
Le rmiste, le travailleur social et sa calculatrice

Depuis la fin de l'année 2004 et la dernière vague de décentralisation, la gestion du RMI est à la charge des conseils généraux. A cette époque dans les Bouches-du-Rhône, les « rmistes » étaient plus de 68000. Fin octobre 2007, le nombre de bénéficiaires atteignait 53825, équivalent à une baisse de plus de 20%.
A la fin du mois d'avril dernier, leur nombre est même passé à 52524, soit, comme le signale le Conseil général sur son site internet, « une baisse de près de 1400 allocataires en un mois » :
« Sur la période 2005-2008, la diminution moyenne mensuelle du nombre d'allocataires s'établit à 452. »
Que signifient ces chiffres ? Où sont passés les quelque 15 000 allocataires en moins entre 2004 et aujourd'hui ? Ont-ils retrouvé un emploi ou sont-ils dans une situation encore plus fragile que celle qu'ils connaissaient en touchant le RMI ?
Une chose est certaine, et pas vraiment nouvelle : le nombre de bénéficiaires des minimas sociaux dans les Bouches-du-Rhône reste considérablement élevé, signe de la pauvreté d'une part importante de la population.
Souvent dénoncés par les travailleurs sociaux, les contrôles très stricts exercés conjointement par la Caisse d'allocations familiales (CAF) et le Conseil général pour réduire le nombre d'allocataires ne masquent pas cette réalité.
« Avec 390 euros par mois, il ne s'agit pas de gérer un budget mais de survrivre »
Christine Thépénier est documentariste. Depuis plusieurs années, elle souhaitait réaliser un film sur la pauvreté à Marseille, la ville où elle a grandi. Ce qu'elle a fait dans « Petites et grandes soustractions », un documentaire présenté au printemps qui « porte essentiellement sur le contrôle insupportable exercé par les institutions sur les personnes bénéficiaires du RMI, souvent déjà en grandes difficultés ».
Dans son film, « les institutions » -CAF et Conseil général- ne sont jamais « incarnées ». Mais sont omniprésentes. Les allocataires du RMI en parlent, mais à visages couverts. Un parti pris militant pour dénoncer certaines pratiques des unes et préserver les autres…
Alors, pour raconter son histoire, Christine Thépénier s'est appuyée sur deux personnages à l'interface. Katy Bartoli et Stéphane Montabone sont assistants de service social. Ils travaillent à « Protis », un lieu d'accueil RMI de Marseille :
« Lorsque j'ai rencontré Katy Bartoli, elle m'a dit : “Vous voulez raconter le travail d'une assistance sociale dépressive ? Ok, je suis d'accord…” Avec le temps, j'ai surtout trouvé qu'elle était très lucide sur son métier ».
Par ailleurs formatrice, Katy Bartoli intervient auprès des étudiantes et étudiants de troisième année en formation « d'assistant de service social ». Illustration de cette « lucidité » à propos de la manière dont une famille serait censée « gérer son budget ». (voir la vidéo)
Christine Thépénier cherchait également à remettre « un peu de solidarité dans une société qui en manque cruellement ». Dans sa façon d'être à l'écoute de l'autre, Stéphane Montabone incarne ce petit supplément d'âme. (voir la vidéo)
Stéphane Montabone s'agace contre « l'absurdité » d'un système qui le fait « osciller entre la colère et le découragement ». Il pointe aussi ses excès et dérives, et notamment ces « contrôles CAF qui aboutissent à des radiations ». (voir la vidéo)
« C'est peut-être un documentaire qui enfonce des portes ouvertes, prolonge la réalisatrice, mais en même temps, on n'est pas souvent allé voir derrière ce qui s'y passait ». L'association nationale des Assistants de service social (ANAS) a d'ailleurs salué « l'utilité » d'un tel travail :
« Ce documentaire montre avec quelle humilité et persévérance des professionnels de terrain continuent à accompagner les usagers les plus en difficulté malgré leurs doutes et leurs interrogations. »
En toute fin de documentaire, Michel Chauvière, sociologue spécialiste des politiques et pratiques sociales, met des mots sur « ces doutes et ces interrogations ». (voir la vidéo)
Pour le titre de son documentaire, « Petites et grandes soustractions », Christine Thépénier a eu le déclic après une discussion avec une amie :
« Je lui ai montré les rushs et la première chose qu'elle m'a dite, c'est : “Ils font sans arrêt des soustractions tes personnages”.
“Effectivement, je me suis aperçue que leur outil de base, c'était la calculatrice et qu'à chaque fois, ils calculaient ce qui allait rester aux gens pour vivre… Pour moi, c'est l'équation libérale : l'addition pour les riches, la soustraction pour les pauvres”.
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à punky
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H24 | 12/08/2008 |
c'est ce qui risque d'arriver dans CERTAINS cas de RSA. mais c'est effectivement ce qui arrive dans la plupart des cas de gens qui sortent du RMI pour n'avoir qu'un temps partiel ! hélas.
à punky
De Avril
20H43 | 13/08/2008 |
Le SMIC n'a peut être plus longtemps à vivre.
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=43001
De fredmanquilitleweb
09H15 | 12/08/2008 |
il faut le dire entre les discours officiels et la réalité, il y a une grande différence, mais ça ce n'est pas nouveau.. Vous prenez n'importe quel rmiste, ou autres revenus minimums, et vous trouverez forcément qu'ils ont des aides, mais qu'est ce qui est choquant, c'est qu'ils ont des aides ou qu'ils n'ont pas d'autres revenus d'existence dû au travail ?
La politique du rsa est une politique d'affichage, et puis il faut savoir que même si l'on met les fonds pour le rsa, il n'y a pas assez de travail, tous les jours les cat pour handicapés ont du mal à boucler leur budget avec les charges inéxorables, et des charges de travail très petites, mais voilà on affiche une prétention qui trouvera vite ses limites…
De ellilou
09H24 | 12/08/2008 |
« Profession corrupteur » de Roger Lenglet…la fraude, la corruption et le pantouflage dénoncés dans ce livre sont bien plus graves et plus lourds pour nous tous que la prétendue fraude massive au RMI…mais bon ! ! ! dans cette si belle France post-7 mai 2007 est-ce bien audible ?
De Esgalduin
tapoteur de clavier | 09H39 | 12/08/2008 |
Je crois hélas que les commentaires rédigés ici sont essentiellement basés sur des idées préconçues :
1- Les pôvres RMIstes c'est la société qui les broie, il faut les aider toujours plus
2- Les RMIstes, ce sont tous des s*****, des profiteurs etc etc etc
Et bien non, pour connaître un peu la « chose », la situation est bien plus complexe, LE RMIste, ça n'existe pas, on pourrait certainement établir des typologies, mais les jugements à l'emporte-pièce ne font pas avancer le schmilblik. Le RMI aujourd'hui il sert à faire survivre toute une série de personne, les étudiants qui ne trouvent pas de travail (après un thèse par exemple), des personnes qui sont dans une déshérence personnelle (santé, psychologique, sociale…) qui ne leur permettra jamais de s'insérer dans le système social actuel, particulièrement celui de l'emploi, des personnes handicapées non reconnues (certains handicaps mentaux ne sont pas pris en charge, comme certains pathologies, type mal de dos), des personnes qui sont dans une situation où l'assistanat est la solution la plus rémunératrice par rapport aux types d'emplois qu'ils peuvent espérer, d'autres sont dans des schémas culturels qui empêchent une femme mariée d'aller travailler etc etc etc
Mais au-delà, voyons les choses sereinement : 5% de fraudeur, je le pensais moi aussi, et bien c'est faux. Désolé, mais des fraudeurs il y en a bien plus. Je vous passe les excès, de celui qui roule en Porsche (et oui, depuis il a été viré, est-ce un scandale ? ), des mères de famille au foyer qui « oublient » de déclarer qu'elles vivent en couple et dont le conjoint travaille normalement et gagne correctement sa vie, de ceux qui restent chez eux en attendant que les loyers des appartements tombent en début de mois + le RMI, de ceux qui travaillent au noir et qui gagnent plus que vous et moi, de ceux qui ne vivent pas sur le territoire… Au bout de quelques années de lutte contre la fraude, si celle-ci avait été vraiment abusive, les exclus du RMI auraient porté plainte, des associations se seraient constituées et auraient dénoncées une « chasse au pauvre ».
La caissière de supermarché, seule au foyer pour élever ses deux enfants, qui galère, paie des impôts locaux exorbitant. Ces impôts financent le Conseil général qui gère le RMI. Je ne voie aucune raison pour que ces impôts (soit dit en passant les plus injustes de notre système) servent à redistribuer de l'argent à des personnes qui gagnent plus qu'elle… A force d'accepter la fraude, nous assistons à la remise en cause du système de protection social français. Nicolas Sarkozy, élu président sur le thème, travailler plus pour gagner plus, n'est-ce pas cela ?
Je pense que le coût de cette allocation est très important, qu'il faut donc la distribuer à ceux qui en ont besoin comme coup de pouce et qu'il faudrait trouver une solution plus pertinente pour les personnes qui sont engagées à long terme dans le RMI, qui en terme d'insertion est peu satisfaisant.
à Esgalduin
De proces
philosophe freelance | 11H39 | 12/08/2008 |
Bonjour
Je suis plutôt d'accord avec ce que vous écrivez. J'ai été au rmi quelques mois, j'ai bossé en tant qu'extra, déclaré ce boulot (peu de choses en vérité, en cumulant les 2 je n'arrivais pas à 800€), pour finir avec un rmi diminué de mois en mois jusqu'à … 0€ (si si c'est possible)pour qu'il s'arrête complètement ensuite. Donc plus que mon petit salaire d'extra, càd à peu près un rmi (un peu plus un peu moins selon la période), plus carte orange plein pot, etc. Je n'étais pas franchement content de moi quand j'avais fait ma demande de rmi, l'impression de demander l'aumône ; mais avec des boulots payés uniquement au smic (le minimum, la plupart du temps c'est juste le salaire minimum qui est proposé) c'est vraiment pas excitant pour le temps que ça prend et ce que ça rapporte. J'ajoute qu'on ne passe pas son temps à rien faire quand on est au rmi, si certains se vautrent devant la tv, je pense que c'est loin, très loin d'être partout comme ça, je voyais mes amis, leur donnait un coup de main s'ils me le demandaient, allais à la bibliothèque etc.
Le noeud du problème se situe à mon sens surtout au niveau de ce qui est proposé : une survie assurée par l'Etat (c'est le moins qu'on lui demande) ou une survie déguisée sponsorisée par les subventions aux entreprises. Quand je travaille, je m'attends à ce que ça me serve à autre chose que subvenir aux besoins primitifs, j'aime d'ailleurs me qualifier comme travailleur libéral ayant quelques (modestes mais certaines) exigences et je le fais savoir aux potentiels employeurs ou conseillers pour l'emploi.
Si je dois passer par le rmi pour avoir ma part du gâteau plutôt que de me faire essorer, je le referai, les restrictions sont quasi identiques mais le champ d'action qui me reste est beaucoup plus vaste. Il me semble ainsi cruel de constater que l'assistanat puisse être plus rémunérateur qu'autre chose, comment est-ce devenu possible ?
Je reste honnête quelques soient les circonstances, j'attends donc qu'on reste honnête avec moi.
à Esgalduin
De cooboolt
Country people lost | 18H40 | 12/08/2008 |
Mr le tapoteur de clavier, moi qui ne suis plus qu'en jachère, je vous réponds que le Rmiste existe belle et bien et je vous conseil de ne pas me nier trop longtemps, vous risqueriez d'en faire les frais quant nous serons trop nombreux. Je ne suis pas en désaccord avec tout ce que vous dites mais un peut de réflexion ne pourrait pas vous faire de mal. Regardez la situation actuel ou une personne peut qualifié et sans véhicule (comment le pourrait t-elle avec le prix que cela coûte) dans une petite ville, va indéfiniment chercher un travail et va se faire avoir avec de petits boulots précaires ou elle sera obligée d'économiser sur son alimentation pour payer ses factures d'eau, d'électricité, de gaz, de téléphone et autre, puisque que l'on à pas le droit de se balader nu et que c'est indécent d'être sale. Vous dites ; « les étudiants qui ne trouvent pas de travail (après un thèse par exemple) », et là je tique. Le Rmi s'obtient après un certain age. Vous dites ; « des personnes qui sont dans une déshérence personnelle (santé, psychologique, sociale…) » et là je tique aussi, par ce que beaucoup de cela sont à la rue et ne demande rien, n'ayant même pas la force de faire les démarches administratives. Vous dites aussi ; « des personnes qui sont dans une situation où l'assistanat est la solution la plus rémunératrice par rapport aux types d'emplois qu'ils peuvent espérer » et là vous signalez, peut-être sans même le vouloir, une précarité sans limites pour une main d'œuvre malléable et corvéable à merci. J'espère que cette réponse ne vous aura pas choqué et je vous souhaite une excellente continuation.
à cooboolt
De Esgalduin
tapoteur de clavier | 09H15 | 13/08/2008 |
Je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de Rmistes… j'ai dit qu'il n'y a pas un seul « modèle », une situation unique pour tous les RMIstes… Je n'ai pas dit non plus que la vie de RMIste est enviable, joyeuse et plein de joie toute la sainte journée… j'essayais simplement d'analyser une situation, sans porter un jugement de valeur systématique. Force est de constater que le RMI n'est pas aujourd'hui une réponse satisfaisante en terme d'insertion des personnes dans le monde du travail (pour ceux qui le peuvent, ils sont nombreux à en être très loin) vue notamment les situations très différentes des RMIstes, d'autant que le « marché du travail » n'est pas très incitatif ! POur autant, il n'est pas souhaitable que cette aide nécessaire soit perçue par des personnes qui sont dans des situations « classiques » et qui du coup remettent en cause l'acceptation sociale de l'aide aux personnes en difficultés.
Voilà, j'espère avoir précisé ma pensée.
Bien à vous
PS : j'ai personnellement connu une personne qui sortait de thèse et qui percevait le RMI, 25 ans cela arrive très vite !
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 09H44 | 12/08/2008 |
Le problem ce ne sont pas les RMIstes. C'est qu'on n'a de moins en moins d'entreprises qui font de grand benefices.
Qu'est-ce qu'il reste en France ? L'industrie Automobile et Nucleaire. Le TGV, EDF. Le verre et l'alluminium.
C'est ca le problem. Si on avait plus d'argent, on pourait en distribuer plus.
à Yannick-007
De clairvoyance
libre penseur | 13H11 | 12/08/2008 |
et pourquoi on peut plus en distribuer ? car ona ete pillé volé pendant 30a notre systeme sociale est connu du monde tneiter ! ! !
à clairvoyance
De Gudule
13H37 | 12/08/2008 |
Bichette !
« monde tneiter “, j'ai pas compris.
Un spasme ? Un tic nerveux ?
à Gudule
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 14H58 | 12/08/2008 |
Non c'est du français de dernière génération !
à clairvoyance
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 13H39 | 12/08/2008 |
1) « Pourquoi on peut plus en distribuer ? » Parcequ'il n'y en a plus.
Deficits commerciaux, deficit sociaux… Si un pays est riche, il peut se permettre de redistribuer.
2) « systeme sociale (Francais) est connu du monde entier ». C'est une legende Franco-Francaise de croire cela. Je via a l'etranger. Le system Francais n'est pas plus connu que pour les autres pays…
Ce qui est connu c'est que la France ne respecte pas les 3% de deficit public de Maastricht. C'est connu que les Francais ne veulent pas payer et veulent utiliser la planche a billet (Inflation) pour payer leur deficit.
Presque tous les pays d'europe ont deja procede a ces ajustements… Au tour de la France.
à Yannick-007
De cooboolt
Country people lost | 18H51 | 12/08/2008 |
Pourquoi ce genre de commentaire ? Ne voyez-vous pas la logique du capitalisme qui va toujours là ou la main d'œuvre ne lui coûte rien. Qui a votre avis fournis le travail entre l'ouvrier et le patron ? Par pitié ne traitez pas les personnes en souffrances comme vous traitez votre matériel informatique quant le système est défaillant. Un reformatage chez un être humain ne se passe pas aussi bien, surtout quant le système n'en à plus besoin pour gaver ceux qui se partagent le gâteau économique. bonne continuation à vous.
De clairvoyance
libre penseur | 09H54 | 12/08/2008 |
le pb n'est pas le RMI, mais ceux qu'on met dans ce RMI il faut un controle plus stricte aidez les gens oui, aais leur donner a vie 300 euros par mois NON ! dans aucun autre pays le RMI n'existe et pourtant des gens bien plus pauvres qu'en France vivent ailleurs on a pas le monopole de la pauvreté loinde la, et le RMI est un vrai appel d'air pour tout ces malheureux de la terre et la france n'est pas la banque mondiale alors on peut etre pauvre ce n'est pas une tare mais bcp prefere ne rien faire toucher 380 euros et faire du business a coté ou alors vivre ailleurs et le toucher qd mm il etait temps de verifier bien sur on ne donne pas du fric les yeux fermes le pays des bisounours de tonton c fini l'ardoise est a 1200 milliards et ca tourne !
à clairvoyance
De cooboolt
Country people lost | 19H15 | 12/08/2008 |
Monsieur, si j'osais, je vous dirais que les 380 € que l'on me donne, vous pouvez vous les mettre au c** ! Mais je n'ose pas, de peur de vous froisser. Alors je vous dirais que si tout les pauvres de France se révoltaient, vous ne seriez plus ou poser vos fesses. Bien le bonjour chez vous et bon droits de succession. ; )
De punky
ni jah ni maitre | 09H59 | 12/08/2008 |
RMI mon ami,2000francs par mois
je vis, je mange,je dors avec toi
je vis, je mange,je n'ai pas le choix
Donnez moi donc le R
Donnez moi donc le M
Donnez moi donc le I
Grace à toi je ne serais point bandit
Je n'irais point voler à Monoprix
Je pourrais aller m'habiller chez Tati
Human Spirit (1994)
De zénon denon 84
Bonne | 10H08 | 12/08/2008 |
» PLUS DE PAIN ?
QU'ILS MANGENT DE LA BRIOCHE «
… ! ! !
à zénon denon 84
De voisin totoro
i have a dream | 22H05 | 12/08/2008 |
ça me rappelle un sketch :
« T'as faim ? bah faut manger ! … T'y arrive pas ? bah faut se forcer ! ! »
parfois à peine caricaturé
De Emilie_Daltier
webtrotteuse | 10H26 | 12/08/2008 |
Suis-je la seule à voir les vidéos sans le son ? Autant je voyais normalement les vidéos sur Youtube, mais là, avec Dailymotion, icône de son barré sur la barre de contrôle, et images muettes…
De alenia
demandeur d'emploi | 10H56 | 12/08/2008 |
Bonjour,
Je viens ici m'excuser de toucher le rmi depuis quelques mois, je suis vraiment desolée de vivre à vos crochets, de me gaver dans ma misère de façon si indecente, pardon de chercher du travail mais de n'en pas trouver, pardon de me presenter tous les mois à, l'anpe, de me faire proposer du travail pour lequel je prospecte avec dans les mains force cv et lettres de motivation, pardon de passer des entretiens d'embauche infructieux, vraiment je suis desolée de vivre et de grever ainsi le budjet de la France. Pardon pour mon futur projet celui de devenir infirmière, vous aurez sans doute à m'epauler financièrement pour que je puisse enfin avoir l'impression d'exister. Pardon d'avoir cru qu'étant etre humain parmi les etres humains je pouvez m'attendre à un peu de solidarité. Pendant que l'on s'etripe froidement entre travailleurs et chomeurs, d'autres bien loin de tous nos soucis quotidiens sont en vacances à vos frais et vous meprisent certainement…
à alenia
De malabar
"gaucho" dans la pampa champenoise | 11H24 | 12/08/2008 |
Vous avez toute ma sympathie. Comme je l'ai dit plus haut, je suis passé par là mais ça va un peu mieux aujourd'hui, même si entre temps j'ai du passer par la case séparation, me retrouver seul avec ma petite fille (pour vous dire les dégâts que ça fait) et prendre un boulot d'étudiant, assistant d'éducation… Bref.
Accrochez-vous à votre projet et gardez la tête haute, alenia.
à alenia
De Révolutiona
Hawwah | 11H55 | 12/08/2008 |
Bien écrit, Alenia, percutant !
Oui, il faut y être ou y avoir été pour savoir…
Certains se croient à l'abri, mais il y a un turnover chez les « chercheurs d'emploi »…
Ce n'est pas drôle de ne pas avoir d'emploi, on n'est plus inséré dans la société… Le travail a un rôle social, et puis, l'avenir semble gris !
à alenia
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H18 | 12/08/2008 |
mais alenia,
ne mériterais-tu point une pendaison en Place de Grève ?
non, sans déc, réussis tes études, car des infirmières on en a besoin, et on en aura sans doute toujours besoin… bonne chance !
à alenia
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H23 | 12/08/2008 |
alenia
c'est à nous de nous excuser de ne pas vous aider à preparer le concours de l'école d'infirmière.
le pourcentage des enfants d'ovriers en fac est de 4%.
sans doute est ce cela l'égalité des chances.
Aliena vous le decrocherez votre DE d'infirmière : battez vous .
à Compté supprimé 2
De Révolutiona
Hawwah | 23H31 | 12/08/2008 |
Alenia :
En plus, on en a besoin d'infirmières, et celles qui se seront battues comme cela, dans ces conditions-là, seront merveilleuses…
Je pense que vous l'aurez votre diplôme !
De daniel6925
Photographe | 11H51 | 12/08/2008 |
Excusez moi ! C'est quoi un fraudeur du R M I pouvez vous m'expliquer comment un bénéficaire de cette allocation peut frauder ?
à daniel6925
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 12H41 | 12/08/2008 |
Je vais y aller un peu plus doux.
Une personne ne déclare pas qu'elle vit avec quelqu'un et touche le RMI alors que son conjoint à un (souvent bon) salaire.
Un RMIste prend un travail au noir et continu de toucher le RMI.
Un RMIste a des revenus (immobilier, de rentes…) mais ne le déclare pas aux assedic.
Un étranger possède une boite postal et un titre de séjours mais ne vis pas en France et touche le RMI.
Une personne à demandé le RMI dans plusieurs départements…
De mémoire, c'est tous ce que j'ai vu de moi même, mais la liste n'est pas exhaustive.
à Homer555
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H32 | 12/08/2008 |
Il est interdit (donc théoriquement impossible) de vivre dans une boîte postale.
Il est évidemment interdit de travailler au noir…
Une demande de quelque allocation CAF que ce soit (logement ou autre) a une mention avant le signature indiquant que l'on n'a pas de dossier ailleurs etc (sanctions,…) et avant ces lignes des cases où on demande les domiciles précédents et les aides précédentes. Des recoupements (parfois tardifs) sont effectués.
Je ne sache pas qu'il faille déclarer aux Assedic des revenus fonciers et ne vois pas le lien direct entre Assedic et RMI… Il n'est pas nécessaire d'avoir déjà travaillé pour « bénéficier » du RMI. Il n'y a pas de condition d'âge ni de ressources pour être demandeur d'emploi. Les deux ne sont pas incompatibles, même si Martin Hirsch lui-même reconnaît que de nombreux Rmistes ne sont pas inscrits comme demandeurs d'emploi à l'ANPE.
à FabiendeMénilmontant
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 13H00 | 13/08/2008 |
Par boite postale j'entends boite aux lettre. Vous savez ? Un immeuble de 10 appartement et 50 boites aux lettres dans le hall. C'est d'ailleurs un des trucs bien connu des inspecteurs de la caf pour repérer la fraude.
Interdit de travailler au noir. Oui et je serais tenté de dire : et alors ? Il est interdit de rouler à plus de 130, je ne m'en prive pas pour autant. En quoi une interdiction fait que personne ne la transgresse ?
Il est interdit de faire des fausses déclarations. Même remarque que la précédente.
je me suis trompé entre assedic et caf. Mille excuses. Mais il faut en principe déclarer tous ses revenus pour prétendre au RMI.
On est dans des cas de fraudes délibéré, autant y aller à fond et sans gants si déjà on le fait.
Ensuite, age et revenus d'un demandeur d'emplois, avoir déjà travailler pour toucher le RMI, ça ne doit pas s'adresser à moi puisque je ne l'ai même pas évoqué. A moins que mon erreur assedic <=> caf ne vous ai induit en erreur…