
Punir l'incivilité, oui, débattre de ses causes, c'est « hors sujet »
Le samedi 29 mai, une réunion était organisée par le Comité d'intérêt de quartier d'Endoume, en présence du maire du 1er secteur de Marseille, Patrick Menucci, à propos d'une pétition signée par plus de 200 habitants. Cette pétition propose des solutions aux problèmes liés à la « surfréquentation » de la presqu'île de Malmousque-Maldormée durant la période estivale. Cette zone est en effet, de mai à septembre, le théâtre d'une très haute tension.
D'un côté, des bandes de jeunes souvent issus des quartiers les plus « populaires » -c'est-à-dire difficiles- de Marseille, aux comportements parfois bruyants, parfois agressifs ou incivils, voire même, pour une petite minorité d'entre eux, illégaux (vandalisme, vols à l'étalage, etc.).
De l'autre, une population locale qui, lorsqu'elle considère ces jeunes, tombe assez souvent dans l'amalgame et même dans le délit de faciès. Bref, les problèmes sont réels il est évident qu'il faut leur apporter des solutions. Reste à savoir lesquelles.
Des regards très sélectifs sur la réalité
En tant que citoyen et en tant qu'habitant du quartier, je décide d'assister à cette réunion du 29 mai. Le ton général des propos, comme je le craignais, me gêne rapidement. Le mal, le danger, la violence semblent, selon les participants, toujours venir d'ailleurs, en l'occurrence de ces fameux « jeunes des quartiers Nord » qui hantent presque toutes les interventions. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit là d'un regard très sélectif sur la réalité.
En essayant d'être parfaitement objectif, je constate que les deux actes les plus violents dont j'ai été le témoin depuis treize ans que je vis à Malmousque (un homme donne un coup de tête à un autre homme et lui casse le nez ; un homme met le feu à une voiture qui gêne le passage de sa moto, feu qui se propage à la maison voisine) n'ont pasété commis par des « jeunes des quartiers Nord » mais par des hommes blancs, de la quarantaine, et habitant le quartier depuis longtemps.Lors de la réunion du 29 mai, je garde cependant cette remarque pour moi.
Un participant prend la parole : dérangé par des jeunes bruyants et agités qui sautaient dans l'eau près de lui, il a failli, dit-il, en venir aux mains. Il déclare :
« Ce qu'il faut qu'ils comprennent bien, c'est que je suis chez moi et qu'ils ne sont pas chez eux. »
Que signifie cette énigmatique formule ? Nous sommes certes « chez nous » lorsque nous sommes dans notre domicile, mais les rues –celles de Malmousque comme les autres– ne sont-elles pas à tout le monde ? Et n'en est-il pas de même pour le littoral, les rochers, les plages et la mer ? De quel droit quelqu'un serait-il plus « chez lui » qu'un autre lorsqu'il sebaigne ? Lors de la réunion du 29 mai, je garde ces questions pour moi.
Le gérant d'un bar de Malmousque tient quant à lui ces propos :
« C'est scandaleux, j'ai vu des jeunes filles bondes, qui préparent le bac, se faire cracher dessus ! »
Là encore, je m'interroge. Pourquoi ces précisions ? Serait-ce moins grave si quelqu'un qui n'est pas blond, ou qui ne prépare pas le bac, se fait cracher dessus ? Lors de la réunion du 29 mai, je garde ces interrogations pour moi.
Une pétition mais après ?
Je décide finalement d'intervenir sur le fond de la pétition. Toutes les propositions qu'elle contient visent à renforcer la surveillance, la médiation et la répression. J'approuve ces mesures : il convient certainement de traiter les effets des problèmes. Mais ses causes ? Si ces jeunes ne viennent plus déranger les habitants de Malmousque, le fond du problème sera-t-il réglé ?
Je propose aux participants de réfléchir aux facteurs qui influencent le développement de l'incivilité, de la violence, et de la délinquance : augmentation des inégalités, ghettoïsation de certains quartiers, mise au placard du « plan banlieue », démantèlement des zones d'éducations prioritaires, baisse des subventions aux associations d'éducation populaire -sur fond de choix politique du moins d'impôts et moins de dépense publique.
On me hue, on m'interpelle avec véhémence : « Hors sujet ! », me crie une participante. Je signale à mes détracteurs que couper la parole est aussi une marque d'incivilité -M. Menucci, fort heureusement, est d'accord sur ce point. Quelques timides applaudissements ponctuent ma conclusion, dans laquelle je rappelle que si personne n'a envie d'être victime d'actes de délinquance ou d'incivilité, la répression ne servira pas à grand-chose tant qu'on fermera les yeux sur les causes.
Triomphe de la démagogie et du simplisme
En aparté, une brave dame me fait cette remarque :
« Mais alors, comment expliquez-vous qu'il y a des petits voyous qui n'ont que dix ans ! Ils ne peuvent pas être au chômage, à dix ans ! Vous voyez bien que vous n'avez pas raison ! »
Terrible raccourci de la pensée, effrayante simplification. Mais l'exemple vient de très haut. Suite aux émeutes de 2005, le président Sarkozy n'avait pas hésité à affirmer :
« Il est faux de dire que ces troubles ont des causes sociales, la preuve : tous les chômeurs ne tirent pas sur les policiers ! »
Bien sûr, aucun des journalistes présents n'avaient cru bon de relever l'énormité du sophisme. Car d'après un tel raisonnement, on pourrait tout aussi bien affirmer :
« L'alcool au volant n'est pas dangereux, puisque tous les conducteurs ivres n'ont pas d'accident. »
Et ce qui est le plus triste, c'est bien de constater combien cette pensée TF1-Sarkozy, faite de démagogie et de simplisme, a aujourd'hui triomphé. La plupart des intervenants de ce débat semblait partager une certitude : quel que soit le milieu, le quartier et la famille dans lesquels nait un individu, il aurait également le « choix » de devenir ou non délinquant, de réussir ou non à l'école, de s'intégrer ou pas dans la société, etc.
Alors même que toutes les études sociologiques et statistiques mettent en évidence l'influence massive des déterminismes sociaux, culturels et économiques.Il y a de cela presque deux siècles, Victor Hugo exprimait cette idée magnifique : « Quand on ouvre une école, on ferme une prison. » S'il avait assisté à cette réunion endoumoise du 29 mai 2009, il en serait sans doute ressorti bien amer.
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De zénon denon 84
Bonne | 15H57 | 08/06/2009 |
OUI, bien amer,comme vous dites !
Il n'en reste pas moins vrai que dans bcp de réunions,
de ce type ,les mêmes propos ressortent ,
comme s'ils étaient de bon sens ,ce que je ne crois pas du tout .
Je suis convaincu que la seule porte de sortie
est, et reste l'exemplarité .
Malheureusement ,au plus haut de notre République,
le mauvais exemple est souvent donné .Et régulièrement .( ! )
La aussi ,triste constat. !
à zénon denon 84
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 16H04 | 08/06/2009 |
Un homme s'est résolu à démanteler tout ce qui fait notre environnement social. Aidé par les médias, les forces dites de maintien de la paix, par la désagrégation de l'enseignement grâce à des instructions à la fois ineptes et péremptoires, il est bien en passe de réussir !
à Gotch
De zénon denon 84
Bonne | 19H07 | 08/06/2009 |
« Résister se conjugue toujours au présent “
Madame Lucie Aubrac .
De Naradamuni
sans | 16H21 | 08/06/2009 |
Marc Rosmini = +++++
De erqzor
Détecteur de Greenwashing | 16H40 | 08/06/2009 |
Bel article,
Les causes : le manque de vivre ensemble, l'éloignement aussi spatial que social, les 10 autres mois en bas des tours…
à erqzor
De ismet222
democrate | 20H54 | 08/06/2009 |
faux en fait car Marseille est fait de villages on passe d'une rue aux belles vitrines de luxe et une autre très populaire. Le mélange existe bel et bien c'est ce qui fait le charme de Marseille. Au vieux port on mélange HLM et immeubles de luxes ; on remonte quelques mètres et on arrive à Noailles, quartier populaire ou se mélange toutes les nationalités du Magrheb et toutes senteurs des épices du moyen orient. on continu et arrive au cours julien, culture, art, jeunes ou moins jeunes et toujours avec ce mélange agréable des populations et classes sociales. Toute la ville n'est pas comme cela, certes, mais Marseille est unique en ce sens. Vrai qu'il reste les quartiers nord à intégrer et ça c'est un gros travail. Mais je ne crois pas que les Marseillais aient de leçon à recevoir sur l'intégration car ici elle se fait et depuis déjà longtemps et nous en sommes très heureux, contrairement à d'autres grandes villes. Notre ville reste calme quand les banlieues ailleurs s'embrasent, Pourquoi car ici on connait les difficultés et cramer la voiture de son voisin qui bosse n'est pas dans la mentalité. Il y à des cas, mais que des cas.
De alberte
Sage-femme retraitée | 17H27 | 08/06/2009 |
Voilà ce q » il arrive lorsque l » on monte les gens les uns contre les autres. Le tissus social s » effiloche, les gens se gettoïsent, l » incompréhension et les incivilités s » installent
De alberte
Sage-femme retraitée | 17H28 | 08/06/2009 |
Voilà ce q » il arrive lorsque l » on monte les gens les uns contre les autres. Le tissus social s » effiloche, les gens se gettoïsent, l » incompréhension et les incivilités s » installent
De miremond 34942
17H59 | 08/06/2009 |
oui c est le genre de discussions auquelles on a du mal à faire face à marseille ! ! c est pourtant une ville qui est peuplée d'enfants et petits-enfants d'immigrés ! ! c'est désespérant ! ! voir les 8,49 du FN en PACA
De ismet222
democrate | 20H40 | 08/06/2009 |
Etrange que tout cela, je vais à Malmousque régulièrement et pourtant je ne vois rien de réellement contraire à ce qui ce fait ailleurs.
En revanche, je comprends que les habitants de ce « quartier public » souhaitent être tranquilles chez eux, entre bons blancs. Le problème est que les habitants qui prétendent faire de ce lieu magnifique un espace privé et clos sont pour beaucoup des parisiens BOBO qui ce sont progressivement appropriés les lieux. Ils ne souhaitent pas retrouver ce qu'ils avaient à Paris ou en région parisienne. Ils n'ont aucun respect pour ce qu'est Marseille, cette ville ou les mélanges sont de mise et traditionnels.
C'est vrai et je dois être franc que j'évite les endroits ou descendent les jeunes des quartiers nord pour l'agressivité donc font preuve certains d'entre eux. Je me fiche des bonnes consciences qui donnent des leçons, et j'affirme qu'il faut vivre parfois des situations difficiles qu'on ils déboulent en bande. J'assume ce RLB général et je comprend que l'on puisse ne pas souhaiter les descentes des quartiers nord à endoume ou ailleurs
. Et que l'on ne nous donne pas de leçon ou alors que nos fameux BOBO de gauche de la gauche viennent vivre ici et qu'ils assument avec sourire et sans broncher les insultes et les haines.
En revanche, je ne crois pas un mot des allusions racistes, car Marseille n'est pas PARIS. C'est une ville cosmopolite ou les mélanges de nationalités sont nombreux et partout, quartiers nord comme centre ville.
à ismet222
De con-dor-sait
très actif | 21H08 | 08/06/2009 |
écrire que les bobos parisiens ne sont pas les bienvenus, n'est ce pas quelque part une autre forme de racisme ? Quant à l'absence de racisme à Marseille, il n'y a qu'à voir les résultats électoraux du Front National (dimanche la liste de M LE PEN a obtenu 11,6 % alors que globalement sur l'ensemble de la France, le FN arrive à 6%) pour voir que le racisme non dit y est beaucoup présent. Le comportement de certains jeunes issus de l'immigration parfois violents, parfois porteurs d'un « racisme anti-blanc » est surtout la preuve d'un formidable échec éducatif, on peut que les filles tombent beaucoup moins dans cette attitude. Alors, souhaitons que la femme soit l'avenir de l'homme et que le développement réel des couples dont les conjoints sont différents religieusement et culturellement amene les mentalités à changer. Les Espagnols et Italiens d'entre les deux guerres ont souffert du racisme et sont aujourd'hui complètement insérés dans le moule républicain.
à con-dor-sait
De ismet222
democrate | 22H00 | 08/06/2009 |
vous n'êtes sans doute pas marseillais sinon votre discours serait plus réaliste, moins politique, moins orienté. Vrai que les bobos parisiens ne sont pas forcément les bienvenus. Vous savez pourquoi ? pour l'arrogance et le manque de mélange avec la population locale. si vous appelez raciste le fait de constater ce qui sociologiquement est un fait c'est que ce mot est galvaudé. Pensez vous que les électeurs du FN sont au centre ville ? ou dans les quartiers populaires ? dois-je vous redire que le FN il y à déjà quelques années à augmenter en même temps que le PC baissait ? Qui sont donc les électeurs du FN à votre avis ?
Personne ne parle d'absence de racisme à Marseille, mais elle moins forte qu'ailleurs, normal le mélange aidant.
Si je suis d'accord avec vous c'est effectivement le racisme anti-blanc, il existe c'est vrai et il s'agit bien d'un échec. Mais de quel coté est l'échec ? le manque d'intégration ? ou le refus d'intégration ?
Quand une femme se promène dans certaines rues ou quartiers, qu'elle est insultée pour sa tenue ou autre chose par une population étrangère ou d'origine, là je me demande pourquoi nous avons fait la révolution, 68 pour obtenir des droits et le respect. Devons nous accepter aussi le manque d'intégration d'étrangers ? devons nous accepter les insultes parce nous vivons selon notre culture librement ? pour moi c'est clair c'est non. tu viens, tu t'installes, tu as droit au respect et tu dois respecté les us et coutumes du pays. Et je vais être clair si les femmes libres de ce pays ne plaisent pas a ces messieurs venus d'ailleurs, si elles doivent subir insultes, réprimandes, il ne reste qu'une chose à faire repartir. Je me doute que par les extrêmes on va dire racisme, mais pour moi c'est simplement le respect.
Que l'on cesse de dire nous n'intégrons pas car beaucoup ne veulent pas s'intégrer. Je n'accepterai jamais que des populations qui refuse notre culture nos libertés me donnent des leçons sur la manière dont je vis et comment je m'habille. Les quartier nord de Marseille c'est ça aussi et il faut le savoir.
à con-dor-sait
De Tokani
Oldmole | 23H35 | 08/06/2009 |
Je crois que tu as raison tu dis que la Femme est sans doute la Clef d'un avenir en commun .
Malheureusement le voile Islamique va se charger de séparer les jeunes gens et jeunes Femmes dEthnie ou de religion différente en faisant en sorte qu'il ne puisse plus se rencontrer…
Le voile Islamique sert avant tout à cela SEPARER la femme du corps social lui éviter la souillure d'un rapport ou d'un regard avec un non Musulman et empêcher l'intégration des valeurs républicaines d'émancipation… Espagnoles et Italiens de culture Latine ont connu la pauvreté voir le racisme mais l'Ecole Républicaine d'alors pratiquait L'ASSIMILATION qui seul permet une incorporation réelle dans la nation . Ce qu'on appel Intégration ou France plurielle est une utopie …
De Gat-ze
[enfileuse de perles] | 21H32 | 08/06/2009 |
Je crois que malheureusement, la politique du « diviser pour mieux régner » a bien pris…
Monsieur Rosmini, nous avons les mêmes à Notre Dame du Mont (les gens du CIQ, j'entends…). Et les clochards par-ci, et les drogués par-là, et les jeunes de Noailles qui n'ont rien à faire là (c'est bien connu, la Plaine appartient aux habitants de la Plaine), et blablabli, et blablabla… Mais à part regarder au bout de leur nez, j'ai l'impression qu'ils ne savent pas faire grand chose d'autre…
Quel dommage que vous ayez gardé vos impression et vos questions pour vous. Ce serait sans doute parti au clash, ces personnes me semblent fort hermétiques, m'enfin… peut-être qu'il leur faut un bourrage de crâne dans l'autre sens (non, l'étranger n'est pas une menace…).
Bon courage en tous cas !
à Gat-ze
De Marc Rosmini
(auteur)
Prof de philosophie | 23H23 | 08/06/2009 |
Comme vous l'avez lu, je n'ai pas gardé toutes mes remarques pour moi… et heureusement car, ce jour là, j'étais le seul citoyen à porter cette parole.
Cela dit, toutes les réactions que je viens de lire me redonnent un peu espoir !
Bon courage, en effet… Il en faut, en ce moment.
De Vincent_C
Bientôt libre | 06H41 | 09/06/2009 |
N'OBEISSEZ JAMAIS - L'INCIVILITE POSITIVE
Après presque deux décennies à servir mon pays, dont la moitié dans les forces armées, je n'ai pas la crédibilité nécessaire pour appeler à l'insurrection, qu'elle soit civile ou militaire. En fait, j'ai même un profond respect pour l'autorité. Sans autorité, les plus forts, ou les plus sournois, ou les mieux armés, imposeraient leur loi ; et pour maintenir le système dans la situation qui leur serait la plus favorable, ils auraient eux-mêmes recours à une forme d'autorité. On voit tout de suite le coté le coté ridicule de la chose.
On a toujours voulu faire croire aux esclaves que la situation qui leur était réservée était ce qu'il y avait de mieux pour eux, et cela n'est pas prêt de s'arrêter.
UN CONTRAT SOCIAL A LIRE ENTRE LES LIGNES
Je n'appelle pas à l'insurrection car face à la barbarie moderne des multinationales, le remède serait probablement pire que le mal. J'appelle en revanche, fermement, à la désobéissance.
Comme je vous l'ai dit, l'autorité ne me rebute pas, en fait je la considère comme un outil. Toute tâche qui nécessite plusieurs acteurs ne peut se faire sans un minimum de coordination, hors avoir un projet de société est peut-être la tâche la plus grande et la plus noble qui requiert une telle coordination.
Ce que je fustige en revanche, ce sont les raisons qu'on nous donne pour légitimer cette obéissance considérée désormais comme naturelle.
Des soldats sont partis pour défendre le monde libre contre des terroristes alors qu'ils imposent un colonialisme dont la finalité est de piller les richesses d'un pays.
Des ouvriers se font servir des discours sur la fiabilité et l'amour du travail bien fait alors qu'ils sont là pour enrichir une entreprise.
Des fonctionnaires s'engagent par sens du servie public, alors que leur recrutement n'a parfois pas d'autre but que de faire baisser les chiffres du chômage et de maintenir ainsi la paix sociale.
LE MOMENT OU TOUT BASCULE
Bien sûr, on met du temps à se rendre compte de tout ça. On garde nos idéaux le plus longtemps possible, et quand on n'arrive même plus à faire semblant d'y croire, on est déjà installé, père ou mère de famille, dans un logement pas forcément très confortable mais dont on sait qu'on ne peu pas espérer mieux ; alors on continue.
On nous a menti assez longtemps, et on pourrait même finir par croire que c'était pour notre bien.
Le jour où tout bascule il ne reste que trois solutions : l'allégeance, la déprime, ou la rupture.
L'allégeance : On a plutôt réussi, on a un beau logement et une famille présentable, on va continuer à se gaver le plus possible et si on en a trop à la fin, ça servira pour les petits.
La déprime : On a une vie de merde, mais on continue à faire comme si c'était ce qui pouvait nous arriver de mieux, les jours où l'on y arrive plus, on boit un peu plus que d'habitude, ou on prend des tranquillisants.
La rupture : si elle ne peut pas être constructive, alors elle sera destructive…
à Vincent_C
De zénon denon 84
Bonne | 08H26 | 09/06/2009 |
J'aime assez votre remarque :
« On nous a menti assez longtemps,et on pourrait
même finir par croire que c'était pour notre bien “ ! ! !
diable ,comme cela me semble juste ,
donc vive la rupture …
D'autres dernièrement ont même écrit
et avec talent ‘L'insurrection qui vient
comme quoi, voila bien des passerelles
qui vont nous mener à autre chose …
A condition ,bien sûr ,de le vouloir et de reconstruire .
Courage _nos anciens ,_parmi les meilleurs ,
nous surveillent du coin de l'oeil ! ! !
De jma14
11H19 | 09/06/2009 |
Le problème ne relève pas de ce quartier, mais des mentalités à Marseille. Pour y avoir habité 5 ans, les incivilités sont légions courantes et cela va de l'homme d'affaires à aux délinquants. Ces derniers à qui la police et les poltiques ont donné tous les droits,ne sont qu'anecdotiques.
La culture de la « médiocrité », c'est à dire le nivellement par le bas à trouver son terrain de jeu à Marseille, elle en est poussée à l'extrême.
Ce qui est arrivé à Marseille, arrive de manière plus incinueuse en France. Pour Marseille il est déjà trop tard. Même si nous trouvions la solution, les changements de cette nature prendrai des décénies. Notre monde moderne ne connait pas cette unité de mesure.
Grace à mes années passées à Marseille, j'ai découvert que s'était avec des « voisins instruits et conscients » que notre esprit grandisait. Notre civilisation occidentale est morte.
Encore quelques années en France et je vais pouvoir enfin partir de ce bourbier.
De clarka
journaliste | 11H46 | 09/06/2009 |
Saint Marc Rosmini
Drapé dans votre supériorité de professeur, vous vous permettez de juger vos voisins tels de gros beaufs racistes et fascistes. Evidemment, vous répondrez que vous n'avez jamais utilisé ces termes, et que c'est de moi que vient ce jugement. Mais pourtant, c'est bien ce que je lis entre les lignes.
Comme bon nombre de vos confrères, vous usez d'un ton professoral pour nous expliquer à quel point les gens sont bêtes et méchants (surtout les français moyens), qu'ils n'ont pas votre ouverture d'esprit et votre tolérance. Vous vous donnez d'ailleurs un très bon rôle : le sage face à une assemblée de harpies…
Je ne remets pas en cause le fond de vos propos à savoir les causes de ces incivilités, la ghettoîsation, la discrimination…
Perché dans votre idéologie de bienfaisance, vous ne reconnaissez à aucun moment que se faire cracher dessus, reste l'acte d'un sale petit con. Vos remarques sont indécentes pour les gens qui vivent dans des quartiers pourris et qui subissent ces incivilités tous les jours de l'année et pas seulement l'été, dans votre joli quartier..
Alors oui, la repression n'est surement pas la solution, la rue appartient à tout le monde…Diffcile d'être contre ces lieux communs…
ENfin je ne vous serez jamais assez reconnaissante pour m'avoir ouvert les yeux sur les medias et notamment le grand méchant TF1 sarkozyste, responsable de tous les maux.
Un article aussi simpliste sur Rue 89, c'est vraiment décevant
à clarka
De ismet222
democrate | 21H12 | 09/06/2009 |
He bien on peut pas dire que vous êtes très ouverte, je dirai même que vous êtes insultante, méprisante. J'ai l'impression de revivre l'époque de PRAVDA. Qui plus est vous êtes totalement hors sujet et à coté de la plaque. Vous tentez de faire culpabiliser ceux qui préfèrent autre chose et pensent différemment. La bonne âme qui donne des leçons derrière son clavier a des personnes qui vivent l'agression chaque jour. Vous avez le beau rôle à jouer le redresseur de tord, le Superman du net, vive les méchants à bas les autres.
Si vous êtes journaliste vous avez oublié une chose l'objectivité, c'est un vrai travail de journalisme. Votre commentaire n'en est même pas un car il est en quelque sorte un mélange méprisant de non sens.
De portissol83
sans | 09H55 | 10/06/2009 |
je suis assez d'accord sur le fond avec votre article, meme si je peux un peu comprendre que certains le taxent de moralisateur, il l'est un peu. Mais le message est clair, je crois qu'il n'est pas forcé d'aller chercher 50 000 choses « entre les lignes », chacun peut l'interpréter comme il l'entend, pour ma part, je ne disserterai pas la-dessus ; juste, j'apporterai qq elements.
Connaissant bien le quartier de Malmousque - je m'y rend regulierement l'été - je connais bien l'affluence qu'on y trouve sur cette presqu'île. Les désagréments tournent autour du bruit, du passage, du stationnement et donc parfois autour d'incivilités, voire d'actes violents. Alors ne melangeons pas les torchons et les serviettes. Les habitants de ce quartier veulent une certaine tranquillité - ce n'est pas un reproche mais bien un droit. L'ennui, c'est qu'avec autant de passage, le bruit, c'est le tarif minimum ; les actes violents, c'est autre chose, et là, c'est bien plus condamnable.
Que les riverains s'inquiètent de ces actes, c'est légitime. Ils ne les inventent pas, mais peut-etre ont-ils tendance à les interpréter à leur sauce…
J'ai été témoin à l'été 2008 d'un chaos pas possible dans les rues de Malmousque (rues etroites, à sens unique), la circulation etait bloquée complet, et au beau milieu, une riveraine etait coincée ! Alors, oui, je comprends son énervement, mais j'en ai presque rigolé quand cette personne est sortie de sa voiture - non pas pour tenter de faire circuler - pour aller expliquer à tous les conducteurs bloqués - comme elle - que c'etait lamentable ce qu'il se passait, que ELLE, elle etait riveraine, et qu'elle n'avait pas à être emmerdée par autrui, etc…
Malmousque, c'est un tres bel endroit, d'où sa frequentation l'été venu. Ca n'est pas sans causer des soucis. Mais y a soucis… et soucis ! …
Quant aux raccourcis qu'on entend ici et là, malheureusement, ils sont légions, et selon moi, Sarkozy n'y est pas pour rien là-dedans… Ce n'est pas un sentiment anti-sarkozy primaire - car en ce moment, on en est vite taxé - mais un sentiment bien réel.