une langue, la langue d'oc, formée avant la langue française depuis le latin, tout comme Dante Alighieri a donné les bases de ce qui deviendra l'italien ?
Nombreux sont également les auteurs contemporains qui produisent des œuvres modernes et de qualité dans le domaine musical, poétique, théâtral et littéraire… de Moussu T e lei Jovents et Lo Còr de la plana à Jòrgi Reboul et Florian Vernet, ou encore Max Rouquette (1908-2005)…
Le cas catalan…
Alors que le débat autour de l'intégration et de la reconnaissance officielle des langues régionales dans la Constitution était en cours en France, le gouvernement espagnol gagnait un procès contre le gouvernement catalan pour que trois petites heures hebdomadaires d'espagnol, et non plus deux, soient obligatoirement enseignées dans les écoles primaires et secondaires de Catalogne, car l“enseignement ne s‘y fait plus quen catalan.
Dans cette région limitrophe des terres d'Oc, la situation est donc diamétralement opposée, mais peut-on la préférer ? Les Régions’ ont en Espagne un statut bien différent de la France. Beaucoup plus autonomes, elles sont à même de mener une politique valorisant l'identité régionale. Les ‘langues régionales’ y sont notamment pratiquées quotidiennement, elles investissent aussi bien l'espace public que privé.
La Catalogne est la Région la plus offensive dans ce cadre, et la plus contestable… Sa politique linguistique a été l'une de ses priorités depuis la fin du franquisme et l'accès à une forme d'autonomie en 1979, donnant à la langue le statut de langue officielle, au même titre que l'espagnol (article 3). Près de trente ans plus tard, le catalan est devenu ‘la’ langue d'enseignement en Catalogne, elle est obligatoire.
Ceux qui souhaitent que leur progéniture suive des enseignements primaires, secondaires… en espagnol, doivent se tourner vers les écoles privées, ou changer de région. Dans les écoles publiques, l'espagnol fait donc figure de ‘deuxième langue’, voire parfois, de ‘langue étrangère’ ! Ainsi les nationalistes catalans entretiennent avec l'espagnol, les contraintes que les nationalistes français ont pu exercer sur les parlers régionaux de France…
Un roman écrit en catalan véritable succès commercial…
Avec une presse écrite en catalan, des chaînes de télévisions modernes et dynamiques, des radios, des manifestations, mais aussi une grande indépendance vis-à-vis de l'Etat espagnol dans la gestion de la vie de ses citoyens, la Catalogne est un Etat dans l'Etat.
Et si la langue et la culture espagnoles restent néanmoins majoritairement partagées par la population, les efforts menés depuis des années par les nationalistes commencent à porter leurs fruits : exemple symbolique mais très parlant, le dernier prestigieux prix littéraire Ramon Lull a été attribué à une jeune femme d'origine marocaine, Najat El Hachmi, qui a écrit ce deuxième roman en catalan.
Son premier roman s'intitulait ‘Jo també soc catalan’ (‘Moi aussi je suis catalane’). Avec ‘L'ultim Patriarcha’ (‘Le dernier patriarche’), elle réussit ce qu'aucun Breton, Corse ou Occitan ne pourrait imaginer en France : devenir un succès commercial. Le livre, réimprimé déjà six fois en mois de six mois, sera traduit en espagnol au mois de novembre. Il promet d'être l'un des grands succès littéraires de la rentrée.
L'ordre se serait-il inversé dans le milieu de la littérature ? En effet, pour les générations précédentes –dont Enrique Vila Matas, José Luis Zafon, Idelfonso Falcones ou Javier Cercas sont sans doute les plus représentatifs et les plus connus– écrire un roman, un article ou un essai se fera d'abord en espagnol, puis leurs écrits seront traduits en catalan.
Avec ‘Le dernier patriarche’, ce fut le contraire. Attendons de voir comment sera reçu ce roman une fois édité en espagnol…. et si le catalan va devenir la langue de l'écriture pour les futurs grands écrivains catalans.
Le catalan, langue de l'intégration ?
Mais à côté de cet intérêt louable pour comprendre la situation des immigrés en Espagne, les non-nationalistes enjoignent à la prudence : les Catalans s'intéressent à tout tant que ce n'est pas en castillan, ou relevant de la culture castillane…. Pourquoi un tel ostracisme ? Ainsi cette décision inédite lors de la dernière foire de Francfort, où les Catalans ont déchaîné la polémique : en choisissant d'inviter uniquement des auteurs écrivant en Catalan, le gouvernement catalan a fermé la porte à ses plus prestigieux auteurs… écrivant en castillan mais vivant en Catalogne, et étant natifs de cette région ! Où sont donc les limites de l'identité ? Et des politiques régionalistes ?
Aussi peut-on s'interroger sur l'avenir de ces langues dites ‘régionales’ qui, dans une certaine mesure, exclues d'un côté et excluantes de l'autre, peinent à trouver une place en dehors de tout contexte politique, là où seule la littérature parlerait…
Elisabeth Cestor, avec la complicité de José Ignacio Martin
Photo : (Rémi Leroux)
- 14205 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






























236
(Pour réagir, connectez-vous)
De Emmanuel M
Commentateur | 21H08 | 02/08/2008 |
Beurk !
Quand je vois le formidable vecteur de solidarité et d'amitié confraternelle qu'on pu être les langues régionales en Belgique, je suis pour le prolongement de l'ordonnance de Villiers-Coteret
à Emmanuel M
De Pharisien
Pas bien situé | 03H43 | 03/08/2008 |
Attention, l'antiphrase n'est pas reconnue sur ce phorum.
De macjack
bûcheron | 10H14 | 03/08/2008 |
Des contre-exemples, il y en a dans un sens ou dans l'autre. Vous auriez pu tout aussi bien citer la Suisse, par exemple, qui vit très bien une situation où la nation se partage entre quatre langues !
Quant à la Belgique, où deux communautés linguistiques à peu près égales se regardent en chien de faïence, sa situation n'a rien à voir avec la notre en France, où il existe une langue commune, celle de la République, imposée et parlée à présent par tous.
C'est pourquoi je suis toujours un peu surpris de voir des oppositions quasi viscérales à la démocratie linguistique dans notre pays : la langue commune, ce n'est pas assez ? Il faut la langue unique ? Ein Land, ein Volk, eine Sprache ?
à macjack
De Emmanuel M
Commentateur | 13H23 | 03/08/2008 |
Après l'exemple au nord, l'exemple au sud
En catalogne, ou la langue catalane sert à exclure les autres espagnols d'accès au service public et justifie un racisme à leur égard. Cette belle Catalogne, ou la barrière du catalan sert à exclure les « autres » de l'université ou de la fonction publique. Les langues régionales, utilisées dans l'espace public, sont un vecteur d'exclusion qui porte les ferments du racisme ethnique
Ce n'est pas parce que la France a évité ce piège qu'elle doit baisser sa garde.
à macjack
De General Subverciòn
camembert délocalisé | 22H14 | 03/08/2008 |
Et si tu viens en Suisse,tu verras aussi que comme par hasard,ce sont les francophones qui sont les moins bilingues,car les autres le sont plus…cherchez l'erreur…Moi je suis juste un breton qui parle le Schwitzdutch et comprend l'italien vu que ça se fait pas de pas s'intégrer quand on squatte chez les autres…un alien,en quelque sorte…
De skalpa
actif et militant ? | 21H26 | 02/08/2008 |
Hommage à Lux B des Massilia
http://kprodukt.blogspot.com
De philippe pressecq
21H59 | 02/08/2008 |
J'imagine assez un lyceen qui dans quelques années fera occitan première langue et breton seconde langue ! arf arf arf En voila un qui sera armé contre la mondialisation ! Encore une réforme qui aura des conséquences gravissimes
à philippe pressecq
De Piedo
Assis | 10H29 | 03/08/2008 |
« des conséquences GRAVISSIMES » ? ? ? ?
Fichtre… La reconnaissance des langues régionales responsable du cancer, du chômage…
Y a donc encore des personnes pour s'imaginer que la connaissance d'une langue régionale occupe la place d'une langue utile !
Faut vous détendre et vous renseigner, mon petit Philippe.
Je vous invite à analyser les résultats scolaires et universitaires des bretonnants issus des écoles Diwan ou des Ikastolas basques.
Ca pourrait vous relativiser le « gravissime »…
à Piedo
De alaixih
12H11 | 03/08/2008 |
Oui sauf que ces jeunes de par les enjeux qui existent sur leur apprentissage et l'encadrement fortement motivé par leur enseignement ( des militants ) ont peut être des résultats meilleurs que les autres mais que moi étant Breton Non Bretonnant même si je ne suis pas contre l'enseignement du Breton, je crois que le problème se pose de savoir ce qu'on va faire de ce patrimoine. Si sauvegarder le patrimoine linguistique Français cela veut dire forcer des gens qui ne sont plus Bretonnants ou ne l'ont jamais été ( La région du Gallo à l'est Bretagne ) à parler le Breton qui n'est et n'a jamais été la leur alors je trouve que c'est un retour en arrière.
Mais bon… C'est bien que la France le reconnaisse mais on en fait quoi. J'ai peur que les nationaliste ou régionalistes Français reprennent du poil de la bête.
De Paul Houtier
Poète | 22H14 | 02/08/2008 |
« Quand un catalan qui ne parle que catalan rencontre un breton qui ne parle que breton, qu'est-ce qu'ils se disent ? Rien… alors ils se tapent ! »… ai-je lu dans ces commentaires !
Nous sommes bien d'accord : quand un Français qui ne parle que le français (ce qui est rarissime…) rencontre un Espagnol qui ne parle que l'espagnol (idem), qu'est-ce qu'ils se disent ? Rien… alors, ils se tapent ?
Curieux argument.
De macjack
bûcheron | 23H31 | 02/08/2008 |
L'exemple catalan est intéressant. il y en a de multiples autres, depuis le basque et le gallois, jusqu'au français en Louisiane, en passant par le romanche en Suisse ou l'Allemand en Belgique.
En France, je crois qu'il y a un consensus pour que le français soit la langue commune, mais absolument pas la langue unique, ce qui est une conception de la démocratie culturelle pour le moins curieuse, pour ne pas dire fascisante.
D'autre part, il n'y a qu'un seul statut digne des langues régionales : la co-officialité avec le français dans les régions concernées, ce qui veut dire bien sûr leur réhabilitation dans le domaine public et l'enseignement.
Mais allons jusqu'au bout : la réhabilitation des langues, là où il y en a, doit préluder, cette fois-ci partout sur le territoire de la République, à l'application du principe de subsidiarité que nous avons signé au niveau européen, et qui consiste pour être clair, en un renforcement des budgets et des pouvoirs des régions, au détriment du pouvoir central, lequel devra se dégraisser et se recentrer sur les tâches régaliennes…
C'est de mon point de vue, l'un chantiers essentiels à mettre en oeuvre dans notre pays qui jusqu'ici s'est contenté de régionaliser en surface son centralisme d'état.
De somni
juriste | 23H48 | 02/08/2008 |
Enormes différences entre la France et l'Espagne. Et l'exemple du catalan est emblématique, puisqu'il est parlé des deux côtés des Pyrénées.
Mais voilà, le catalan (tout comme le basque) en Espagne est non seulement la langue de l'intégration mais aussi la langue de la promotion sociale dans la région la plus développée et la plus dynamique d'Espagne. Le catalan n'est donc pas une langue dominée socialement, la bourgeoisie, par exemple, ayant continué à s'exprimer en catalan sous la dictature de Franco. Rien d'étonnant, dans ces conditions, que des espagnols venant d'autres régions ou des immigrés souhaitent que leurs enfants maîtrisent d'abord le catalan. Rien à voir, donc avec la France où les langues régionales sont des langues dominées, essentiellement parlées par les milieux populaires, valorisées par des secteurs de la petite bourgeoisie intellectuelle.
Différence économique, mais aussi différence politique. En France, le combat pour les langues régionales a été essentiellement un combat politiquement réactionnaire, contrerévolutionnaire. Il n'y a qu'à lire Maurras (par exemple, la déclaration des félibres fédéralistes de 1892). car le régionalisme n'est pas qu'un mouvement culturel, mais aussi politique. Mai 68 et le mouvement écologiste ont un peu changé la donne, mais le sens global de la lutte régionaliste reste en France historiquement associée à des tendances réacs, politiquement minoritaires.
En Espagne, c'est tout le contraire : les autonomistes étaient du côté de la République et toutes les tendances politiques catalanes, de la droite aux anarchistes, ont défendu, et défendent une large autonomie. cela fait consensus. Il n'y a guère en Catalogne que le droite « espagnoliste » issue du franquisme, Alianza Popular qui défende des positions inverses…
Pour en revenir à la révision constitutionnelle, l'un des enjeux étaient de permettre ainsi la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires et régionales. Mais j'ai bien peur que le choix d'un article « à part » dans la constitution (et non d'une adjonction à l'article 1) ne suffise pas et que le Conseil Constitutionnel continue à considérer que la constitution s'oppose à ce que des droits soient octroyés à un groupe de locuteurs ce qui porterait « atteinte aux principes constitutionnels d'indivisibilité de la République, d'égalité devant la loi et d'unicité du peuple français »
à somni
De Campilles
Catalunya Nord (66) | 01H19 | 03/08/2008 |
Parfaitement d'accord, d'autant que cette grande majorité pour l'autonomie en Catalogne Sud est liée à l'antifranquisme (centraliste et rejetant les différences), à une histoire nationale totalement différente depuis la séparation des deux catalognes en 1659, à une force économique qui fait du catalan une langue d'intégration nationale/régionale et économique… Même si on trouve toujours une partie d'indépendantistes au sud - tous de gauche et d'extrême-gauche, la majorité me semble « seulement » autonomiste. Et comment en vouloir aux madrilènes s'ils râlent, l'histoire de l'état espagnol et de la Catalogne a toujours été tendue…
Et comparer l'échec actuel de la Belgique avec la france ou l'espagne est une erreur, les histoires sont totalement différentes, donc les sentiments, les ressentis des citoyens belges, et les nôtres n'ont rien à voir…
De Cidessus
Triste luron | 06H11 | 03/08/2008 |
Les patois et langues régionales doivent absolument survivre. Comme les monuments, les sites géographiques et les grandes oeuvres de l'homme, ils appartiennent à l'humanité.
Je comprends certes les inquiétudes de beaucoup sur l'unité nationale qui pourrait être remis en cause par une telle loi ( un coup d'oeil aux espagnols et au belges pour ne citer qu'eux ), mais une diversité linguistique va bien au délà du terroir, de l'origine et de la tradition.
Une langue c'est un mode de pensée et un système qui nous permet non seulement de communiquer, d'échanger, mais aussi de désigner, de nommer, d'accumuler des connaissances.
Ces connaissances qui existent dans une langue mais pas dans une autre sont des richesses qui doivent se transmettre et donc s'enseigner. Leur enseignement passait par cette reconnaissance, bien que le corse ou encore le basque le soit déjà.
Un exemple pratique : les langues amazoniennes qui sont peu à peu en train de disparaitre. Chaque langue qui s'éteint s'éteint avec sa connaissance des plantes de la région qui l'a vue naitre.
Si les locuteurs d'une langue X sont les seuls à pouvoir identifier cette plante car leuir langue est la seule à la nommer, cette plante disparait des connaissances humaines en même temps que leur langage.
Et c'est ainsi qu'une plante qui pourrait soigner une maladie grave disparait jusqu'à nouvelle ordre…
C'est pour cela que déclarer les langues régionales comme patrimoine est quelque chose qui m'apparait comme fondamental, loin d'une quelconque prétention régionaliste ou nationaliste.
De Pneumatique
Gonflé à bloc ! | 07H39 | 03/08/2008 |
Personnellement, et je crois que nous sommes tous d'accord là dessus, les langues régionales sont un patrimoine culturel formidable, qu'il faut préserver à tout prix.
Mais il n'y pas besoin de modifier la Constitution pour ça. Des associations, et des bénévoles, partout en France font un excellent travail là-dessus : )
Les langues régionales sont un patrimoine populaire, et doivent le rester. Si elles sont institutionnalisées, elles vont devenir la chasse gardée de quelques privilegiés, qui, sous prétexte d'autorité morale, chercherons à en contrôler le contenu. Car, ne nous leurrons pas, nous sommes en période de tentative de contrôle des esprits.
Mais revenons au sujet. Et même élargissons-le.
Vouloir modifier la Constitution à tout bout de champ, reviens finalement à la remettre en cause constamment, et donc, à donner de bons prétextes pour la supprimer définitivement.
L'épisode des langues régionales n'est qu'un aspect de la dérèglementation actuelle, qui n'à qu'un seul but, faire disparaître la cohésion nationale républicaine ( ici, le français comme langue officielle ), dans le but de nous faire « intégrer “ un monde globalisé, où les USA et les puissances émergeantes ( Chine, Inde, et j'en passe… ) tiendraient le haut du pavé, et où seuls l'anglais et le chinois seraient les langues-reines.
Dans un tel univers, les locuteurs régionaux seraient dans la même situation que les ‘jeunes des banlieues’ parlant le verlan, et autres argots : nous ne serions, ni plus ni moins, que des groupes isolés parlant leur patois entre eux, pour tenter de garder leur identité, au milieu d'un monde globalisé qui serait indifférent à eux ( et leur serait indifférent aussi ) ), justement parce qu'‘ils’ n'auraient pas les ‘qualités’ qu'‘il’ vante, à savoir : être rentable, être un bon consommateur, et surtout écouter bien sagement les c******** des journaux télévisés, et autres télés-irréalités…
Or, une langue est avant tout un moyen d'échange. Et toute société repose sur des échanges. Priver le peuple de moyen d'expression, est encore le meilleur moyen de le museler. L'on critique souvent l'âge des sénateurs, mais pour le coup, je les soutiens totalement, car je pense qu'ils ont suffisamment d'expérience derrière eux pour avoir pris cette décision, avec laquelle je suis en phase totale.
Le problème ne vient pas des langues régionales, mais d'un choix politique qui consiste à tout démanteler pour rebâtir du précaire… en d'autres termes ‘réformer’… Et d'une société de la ‘pensée unique’ qui cherche à donner le plus possible la parole aux gens… pour mieux dénigrer leurs propos ensuite…
Comme le dit un proverbe chinois : ‘ Je n'ai pas profité de la fortune du naïf, c'est lui qui me l'a donné. Allons-nous rire… jaune, ce mois-ci ? ( lol )
à Pneumatique
De kadwalan
bilingue | 10H39 | 03/08/2008 |
« Mais il n'y pas besoin de modifier la Constitution pour ça. Des associations, et des bénévoles, partout en France font un excellent travail là-dessus : ) »
-> L'élan porté par les militants, les associatifs est primodial mais il est bridé par l'absence de cadre juridique pour les langues régionales.
Ex : L'apprentissage des langues se fait mieux et plus efficacement dès la petite l'enfance. Pourtant, il est interdit de créer des crèches pour enfants en langues régionales, qui n'ont dès lors que le français comme langue d'encadrement dans ces structures.
Par ailleurs, nombre de locuteurs, non militants, ou de collectivités locales, du fait même de cette carence légale ont une pratique bridée de leur langue, s'autocensure, privilégie le seul français dans la vie publique.
« L'épisode des langues régionales n'est qu'un aspect de la dérèglementation actuelle, qui n'à qu'un seul but, faire disparaître la cohésion nationale républicaine ( ici, le français comme langue officielle ), dans le but de nous faire » intégrer » un monde globalisé, où les USA et les puissances émergeantes ( Chine, Inde, et j'en passe… ) tiendraient le haut du pavé, et où seuls l'anglais et le chinois seraient les langues-reines. »
->Jusque-là, c'était le contraire à mons sens. Les langues régionales étaient en situation de dérèglemenation, car bien que pratiquées par des millions de citoyens, elles n'avaient aucune existence dans la Constitution.
->Je ne crois pas que la Constitution française change quoique se soit au développement de la Chine ou de l'Inde. De plus, la pratique d'UNE langue n'est pas exclusive. Il n'y a pas à choisir UNE seule langue parmi plusieurs, comme il est réducteur de n'avoir qu'une identité. En tant que Breton, je parle breton, en tant que Français, je parle breton et français, en tant qu'Européen, je parle breton, français, anglais ou castillan, etc.
« Or, une langue est avant tout un moyen d'échange. Et toute société repose sur des échanges. Priver le peuple de moyen d'expression, est encore le meilleur moyen de le museler. »
-> Tout à fait d'accord. Vives nos langues et qu'elles se délient !
De JACOU43
(filouzophe) | 07H48 | 03/08/2008 |
J'avoue que je ne comprends pas ce qui pousse au jacobinisme.
Comme ce Marseillais qui parle de droits de l'homme gravés en Français.
Gravé, comme si c'était une religion…
Car il s'agit bien de cela, la France ronflante a pris la place de l'opium du peuple.
La nation française est une vaste illusion. un mieux être égalitaire qui n'est que mirage.
La France cultive les privilèges de tous poils et la fameuse « culture » est hyper élitiste.
Moi qui pourtant aime Brassens, je ne le suis pas quand il parle des « imbéciles qui sont nés quelques part ».
En cela il épouse un parisianisme qu'il ne mesure pas (il a eu d'ailleurs beaucoup de propos qu'il n'avait pas mesuré).
Ce pauvre parisien déraciné qui ne peut supporter, au point d'en être viscéralement irrité, qu'en « régions » (par opposition à l'Île de France, terre sainte ou promise des arrivistes)l'on continue a ressentir le rythme des saisons et que perdure une transmission orale.
Les mêmes gens s'extasient de goûter aux cultures du Monde, lorsqu'ils prennent l'avion pour l'autre côté de la terre et ramènent une tonne de diapos (et font chier leurs amis). Ils sont fiers d'avoir toucher au « typique » de telle ou telle peuplade.
Je suis un Vellave, Languedocien (et non Auvergnat, comme la France ronflante a voulu nous l'imposer) et je le ressens profondément en parlant avec mes grands-parents et en échangeant avec mes semblalbles.
Je ne suis nullement belliqueux ni fermé. J'ai quelque chose à offrir aux gens qui tombent amoureux du Velay et deviennent de véritable prosélyte de son identité.
De Pentelique
consultant biotechnologie | 08H13 | 03/08/2008 |
Les français sont loin d'être polyglottes, malgré les efforts l'anglais est peu et mal parlé,les écoles françaises sont fermées les unes après les autres à l'étranger faute de crédits. Les nouvelles générations en Europe ignorent le français. Dans ce contexte, il était prudent de rétablir les langues régionales pour permettre d'acquérir,dès l'enfance une seconde langue. Cet apprentissage de deux langues simultanées met en place des mécanismes cérébraux, sans doute rares en France, pour passer ensuite plus facilement à une langue étrangère, plus usitée comme l'anglais ou l'espagnol par exemple.
Nos « conventionnels » font de la neurophysiologie sans le savoir comme Mr Jourdain de la prose.
à Pentelique
De hoshiko
22H36 | 05/08/2008 |
Bien dit !
J'en suis un exemple vivant : « née » trilingue (catalan-français-occitan), passée par calandrèta (maternelle bilingue occitane), j'ai fait anglais-catalan-occitan à la fac.
Quant aux autres langues, merci ! soit je les parle déjà (allemand 2e langue, castillan un peu aussi à la maison, des restes de latin), soit je les apprends très vite (15 jours en Egypte avec que des francophones et je me débrouille en arabe dialectal, 4 jours en Islande et je comprends quelques mots…), soit je les déduis (parlez-moi italien, portugais ou roumain, non seulement je comprends mais avec mon occitan-koiné, je me fais comprendre en retour).
Ah, au fait, j'ai bossé pour un avionneur européen, contexte quasi-exclusivement anglophone et à part mon collègue né à Leeds, c'était moi qui m'exprimais le mieux à l'écrit ET à l'oral (à l'écrit, je corrigeais même le english native, mais ok, il est légèrement dyslexique…).
De Seamasdubh
Voyageur intersidéral | 09H28 | 03/08/2008 |
A Ericj.
Je rappelle cette brillante citation qui valait quand même la peine d'être citée et remarquée :
« Quand un catalan qui ne parle que catalan rencontre un breton qui ne parle que breton, qu'est-ce qu'ils se disent ? Rien… alors ils se tapent !
Et c'est reparti… »
Je tiens à dire tout de suite à ericj que je n'ai rien de personnel contre lui et que bien que locuteur de plusieurs langues régionales je ne le taperai pas. Je relève juste son argument parce qu'il est révélateur d'un discours qu'on entend régulièrement.
Ce qui est intéressant, c'est que ce discours est doublement biaisé :
- c'est d'abord le discours d'un monolingue. Seul un monolingue (et ils sont nombreux en France, ceux à souffrir de cette affliction) pourrait penser que tout d'un coup les bretons se mettraient à ne plus parler que breton, parce que la langue est reconnue sur un morceau de papier. Ô monolingues, je vous le dis, le bilinguisme existe réellement, ça n'est pas une chimère inventée par quelques extrémistes pour saper la base de la Sainte Universalité du dogme francophone.
- C'est ensuite un discours un peu curieux. Très curieux même. Cher ericj, lorsque vous rencontrez quelqu'un qui ne parle pas le français, et dont vous ne parlez pas la langue, vous lui tapez dessus ? Curieuse conception de l'altérité… J'ajouterai par ailleurs que se comprendre n'a jamais empêché les guerres civiles (mais le langage est-il réellement fait pour communiquer ? ça n'est pas un moyen très efficace il me semble, ça génère plutôt des incompréhensions…), et pour reprendre le discours simplificateur évoqué plus haut, on pourrait dire : « que font un serbe, un croate et un bosniaque lorsqu'ils se rencontrent et qu'ils se comprennent ? Ils se tapent dessus'. Ne parlons même pas des Tutsis et des Hutus. Au 19e siècle, les élites européennes ont voulu se taper dessus régulièrement, elles parlaient pourtant toutes le français. Bref, vous voyez que le raisonnement ne tient pas vraiment…
En fait, il y avait il y a quelques temps une émission sur France Culture où un sociologue disait que c'est justement quand les gens (ou les peuples) commençaient trop à se ressembler qu'ils commençaient à se taper dessus, car finalement une tête coupée vous permet de vous rappeler que là, du coup, l'autre est bien différent.
En clair, lorsque deux monolingues se rencontrent, le temps qu'ils essaient de se comprendre, d'échanger, c'est toujours un temps qu'ils n'utiliseront pas pour se taper dessus…
Amis monolingues, essayez donc de penser un peu différemment de ce que vous êtes habitués à faire…
De Seamasdubh
Voyageur intersidéral | 09H47 | 03/08/2008 |
A « léon trotski'
“Bien entendu on est en démocratie (Les droits de l'homme sont gravés en français au fait ! )”
Comme l'étaient des lois anti-juives de l'Etat français pétainiste…
De Pneumatique
Gonflé à bloc ! | 09H57 | 03/08/2008 |
A Pentelique.
Savez-vous pourquoi les français ne savent pas parler les langues étrangères ? Tout simplement, par ce que l'Education Nationale met trop l'accent sur l'écrit ( et plus particulièrement, la grammaire ) au détriment de l'oral. L'apprentissage en est d'autant plus laborieux.
Et pourtant, il n'y a pas besoin d'avoir fait Normal Sup » pour comprendre qu'une langue est faite avant tout pour être parlée.
De Emgann
présent | 09H57 | 03/08/2008 |
Lire encore et encore les mêmes âneries qu'au temps de l'abbé Séyes, c'est assez incroyable…UN CATALAN QUI NE PARLE QUE CATALAN QUI RENCONTRE UN BRETON NE PARLANT QUE BRETON, ILS SE TAPENT CAR IL NE SE COMPRENNENT PAS….qui peut décliner de telles âneries ? ça fait longtemps que le bilinguisme se développe en Catalogne et en Bretagne et je crois même que le président de la région catalane d'Espagne parle 5 ou 6 langues.
Le monolinguisme n'existe que grâce au communautarisme franchouillard.
LES LANGUES REGIONALES , UN FREIN A LA COMMUNICATION….je reviens du festival interceltique de Lorient où les présentations des spectacles se font en langue française, dans la langue des artistes invités, en anglais et en breton !
En fait, le jacobinisme, dressé sur ses petits ergots, ne sait plus quoi inventer pour critiquer et détruire la réalité de ce pays fait de différences qui sont autant de richesses qui rassemblent….même les abrutis qui aiment l'idéologie d'un Reich parisien, un peuple, une langue….
Brezhonneg, ur chans evit warc'hoaz !
à Emgann
De guynaouec
Tête de con Breton | 14H02 | 04/08/2008 |
Je vous invite au Mac Do ce soir ?
à guynaouec
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 19H08 | 04/08/2008 |
Vous savez, Emgann qui invite au Mac Do peut se révéler dangereux, notamment si c'est le Mac Do de Quévert
De Philippe Madelin
Journaliste | 10H10 | 03/08/2008 |
Je suis un pur francophone de naissance et d'éducation (jésuites et lycée) et pourtant le problème linguistique est omniprésent chez moi. Dans ma famille proche on utilise de façon courante pas moins de sept langues : outre le français, l'anglais (majoritaire, langue de ma troisième belle-fille), l'allemand, langue maternelle de ma femme, l'espagnol(ma seconde belle fille), l'hébreu, le hongrois(langue de mon beau-père). Sans parler le wolof, langue de ma première belle-fille.C'est de la mondialisation au sens strict.
Jamais ce polylinguisme n'a géné les rapports familiaux, bien au contraire, il nous ouvre sur le monde.
Quant à ce qu'on appelle les « langues régionales », j'y ai été directement confronté dès les années 1960, et ceci de façon incessante puisque j'ai été amené à travailler très longtemps sur la question des identités régionales et de leurs revendications.
Une observation fondamentale : la plupart ne sont pas des « langues régionales » mais des langues au sens plein, c'est-à-dire reflétant une civilisation spécifique et tirant leurs sources de langues sans rapport avec le français : l'alsacien est du souabe, dialecte germanophone (essayez donc de dire à un Alsacien qu'il n'est pas français ! ) ; les ensembles de dialectes non unifiés tels que le groupe breton et surtout, étroitement apparenté au catalan,l'occitan,lequel du limougeaud au provençal subit d'infinies variations de vocabulaires, d'accents, de grammaire ; voici encore le corse, et le dialecte sarde pratiqué dans la région de Sartène, sans compter le Nissard (Nice) tous connectés au grand ensemble italien qui est lui-même loin d'être unifié. N'oublions surtout pas le basque tant décrié. Ses origines plongent dans la nuit des temps, le basque est en fait antérieur de plusieurs siècles, sinon plus, au français.
Toutes ces langues ont été férocement (au sens strict comme au figuré)combattues par la République, par ses hussards les instituteurs… et, ce qui est moins connu, par l'église catholique, qui y voyait une concurrence au latin ; rejetées dans l'enfer de l'arriération mentale. Il est exact qu'elles ont en effet servi de vecteur à de revendications identitaires toujours considérées comme séparatistes, Frédéric Mistral pris en exemple était en son temps une figure de la droite dure dans la mesure où il considérait que la gauche républicaine était l'ennemi de la langue à la renaissance de laquelle il a au demeurant en partie contribué.Il est tout aussi exact que de vrais mais peu nombreux séparatistes alsaciens et bretons ont pris le parti de l'Allemagne nazie dans l'espoir de se voir reconnus. En revanche, apparus dans les années 1930 et manipulés par le régime mussolinien, les séparatistes corses du groupe I Muvrini (ne pas confondre avec les chanteurs) ne sont jamais parvenus à convaincre. Ces cas limites et isolés ont permis aux hypercentralistes de jeter l'opprobre sur les langues pratiquées dans les région. La violence politique pratiquée par les Bretons, les Corses et les Basques n'a sûrement pas arrangé les choses.
Il n'en reste pas moins qu'après quatre siècles et demi d'une répression démesurée sans merci, les parlers « indigènes » sont parvenus à subsister. Tout comme les identités régionales. En Bretagne, Piriac redevient dans les esprits du coin « Pen Hiriac » (pointe dangereuse) ; au Pays basque, St-Etienne de Baigorry redevient Baïgorry, le pays rouge (à cause de la terre rouge), en Provence, on se souvient maintenant que le péage sur l'autoroute A7 en direction de Salon n'est pas « Le pas des Lanciers » (comme la danse) mais bien « Le pas de Lansou » (le col de Lansou, Lansou étant un lieu-dit). En Corse Corte redevient Corti, Ajaccio Ajaccjhe (prononcer en français : aïacse, en accentuant le e final). Etc.
Quant à Marseille, le cas est différent : totalement cosmopolite, adossée face à la mer sur son cirque de montagnes, Marseille n'a jamais appartenu pas au pays d'Oc, par conséquent on y a pratiqué toutes les langues. Mais pas l'occitan.
De Jc hasbeen mental
10H10 | 03/08/2008 |
Imaginez un peu tous vos commentaires soient en patois de vos régions, rue89 aurait un gros souci non ?
à Jc hasbeen mental
De Emgann
présent | 10H13 | 03/08/2008 |
Rue 89 n'a pas de soucis,c'est très ouvert puisque vous pouvez y écrire vos insultes.
à Emgann
De Jc hasbeen mental
12H37 | 03/08/2008 |
Des insultes ? par rapport à quoi, de dire que la diversitée linguistique est souvent source d'incompréhention, se terminant par la haine de l'etre different…
L'histoire pourtant en porte les cicatrices (parle avec des belges en se moment)
à Emgann
De Jc hasbeen mental
14H09 | 03/08/2008 |
Toujour aussi sympa l'enseignant breton, parle d'insulte quand dans la plus grande majorité de ses « article » il traite l'autre de stupide car opposé à ses idées régionnalistes.
Parle moi du superbe drapeau breton et de ses origines etc etc
Ou alors des fabuleux festivals interceltiques, moi je préfére le jazz