
France, Europe, Méditerranée : un triangle incertain

C'est dans un triangle incertain que s'inscrit la politique extérieure de Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE) et tout nouveau promoteur de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
Ce projet, qui a pu sembler foutraque, est en train de prendre corps, 44 chefs d'Etat et de gouvernement sont réunis à Paris pour le lancer officiellement. De quoi s'agit-il exactement, quelle est la visée d'une telle initiative internationale, sur quelles contradictions repose t-elle et comment imaginer pouvoir les surmonter ? D'emblée, le projet de Nicolas Sarkozy sur la Méditerranée, lancé le 7 février 2007 dans son discours de Toulon lors de la campagne présidentielle, présentait un certain nombre de lignes de failles.
Des failles historiques et mémorielles, avec un discours sur la repentance et sur la colonisation « qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu'un rêve de civilisation ». Difficile d'abolir ainsi le passé et de faire comme si la « guerre des mémoires » n'était pas au coeur des relations entre les deux rives de la Méditerranée, et singulièrement entre la France et le Maghreb.
Inventer l'avenir et renouer avec le « rêve méditerranéen », cher aux Saints Simoniens de jadis ou à l'esprit de Camus et des Cahiers du Sud, n'est possible qu'à partir d'un travail de mémoire et une politique de la reconnaissance, notamment du fait colonial. L'initiative de Nicolas Sarkozy ne dit rien sur un tel sujet. Or comment imaginer construire l'avenir sans se mettre au clair sur notre relation au passé ? Il y a là un premier horizon de sens, indispensable pour que la France et l'Europe puissent bâtir un projet méditerranéen légitime et crédible.
Des failles politiques et stratégiques sont également apparues dès le lancement de ce grand projet méditerranéen. D'abord avec l'Allemagne, notre principal partenaire européen, pour qui la Méditerranée est devenue, faute de concertation, une véritable pomme de discorde. L'accord de Hanovre, avec Angela Merkel, a finalement permis de réinscrire le projet français au sein de l'Union Européenne et de ne plus faire cavalier seul. L'incertitude initiale demeure toutefois et elle risque de fragiliser durablement tout projet méditerranéen.
Le rapprochement avec les Etats-Unis
Mais stratégiquement, la ligne de faille la plus notable tient au positionnement nouveau de la France de Nicolas Sarkozy dans ses relations aux Etats-Unis et à Israël.
Une rupture a en effet été engagée par rapport à l'héritage gaullien dans la politique étrangère et de défense française. Le rapprochement esquissé avec l'Amérique de Georges Bush, le processus de retour dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, sans véritable contrepartie, comme cela a notamment été souligné par Alain Juppé, le discours volontiers guerrier à propos de l'Iran, l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan et l'installation d'une base militaire française à Abou Dhabi, sont autant de signes de rapprochement, voire d'alignement sur la politique américaine. Il ne s'agit d'ailleurs pas simplement de signes mais de véritables actes dans la politique étrangère et de défense française.
Un tel positionnement stratégique témoigne d'un réel problème de cohérence dans la politique étrangère française. Où joue t-elle en priorité ? Se rapprocher en ce moment de l'OTAN et des Etats-Unis, complètement déconsidérés après l'intervention militaire en Irak et ses effets désastreux, pose un sérieux problème de crédibilité à la France. Est-elle une puissance médiatrice qui cherche à construire un projet méditerranéen pour tenter notamment de surmonter le face à face Islam/Occident, où est-elle au contraire, au sein de l'UE, une puissance subordonnée aux visées et aux intérêts américains, pour qui la Méditerranée non seulement n'existe pas mais ne doit pas exister ? Grand Moyen-Orient ou Méditerranée ? Alliance d'un Occident rassemblé autour des Etats-Unis au sein de l'OTAN, face aux nouvelles menaces du terrorisme et de l'islamisme, ou Alliance des civilisations, avec la Turquie comme pays charnière entre l'Europe et la Méditerranée, pour définir une Communauté nouvelle autour de la Méditerranée ? Le jeu stratégique que joue la France en ce moment est riche d'incertitudes et ses partenaires, européens et méditerranéens, ne savent plus très bien sur quel pied danser.
Ce rapprochement français vis-à-vis des Etats-Unis est d'autant plus perturbant dans un contexte méditerranéen qu'il s'accompagne d'une amitié affichée à l'égard d'Israël. Or là encore, comme pour les Etats-Unis, cela s'inscrit dans un contexte Proche-Oriental qui n'est plus celui de la Conférence de Madrid, des accords d'Oslo ou de la politique d'Yitzhak Rabin, mais dans une politique de la force, du fait accompli et d'une colonisation croissante des territoires en Palestine, sans parler de l'intervention militaire disproportionnée et désastreuse au Liban en juillet 2006.
Un tel positionnement français, qui est lu comme étant ouvertement en faveur d'Israël, ne peut que multiplier les relations d'incertitude à l'heure d'une grande initiative en Méditerranée.
Union sans libre circulation
Des failles humaines ont également surgi avec l'initiative méditerranéenne française. En effet, comment créer une Union pour la Méditerranée sans laisser circuler les hommes et les femmes ? Une Europe citadelle, hérissée de murs invisibles, qui ont pourtant des effets très visibles avec chaque année près de 3000 morts à ses frontières dans une indifférence retentissante, peut-elle vraiment construire un grand projet commun avec ses voisins méditerranéens ? La mobilité a été un des piliers du projet européen : « Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes », écrivait Jean Monnet ; il en va de même pour tout projet méditerranéen qui est la première zone touristique du monde et une des premières zones de migrations dans le monde…
Les relations d'incertitude entre Europe et Méditerranée sont maximales sur le plan humain. Cela est d'autant plus paradoxal que la pyramide des âges entre ces deux ensemble est rigoureusement inversée et que dès aujourd'hui, mais surtout à horizon de vingt ou trente ans, les besoins de populations et de main d'œuvre dans une Europe vieillissante, vont être considérables… Il serait urgent de ne pas l'oublier, à l'heure de la scandaleuse « directive retour », adoptée récemment par le Parlement européen, et d'une politique qui tant à criminaliser de plus en plus l'immigration.
L'addition de ces failles, mémorielles et historiques, politiques et stratégiques, sociales et humaines, rend le projet de l'Union pour la Méditerranée particulièrement incertain.
Diplomatie spectacle ou nouvelle impulsion politique
Le Sommet de Paris pour la Méditerranée parvient néanmoins à se tenir et à rassembler des chefs d'Etat et de gouvernement qui ne peuvent ou qui ne veulent plus se rencontrer. S'agit-il d'un nouvel acte d'une diplomatie spectacle, faite d'effets d'annonce sans contenu et d'un théâtre des apparences sans lendemain ? Ou y aura t-il, par delà cette rencontre traversée par tant d'incertitudes, des effets significatifs ? Depuis l'échec du sommet de Barcelone en novembre 2005, une impulsion politique nouvelle était attendue. Serait-elle venue avec le sommet de Paris ? Rien n'est moins sûr, compte tenu des failles qui demeurent. Mais il y a au moins une chance que quelque chose puisse advenir. Un cadre nouveau pour la politique internationale est donné et la Méditerranée, trop longtemps marginalisée, revient enfin sur l'agenda politique au premier plan.
A partir de là, tout est à faire. Il s'agit de réunir les conditions, de rassembler des acteurs et de conjuguer des forces pour faire converger les deux rives de la Méditerranée, alors que les fractures, historiques, politiques, économiques, sociales, culturelles ou religieuses sont grandissantes.
L'Europe et la Méditerranée ont rendez-vous avec l'histoire, c'est là où se joue désormais la question de la guerre et de la paix, il serait grand temps d'en prendre toute la mesure. Est-ce le cas avec l'Union pour la Méditerranée ? A la lecture du document particulièrement plat et technocratique produit par la Commission européenne à cette occasion, on est très loin du compte ! Mais pourquoi en rester là ? C'est l'occasion où jamais de faire preuve d'imagination et de donner à cette Union de projets une réelle consistance.
Comment changer la donne ?
Cela passe notamment par une série de politiques qui pourraient être lancées et se conjuguer dans un vaste mouvement d'ensemble susceptible de changer la donne.
Une politique de la mobilité, entre Europe et Méditerranée, qui se distingue de la fermeture actuelle des frontières. Migrations et mobilités ne se confondent pas et sans réalité humaine la Méditerranée ne sera qu'une vague incantation. Pourquoi ne pas favoriser la mobilité des jeunes et des étudiants, à travers par exemple un programme Averroès pendant méditerranéen du programme Erasmus ? Pourquoi ne pas établir un passeport pour les acteurs de la coopération trans-méditerranéenne ? Tant de projets se sont fracassés sur le mur des frontières, non seulement entre le Sud et le Nord, mais également entre les pays arabes et méditerranéens. A quand la réouverture de la frontière entre l'Algérie et le Maroc ? …
Une politique des libertés, loin des discours sécuritaires qui ont envahi les chancelleries depuis le 11 septembre. Il ne s'agit pas d'instaurer la démocratie de l'extérieur, sous un mode néo-colonial à l'américaine, mais pas plus d'oublier le refus des libertés imposées par les régimes autoritaires.
Comme l'écrit si justement l'écrivain égyptien Alaa al Aswany, il ne faut pas confondre le symptôme, qui est l'islamisme politique, avec la maladie, qui est la dictature. L'expérience de ce qui s'est passé avec l'Europe de l'Est dans les années 80 devrait être mise à profit. Il s'agit d'encourager, de soutenir et de protéger les acteurs de la liberté qui vivent dans ces sociétés et qui se sentent bien isolés.
A cet égard, donner à la Tunisie liberticide du Président Ben Ali le secrétariat permanent de l'UPM serait une véritable insulte à la liberté de vivre et de penser. C'est un tout autre signal politique qu'il s'agit d'envoyer…
Une politique de l'inter-connaissance, loin des discours actuels sur la guerre des cultures et des civilisations. Dans le domaine de la recherche, de la culture, des Universités, de la formation, des projets majeurs sont prêts à voir le jour, il leur manque juste des moyens et une impulsion politique nouvelle pour pouvoir exister.
Une vraie politique de civilisation
« La langue de l'Europe c'est la traduction », observait justement Umberto Eco, il en va de même pour la Méditerranée. Que coûterait une grande initiative de traduction entre les langues et les cultures de la Méditerranée ? A peu près rien, comparé au coût d'un char d'assaut ou d'un avion de combat… Il y a dans le domaine de la connaissance l'occasion rêvée de donner de la consistance à ce qu'Edgar Morin et Sami Naïr ont appelé une « politique de civilisation »…
Des politiques sectorielles, en matière d'environnement, d'infrastructures, d'eau ou d'urbanisme sont d'ores et déjà envisagées parmi les projets de l'UPM. Ce sont sans doute de bonnes idées, concrètes, mais elles ne pourront changer la donne que si elles s'inscrivent dans un horizon porteur de sens et surtout de justice.
Il a fallu deux guerres mondiales et l'invention des totalitarismes pour dépasser la « guerre civile européenne » et inventer un projet politique commun qui rende la guerre impossible. Espérons qu'il ne faille pas une expérience aussi violente et destructrice à la Méditerranée.
La montée des obscurantismes est là, le désir de guerre pointe son nez à l'horizon, la fermeture, la peur et le rejet deviennent des passions dominantes entre Europe et Méditerranée. Comment y faire face ? Le projet d'Union pour la Méditerranée est peut-être une chance, même s'il demeure très incertain. Il faut s'en saisir pour tenter de l'infléchir, lui donner un sens, un contenu, un dessein qu'il est encore bien loin d'avoir trouvé.
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De Infovite
Plébéien. | 14H33 | 13/07/2008 |
Pas de triangle…
Amende obligatoire !
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De Beryl
08H21 | 14/07/2008 |
Le triangle des Bermudes, pour mieux couler…
Un sommet du contorsionnisme politico-parisien où la grimace de Kourchner est un aveu d'échec annoncé. Une extraordinaire mascarade.
Aucune politique occidentale au Moyen-Orient ne pourra au grand jamais avoir un effet réellement positif (changement de la donne, par exemple en Palestine), si elle n'est pas initiée par le Parlement européen, et non en marge, même si des grosses têtes sont présentes au râout sarkozien.
C'est à Bruxelles qu'il eût fallu organiser ce rassemblement. Après six mois de travail d'une commission paritaire, qui se serait d'abord déplacée dans chaque pays à inviter.
Mais une telle action d'envergure dépasse les capacités personnelles de Sarkozy, comme l'insuffisance (ou la suffisance) de Bernard Kourchner.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H46 | 13/07/2008 |
Cela fait suffisamment longtemps que je déplorais, à titre tout à fait personnel, que l'Europe s'éloigne de la Méditerranée pour que je ne boude pas ma satisfaction de voir ce qui semble indiquer la recherche d'un rééquilibrage. L'enjeu politique, qui dépasse de très loin ma déploration, semble en effet d'importance.
Toutefois, le succès de ce partenariat méditerranéen tiendra pour une très large part à la capacité qu'auront les pays de la rive nord à accepter qu'il soit effectivement un partenariat : ça paraît benêt en le disant comme ça, et carrément pléonastique, mais il ne me paraît pourtant pas inutile de le rappeler, notamment parce que, quand Fabre évoque un désir de guerre, je crois qu'il s'agit plutôt des symptômes de la difficulté européenne (ou occidentale) à relâcher la tutelle sur les pays du sud et à prendre en considération leurs enjeux propres, à l'occasion contradictoires avec les nôtres, au moins à court terme.
Bien sûr, il reste de nombreuses questions pendantes, parmi lesquelles celle de la stature d'homme d'Etat de Sarkozy : sera-t-il capable de se hisser à la hauteur des enjeux ? A vrai dire, cette question vaut pour la quasi totalité des chefs d'Etat qui président à cette naissance. C'est peu de dire que le catalogue politique n'est pas très affriolant, au nord comme au sud. Pour le moment, observons : on a déjà vu des projets capables de porter des politiciens médiocres jusqu'à des niveaux qu'on les croyait incapables d'atteindre. Il s'agit d'un optimisme mesuré, auquel incite le simple fait qu'au moins on tente quelque chose.
S'agissant de la question d'Israël, j'ai bien l'impression qu'elle est à peu près réglée : aucun pays (pas même, hors de l'espace méditerranéen, l'Iran) ne songe plus à contester sérieusement l'existence d'Israël : trop de coûts pour trop peu de bénéfices. Les peuples finiront par s'y faire, et il n'est pas impossible que le peuple israélien lui-même se fasse à l'idée qu'il est d'abord et avant tout, s'il veut vivre, un peuple moyen-oriental appelé à faire avec ses voisins immédiats : tout comme ses voisins immédiats auront appris à vivre avec Israël. Qu'ils s'aiment ou pas, ça n'aura plus grande importance dès lors qu'ils ne s'entretuent pas. A Israël aussi de mettre la pédale douce sur les agressions militaires, comme la guerre de 2006 contre le Liban ou le récent bombardement en Syrie (qui finira bien par avoir son industrie nucléaire, qui en doute ? ) ou ses velléités d'expédition iranienne (qui finira bien par avoir son arsenal nucléaire, qui en doute ? ).
Je dois dire que ça me défriserait beaucoup d'avoir à tresser des lauriers à Sarkozy, mais je crains de devoir en envisager l'éventualité.
à thierry reboud
De ART MONIKA
15H01 | 13/07/2008 |
« Je dois dire que ça me défriserait beaucoup d'avoir à tresser des lauriers à Sarkozy, mais je crains de devoir en envisager l'éventualité » dit Thierry Reboud.
Ayant les cheveux peu frisés, et utilisant le laurier plutôt dans mes sauces tomate, j'attendrai de voir ce que donnent ces grandes déclarations d'intention avant de me courber devant Sarkozy.
à ART MONIKA
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H12 | 13/07/2008 |
Holà, malheureuse !
J'aurais déjà assez mal avec les lauriers, me courber, c'est niet ! Pas la peine d'insister… (Et pour mes cheveux, sont raides comme des baguettes : vous voyez que je fais attention à ce que je mets en jeu.)
Cela dit, attendre et voir, je ne dis pas autre chose : mais attendre, ça veut aussi dire ne pas le canarder à vue sur ce sujet (et là, il faut vraiment que j'aille contre ma nature ! ).
à thierry reboud
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 17H37 | 13/07/2008 |
Je n'aime pas le laurier. C'est trop fort… à mon goût. : -((
à thierry reboud
De ART MONIKA
18H25 | 13/07/2008 |
Thierry Reboud, il y a le laurier sauce (j'aime beaucoup) et le laurier fleur (paraît-il toxique : je n'ai donc jamais essayé).
C'est bien d'aller contre sa nature mais nous n'y arrivons pas tous. Vous remarquerez que je n'ai pas fait de commentaires, même si le carnardage à vue reste une forte tentation. En fait, l'apparition de la tête du monsieur sur la photo déclenche un réflexe quasi pavlovien, mais pas dans le sens de la salivation ; -)
J'attends donc pour voir… mais en pratiquant un doute au ras-el-hanout très très … épicé. Je ne peux pas faire plus, ni moins.
à thierry reboud
De Mon-Al
roturière :-) | 17H15 | 13/07/2008 |
L'idée d'une Union pour la Méditerranée est dans le fond une bonne chose. Car il fait penser à l'avenir, et l'avenir, pour l'Europe, ne peut pas se faire sans les pays du Sud, surtout ceux bordant la même mer.
Maintenant, il faut voir la manière dont vont se faire les choses - car avec ou sans Sarkozy, elles se feront, de gré ou de force.
Avec le Maghreb, à première vue, les avantages étant égaux pour les deux parties ; les problèmes bien que nombreux pourront avec beaucoup de discussions, être réglés : la bouderie de M VI - qui n'est pas confirmée - qui voulait le siège au Maroc, Bouteflika a fini par s'y rendre, Ben Ali est plus que preneur, l'Egypte aussi, etc … Le gros problème, c'est évidemment la rivalité ( la haine ) que se vouent les pays Arabes et Israël. Mais justement, être assis à la même table est un début. Celà ne se fera pas en un jour.
Je suis également sceptique sur les facultés de sarkozy d'être le rassembleur, l'unificateur, de ce projet… Mais wait and see .. qui ne risque rien n'a rien.
Par contre, cette brochette de d'individus dans la tribune officielle du 14 juillet : NOOOOOOON !
à thierry reboud
De JEAN.GISQUAND
18H34 | 13/07/2008 |
L'APM n'a QU'UN OBJECTIF prioritaire, créer un mur entre l'Europe et l'Afrique noire pour laisser les pays du Maghreb se démerder avec les immigrés, quitte à donner un peu d'argent aux bons éléments. Tout le reste n'est que du pipeau
à JEAN.GISQUAND
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H39 | 13/07/2008 |
La CECA n'avait QU'UN OBJECTIF prioritaire, créer une communauté du charbon et de l'acier. On a vu le résultat.
à thierry reboud
De JEAN.GISQUAND
06H49 | 14/07/2008 |
Oh non, on n'a pas encore vu le résultat. Pour l'UPM, je veux bien croire qu'il y a aussi la volonté de pouvoir se servir avant les américains dans les réserves en matières premières. timeo Danaos et dona ferentes.
à JEAN.GISQUAND
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H40 | 14/07/2008 |
On n'a pas encore vu le résultat ! ? Peste, mais où donc étiez-vous ces soixante dernières années ?
Si vous aviez vécu dans l'un quelconque des pays européens, vous auriez vu que ce qui était la CECA (qui avait pour but la constitution d'une communauté du charbon et de l'acier) s'est transformée en Union européenne. C'est déjà un résultat.
Que ce résultat plaise ou non, c'est une autre affaire. A tout le moins ça signifie qu'une instance prévue pour quelque chose peut devenir autre chose. Je ne disais rien d'autre.
à JEAN.GISQUAND
De starsss
20H21 | 13/07/2008 |
Je ne suis donc pas seule à penser comme vous… ouf !
à thierry reboud
De Kereven
20H39 | 13/07/2008 |
C'est beau l'espérance.
à thierry reboud
De pomponette
=^..^= | 20H47 | 13/07/2008 |
Tu te trompes, le seul but de Sarkozy est d'infiltrer ses amis pour commercer avec ces pays qui ont les seules valeurs côtées en bourse, le pétrôle et pour certains l'agro alimentaire
à thierry reboud
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 22H05 | 13/07/2008 |
« Je dois dire que ça me défriserait beaucoup d'avoir à tresser des lauriers à Sarkozy, mais je crains de devoir en envisager l'éventualité. »
Puis-je suggérer une bonne nuit de repos ? Faut pas vendre la peau de l'ours…
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 15H14 | 13/07/2008 |
http://www.lematindz.net/news/1732-lupm-et-nos-harragas-par-ali-bensaad….
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 15H15 | 13/07/2008 |
Union Méditerranéenne :
Le triangle des Bermudas.
à Charles Mouloud
De ART MONIKA
18H15 | 13/07/2008 |
Charles Mouloud, c'est un peu short comme argument mais vous m'avez fait bien rire : -D
Alors, 5 points. Merci !
De RAWAN
moniteur vol libre | 15H19 | 13/07/2008 |
j'aimerai partager l'optimisme de thierry mais comme le souligne l'article on ne peut pas d'un coté balancer des lieus communs eculés sur la paix et la fraternité des peuples et de l'autre s'alligner sur la politique imperialiste agressive de bush et celle d'appartheid et colonialiste d'israel.malheureusement ou heureusement c'est selon, aucun empire dans l'histoire n'a surveccu par la force et la volence faite aux peuples .il est donc probable que les etats unis et israel en poursuivant leurs politiques d'ingerence ne deviennent leurs propre fossoyeur ! ! !
De machiavel.
15H29 | 13/07/2008 |
Défrisé , je ne sais pas , mais même en tant qu'opposant à une politique , il faut savoir reconnaitre les réussites d'un homme politique. pour l'instant il faut bien reconnaitre que le rapprochement diplomatique entre la Syrie et le Liban insufflé par Sarkozy en est une . La seconde serait un accord entre le dirigeant Palestinien et Israelien et quand on lit les déclarations des participants :
« Le premier ministre israélien a assuré que les deux camps n'ont “jamais été aussi proches d'un accord” de paix, estimant que l'implication de Nicolas Sarkozy dans les négociations sera “une aide supplémentaire, une force supplémentaire, en plus de l'aide extraordinaire des Etats-Unis”. Pour M. Abbas, “la paix au Proche-Orient est la base de la paix dans le monde. ‘
…Ce qui serait une chose formidable .
à machiavel.
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 21H38 | 13/07/2008 |
Comme vous le dites, ce « serait » une chose formidable, la paix au Moyen Orient. Avant de lui mettre la couronne de lauriers, attendons donc un peu pour voir. La « com », il connaît, ce Monsieur…
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 16H07 | 13/07/2008 |
La France a une relation privilégié avec les pays du Maghreb. Si on l'apporte en dot à l'Europe, c'est sans doute le pari que l'importance du Maghreb au sein de l« UPM sera déterminante et que l'on finira avec une relation privilégiée avec l'UPM. Mais c'est un pari bien risqué. Téméraire si la Turquie en est. Penser “Europe” plutôt que France est la voie de l'avenir… mais il faudrait s'assurer que Messieurs les Autres Européens commencent… ou du moins en fassent autant…
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5184.html
De Alfary
Ronchon | 16H14 | 13/07/2008 |
C'est une intéressante lecture classique des relations internationales. On (je) aurait apprécier de voir à l'une des pointes du triangle la Chine (ou un agrégat d'Etats émergeants) dans la représentation, ce qui donnerait à proposition une autre perspective.
Il semble qu'une seule figure géométrique ne suffise plus à rendre compte de la réalité des enjeux de l'époque actuelle, caractérisée par une multitude de sous-systèmes (OTAN, énergies fossiles, OMC etc) en interaction, avec des effets de bord imprévisibles.
Sur mon blog décalé, j'ai choisi une référence cinématographique pour m'éloigner des paradigmes canoniques :
Voir le sommet inaugural de l'Union Pour la Méditerranée (UPM) comme la réunion de chefs de (gangs) clans. Une belle carte à jouer ; le Parrain US est au plus mal et son successeur étatsunien encore inconnu.
La partie française, audacieuse, prend l'avantage en démontrant son habilité à réunir autour d'elle et à remiser dans le fourreau les pistolets, quand vous êtes chez elle, invité. Jamais avant personne n'avait réussi pareil l'exploit : quarante-trois belliqueux chefs ou représentants de (gangs) d'Etats, autour de la même table, faisant bonne figure, se montrant soucieux du bien-être les unes des autres.
La virulence des adresses chinoises est le signe qu'ils ont su lire en premier dans le jeu impérial français, décidé à disputer le leadership occidental aux USA. Les États-unis semblent ne pas avoir encore compris les ambitions d'un allié si prévenant, si aimable.
Ses moyens diplomatiques sont certes confuses et cafouilleuses mais le cap stratégique hexagonal est clair. Quand on sait la force des mécanismes institutionnels systèmes quand ils sont mis en mouvement, même par une volonté politique incertaine dans ses méthodes, force est de reconnaitre que les gouvernants actuels à Paris ne manquent pas de souffle historique, malgré des formes approximatives.
La France s'engage tout juste sur un chemin qui se révèlera vain et périlleux ou glorieux selon l'obtention de résultats concrets dans le conflit israelo-arable ou pas, l'aune ultime.
J'aurai préféré que ce soit la Gauche qui administre cette preuve de la Volonté de Puissance en politique. Soyons mesquin donc : M. Sarkozy ne prend aucun risque, dans cette affaire, sinon celui d'être reconduit pour un second mandat.
Bien des points d'observation se rejoignent. Bien sûr. cela dit, les apories et autres points aveugles français, loin d'être méconnus, sont au contraire perçus comme subalternes considérant l'enjeu politique. En outre, il est navrant de constater qu'alors que M. Sarkozy se met en orbite pour 2012, l'opposition semble en vacance politique prolongée.
De RAWAN
moniteur vol libre | 16H16 | 13/07/2008 |
HEY MACHIAVEL ,« l'implication de nicolas sarkhozy ; ; sera une force supplementaire, en plus de l'aide extraordinaire des etats unis » dixit olmert… vu ce que l'aide extraordinaire des etats unis signifie depuis 60 ans pour les palestiniens ! ! ! ! CA VA ETRE LA FETE DANS LA BANDE DE GAZA ! ! ! ! !
De Phil2922
Retraite invalidité | 16H41 | 13/07/2008 |
Cet UPM, c'est de la diplomatie spectacle… La photo est à vomir… de voir ces dirigeants se serrer la pogne alors que leur peuple, à différents niveaux, souffre…
Hhttp://phil195829.overblog.com
De parousnik
17H13 | 13/07/2008 |
Personne ne se souviens d'EUROMED ou du processus de Barcelone … étonnant c'était il y a 13 ans Euromed est fondé sur les rapports culturels et de paix entre ces différents États appartenant à une même aire socio-culturelle riche d'une histoire commune d'échanges réciproques. Les membres de l'UE et les dix partenaires ont à cœur de s'impliquer dans le processus de paix israélo-palestinien. Au niveau économique, le processus vise à l'instauration d'un marché de libre-échange en 2010, adoptant sans ambiguïté une perspective libérale. Cet objectif a été réaffirmé lors du sommet de Barcelone de 2005, ainsi que celui de lutte contre l'immigration clandestine.
Bientôt on nous dira que c'est Monsieur le Général Sarkozy qui fut vainqueur a Iena…
à parousnik
De Alfary
Ronchon | 18H23 | 13/07/2008 |
@Parousnik, vous avez raison de rappeler le cadavre d'Euromed. Ce n'était en réalité qu'un pôle d'activités, parmi d'autres. L'UPM est une couche très politique qui marque une réelle volonté impériale française à laquelle l'Allemagne ainsi que la techno-sctructure bruxelloise tentent de résister.
L'analyse française est, semble-t-il, que les projets concrets (immigration, pollution etc…etc) n'ont de sens que pour autant qu'ils soient au service d'un objectif politique, évidemment supérieur. En somme, en faisant tapisserie d'Euromed, j'ai l'impression que la France veut embarquer l'UE dans une logique impériale à laquelle elle n'est ni prête ni préparée.
De Changer la Republique
17H46 | 13/07/2008 |
L'union pour la méditerranée c'est du vent médiatique.
C'est rigolo de voir tous ces analystes diplomatiques qui rivalisent de digressions sur cette UNION. mais Sarkosi s'en fout. Ce qu'il veut c'est la photo et les baratins autour de son idée et sur le fait qu'il a invité 40 Chefs d'Etat à Paris, avec lui comme garçon de salle.
l'UPM est un soufflé qui ne trouve en fait qu'une justification environnementale ( celle de la Mer méditérranée) . ET LA, on oublie qu'une commission existe déjà pour ce problème , c'est la « commission interméditérranéenne » de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes d'Euope.)
« La Commission Inter Méditerranéenne de la CRPM (CIM) a été créée en Andalousie en 1990, afin d'exprimer les intérêts communs des régions méditerranéennes dans les principales négociations européennes. Sa mission s'est ensuite élargie aux problématiques de l'ensemble des régions du pourtour méditerranéen, suite notamment à la déclaration de Barcelone en 1995. Aujourd'hui la CIM regroupe une cinquantaine de régions, membres de 10 pays (Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Liban, Malte, Maroc, Portugal, Tunisie). Elle a pour vocation à s'ouvrir à l'ensemble des niveaux infra-étatiques des Etats méditerranéens ».
Alors SARKO c'est du vent médiatique.
[http://changerlarepublique.over-blog.com/]url
à Changer la Republique
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H50 | 13/07/2008 |
Qui ne trouve en fait qu'une justification environnementale, c'est un peu court tout de même. La justification de ce projet (quoi qu'il devienne) est bien plutôt géographique, ce qui est un tout petit peu plus large. La géographie, c'est aussi de la politique.