
Réforme de l'université : une contestation exemplaire
Depuis maintenant plus de trois semaines le mouvement de protestation dans les universités françaises ne cesse de s'accroître. Ce mouvement est exemplaire en bien des points et pour cette raison ne s'arrêtera pas sans des changements radicaux dans la façon gouvernementale de s'occuper de l'enseignement supérieur et la recherche.
Retour en arrière : le 22 janvier, alors que se tenait la première réunion de la coordination nationale des universités qui appelait l'université à « s'arrêter » le 2 février si le gouvernement ne revenait pas sur certaines réformes, le président de la république faisait un discours sur la recherche et l'innovation qui a mis le feu aux poudres. Pour beaucoup de personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, ce discours a été pris pour ce qu'il était : une déclaration de guerre.
« L'université n'est pas une entreprise »
Beaucoup de personnels sont alors entrés en résistance contre la politique du gouvernement sur un sentiment de ras-le-bol. Cependant, depuis le mouvement de protestation a beaucoup évolué et ne peut plus s'apparenter seulement à un refus des réformes. Il suffit pour cela de lire les slogans qui fleurissent dans les manifestations : « non à l'université bling bling », « l'université n'est pas une entreprise, le savoir n'est pas une marchandise »…
Ce mouvement a permis à une grande partie du monde universitaire de mettre des mots sur des sensations ressenties et non exprimées pour l'instant : ce gouvernement confond recherche et innovation, il confond également connaissance et diplôme. Pour ces raisons fondamentales l'évaluation quantitative n'apportera pas de réponses pertinentes à toutes les véritables questions que pose aujourd'hui l'évolution de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Pour ces mêmes raisons le mouvement tend actuellement à se propager au monde éducatif dans son ensemble. La politique mise en place dans l'enseignement supérieur et la recherche aura des répercussions directes sur l'enseignement primaire et secondaire (réforme dite de la masterisation).
Contre une éducation basée sur la compétition et l'évaluation punition
Mais plus encore, c'est contre une vision de l'éducation basée sur la compétition et l'évaluation punition que les terrain d'entente entre les différentes luttes sont les plus larges : refus de l'évaluation en CM2, non au fichier base élève, réforme du lycée, des lycée pro… et partout, et toujours des suppressions de postes massives et des conditions de travail qui empirent année après année.
Un appel à la grève reconductible à partir du mardi 10 mars a été lancé par les collectifs parents enfants le 7 février dernier sur le slogan « De la maternelle à l'université, contre la casse du service public d'Education, exigeons le retrait des réformes Darcos/Pécresse ».
L'exemplarité du mouvement des universités tient également à la diversité de la forme que prennent ces mobilisations : des grèves, des manifs, des blocages de sites universitaires mais aussi des cours en plein air, dans les transports publics, des lettre de protestation émanant de présidents d'universités ou de personnalités scientifiques de renommée internationale, des pièces de théâtre… C'est à l'université qui saura trouver la forme de protestation la plus originale, la plus festive et évidement la plus médiatique.
Les personnes mobilisées sur les différents campus depuis trois semaines ont déjà beaucoup appris, beaucoup réfléchi et savent à présent pourquoi ils ont ressenti autant de dégoût lors du discours du président de la république le 22 janvier. Ce mouvement est parti sur un air de contestation mais les gens savent à présent pourquoi ils luttent, ce qu'ils rêvent de l'université et ce qu'ils refuseront : ils ne s'arrêteront pas de lutter sur une mesurette gouvernementale de plus.
Capture d'écran vidéo : Manifestation contre les projets de réformes à l'Université, Marseille, 5 février 2009 (Rémi Leroux/Rue89)
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De Kakayak
12H54 | 22/02/2009 |
C'est bien d'écrire à propos de la loi modifiant le mode d'évaluation des enseignants chercheurs. cependant, il faut souligner le fait que les universitaires protestent aussi contre la réforme du mode de recrutement des professeurs.
à Kakayak
De Commandant Bubulle
13H30 | 22/02/2009 |
En effet, il est regrettable que les médias ne s'intéressent pas davantage à cette réforme désastreuse.
De Jack Sullivan
en boule | 13H04 | 22/02/2009 |
Je n'ai jamais compris quelle pouvait être la pertinence de réformes élaborées et portées par des gens qui ne sont jamais passés par l'université, et qui ne la connaissent que par ouï-dire.
à Jack Sullivan
De in girum
16H39 | 22/02/2009 |
Jack, je vous conseille le film obama versus sarkozy sur day'mo visible sur mediapart libre. un film croisé sur deux options de discours présidentiels à propos de la recherche.
attention, même prévenus, ça fait mal …
édit : 16.37 la vidéo est en ligne dans la rue. chic !
à Jack Sullivan
De Bodicae
volontaire en Pologne | 19H00 | 22/02/2009 |
Tout a fait d'accord !
De supprimé à la demande du riverain 27.02.09
13H29 | 22/02/2009 |
Voilà un bel article creux, plein d'autosatisfaction niaise, avec bcp d'autocongratulation qui masque les véritables raisons, inavouables de la grève ! Cette grève est une honte ! Les planqués défendent leur fromage, viennent défendre les chercheurs fonctionnaires qui ne trouvent jamais rien, mais sont grassement payés, un système où l'absentéisme atteint des taux phénoménaux. Et pourquoi ces messieurs-dames ne veulent-ils pas enseigner aussi, 2 ou 3H par semaine ? Parce qu'il faut préparer des cours et corriger des copies ? Parce qu'on préfère la recherche sur canapé ? Parce qu'on ne veut pas de contrôle ? Exiger des résultats, c'est un crime de lèse-intelligentsia ! c'est de l'affreux libéralisme ! Bas les masques, messieurs les grévistes ! Il ne faut pas céder, Sarko !
à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
De Jack Sullivan
en boule | 13H36 | 22/02/2009 |
Et gna gna gna….
Don't feed the troll.
à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
De Juanita Pablo de Tagéno
Epouse virtuelle de Tagada | 13H41 | 22/02/2009 |
Ah voici mon chéri rentré de la messe et plein de courroux envers les vilains grévistes alors que Dieu est amour !
Comme je disais dans un précédent post Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, avec sa découverte du virus de la rage.
à Juanita Pablo de Tagéno
De Jack Sullivan
en boule | 13H44 | 22/02/2009 |
Ah Juanita vous tombez bien, je voudrais vous demander de cesser d'interdire votre lit à Paul-Marie, visiblement la frustration le rend fou et il n'a de cesse que de déverser son fiel un peu partout. Courage, madame ! c'est pour la France.
à Juanita Pablo de Tagéno
De Juanita Pablo de Tagéno
Epouse virtuelle de Tagada | 13H50 | 22/02/2009 |
Paul-Marie chéri manifestons ! J'ai préparé ton slogan : Moins-de-fonctionnaires, plus-de-milliardaires ainsi que ta petite pancarte : Sarko option catho au bac pro !
à Juanita Pablo de Tagéno
De in girum
15H07 | 22/02/2009 |
Juanita, s'il vous plait, faites que Popol Marie ne se reproduise pas pendant la sieste.
à Juanita Pablo de Tagéno
De karlM
14H41 | 22/02/2009 |
Que des politiques dépassés et ignares réforment la recherche c'est grave.
Que Pasteur, inventeur de rien et menteur invétéré soit adulé par des français obsédés de techno_science c'est grave.
Que mes euros soient utilisés pour une chimère comme ITER, futur Concorde ou Superphénix, c'est grave.
Que des mandarins fonctionnaires post-soixante huitard recrutent leurs amis comme enseignant chercheur, c'est grave.
Réforme OUI mais avec des débats citoyens…
à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
De bleu horizon
15H16 | 22/02/2009 |
« mais sont grassement payés »
Traitement brut des maîtres de conférences (MCF)
début de carrière
2 068,85 € soit en net (charge sociale entre 13,71 % et 15,01 %) soit un peu moins de 1800 euros
après 2 ans
2 328,60 €
dernier échelon de la classe normale
3 741,25 €
dernier échelon de la hors classe
4 388,34 € soit 3700 euros
Pour rappel que les MCU ont bac plus 8 et généralement (dans l'immense majorité des cas) ont des post-doc de deux ans au minimun et généralement à plus de Trente ans(plutot 35) , ils commencent à 1800 euros… qu'elle honte pour le république (et accéssoirement pour vous)
par ailleurs La recherche scientifique se concentre dans une triade formée par les Etats-Unis (39,4% de la dépense mondiale de recherche et développement - R&D -), l'Union Européenne (26,2%) et le Japon (15%)*.
Cette distribution ne doit pas en masquer une autre, bien différente, qui relie l'effort de recherche aux économies des trois pays de tête. Pendant que la R&D représente respectivement 2,9 et 2,7 % du Produit Intérieur Brut du Japon et des Etats-Unis, l'Union européenne suit à 1,9 % seulement. Avec 2,2 %, la France se place donc au-dessus de la moyenne européenne, derrière la Suède (3,8 %), la Finlande (3,2 %) et l'Allemagne (2,4 %). la comparaison avec le PIB de ces pays avec le notre est révélateur de notre incurie sur notre stratégie politique.
De plus, nous le voyons bien la GB qui a tout basé sur son secteur banquaire souffre énormement de la crise , l'allemagne qui a un secteur secondaire basé sur l'innovation n'a pas souffert d'un Euros fort, alors que la France notre président s'exprimait contre un Euros fort jusqu'a ce que la chancellière allemande lui dise de se TAIRE.
Par exemple, le chiffre d'affaires des biotechnologies est de 53 milliards de dollars aux Etats-Unis et de 2,5 pour l'ensemble de l'Europe, au sein de laquelle la France occupe une place moyenne.
Toutefois, , la recherche française, malgré tout est considéré comme la 5ème mondiale, avec la dotation financière minable que nous connaissons, il y a de 3ans nous parlions de la fuite des cerveaux français au USA POURQUOI ? et pourquoi, les américains aiment nos chercheurs cette bande de nul (car peut être il sont bon ? ) . Le jour ou les entreprises considereront que les docteurs sont une élite indispensable pour une entreprise, pour une nation notre croissance sera un peu meilleure.
Par il faudra m'expliquer pourquoi les fonctionnaires de catégorie A +, les ministres, maires des grandes villes, les députés gagnent entre 4 à 10 fois plus que les chercheurs plus tous les avantages annexes
De PhiPoePsy
Etudiant à Strasbourg | 14H08 | 22/02/2009 |
Radicalisation et programme chargé pour les semaines qui viennent :
http://universitesenlutte.wordpress.com/2009/02/21/motions-de-la-4eme-co…
Par ailleurs, les occupations d'universités, les désobéissances civiles et les auto-organisations prennent de l'ampleur… A tel point que le mépris et l'ignorance du gouvernement devient jour après jour plus indécent.
De Commandant Bubulle
14H18 | 22/02/2009 |
Les médias ne relatent pas assez le fait que les manifestants et les grévistes protestent aussi contre la suppression du concours du CAPES. En effet, ce Gouvernement entreprend de remplacer ce concours par un master. Or, les orientations de cette réforme risquent d'être désastreuses pour l'Education nationale. En effet, cette nouvelle formation est trop théorique sur le plan didactique. De plus, la diminution des stages prévue par cette réforme risque de former des professeurs inexpérimentés. Tous les professionnels de l'éducation sont opposés à cette réforme, y compris ceux qui sont les plus critiques vis à vis de l'état de l'Education nationale. Ce projet de master ne peut s'expliquer que pour des raisons d'économies. Il est donc urgent que les médias alertent l'opinion de ce danger. De plus, il convient d'associer l'Education nationale à ce mouvement ; pour qu'il ait plus de chances de réussir, il doit être étendu.
De Bardamu
difficile | 14H56 | 22/02/2009 |
Oui, bon, je comprends que le enseignants-chercheurs soient attachés à leur statut : 192 heures d'enseignement dans l'année, ça correspond à un peu plus de trois mois de travail d'un agrégé dans le secondaire…
Quand on sait en plus que très souvent ils se débrouillent pour faire faire le sale boulot (corrections pléthoriques, préparations aux concours…) par des PRAG, en leur faisant miroiter une place en faculté que ces derniers n'obtiendront jamais…
Eh bien, curieusement, on a un peu de mal à les plaindre.
à Bardamu
De Subterranean
Etudiante | 14H59 | 22/02/2009 |
L'aigreur de certains fait peur à voir… Combien de fois faudra-t-il répéter que l'enseignement ne constitue qu'une partie des missions de l'enseignant-CHERCHEUR…
Si les E-C sont en lutte, c'est bien pour leur amour de l'enseignement, qu'on voudrait transformer en « punition »… C'est également pour préserver ce qu'est et doit rester l'université, un lieu où l'on apprend à apprendre, à réflechir de façon critique, et non pas un lieu où l'on nous abreuverait de connaissances sans réflexion. Il est pour cela indispensable de ne pas séparer enseignement et recherche.
Pour ceux qui parlent des chercheurs « qui ne trouvent rien », tant de bêtise, c'est sidérant… N'est-il-pas évident que la recherche est quelque chose qui se construit sur une longue durée, et pas sur des objectifs courts d'« utilité » et de « rentabilité » immédiate… D'ailleurs, le plus important dans la recherche n'est probablement pas de trouver, mais de poser les questions.
Il s'agit simplement de savoir dans quelle société nous voulons vivre, une société de la satisfaction immédiate, du manque de recul et d'esprit critique, de fast-food de la culture et du savoir, où une société qui sait s'analyser et se critiquer, où l'on prend le temps de réfléchir en profondeur à des questions fondamentales mais bien évidemment non « rentables »…
à Bardamu
De in girum
15H00 | 22/02/2009 |
il y a tromperie, Bardamu, vous affichez une étiquette difficile, et pourtant vous vous laissez aller à la facilité en propageant des informations complètement fausses. soyez plus difficile avec vos sources, vous allez y gagner en crédibilité.
à in girum
De Bardamu
difficile | 16H54 | 22/02/2009 |
J'attends avec amusement que vous me montriez en quoi mes informations sont fausses…
à Bardamu
De in girum
18H42 | 22/02/2009 |
°Quand on sait en plus que très souvent ils se débrouillent pour faire faire le sale boulot (corrections pléthoriques, préparations aux concours…) par des PRAG, en leur faisant miroiter une place en faculté que ces derniers n'obtiendront jamais…°
vous nous livrez un scénario, Bardamu, avec un petit talent pour la fiction et une attirance pour la caricature. vous partez d'un postulat idéologique plutôt facile servi par les mots flous, généralisants et/ou péjoratifs et votre méthode a l'avantage de dévaloriser son sujet : on sait, très souvent, débrouiller, faire faire, sale boulot, pléthoriques, miroiter …
vous faites d'une anecdote (peut être réelle) une vérité universelle : à partir de votre description approximative, partielle et partiale, vous déduisez que toutes les anglaises sont rousses. c'est peu scrupuleux pour un scientifique. mais pas de quoi crier viens voir. les généralisations sont communes chez les gens pas difficiles.
elle vous sert à quoi la pelle ? allez, Bardamu, creusez !
à Bardamu
De Folleavoine
Limougeaud | 17H19 | 22/02/2009 |
Cher Bardamu
Oublions la recherche et ne parlons que du reste en vrac : ce sont les profs et les maîtres de conf » qui définissent les maquettes, les emplois du temps, les charges de service, les offres de formation, les formes de contrôle de connaissances et des évaluations, qui inventent les Masters, qui mettent en place les filières et qui digèrent les réformes à votre place, qui organisent les colloques, qui animent des séminaires au bout du monde et qui gèrent les relations avec les entreprises. Les PRAG arrivent ensuite pour assurer une part des enseignements ainsi définis. Bref, les universitaires peuvent fonctionner sans les PRAG mais les PRAG ne pourraient pas fonctionner sans les enseignants-chercheurs-administrateurs… Non, je rigole. Vous voulez vraiment vous taper 20 à 30 heures hebdo d'administration et de secrétariat ?
De caro
délinquante avérée | 15H03 | 22/02/2009 |
la lutte de tous les personnels de l'éducation nationale est exemplaire à tout niveau, depuis les instituteurs jusqu'aux professeurs. Seulement, j'ai bien peur que cette lutte franco-française ne puisse déboucher sur une réelle révision des réformes imposées. Not'bienaiméprésident l'a bien dit lors de ses interventions, il veut mener les réformes au bout.
Les manifestants ont oublié l'AGCS et la privatisation des services, dont l'éducation. Sans un élargissement de la lutte, sans un mouvement européen et même au-delà de l'Europe, ne va-t-on pas vers l'échec ?
Une vidéo en copyleft à diffuser partout explique l'AGCS
Ca_commence_a_fremir
envoyé par Costantino
Profiter de la crise mondiale pour exiger une remise à plat de l'AGCS et l'OMC ?
à caro
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 16H24 | 22/02/2009 |
Bonjour Caro !
Excellente idée de remettre sur le tapis l'affaire de l'AGCS, qui transforme tout et n'importe quoi en marchandise. Les nouvelles dispositions en projet qui veulent régenter les archives sonores sont de la même eau. Combien de bénévoles ont expressément donné leur accord pour une utilisation gratuite et sans contrainte de leurs témoignages, explications, petites histoires du passé, au bénéfice de tous ! Cela n'entrerait pas dans le cadre, alors : les effacer ?
Il y a là le conflit frontal et inconciliable entre deux conceptions de la vie, de ses bases, de ses motivations, de ses buts. Raisonnablement, on peut penser que l'option libre triomphera à très long terme : mais à quel prix ? Plus tôt la monnaie sera rétrogradée à sa vraie place, celle d'un simple moyen d'échange, et non d'un but en soi, plus tôt les rapports humains seront enfin assainis : il ne faut pas hésiter à proclamer que la recherche de l'argent pour l'argent relève tout simplement de la psychiatrie….
à caro
De Bodicae
volontaire en Pologne | 20H17 | 22/02/2009 |
Un grand merci pour l'info sur l'AGCS…
Document passionnant bien que terrifiant !
De RAFOUNET
travailleur indépendant | 19H07 | 22/02/2009 |
faut peut-être vous dire que tous les chercheurs ne sont pas tous égaux…
ceux qui sont le plus remontés contre cette juste réforme sont, je cite, les chercheurs en :
- histoire de l'art
- art du spectacle
- philosophie
à RAFOUNET
De caro
délinquante avérée | 20H04 | 22/02/2009 |
un seul mot : FAUX
tous les scientifiques, juristes, et littéraires sont touchés
De Impasse
fonctionnaire | 22H08 | 22/02/2009 |
Des apprentis politiciens de 20 ans conduisent l'université de France, l'une des plus vielles du monde, dans le mur depuis 40 ans… avant de prendre leur carte au PS ou au PC. La teneur des réformes n'y est pas pour grand chose de toutes façons- aucune n'étant bonne par définition, d'autant plus qu'elle vient d'un gouvernement de droite. Il faut bien que jeunesse se passe… et futurs chomeurs se préparent.
De INCOMPREHENSIBLE
secretaore | 14H05 | 23/02/2009 |
Je suis sidérée par ce titre : contestation exemplaire… Où est l'exemplarité lorsqu'on oblige les jeunes à porter des brassards attestant de leur soutien à la grève sous peine de se voir refuser l'entrée des amphis ?
Mais je pense que je vais en prendre plein mon grade comme Paul-Marie… Dès qu'on n'est pas 100 % pour les grèves, 100 % dans la contestation, 100 % dans le dénigrement… on est forcément des fascistes, des sarkozistes (insulte suprême).
Et oui, cette démocratie que vous revendiquez, j'ai le droit aussi de la revendiquer… et je trouve détestable cette pratique de justifier ces actions « tendancieuses » parce que « mes revendications sont légitimes ». Je suis désolée, mais, en ce qui me concerne, la fin ne justifie pas les moyens. Le respect cela se mérite (des deux côtés) et la communication est également bi-partite (ce n'est pas d'un côté j'impose mes réformes, et de l'autre j'impose que tu retires tes réformes). Les deux protagonistes ont tort, et il n'y a pas le méchant sarko et les gentils professeurs chercheurs victimes. Que la France devienne enfin adulte et responsable ! ! !
à INCOMPREHENSIBLE
De ouestside
poète | 17H31 | 23/02/2009 |
Mais où avez-vous vu des jeunes obligé à porter des brassards ? Il faut immédiatement dénoncer ces agissements à Sarkozy. Quel scandale !
Dans mon université cela se passe différement, je vous l'assure. Pas de brassards mais des discussions ouvertes, passionnantes. Un véritable débat s'est instauré entre les tenants des différents moyens d'actions car en l'occurence (il s'agit d'une fac scientifique) 90% des gens sont scandalisés par le contenu de ces contre-réforme et le discours de notre cher président le 22 janvier dernier.