
Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d'être des rêveurs baba-cool

Effet de la sinistrose politico-sociale qui plombe un peu l'ambiance en ville ? Les rats des villes semblent de plus en plus envier ceux des champs. Et des citadins se tournent vers l'agriculture, autour de projets mariant maraîchage bio en vente directe et activités associatives…
« On a une vieille bicoque, on la retape tranquillement, on fait pousser des chèvres,
on fabrique des bijoux, on peut pas dire qu'on s'crève, l'travail, c'est pas pour nous. » Si « Le Déserteur » de Renaud (1983), n'a pas perdu de sa saveur, l'idéal hippie semble, lui, avoir vécu.
« Le Retour à la terre », pour reprendre le titre d'une série BD de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, connaît pourtant depuis quelques années le même engouement que dans les années 70. Marie Pons, animatrice de l'Association pour le développement de l'emploi agricole et rural des Bouches-du-Rhône (Adear 13), se réjouit :
« Agriculteur devient un nouveau métier après une expérience professionnelle. Les gens ont envie de travailler dehors, de produire. L'agriculture bénéficie d'un regard plus positif. »
Chaque année, la structure fondée par des membres de la Confédération paysanne accompagne 35 projets d'installation (elle s'adresse aussi à des ouvriers agricoles et de « jeunes diplômés »). La majorité pour du maraîchage en vente directe, dont un tiers labellisé bio.
« Le réalisme du projet est très important »
Peu de « gens qui rêvent » ou qui « planent », assure de son côté Max Lefèvre, directeur adjoint de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural de Paca (Safer).
Cette SA à but non lucratif et d'intérêt public sous tutelle ministérielle soutient une centaine d'installations par an via ses acquisitions foncières.
Les nouveaux agriculteurs sont donc aussi raisonnables que leurs productions :
« Ils partagent des choses communes avec la génération de 68 - retrouver un sens à son quotidien, autonomie de la ferme, relocalisation de l'activité -, mais le projet est différent, très, très ouvert. La tendance est aux collectifs ville-campagne, avec comme idée : “venez participer, aidez-nous.” »
Autres nouveautés : les projets à 4, 6 ou 11 personnes. « Le partage des tâches permet de prendre des vacances. Mais le réalisme économique reste fondamental », analyse Philippe Cacciabue, gérant de la foncière Terre de liens.
Fondée il y a six ans, l'association, qui comprend également une fondation, acquiert des terres (par donation ou en faisant appel à de l'épargne citoyenne) pour les mettre à disposition d'agriculteurs écologiquement responsables.
« Une solution radicale pour un choix évident »
En Paca, elle a lancé une souscription au profit d'Agricollectif (la part est à 100 euros, réévaluée chaque année en fonction de l'inflation), un projet de maraîchage bio en Amap, avec gîte et pension équestre sur 10 hectares.
Situé dans le Val de Chalvagne (Alpes-de-Haute-Provence), il est porté par trois trentenaires : une monitrice d'équitation de Grasse, un libraire bruxellois et un concepteur de logiciels niçois.
Des écolos un peu jardiniers. Jérémy Bemon, l'informaticien, raconte :
« J'ai souffert pendant longtemps de me sentir dans une vie dans laquelle je ne me sentais pas. Je veux m'épanouir en travaillant avec mes mains, mon corps. Je souhaite offrir une production saine et changer un système qui n'apporte pas de réponse aux problèmes économiques et écologiques en devenant acteur. »
Mais pas question pour le trio de se refermer. Né d'un projet associatif, Agricollectif
le reste. « Les activités seront en lien avec la terre et le vivant : participer aux travaux des champs, culture, etc. Avec comme principe l'autogestion », poursuit le Niçois.
Pour apporter les premiers fonds et acheter l'habitation, « par sécurité », il a vendu son appartement. Et résume : « C'est une solution radicale pour un choix évident. »
Si l'appel à épargne citoyenne réunit les 100 000 euros manquants d'ici le 20 juin, le gîte et la pension équestre ouvriront cet été.
« Ça marchera », assure Sylvain Musseri. A 33 ans, le jovial cofondateur de l'Equitable café (Marseille) et chroniqueur culinaire du Ravi, le mensuel régional qui a bon goût, part s'installer en location à côté de Forqualquier avec compagne et enfants.
« En ville, je m'éparpille et dis tout le temps “non” à mon fils »
D'ici deux ans, il espère monter un projet similaire à Agricollectif.
En discussion avec cinq familles, le « futur paysan », comme le Marseillais d'origine aime à se présenter, réfute tout rapprochement avec les « babas » des glorieuses années :
« On va utiliser leur expérience, mais le contexte est différent. Je veux une vie ouverte, associative, un projet intergénérationnel, qui n'est pas aujourd'hui partagé par tout le monde, avec des gens qui travaillent sur place et d'autres à l'extérieur. »
Titulaire d'un brevet de technicien agricole, le trentenaire a baroudé, remplacé des amis
agriculteurs l'été, jardiné, fabriqué des liqueurs… Il y a dix ans, il avait déjà un projet collectif de ferme-auberge. Il sourit :
« En ville, je m'éparpille et je dis tout le temps “non” à mon fils. J'ai besoin de sortir pieds nu et d'entendre les oiseaux. »
Au chômage depuis son départ en février de l'Equitable café, après avoir « beaucoup gueulé », Sylvain Musseri espère « éveiller les consciences » :
« Il y a des techniques de production qui demandent un minimum d'intervention et d'arrosage. C'est bon pour la terre et je veux montrer qu'on peut gagner sa vie sans travailler tout le temps. »
Lors de son premier rendez-vous au Pôle emploi, l'agent l'a sermonné : « On n'est pas là pour financer votre rêve ! » Passionné, Sylvain Musserie rigole : « Je vais faire de l'agriculture feignante ! » Finalement, il reste quand même quelque chose des idéaux des années 70…
Cet article est l'un des volets de l'enquête « Tous en campagne ! » du numéro de juin du Ravi, actuellement en vente chez les marchands de journaux en Paca.
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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 12H33 | 23/06/2009 |
C'est super !
Je ne sais pas si le journaliste vient juste de découvrir que le lait était fourni par les vaches et non pas par des arbres donnant des briques, ou que les rables de lapin étaient raccordés à une tête avec des grandes oreilles, mais ça sent le citadin qui débarque avec son spray anti lisier dans la poche.
Vivre de l'agriculture est un des métiers les plus difficiles avec celui de marin pêcheur.
Découvrir que les agriculteus peuvent bosser en coopérative, c'est la réinvention de la roue au pays des GAEC.
Si tu veux être hors circuit du servage organisé par le Crédit Patate , déjà va falloir se lever de bonne heure et suer longtemps après que les poules seront couchées.
Projet baba cool , qui vivotera qqs temps en vendant des carottes élevées sous la mère pour bobos citadins qui viendront montrer des tranches de jambon sur pattes à leur mômes , en dégustant une galette saucisse au son du biniou koz.
Une moisson à l'ancienne pour clore la journée , après ramassage de tomates et courgettes bio sulfatées , et retour avec le bronzage agricole sur marcel.
(Je suis de mauvaise foi ? Et alors ! ! )
à Charles Mouloud
De dodu
Ménagère surdiplomée | 12H42 | 23/06/2009 |
De mauvaise foi…ooohhhhhhhh ! qui pourrait le croire . Non effectivement le retour à la terre est très dur et beaucoup y laissent des plumes , mais heureusement tous les impétrants n'arrivent pas avec la gu…enfarinée , il y a de plus en plus de projets bien ficelés et qui marchent . Mais le travail est très prenant , c'est certain , et il faut mieux avoir bien calculer son coup et savoir à quoi on s'attend .
à dodu
De déluge
menuisier | 13H14 | 23/06/2009 |
Et ne pas compter prendre de vacance avant un bon bout de temps, voir ses revenus disponibles pour les loisirs disparaitre ou quasi, à partir d'avril/mai jusqu'à fin septembre c'est 12/13 heures de travail quotidien minimum.
Ne pas oublier de rajouter les manifs à la préfecture ou dans les centrales d'achat.
J'en connais et je n'exagère pas.
à déluge
De DBL8
Retraité | 18H43 | 23/06/2009 |
Tout à fait en accord avec vous !
Cet article m'a fais bondir de mon siège lorsque j'ai commencé à le lire.
Je connais des personnes qui vivent de cette manière, ce n'est pas du tout de tout repos MAIS, quel bel vie ils ont ! Difficile mais belle.
Mais voilà, ce n'est pas une vie de bras cassés, il faut bosser & dur pour avoir cette vie. Pas de transport mais tous les ours il faut aller chercher ses légumes, couper son bois, dégager le chemin, faire des réserves pour l'hiver, ect…
RIEN à voir avec la société de consommation actuelle que l'on nous dit indispensable, donc en grande partie « inutile ».
Aller vivre, quelques semaines OU mois, dans ses communautés avant de nous pondre de tels articles.
Au fait, je vous ai envoyé un article qui ferai une bonne suite RÉELLE à celui-ci. Consultez-le sur ses blogues.
http://lesgrands-champs.over-blog.com/
http://www.lecactusrouge.com/
L'article s'appelle :
Saigneur d'hier & d'aujourd'hui.
Édite : je viens d'enlever une phrase qui allait trop loin pour qualifier l'auteur. S'cuse.
à DBL8
De plesn
procrastinateur | 03H24 | 24/06/2009 |
J'aimerais prendre un peu la pillule rouge et me débrancher de la Matrice où je suis tenu en perfusion alimentaire, d'eau, d'électricité, et par les chiottes…
Je suis entrain de me renseigner sur les solutions urbaines (ventes directes, AMAP de la région, etc…) mais je me dis de plus en plus que j'aimerais (après ma thèse…) faire une expérience de « vraie vie » pour voir ce que ça en coute et apprendre les techniques rudimentaires d'une existence moins « séparée par le Spectacle »….
Plus généralement, dans l'idéal, je suis en quète d'un « mode dégradé » permettant plus d'autonomie et de liberté face au système.
Auriez vous des liens, des endroits où se renseigner (forums, etc…, communautées, sites de communautés… ? ), des références et livres intéressants de gens ayant pratiqués ces expériences… ?
De par ma formation, je suis aussi très curieux des techniques qui y sont utilisées (toilettes sèches, mais je suis sûr qu'il y'en a plein d'autres…) et ce de manière non aliénante. J'aimerais bien trouver des guides (livres,sites ? ) là dessus… !
à plesn
De DBL8
Retraité | 06H49 | 24/06/2009 |
En général, les personnes qui ont abandonnés notre style de vie n'ont pas pris d'exemple OU informations dans ailleurs que par le bouche à oreille.
Il faudrait que vous alliez vive quelques semaines dans ses communautés pour en savoir plus.
D'ailleurs, ils sont très accueillants pour qui ne vient pas QUE pour faire blabla. En clair n'a pas les deux bras cassés avec les mains au fond des poches. ce qui ne doit pas être votre cas puisque vous voulez en connaitre plus sur leurs modes de vies.
A+.
à déluge
De dodu
Ménagère surdiplomée | 18H54 | 23/06/2009 |
Oui , moi aussi c'est bien pour cela que je parle de projets bien ficelés , mais c'est vrai que c'est très dur (en particulier pour les éleveurs ) à moins qu'ils ne se regroupent ou ne demandent à des retraités de les remplacer par ci , par la .
à dodu
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 13H55 | 23/06/2009 |
oui, effectivement, c'est n'importe quoi cet article… je suis dans le milieu, pour pouvoir nourrir en bio une famille tout au long de l'année, il y a énormément de travail… et un travail dur… le « journaliste » il a trouvé trois clampins qui rêvassent et il en fait une « tendance »…
en fait, il y a des centaines de milliers de gens qui s'y mettent, en ce moment, pas du tout dans cet esprit-là, parce que sinon tu passes pas une saison (ce qui est beaucoup plus facile par contre, c'est le concept du jardin sauvage « refuge du vivant »… ça je fais aussi, c'est indispensable pour que la biodiversité ait des espaces de repli en attendant des jours meilleurs… mais ce n'est pas du potager bio ni surtout du maraîchage)
cela dit, c'est le seul avenir possible, vu qu'il est maintenant démontré que les pesticides sont à l'origine de l'explosion des cancers, de l'alzheimer…couplé à l'agro-industrie qui fait partie des tueurs du climat ils détruisent le sol, les oiseaux, la biodiversité et donc, à terme…toute possibilité de vie sur terre…
et puis le non-trafiqué c'est tellement meilleur et plus nutritif…
donc, vu que les politiques sont en retard et les journalistes (qui les suivent) encore plus, ce sont les « simples gens » qui se retroussent les manches…
à Lohiel
De Camille Hérin
Dilettante | 15H45 | 23/06/2009 |
Un texte de 1976 intéressant sur le retour à la terre, suivi d'un autre du même auteur, 26 ans après.
Critique du travail marginal et de sa place dans la société spectaculaire marchande :
http://wellcome.joueb.com/news/critique-du-travail-marginal-et-de-sa-pla…
à Lohiel
De dodu
Ménagère surdiplomée | 19H02 | 23/06/2009 |
cela dit, c'est le seul avenir possible, vu qu'il est maintenant démontré que les pesticides sont à l'origine de l'explosion des cancers, de l'alzheimer…couplé à l'agro-industrie qui fait partie des tueurs du climat ils détruisent le sol, les oiseaux, la biodiversité et donc, à terme…toute possibilité de vie sur terre…
Vous prêchez une convaincue ; mais je reconnais que je fais partie des gens privilégiés qui ont la possibilité de se fournir en bio (amap , fournisseurs de volailles…), ce qui fait du bien à la santé de tous et réapprend le goût des bonnes choses…ce n'est pas toujours simple pour les citadins et je ne sais pas si on peux faire confiance aux rayons bio des hyper marché .
à dodu
De antonh
curieux | 00H04 | 24/06/2009 |
anecdote de ce jour : la femme d'un copain fait une enquete pour le groupement d'agriculteurs biologique de mon coin sur le maraichage.
y'a de tout, ça va des gens en bio sur 4 hectares avec un projet ficelé jusqu'à l'écoulement de la production jusqu'à l'ancien cadre ou prof qui plaque tout le appelle le groupement lorsqu'il faut planter les poireaux pour connaitres l'espacement entre les lignes…
quand on ne connait pas le métier (meme si ça s'apprend), vaut mieux connaitre un réseau d'entraide au minimum…
De Nysos
informaticien | 13H20 | 23/06/2009 |
« rêveurs baba-cool »…
Le mouvement Baba-Cool voulait changer la société en donnant l'exemple d'un autre mode de vie, le tout baigné dans patchwork de cultures…
À défaut d'avoir réussi dans leur entreprise, les Baba-Cool avaient compris la seule possibilité de changer la société et avaient pour cette raison des années-lumières d'avance sur les syndicats, les politiques et autre rêveurs…
Car si tu veux changer quelque chose, commence par changer toi-même et pas par exiger un changement chez les autres…
Pour cette vérité toute simple, je trouve que les Baba-Cool méritent mieux que d'être traité de rêveur…
(même si les inspirations de tout bords - bouddhisme par ex. - pouvaient aboutir à des mélanges plus que douteux… J'en sais quelque chose, j'ai grandis au milieu de Baba-Cool)
De Cyril.
en partance... | 12H51 | 23/06/2009 |
Ce que j'en pense, c'est qu'on devrait avoir le droit de pouvoir vivre dignement, sans luxe, en travaillant peu, collectivement, en respectant la nature, et en faisant qqch d'utile (produire des aliments, par exemple).
Donc j'approuve cette initiative comme toutes les autres de ce style. Et j'espère que ça durera pour eux, et que d'autres se lanceront !
De Pictulo
12H59 | 23/06/2009 |
Dand « Le retour à la terre » de Larcenet et Ferri, le héros ne quitte pas Juvisy pour s'installer comme agriculteur. Il s'installe à la campagne mais continue de bosser en télétravail pour ses éditeurs.
Il est vrai qu'aujourd'hui, une bonne connexion adsl permet de bosser depuis n'importe quel bled et que, au final le centre du monde c'est partout.
J'ai fait la même expérience il y a 10 ans et je ne le regrette pas. Me « poser » en milieu rural m'a permis de dégager beaucoup plus de temps pour mes clients, de sorte que mes revenus ont augmenté. Au départ ma femme et moi voulions « élever nos mômes dans un endroit peinard », et au final l'opération s'avère juteuse même sur le plan professionnel.
Outre l'agriculture très bien décrite dans ce papier, il y a une foule d'activités que l'on peut développer depuis « le trou du cul du monde », tout en admirant le chant du soleil et le lever des oiseaux (ou le contraire).
De Artemisia.G
Lulucarabine | 13H10 | 23/06/2009 |
Je ne demande qu'à croire que ces néo-paysans sont plus raisonnables et plus réalistes que leurs prédécesseurs soixanthuitards mais je ne trouve pas que l'article nous le démontre vraiment. Je n'ai pas compris en quoi les projets présentés tiennent vraiment la route. Je veux dire, les idées sont bonnes, originales, certes, mais en quoi sont-elles pragmatiques et viables ?
à Artemisia.G
De Naradamuni
sans | 20H13 | 23/06/2009 |
Pour raisonnable, pragmatique et viable, faudrait-il en premier éviter le jetable (opposé du « durable ») créant des montagnes d'immondices qui servent de terrain de jeux à des êtres humain comme nous ( ? ) !
De plus en plus d'emballage pour un même produit, la solution faire payer au poids les déchets comme il se fait déjà et par cela créer un nouveau Marché se nourrissant de la cause (développement durable des emballages ? ), au lieu de limiter à la source de ce surcout consumériste.
De Naradamuni
sans | 13H14 | 23/06/2009 |
« Il y a des techniques de production qui demandent un minimum d'intervention et d'arrosage. C'est bon pour la terre et je veux montrer qu'on peut gagner sa vie sans travailler tout le temps. »
« Je vais faire de l'agriculture feignante ! » Finalement, il reste quand même quelque chose des idéaux des années 70…
Vous trouvez fastidieuse la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Et bien tenter l'expérience http://www.vegeculture.net/spip.php ? article65
pour voir ! ! !
Super documentaire qui démontre la sagesse et la logique de la permaculture. Ce reportage à été fait en Autriche et malgré le froid, la beauté, la diversité et l'abondance sont au rendez-vous.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/permaculture/video/x8tqgz_pe…
Agriculture du non-agir… agriculture sauvage ou une non-culture ! Soit plutôt que des battre contre la nature, ui faire confiance et uniquement canaliser et s'adapter à son énergie…
http://changerlereve.blogspot.com/2008/08/masanobu-fukuoka-agriculture-e…
Expérimentation excellente depuis un an… en petite surface.
Aucun arrosage jusqu'à ce jour , BRF plus engrais purins de consoude, ortie, prêle et fougère aigle
Les pommes de terre sont en fleur et les tomates rougissent
à Naradamuni
De Enki
Alchimiste | 13H54 | 23/06/2009 |
Yeah !
Je troque un surplus de tuteurs en bambous que je fais chez ma mère contre un excédent éventuel de consoude pour soigner le pêcher de mon beauf… Bon, si je comprends bien, il y a des chances que tu fasses tes haricots sur maïs et tu dois te passer de tuteurs aussi…
à Enki
De Naradamuni
sans | 19H39 | 23/06/2009 |
Pour les tuteurs bambous preneur car pas évident à trouver ; pour les épinards de malabar (bazeille) il viendrait bien !
Par contre plus que le maïs pour les haricots qu'utilisent encore les anciens, j'explore avec les graines en billes d'argile ce qui fait que pousse ce qui veut où il veut/peut (jardin sauvage sur butte BRF. pour éviter que l'herbe pousse dans les allée carton caillou et genêt d'espagne (èfficace ainsi que la fougère pou éloigner les gastéropodes)
Pour la consoude, l'espace est fournit mais toujours dans la diversité pas de culture de ceci ou cela en nombre, jardin sauvage !
Les pêchers, tout ce qui est produits par l'arbre retourne au sol de l'arbre (même les organes« malades ») puis pulvérisation de décoction de prêle pour aider la bestiole à se renforcer ses tissus.
La consoude stimule la production de verdure mais n'a que très peu d'impact au renforcement des tissus du végétal, elle stimule sa vitalité pourrait-on dire !
Troquons alors…
Yeah !
De Enki
Alchimiste | 13H41 | 23/06/2009 |
Pourquoi revenir toujours aux prémices des seventies, comme si c'était une période de référence, alors que c'est une tendance de fond ?
Paniers AMAP, Systèmes d'Echanges Locaux, foires de troc de boutures, citronniers d'appartement, balcons potagers, tour à pommes de terre, lombricompostage domestique, jardinage en carré au lieu des géraniums, apéro au pickles cornichons-carottes-petits oignons maisons accompagné de ses mini-tomates sur pied, etc…
C'est une tendance lourde, et s'il y a une période de référence, c'est peut-être plutôt la dernière guerre, où il faisait bon avoir un cousin à la campagne. Ceci parce que, comme alors, il s'agit de faire face à une pénurie.
Une pénurie de bon sens, où ce que l'on mange pousse dans la terre, et le plus près possible, où le contenu de son assiette a une histoire faite d'hommes et de saisons.
Ce n'est pas une régression, le progrès intègre une meilleure connaissance des sciences naturelles. Tels les principes du microbiologiste Fukuoka, ou la phytosociologie que Grand-Maman pratiquait comme Monsieur Jourdain la prose, mais dont l'agriculture productiviste a fait abstraction.
Ce n'est pas une réelle alternative non plus, les aventures qui s'affranchissent du pragmatisme économique sont rares, et l'accès à la terre exige d'être conforme et de se soumettre à l'autorité des SAFER.
Les hippies des années soixante-dix ne faisaient pas de dossier de reconversion professionnelle, ni de business-plan.
Le jardinier redécouvre la grelinette, outil simplissime pour ameublir la terre sans la retourner, ça coute 100 euros, une grelinette du commerce !
La néo-paysannerie ne s'est pas affranchie de ce qui a tué les sols : L'économie de marché.
De casp
Artiste | 15H01 | 23/06/2009 |
Bah moi je crois que je vais tenter le coup aussi.
Puis ce que la politique me decois ; puisceque je vis dans un monde irresponsable incapable de se prendre en main.
Puisceque je ne crois pas dans la révolution violente qui ne ferai qu'accélerer le retour de la bête. Déjà de plus en plus présente en europe.
Je vais faire un ptit rêve de Baba comme vous dites. Sauf que je n'aurai pas de projet economique, ce sera uniquement pour ma consommation, en espérant devenir petit a petit autonome au maximum. Pour le reste je compte travailler par internet étant webdesigner et graphiste , c'est tout à fait faisable. (à conditions que je trouve suffisament de clients.)
Dans tous les cas c'est mieux que rien. Les villes sont incapables de faire leur révolution structurelle pour devenir des organismes en équilibre, alors autant les quitter. L'histoire nous montre que l'exode ville-campagne et vice versa à suivis des cycles au cours de l'histoire.. Il est temps d'inverser le cycle.
à casp
De Naradamuni
sans | 19H52 | 23/06/2009 |
Sauf que je n'aurai pas de projet economique, ce sera uniquement pour ma consommation, en espérant devenir petit a petit autonome au maximum.
Élément essentiel !
Faire confiance à la nature elle donne le suffisant !
Ce n'est pas de « développement durable » que nous avons besoin mais d'une « conception durable ».
L'ingéniosité l'optimisme propres à l'espèce humaine peuvent nous permettre de développer des systèmes alternatifs qui, au lieu de dégrader la terre, lui permettent de se régénérer. « Toutes les forces que nous voyons se répandre à travers la planète ont été créées par l'homme », commente l'explorateur Wade Davis de la « National Geographic Society ». « Et si l'humanité est la source du problème, elle peut aussi en devenir la solution. » Et l'entrepreneur social, auteur, journaliste et cinéaste Kenny Ausubel d'ajouter : « Avec les connaissances et technologies existantes ou susceptibles d'être développées à court terme, nous pourrions réduire de 90 % notre impact sur la planète. Ce serait un immense changement par rapport à la situation actuelle. »
Qu'est-ce qui peut piloter un tel changement ? La nature détient-elle les solutions qui aideraient à restaurer les ressources de la planète, à protéger l'atmosphère et à perpétuer la vie sur terre ? « Je pense que ce sera le prochain grand mouvement social, comparable à celui des droits civils il y a 40 ans », dit Nadia Conners.
http://www.nous-les-dieux.org/LA_11%C3%A8me_HEURE_(le_dernier_virage)
De sinclair
15H11 | 23/06/2009 |
Il y a effectivement depuis quelques années un retour de bobos des villes en mal de naturel. Les gites chambres d'hôtes avec jardin bio 3 poules un mouton fleurissent comme champignon a l'automne.
La phraséologie fait frémir. Juste un exemple
« Je veux une vie ouverte, associative, un projet intergénérationnel, qui n'est pas aujourd'hui partagé par tout le monde, avec des gens qui travaillent sur place et d'autres à l'extérieur »
Ce qui ne veux rien dire sauf que l'on a affaire a des gens qui ne sont pas différent de la vague « Katmandou ». Car vivre du travail de la terre est ce qu'il y a de plus dur et de plus ingrat. Je leur souhaite de réussir mais j'ai trop vu de paysan quitter une terre cultivée par leurs ancêtres et de rêveurs se casser la figure.
à sinclair
De piecam
trav_ind | 16H33 | 23/06/2009 |
« Il y a effectivement depuis quelques années un retour de bobos des villes en mal de naturel. »
Je signale une légère erreur de définition.
Le bobo transfuge devenu campagnard change de nom, il s'appelle désormais un boubou : bourgeois-bouseux.
à sinclair
De Marx_attracts
Intermittent de la recherche | 12H44 | 24/06/2009 |
C'est quoi un « bobo » ?
De zénon denon 84
Bonne | 15H39 | 23/06/2009 |
C'est au pieds du mûr ,qu'on voit le maçon !
D'un autre côté …la roue ,elle est faite pour tourner .Non ?
De tartampion
citoyen lambda | 17H00 | 23/06/2009 |
Beaucoup de gens idéalisent la vie à la campagne,souvent la deception est grande.Et puis,il y a une difference entre passer un séjours d'une ou deux semaine à la campagne et y vivre à l'année.Personnellement ,j'ai vécue deux ans dans l'aveyron,le temps de m'apperçevoir que la vie à la campagne,ce n'était pas mon truc,que je ne m'y sentais pas à ma place.Si des gens veulent s'y installer,je ne les empecherais pas,mais j'avertis toujours que ça pourrait ne pas leur plaire autant que ça.Si ça leur plait tant mieux pour eux
à tartampion
De Naradamuni
sans | 20H16 | 23/06/2009 |
Comme quoi tout est possible.
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H58 | 23/06/2009 |
Lorsque les plans d'urbanismes de l'époque (pas si lointaine puisque post soixantuitarde) agréèerent le concept de déplacement des villes à la campagne, tous les surmulots des villes [ rats d'égouts ou dégoût ] prirent avec grand bonheur la clé des champs, pensant conter fleurette au rats et rates des champs.
Aujourdhui, le surmulot prétentieux - estime que le rat des champs devrait lui laisse la place, et exige que ce dernier se débarrasse de ses derniers coqs chantants, ses clochettes à vache, ses bruits de tracteurs et ses ambiances festives bidon.
: : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : :
Le rat des champs ne s'en laisse pas compter, mais chaque litige se voit, encombrant les tribunaux de querelles stériles.
° Le rat des Villes (dit rat d'égout) obtient généralement la tête du coq du village - tranformant alors cette campagne paisible en ville aseptisée où la vie redevient monotone et lassante pour tous.
¤ Je conseille aux rats des champs qui « émigreraient » en ville…
…de porter plainte contre les bruits de voitures, de tramways, de trains de banlieue, de deux roues et autres néons des villes…
* Peut être arriveront-ils à transformer la ville en campagne..
…si bien sur leur requête est prise en compte comme nuisance par ces mêmes tribunaux qui leur ont ordonnés de tuer leur coq..
- Gaulois !
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 18H49 | 23/06/2009 |
le dessin ne correspond pas au corps de l'article
un peu de cohérence et de serieux tout de meme
je n'aime pas non plus cette façon de classifier, ou de regrouper les gens en baba cool ou en bobos (qui était juste une classification pour étude de marché)
et vous vous etes quoi ? concon ?
par ailleurs je ne pense pas que ceux qui veulent « retourner à la terre » pense à une agriculture productiviste
effectivement si on veut rembourser des emprunts importants la seule alternative et le productivisme
et là, c'est le bagne