
Le rmiste, le travailleur social et sa calculatrice

Depuis la fin de l'année 2004 et la dernière vague de décentralisation, la gestion du RMI est à la charge des conseils généraux. A cette époque dans les Bouches-du-Rhône, les « rmistes » étaient plus de 68000. Fin octobre 2007, le nombre de bénéficiaires atteignait 53825, équivalent à une baisse de plus de 20%.
A la fin du mois d'avril dernier, leur nombre est même passé à 52524, soit, comme le signale le Conseil général sur son site internet, « une baisse de près de 1400 allocataires en un mois » :
« Sur la période 2005-2008, la diminution moyenne mensuelle du nombre d'allocataires s'établit à 452. »
Que signifient ces chiffres ? Où sont passés les quelque 15 000 allocataires en moins entre 2004 et aujourd'hui ? Ont-ils retrouvé un emploi ou sont-ils dans une situation encore plus fragile que celle qu'ils connaissaient en touchant le RMI ?
Une chose est certaine, et pas vraiment nouvelle : le nombre de bénéficiaires des minimas sociaux dans les Bouches-du-Rhône reste considérablement élevé, signe de la pauvreté d'une part importante de la population.
Souvent dénoncés par les travailleurs sociaux, les contrôles très stricts exercés conjointement par la Caisse d'allocations familiales (CAF) et le Conseil général pour réduire le nombre d'allocataires ne masquent pas cette réalité.
« Avec 390 euros par mois, il ne s'agit pas de gérer un budget mais de survrivre »
Christine Thépénier est documentariste. Depuis plusieurs années, elle souhaitait réaliser un film sur la pauvreté à Marseille, la ville où elle a grandi. Ce qu'elle a fait dans « Petites et grandes soustractions », un documentaire présenté au printemps qui « porte essentiellement sur le contrôle insupportable exercé par les institutions sur les personnes bénéficiaires du RMI, souvent déjà en grandes difficultés ».
Dans son film, « les institutions » -CAF et Conseil général- ne sont jamais « incarnées ». Mais sont omniprésentes. Les allocataires du RMI en parlent, mais à visages couverts. Un parti pris militant pour dénoncer certaines pratiques des unes et préserver les autres…
Alors, pour raconter son histoire, Christine Thépénier s'est appuyée sur deux personnages à l'interface. Katy Bartoli et Stéphane Montabone sont assistants de service social. Ils travaillent à « Protis », un lieu d'accueil RMI de Marseille :
« Lorsque j'ai rencontré Katy Bartoli, elle m'a dit : “Vous voulez raconter le travail d'une assistance sociale dépressive ? Ok, je suis d'accord…” Avec le temps, j'ai surtout trouvé qu'elle était très lucide sur son métier ».
Par ailleurs formatrice, Katy Bartoli intervient auprès des étudiantes et étudiants de troisième année en formation « d'assistant de service social ». Illustration de cette « lucidité » à propos de la manière dont une famille serait censée « gérer son budget ». (voir la vidéo)
Christine Thépénier cherchait également à remettre « un peu de solidarité dans une société qui en manque cruellement ». Dans sa façon d'être à l'écoute de l'autre, Stéphane Montabone incarne ce petit supplément d'âme. (voir la vidéo)
Stéphane Montabone s'agace contre « l'absurdité » d'un système qui le fait « osciller entre la colère et le découragement ». Il pointe aussi ses excès et dérives, et notamment ces « contrôles CAF qui aboutissent à des radiations ». (voir la vidéo)
« C'est peut-être un documentaire qui enfonce des portes ouvertes, prolonge la réalisatrice, mais en même temps, on n'est pas souvent allé voir derrière ce qui s'y passait ». L'association nationale des Assistants de service social (ANAS) a d'ailleurs salué « l'utilité » d'un tel travail :
« Ce documentaire montre avec quelle humilité et persévérance des professionnels de terrain continuent à accompagner les usagers les plus en difficulté malgré leurs doutes et leurs interrogations. »
En toute fin de documentaire, Michel Chauvière, sociologue spécialiste des politiques et pratiques sociales, met des mots sur « ces doutes et ces interrogations ». (voir la vidéo)
Pour le titre de son documentaire, « Petites et grandes soustractions », Christine Thépénier a eu le déclic après une discussion avec une amie :
« Je lui ai montré les rushs et la première chose qu'elle m'a dite, c'est : “Ils font sans arrêt des soustractions tes personnages”.
“Effectivement, je me suis aperçue que leur outil de base, c'était la calculatrice et qu'à chaque fois, ils calculaient ce qui allait rester aux gens pour vivre… Pour moi, c'est l'équation libérale : l'addition pour les riches, la soustraction pour les pauvres”.
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De babakchit
21H22 | 11/08/2008 |
« Pour moi, c'est l'équation libérale : l'addition pour les riches, la soustraction pour les pauvres. »
Tout comme on nationalise les dettes et on privatise les profits. Libéralisme quand tu nous tiens.
Sinon, j'aurais aimé savoir si ce reportage était prévu pour une diffusion télé.
à babakchit
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 03H40 | 12/08/2008 |
une diffusion télé de ce reportage ? Sur Arté à deux heures du matin ?
IL n'y a plus guerre de chaine de télé pour diffuser un reportage de la sorte…
Heureusement, il y a internet…
De J-BILLAUDEL
Retraité | 21H33 | 11/08/2008 |
Il va avoir bonne mine HIRSCH avec son RSA financé par « les caisses vides » de Sarkomic.
Quand Michel ROCARD a créé le RMI l'idée était intéressante et généreuse. Les sommes allouées permettaient de « colmater » une misère trop évidente.
Cette idée n'était pas le remède mais un baume temporaire sur les « plaies » de notre société. Il fallait des mesures stimulantes pour que les patrons embauchent des « chômeurs » souvent peu qualifiés. La formation (pas celle créée par Delors), l'accompagnement pour la recherche d'emploi, nécessitaient des moyens financiers qui n'ont jamais figuré sur des lignes budgetaires. Le RMI n'a pas été créé pour entretenir des « chômeurs ». C'est le capitalisme « boursier-spéculateur » qui génère chaque jour plus de misère.
Comme le chômage n'a jamais baissé le RMI s'est banalisé. Nous sommes en phase de traitement statistique du chômage depuis plusieurs années. Les radiations vont bon train et la dernière trouvaille du SarkoCircus contre « ses salauds de fainéants » risquerait de gonfler le nombre de RMistes. Sarkostie fait en permanence des miracles. Chômeurs, RMIstes, sont en diminution « statistique » grâce à la gomme à effacer les allocataires des ASSEDIC et du RMI.
Sarkozy et ses potes nous mènent vers UN DESERT SOCIAL avant la fin du quinquennat. Comme aux USA l'avenir est BUSHé.
à J-BILLAUDEL
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
22H32 | 11/08/2008 |
je pense que Martin hirsch n'a pas démissionné parce que son salaire lui convient(il prétend reverser 3000 euros à emmaüs sur un salaire de 9000,tous frais payés,c à voir ! )
Pensez-vous réellement qu'il se prenne la tête avec ça,
dès qu'il a accepté ce « cadeau empoisonné »,il savait que c'était du bluff de la part de Sarkozy,tous les gens censés être« de gauche » et qui le sont restés,savaient que tout était vaines promesses de la part de Sarkozy afin d'obtenir un pouvoir absolu !
Tout ce que je peux dire c'est que ,« au sein de certains Emmaüs,“il n'est plus si bien vu que cela,ce gentil Martin.
Quant à la belle ville de Marseille et d'autres villes ou les rmistes sont censés être de gros truands,et que ce joli gouvernement à fait en sorte d'éradiquer ces ‘criminels’,je leur dis que ce sont eux les criminels,et qu'ils ne chient vraiment pas la honte.
L'escroquerie,elle se situe surtout sur des familles entières relogées dans des hôtels miteux,à des prix hallucinants,payés par l'Etat,parce-que celui-ci n'a jamais voulu trouver la vraie solution pour leur obtenir un logement normal et décent !
gouvernement de droite,je précise.
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De el loco
éducateur spécialisé | 08H55 | 12/08/2008 |
tiens à propos du fric gagner par nos pseudo membre de gauche du gouvernement personne n'as relevé les propos odieux de fadela Amara fin juillet sur france info qui se foutait de la tronche du journaliste en lui disant (en gros ) d'aller se faire voir avec son billet de 100 euros alors qu'elle en gagne 11900 ! !
je sais pas moi elle aurait pu dire filer les moi je vais les donner aux bonnes œuvres
c'est peu dire de la motivation altruiste de ses ministres non ?
je sais c'est un peu hors sujet dsl
à el loco
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
13H14 | 12/08/2008 |
bonjour el loco,
Ca ne m'étonne pas d'elle !
Mais,je ne suis pas au courant de cette histoire,donc
si quelqu'un a suivi…
Par contre,ce qui m'interpelle ,et ce n'est certainement pas cet aveuglé de clairvoyance qui va nous le dire,c le nombre de fraudeurs qui payaient l'ISF et qui bénéficiait
du rmi.Un exemple :
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/ ? act=artl&num=2061&id=12
salut.
De existe
23H24 | 11/08/2008 |
Pour être tout à fait justes, précisons que ce sont les conseils généraux, de gauche comme de droite, qui dégraissent les statistiques du RMI depuis qu'ils en ont la charge, ce que l'Etat n'avait jamais fait. Une partie des RMIstes concernés reviennent dans le giron de celui-ci avec une AAH, souvent pour handicap mental.
Quelques chiffres :
Entre 1994 et 2004, le nombre de bénéficaires de l'AAH est passé de 536 000 à 727 000 ou 741 000 selon les sources.
Entre juillet 2005 et juin 2006, 330 000 personnes ont obtenu une réponse à leur demande d'AAH et 7 sur 10 ont obtenu un accord.
Autrement dit, les nouveaux allocataires sont désormais plus nombreux sur une année qu'autrefois sur dix ans.
Documents de référence :
http://www.caf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125684f005898f3/d6e0858fd1f923d1c1257418003586f2/$FILE/ESSENTIEL%20-%20Beneficiaires%20AAH.pdf
http://www.cnaf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125684f005898f3/08b0957bb3c6e5fcc12573ee004a72de/$FILE/ESSENTIEL%20-%20B%C3%A9n%C3%A9ficiaires%20AAH.pdf
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er640.pdf
De criton
étudiant | 16H06 | 12/08/2008 |
Mais non, il y a une erreur, l'AAH est accordée pour une durée de 5 ans, dans vos 330 000 demandeurs il y une majorité de renouvellements et une minorité de premières demandes (c'est vérifiables en épluchant les « Etudes et résultats » sur le site du ministère du travail), donc l'AAH n'est pas en train de faire un bond de 240 000 allocataires (70% de 330 000) en un an comme vous le prétendez.
à criton
De existe
16H43 | 12/08/2008 |
Oui, je sais bien, j'ai juste voulu mettre en évidence une certaine explosion des demandes (quand même) à compter de 2005, couplée à une opacité des chiffres tout aussi certaine, comme le montrent les documents auxquels je me réfère dans ma réponse à Tarpon, un peu plus bas, et dont je m'aperçois qu'elle a sauté. Bizarre, ce n'était que de l'information, sans l'once du début du plus petit propos injurieux ou diffamatoire…
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H12 | 12/08/2008 |
beaucoup de choses ont semble-t-il disparu de ce fil.
depuis 2002, beaucoup de gens en AAH « guérissent » (sans aller à Lourdes) sans être convoqués par le médecin idoine. ainsi, fort nombreux sont ceux qui, du jour au lendemain, qui se trouvaient handicapés « de 80 à 100 % » deviennent handicapés « de 50 à 79 % », ce qui fait une chute de ressources de plus de 200 € (par mois).
à FabiendeMénilmontant
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 18H55 | 12/08/2008 |
@ rue89
vous avez manger nos commentaires ?
ben alors les fin de mois sont difficiles !
je ne réécris pas : je suis pour l'économie d'énergie.
Vous en avez fait quoi de nos commentaires ?
Une mauvaise manip ?
dites nous : en échange envoyez le tee shirt ! merci
à Compté supprimé 2
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 18H59 | 12/08/2008 |
mais sont revenus les commentaires ! merci la rue !
allez gardez le tee shirt !
à Compté supprimé 2
De dalun
19H47 | 12/08/2008 |
en vrai , sont pas parti les commentaires … méchante rue ! !
à dalun
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H08 | 13/08/2008 |
C'était Damien qui trifouillait le site pour essayer de remettre en route les commentaires « voir plus » ; -)
à Les Chats
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 15H18 | 13/08/2008 |
bonjour m'dam les chats !
et on ne peut plus s'envoyer de mail ?
@rue 89 pourquoi ?
à Compté supprimé 2
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 15H22 | 13/08/2008 |
c'est revenu : merci damien
à Compté supprimé 2
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H29 | 13/08/2008 |
Bonjour hestia ravie de te voir ; -)
Tu fais bien de parler de ça, il y a tout de même un os pour les courriels sur Rue89, on est censé communiquer par l'intermédiaire du site et pourtant lorsqu'on écrit à un riverain, ou qu'on nous écrit par ce moyen, le destinataire à forcément notre adresse personnelle. Ce n'est pas très normal.
à Les Chats
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 16H35 | 13/08/2008 |
salut euh chalu
oui et j'en reçois de personne qui ne marque rien !
une jolie page blanche.
Il n'a ton adresse que si tu lui réponds : donc quand il écrit « pouffe » : évite de lui répondre !
s'il te dit j'ai un bateau de croisière amarrée dans une ile Grecque : tu peux répondre ! !
Mais fait une copie à EDWIGE, au fisc, à la paf avant de partir : on sait jamais ! !
et c'est là qu'on découvre que c'est Boloré !
à bientot m'dam chat !
à FabiendeMénilmontant
De existe
20H30 | 12/08/2008 |
Oui, les chiffres officiels ou publics sont ceux qui intéressent les payeurs, ils sont bien loin de rendre compte de toutes les réalités.
Pour le moins, il serait intéressant de pouvoir analyser finement les flux d'entrants et de sortants au bénéfice de l'AAH. On ne les connaît même pas…
De Révolutiona
Hawwah | 22H35 | 12/08/2008 |
Oh là, existe, j'adore les statistiques, les chiffres, mais ne soulevez pas un lièvre, il pourrait courir !
à FabiendeMénilmontant
De Révolutiona
Hawwah | 22H26 | 12/08/2008 |
C'est terrible, Fabien… mais tu finis par me faire rire…
C'est comme celui qui menaçait de jeter son fauteuil d'handicapé par la fenêter en signe de protestation, et nous qui récupérons les « petits bouchons » grâce à l'idée de Jean-Marie Bigard pour leur en offrir des fauteuils.
A l'intérieur des entreprises, il existe des collectes soit en restaurant d'entreprises, soit par initiative privée… C'est comme le dépôt des verres dans les containers verts qui permettent de récupérer des fonds pour la recherche contre le cancer.
Et puis, cette indemnisation en AAH, je crois savoir que ce n'est pas le pactole : 640 euros par mois, comparés au 380 euros par mois, on se retrouve dans le rouge côté bancaire.. Surtout que les banques quand un compte est en difficulté, ont des techniques pour se servir au passage… Elles savent compter en « moins »… avec ou sans calculettes ! Et sans argent, on est bien démuni et beaucoup plus vulnérable à tous niveaux, et les prédateurs sont là qui veillent (en plus des soucoupes volantes et des petits bonhommes verts ! ).
à Révolutiona
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 00H35 | 13/08/2008 |
Je ne cherche pas à faire rire, je constate. Plus précisément j'ai constaté moi-même de nombreuse guérisons dans le 15e arrondissement de fin 2002 à mi 2003. Le gouvernement a changé en 2002 et des mesures ont été prises (sans double-décimètre).
à FabiendeMénilmontant
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H10 | 13/08/2008 |
Mais normalement Fabien, ils ne peuvent faire cela que s'ils ont changés la grille du niveau de handicap.
Alors cette grille à été modifiée ou pas ?
à Les Chats
De existe
16H28 | 13/08/2008 |
Probablement.
Voilà encore une grille de lecture qui vient de changer du tout au tout :
http://www.humanite.fr/2008-08-08_Politique_Les-patients-en-CMU-offerts-…
Et oui, vous avez bien lu, désormais la CNAM invite les médecins à lui signaler les « comportements inappropriés » des CMUistes.
L'étape suivante sera sans aucun doute l'internement d'office de ces assurés en raison de leurs « exigences exorbitantes ».
Non mais !
Auraient-ils l'outrecuidance de réclamer la communication de leurs dossiers médicaux conformément à la loi Kouchner du 4 mars 2002 ?
Et puis quoi encore ?
à criton
De existe
11H42 | 13/08/2008 |
La dernière étude de la DREES sur l'AAH remonte à l'année 2000.
En voici le sommaire :
http://www.sante.gouv.fr/drees/serieetudes/colletud05.htm
Extrait :
« L'attribution de cette allocation dépend successivement des COTOREP (Commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel) et des CAF (Caisses d'allocations familiales) ou des MSA (Mutualités sociales agricoles). Les sources statistiques actuelles ne permettent qu'une connaissance imparfaite de la population bénéficiaire de l'AAH. Ces sources, administratives, dépendent des organismes qui ouvrent les droits à l'AAH et la versent aux allocataires. Ainsi, les COTOREP connaissent les flux d'entrées proposés aux CAF et aux MSA, puisqu'elles ouvrent le droit à l'AAH pendant une certaine période (en général cinq ans), mais l'AAH n'est versée aux personnes que si leurs ressources ne dépassent pas un certain seuil. À l'inverse, la CNAF et la MSA ne connaissent que l'état des stocks d'allocataires d'AAH en milieu et fin d'année, pour un petit nombre de caractéristiques. »
Il ne semble pas que la situation se soit améliorée depuis…
Et encore :
« Au 31 décembre 1999, il y avait 694 000 bénéficiaires de l'AAH dans la France entière (DOM compris). Simultanément, le nombre de dossiers de demandes d'AAH présentés en COTOREP et le stock d'allocataires dénombré par la CNAF et la MSA ne cessent de croître : respectivement 3,3 % et 3,0 % d'augmentation moyenne annuelle entre 1995 et 1999, pour la France métropolitaine. »
La tendance ne s'est pas inversée au cours des années suivantes. C'est la seule certitude que nous ayons à ce sujet.
Par ailleurs, les curieux pourront relever dans la liste des études de la DREES la présence de ce document en provenance de Brest :
« n° 48, juin 2005
les effets de l'accréditation et des mesures d'amélioration sur la qualité des soins sur l'activité des personnels soignants
Florence Douguet (UBS/UBO-ARS) et Jorge Muñoz (UBO-ARS)
avec la collaboration de Danièle Leboul (UBO) »
Le thème en est tout à fait symptomatique du comportement de l'ensemble des fonctionnaires locaux, qui sont tous obnubilés par leur confort personnel et se moquent bien de l'usager… tant que celui-ci ne se plaint pas. Dans ce dernier cas, tous les moyens sont bons pour le faire taire.
Enfin, notons que la dernière étude sur les secteurs de psychiatrie générale est sortie au mois de novembre 2007. Elle porte sur l'année 2003. Si les responsables de ces secteurs sont toujours aussi prompts à briser des vies, en revanche, c'est une tout autre histoire lorsqu'il s'agit de communiquer leurs chiffres…
En voici le sommaire :
http://www.sante.gouv.fr/drees/serieetudes/serieetud70.htm
« En 2003, les 817 secteurs de psychiatrie générale, prenant en charge les adultes, ont suivi 1,2 millions de patients. Ce nombre est en augmentation régulière (+ 62 % de patients suivis depuis 1991). La population desservie par ces secteurs est en moyenne de 56 100 habitants de plus de 20 ans, avec des écarts allant de moins de 20 000 à plus de 100 000.
La file active ambulatoire, ensemble des patients vus au moins une fois dans l'année en ambulatoire, poursuit sa croissance en 2003, où elle dépasse le million de personnes. Près de 77 % d'entre elles ont consulté dans les CMP (centres médico-psychologiques). 116 000 personnes ont été prises en charge à temps partiel en hôpital de jour et principalement en CATTP (centre d'accueil thérapeutique à temps partiel). 311 000 patients ont été suivis à temps complet (dont 97 % en hospitalisation à temps plein).
Les dotations en personnel des secteurs de psychiatrie générale sont relativement stables depuis 1986, qu'il s'agisse du personnel médical ou non médical. »
De TARPON
21H38 | 11/08/2008 |
les chiffres que vous donnez sont illisibles,il faut donner le taux de beneficiaires afin de comparer avec la moyenne nationale ,et les regions de forte population.
à TARPON
De dy
c'est probable mais fort impossible... | 22H35 | 11/08/2008 |
Ces chiffres sont commentés : il est dit que les bénéficiaires des minima sociaux sont nombreux dans ce département, il est donc possible de présumer que cette affirmation repose justement sur des comparaisons déjà effectuées (c'est un article, pas un mémoire : le format ne se prête guère au sourçage-exhaustif de tous les propos relayés mais suppose qu'ils ont été vérifiés).
à TARPON
De existe
13H30 | 12/08/2008 |
Il n'est pas toujours facile de trouver des chiffres et courbes d'évolution parfaitement clairs et lisibles.
Voir par exempe le cas de l'AAH (créée en 1975), de ses bénéficiaires et des dépenses de l'Etat y afférentes.
Les chiffres disponibles montrent une augmentation constante depuis les années 1990 :
http://www.senat.fr/rap/l04-074-335/l04-074-33536.html
En 1999, l'IGAS s'en inquiétait déjà au point d'envisager diverses mesures de même nature que celles qui ont contribué à faire diminuer les chiffres du chômage :
http://www.actupparis.org/article1007.html
Et depuis 2005, plus personne ne s'y retrouve :
http://www.senat.fr/rap/a06-082-6/a06-082-616.html
Sinon, voici les chiffres de la CNAF pour 2007 :
http://www.cnaf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125684f005898f3/d4d6048a0c4eb5b5c125744f002b08f1/$FILE/ESSENTIEL%20-%20B%C3%A9n%C3%A9ficiaires%20PF%202007.pdf
Ils font ressortir une diminution des allocataires des minima sociaux :
« A la fin 2007, 3,8 millions de personnes étaient couvertes par au moins un minimum social, soit un recul important par rapport à l'année précédente (-4,6%). Cette baisse est due à une forte diminution des effectifs du revenu minimum d'insertion [RMI (-8,3)] et à la baisse du nombre de bénéficiaires de l'allocation de parent isolé [API (-5,5%)]. Dans le même temps, le nombre de bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) augmente de 1,3 %. La baisse du nombre de bénéficiaires du RMI débutée en 2006 s'explique par l'amélioration de la situation du marché du travail et par la réforme du dispositif d'intéressement. »
Le nombre total de bénéficiaires du RMI est de :
- pour la métropole : 1 007 117 (-8,6%),
- pour les DOM : 144 063 (-6,6%).
Le nombre total de bénéficiaires de l'AAH est de :
- pour la métropole : 754 605 (+1,3),
- pour les DOM : 27 367 (+0,8 %).
De TARPON
15H50 | 12/08/2008 |
c'est le travail du journaliste,les chiffres sont à la CAF,au conseil general,ce n'est pas à moi d'aller les chercher.On me parle d'une diminution,que ce departement serait tres touché ? et les autres ?
De clairvoyance
libre penseur | 21H41 | 11/08/2008 |
le departement du 13 n'a pas ete pris au hasard c'est la ou y a le plus de fraudeurs ! donc les 20% CORRESPONDENT AUX EXPULSIONS ET AUX RADIATIONS POUR FRAUDE ! ouf ! ! ! on va pouvoir y voir un peu plus clair en France !