Ligne TGV vers Nice : le tracé des métropoles est moins cher !

Ainsi, la LGV, la ligne ferroviaire à grande vitesse en direction de Nice, éviterait Marseille et Toulon. C'est du moins ce qu'a annoncé dimanche dernier Eric Ciotti, proche de Christian Estrosi.
Le préfet Michel Sappin, en bon soldat, avait déjà lancé cette hypothèse il y a quelques mois (voir un précédent billet). L'argument avancé, sans qu'aucune étude contradictoire n'ait été faite, serait le coût. J'y reviendrai.
En attendant, ce que l'on nous dessine, c'est une ligne TGV évitant Aix, Marseille et Toulon. Ainsi, grâce à la déviation lyonnaise de Saint-Exupéry, où les trains ne s'arrêtent que rarement, le TGV desservirait sans aucun arrêt Nice à partir de Paris. Et même, nombrilisme oblige, Bruxelles non stop à partir de Nice… Un avion sur rail, en quelque sorte, mais beaucoup plus lent.
Outre le fait que l'évaluation du coût reste pour beaucoup suspecte, on peut faire, sur ce point plusieurs remarques :
1 ou 3,5 millions d'habitants desservis ?
Si la LGV n'est pas utilisable par les Marseillais, les Toulonnais et les Aixois, c'est effectivement un peu cher. D'un côté le tracé nord d'un coût avancé de 8,5 milliards d'euros pour desservir le département des Alpes-Maritimes, c'est-à-dire, au grand maximum 1 million d'habitants.
De l'autre, le tracé des métropoles, qui desservirait 3,5 millions d'habitants pour un coût de 11,5 milliards d'euros. Le tracé nord revient à 8 500 euros par habitant, contre 3 800 euros pour le tracé sud (« des métropoles »). Moins de deux fois moins par habitant…
Frais de péage et investissement de l'Etat
Ce coût sera partiellement supporté par les usagers, sous forme de frais de péage de la SNCF, dont une partie servira à rembourser les emprunts ou les partenariats public-privé. Plus il y aura de passagers, plus il y aura de péage, plus la dette sera facilement remboursée. Pour le reste, ce sera un investissement d'Etat, dont on comprendrait mal qu'il ne bénéficie pas au maximum de citoyens.
L'aménagement des territoires
Le coût est toujours un argument qu'il convient de replacer dans le long terme. Vous êtes-vous demandé pourquoi les lignes de chemin de fer actuelles longent la côté méditerranéenne ? Et bien, tout simplement parce qu'à leur construction, au XIXe siècle, le terrain n'y coûtait rien (eh oui, les temps changent ! ), contrairement à la nécessaire expropriation des terres agricoles et viticoles de l'arrière pays.
Comme, en outre, la main d'oeuvre bon marché était disponible pour construire les ouvrages d'art (viaducs et tunnels), on a préféré faire passer le train sur les côtes, à l'époque désertes…
Evidemment, c'était discutable en matière d'aménagement et de développement des territoires. Mais ce n'est pas parce que nos arrières grands-pères ont commis des erreurs qu'il faut les perpétuer. Le TGV, qui est le seul moyen de transport rapide à pénétrer au coeur des grandes villes, doit avant tout desservir les zones peuplées.
Trois des dix plus grandes agglomérations en Paca
Le coût de l'investissement, justement, doit être vu sous l'angle du développement territorial. Un TGV qui ignore Marseille et Toulon, quelle idée saugrenue… Notre région Provence-Alpes-Côte d'Azur a le privilège d'héberger trois des dix plus grandes agglomérations de France.
N'y a-t-il pas là matière à développer des liaisons modernes ? Il y a complémentarité entre les RTR et les TGV. L'un ne remplace pas l'autre. Les échelles de distances ne sont pas les mêmes. Au delà de Marseille et de Nice, c'est évidemment l'arc méditerranéen qu'il faut envisager, de Barcelone à Gènes (au moins).
Les valses-hésitations des élus
Aujourd'hui, quelques hommes politiques doivent se sentir bien mal à l'aise. Mais il n'est pas trop tard pour qu'ils réagissent avec responsabilité et vision à long terme pour leur ville.
Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, partisan de la première heure (mais pas de la seconde) du tracé des métropoles, s'est-il imprudemment engagé durant la campagne électorale ? N'avait-il pas renvoyé dans ses buts un Guérini soupçonneux par une phrase agressive et teintée de mépris, restée dans les mémoires : « Et la LGV, où vous voulez qu'elle passe… à Calenzana [nom du village natal de Guérini, en Corse, ndlr] ? »
Le 20 juin 2008, Jean-Claude Gaudin déclarait encore que « le seul tracé concevable est celui des “métropoles” parce que les hommes et les activités qu'il faut desservir sont là ».
Il faut dire qu'entre les deux tours des élections municipales de mars 2008, Nicolas Sarkozy donnait un petit coup de pouce à son candidat Jean-Claude Gaudin en lui transmettant une lettre soutenant le passage de la LGV par Marseille : « Le scénario de référence est celui de “la ligne des grandes métropoles'”.
“Au-delà des questions techniques qui pourront se poser, ce tracé a ma préférence parce qu'il serait impensable que l'arc latin appelé à relier Madrid à Rome laisse Marseille à l'écart. Ce serait sans doute une faute au regard de l'histoire et du rôle que la France veut jouer dans l'avenir de la Méditerranée.”
A Toulon, Hubert Falco s'était rangé à cette proposition du tracé des métropoles. Et à Nice, le 30 juin 2008, Christian Estrosi, alors ministre délégué à l'Aménagement du territoire, avait fait savoir qu'il avait tranché en faveur d'un tracé via Marseille et Toulon pour la ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Paris à Nice en moins de quatre heures :
“Il a été arrêté que la LGV Paca devait relier les trois grandes métropoles de la région, à savoir Marseille, Toulon et Nice, à Paris, ce qui n'est pas encore fait pour les deux dernières.”
Il n'était pas encore question à l'époque d'un avion sur roulettes ne desservant que la Côte d'Azur…
► Le blog de Jacques Boulesteix.
Photo : TGV Méditerranée à proximité d'Avignon (Wikipédia).
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De luciendunord
Expatrié mais toujours Marseillais | 12H19 | 14/01/2009 |
Y'a un truc que je ne comprends toujours pas. Sarkozy est favorable pour le tracé des métropoles, Guérini ne voit pas comment on pourrait faire autrement, Gaudin malgré ses retournements de vestes, est au final plutôt d'accord alors …. Céquiquiqui qui coince ? ? ? ? Le préfet ? Qu'il cherche des solutions pour coordonner ses services en cas de neige par exemple à la place de freiner les initiatives maintenues malgré la crise et qui ne peuvent faire qu'avancer l'économie de ce territoire. Enfin, ce n'est que la parole d'un ex-marseillais exilé au froid du Nord.
à luciendunord
De olivemrs
19H02 | 14/01/2009 |
Ce qui coince c'est la côte d'azur : tout les élus du 06 n'en ont que faire de passer par Marseille, ce qu'ils veulent c'est un avion sur rail pour paris, et ils ne voient pas plus loin …
De PauLo anarcho-patriote
13H17 | 14/01/2009 |
@ Guillaume Pépi… l'ex-dir'comm » de la sncf… devenu PDG…
« SERVICE PUBLIC »… la SNCF… PLAISANTERIE…
Mensonge & Vantardise…
une entreprise… en décrépitude… sous votre houlette ! ! ! ..http://www.enfiniraveclesocialogaullisme.com/social2.php ? article=148
➢ « Le service public appartient au public » dixit… la plus haute autorité de l'État SocialoGaulliste…
Faisons élire le PDG de la SNCF par les USAGERS… non ?
USAGERS DE LA S.N.C.F…. DÉPOSEZ PLAINTE à votre Gendarmerie ou Commissariat de Police… « plainte contre la cessation du service public »…
De Oister
Soldat inconnu. | 14H18 | 14/01/2009 |
A quoi ça sert ? Si dès qu'il neige ça marche pas leur TGV ?
En tout cas, nous sommes maintenant sûrs que c'est bien Estrossi qui fait les meilleures gateries du Sud de la France.
Loin devant Joissains et Gaudin…
De oneciphore
commerçant | 15H14 | 14/01/2009 |
LGV PACA le financement : comment ?
Dans le rapport 2008 sur le réseau ferroviaire français, la Cour des comptes dresse un bilan critique. La Cour déplore la confusion des responsabilités entre RFF et la SNCF. De plus elle juge que les investissements ont été réalisés au profit de la création de nouvelles lignes mais au détriment de l'entretien du réseau. La Cour recommande que l'Etat reprenne une partie de la dette de RFF soit 13 milliards d'euros sur les 28 milliards de dette. En matière d'Investissement, la cour des comptes recommande de donner la priorité aux dépenses de renouvellement des équipements. Donc 28 milliards de dette plus 8 milliards de LGV 36milliards pour RFF ! ! Cela va finir par se connaitre au niveau du contribuable.Mr de RFF suivez les instructions : moins de dette et investissement dans l'AMELIORATION des reseaux .
La « motivation » des politiques ; mais pourquoi tant de précipitation ? ? ? …
Un de mes amis, proche d'Estrosi, m'a dit que, RFF, le préfet Sappin et certains élus tenteraient de passer en force. Dans le contexte économique actuel, demander à toute une région de financer un projet pour quelques privilégiés et servir des intérêts occultes, en ruinant la vie de petites gens et détruire vignobles, sites touristiques et industriels est stupide et socialement dangereux. Attention Il en faudra très peu en 2009 pour mettre le feu au poudre de la discorde sociale.Les manifestations de Toulon et Brignoles contre la LGV ont rassemblées 4000 personnes.Ce n'est que le début, et malgré cela Mr Ciotti continu son délire sans se soucier des dettes de RFF, du financement du projet et de l'avis des élus et habitants de deux département ( 13 83 ) ! .. Aidé en cela par le préfet Sappin qui a déclaré que toute nouvelle manifestation serait durement réprimée.
L'Etat Prendra t'il le risque de laisser quelques élus avides, et deux trois technocrates arrogants et irrespectueux du droit des citoyens être le détonateur de l'embrasement de toute une région ? Et au delà ….
à oneciphore
De TizBee
00H53 | 15/01/2009 |
Je comprends bien le côté revendicatif et l'impact que ça puisse avoir sur la région, cependant il y a un élément sur lequel j'apporterais bien quelques précisions :
- d'une, les privilégiés en question, ce ne sont pas les petits vieux de Nice. Ceux là, il y a un moment qu'ils ont compris que ce n'est pas en courant partout tout le temps qu'on vit mieux.
Donc la cible du TGV n'est pas là.
De même, ce ne sont pas les gens riches qui sont visés, ils usent d'autres moyens de déplacement ;
Il faut bien comprendre que Nice, c'est d'abord et avant tout avec Sophia Antipolis le premier ou second pôle le plus dynamique d'Europe, et est réellement reconnu comme tel.
Donc la cible première, ce sont les entreprises, et les employés qui y travaillent.
La seconde cible, ce sont les étudiants. Le pôle universitaire de Sophia, déjà significatif, en augmentation constante
et de très bonne facture, accueille une part d'étudiants « non-Paca » très loin d'être négligeable, et une proportion d'étudiants étranger bien supérieure à ce que l'on imagine.
Comme Nice en elle-même est là aussi plutôt bien lotie, l'ensemble constitue une seconde cible de choix tout à fait pertinente pour ce genre de transport.
Les tarifs, similaires à un vol EasyJet par exemple, allié à des possibilités « d'environnement » plus adaptées (iDTGV notamment) et une desserte de centre-ville à centre-ville sans délai d'attente font que les TGV deviennent de plus en plus souvent privilégiés par les entreprises, et appréciés par les étudiants (sans même parler des cartes d'abonnement que l'on ne retrouve nullement sur le transport aérien).
- Second point, le TGV à Nice signifie à terme le TGV en Italie par Nice.
Il ne s'agit pas ici d'une démarche de snob, mais au contraire d'une approche très pragmatique : le désenclavement est toujours venu des « grands axes », le développement économique a toujours progressé le long de ces axes, et l'exportation des technologies nationales s'accroit toujours significativement dès lors que celles-ci sont directement visibles pour les autres pays.
Économiquement, le TGV est une nécessité pour Nice et pour la région PACA, tout comme il était nécessaire à Lille, Strasbourg et l'est aussi pour Biarritz ou Perpignan.
Et, qu'on le veuille ou non, le développement d'un « cordon ombilical » avec Paris est une nécessité pour maintenir des investissements importants et constants des entreprises dans cette région.
L'on peut dénigrer Paris autant qu'on veut (cette guéguerre des régions et des villes est dans puéril sans limite, on se croirait revenu au temps de la guerre des boutons), il n'empêche : la plupart des sièges sociaux des entreprises sont là bas, et ce sont ces entreprises qui ont les plus de ressources à investir en Région et maintenir celle-ci dans une situation économique avantageuse.
Demandez vous pourquoi Clermont Ferrand, Limoges, Tarbes, Pau et bien d'autres ont perdu une grande partie des entreprises qui y étaient installés, et pourquoi Reims, Rennes, Angers, Poitiers reprennent du poil de la bête ? (il n'y a certes pas que le TGV en cause, mais il n'empêche qu'il joue aussi son rôle de catalyseur)
- Troisième et dernier point, un zoom sur ce début de phrase :
« Dans le contexte économique actuel, demander à toute une région de financer un projet […] ». Certes, elle introduisait la notion d'un projet au coût important pour un usage restreint à quelques usagers privilégiés. Je ne reviens pas sur cet aspect.
Cependant, s'il y a bien une chose que l'Histoire nous a appris, c'est que c'est soit par une politique de Grands Travaux, soit par la guerre, que les pays en difficulté économiquement ou socialement s'en sont sorti (la France ne fait absolument pas exception dans ce domaine).
Donc dans le contexte économique actuel, privilégions justement ces projets ambitieux pour soutenir entre autres le bâtiment et l'ensemble des emplois qu'ils représentent, et préparons ainsi mieux l'avenir, d'une part en maintenant une activité significative pour le tissu industriel régional pendant la crise, mais également en offrant à notre territoire des possibilités nouvelles et une infrastructure de haut niveau pour en sortir plus vite, plus fort, et mieux armé qu'en y entrant.
Je sais que dans la sinistrose actuelle, ça peut paraître les dires d'un illuminé déconnecté des réalités et n'ayant rien compris au film, mais je vous invite néanmoins à y réfléchir. Vous pourriez être surpris.
Quant à moi, je remercie l'auteur de cet article ainsi que Suzanna pour les nombreux éclairages argumentés qu'ils m'ont apporté.
J'attends maintenant avec impatience un contre-argumentaire de même qualité, qui nous permettrait ainsi d'avoir les 2 points de vue et de pouvoir ainsi appréhender la problématique dans sa globalité.
Je me souviens notamment d'une association « Stop TGV Coudon », qui démontrait que le projet de ligne des métropoles était inutile, nuisible et ruineux. Comme quoi, chacun voit midi à sa porte.
Mais ça ne reste qu'un avis propre sur le sujet, il est normal que chacun ait sa propre perception des choses, qui peut être à l'opposé de la mienne.
à TizBee
De ericparis11
juriste | 18H43 | 15/01/2009 |
« Nice, c'est d'abord et avant tout avec Sophia Antipolis le premier ou second pôle le plus dynamique d'Europe »
N'exagérons pas ! ! Il a des villes allemandes ou suisses qui concentrent plus d'emploi et de matière grise que Sophia. Qui plus est, c'est saturé, tout y est trop cher, le foncier en premier, et les entreprises commencent à en partir. L'avenir de la haute technologie est plus à Bengalore qu'à Antibes.
Ensuite, de la gare de Nice, vous y allez comment, à Sophia ? Vous n'êtes pas à 15 mn près sur le trajet en train quand 50 mn de bouchons vous attendent ensuite.
Surtout : quand on vient des USA ou du Japon, on ne vient pas en TGV…
De Lisie
Etre vivant | 19H42 | 14/01/2009 |
Un tracé par les métropoles ça veut dire plus de possibilité d'emploi pour les niçois vers Toulon ou Marseille. Marseille à 1 heure de Nice : un rêve.
Nice a surtout besoin d'être désenclavé.
Les employeurs parisiens s'en fichent qu'on soit à 3 heures de la capitale. Sans compter les retards… on a déjà les avions pour arriver en retard à des rendez-vous.
Encore une fois les élus sont bien loin de toutes les réalités.
à Lisie
De TizBee
01H20 | 15/01/2009 |
« Les employeurs parisiens s'en fichent qu'on soit à 3 heures de la capitale. »
Je ne sais pas si c'est le fait qu'ils soient employeurs qui fait qu'ils s'en fichent, ou bien parce qu'ils sont simplement « parisiens », mais ils sont d'une stupidité affligeante, qu'on se demande même comment ils en sont arrivé là.
D'ailleurs z'ont certainement dû atteindre leur principe de Peter avant même de s'assoir sur un siège en cuir, c'est dire !
Un peu de sérieux : un employeur qui paye entre 200 € et 300 € pour un aller retour Paris Nice, auquel il doit ajouter :
- En moyenne 1/2 h de transport pour aller à l'aéroport
- les coûts du taxi en général à rembourser (35 à 60 €, fonction de l'heure)
- L'heure et demi d'attente avant embarquement, passage de la sécurité et tout
- le vol lui même (je dirais 1h10 / 1h15, mais je ne sais pas exactement)
- Plus encore 15 min à 40 min de perdu à l'aéroport en fonction de s'il a des bagages ou non
- Puis re-taxi (25 à 60€ en général), ou location de voiture (je ne chiffre pas, là) et encore 25 à 30 kms (distance moyenne d'un aéroport au centre-ville) à se farcir avant d'arriver à destination… puis re-belote pour le retour.
Au total, pour un seul déplacement, ça lui coûte environ entre 350 et 450 €, 4h en moyenne rien que pour l'aller… et à peine 45 min pour pouvoir bosser sur ses dossiers pendant le trajet (plus s'il bosse dans la salle d'attente, mais ce n'est pas franchement l'endroit idéal).
Et bien, bizarrement, tous ces employeurs parisiens ont réussi à intégrer ça pour les Paris-Lyon, Paris-Strasbourg et autre Paris-Lille, et privilégient maintenant le centre-ville à centre-ville pour un prix similaire voire souvent bien moins cher, une fatigue moindre et un temps de travail en transport significativement accru dans un confort bien supérieur.
Incroyable tout de même, que ces employeurs parisiens aient su intégrer cette composante. C'est dingue, non ?
Donc non, les employeurs parisiens ne se fichent surtout pas que Nice soit à 3h de la capitale, et attendent même cela depuis un certain temps, voire un temps certain, risques de retards ou non à la clé (même attente forte pour un Paris-Toulouse, soit dit en passant)
De même que les employeurs de PACA attendent avec impatience cet axe régional, mais aussi un axe Marseille-Toulouse et des Nice-Genève.
Sincèrement, penser que c'est la région PACA qui a elle seule fait vivre tout son tissu économique, ça me semble un brin optimiste (le désenclavement est indispensable, mais pour être efficace et pérenne, ne peut être qu'à l'échelle d'un pays - > je renvois à mon commentaire dans ce même fil d'informations un peu plus haut)
Là où je vous rejoins par contre tout à fait, c'est que ce lien Nice Marseille manque cruellement, et qu'il serait vraiment temps qu'il devienne réalité.
à TizBee
De ericparis11
juriste | 18H46 | 15/01/2009 |
« un employeur qui paye entre 200 € et 300 € pour un aller retour Paris Nice… »
En train, en 1ere pro, c'est à peu près ça aussi. Donc, le coût n'est pas à prendre en compte.
Et, pour info, il s'en moque, du coût, c'est déductible !
De argh
Pour une révolution sanglante - NE ... | 20H42 | 14/01/2009 |
Le coût de ce genre de merde rapporté au nombre d'habitants est vraiment impressionant.
Rien que ça devrait faire comprendre aux neuneus qui s'indignent que l'on puisse en vouloir aux tégévés que l'Etat n'est pas leur propriété commune, leur « service public », mais bien l'accessoire le plus indispensable à leur entubage et à leur dépouillement méthodique.
L'Etat n'est guère que le nom que l'on donne à un cartel de patrons particulièrement véreux, et détenant des entreprises particulièrement grosses (centrales nucléaires, voies ferrées, organismes de répression…)
De affreuxjojo
23H17 | 14/01/2009 |
Vous chipotez ! L'amitié est une valeur qui n'a pas de prix.
De jmax
08H04 | 15/01/2009 |
le plus logique est quand même de continuer la ligne passant par Aix en suivant l'autoroute. La saignée de l'autoroute existant déjà, on élargit pour passer le TGV et aussi enfouir la ligne électrique. Aix étant à moins de 200km de Nice, ca ferait 45 » maximum et de la gare de Aix, on dessert la région marseillaise.
à jmax
De ericparis11
juriste | 12H56 | 15/01/2009 |
A jmax : c'est la logique du seul point de vue du parisien (surtout), et du niçois (un peu) : si le but est d'aller le plus vite possible du bureau à la plage, OK, c'est le bon choix. Pour un barcelonais, ou un valencien, en revanche, ce qui lui importe , c'est d'aller à Marseille, ou Aix, pas de gagner 15 mn dans le Haut-Var. Si il veut aller à Nice, il continuera à prendre l'avion…
Surtout, si le but d'un infrastructure de ce coût est le développement d'une région, alors l'A8 c'est n'importe quoi.
De ericparis11
juriste | 12H48 | 15/01/2009 |
Le seul point positif dans cette histoire est de faire définitivement comprendre aux varois que leur « liaison » avec les niçois est un marché de dupes. La « Côte d'Azur » est un mythe balnéaro-touristique, mais pas une réalité économique ou politique.
Ils verront donc que leur intérêt est dans la prise en compte de leur appartenance à la Provence.
A défaut de ligne des métropoles, faisons « la » Métropole provençale, de Aix-Marseille à Toulon-Hyères, plus de 2 millions d'habitants d'un même espace urbain.
De jojomigrateur
Photojournaliste | 12H37 | 16/01/2009 |
Il m'est tombé sous la main une étude géologique préalable à la création de la ligne de TGV vers Nice. n y regardant de plus près, on s'aperçoit très vite du désastre écologique causé par le projet de tracé entre Marseille et Toulon. Le contournement de la Sainte baume par le sud, le TGV dans le poljé de Cuges, la montée vers le Beausset, la Traversée vers Signes et la vallée du Gapeau avant de rejoindre Toulon… Sur un plan purement financier, de quoi pulvériser les budgets les plus « sérieux »…
La suite sera très palpitante…
De Lexonarkz
Etudiant | 14H17 | 16/01/2009 |
Je n'ai pas encore lu tous les commentaires mais aux dernières nouvelles (La Provence) y a une erreur car le tracé nord passe aussi par Aix, MJM s'oppose au fait que Marseille soit évité et que la Sainte victoire soit défigurée.