
Sans-papiers : le grand marché des demandes de régularisation
Suspectée de profiter du « marché » des régularisations de sans-papiers, une association marseillaise renvoie la responsabilité à l'Etat.

Ce sont de vieilles étiquettes cartonnées que se revendent entre-eux les sans-papiers marseillais. Des bouts de papier. Dessus sont inscrites les coordonnées d'une association qui les aide à constituer leurs dossiers de demande de titre de séjour.
Au mieux, cette association assure-t-elle aux requérants l'obtention d'un rendez-vous au bureau des étrangers de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Un rendez-vous qui les protège certes contre toute expulsion le temps de l'examen de leur dossier, mais un rendez-vous qui a un coût : jusqu'à 600 euros pour deux personnes.
Dans le petit monde des sans-papiers de Marseille, le nom de l'association s'est répandu à toute vitesse. Arime, pour Association régionale pour l'insertion et la médiation. Un sésame.
Un accélérateur de procédure…
Sihem est algérienne. Elle vit en France depuis cinq ans avec son mari et ses enfants. Comme de nombreux sans-papiers, elle avait entendu parler de l'Arime comme d'un accélérateur de procédure, sorte de turbo vers une régularisation. Elle a alors contacté l'association :
« J'ai été reçue par un monsieur qui m'a expliqué qu'il aidait les familles à déposer leur dossier en préfecture et que je rentrais dans les critères. Il m'a aussi fait comprendre qu'un dossier bien monté et présenté par un avocat avait plus de chances d'aboutir. »
Le « monsieur » en question lui explique que la procédure habituelle lui en coûtera 100 euros de frais de dossier -à verser à l'Arime-, et entre 250 et 300 euros par personne pour faire « viser » le dossier par un avocat.
L'association est installée dans un immeuble de bureaux très stratégique. Côté pile, l'entrée donne sur l'avenue du Prado, à un jet de pierre de la place Castellane (VIe arr.), quartier de Marseille plutôt bien fréquenté. Côté face, c'est la rue Saint-Sébastien où, à 200 mètres, se trouve le bureau des étrangers de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Bureau devant lequel, tous les jours à partir de trois heures du matin, des familles de sans-papiers font la queue dans l'espoir de décrocher l'un des rares tickets distribués par les services de la préfecture qui permet, ou non, d'obtenir un rendez-vous au cours duquel leur dossier sera examiné.
Une association au-dessus de tout soupçon ?
Dans les courriers qu'elle adresse à ses « clients », l'Arime se présente comme une structure « à but non lucratif et à vocation d'accompagnement et d'aide aux formalités ». Le secrétaire général adjoint de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Christophe Reynaud, précise par ailleurs que « l'association fait usage d'un papier à en-tête qui lui confère un caractère officiel qu'elle n'a absolument pas. Comme si l'Arime était autorisée ou agréée par la préfecture ».
Une stratégie qui, évidemment, fonctionne très bien auprès des personnes sans-papiers. Jean Sicard, militant du Réseau éducation sans frontières (RESF), explique que la réputation de l'Arime est telle aujourd'hui qu'elle a amené certains d'entre-eux « à se revendre l'adresse et les coordonnées téléphoniques de l'association ». Les rendez-vous effectivement obtenus grâce à l'Arime n'ont fait que renforcer sa légitimité.
« La personne que j'ai accompagnée dans ses démarches est convoquée en mai, poursuit Jean Sicard. Le jour où elle a déposé le dossier en préfecture, il y avait le président de l'Arime et l'avocat, mais c'était la première fois qu'elle le voyait. »
L'avocat en question est présenté par l'association comme « spécialiste du droit des étrangers » depuis plus de vingt ans.
« Cent euros ? un don associatif pour nos formalités »
Toutes ces éléments, le président de l'Arime, Michel Weber, les a confirmés à Marseille89. Il assure n'avoir « absolument aucun appétit financier » dans l'histoire et se dit très ennuyé d'apprendre que le nom de son association puisse générer une sorte de marché parallèle :
« Il est certain que lorsqu'une filière commence à avoir une certaine résonance, ça s'organise derrière. Mais moi, je rends service et si cela doit porter préjudice, je préfère arrêter. »
Il justifie ainsi les sommes réclamées pour monter des dossiers constitués de dizaines et de dizaines de pièces justificatives :
« Nous demandons une petite contribution de 100 euros pour nos formalités, qui est un don associatif, une participation aux frais de bureaux, car nous ne recevons pas de subventions. Ce qui bien sûr nous garantit une indépendance totale. »
Michel Weber assure enfin préciser à chaque fois le risque encouru par les requérants, à savoir « un refus d'admission au séjour avec obligation de quitter le territoire ».
La préfecture dément toute obligation de présenter une lettre d'avocat
Plus problématique est la position du président de l'Arime lorsqu'il assure que la préfecture réclame une lettre d'avocat pour pouvoir déposer une demande de régularisation. Michel Weber l'assure :
« C'est une orientation qui est recommandée par la préfecture pour obliger le préfet à prendre une décision dans un examen de dossier, sinon le préfet refusera de prendre le dossier au guichet. Ils s'en cachent, bien sûr, car étant un service public, ils ne peuvent pas dire que c'est payant. »
Or, à cet argument, qui légitime finalement toute l'action de l'Arime, la préfecture des Bouches-du-Rhône oppose un démenti catégorique. Son secrétaire général adjoint, Christophe Reynaud :
« Nous n'exigeons nullement la présentation par un avocat ou un intermédiaire du dossier de demande de régularisation, c'est faux, entièrement faux. Si la personne souhaite se faire accompagner, évidemment qu'elle le peut. Mais il n'y a là aucun caractère obligatoire et, surtout, aucune intervention de ce type n'est susceptible d'accélérer ni de retarder le traitement du dossier. »
Ce que réfute à son tour Michel Weber :
« Il y a aujourd'hui un automatisme au niveau du guichet et je vous le démontre quand vous voulez. C'est dans les us et coutumes locales et ça ne se passe pas ailleurs, ni à Avignon, ni à Toulon, ni à Dragignan, ni à Nice… car la pression n'est pas la même. »
Les refus au guichet
Les associations qui travaillent -elles bénévolement (y compris pour constituer des dossiers)- avec les étrangers sans-papiers, dénoncent depuis longtemps ces « refus au guichet ». Même si de nombreux dossiers aboutissent sans lettre ni intervention d'avocat, elles reconnaissent malgré tout l'utilité de se faire aider par un homme de loi ou une association. Tant les procédures sont complexes.
Une avocate marseillaise spécialisée dans le droit des étrangers explique que la démarche de l'Arime est pour toutes ces raisons « extrêmement habile », car « elle joue sur les failles du système » :
« Ce n'est pas rare que l'administration refuse verbalement le dépôt de dossiers. Ce qui est parfaitement illégal puisque cela provoque une inégalité entre les demandeurs. Mais c'est effectivement une pratique qui existe et qui permet de désengorger la file d'attente des demandeurs.
“Or, l'Arime, elle, vous assure que votre dossier sera déposé grâce à l'avocat et que vous obtiendrez un rendez-vous, et donc le récépissé qui vous évitera l'expulsion.”
Christophe Reynaud reconnaît “qu'il y a probablement eu par le passé des refus verbaux de la part des services de la préfecture”, mais assure que “ce n'est plus le cas aujourd'hui”.
Selon lui, les associations comme l'Arime profitent en réalité “d'un marché” qui, “par le fonctionnement même de notre système, nourrit pas mal d'intermédiaires”. C'est précisément là tout le problème.
“Moralement extrêmement discutable”
Car le “marché” en question n'est pas vraiment nouveau. L'an dernier par exemple, des psychiatres marseillais avaient été rattrapés par la justice dans un trafic de titres de séjour. Dans une autre affaire, ce sont des membres du Collectif sans-papiers de la cité phocéenne qui avaient été mis en cause.
Un marché qui prend également de nouvelles formes : “le conseil juridique en ligne” par exemple, qui aujourd'hui fait florès. Sur certains sites Internet, des avocats, à Marseille encore, vont jusqu'à réclamer 1500 euros pour “traiter des problèmes rencontrés par la communauté algérienne pour l'obtention d'un visa en France”.
Pour Jean Sicard, de RESF, “s'il n'est pas certain que toutes ces pratiques soient illégales, une chose est sûre : elles sont moralement extrêmement discutables”.
Photo : ticket avec les coordonnées de l'Arime (Rémi Leroux/Rue89)
A lire aussi sur Rue89
► Sans-papiers : à Marseille le silence est une arme
► SDF sans-papiers : au centre de rétention dit le préfet
► La CGT prend-elle les sans-papiers pour des pantins ?
Ailleurs sur le Web
► “Depuis Marseille, M. San a été expulsé vers l'Italie”, sur le site de RESF
► “Des psychiatres impliqués dans un trafic de titres de séjour”, sur le site de La Dépêche
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à Waldeck
De Judith13
11H48 | 09/02/2009 |
Bonjour,
En général les militants actifs ne se font pas payer pour ce genre de services. Ce monsieur est un avocat à la retraite, il pourrait rendre les mêmes services de manière bénévole à la Cimade par exemple non ?
Et puis il n'est pas dit que ces pratiques sont illégales mais peut-être pas très morales. C'est différent.
Et enfin, il me semble que pour pouvoir déduire les dons faits aux associations il faut qu'elles soient reconnue d'utilité publique. ce qui n'est pas le cas de l'ARIME.
à Judith13
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 13H57 | 09/02/2009 |
Bonjour Judith13 ( à propos, êtes vous de la famille de « vendredi13 » ? )
Oui, mais ça ne répond pas à ma question, cette assoce est-elle pourrie oui ou non ?
- Si c'est oui : un contrôle ( fiscal, administratif, moral…) s'impose, et ça, l'Etat sait faire et dispose de moyens, puisque les assoces sont quant même assez bien encadrées par la législation, non ?
- Si c'est non : pourquoi flinguer une structure efficace ?
Enfin zut !
à Waldeck
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H38 | 09/02/2009 |
Hors sujet Waldeck…mais tu pourrais me passer 100 balles ? …. attends….100 balles ? … 100 euros…j'sais plus..
C'est combien à présent un sandwich à peu près nourrissant ?
……………………………………………………
Moi aussi je monte une asscociation « lavérite.com »
* Juste 20 € pour s'inscrire…
et on verra si je peux faire quelque chose pour toi sitôt enlevé de nos budgets et des divers postes comptables, la rtaitre de ma BM
WALDECK > Si j'ai mal compris…reprend contact avec moi !
à Yvon le Zébulon
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 16H33 | 09/02/2009 |
- » ? »
à Waldeck
De Rémi Leroux
(auteur)
Rue89 | 13H13 | 09/02/2009 |
Bonjour Waldeck, merci pour votre post. Cet article n'a pas pour but de salir les membres de cette association, et le président se défend (et plutôt bien) des griefs qui lui sont faits. L'article cherche juste à éclairer sur la manière dont s'organise, à partir d'un exemple concret, ce « marché » des demandes de régularisation. Mon intention est plutôt de renvoyer dos-à-dos les services de l'Etat et des structures comme celle-là, et d'illustrer une certaine incohérence, voir une certaine absurdité du système. De nombreux collectifs ou de nombreuses personnes aident les sans-papiers et le font de manière totalement bénévole… sans subvention et en toute indépendance.
à Rémi Leroux
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 14H09 | 09/02/2009 |
Bonjour Rémi,
Je vous copicolle la réponse que je fais à Judith13 :
« Oui, mais ça ne répond pas à ma question, cette assoce est-elle pourrie oui ou non ?
- Si c'est oui : un contrôle ( fiscal, administratif, moral…) s'impose, et ça, l'Etat sait faire et dispose de moyens, puisque les assoces sont quant même assez bien encadrées par la législation, non ?
- Si c'est non : pourquoi flinguer une structure efficace ?
Enfin zut ! »
Vous voulez surement dire que les chemins de l'Enfer ( et de la Cannebière ) sont pavés de bonnes intentions, mais il ne faut laisser s'installer le doute entre l'action des services de l'Etat ( légaux & inefficaces) et ceux de structures parallèles ( pas forcément illégales, mais efficaces).
On donc est en plein libéralisme de promiscuité !
à Waldeck
De Rémi Leroux
(auteur)
Rue89 | 17H38 | 09/02/2009 |
Ce n'est pas à moi de dire si elle est « pourrie » ou non. Je ne pense pas laisser entendre cela dans l'article et je ne pourrais donc pas répondre à votre question. Des personnes s'interrogent depuis plusieurs mois sur les intentions de cette association, notamment sur l'aspect moral de son action. J'essaye d'y voir plus clair et je pose à mon tour ces questions à son président. Il répond et se défend en faisant valoir certains arguments auxquels les services de l'Etat, même si vous les estimez « inefficaces », s'opposent. D'autres éléments de réponse sont plus difficiles à apprécier, notamment celui du coût. Je ne suis pas en situation de juger de l'illégalité ou non de l'action de l'Arime. Aux services compétents de le faire…
De survivant
11H17 | 09/02/2009 |
Pas de panique citoyens français besson le nouveau ministre de l'immigration choisie et grand traître vient de trouver la solution (finale) pour siffler la fin de la partie et mettre un terme à toutes ces dérives mafieuses. Pour avaler et digérer la couleuvre mieux vaut rester bien assis sur sa chaise. Alors, voilà la fameuse et incontournable proposition de loi de besson adressée (pour le moment) en direction des étrangers sans papiers. Une seconde le temps de reprendre mon souffle. Les étrangers sans papiers qui dénonceront des étrangers sans papiers se verront attribuer un titre de séjour cherchez l'erreur… Adressée donc aux étrangers (pour le moment) cette loi qui pourrait donner des petits par ces temps de crises toutes nouvelles (bonnes) idées est la bienvenue comme proposer une prime aux collabos qui dénonceraient des étrangers. Tout le monde le sait l'étranger a toujours fait les choux gras aux maux des crises. La tête de turc qui bouffe le pain dans la bouche des français pour le cas. Et puis pendant que les badauds sont préoccupés par les étrangers ils ne pensent pas que des gangsters sont en train de dévaliser tranquillement les deniers publics pour les offrir à ces chers banquiers et assureurs. Après la délation. Les rafles et les camps ?
à survivant
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 11H38 | 09/02/2009 |
C'est pas denoncer son passeur plutot ?
En récompense d une promesse de regularisation ?
Il me semble.
… en tout cas ca reste de la « DENONCIANOLISATION ».
( Oui,j e viens de l » inventer ce terme ; )
à Mr-Monsieur
De caro
délinquante avérée | 17H05 | 09/02/2009 |
Besson n'a pas du tout promis un régularisation aux délateurs, mais une APS (autorisation provisoire de séjour) de 3 mois. Et après ? il y a gros à parier que les APS ne seront pas renouvelées et …. expulsion.
Et puis, c'est quoi ce système de privilégier les délateurs sur des personnes qui peuvent être en France depuis des années, qui travaillent, paient des impôts etc
C'est un système parfaitement odieux que Besson veut mettre en place. Dans les années 70, le même genre de procédé avait été essayé pour trouver les patrons qui faisaient travailler des clandestins, ça n'avait déjà pas marché. Besson a une grande gueule et c'est tout.
De jma14
11H20 | 09/02/2009 |
Je trouve cet article un peu à charge. Ce journaliste n'a pas bien réfléchi.
Réflêchissons donc à sa place.
1/ 100 euros, qu'est ce que s'est ? Et bien rien, n'importe quel prestataire facture un employé ou une main d'oeuvre entre 40 et 50 euros de l'heure de nos jours. Une association paie ces charges comme toutes entreprises. Deux heures environ pour recevoir plusieurs fois et traiter un dossier comme celui ci, me semble en fait plutôt cours.
2/ 300 euros pour un avocat, qu'est ce que s'est ? Encore rien, pour avoir eu besoin d'un avocat pour deux affaires de la route, j'ai déboursé la première fois 750 euros et 600 euros la deuxième. 300 euros, mêm si c'est des copiés-collés pour avoir un coup de tampon ou une lettre à entête, je pense que cela vaut le coup.
3/ pour une association soit disante douteuse, il y a mieux à faire que s'installer en pied d'immeuble devant la préfecture !
4/ si cette association vendait une compéttion de monocoque autour du monde ou des sac de riz pour les pays pauvres, je pense qu'elle trouverait facilement des sponsors, mais ce n'est pas le cas. Elle s'occupe de dossier d'immigré qui « viennent manger le pain des Français ». Là il y a plus personne !
Quant aux subventions, l'état ne va pas se couper une jambe. Comment peut-elle payer un loyer, EDF, France telecom, une photocopieuse, une secrétaire, un acceuil, des tables, des chaises… ?
Réponse : en demandant à l'intéressé une cotisation.
Je peux vous dire que pour payer une structure, il faut beaucoup de billet de 100 euros pour que cela soit lucratif.
à jma14
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 12H19 | 09/02/2009 |
Vous etes en train de dire, donc, que ca coute cher de faire le boulot a la place de l etat .
à Mr-Monsieur
De jma14
14H58 | 09/02/2009 |
Non au contraire, ce n'est pas cher. Pas par rapport à ce que peut avoir un sans papier dans ces poches, mais par rapport au coût réel d'un loyer, d'un employé, d'un photocopieur…
Je ne considère pas que le travail de cette association remplace l'état. L'administration se fou de savoir si vous avez coché la bonne case ou pas, elle accepte ou elle refuse le dossier. Cette association aide les immigrés dans les méandres administratifs Français. Rôle que l'état ne joue pas.
à jma14
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 16H58 | 09/02/2009 |
.
ok ! J ai bien saisi !
: )
.
De supprimé à la demande du riverain 27.02.09
11H58 | 09/02/2009 |
On « court » un risque, on « encourt » une peine…
De petcar39
etudiant en vie moderne | 12H02 | 09/02/2009 |
« Il faut prendre l'argent la ou il est : chez les pauvres. Ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres. »
Cette citation d'Alphonse Allais a toujours raison d'etre.
Et ce n'est pas une comete qui ne fait que passer…
De Nadalegrigou
12H03 | 09/02/2009 |
La dénonciation est un « devoir républicain » dixit Frédéric Lefebvre, caniche à poils longs de N. Sarkozy.
Bravo !
à Nadalegrigou
De PIT LE CHIEN
14H03 | 09/02/2009 |
S'il vous plait , n'insultez pas la race canine ! Lefebvre est juste un pauv'mec de race humaine.
Et voici mon devoir républicain, je fais une délation :
Il a les cheveux gras-mouillés Lefebvre…
Régularisation !
Abolition des CRA !
à PIT LE CHIEN
De monde fou
internaute | 15H18 | 09/02/2009 |
bien entendu cela fait du bien de se sentir du bon côté mais je pense que cette situation n'a rien à voir avec les justes de la dernière guerre.
Avant de se sentir « résistant » il faudrait peut-être se demander si l'on n'est pas plutôt (sans le vouloir) du côté des esclavagistes.
Régulation pour tous, plus de frontières , libre circulation des personnes
Est-ce que cela ne revient pas plutôt à
libre circulation de l'humain marchandise,marché des esclaves(ceux qui sont régularisés n'intéressent plus ceux qui veulent de la marchandise sans défense, ils sont remplacés aussitôt par d'autres. Nous alimentons ce commerce en cassant tous nos droits sociaux chèrement acquis , que vont devenir les chômeurs actuels ?
On dirait que la posture de « résistant » a plus d'importance que le sort des ouvriers ou des pauvres de ce pays
Pourquoi n'ouvrez vous pas les yeux sur la misère qui est déjà là ? A moins que vous n'habitiez dans des quartiers privilégiés
Violés et rackettés
« Cette affaire intervient dans un contexte de guerre totale contre les filières. L'année dernière, les services répressifs ont franchi pour la première fois la barre des cent filières démantelées. Parmi les plus importantes, la mise au jour de dix-neuf structures internationales par les seuls fonctionnaires de l'Ocriest a débouché sur l'interpellation de 305 organisateurs !
“En provenance d'Asie, avec une récente percée du Vietnam, du Proche-Orient, d'Afrique noire ou encore d'Amérique latine, les trafics se sont internationalisés, déplore un spécialiste. Les réseaux, toujours plus complexes, sont composés de segments criminels qui s'entremêlent d'un pays à l'autre.” Ainsi, si les candidats à l'exil sont pris en main par des compatriotes, ils sont ensuite remis lors du passage des frontières à des organisateurs étrangers qui les traitent comme une vulgaire marchandise. Il y a quelques semaines, des clandestins en partance vers l'Angleterre ont été interceptés dans un camion frigorifique. D'autres ont été découverts entassés à 40 dans un appartement, violés et rackettés pour certains. Nombre d'immigrés illégaux sont désormais invités à voyager seuls d'un point à un autre afin de limiter les risques d'interpellations des passeurs. Plus que jamais ces trafics humains sont lucratifs : lors de l'opération “Bagdad” visant en juin dernier au démantèlement d'une filière irako-kurde dans neuf pays européens, la police avait estimé que les donneurs d'ordre avaient empoché environ 15 millions d'euros en un an. »
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H06 | 09/02/2009 |
Vous n'êtes pas obligé de me croire, mais je vous prédis ceci :
1° - Que les migrations de populations ne pourront plus tenir compte de frontières établies et que celles ci ne seront pas techniquement contrôlables…même par la force brutale !
2° - Que des exils à caractère humanitaire (dues à des causes climatiques directement liées à l'industrialisation forcée du siècle écoulé) feront l'impasse sur les lois de tel ou tel pays.
: : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : :
Alors, dans un tel contexte….est t-il normal de laisser « voler » aux pays qui voudraient se construire, les citoyens formés et instruits qui pourraient aider au décollage économique de leur propre Nation, - l'essentiel de ce capital intellectuel et technique…étant absolument indispensable sur place.
…par ce que certains n'ont qu'un but : faire venir en occident des gens très compétents (mais qui bien que mieux payés que chez eux, n'auront pas de quoi vivre selon nos normes)
..et dans la foulée, rendre l'accès à l'emploi plus difficile aux autres, non invités ceux là, mais qui coûteraient moins en étant SDF.
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…et pourvoir fouttre n'importe qui dans le bouillon !
C'est plus simple que ça : Le pauvre doit être gazé ! …par gaz toxique ou par manque d'air….on a choisi le manque d'air.
.
De Seccotine
16H26 | 09/02/2009 |
De nombreuses officines ont vu le jour suite à la circulaire de 1997 de Chevènement, instituant le « cas par cas ».
Combien se sont créées à ce moment-là, pour disparaître comme par magie quand la pluie des refus (essentiellement les isolés) est tombée. Plus personne pour faire les recours, ni surtout pour répondre de leur promesse (encore moins pour rembourser les sommes indument perçues).
C'est alors que l'on a vu les Sans-Papiers se retourner vers les collectifs (associations comprises) ayant pignon sur rue. C'est alors qu'un premier constat pu être fait des sommes faramineuses déboursées par les intéressés. L'illusion et l'espoir n'ont pas de prix…. et je pense que les dernières Lois, les expulsions, ne peuvent qu'accroître la dépendance des Sans-Papiers vis-à-vis de ceux qui les entretiennent dans un espoir fallacieux.
Je ne connais pas cette association, ni ces avocats accrédités par elle, mais il existe un peu partout des bénévoles qui assistent les Sans-Papiers dans leurs démarches et ce, pour pas un sou !
Compte tenu des orientations actuelles, l'exploitation a de beaux jours devant elle. Merci QUI ?
De Gilles31
Mec | 18H27 | 09/02/2009 |
Mon ex épouse était vénézuelienne et désireuse d'être en France légalement..c'était en 1998
Les démarches pour s'en sortir sont telles que je ne vois pas comment s'y retrouver sans l'aide de quelqu'un (en l'occurrence moi) qui connait le système français, le système D et sait monter aux fonctionnaires immondes de cette administration quels sont ses droits
j'ai vu des choses ignobles, du type des fonctionnaires de la préfecture de Paris INSULTANT en HURLANT les demandeurs (noirs) et jetant les passeports à la figure des gens (en l'occurrence un australien….blanc en année sabbatique et qui adorait Paris et voulait y rester 3 mois de plus)
Quant au refus par le préposé de prendre un dossier pour un détail insignifiant…je connais
Heureusement, par miracle, de temps un temps un de ces fonctionnaires (bizarrement toujours avec un nom a consonance étrangère ) était ouvert, et comme par miracle, tout s'arrangeait…selon la LOI
La Haine de l'Etranger, le pouvoir des médiocres aigris sur ces gens était déjà ainsi sous gouvernement socialiste…j'imagine avec Sarko que c'est pire, et du coup je ne m'étonne pas qu'il faille utiliser les chemins de traverse…et que des fils de putes qui en valent pas mieux que ceux qui gèrent (certains du moins) les dossiers rappliquent
Bref, ces gens ont désespérement besoin d'une aide……de personens au fait des loi et des droits français…sans ça ils seront TUER par la racaille qui détient le pouvoir de donner ou non le sésame