Les langues régionales ne sont-elles que littérature ?

Le 21 juillet, le Parlement a entériné avec une voix d'avance la réforme des institutions. Parmi les différentes propositions, peu avaient fait l'objet d'un consensus. Une néanmoins avait été adoptée en première instance à la quasi-unanimité, soit tout parti politique confondu, par l'Assemblée, et refusée, à la quasi-unanimité… par le Sénat. Son texte est maintenant définitivement adopté : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »

(Rémi Leroux)

Inscrire les langues régionales dans la Constitution française est un acte majeur au regard de l'histoire de ce pays. En effet, depuis plusieurs siècles, les langues régionales de France ont été écartées des lieux publics, et souvent avec mépris. Une « violence symbolique », selon le concept de Pierre Bourdieu, s'est longtemps exercée sur les cultures régionales de France.

De la « chasse aux patois » à la révision de la Constitution

Amplifiée au cours du XXe siècle, la « chasse aux patois » avait commencé bien avant, notamment avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Il est vrai qu'à notre époque, les locuteurs des différentes langues régionales sont bien moins nombreux qu'ils n'ont pu l'être dans le passé et donc sans doute moins « dangereux » pour l'unité nationale, bien que ce soit l'une des raisons avancées par les sénateurs pour expliquer leur refus de cette proposition de changement de la Constitution. Les revendications des « régionalistes » seraient pourtant en France plus d'ordre culturel que politique.

L'une des principales d'entre elles serait que l'on cesse de confiner les cultures régionales uniquement au milieu populaire, notamment paysan, et au passé. Et c'est en cela que le changement de la Constitution, essentiellement symbolique, est une ouverture. Il existe notamment une littérature en langue régionale qui est, souvent, dévalorisée ou sous-estimée, méconnue du grand public et qui peine à être intégrée en dehors des études spécialisées et des cercles d« amateurs avertis.

Frédéric Mistral (Wikipédia)Citons par exemple, pour les terres d'Oc, le poète et écrivain provençal Frédéric Mistral, qui obtint le prix Nobel de littérature en 1904. Qui s'en rappelle ? Entre ceux qui ne le connaissent pas et ceux qui le sous-évaluent en considérant son œuvre comme “folklorique”, on est loin de s'imaginer qu'il pourrait être honoré, comme ce sera le cas en 2010 à Valparaiso (Chili), lors du Ve congrès international de la langue espagnole, au même titre que Pablo Neruda.

Troubadours anciens et modernes 

Et que dire des troubadours ! Oui bien-sûr… L'image du troubadour allant de château en château traverse tous les imaginaires. Et leur renommée fut et est encore internationale. Gérard Gouirand le rappelait en introduction du dossier principal du dernier numéro de la revue littéraire Europe, tout en soulignant une plus amère réalité :

“On remarquera que les neuf contributions ici proposées proviennent d'auteurs de nationalités très diverses : Allemagne, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Italie. C'est, d'une certaine façon, dire la place qu'occupent les troubadours dans la littérature universelle et dans la recherche, même si cela ne reflète que partiellement l'état actuel des études occitanes : pauvres, pour le moins en France, c'est en Italie qu'elles sont les plus florissantes, selon une tradition qui commence dès l'Alighieri”.

On pourrait aussi se demander combien considèrent, au même titre que leur invention d'une lyrique poétique, créant de nombreuses filiations, que les troubadours ont codifié et inventé une langue, la langue d'oc, formée avant la langue française depuis le latin, tout comme Dante Alighieri a donné les bases de ce qui deviendra l'italien ?

Nombreux sont également les auteurs contemporains qui produisent des œuvres modernes et de qualité dans le domaine musical, poétique, théâtral et littéraire… de Moussu T e lei Jovents et Lo Còr de la plana à Jòrgi Reboul et Florian Vernet, ou encore Max Rouquette (1908-2005)…

Le cas catalan… 

Alors que le débat autour de l'intégration et de la reconnaissance officielle des langues régionales dans la Constitution était en cours en France, le gouvernement espagnol gagnait un procès contre le gouvernement catalan pour que trois petites heures hebdomadaires d'espagnol, et non plus deux, soient obligatoirement enseignées dans les écoles primaires et secondaires de Catalogne, car l“enseignement ne s‘y fait plus quen catalan.

Dans cette région limitrophe des terres d'Oc, la situation est donc diamétralement opposée, mais peut-on la préférer ? Les Régions’ ont en Espagne un statut bien différent de la France. Beaucoup plus autonomes, elles sont à même de mener une politique valorisant l'identité régionale. Les ‘langues régionales’ y sont notamment pratiquées quotidiennement, elles investissent aussi bien l'espace public que privé.

La Catalogne est la Région la plus offensive dans ce cadre, et la plus contestable… Sa politique linguistique a été l'une de ses priorités depuis la fin du franquisme et l'accès à une forme d'autonomie en 1979, donnant à la langue le statut de langue officielle, au même titre que l'espagnol (article 3). Près de trente ans plus tard, le catalan est devenu ‘la’ langue d'enseignement en Catalogne, elle est obligatoire.

Ceux qui souhaitent que leur progéniture suive des enseignements primaires, secondaires… en espagnol, doivent se tourner vers les écoles privées, ou changer de région. Dans les écoles publiques, l'espagnol fait donc figure de ‘deuxième langue’, voire parfois, de ‘langue étrangère’ ! Ainsi les nationalistes catalans entretiennent avec l'espagnol, les contraintes que les nationalistes français ont pu exercer sur les parlers régionaux de France…

Un roman écrit en catalan véritable succès commercial…

Avec une presse écrite en catalan, des chaînes de télévisions modernes et dynamiques, des radios, des manifestations, mais aussi une grande indépendance vis-à-vis de l'Etat espagnol dans la gestion de la vie de ses citoyens, la Catalogne est un Etat dans l'Etat.

Et si la langue et la culture espagnoles restent néanmoins majoritairement partagées par la population, les efforts menés depuis des années par les nationalistes commencent à porter leurs fruits : exemple symbolique mais très parlant, le dernier prestigieux prix littéraire Ramon Lull a été attribué à une jeune femme d'origine marocaine, Najat El Hachmi, qui a écrit ce deuxième roman en catalan.

Son premier roman s'intitulait ‘Jo també soc catalan’ (‘Moi aussi je suis catalane’). Avec ‘L'ultim Patriarcha’ (‘Le dernier patriarche’), elle réussit ce qu'aucun Breton, Corse ou Occitan ne pourrait imaginer en France : devenir un succès commercial. Le livre, réimprimé déjà six fois en mois de six mois, sera traduit en espagnol au mois de novembre. Il promet d'être l'un des grands succès littéraires de la rentrée.

L'ordre se serait-il inversé dans le milieu de la littérature ? En effet, pour les générations précédentes –dont Enrique Vila Matas, José Luis Zafon, Idelfonso Falcones ou Javier Cercas sont sans doute les plus représentatifs et les plus connus– écrire un roman, un article ou un essai se fera d'abord en espagnol, puis leurs écrits seront traduits en catalan.

Avec ‘Le dernier patriarche’, ce fut le contraire. Attendons de voir comment sera reçu ce roman une fois édité en espagnol…. et si le catalan va devenir la langue de l'écriture pour les futurs grands écrivains catalans.

Le catalan, langue de l'intégration ?

Mais à côté de cet intérêt louable pour comprendre la situation des immigrés en Espagne, les non-nationalistes enjoignent à la prudence : les Catalans s'intéressent à tout tant que ce n'est pas en castillan, ou relevant de la culture castillane…. Pourquoi un tel ostracisme ? Ainsi cette décision inédite lors de la dernière foire de Francfort, où les Catalans ont déchaîné la polémique : en choisissant d'inviter uniquement des auteurs écrivant en Catalan, le gouvernement catalan a fermé la porte à ses plus prestigieux auteurs… écrivant en castillan mais vivant en Catalogne, et étant natifs de cette région ! Où sont donc les limites de l'identité ? Et des politiques régionalistes ?

Aussi peut-on s'interroger sur l'avenir de ces langues dites ‘régionales’ qui, dans une certaine mesure, exclues d'un côté et excluantes de l'autre, peinent à trouver une place en dehors de tout contexte politique, là où seule la littérature parlerait…

Elisabeth Cestor, avec la complicité de José Ignacio Martin

Photo : (Rémi Leroux)

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Portrait de pomme53

De pomme53

Médiation | 17H11 | 02/08/2008 | Permalien

Que vivent et se perpétuent toutes les langues régionales ; elles sont les vaisseaux qui irriguent nos terroirs !
Kenavo !

Portrait de DBL8

à pomme53 Portrait de pomme53 De DBL8

Retraité | 17H31 | 02/08/2008 | Permalien

Belle phrase, elle est de vous ?

Portrait de pomme53

à DBL8 Portrait de DBL8 De pomme53

Médiation | 23H09 | 02/08/2008 | Permalien

Non, on me l'a prêtée pour la journée !

Portrait de DBL8

à pomme53 Portrait de pomme53 De DBL8

Retraité | 04H52 | 03/08/2008 | Permalien

Prem… pour la 2em journée ! ; ))

Portrait de mick69

De mick69

17H11 | 02/08/2008 | Permalien

L'Europe des multinationales tente par tous les moyens de briser les anciennes solidarités des Etats nation et ça plait à certains idiots utiles regionalistes. Dans 20 ans, pour bosser à Marseille, Mulhouse et Brest, un travailleur devra connaître 3 langues régionales. Et ses enfants seront paumés et moqués pendant toute leur scolarité (de même qu'il y a en Catalogne une xenophobie anti castillan).

Sans compter que si l'on a vraiment la nostalgie du patois, il faut prévoir un patois différent dans chaque vallée ou canton

Portrait de jabier

à mick69 Portrait de mick69 De jabier 31087

consultant dans les Landes | 17H31 | 02/08/2008 | Permalien

a dare que pode habla occita

Portrait de sccber

à jabier Portrait de jabier De sccber

22H32 | 02/08/2008 | Permalien

CQFD : je n'ai évidemment pas compris votre phrase (et google ne peux pas répertorier des centaines de milliers de dialectes parlés dans le monde). Belle démonstration sur rue 89 de la façon dont on va communiquer : chacun sa langue. Pourquoi ne pas revenir aux argots (le louchebem des bouchers, par exemple, inventés justement pour ne pas être compris à l'extérieur du groupe) ?
Je n'ai pas trop suivi les enjeux ni la polémique à propos de l'inscription des langues régionales dans la constitution : une langue vit ou malheureusement meurt pour des raisons multiples (historiques, sociologiques, économiques, etc.) qui échappent il me semble le plus souvent à tout juridisme : le breton, le basque ou l'alsacien ont résisté au travail des « hussards de la République » qui appliquaient leur interdiction dans les écoles laïques. Souvent d'ailleurs, le « patois » a été l'enjeu de la guerre laïc/confessionnel : je me souviens, gamin savoyard citadin n'avoir entendu parler « patois » que par le curé de la paroisse.
J'habite depuis une trentaine d'année dans une grande ville, une des rares où l'on pouvait à l'époque encore entendre de nombreux mots ou expressions du dialecte local (parfois plus largement puisés dans le fonds franco-provencal), que les locaux le plus souvent prenaient pour du français : c'est que, avec le temps l'interdit a été intérieurisé la langue vernaculaire est devenue honte du « patois », parlé barbare et réactionnaire. Alors, il a été bénéfique dans les années 70, de reconnaitre aux dialectes leur vrai place, celle de langues donc comme telles riches de culture. Malgré ce courant régionaliste, aujourd'hui dans « ma » ville, le dialecte se meurt, il est devenu très rare, seuls subsistent encore quelques tournures « patoisantes » calquées sur leur équivalent dialectal d'origine, voire une simple inversion du genre nominal correspondant au dialecte local.
Alors, je me demande le pourquoi de tout ce cirque juridique et j'imagine le pire quand on voudra avoir le droit d'utiliser « sa » langue à l'égal du français pour rédiger des contrats, plaider au tribunal, etc.

Portrait de DBL8

à mick69 Portrait de mick69 De DBL8

Retraité | 17H35 | 02/08/2008 | Permalien

C'est justement à cause de ses multiMachinChose que les citoyens se retournent vers leurs origines.
Qui a t-il à attendre d'eux ? RIEN ! ! Et encore c'est trop de l'écrire.
Tandis que regarder d'où l'on vient et avoir pour exemples ses aïeux… UN MUST !

Bien sûr si les vôtre son… (mettez ce que vous voulez) je vous plains.

Portrait de Aka 75

à DBL8 Portrait de DBL8 De Aka 75

Ayaliste et Blanquiste | 20H28 | 02/08/2008 | Permalien

« Les citoyens se retournent vers leurs origines. »

Moi, je suis pour la france métissée donc des origines multiples mais avec une langue commune, une loi commune, un avenir commun et fraternel. Ou sont les origines des français, dans le gaulois ? Non, dans le brassage. Ce qui a unifié le peuple français, c'est la découverte d'un avenir commun à la révolution. Et la première chose qu'ils ont fait nos aieux, c'est l'uniformisation de la langue pour le construire. Se tourner vers les origines n'empèchera pas ce brassage. Il vaut mieux savoir abandonner un peu de ses origines pour entrer dans l'avenir.

« Tandis que regarder d'où l'on vient et avoir pour exemples ses aïeux… UN MUST ! »

Oui, si on regarde aussi les aieux de ses autres compatriotes. Il faut s'inspirer du passé commun ou du passé qui a construit la communauté. En général, les adeptes des langues régionales le font par fierté d'appartenir à une communauté se démarquant de la voix commune. C'est plus un besoin de reconnaissance qu'un désir de retour aux origines. C'est une démarche singulièrement grégaire, un rite communautaire.

Les langues régionales conduisent à la scission des états par ce communautarisme. Regardez en Belgique. C'est ça l'avènement des langues régionales.

http://mange-ta-soupe.over-blog.com/

Portrait de DBL8

à Aka 75 Portrait de Aka 75 De DBL8

Retraité | 06H36 | 03/08/2008 | Permalien

Déjà, ce n'est pas la révolution qui a fait l'uniformisation de la langue Française, mais François 1er ! Au moment de la 1er guerre mondiale, des provinciaux ne parlaient toujours pas le Français ; par Ex. pour pouvoir les faire marcher au pas il a fallut, pour certains, mettre de la paille dans une botte et du foin dans l'autre, comme ça il leurs était dit « paille, foin ».
Bien sûr vous pouvez écrire que c'est faux, mais je tiens ses propos de soldats qui étaient dans les tranchés !
Et le communautarisme n'a pas été prévu par nos aïeux, la République est UNE ET INDIVISIBLE, le COMMUNAUTARISME EST LA DIVISION !
Ce rappeler que ses aïeux ont parlés une autre langue que le Français n'est pas un besoin grégaire, mais de ne pas oublier d'où l'on vient !
Quand au besoin de reconnaissance de qui que ce soit… je n'en ai pas, je sais… POINT.
L'exemple des pays limitrophes est justement un parfait exemple de ce qu'il faut éviter de faire, donner trop d'importance à celles-ci. Le parler, OUI, mais il faut que ça s'arrête là.
Dans le cas contraire, nous aurions des avocats qui voudraient plaider dans une langue régionales. (exemple)
Bonne journée.

Portrait de Jean-François@Carenton

à DBL8 Portrait de DBL8 De Jean-François@Carenton

07H52 | 03/08/2008 | Permalien

D'abord, personne n'a évoqué la Révolution dans l'histoire de la langue française. L'édit de Villers-Côteret ne signifiait rien d'autre que les documents officiels seraient désormais écrits en « français », et non en latin.
Ce qui me gêne dans ce débat, c'est que c'est encore un truc qui nous vient de Bruxelles (on dit « une Directive Européenne »), comme le truc du triangle et du gilet jaune, quelque chose qui nous tombe dessus sans prévenir et auquel on est sommé d'obéir. C'est le degré 0 de la démocratie. Des lobbyistes s'agitent à Bruxelles, et puis on apprend à la télé qu'un truc vachement important va devenir obligatoire. Sans débat.

JFT_Charenton

Portrait de DBL8

à Jean-François@Carenton Portrait de Jean-François@Carenton De DBL8

Retraité | 12H01 | 03/08/2008 | Permalien

Pour ce qui est de la Révolution, je répondais au commentaire précédent ! !

Portrait de Aka 75

à DBL8 Portrait de DBL8 De Aka 75

Ayaliste et Blanquiste | 10H59 | 03/08/2008 | Permalien

Je crois que vous n'avez pas compris ce que je voulais dire. J'ai seulement dit que les langues régionales conduiront à la dissolution de l'unité française et conduira au communautarisme qui est la fin de la démocratie. Les révolutionnaires de 1789 ont fait l'union sur la langue commune pour solidifier la république. François 1 n'a fait que choisir le français au lieu du latin mais n'a pas institué le français de manière obligatoire.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/barere-rapport.htm

Un passage : « Les conséquences de cet idiome, trop longtemps perpétué et trop généralement parlé dans les cinq départements de l'Ouest, sont si sensibles que les paysans (au rapport de gens qui y ont été envoyés) confondent le mot loi et celui de religion, à un tel point que, lorsque les fonctionnaires publics leur parlent des lois de la République et des décrets de la Convention, ils s'écrient dans leur langage vulgaire : Est-ce qu'on veut nous faire sans cesse changer de religion ? »

Eloquent non ? Je suis contre l'inscription de ces langues dans la constitution. Et contre les cours donnés dans les langues régionales. On doit les étudier comme option langue morte.

L'exemple des tranchées ? Le dernier poilu était italien. Ce n'est surement pas le passé commun qui l'a fait descendre dans la tranché mais bien l'avenir qu'il voulait se créer dans la france.

Une langue unique, des origines multiples, des règles communes, une vie ensemble. A bas le régionalisme, à bas le communautarisme.

http://mange-ta-soupe.over-blog.com

Portrait de DBL8

à Aka 75 Portrait de Aka 75 De DBL8

Retraité | 17H59 | 03/08/2008 | Permalien

Je suis aussi contre l'inscription des langues régionales dans la constitution (lisez ce que j'ai écris précédemment).
Pour le régionalisme je suis pour sous certaines conditions ; comme les commentaires précédents doivent le laisser entre-voir ; chacun ses idée, et je n'ai pas l'intention (pour faire plaisir à qui que ce soit, et pour quoi que ce soit) renier de cette manière MES origines (et ceux de mon épouse par là même) !

Portrait de Aka 75

à DBL8 Portrait de DBL8 De Aka 75

Ayaliste et Blanquiste | 18H39 | 03/08/2008 | Permalien

J'avais bien compris et nous différons sur le régionalisme principalement mais ça c'est une autre question.

Mais attention, je n'ai jamais incité qui que ce soit à renier ses origines. Au contraire, pour moi, la culture est diverse mais il faut la partager.

Et si la langue est le patois régional, les cultures se cottoient et ne se mélangent pas. C'est ça le communautarisme et je n'en veux pas. Si la langue est unique, on peut faire ce partage et vivre ensemble.

Vous voulez promouvoir vos origines donc votre culture et la faire partager aussi. Je le respecte forcement. Au final, on est d'acccord sur l'essentiel.

Mais voyez comment ça a été difficile avec notre même langue de se comprendre. Alors si on avait un patois chacun, on ne se serait jamais entendu. Donc, il faut défendre notre langue commune. Et la aussi, on est d'accord, je pense.

Notre conversation est un bon exemple du sujet. Pour clore, mon expérience personnelle m'a ammené à vivre avec une étrangère. La langue a été un barrage qui a causé beaucoup trop de conflits entre nous. Je ne veux pas de ça pour l'ensemble des français.

Portrait de michel 13

à Aka 75 Portrait de Aka 75 De michel 13

| 21H11 | 03/08/2008 | Permalien

En Belgique, la langue n'est qu'un prétexte et les causes des divergences entre les 2 communautés sont souvent économiques, mais aussi sur le plan du partage du pouvoir politique. Seuls les extrémistes mettent en avant les différenres langues pour expliquer une situation qui devient de plus en plus ingérable.

Portrait de Albert Fulor

à Aka 75 Portrait de Aka 75 De Albert Fulor

14H05 | 04/08/2008 | Permalien

Communautarisme ? ? ?
En France, le communautarisme il est social, il est à Neuilly et dans quelques-uns de ces bleds pour nouveaux riches.

Ouvrez les yeux !

Portrait de jck

à mick69 Portrait de mick69 De jck

22H14 | 02/08/2008 | Permalien

Intervention de Mélenchon (Le seul socialiste sensé ! ) au Sénat sur les langues régionales : http://www.senat.fr/seances/s200805/s20080513/s20080513002.html#int180

Portrait de Campilles

à jck Portrait de jck De Campilles

Catalunya Nord (66) | 23H57 | 02/08/2008 | Permalien

Pitié, pas cet obtus de Mélenchon ! … le seul centraliste rétrograde qui croit encore que ce qui suit et qu'on lui a appris à l'école était vrai : les « frontières naturelles » de la France, l'unicité des origines culturelles des français sur l'ensemble du territoire national (celtes=gaulois=français), la joie et la fierté des peuples envahis par l'état français au cours de l'histoire d'appartenir à cet état, le rayonnement quasi-divin de la langue française dans le monde, allez, disons-le comme le disait Ferry, le rôle civilisateur de la colonisation. Remplacez « colonisation » par « extension territoriale » et vous verrez apparaitre les bretons, catalans, corses, occitans, alsaciens, basques, flamands, lorrains, heu-reux de continuer à gober les bêtises de l'Histoire Officielle de la France sous la 3ème république. Et en plus, on doit sourire et dire merci à la france… Et bien non, excusez-nous d'avoir encore la force de râler ! !

Portrait de Jean-François@Carenton

à Campilles Portrait de Campilles De Jean-François@Carenton

07H24 | 03/08/2008 | Permalien

D'abord, ouvrez le lien, et vous verrez que Mélenchon ne dit pas que des conneries. D'autre part, assimiler l'extension du domaine royal au moyen-âge (la « France ») à une série de « colonisations » me semble idiot (très très con, en fait), c'est plutôt un série de cooptations entre pairs, d'arrangements entre féodaux où chacun trouvait son compte. Les « Frontières Naturelles », c'est le mauvais exemple, parce que la Belgique et la Hollande, on les a pas gardé longtemps (sous Napoléon). C'est vrai que les Anglais n'étaient pas trop d'accord…

JFT_Charenton

Portrait de Coragyps Atratus

à Campilles Portrait de Campilles De Coragyps Atratus

Dans l'attente du moment propice | 07H40 | 03/08/2008 | Permalien

PITIE : ARRETER DE NOUS SERINER AVEC LA COLONISATION (des méchants pas beaux Jacobins)

A propos de colonisation, il y en a que ça ne plait pas cette incription des langues régionales au patrimoine de la France (autres que Mélenchon bien sûr). Il s'agit des indépendantistes Polynésiens (Oscar Temaru) qui dénoncent « le reflexe colonialiste » de la France à travers cette mesure qui permet à la France de se rendre « propriétaire » des langues d'outre mer.
Le reflexe colonialiste de la France va sans doute être dénoncé par quelques pays maghrébins qui vont se sentir insultés également à travers cette mesure.

Les quelques régionalistes français (qui ne représentent qu'eux même bien souvent) font doucement rigoler lorsqu'il parle de colonisation. Ils ne savent vraiment pas de quoi ils parlent. Et surtout, ils instrumentalisent les débats de manière fallacieuse et malhonnête.

Portrait de Jean-François@Carenton

à Coragyps Atratus Portrait de Coragyps Atratus De Jean-François@Carenton

10H37 | 03/08/2008 | Permalien

Cher coïtus interruptus, j'ai rien compris à ton post. Ton vote ****, c'est toi-même ? Quel rapport avec le Maghreb ? Allez, une petite camomille, on y verra plus clair ce soir.

JFT_Charenton

Portrait de Coragyps Atratus

à Jean-François@Carenton Portrait de Jean-François@Carenton De Coragyps Atratus

Dans l'attente du moment propice | 12H12 | 03/08/2008 | Permalien

Si vous n'avez rien compris à mon post, c'est parce que vous vous consacrez beaucoup trop à votre langue régionale et ou minoritaire délaissant ainsi la compréhension du français. Dans ce cas, j'ose imaginer que vous devez être l'exception qui confirme la règle, à savoir : l'apprentissage d'une langue régionale permet une plus grande compréhension de la langue de Molière. - Y compris lorsqu'il s'agit de recopier un mot latin (mais ce n'est plus du français).

Quant au post, je vous invite à aller sur le site du Parti indépendantiste polynésien d'Oscar Temaru. Cela vous éclairera…

http://www.teaomaohi.pf/spip/spip.php ? article291

Portrait de Jean-François@Carenton

à Coragyps Atratus Portrait de Coragyps Atratus De Jean-François@Carenton

07H48 | 04/08/2008 | Permalien

Ben, ma langue régionale, c'est le Français. Point. Quatre grands parents instituteurs, ça marque.

A propos, vu sur votre lien http://teomachin.. cette perle : « L'adoption de cette proposition devait permettre à la France de ratifier, enfin, la Charte européenne des langues régionales et minoritaires que bien des nations européennes ont signée dès… 1992 ». Ça confirme donc ce que je disais dans un commentaire précédent : toute cette histoire, c'est encore un truc bureaucratique qui nous tombe sur la gueule, sans débat. Vive l'Europe et sa transparence.

JFT_Charenton

Portrait de Albert Fulor

à mick69 Portrait de mick69 De Albert Fulor

14H08 | 04/08/2008 | Permalien

Pour réussir en France, seul un patois est nécessaire : le patois de Neuilly.

Portrait de orties

à mick69 Portrait de mick69 De orties

15H45 | 04/08/2008 | Permalien

Votre réaction est vraiment excessive, et même stupide. Connaître la langue de ses ancêtres n'empêche pas de comprendre le français. Mais c'est une richesse supplémentaire.

Vous croyez vraiment que les Bretons ou les Méridionaux « montés » à Paris n'ont subi aucune moquerie ? Détrompez-vous.

Je suppose que vous ne parlez aucune langue étrangère, sauf peut-être celle de Wall Street.

Portrait de Pharisien

De Pharisien

Pas bien situé | 17H36 | 02/08/2008 | Permalien

L'exemple belge nous montre le chemin. Bon, apprendre une 2eme langue quand on ne maîtrise même pas le français est-ce bien sensé. mais comme l'a dit le philosophe : « Quand les bornes sont passées, il n'y a plus de limites. » Maintenant que nous avons touché le fond, nous ne pouvons que remonter.

Portrait de Campilles

à Pharisien Portrait de Pharisien De Campilles

Catalunya Nord (66) | 23H28 | 02/08/2008 | Permalien

Mon cher Pharisien, tu parles comme un parisien - pardon, je n'ai rien contre les parisiens - comme un jacobin qui répète bien sa leçon apprise à l'école de la République Française, la seule qui a fait croire à un pays tout entier qu'il n'existait dans le monde qu'une seule langue digne : le français . toutes les études linguistiques, ne france et hors france, montrent que si nous, français, sommes si nuls en français, c'est que nous nous entêtons à ne parler QUE français ! L'apprentissage des autres langues vivantes, dès le plus jeune âge, est LE plus grand facteur de réussite dans l'apprentissage du français, et pas du tout le Bled ! !

Portrait de DBL8

à Campilles Portrait de Campilles De DBL8

Retraité | 12H19 | 03/08/2008 | Permalien

Nous nous « entêtons » peut-être, de ne pas vouloir parler d'autre langue, pour la simple raison que nous n'en avons pas l'utilité !
Pourquoi apprendre elle ou telle langue si nous ne la pratiquons pas ? Combien de générations ont apprit une ou deux autres langues qui ne sont que vague souvenir pour beaucoup ?
Et les cours de Grecque ancien, de Latin ? !
Qui peut, sans rire, dire que cela lui sert ?

Portrait de papy55

à DBL8 Portrait de DBL8 De papy55

prof. en province | 20H33 | 03/08/2008 | Permalien

Le latin, le grec ancien, désolés de vous contredire peuvent beaucoup servir pour comprendre les finesses de notre langue…..pourquoi cette culture serait abandonnée aux seules élites et interdites aux citoyens « ordinaires » ?

Il est vrai que des gens trop instruits peuvent devenir dangereux pour l'élite gouvernante et en plus « ça coûte cher »……….voilà résumé le projet de réforme de l'Education Nationale de Sarko !

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