
Sans-papiers : le grand marché des demandes de régularisation
Suspectée de profiter du « marché » des régularisations de sans-papiers, une association marseillaise renvoie la responsabilité à l'Etat.

Ce sont de vieilles étiquettes cartonnées que se revendent entre-eux les sans-papiers marseillais. Des bouts de papier. Dessus sont inscrites les coordonnées d'une association qui les aide à constituer leurs dossiers de demande de titre de séjour.
Au mieux, cette association assure-t-elle aux requérants l'obtention d'un rendez-vous au bureau des étrangers de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Un rendez-vous qui les protège certes contre toute expulsion le temps de l'examen de leur dossier, mais un rendez-vous qui a un coût : jusqu'à 600 euros pour deux personnes.
Dans le petit monde des sans-papiers de Marseille, le nom de l'association s'est répandu à toute vitesse. Arime, pour Association régionale pour l'insertion et la médiation. Un sésame.
Un accélérateur de procédure…
Sihem est algérienne. Elle vit en France depuis cinq ans avec son mari et ses enfants. Comme de nombreux sans-papiers, elle avait entendu parler de l'Arime comme d'un accélérateur de procédure, sorte de turbo vers une régularisation. Elle a alors contacté l'association :
« J'ai été reçue par un monsieur qui m'a expliqué qu'il aidait les familles à déposer leur dossier en préfecture et que je rentrais dans les critères. Il m'a aussi fait comprendre qu'un dossier bien monté et présenté par un avocat avait plus de chances d'aboutir. »
Le « monsieur » en question lui explique que la procédure habituelle lui en coûtera 100 euros de frais de dossier -à verser à l'Arime-, et entre 250 et 300 euros par personne pour faire « viser » le dossier par un avocat.
L'association est installée dans un immeuble de bureaux très stratégique. Côté pile, l'entrée donne sur l'avenue du Prado, à un jet de pierre de la place Castellane (VIe arr.), quartier de Marseille plutôt bien fréquenté. Côté face, c'est la rue Saint-Sébastien où, à 200 mètres, se trouve le bureau des étrangers de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Bureau devant lequel, tous les jours à partir de trois heures du matin, des familles de sans-papiers font la queue dans l'espoir de décrocher l'un des rares tickets distribués par les services de la préfecture qui permet, ou non, d'obtenir un rendez-vous au cours duquel leur dossier sera examiné.
Une association au-dessus de tout soupçon ?
Dans les courriers qu'elle adresse à ses « clients », l'Arime se présente comme une structure « à but non lucratif et à vocation d'accompagnement et d'aide aux formalités ». Le secrétaire général adjoint de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Christophe Reynaud, précise par ailleurs que « l'association fait usage d'un papier à en-tête qui lui confère un caractère officiel qu'elle n'a absolument pas. Comme si l'Arime était autorisée ou agréée par la préfecture ».
Une stratégie qui, évidemment, fonctionne très bien auprès des personnes sans-papiers. Jean Sicard, militant du Réseau éducation sans frontières (RESF), explique que la réputation de l'Arime est telle aujourd'hui qu'elle a amené certains d'entre-eux « à se revendre l'adresse et les coordonnées téléphoniques de l'association ». Les rendez-vous effectivement obtenus grâce à l'Arime n'ont fait que renforcer sa légitimité.
« La personne que j'ai accompagnée dans ses démarches est convoquée en mai, poursuit Jean Sicard. Le jour où elle a déposé le dossier en préfecture, il y avait le président de l'Arime et l'avocat, mais c'était la première fois qu'elle le voyait. »
L'avocat en question est présenté par l'association comme « spécialiste du droit des étrangers » depuis plus de vingt ans.
« Cent euros ? un don associatif pour nos formalités »
Toutes ces éléments, le président de l'Arime, Michel Weber, les a confirmés à Marseille89. Il assure n'avoir « absolument aucun appétit financier » dans l'histoire et se dit très ennuyé d'apprendre que le nom de son association puisse générer une sorte de marché parallèle :
« Il est certain que lorsqu'une filière commence à avoir une certaine résonance, ça s'organise derrière. Mais moi, je rends service et si cela doit porter préjudice, je préfère arrêter. »
Il justifie ainsi les sommes réclamées pour monter des dossiers constitués de dizaines et de dizaines de pièces justificatives :
« Nous demandons une petite contribution de 100 euros pour nos formalités, qui est un don associatif, une participation aux frais de bureaux, car nous ne recevons pas de subventions. Ce qui bien sûr nous garantit une indépendance totale. »
Michel Weber assure enfin préciser à chaque fois le risque encouru par les requérants, à savoir « un refus d'admission au séjour avec obligation de quitter le territoire ».
La préfecture dément toute obligation de présenter une lettre d'avocat
Plus problématique est la position du président de l'Arime lorsqu'il assure que la préfecture réclame une lettre d'avocat pour pouvoir déposer une demande de régularisation. Michel Weber l'assure :
« C'est une orientation qui est recommandée par la préfecture pour obliger le préfet à prendre une décision dans un examen de dossier, sinon le préfet refusera de prendre le dossier au guichet. Ils s'en cachent, bien sûr, car étant un service public, ils ne peuvent pas dire que c'est payant. »
Or, à cet argument, qui légitime finalement toute l'action de l'Arime, la préfecture des Bouches-du-Rhône oppose un démenti catégorique. Son secrétaire général adjoint, Christophe Reynaud :
« Nous n'exigeons nullement la présentation par un avocat ou un intermédiaire du dossier de demande de régularisation, c'est faux, entièrement faux. Si la personne souhaite se faire accompagner, évidemment qu'elle le peut. Mais il n'y a là aucun caractère obligatoire et, surtout, aucune intervention de ce type n'est susceptible d'accélérer ni de retarder le traitement du dossier. »
Ce que réfute à son tour Michel Weber :
« Il y a aujourd'hui un automatisme au niveau du guichet et je vous le démontre quand vous voulez. C'est dans les us et coutumes locales et ça ne se passe pas ailleurs, ni à Avignon, ni à Toulon, ni à Dragignan, ni à Nice… car la pression n'est pas la même. »
Les refus au guichet
Les associations qui travaillent -elles bénévolement (y compris pour constituer des dossiers)- avec les étrangers sans-papiers, dénoncent depuis longtemps ces « refus au guichet ». Même si de nombreux dossiers aboutissent sans lettre ni intervention d'avocat, elles reconnaissent malgré tout l'utilité de se faire aider par un homme de loi ou une association. Tant les procédures sont complexes.
Une avocate marseillaise spécialisée dans le droit des étrangers explique que la démarche de l'Arime est pour toutes ces raisons « extrêmement habile », car « elle joue sur les failles du système » :
« Ce n'est pas rare que l'administration refuse verbalement le dépôt de dossiers. Ce qui est parfaitement illégal puisque cela provoque une inégalité entre les demandeurs. Mais c'est effectivement une pratique qui existe et qui permet de désengorger la file d'attente des demandeurs.
“Or, l'Arime, elle, vous assure que votre dossier sera déposé grâce à l'avocat et que vous obtiendrez un rendez-vous, et donc le récépissé qui vous évitera l'expulsion.”
Christophe Reynaud reconnaît “qu'il y a probablement eu par le passé des refus verbaux de la part des services de la préfecture”, mais assure que “ce n'est plus le cas aujourd'hui”.
Selon lui, les associations comme l'Arime profitent en réalité “d'un marché” qui, “par le fonctionnement même de notre système, nourrit pas mal d'intermédiaires”. C'est précisément là tout le problème.
“Moralement extrêmement discutable”
Car le “marché” en question n'est pas vraiment nouveau. L'an dernier par exemple, des psychiatres marseillais avaient été rattrapés par la justice dans un trafic de titres de séjour. Dans une autre affaire, ce sont des membres du Collectif sans-papiers de la cité phocéenne qui avaient été mis en cause.
Un marché qui prend également de nouvelles formes : “le conseil juridique en ligne” par exemple, qui aujourd'hui fait florès. Sur certains sites Internet, des avocats, à Marseille encore, vont jusqu'à réclamer 1500 euros pour “traiter des problèmes rencontrés par la communauté algérienne pour l'obtention d'un visa en France”.
Pour Jean Sicard, de RESF, “s'il n'est pas certain que toutes ces pratiques soient illégales, une chose est sûre : elles sont moralement extrêmement discutables”.
Photo : ticket avec les coordonnées de l'Arime (Rémi Leroux/Rue89)
A lire aussi sur Rue89
► Sans-papiers : à Marseille le silence est une arme
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► La CGT prend-elle les sans-papiers pour des pantins ?
Ailleurs sur le Web
► “Depuis Marseille, M. San a été expulsé vers l'Italie”, sur le site de RESF
► “Des psychiatres impliqués dans un trafic de titres de séjour”, sur le site de La Dépêche
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De didja
out of nowhere | 22H42 | 08/02/2009 |
Si la Préfecture juge gênante le « travail » de cette « association », elle n'a qu'à demander le chèque de 100 euros elle-même, au moins l'HORREUR du traitement des sans-papiers en France sera plus transparente !
…envie de vomir !
à didja
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
10H54 | 09/02/2009 |
Tout à fait d'accord avec vous.
La vérité est ailleurs, les associations montrent les injustices faites aux immigrés. D'ailleurs, une chose amusante, lorsqu'on insulte Jo-Wilfried Tsonga, métis, et fils d'immigré, personne ne se lève son petit doigt en France mais, ce sont les anglais qui règlent le problème de racisme avec efficacité. J'en parle ce matin.
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=51351
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De kiki21120
sans emploi | 11H16 | 09/02/2009 |
L'insulte vis à vis de Tsonga a été proféré par une proche des conservateurs britanniques, la bêtise est sans frontière
De France Fabay
créatrice d'entreprise | 23H01 | 08/02/2009 |
Philantropes et négriers, pompiers et pyromanes, avocats et voyous… entre les uns et les autres il y a toujours l'épaisseur d'une nanofeuille de papier à cigarette. Seule l'indifférence - mais c'est pire - permet de ne pas s'approcher de cette frontière friable. Ou la sainteté. Mais celle-ci on ne la trouve pas sous le sabot d'un cheval.
De Pierrrrre
23H25 | 08/02/2009 |
Pfff….. pauvres réfugiés fuyant la misère de leurs pays « libérés »,
pauvre France ballotée par une administration merdique
qui écope à la petite cuillère des vagues qui rentrent par seaux d'eau….
France qui longuement s'enfonce et coule,
de tant de malheureux qui grimpent en sa coque….
à Pierrrrre
De jujuairplane
étudiant en archeologie | 00H05 | 09/02/2009 |
Ce sont donc les immigrés clandestins exploités par des patrons (grands comme petits) Français qui sont responsables de la crise ? Ben voyons…
à jujuairplane
De Pierrrrre
10H39 | 09/02/2009 |
► L'immigration est pour une part ,source de dynamisme de la France,
et pour une autre part énorme, source de paupérisation,
d'encombrement de nos services sociaux,
et de fuite des capitaux qui financent par millions de virements Moneygram la survie de villages africains.
Je n'en fais pas le reproche à ces malheureux qui ainsi soutiennent leur famille,
mais je pense que la France n'a pas vocation à arroser le désert d'ailleur quand son jardin manque d'eau.
Et j'assume complètement l'amoralité de ce point de vue.
De plus, la population française connait une mutation massive et sans précédent par son ampleur ;
l'évolution inéluctable de notre sociologie, de notre économie, de nos référents culturels, de notre socle historique
est porteur de grandes inquiétudes pour le devenir de notre pays.
Les socialiste, voulant en cacher la réalité, ont interdit toutes statistiques y faisant référence.
Je vous en donne une de statistique :
90% des personnes incarcérées en France sont étrangers ou d'origine étrangère.
Si vous n'en n'êtes pas convaincu, interrogez dans vos connaissances un maton, un flic ou un gendarme,
allez une matinée dans un tribunal voir défiler le chapelet des poursuivis…..
à Pierrrrre
De Nadalegrigou
11H49 | 09/02/2009 |
Comme d'habitude vous illustrez vos propos paranoïaques par des chiffres faux.
Ainsi 90% des personnes incarcérées seraient « étrangers ou d'origine étrangère » FAUX
Consultez donc le rapport de la commission d'enquête du sénat (http://www.senat.fr/rap/l99-449/l99-449_mono.html#toc10) avant d'avancer des chiffres fantaisistes.
En 1999 23,6% des incarcérés étaient d'origine étrangère, et votre ami maton vous a raconté des bobards.
On peut alors discuter sur « l'origine étrangère »…
Si pour vous toute personne n'ayant pas 4 ascendants français est d'origine étrangère (ça ne vous rappelle rien ? ) alors c'est 70% de la population française qui est d'origine étrangère, dont vous certainement aussi !
Méthode traditionnelle de désinformation, un quidam ignorant dit n'importe quoi, le répète jusqu'à s'en persuader lui-même et le mensonge réitéré devient vérité !
Vous vous sentez envahi, dépossédé de votre « identité », c'est votre problème, mais s'il vous plait un peu de rigueur dans vos « analyses ».
à Nadalegrigou
De Pierrrrre
12H20 | 09/02/2009 |
► Suis allé consulter le lien que vous nous donnez… un rapport datant de 8 ans aux éléménts qui se sont agravés depuis…
Il y est fait référence à des ressortissants étrangers (l'appellatioin d'origine étrangère signifiant dans le rapport nés à l'extèrieur de la France) ;
moi, j'y inclus des français, officiellement français mais qui sont d'origine étrangère (enfants d'immigrés)
et je pense que le suivi du devenir de cette population est statistiquement révélateur.. mis à par que ce suivi est interdit par une loi socialiste.
Je vous fais un copié collé d'une partie de ce rapport du Sénat dont vous m'avez donné vous même la référence :
…… « à la maison d'arrêt de Villepinte, 50 % des détenus sont des étrangers et 60 nationalités différentes sont représentées. De même, à la maison d'arrêt de Paris-la Santé, la proportion d'étrangers s'élève à près de 60 % et ceux-ci se répartissent entre 83 nationalités. Plus de la moitié de la population carcérale de Guyane est également étrangère et est principalement originaire du Surinam et du Brésil, les longues peines étant par ailleurs transférées dans les maisons centrales de métropole….. »
Maintenant, on peut mégoter sur les stats ceci ou les stats cela, mais il est évident que ces chiffres qui ne parlent que d'étrangers , et n'incluent pas d'autres prisonniers d'origine étrangère (ce qui dénoterait une difficulté d'intégration),
illustrent parfaitement, tels partie visible de l'iceberg migratoire,
l'encombrement de nos services sociaux,
l'encombrement de nos dispensaires médicaux,
l'encombrement de nos HLM,
l'encombrement de nos cellules de garde à vue de commissariats,
l'encombrement de nos écoles par des élèves destabilisés,
l'encombrement de nos tribunaux,
l'encombrement de nos prisons,
par des problèmes venus d'ailleur,
et que nous gardons chez nous,
en en facilitant la lente progression,
avec un but inavoué pour certains :
celui de la lente décomposition de notre société libérale,
et de ses fondements culturels judéo-chrétiens dont ils espèrent en l'immigration afin de les faire exploser.
Discours de Boumédiène devant l'ONU en 1974 :
.…. « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »…..
à Nadalegrigou
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 12H13 | 09/02/2009 |
Quelle belle tartine de propagande ! enrichie aux vrais points Godwin !
Je me garderai bien de déranger votre bienpensance, car la réalité inexorablement nous rattrape.
Car les phénomènes décrits par Pierre, au début circonscrits à quelques poches urbaines dont il était facile de critiquer les habitants excédés, sont en voie de généralisation. Même en plein coeur de paris c'est la zone le samedi maintenant dès 21h, ne circulent plus que des bandes de pignoufs de toutes origines.
Vive la joie de vivre, plus de coquetterie, plus de bijoux, femmes empaquetées comme en Iran pour leur sécurité urbaine. « Elégances » des magasins soviétiques de mes souvenirs soudain réapparues. Mais que je me console si je ne peux plus être jolie en public, j'ai le droit à l'avortement…Séduction, beauté, verboten ! Ou alors prévoir de circuler en voiture…et pas toute seule !
Le plus drôle est que plutôt que de nommer le mal, on préfère restreindre la liberté de chacun. Dans ma commune au soir du réveillon interdiction de vendre de l'alcool après 19h. La charia imposée à des dizaines de milliers de personnes à cause de quelques branleurs archiconnus des services de police…
Je ne peux plus ouvrir la porte de chez moi et regarder ce qui m'entoure. Non pas l'impression d'un pays qui décline, mais d'un véritable effondrement, comme une banquise qui s'écroule dans la mer.
Les « tu l'auras » qu'on vous a distribué monsieur, cotisations et points retraite trucs muches, oubliez-les ce sera bientôt du vent. Et ne pleurez pas sur Sarko, sa médiocrité est l'exact reflet de ce qui est.
Bienvenue dans la France réelle à pleurer, monsieur.
à La framboise enragée
De déluge
menuisier | 12H43 | 09/02/2009 |
C'est carractéristique des temps de crises.
Pour détourner la colère des fautifs de la misère qui s'instale, ces même fautifs organisent les couvres feux qui leur permettront de garder au sens propre la tête sur les épaules et le pognon en Suisse.
Le plus simple et le plus efficace est de désigner l'étranger non seulement comme bouc émissaire mais comme étant le véritable danger qui mine notre société jusque dans ses fondations.
L'appel à une identité nationale fantasmée rongée par ces corps exogène assimilés à une maladie..
En effet à l'heure actuelle où la terre est malade des agissements des polueurs en tout genre, où les guerres se multiplient pour l'accès à l'énergie, à l'eau, à la nourriture et aux matières premières, au moment même ou notre mode développement économique se montre tel qu'il est, à savoir une escroquerie organisée au bénéfice d'une petite « élite » auto proclammée pour laquelle son intérêt égoïste est le seul but, il est urgent de désigner les étrangers à la vindicte publique.
Un grand classique de la propagande et de l'enfumage.
Mais continuez à avoir peur, vous avez raison : Il n'y a jamais eu autant d'étrangers dans le monde.
à déluge
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 14H54 | 09/02/2009 |
Ayant habité 10 ans à Belleville, la « Marseille » de Paris, je ne parle pas de fumée mais de réalité.
Aujourd'hui il est impossible pour une nana d'évoluer toute seule dans le Paris popu en essayant d'être jolie (je ne parle même pas de sexy). Le faire équivaut à jouer la poule faisane à l'ouverture de la chasse.
Par contre tout à fait d'accord sur la responsabilité de la petite élite du fric quand à la catastrophe civilisationnelle qui se passe sous nos yeux. Mais loin d'être hostile à l'immigration, ceux ci en veulent plus et encore car elle pousse les salaires vers le bas. Et les coûts sociaux sont supportés par l'état et le peuple français.
La seule chose qui me console c'est que la Suisse est aussi pourrie que le reste maintenant. Ces connards de riches vont être obligés de se planquer derrière des barrières électriques, comme les tigres de Thoiry. Bien fait !
à La framboise enragée
De déluge
menuisier | 17H19 | 09/02/2009 |
On n'a pas la même expérience : Il y encore six mois j'habitais rue des pyrénnées ( hauts de Belleville) et mon épouse travaillait porte de Clignancourt..
En vingts années pour moi et dix pour elle, pas une agression, rien de notable…
à déluge
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 19H32 | 09/02/2009 |
Laisse moi deviner, ta femme c'est la marmotte qui emballe le chocolat dans le papier alu… : -))
à La framboise enragée
De déluge
menuisier | 20H49 | 09/02/2009 |
Non : Instit école Binnet.
Ceci dit, sur le trajet, à la Porte Clignancourt, c'était seringues vides, tapins-portes cochères et compagnie, les mômes singeant les comportements des dealers du coin, tout ça, mais pas d'agressions, dans la journée (la nuit n'a pas été testée).
Quant au quartier où nous habitions (M° Pyrénnée), sécurité totale, quelque soit l'heure.
à déluge
De Fondriest
euh | 11H55 | 12/02/2009 |
« Ceci dit, sur le trajet, à la Porte Clignancourt, c'était seringues vides, tapins-portes cochères et compagnie, les mômes singeant les comportements des dealers du coin, tout ça, mais pas d'agressions, dans la journée (la nuit n'a pas été testée). »
==> De 2002 à 2004, j'ai travaillé rue du Mont-Cenis. J'ai pu constater que parmi mes collègues de sexe féminin, celles qu'on pouvait taxer de « mignonnes » étaient importunées plusieurs fois par semaine par des riverains (de la manière décrite par la framboise enragée), et plus particulièrement ceux attablés à un café situé à l'angle formé par l'intersection du Boulevard d'Ornano et du passage du Mont-Cenis.
à La framboise enragée
De Nadalegrigou
17H37 | 09/02/2009 |
Vous vivez décidément dans le siècle passé.
Vous acceptez sans problème de consommer chinois, indien, etc, bref tous les produits bon marché que la société mondialisée met à votre disposition mais vous vous offusquez que les humains, eux aussi, vivent maintenant dans un monde en mouvement et se déplacent vers où la survie est plus accessible.
Et associer le sexisme primaire et crétin aux étrangers est vraiment preuve de mauvaise foi.
Et vous vous présentez comme (connard de) pauvre en plus !
à Nadalegrigou
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 19H28 | 09/02/2009 |
Où est-ce que j'ai écrit que consommais mondialisé ? faut stopper la fumette !
Je n'ai que du vécu à proposer, être une petite européenne de 20 ans à Belleville, mains au cul ou sur le sein, insultes, sifflements, crachats, etc… et en plus j'osais me rebeller et tancer mes insulteurs ! Les nénettes qui mettent le voile pour avoir la paix, je les invente peut être ?
Et puis merci pour l'insulte de « connard de pauvre » les gens modestes apprécieront.
Votre prose suffisante pue le bobo !
à La framboise enragée
De castro
sociologue | 00H49 | 10/02/2009 |
ça doit être parce que t'es trop belle.
à La framboise enragée
De Nadalegrigou
15H36 | 11/02/2009 |
Ca ne vole pas très haut du cervelet tout ça !
1/ Personne ne vous demande votre avis, VOUS CONSOMMEZ MONDIALISE, que vous le vouliez ou non.
2/ Vous fumez donc du bon MAROCAIN ou de l'AFGHAN.
3/ Je pensais plùtôt SALAUD DE PAUVRES ! ! !
4/ Utilisez votre cerveau et quittez de temps en temps le premier degré, vous verrez, ça fait du bien.
5/ Bon voyage !
à La framboise enragée
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 17H59 | 09/02/2009 |
Ah AH ah ahha ! ! !
L'est de paris qui craint ? !
J'ai habité à Marx Dormoy, le paris popu. Max-do, c'est le carrefour des 5 continents + les camés.
En 3 ans, pas un problème. Si un, pardon, mais c'était des poulets, trop bourré j'étais, « comprendrez…
Une seule de mes amies s'est fait emmerder par un camé. Résultat : elle lui a collé une baigne. Un camé a peut-être le couteau, mais les réflexes…
Et puis merde, c'est quand même pratique d'avoir son dealer avec pignon sur rue…
L'axe Max-do - Belleville, c'est de la bombe, bébé. Putain qu'elles sont belles toutes. Tous ces compas multicolores qui parcourent la surface de ce petit bout de globe… argh, mais que fous-je chez les slaves ? !
à Blaise11
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 19H31 | 09/02/2009 |
Votre amie a eu beaucoup beaucoup de chance…
Changez de dealer, au vu de la prose il vous détaille du pneu !
à La framboise enragée
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 22H07 | 09/02/2009 |
Ouaip !
Et même que quand j'me barre,
Y dit qu'y m » dit :
« Roule ma poule ! “
à La framboise enragée
De Nadalegrigou
15H27 | 11/02/2009 |
Vous faites sans arrêt référence à la « fumette », vous avez l'air de vous y connaitre, mais dites moi, vous achetez à qui ?
à Pierrrrre
De jujuairplane
étudiant en archeologie | 00H05 | 09/02/2009 |
(edit : doublon)
à Pierrrrre
De pablico
00H34 | 09/02/2009 |
encore deux ou trois crises comme celle là, et c'est nous qui iront chez eux…faut pas se moquer.
comme tout vit, tout meurt et tout change, qui sait ? un jour nos enfants ou nos petits enfants seront des immigrés sans papiers ?
à pablico
De Pierrrrre
10H55 | 09/02/2009 |
»….faut pas se moquer….. »
► où doonc auriez lu que je me moquais ?
-------------
»….comme tout vit, tout meurt et tout change, qui sait ? un jour nos enfants ou nos petits enfants seront des immigrés sans papiers ? …. »
► Oui, en Norvège en Australie ou au Canada, fuyant une France invivable et où ils ne se reconnaitront plus.
à pablico
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 12H17 | 09/02/2009 |
Non vous n'irez jamais chez eux.
Parce qu'ils ne voudront pas de vous, et chargerons au besoin leurs gardes frontières de vous le rappeler à coup de mitraillette, gros naïf.
à Pierrrrre
De castro
sociologue | 01H00 | 09/02/2009 |
tu es un parasite.
à castro
De Pierrrrre
10H55 | 09/02/2009 |
»….tu es un parasite….. »
► Saviez vous que votre pseudo vous allait à merveille, Castro ?
…Fidel à ses principes, hein ?