
Sans-papiers : le grand marché des demandes de régularisation
Suspectée de profiter du « marché » des régularisations de sans-papiers, une association marseillaise renvoie la responsabilité à l'Etat.

Ce sont de vieilles étiquettes cartonnées que se revendent entre-eux les sans-papiers marseillais. Des bouts de papier. Dessus sont inscrites les coordonnées d'une association qui les aide à constituer leurs dossiers de demande de titre de séjour.
Au mieux, cette association assure-t-elle aux requérants l'obtention d'un rendez-vous au bureau des étrangers de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Un rendez-vous qui les protège certes contre toute expulsion le temps de l'examen de leur dossier, mais un rendez-vous qui a un coût : jusqu'à 600 euros pour deux personnes.
Dans le petit monde des sans-papiers de Marseille, le nom de l'association s'est répandu à toute vitesse. Arime, pour Association régionale pour l'insertion et la médiation. Un sésame.
Un accélérateur de procédure…
Sihem est algérienne. Elle vit en France depuis cinq ans avec son mari et ses enfants. Comme de nombreux sans-papiers, elle avait entendu parler de l'Arime comme d'un accélérateur de procédure, sorte de turbo vers une régularisation. Elle a alors contacté l'association :
« J'ai été reçue par un monsieur qui m'a expliqué qu'il aidait les familles à déposer leur dossier en préfecture et que je rentrais dans les critères. Il m'a aussi fait comprendre qu'un dossier bien monté et présenté par un avocat avait plus de chances d'aboutir. »
Le « monsieur » en question lui explique que la procédure habituelle lui en coûtera 100 euros de frais de dossier -à verser à l'Arime-, et entre 250 et 300 euros par personne pour faire « viser » le dossier par un avocat.
L'association est installée dans un immeuble de bureaux très stratégique. Côté pile, l'entrée donne sur l'avenue du Prado, à un jet de pierre de la place Castellane (VIe arr.), quartier de Marseille plutôt bien fréquenté. Côté face, c'est la rue Saint-Sébastien où, à 200 mètres, se trouve le bureau des étrangers de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Bureau devant lequel, tous les jours à partir de trois heures du matin, des familles de sans-papiers font la queue dans l'espoir de décrocher l'un des rares tickets distribués par les services de la préfecture qui permet, ou non, d'obtenir un rendez-vous au cours duquel leur dossier sera examiné.
Une association au-dessus de tout soupçon ?
Dans les courriers qu'elle adresse à ses « clients », l'Arime se présente comme une structure « à but non lucratif et à vocation d'accompagnement et d'aide aux formalités ». Le secrétaire général adjoint de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Christophe Reynaud, précise par ailleurs que « l'association fait usage d'un papier à en-tête qui lui confère un caractère officiel qu'elle n'a absolument pas. Comme si l'Arime était autorisée ou agréée par la préfecture ».
Une stratégie qui, évidemment, fonctionne très bien auprès des personnes sans-papiers. Jean Sicard, militant du Réseau éducation sans frontières (RESF), explique que la réputation de l'Arime est telle aujourd'hui qu'elle a amené certains d'entre-eux « à se revendre l'adresse et les coordonnées téléphoniques de l'association ». Les rendez-vous effectivement obtenus grâce à l'Arime n'ont fait que renforcer sa légitimité.
« La personne que j'ai accompagnée dans ses démarches est convoquée en mai, poursuit Jean Sicard. Le jour où elle a déposé le dossier en préfecture, il y avait le président de l'Arime et l'avocat, mais c'était la première fois qu'elle le voyait. »
L'avocat en question est présenté par l'association comme « spécialiste du droit des étrangers » depuis plus de vingt ans.
« Cent euros ? un don associatif pour nos formalités »
Toutes ces éléments, le président de l'Arime, Michel Weber, les a confirmés à Marseille89. Il assure n'avoir « absolument aucun appétit financier » dans l'histoire et se dit très ennuyé d'apprendre que le nom de son association puisse générer une sorte de marché parallèle :
« Il est certain que lorsqu'une filière commence à avoir une certaine résonance, ça s'organise derrière. Mais moi, je rends service et si cela doit porter préjudice, je préfère arrêter. »
Il justifie ainsi les sommes réclamées pour monter des dossiers constitués de dizaines et de dizaines de pièces justificatives :
« Nous demandons une petite contribution de 100 euros pour nos formalités, qui est un don associatif, une participation aux frais de bureaux, car nous ne recevons pas de subventions. Ce qui bien sûr nous garantit une indépendance totale. »
Michel Weber assure enfin préciser à chaque fois le risque encouru par les requérants, à savoir « un refus d'admission au séjour avec obligation de quitter le territoire ».
La préfecture dément toute obligation de présenter une lettre d'avocat
Plus problématique est la position du président de l'Arime lorsqu'il assure que la préfecture réclame une lettre d'avocat pour pouvoir déposer une demande de régularisation. Michel Weber l'assure :
« C'est une orientation qui est recommandée par la préfecture pour obliger le préfet à prendre une décision dans un examen de dossier, sinon le préfet refusera de prendre le dossier au guichet. Ils s'en cachent, bien sûr, car étant un service public, ils ne peuvent pas dire que c'est payant. »
Or, à cet argument, qui légitime finalement toute l'action de l'Arime, la préfecture des Bouches-du-Rhône oppose un démenti catégorique. Son secrétaire général adjoint, Christophe Reynaud :
« Nous n'exigeons nullement la présentation par un avocat ou un intermédiaire du dossier de demande de régularisation, c'est faux, entièrement faux. Si la personne souhaite se faire accompagner, évidemment qu'elle le peut. Mais il n'y a là aucun caractère obligatoire et, surtout, aucune intervention de ce type n'est susceptible d'accélérer ni de retarder le traitement du dossier. »
Ce que réfute à son tour Michel Weber :
« Il y a aujourd'hui un automatisme au niveau du guichet et je vous le démontre quand vous voulez. C'est dans les us et coutumes locales et ça ne se passe pas ailleurs, ni à Avignon, ni à Toulon, ni à Dragignan, ni à Nice… car la pression n'est pas la même. »
Les refus au guichet
Les associations qui travaillent -elles bénévolement (y compris pour constituer des dossiers)- avec les étrangers sans-papiers, dénoncent depuis longtemps ces « refus au guichet ». Même si de nombreux dossiers aboutissent sans lettre ni intervention d'avocat, elles reconnaissent malgré tout l'utilité de se faire aider par un homme de loi ou une association. Tant les procédures sont complexes.
Une avocate marseillaise spécialisée dans le droit des étrangers explique que la démarche de l'Arime est pour toutes ces raisons « extrêmement habile », car « elle joue sur les failles du système » :
« Ce n'est pas rare que l'administration refuse verbalement le dépôt de dossiers. Ce qui est parfaitement illégal puisque cela provoque une inégalité entre les demandeurs. Mais c'est effectivement une pratique qui existe et qui permet de désengorger la file d'attente des demandeurs.
“Or, l'Arime, elle, vous assure que votre dossier sera déposé grâce à l'avocat et que vous obtiendrez un rendez-vous, et donc le récépissé qui vous évitera l'expulsion.”
Christophe Reynaud reconnaît “qu'il y a probablement eu par le passé des refus verbaux de la part des services de la préfecture”, mais assure que “ce n'est plus le cas aujourd'hui”.
Selon lui, les associations comme l'Arime profitent en réalité “d'un marché” qui, “par le fonctionnement même de notre système, nourrit pas mal d'intermédiaires”. C'est précisément là tout le problème.
“Moralement extrêmement discutable”
Car le “marché” en question n'est pas vraiment nouveau. L'an dernier par exemple, des psychiatres marseillais avaient été rattrapés par la justice dans un trafic de titres de séjour. Dans une autre affaire, ce sont des membres du Collectif sans-papiers de la cité phocéenne qui avaient été mis en cause.
Un marché qui prend également de nouvelles formes : “le conseil juridique en ligne” par exemple, qui aujourd'hui fait florès. Sur certains sites Internet, des avocats, à Marseille encore, vont jusqu'à réclamer 1500 euros pour “traiter des problèmes rencontrés par la communauté algérienne pour l'obtention d'un visa en France”.
Pour Jean Sicard, de RESF, “s'il n'est pas certain que toutes ces pratiques soient illégales, une chose est sûre : elles sont moralement extrêmement discutables”.
Photo : ticket avec les coordonnées de l'Arime (Rémi Leroux/Rue89)
A lire aussi sur Rue89
► Sans-papiers : à Marseille le silence est une arme
► SDF sans-papiers : au centre de rétention dit le préfet
► La CGT prend-elle les sans-papiers pour des pantins ?
Ailleurs sur le Web
► “Depuis Marseille, M. San a été expulsé vers l'Italie”, sur le site de RESF
► “Des psychiatres impliqués dans un trafic de titres de séjour”, sur le site de La Dépêche
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à Pierrrrre
De castro
sociologue | 00H51 | 10/02/2009 |
merci
à Pierrrrre
De Zoomental
NRV | 08H28 | 09/02/2009 |
Pauvre Pire qui inlassablement se répète et déverse sa prose primaire, c'est un mur que t'as dans la tête ou tout simplement de la bêtise ?
à Zoomental
De Pierrrrre
10H48 | 09/02/2009 |
»…..c'est un mur que t'as dans la tête ou tout simplement de la bêtise ? …. »
► Le mur, je vous le laisse puisque vous semblez en être nostalgique,
quand à la bétise non, comment pourriez vous être dans mes pensées ? je ne vous connais pas.
à Pierrrrre
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 11H20 | 09/02/2009 |
Le débat ici ne porte pas sur l'immigration, mais sur l'existence de structures qui se posent en intermédiaires entre immigrés et services administratifs pour faire payer (au prix fort) de soi-disants services - et, ce faisant, prospèrent sur la volonté d'immigrer. De telles structures existent autour de nombre de nos consulats à l'étranger, et cet article montre qu'elles existent peut-être aussi sur le territoire français. In fine, ces structures encouragent l'immigration illégale car c'est justement ainsi qu'elles réalisent leur chiffre d'affaires - en exploitant le rêve de leurs clients qui sont aussi les victimes.
Il est dommage que, partant d'un problème réel et scandaleux, vous ayez dérapé sur une énième diatribe de l'immigré - stigmatisant ainsi la victime au bout de la chaîne. Un peu comme ceux qui concentrent leur hargne contre les toxicomanes au lieu de s'attaquer aux narco-trafiquants.
à Green-Sky
De Pierrrrre
13H03 | 09/02/2009 |
»…..Un peu comme ceux qui concentrent leur hargne contre les toxicomanes au lieu de s'attaquer aux narco-trafiquants….. »
► absolument… si'il n'y avait pas de toxicos, il n'y aurait pas de traffic…
et un des meilleurs moyens serait l'arrestation systématique de tout toxico,
incarcération par cellule isolée sans moyen d'en sortir.. pour un jour, une semaine, un mois.. (excellente cure de desintox)
cellule correcte, contacts cordiaux, respectueux, et assistance psy, histoire de faire le point pour la sortie.
avec libération immédaite si dénonciation du trafiquant
Idem pour lui.. pour 6 mois, 1, 2 ans.. cellule complètement isolée, avec libération si dénonciation de la filière, et assistance pour se refaire une identité et un nouveau job ailleur
Pour les immigrés clandestins :
arrestation lundi,
interrogation le mardi,
reconduite à la frontière le mercredi,
uniquement par décision administrative,
sans encombrement inutile de nos tribunaux,
aussi bien pour majeurs que mineurs,
avec assistance dans leur pays d'origine, assistance gérée par ambassades, et conditionnée par une expulsion sans problème et dénonciation de leur filière.
à Pierrrrre
De zénon denon 84
Bonne | 11H39 | 09/02/2009 |
Comme vous dites …Pierre
Pfff, Pfff,
IL est bonde relire tous vos mots-------
Chacun d'eux a son poids énorme !
Mais il ne sera pas le même pour tous .
Quand je pense au télé -film d'hier soir sur FR 3 !
Je mes dis .Rien n'est jamais teminé ,le pire est tjs à venir ?
à zénon denon 84
De Pierrrrre
13H00 | 09/02/2009 |
► J'ai du mal à décrypter votre message
De caro
délinquante avérée | 23H23 | 08/02/2009 |
Jean Sicard de RESF dit, par rapport à ces pratiques payantes « elles sont moralement extrêmement discutables », mois je serais plus directe : « elles sont parfaitement dégueulasses ».
Il est faux de dire qu'un avocat est obligatoire, pour une première demande, les associations dans le circuit savent très bien remplir le dossier. En cas de recours après un premier refus, il est vrai qu'un avocat peut être très utile. Mais il existe l'aide juridictionnelle pour des avocats qui l'acceptent et chez nous, à Grenoble, les associations reçoivent des dons qui permettent de payer les avocats, surtout pour les demandes d'asile à l'OFPRA.
Les Préfectures inventent tous les prétextes pour refuser de donner un dossier, à Grenoble, elle exige un passeport, ce qui est illégal pour le retrait. Si bien qu'un demandeur de séjour, qui n'a souvent en arrivant qu'un extrait d'acte de naissance, n'obtient pas ce fameux papier rose de permis de séjour provisoire, le temps qu'il fasse ses démarches pour remplir le dossier et obtenir un passeport, quand il n'est pas obligé de se cacher de son ambassade.
Cette association marseillaise semble profiter du malheur des « sans paps », c'est odieux, aussi odieux que les passeurs.
Comment ? Besson qui veut faire la chasse aux passeurs ne s'est pas encore penché sur ces pratiques ? Ah, c'est une association qui a pignon sur rue …
à caro
De bloozmarch
23H56 | 08/02/2009 |
Le Meilleur des Mondes est là et nous boudons notre joie ? Il est quand même plus simple et plus facile d » exploiter, de presser, d » écraser les plus faibles, les plus pauvres, les plus démunis, (quitte à en fabriquer de plus en plus, parce que plus il y en a et plus ça rapporte), que de s » attaquer aux plus forts, aux plus puissants, aux plus influents, ils sont moins nombreux et savent se défendre, eux. Et puis ils savent se faire des amis, ils ont où et de quoi les recevoir, eux ! Hélas, si j » entends le bruit, de moins en moins sourd, de tous ceux qu » on enchaîne, je ne vois pas se lever le vent de la révolte !
J » espère que je me trompe !
à caro
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 10H00 | 09/02/2009 |
Entièrement d'accord et pour en mettre une couche de plus il faut savoir qu'une association loi de 1901 qui se met à vendre ses services sans en tenir une comptabilité irréprochable (et impossible à faire) déposée chaque année aux impôts devient trés trés vite une association de malfaiteurs. J'ai en mémoire l'affaire de l'ARC où malgré une comptabilité sérieuse Crozemarie s'en est mis plein les fouilles.
PS - Rien qu'à voir le ticket, sans numéro et en anglais pour faire plus sérieux, qu'ils donnent moyennant finances permet de se faire une idée de leur caractère charitable.
De Le Yéti
yetiblog.org | 00H00 | 09/02/2009 |
« Sans-papiers : le grand marché des demandes de régularisation »
Alors vraiment, là aussi, c'est le « marché » qui régule ? Un épouvantable haut-le-cœur me saisit. Comment en sommes-nous arrivés là ?
à Le Yéti
De Au sud de nul part
Situation | 02H04 | 09/02/2009 |
Bonsoir/ En cherchant bien dans un passé fort récent -une trentaine d'années- il doit être possible de trouver une réponse un tant soit peu objective, et non démagogique.
A.S.D.N.P
à Au sud de nul part
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 09H47 | 09/02/2009 |
Exploiter la misère des plus pauvres et des plus désespérés, malheureusement cela ne remonte pas à seulement trente ans…
à Pseudo
De DBL8
Retraité | 10H27 | 09/02/2009 |
Exact, cela à toujours été de la part de magouilleurs de tout poils.
Tout est bon pour eux pour faire du fric !
à Le Yéti
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H15 | 09/02/2009 |
C'est vrai yéti….ils commencent à nous courrir sur le haricot
* Marché des demandes de…
* Le marché du travail…. (l'homme n'est pas une marchandise)
* Le Marché commun….et alors celle là elle est bonne….(nniche)
* Le Marchais (georges) …je l'aimais bien georges…smile !
* et les « grenelle » qui se succèdent…de l'environnement à la connerie….
- LE GRENELLE DE LA DIVERSION, oui ! celui la marche très bien !
Yen a marre : seul objet : LE PARTAGE EQUITABLE DE LA PLU VALUE….car aucune richesse crée (palpable) ne vient des dessous de bras de ces messieurs qui encaissent tout !
De obey
:| | 02H04 | 09/02/2009 |
….le président de l'Arime, Michel Weber, les a confirmés à Marseille89. Il assure n'avoir « absolument aucun appétit financier » dans l'histoire et se dit très ennuyé….
A mourir de rire.
Hop au travail les journalistes d'investigation (s'ils en restent), qui est ce monsieur, comment en est t'il arrive la ? il gagne combien ? ses reseaux ? ….
Ouppps, desole, il est plus facile de critiquer l'administration, le prefet, la prefecture …..Etc Rendormez vous, excusez du derangement.
à obey
De armi11
Hôtelier | 05H35 | 09/02/2009 |
surtout que depuis que les juges d'instruction sont « » libres' » selon Sarko, il ne reste plus que rue89 et semblables pour donner une heure « 'juste''
a
De ArTlImItEd
cam isolée | 06H30 | 09/02/2009 |
…ca rentre pas dans la politique de délation… ?
De skalpa
actif et militant ? | 06H41 | 09/02/2009 |
Un peu de musique ?
see ya !
http://kprodukt.blogspot.com
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 06H47 | 09/02/2009 |
Une info aurait été intéressante à donner : la journée de mobilisation de samedi contre les prisons de la honte : les centres de rétention.
Quant aux systèmes véreux profitant de la misère des sans-papiers, c'est foison maintenant : main d'oeuvre pratique, corvéable, angoissée…
Il y a même une avocate sur son site qui se dit les aider et commence par les racketter.
De Anne_Marie
Vigilance | 07H58 | 09/02/2009 |
A Paris, on s'intéresse de près à « Euroberbères », association créée en 2004 située rue Joseph Dijon dans le 18e arrondissement, qui prospecte la communauté chinoise du 13 arrondissement. Ses procédés sont identiques à ceux décrits pour Marseille.
Le Parisien avait alerté notamment le 06/10/2007 sur « Les curieuses pratiques d'une association d'aide aux sans-papiers : Ahurissant » et le 09/10/2007 dans un article intitulé « Enquête sur une association d'aide aux sans-papiers - esquroquerie » : ILS PRÉTENDENT aider les sans-papiers, se comparent aux Restos du coeur… Mais depuis hier, la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) - spécialisée dans les abus de confiance, les escroqueries et les abus de faiblesse - est sur les rails…
France3 avait diffusé également un reportage, le maire de l'arrondissement a promis d'intervenir, mais l'association sévit toujours.
Pour aider les sans-papiers, on peut leur indiquer les ONG reconnues, ainsi que la paroisse Siant-Merry à Paris.
De Phil2922
Retraite invalidité | 09H21 | 09/02/2009 |
Mais bon sang, les Sans-Papiers sont des personnes humaines qui ne demandent qu'une chose : pouvoir profiter un tant soi peu de notre bref passage sur terre… !
Non, je ne fais pas de l'angélisme en disant cela car je suis persuadé que notre continent, à condition que ses « décideurs » aient la volonté de réduire l'écart des salaires qui n'arrête pas de se creuser et de mettre à l'ordre du jour une meilleure répartition des richesses, peut acceuillir un maximum de personnes qui n'ont aucun avenir chez eux dans la mesure où les Néo-libéraux actuels délaissent, notamment, le Continent africain. Sinon, pour vendre des armes aux dictateurs, ou alors mettre à leur disposition des cabinets conseils qui ne servent qu'à leur soutirer de l'argent.
Obama apris une mesure intéressante en mettant en place un revenu maximum dans son pays, pour les chef d'entreprise bénéficiant d'aides publiques. Même si le salaire est 326 000 euros par an, ça fait toujours 27 000 euros par mois, que les Chefs d'Etat européens pourraient prendre, mais ils préfèrent, comme en France Laurence Parisot, envoyer les dirigeants patronaux au charbon pour dénoncer cette mesure. Vous allez voir bientôt Obama se faire traiter de « nègre », s'il continue à prendre des mesures de ce genre.
Quand à ceux qui profitent du désarroi et de la détresse des Sans-papiers, c'est affligeant. Cela me fait penser à la seconde guerre mondiale où il y avait des gens, sans scrupules, qui se faisaient payer pour aider des juifs, des communistes, des résistants à les faire passer en zone libre. Alors que d'autres le faisaient bénévolement, avec leur conscience bien en paix…
En fait, la nature humaine ne change pas : généreuse chez certains, fragile chez d'autres, attentiste parmi le plus grand nombre et dégueulasse parmi des « profiteurs »… !
http://phil195829.overblog.com
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 10H02 | 09/02/2009 |
…
Mon petit bout de papier à moi …
…
à Mr-Monsieur
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H27 | 09/02/2009 |
Moi j'paye pas la dame pipi…
j'ai une puce à l'anus qui permet de débiter mon compte en fonction du poids (différentiel entre le poids en entrant et le poids en sortant) des matières ou sécrétions glaireuses dont je me serais débarrassé….
…………………………………………..
Mon compte sera débité et la dame verra biter le sien…qui sera immédiatement connecté pour vérif au centre fiscal pour contrôle de fraude à sa future déclaration de revenus. et estimer son salaire mensuel…..
* En traduction madame Pipi, si je chie pas tu manges pas ! …mais tu ne risque pas la famine du tout :
= Toute la France en a plein le cul ! …
BRAVO POUR TON DESSIN QUI M'A PERMIS DE DEBLOQUER UN PETIT PEU…. c'est souvent nécessaires :
- pardon aux dames pipi…
à Yvon le Zébulon
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 16H31 | 09/02/2009 |
que dire de + que :
' » HAAA HA HAA HA ! ! ! ! « '
avec les larmes aux yeux en plus.
De jma14
10H46 | 09/02/2009 |
Les pratiques de la préfecture des Bouches du Rhones ne sont plus à cela prêt.
Je vais vous raconter une histoire qui m'est arrivé.
Il y a 4 ans j'ai accompagné ma femme (étrangère et en situation irrégulière) au guichet des dépôts de dossier. Et bien figurez vous, qu'arrivé 12h30 le guichet a fermé devant nous, sans gérer les gens déjà rentrés.
Normale me direz-vous. Et bien non.
Puisque le service à côté de l'immigration destiné au carte de grise de la préfecture (pour ceux qui connaissent) ne ferme pas ses guichets lors de la fermeture, mais ces portes ! Et oui vous avez bien compris, elles gèrent donc les gens déjà rentrés.
Deux services côte à côte qui gérent les êtres humains en fonction de leur nationalité de manières différentes. Qu'en je m'en suis aperçu, j'ai eu honte pour mon pays, soit disant des droits de l'homme. Le pire c'est que j'aurais aimé crier ma revolte à ce guichet, mais je n'avais pas envie de gacher les chances de ma femme.
C'est une petite histoire qui reflète grandement les mentalités : un racisme bien organisé.
à jma14
De tor92
Libéral | 13H58 | 09/02/2009 |
Je ne suis pas d'accord avec votre conclusion !
Allez dire à ces clandestins demandant des papiers de bien vouloir s'en aller pendant la pause déjeuner je ne suis pas sur :
1 - qu'ils comprennent
2 - qu'ils aient envie de laisser leur place chèrement acquise en se levant tot et en étant patient…
Donc avant de conclure au racisme des méchants anciens colons français qui ne veulent pas accueillir toutes les bonnes âmes CPF réfléchissez.
Utilisez donc ce que feu nos ancêtres nous ont transmis, cet héritage français qu'est la méthode cartésienne dans vos recherches par exemple !
à jma14
De Pierrrrre
09H49 | 10/02/2009 |
»…..Il y a 4 ans j'ai accompagné ma femme (étrangère et en situation irrégulière) au guichet des dépôts de dossier. Et bien figurez vous, qu'arrivé 12h30 le guichet a fermé devant nous, sans gérer les gens déjà rentrés. ….. »
► C'est scandaleux,
mais c'est la méthode fonctionnaire.
Allez dans les facs, et c'est pareil,
les étudiants sont baladés d'un bureau à l'autre, et font parfois leurs 3 heures de trajet pour lire sur affichette gribouillée que « le bureau est ouvert les mardi et jeudi de 13h30 à 15h ».
Et on peut comprendre aussi en leur rendant visite pourqoi les téléphones toujours sonnent occupés : ils restent décrochés en permanence sur les bureaux.
Idem dans les mairies ouvertes aux heures où les gens travaillent,
à des horaires établis pour arranger le personnel, et non pas pour s'adapter aux besoins des usagers.
Et dans les tribunaux, quand vous êtes convoqués à 8h30, c'est pour passer à 13h.
De PIT LE CHIEN
10H54 | 09/02/2009 |
1°) Une date de rv en préfecture ne protège pas du risque d'arrestation et de mise en rétention.
2°) Lors du RV en préfecture, une arrestation est toujours possible.
C'est pourquoi, un étranger ne doit jamais se rendre seul à une convocation au sujet de sa « situation ». Idem au commissariat.
3°) Les véritables associations travaillent bénévolement et gratuitement et sont indispensables. Toute autre manière de faire relève de l'escroquerie.
Régularisation pour tous !
Abolition des centres de rétention !
Dénonçons Besson ! !
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 11H12 | 09/02/2009 |
Bonjour Rémi,
-« Nous demandons une petite contribution de 100 euros pour nos formalités, qui est un don associatif, une participation aux frais de bureaux, car nous ne recevons pas de subventions. Ce qui bien sûr nous garantit une indépendance totale. »
Si cette association demande une « participation » de 100 € c'est qu'elle est certainement en droit de le faire, non ?
- Elle doit donc être capable de délivrer un reçu de ce montant est certainement déductible d'impôt au titre de « don à une association d'aide à la personne », non ?
Autant de questions sur le statut de cet assoce qui ne trouvent pas de réponse dans votre article, et c'est grave, car si ce sont des militants actifs, efficaces et désintéressés, c'est dégueulasse de les salir !
Si ce sont des ordures, pourquoi ne pas le dénoncer clairement ?
Si vous n'avez pas pu obtenir ces renseignements, pourquoi avoir sorti cet article incomplet ?