
Double suicide du TGV : nouveau scandale psychiatrique ?
Le 10 décembre dernier, le double suicide d'une mère et de sa fille sur une voie TGV à Solliès-Pont, dans le Var, était présenté par la presse régionale comme un sanglant fait divers. Mais depuis le drame, le père de la famille, Michel Prévidi, 58 ans, ne cesse d'expliquer qu'il s'agit d'un nouveau scandale psychiatrique et, « pour déconstruire les mensonges », livre son récit kafkaïen.
Tout a véritablement commencé le 24 juillet 2008, lorsque la fille ainée de la famille Prévidi, Virginie (28 ans) se suicide seule sur les rails du TGV qui passe à cent mètres de leur maison. Le lendemain, Michel Prévidi se rend à la gendarmerie puis aux pompes funèbres. Là, une phrase va l'enchaîner au malheur :
« Il fallait que je choisisse l'urne pour ma fille. Dans la douleur, j'ai dit à l'employé des pompes-funèbres d'en réserver trois autres. »
Intrigué par le propos, l'employé des pompes funèbres alerte la gendarmerie et explique que la famille projette un suicide collectif.
André Garon, maire UMP du village et ancien médecin militaire, lance alors avec l'accord du préfet un dispositif d'hospitalisation d'office (HO) pour les trois membres de la famille au centre hospitalier Henri Guerin de Pierrefeu-du-Var.
« Je ne peux plus vivre sans ma fille »
Le 28 juillet 2008, jour des obsèques, Michel Prévidi ne peut assister à la crémation de sa fille car c'est le jour choisi pour l'internement de sa famille par les autorités.
« Nous étions ensemble dans la salle. J'avais les mains sur le cercueil de ma fille, et à ce moment là, un médecin m'a demandé de sortir. Il y avait deux gendarmes, quatre pompiers, le maire. On m'a mis de force dans l'ambulance pour m'emmener à l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu. Je n'ai donc pas pu assister à la crémation. Ma femme oui. Elle est sortie avec l'urne encore chaude et a été embarquée par la même équipe. C'est une véritable honte.
Comment le maire a-t-il pu prendre une décision alors qu'il ne nous connaissait pas et ne savait pas que nous étions sous traitement depuis trois jours et donc que nous étions stabilisés ? On ne devrait pas enfermer quelqu'un simplement sur une parole maladroite. On n'enferme pas des gens à l'heure même de la crémation ! »
C'est alors un véritable cauchemar qui commence pour la famille Prévidi à qui l'on interdit le deuil.
« Pendant douze jours, on nous a interdits de nous voir entre nous. Aucune rencontre de groupe, nous étions strictement séparés. Nous avons vécu avec des aliénés, il y avait des hurlements jour et nuit dans un environnement répugnant. Même si l'enfermement est justifié, on ne peut pas s'occuper des gens ainsi ! Sans communiquer, sans se voir pendant douze jours ! C'est inhumain ! »
La famille, traumatisée par le suicide et l'enfermement, est à nouveau ébranlée le 10 décembre 2008 lorsque la mère Sylvie (50 ans) et la fille cadette Amélie (22 ans) décident de se suicider à leur tour sur la même voie ferrée. Son épouse ne laisse à Michel Prévidi qu'un simple mot : « Je ne peux pas vivre sans ma fille. »
« Tenus d'exécuter notre mission de prise en charge »
Pour lui, c'est évident : « L'internement nous a détruits. Nous n'avons pas été soignés, mais notre malheur a été aggravé. » De lourdes accusations auxquelles répond Michel Bartel, directeur du centre hospitalier Henri Guerin :
« Le centre s'est retrouvé en situation de devoir prendre en charge dans des circonstances dramatiques une famille éprouvée suite à une mesure d'ordre public d'HO. Le maire a réalisé une appréciation de la situation. Nous n'avons pas choisi la date de l'internement et nous avons été tenus d'exécuter notre mission de prise en charge.
Le choix de la séparation des patients est un choix des psychiatres et je ne peux pas le commenter, c'est une décision médicale. Toute l'équipe était sous le choc à l'annonce du drame. La perte d'un patient est toujours un échec. Je m'incline bien évidemment devant la douleur de M. Prévidi et celle du conducteur de la locomotive. »
Quant au maire, il s'est expliqué au moment des faits et ne souhaite plus apporter de commentaires, considérant que le double suicide est une preuve par le drame. « Ils proféraient des menaces de suicide collectif et il y avait des présomptions lourdes de passage à l'acte. La tragédie a confirmé que l'hospitalisation était nécessaire. »
Désormais, Michel Prévidi dit vouloir se reposer tout en s'exprimant sur un site Internet à la ligne anti-psychiatrique. Il a d'ores et déjà approché l'avocat Gilbert Collard avec pour ambition de déposer dans les prochains jours des plaintes contre les acteurs de l'internement familial.
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De Francois Toulouse
13H07 | 30/01/2009 |
Plus qu'un scandale de la psychiatrie, cette histoire me semble remettre en cause son utilisation par les politiques.
Car l'homme qui a décidé cette hospitalisation est avant tout maire, et c'est suite à une loi que ces élus peuvent contraindre ainsi les gens à un enfermement provisoire. Les médecins ne sont pas consultés sur cette décision, et après ils appliquent leurs conventions de soins.
à Francois Toulouse
De jexiste
si, si | 14H04 | 30/01/2009 |
Les psychiatres sont toujours légalement tenus de faire leur boulot d'évaluation et de confirmer ou infirmer le bien-fondé d'une hospitalisation forcée en psychiatrie. Ils restent entièrement maîtres de la décision.
Cependant, il est vrai que de fait, ils ne refusent quasiment jamais un nouveau client, peu importe qu'il présente ou non des troubles psychiatriques.
A cela, plusieurs raisons :
- les psychiatres hospitaliers sont à la solde des laboratoires pharmaceutiques dont le chiffre d'affaires doit être développé de toutes les manières possibles ;
- au fur et à mesure des progrès de la science médicale, les psychiatres ont vu nombre de leurs patients leur échapper (par exemple, l'ulcère d'estomac qui fut longtemps considéré comme une maladie psychosomatique se soigne avec un simple traitement antibiotique depuis la découverte de la bactérie qui en est responsable), craignent de voir à terme leur spécialité disparaître, et compensent les faiblesses de leur discipline en inventant sans cesse de nouvelles maladies mentales et de nouveaux malades mentaux ;
- ils s'estiment dépositaires d'une mission de service public dont l'objet est le maintien d'une certaine paix sociale (celle qui assure au jour le jour et au coup par coup la tranquillité des hommes et femmes de pouvoir) et plient à ce titre à toutes les exigences de leurs partenaires en la matière : élus, fonctionnaires, patrons, etc…
Bref, les psychiatres font eux-mêmes de la politique bien plus que de la médecine, et orientent leur business vers la répression.
à jexiste
De Servais-Jean
4591
HS | 18H33 | 30/01/2009 |
Un tissu d'âneries et croyez moi j'en sais quelque chose d'ailleurs regardez ma bobine.
Dans les internements d'office les psychiatres n'ont strictement rien à dire sur le bien-fondé ou pas de l'internement, pas plus que les gardiens de prison. Dans ces cas d'HO ils se contentent de rendre la vie de l'interné aussi confortable que possible, soit en les soignants si leur état le demande, soit en les entourant de leur sollicitude.
Quant aux clients qui leur échappent comme vous l'affirmez si péremptoirement, essayez donc d'avoir un rendez-vous chez l'un d'eux et vous vous rendrez compte qu'ils ne courent pas aprés, tant et si bien qu'ils ne sont pas assez nombreux pour faire face à la demande et qu'on va en chercher à l'étranger.
Pour le reste de vos affirmations…..ce ne sont que les votres.
à Servais-Jean
De jexiste
si, si | 19H30 | 30/01/2009 |
Renseignez-vous un peu avant d'émettre pareils jugements.
à jexiste
De Servais-Jean
4591
HS | 17H38 | 31/01/2009 |
Dans ma remarque il n'est aucunement question de jugement contrairement à vos interventions anti-psy.
Il me suffit de décrire la réalité du terrain, ceci sans avoir le filtre déformant d'une quelconque « église » ou « chapelle ».
à Servais-Jean
De jexiste
si, si | 17H47 | 31/01/2009 |
Vous avez bien écrit « tissu d'âneries » là où je me contente de décrire la réalité du terrain en observateur extérieur et parfaitement neutre.
à Servais-Jean
De gaius
00H04 | 31/01/2009 |
Tiens donc ? ? ? ? les médecins n'auraient rien a dire….et les certficats de « 24 heures “….et les certificats de quinzaine etc ….c'est pour faire joli ? ? ? ?
Le Prefet maintient les H.O. en fonction de la teneur des certificats ! ! ! ! !
à gaius
De thélonious
15H53 | 31/01/2009 |
C'est en train de changer, et vite, sous la pression de Sarko et de ses prises de positions fascisantes, qui mettent tel ou tel, hors des clous (de l'idée qu'il se fait des clous) dans le colimateur.
En ce moment, entre autres, c'est les fous.
Depuis le 2 décembre et son discours crépusculaire qui, comme d'habitude, instrumentalise la souffrance liée à un fait divers pour justifier sa surenchère dans l'enfermement et le controle, les médecins n'ont quasiment plus rien à dire.
Ce sont les prefets qui auront TOUTE la responsabilité concerant les gens en situation d'hospitalisation d'office (et le délai de 24 qu'ont les médecins pour infléchir la voie prise est un leurre : comment voulez-vous évaluer des situations aussi complexe en un temps aussi court, surtout quand vous ne connaissez pas le patient)
Bref, en ce moment, en psychiatrie, tout le monde est à cran. Sarko coupe toutes les tetes qui ne se plient pas à sa politique sécuritaine et, je le dis en conscience, fascisante en tant qu'elle se fonde sur la stigmatisation de quelques uns, qui en paient le prix fort en direct.
On sort chaque semaine un peu plus du champ démocratique, c'est inédit, alors ne nous perdons pas en querelles à propos de situations, comme celle citée dans cet article, dont le juste entendement dépasse les éléments cités.
à gaius
De Servais-Jean
4591
HS | 17H47 | 31/01/2009 |
« Le Prefet maintient les H.O. en fonction de la teneur des certificats ! ! ! ! ! »
Le préfet aux ordres de l'état fait ce que l'état lui commande, le préfet de la Manche en sait quelque chose. Et d'autre part les psychiatres hospitaliers, mals payés par rapport à leurs collègues libéraux, ne cherchent pas des ennuis et font des certificats qui laissent aux préfets leur liberté de décision.
à Servais-Jean
De jexiste
si, si | 17H51 | 31/01/2009 |
C'est bien ce qu'on leur reproche, ils ne font pas plus leur boulot de psychiatres que les juges d'instruction ne font le leur. Appliquons-leur donc le même traitement, supprimons-les.
à jexiste
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 11H26 | 02/02/2009 |
Je suis désolé mais il y a (une nouvelle fois) des doublons : si rue89 veut bien les supprimer, merci. Voici mon commentaire :
Et le médecin du commissariat de Nîmes qui atteste avoir examiné une « malade » … alors que celle-ci se trouvait en Tchécoslovaquie ? les flics déboulent chez elle, embarquent sa soeur jumelle, qui gardait sa fille et le vieux chat : la fille , mineure mais laissée seule, est blessée d » un coup de couteau par les voisins - des causeurs de troubles qui eux auraient du être embarqués , mais sont d'utiles petits délinquants indics -
Le chat se barre et on ne l » a jamais revu : si les infirmiers et psy aiment les animaux, qu » ils versent une larme.
Le même médecin du commissariat se trouvait « comme par hasard » derrière la voiture d » un candidat député de droite, qui n » avait rien trouvé de plus intelligent que de se tirer une balle dans la jambe, en rase campagne, pour faire croire à une agression du candidat PS !
Ce médecin tunisien invitait chaque été le gratin de Nîmes, commissariat et préfet en tête , dans sa superbe villa tunisienne.
à Servais-Jean
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 22H25 | 01/02/2009 |
Une de mes amies a été internée après avoir demandé à sa copropriétaire ( une infirmière) des travaux que celle-ci a ainsi évités. Le psychiatre l » a remise en liberté le soir même.
Cette infirmière avait le bras long et mon amie a été remise en HO une semaine « pour calmer le préfet » a dit le psychiatre. Relâchée puis à nouveau internée 6 mois
Les 3 fois sans l » examen préalable obligatoire par le médecin du commissariat, qui a cependant prétendu l » avoir examinée . Elle a été libérée avec tous les autres malades au début de l » été , congés annuels oblige.
Une autre amie a eu une insolation sur une plage, avec évanouissement. On l » a ranimée avec un traitement qui l « a rendue agitée un quart d » heure : elle est restée un an enfermée en HO , ses parents ne parvenaient pas à la faire sortir.
Elles m » ont raconté les conditions de leur internement : des malades atteintes du sida sont autorisées à sortir et vont se prostituer en ville , les médecins laissent faire. Pas de boissons chaudes, une bouffe dégueulasse , de la merde partout, des viols, l » horreur ! et pire que tout le mépris condescendant du personnel soignant et des psychiatres.
Allez voir le récit que bien sûr vous ne croirez pas : http://ass.renseignements-genereux.over-blog.com
Car les gens sains d » esprit qui ont été internés n » ont plus droit à la parole : on ne les croit pas.
à jexiste
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 22H37 | 01/02/2009 |
Merci pour ce commentaire . Je vais sans doute parler assez souvent plus bas de l » internement de deux amies , surtout à la place de l » une d » elles, Jacqueline, qui s » est suicidée.
Jacqueline me disait qu » elle avait été violée en HO par un petit malfrat interné à vie pour protéger un magistrat qu » il avait menacé de mort. Et que nombre de grand-mères spoliées de leur héritage, de citoyens gênants, atterrissaient en HO .
Elle avait contracté une syphilis suite à ce viol et n » était pas soignée . Le psychiatre ( à Montpellier) tabassait ses malades, les infirmiers se taisaient . Ce cinglé haïssait son père, communiste, et se déguisait en SS .
Quand sa soeur a exigé sa sortie, en menaçant de médiatiser l » affaire , Jacqueline a été réveillée , avec la lumière d » une torche en pleine figure , toutes les demi-heures. Là elle a vraiment failli devenir folle.
à Francois Toulouse
De gaius
19H27 | 30/01/2009 |
Cest archi faux……..toutes hospitalisations sous contrainte doit faire l'objet dans les 24 heures d'un certificat médical confirmant ou infirmant la necessité d'une telle hospitalisation
…..
à Francois Toulouse
De jexiste
si, si | 21H40 | 30/01/2009 |
Quelques liens en complément à ceux qui accompagnent déjà l'article :
- sur la psychiatrie, la maladie et le handicap mentaux :
http://www.rue89.com/2008/12/28/un-fou-dangereux-echappe-dun-hopital-a-m…
http://www.rue89.com/derriere-le-barreau/2008/12/29/le-tribunal-souhaite…
http://www.rue89.com/derriere-le-barreau/2009/01/06/accuse-de-viol-il-fa…
- sur les abus et scandales psychiatriques à proprement parler, le harcèlement moral en étant fréquemment l'occasion :
http://www.rue89.com/philippe-madelin/2009/01/24/prudhommes-la-secretair…
http://www.rue89.com/2009/01/13/commissariat-denghien-harcelee-mais-debo…
http://www.rue89.com/2009/01/20/harcele-dans-la-police-dix-ans-de-galere
http://eco.rue89.com/2008/12/18/comment-savoir-si-je-suis-victime-de-har…
http://eco.rue89.com/2008/12/05/suicide-au-travail-les-psys-se-font-enqu…
Noter aussi les chiffres et textes donnés par « existe » sur l'AAH dans les commentaires sur cet article :
http://www.rue89.com/marseille/le-rmiste-le-travailleur-social-et-sa-cal…
à jexiste
De thélonious
16H05 | 31/01/2009 |
C'est absurde de taper sur la psychiatrie.
Si vous avez envie de cogner, dirigez vos coups vers ceux qui détruisent la capacité de soigner qui persiste encore en certains lieux.
Demandez vous pourquoi on a fermé la moitié des lits en 20 ans, pourquoi on met tous les hopitaux en déficit pour justifier ensuite des coupes sombres dans tous les domaines,pourquoi les lits fermés en psychiatrie publique vont vers les cliniques privées où les malades vont engraisser tel fond de pension.
Et pourquoi il ne reste plus dans le service public que les situations les plus lourdes, désespérées.
Et pourquoi, la aussi, dans ce désert humain que devient la psychiatrie malgré elle, il faut encore se rapprocher de l'hopital entreprise, et compter nos actes comme de vulgaires comptables (comme si on pouvait compter une qualité d'acceuil ou d'écoute ! )
Bref, demandez vous pourquoi ça va mal, et qui en porte la responsabilité, plutot que de taper sur l'ambulance…
à thélonious
De jexiste
si, si | 17H04 | 31/01/2009 |
La fermeture de lits est justifiée par une diminution considérable du temps de séjour hospitalier moyen qu'a permis durant ces quarante dernières années l'apparition de nouveaux traitements, toujours plus efficaces : de 250 jours en 1970, elle est ainsi tombée à 34,2 jours en 2001.
Le nombre de lits n'ayant pas chuté de manière aussi drastique dans le même temps, le nombre des « patients » « pris en charge » sur une année n'a en fait cessé de progresser, pour atteindre 1,2 millions d'adultes au début des années 2000, alors qu'il était de 708000 en 1989.
Une étude de la DREES de 2004 montre que le taux de recours dans les secteurs de psychiatrie générale (nombre des patients vus au moins une fois dans l'année rapporté à la population âgée de plus de 20 ans du secteur) est ainsi passé de 17 patients pour 1000 habitants de plus de vingt ans en 1989, à 21 pour 1000 en 1995, et à 26 pour 1000 en 2000.
Voici les chiffres les plus récents, disponibles depuis fin 2007 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/serieetudes/serieetud70.htm
« En 2003, les 817 secteurs de psychiatrie générale, prenant en charge les adultes, ont suivi 1,2 millions de patients. Ce nombre est en augmentation régulière (+ 62 % de patients suivis depuis 1991). La population desservie par ces secteurs est en moyenne de 56 100 habitants de plus de 20 ans, avec des écarts allant de moins de 20 000 à plus de 100 000.
La file active ambulatoire, ensemble des patients vus au moins une fois dans l'année en ambulatoire, poursuit sa croissance en 2003, où elle dépasse le million de personnes. Près de 77 % d'entre elles ont consulté dans les CMP (centres médico-psychologiques). 116 000 personnes ont été prises en charge à temps partiel en hôpital de jour et principalement en CATTP (centre d'accueil thérapeutique à temps partiel). 311 000 patients ont été suivis à temps complet (dont 97 % en hospitalisation à temps plein).
Les dotations en personnel des secteurs de psychiatrie générale sont relativement stables depuis 1986, qu'il s'agisse du personnel médical ou non médical. »
D'autres indications sont fournies dans le texte que je vous propose dans mon commentaire de ce jour à 15h35, juste en-dessous.
à jexiste
De thélonious
14H13 | 01/02/2009 |
Vous êtes manifestement un soutien actif de la politique gouvernementale éhontée en matière de soins psychiatriques.
Vous pensez en gestionnaire, qui aligne des courbes de chiffres à la hausse, là où il est criant que la qualité des soins diminue (un petit chiffre, si ça vous tente : en mettant les hopitaux dans des situations de déficit chronique, le pouvoir fait en sorte que l'administration joue contre ceux qui travaillent dans les hopitaux, et au final contre le soin : ainsi, ils ne recrutent plus, et gèlent au fur et à mesure les postes. Dans un service que je connais, on est passés en peu de temps de 17 infirmières à 11,8, pour le meme nombre de patients, et pour des patients plus difficiles : résultat, les soins se résument aux prises de traitement et à la sécurité des lieux, si tant est que ça ait à voir avec les soins).
Ce seul chiffre illustre je crois le caractère critique entretenu par les pouvoirs publics.
C'est bien simple, la logique est toujours la meme : vous mettez un système en crise (ici, déficit des hopitaux), et puis vous justifiez de tous les coups bas, en entretenant un climat de suspicion et de crainte (évaluations à tout va, directives sécuritaires,…)
Si vous avez le culot de défendre cette politique, allez faire un tour sur ce qu'on appelle le terrain, on en reparle après.
à thélonious
De jexiste
si, si | 14H29 | 01/02/2009 |
Je ne soutiens que l'usager de ce système de « soins », l'administré qui n'a pu y échapper, le citoyen qui se passerait bien d'y goûter.
Ecoutez ce qu'ils ont à vous dire, et on en reparle après.
à Francois Toulouse
De jexiste
si, si | 15H35 | 31/01/2009 |
Voilà une interview fort intéressante d'un cadre socio-éducatif portant sur l'évolution de la psychiatrie depuis une cinquantaine d'années :
http://www.millenaire3.com/Jacques-HOUVER-La-prise-en-charge-en-psychiat…
On en retiendra ceci :
« Comment la réforme de 1985 a-t-elle été accueillie sur le terrain ?
Avec une grande disparité selon les régions… qui reste d'actualité ! Les avancées se font au gré des sensibilités, de l'ouverture d'esprit et du goût pour l'expérimentation des professionnels et des directions concernées. Il y a des départements où l'hôpital psychiatrique est le premier employeur. Les évolutions se font alors lentement, car les résistances au changement sont fortes. Dans l'ensemble, les objectifs sont loin d'être atteints. Les 2/3 des ressources sont consommées par l'hôpital, et seulement 1/3 l'est pour l'ambulatoire. Dans l'idéal, le ratio devrait être inversé, avec 1/3 pour l'hôpital, 2/3 pour l'extrahospitalier : prévention, soins, réadaptation, réinsertion, travail en réseau… Tous les ans, quelques deux millions de personnes s'adressent au moins une fois au service public psychiatrique . Il faut quand même souligner qu'en 50 ans le nombre de lits est passé de 120 000 à 43 000, et que les durées moyennes de séjour sont passées de 300 jours à environ 35 … “
Mais aussi :
‘Qu'en est-il de la tranche d'âge adulte ?
Les vagues de crise économique et les mutations sociétales ont des effets ravageurs dans l'Europe entière. Les personnes en situation de précarité et d'exclusion sont de plus en plus nombreuses. Insuffisamment formées, elles deviennent inadaptées au marché du travail. Une partie de la population se trouve prise dans un engrenage difficile : chômage, impossibilité de retrouver un emploi, répercussion sur la famille, ruptures conjugales et familiales, troubles, dépressions graves, alcoolisme, toxicomanie, etc. A ce phénomène, dû aux conditions économiques et sociales, s'ajoute la complexification du monde du travail. Jusque dans les années 70, il existait des postes suffisamment simples pour que des gens ayant des difficultés à organiser leurs pensées soient aptes à les occuper. Aujourd'hui, le monde du travail exige une réactivité et des compétences telles que nombre de personnes handicapées psychiquement en sont exclues. Pour tous, l'exclusion du milieu professionnel est source de grande souffrance, et la succession de ruptures qui peut s'ensuivre, cause de déclenchement ou d'aggravation de troubles psychiques. Un autre groupe mérite un accompagnement spécifique dans notre société : les migrants, qui doivent faire face au déracinement, à un changement de culture, à des difficultés d'adaptation…’
La négation du chômage de masse et de ses causes, totalement indépendantes de la personnalité de la majeure partie des travailleurs qui en sont frappés, est une constante chez les professionnels de la psychiatrie.
Se refusant à voir des victimes de variables économiques ou de patrons voyous parmi les chômeurs et précaires, ils les assimilent tous à des malades et handicapés mentaux.
Par ailleurs, nombre de psychiatres regrettent l'époque où l'asile était un ‘village’ que ses ‘habitants’ ne quittaient plus après y avoir été admis…
à Francois Toulouse
De mîkel
retraite | 19H48 | 31/01/2009 |
faux , pour une ho il faut : un arrete - un certicat medical formule de maniere tres precise ; le prefet a 48 h pour prendre sa decision
la notion de danger pour autrui est imperative
il existe 2 types de ho ……
à Francois Toulouse
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 23H18 | 31/01/2009 |
Connerie sur connerie
Pour ceux qui ont la naïveté de croire en l'honnêteté et l'intégrité de ceux qui rendent la soit disante justice.
Lisez puis faite vous votre propre opinion.
Auriez vous l'obligeance de consulter ces quelques sites et de consulter sur Internet le texte de l'article ci dessous, merci.
Article L3213-2 ancienne loi de 1838.
Extrait du texte : … « “ .attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire et, à Paris, les commissaires de police…. ” »
Vous avez bien lu….OU, à défaut, par la notoriété publique, que signifie notoriété…, une mise en scène, un scénario inventé de toute pièces pour pouvoir vous interner ou embastiller.
Daniel MASSE www.presume-coupable.com/news.php
Michel Prévidi , histoire d'un internement forcé www.psycho-mania.com
Roland Veuillet Justice pour Roland Veuillet - Arrêté préfectoral levant l …
internements abusifs http://groupeinfoasiles.org.
http://www.multimania.com/filterman
www.alterinfo.net/L%C2%B4auteur-Illy-Nes,-de-nationalite- espagnole,-viol…internements abusifs affaires en france L'inquiétante explosion du …
Vincent TOUCHARD, tapez ce nom et lisez « “ LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE D'HOSPITALISATION D'OFFICE ” »
(Je ne crie pas ce n'est quand majuscule).
Et des milliers d'autres cas similaires
Quand vous aurez bien lu,………..et que maintenant si je vous dit que sarko veut éliminer le juge des libertés, pour donner au seul préfet qui vous a embastillé le droit de vous libérer selon son humeur et son bon ou pervers plaisir, ou selon la voix de son maître sarko.
Maintenant que penser de la justice en France, je dis rien,… car d'une chose inexistante, illusoire que peut on avoir comme jugement.
Mais de ceux qui infligent au nom du peuple, et selon leurs intimes convictions, des condamnations iniques, qui condamnent l'innocent, qui glorifient le criminel.
Combien d'innocents pourrissent dans les geôles, embastillés modernes selon les voies venues de plus haut perché, ou ceux internés selon le bon vouloir, ou le bon plaisir pervers d'un préfet
80 à 90 % de ceux qui rendent des jugements sont des pourris, il n'y a pas que les juges judiciaires, il y a aussi les juges : administratifs, de l'invalidité, des chambre de l'industrie et du commerce (qui vous mettent en faillite rien que pour vous piquer votre boite), etc. etc.,
Intimes convictions = institutions, clans, loges, sectes, portes monnaies, appuis, relations. Et loin après la soupe des chiens vient la vérité.
Encore une chose tant que vous êtes sur le net regardez le test de Stanley MILGRAM, que vous comparerez à l'attitude des forces de l'ordre, ou plutôt les forces du désordre.
Jean-Luc LUMEN
Résistant fils de Résistant
à Jean-Luc LUMEN
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 11H22 | 02/02/2009 |
Encore des doublons de mon commentaire !
Merci pour ces liens et l » indication d » ouvrages. Juste pour dire que personne ne s « interesse aux internements abusifs en France, pourtant nombreux , et rappeler le lien http://ass.renseignements-genereux.over-blog.com où est résumée l » histoire incroyable mais vraie (j'ai lu les dossiers , avec ses faux officiels, les témoignages de voisins, d » un artisan qui a failli prendre une balle tirée par les voisins fauteurs de troubles) . Et encore ce n » est qu » un résumé , l » affaire dure depuis près de 30 ans et la police ne lâche pas la jumelle survivante.
à Jean-Luc LUMEN
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 11H15 | 02/02/2009 |
(d)
à Jean-Luc LUMEN
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 11H16 | 02/02/2009 |
(d)
à Francois Toulouse
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 01H35 | 01/02/2009 |
-- enfermement provisoire-- oh que non, cela peut aller à perpétuité
Sans avis médical et sans aucun jugement.
J'aurais une direction pour celui qui mènera une enquête, à qui profite l'action criminel du maire ? ? ? , n'oubliez pas qu'il y a l'entreprise de monsieur Michel PREVEDI…..et que cette affaire se situe dans le VAR ! ! ! !
http://www.varmatin.com/ra/56/163266
Je conseil vivement la lecture du document LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE D'HOSPITALISATION D'OFFICE de Vincent TOUCHARD
(Je ne crie pas ce n'est quand majuscule) vous le trouverez sur internet
Pour ceux qui ont la naïveté de croire en l'honnêteté et l'intégrité de ceux qui rendent la soit disante justice.
Lisez puis faite vous votre propre opinion.
Auriez vous l'obligeance de consulter ces quelques sites et de consulter sur Internet le texte de l'article ci dessous, merci.
Article L3213-2 ancienne loi de 1838.
Extrait du texte : … « “ .attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire et, à Paris, les commissaires de police…. ” »
Vous avez bien lu….OU, à défaut, par la notoriété publique, que signifie notoriété…, une mise en scène, un scénario inventé de toute pièces pour pouvoir vous interner ou embastiller.
Daniel MASSE www.presume-coupable.com/news.php
Michel Prévidi , histoire d'un internement forcé www.psycho-mania.com
Roland Veuillet Justice pour Roland Veuillet - Arrêté préfectoral levant l …
internements abusifs http://groupeinfoasiles.org.
http://www.multimania.com/filterman
www.alterinfo.net/L%C2%B4auteur-Illy-Nes,-de-nationalite- espagnole,-viol…internements abusifs affaires en france L'inquiétante explosion du …
Vincent TOUCHARD, tapez ce nom et lisez « “ LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE D'HOSPITALISATION D'OFFICE ” »
(Je ne crie pas ce n'est quand majuscule).
Et des milliers d'autres cas similaires
Quand vous aurez bien lu,………..et que maintenant si je vous dit que sarko veut éliminer le juge des libertés, pour donner au seul préfet qui vous a embastillé le droit de vous libérer selon son humeur et son bon ou pervers plaisir, ou selon la voix de son maître sarko.
Maintenant que penser de la justice en France, je dis rien,… car d'une chose inexistante, illusoire que peut on avoir comme jugement.
Mais de ceux qui infligent au nom du peuple, et selon leurs intimes convictions, des condamnations iniques, qui condamnent l'innocent, qui glorifient le criminel.
Combien d'innocents pourrissent dans les geôles, embastillés modernes selon les voies venues de plus haut perché, ou ceux internés selon le bon vouloir, ou le bon plaisir pervers d'un préfet
80 à 90 % de ceux qui rendent des jugements sont des pourris, il n'y a pas que les juges judiciaires, il y a aussi les juges : administratifs, de l'invalidité, des chambre de l'industrie et du commerce (qui vous mettent en faillite rien que pour vous piquer votre boite), etc. etc.,
Intimes convictions = institutions, clans, loges, sectes, portes monnaies, appuis, relations. Et loin après la soupe des chiens vient la vérité.
Encore une chose tant que vous êtes sur le net regardez le test de Stanley MILGRAM, que vous comparerez à l'attitude des forces de l'ordre, ou plutôt les forces du désordre.
Jean-Luc LUMEN
Résistant fils de Résistant
De Infovite
Plébéien. | 13H13 | 30/01/2009 |
La série « Le prisonnier » n'est plus une fiction.
http://www.dailymotion.com/video/x7znz0_generique-le-prisonnier_shortfil…
Nous n'avons pas tiré le bon numéro !
http://info-espress.over-blog.com/
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 13H34 | 30/01/2009 |
La perception de la psychiatrie en France est une catastrophe.
Par moment on a l'impression d'être encore au 19ème siècle. Bon aujourd'hui, les camisole sont devenues chimiques. Mais il n'y a pas de véritables prises en charge de la personne en souffrance. C'est trop compliqué pour nous car çà demande de l'humanisme, de la compation, de l'intelligence et de l'investissement dans des lits, du personnel, etc.
à virginie78
De Tyrian
Informaticien | 15H12 | 30/01/2009 |
Je sais qu'au moins dans les années 1990, nos psychiatres pratiquaient encore les électrochocs… La meilleure amie de ma mère s'est pendue juste après une de ces séances…
La psychiatrie tout court telle qu'elle est pratiqué est une catastrophe. Les camisoles chimiques sont particulièrement dangereuses, avec des effets à longs termes catastrophiques. Il a été démontré des effets violents sur les cerveaux des enfants des femmes ayant subis un de ses traitements, y compris si le traitement a été stoppé avant que la mère ne porte l'enfant. Les enfants souffrent généralement de troubles du sommeil conséquents, et peut-être d'autres effets (les troubles du sommeils vont de toute manière en induire).
à Tyrian
De jexiste
si, si | 15H37 | 30/01/2009 |
Les médecins le savent mais se gardent bien de trop en parler : le taux de mortalité dû aux neuroleptiques est bien plus grand que celui induit par les électrochocs, et ce sans compter les suicides que provoquent ces traitements, ni ceux qui résultent de la perte de droits, de l'isolement, de l'exclusion sociale consécutifs à un internement, parfois même du traumatisme que constituent cet internement et les violences dont est coutumier le personnel hospitalier psychiatrique.