
Israël-Palestine : les élus locaux doivent-ils prendre position ?
A Marseille, des élus PS, UMP et Nouveau Centre ont manifesté leur soutien à la politique israélienne. Par intérêt électoral ?

Les manifestations du week-end autour de la guerre de Gaza ont été marquées, à Marseille, par la présence dans les cortèges de nombreux élus locaux. Les uns soutenant les Palestiniens contre l'opération israélienne. Les autres répondant à l'appel des représentants des associations juives.
Samedi, entre 10 000 et 20 000 personnes, selon les sources, ont manifesté pour réclamer une cessez-le-feu et l'arrêt des bombardements israéliens sur la bande de Gaza.
Dimanche, entre 5000 personnes selon la police et 15 000 selon les organisateurs ont manifesté à l'appel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif) Marseille-Provence « pour la paix » et « en soutien au peuple israélien bombardé par le Hamas ».
« Israël veut la paix, le peuple palestinien veut la paix, le Hamas ne la veut pas »
De nombreux élus locaux ont participé à ces deux rendez-vous dans une répartition des rôles que l'on n'avait plus revue à Marseille ces dernières années. La gauche non-socialiste -PC et NPA principalement- manifestait samedi pour soutenir les Palestiniens, sans que cela apparaisse comme une nouveauté.
L'était beaucoup plus la présence le lendemain d'élus de premier plan du PS, de l'UMP et du Nouveau Centre -représentant chacune des collectivités locales-, au côté des responsables de la communauté juive. Alors que le président du Crif Marseille-Provence, Isidore Aragonès délivrait son message :
« Nous approuvons la réponse apportée contre les terroristes du Hamas. Israël n'est pas en guerre contre le peuple palestinien mais contre le Hamas. Israël veut la paix, le peuple Palestinien veut la paix, le Hamas ne la veut pas. »
Roland Blum, premier adjoint au maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP) ; Sylvie Andrieux, pour la région Paca (PS) ; Janine Ecochard pour le conseil général des Bouches-du-Rhône (PS) et Antoine Rouzaud au nom du président de la communauté urbaine (PS) ont défilé entre la préfecture et le consulat d'Israël.
Il s'agissait là de l'une des toutes premières manifestations en soutien à la politique israélienne à laquelle participaient de nombreux élus de gauche comme de droite. Une présence dont se sont d'ailleurs félicités les représentants du Crif.
« Dans une vision communautaire du jeu politique marseillais »
Même si elle n'a pas surpris grand monde dans le fond, cette mobilisation témoigne cependant d'une réalité très marseillaise. Depuis toujours, les élus locaux, quelle que soit leur orientation politique, dénoncent ce qui pourrait ressembler, de près comme de loin, à toute forme de communautarisme.
Or, assure le sociologue et politologue aixois Vincent Geisser, « nous sommes, avec ce rassemblement du Crif, précisément dans la vision communautaire, voire communautariste du jeu politique marseillais » :
« Il faut être là où les communautés, pense-t-on, comptent. Dans la tête des hommes politiques, ce jeu des communautés se traduit par une espèce de hiérarchie des influences qui n'est bien souvent que fantasmée. »
Pour Philippe Isnard, de l'Observatoire permanent de la laïcité Paca, « l'engagement de ces élus dans une manifestation pro-israélienne organisée par une instance communautaire va à l'encontre de la laïcité et de la séparation des communautés (et religions) et des institutions républicaines. »
« N'importons pas la violence, exportons le dialogue »
Des analyses que ne partage pas Janine Ecochard, conseillère générale PS présente dimanche à la manifestation du Crif. « J'y ai participé dans une démarche de dialogue et de paix, tout simplement » :
« Israël ne peut pas admettre de vivre sous la pression constante des tirs de roquettes et les populations civiles de Gaza ont le droit à l'aide humanitaire et à une vie apaisée. Qu'ils appartiennent à l'une ou l'autre communauté, nous étions là pour dire : n'importons pas la violence et exportons le dialogue. »
Un sentiment également exprimé par Daniel Sperling (UMP), adjoint au maire chargé du Mieux vivre ensemble, pour qui « tout a été fait à Marseille pour ne pas importer le conflit ».
Pourquoi ne pas alors avoir délivré de tels messages de paix la veille, à l'occasion de la manifestation en soutien au peuple palestinien ? « Nous sommes représentants de l'ensemble de la population, poursuit l'élue au conseil général, discriminants à l'égard de personne et nous sommes présents lorsque nous sommes sollicités. »
Mais pour Vincent Geisser, le problème est plus profond : « La vérité, c'est que le mouvement pro-palestinien n'est pas suffisamment uni pour que les élus s'autorisent à manifester à ses côtés » :
« Par contre, poursuit-il, ne pas être présent au rassemblement du Crif aurait été une faute politique. Nous ne parlons même pas là de la possibilité d'une faute morale. Tous, qu'ils soutiennent sincèrement la politique menée par Israël ou non, étaient présents parce qu'ils sont dans cette vision surcommunautaire des rapports sociaux. »
« C'est un calcul à courte-vue, estime pour sa part Pierre Stambul, de l'Union juive française pour la Paix (UJFP), et les élus se gourent en agissant ainsi car ils auront à gérer des débats en interne, notamment au PS, et ça ne va pas être triste. »
Surprenante également dans ce cadre, la présence de Sylvie Andrieux, qui représentait dimanche le Conseil régional Paca dont le président, Michel Vauzelle (PS) s'était pourtant bien gardé, quelques jours plus tôt à l'occasion de ses vœux à la presse, de prendre position pour un camp ou pour l'autre, dans sa tradition de prudence méditerranéenne.
Intérêts électoraliste, clientéliste ?
Comment comprendre alors la présence de ces élus autrement que motivée par des intérêts politiques, électoralistes, clientélistes ? « C'est encore plus profond que cela, poursuit Vincent Geisser, cela touche aux représentations mêmes de ce que serait la soi-disant puissance communautaire. »
A l'image, estime-t-il, de Marseille Espérance, devenue « la vitrine » d'un communautarisme « qui n'est pas le reflet de la réalité sociale marseillaise ».
L'institution, créée au début des années 1990 par le maire de l'époque, Robert Vigouroux, regroupe, sous l'égide du premier magistrat, les chefs religieux des principales communautés de Marseille « pour se concerter et réaffirmer, chaque fois que la situation l'exige, leur volonté de vivre ensemble en paix et dans le respect de la spécificité de chacun ».
Une institution que Jean-Claude Gaudin a d'ailleurs convoquée la semaine dernière pour évoquer la situation au Proche-Orient et ses échos à Marseille.
Finalement, ces relations des élus politiques aux communautés, très « marseillaises » dans leur fonctionnement et assez exceptionnelles, Vincent Geisser les voit pourtant se développer ailleurs en France et notamment « dans certaines villes de banlieues » où, assure-t-il, le « néo-communautarisme » fonctionne en plein.
Photo : manifestation à Marseille à l'appel du Crif le 11 janvier 2009 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).
A lire aussi :
► Manifester en tant que juif contre l'opération israélienne à Gaza, un post du vaticinateur Hugues Serraf
► Tous les articles de Rue89 sur l'opération israélienne à Gaza
- 25746 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

























585
(Pour réagir, connectez-vous)
à moon33
De La Vérité
libre | 12H02 | 14/01/2009 |
Par contre, quand c'est la Palestine qui est rayée de la carte, pour de vrai cette foi, les médias trouvent ça normal !
à Hatamoto
De caro
délinquante avérée | 22H22 | 13/01/2009 |
le Hamas a (ou plutôt vu la situation actuelle) avait une solution radicale, tuer les opposants du Fatah
http://www.aloufok.net/article.php3 ? id_article=4871
certains ont pu fuir avec l'aide du gouvernement israélien et le Hamas les traite de collabos !
à Hatamoto
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 18H37 | 13/01/2009 |
Vous découvrez enfin qu'Israel est un Etat raciste ?
à Hatamoto
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 20H06 | 13/01/2009 |
aucun media français n'avait relayé cette info à l'époque :
Le 18 juillet 2008,
le New York Times a publié un article de l'historien juif israélien, le Pr Benny Morris, recommandant une attaque israélienne nucléaire génocidaire contre l'Iran avec la possibilité de tuer 70 millions d'Iraniens.
Nos médias s'étonnent ensuite d'être délaissés…
mais ils manquent peut être de liberté pour en parler ? ?
De Armelle_Marseille
citoyenne à Marseille et ailleurs | 18H13 | 13/01/2009 |
Que dire de plus ? les appréciations du politologue Vincent Gessler sont éclairantes.
On voit à l'oeuvre les « frontières » de Marseille et ce système clientéliste qui fait se diluer cette ville dans des pratiques qui n'ont plus rien à voir avec la démocratie.
En ce qui me concerne, j'étais dans la rue samedi, et ça n'était en rien une manifestation communautaire.
Un détail très significatif : les 3 représentants du collectif départemental pour l'arrêt de l'offensive armée et la levée du blocus de Gaza, lorsqu'ils sont allés en préfecture, déclarer la manifestation, ont du faire corriger l'intitulé de la déclaration. La Préfecture avait fait écrire « la population musulmane de Marseille appelle à … ». Les représentants du collectif ont rappelé haut et fort que c'est la population marseillaise qui appelle à manifester en solidarité avec la population de Gaza qui meurt sous les bombes et l'artillerie lourde.
Parce qu'enfin, tout ce beau monde fait semblant d'oublier ce que c'est qu'une guerre menée par la cinquième armée du monde : des bombes, des bombes au phosphore, des armes nouvelles que l'on teste sur la population, des chars, des militaires qui vont jusqu'au fond des maisons débusquer les « combattants » parce qu'évidemment on nous le serine jusqu'à la nausée, ils se cachent derrière les lits des enfants !
Evidemment que je condamne toute violence, que je condamne les tirs de roquette auquels se livre le Hamas.
Mais enfin là , il y disproportion !
1000 morts en trois semaines et combien de blessés qui vont mourir de leurs blessures ? et les gosses estropiés ?
Je ne suis ni au Npa ni au PC, mais membre de la nouvelle Fédération ( Gauche Alternative) et en tant que citoyenne de gauche militant pour une société plus juste, en tant que femme, en tant qu'être humain en empathie avec mon frère humain, je serai à nouveau samedi pour dire stop à la barbarie, stop au blocus et pour exiger une solution diplomatique et politique.
à Armelle_Marseille
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 18H39 | 13/01/2009 |
1000 morts en trois semaines et combien de blessés qui vont mourir de leurs blessures ? et les gosses estropiés ?
1000 morts des mutilés, des morts sous les décombres, Gaza détruit à nos frais, pour 11 morts israeliens tués en 8 ans sous les roquettes artisanales du Hamas….
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 19H07 | 13/01/2009 |
Je n'ai pas l'impression que ces gens souffrent autant que ceux de Gaza :
http://www.youtube.com/watch ? v=pD_2Lw5i29o&NR=1
De Omar Chewel
Ens | 18H43 | 13/01/2009 |
Combien de divisions ?
Uri Avnery
Dans cette guerre, comme dans toute guerre moderne, la propagande joue un rôle majeur. La disparité entre les forces, entre l'armée israélienne – avec ses avions, ses hélicoptères de combat, ses drones, ses navires de guerre, son artillerie et ses tanks – et les quelques milliers de combattants du Hamas légèrement armés, est peut-être de un à un million. Sur le plan politique, le fossé entre eux est encore plus grand. Mais en termes de propagande de guerre, le fossé est presque infini.
IL Y A PRÈS de soixante dix ans, au cours de la Seconde guerre mondiale, un crime odieux fut commis dans la ville de Léningrad. Pendant plus de mille jours, une bande d'extrémistes appelée « l'Armée rouge » ont pris les millions d'habitants de la ville en otage et provoqué les représailles de la Wehrmacht allemande dans les centres de population à l'intérieur de la ville. Les Allemands n'ont eu d'autre alternative que de bombarder la population et d'imposer un total blocus qui a causé la mort de centaines de milliers de personnes.
Quelque temps avant cela, un crime semblable avait été commis en Angleterre. La bande à Churchill se cachait dans la population londonnienne, utilisant les millions de citoyens comme boucliers humains. Les Allemands ont été obligés d'envoyer leur Luftwaffe et de réduire la ville en ruines. Ils ont appelé cela le Blitz.
C'est la description qui serait faite dans les livres d'histoire aujourd'hui – si les Allemands avaient gagné la guerre.
Absurde ? Pas plus que les descriptions quotidiennes dans nos médias, qui répètent ad nauseam : Les terroristes du Hamas utilisent les habitants de Gaza comme « otages » et exploitent les femmes et les enfants comme « boucliers humains », ils ne nous laissent aucune alternative que de procéder à des bombardements massifs, dans lesquels, à notre grand regret, des milliers de femmes, d'enfants et d'hommes désarmés sont tués et blessés.
DANS CETTE GUERRE, comme dans toute guerre moderne, la propagande joue un rôle majeur. La disparité entre les forces, entre l'armée israélienne – avec ses avions, ses hélicoptères de combat, ses drones, ses navires de guerre, son artillerie et ses tanks – et les quelques milliers de combattants du Hamas légèrement armés, est peut-être de un à un million. Sur le plan politique, le fossé entre eux est encore plus grand. Mais en termes de propagande de guerre, le fossé est presque infini.
Presque tous les médias occidentaux ont au début répété la ligne de propagande officielle israélienne. Ils ont presque entièrement ignoré la version palestinienne de l'histoire, et n'ont fait aucune mention des manifestations quotidiennes du camp de la paix israélien. La raison avancée par le gouvernement israélien (« l'Etat doit défendre les citoyens contre les roquettes Qassam ») a été acceptée comme la pure vérité. L'autre version, selon laquelle les lancements de Qassam sont des représailles pour le siège qui affame le million et demi d'habitants de la bande de Gaza, n'a pas du tout été mentionnée.
C'est seulement quand les horribles scènes venant de Gaza ont commencé à être montrées sur les écrans des télévisions occidentales, que l'opinion publique mondiale a commencé à changer.
Certes, les chaînes occidentales et israéliennes n'ont montré qu'une toute petite partie des événements meurtriers qui apparaissent 24 heures sur 24 chaque jour sur la chaîne arabe Al Jazira, mais une photo d'un enfant mort dans les bras de son père terrifié est plus forte qu'un millier de phrases bien structurées du porte-parole de l'armée israélienne. Et c'est ce qui est décisif à la fin.
La guerre, toute guerre, est le royaume des mensonges. Si on en appelle à la propagande ou à la guerre psychologique, tout le monde accepte l'idée qu'on a le droit de mentir pour son pays. Celui qui dit la vérité prend le risque d'être traité de traître.
L'ennui est que c'est pour celui qui la porte lui-même que cette propagande est la plus convaincante . Et après, vous vous convainquez qu'un mensonge est la vérité, vous falsifiez la réalité, et vous ne pouvez plus prendre de décisions rationnelles.
Un exemple de ce processus entoure l'atrocité la plus choquante de cette guerre : le bombardement de l'école de l'ONU Fakhura dans le camp de réfugiés de Jabaliya.
Dès après que l'événement a commencé à être connu dans le monde, l'armée a « révélé » que des combattants du Hamas avaient tiré des obus de mortier depuis l'entrée de l'école. Pour preuve, ils ont fourni une photo aérienne qui montrait en effet l'école et le mortier. Mais peu de temps après, le menteur officiel de l'armée admettait que la photo datait de plus d'un an. En bref : une falsification.
Par la suite, le menteur officiel a déclaré que « nos soldats étaient ciblés de l'intérieur de l'école ». Il fallut à peine un jour pour que l'armée soit obligée d'admettre vis-à-vis d'un agent de l'ONU que c'était un mensonge aussi. Personne n'a tiré de l'intérieur de l'école, et aucun combattant du Hamas ne se trouvait dans l'école, qui était pleine de réfugiés terrifiés.
Mais cette reconnaissance n'avait plus vraiment d'impact. Entre temps, les Israéliens avaient été complètement convaincus qu'« ils tiraient de l'intérieur de l'école », et les présentateurs de télévision avaient annoncé cela comme un fait.
Il en va de même pour les autres atrocités. Chaque bébé est transformé, en mourrant, en terroriste du Hamas. Chaque mosquée bombardée devient instantanément une base du Hamas, chaque immeuble d'habitation une cache d'armes, chaque école un poste de commande terroriste, chaque bâtiment du gouvernement civil un « symbole de l'administration Hamas ». Ainsi l'armée israélienne garde sa pureté et reste « l'armée la plus morale du monde ».
LA VÉRITÉ est que les atrocités sont le résultat direct du plan de guerre. Il reflète la personnalité d'Ehoud Barak – dont le mode de pensée et les actions sont ce que l'on appelle « alinéation morale », un trouble sociopathe.
L'objectif réel (A part gagner des sièges aux prochaines élections) est de mettre fin au gouvernement Hamas dans la bande de Gaza. Dans l'imagination de ses concepteurs, Hamas est un envahisseur qui a pris le contrôle d'un pays étranger. La réalité est bien sûr toute autre.
Le mouvement Hamas a obtenu la majorité dans des élections éminemment démocratiques qui ont eu lieu en Cisjordanie, à Jérusalem-est et dans la bande de Gaza. Il a gagné parce que les Palestiniens étaient arrivés à la conclusion que l'approche pacifique du Fatah n'avait rien obtenu d'Israël – ni gel de la colonisation, ni libération des prisonniers, ni aucun pas en direction de la fin de l'occupation et de la création d'un Etat palestinien. Le Hamas est profondément enraciné dans la population – pas seulement comme mouvement de résistance qui lutte contre l'occupant étranger, comme l'Irgun et le groupe Stern dans le passé – mais aussi comme organisation politique et religieuse qui fournit des services dans les domaines social, éducationnel et médical.
Pour la population, les combattants du Hamas ne sont pas un corps étranger, mais les fils des familles de la bande de Gaza et d'autres régions de Palestine. Ils ne « se cachent pas derrière la population », la population ne les considère que comme ses défenseurs.
Donc, toute l'opération est basée sur de fausse hypothèses. Transformer sa vie en enfer ne conduit pas la population à se soulever contre le Hamas, mais au contraire, à l'unir derrière le Hamas et à renforcer sa détermination à ne pas se rendre. La population de Léningrad ne s'est pas dressée contre Staline, pas plus que les Londoniens ne se sont retournés contre Churchill.
Celui qui donne l'ordre d'une telle guerre avec de telles méthodes dans un territoire si densément peuplé sait qu'il causera des massacres de civils. Apparemment cela ne l'a pas troublé. Ou il a cru qu'« ils changeront de voie » et que « cela engourdira leur conscience » de sorte qu'à l'avenir ils n'oseront plus résister à Israël.
Une autre priorité pour les donneurs d'ordre de la guerre était de réduire au maximum les victimes parmi les soldats, sachant que l'état d'esprit d'une large partie de l'opinion pro-guerre changerait s'il y avait de telles victimes. C'est ce qui est arrivé dans la première et la seconde guerres du Liban.
Cette considération joue un rôle particulièrement important parce que toute la guerre fait partie de la campagne électorale. Ehoud Barak, qui a remonté dans les sondages dans les premiers jours de la guerre, savait que son score chuterait si des images de soldats morts défilaient sur les écrans de TV.
Donc une nouvelle doctrine a été utilisée : pour éviter les pertes parmi nos soldats, tout détruire sur leur passage. Les auteurs de cette idée n'étaient plus seulement prêts à tuer 80 Palestiniens pour sauver un soldat israélien, come c'était le cas, mais 800. L'économie de victimes de notre côté est le commandement premier, qui cause un record du nombre des victimes civiles de l'autre côté.
Cela signifie le choix conscient d'une sorte de guerre particulièrement cruelle – et c'est son talon d'Achille.
Un homme sans imagination, comme Barak (son slogan électoral : « Pas un brave type, mais un leader ») ne peut pas imaginer comment les braves gens à travers le monde réagissent aux actions comme l'assassinat de familles entières, la destruction de maisons sur la tête de leurs habitants, les cortèges de garçons et de filles dans leur linceul blanc prêts à être inhumés, les reportages sur les gens qui trouvent la mort au bout de plusieurs jours parce que les ambulances n'ont pas pu arriver à temps, l'assassinat de médecins et d'infirmiers en route pour sauver des vies, l'assassinat de chauffeurs de l'ONU apportant de la nourriture. Les images des hôpitaux, avec la mort, les morts et les blessés étendus ensemble sur le sol par manque de place, ont choqué le monde. Aucun argument n'est assez fort après l'image d'une petite fille blessée gisant sur le sol, se tordant de douleur en criant « Maman ! Maman ! »
Les commanditaires de la guerre ont pensé qu'ils arrêteraient la diffusion de ces images en empêchant la couverture de la presse. Les journalistes israéliens, pour notre honte, ont accepté de se contenter des reportages et photos fournis par le porte parole de l'armée, comme si c'était des informations authentiques, alors qu'eux-mêmes restent à des kilomètres du théâtre des événements. D'autre part, les journalistes étrangers n'étaient pas autorisés, jusqu'à ce qu'ils protestent et soient pris, pour des tours rapides dans des groupes sélectionnés et contrôlés. Mais, dans une guerre moderne, un tel point de vue stérile fabriqué ne peut pas complètement exclure les autres – les cameras sont à l'intérieur de la bande de Gaza, au centre du brasier, et ne peuvent pas être contrôlées. Al Jazira diffuse les images au fil des heures et entre dans toutes les maisons.
LA BATAILLE pour l'écran de télévision est une des batailles décisives de la guerre.
Des centaines de millions d'Arabes, de la Mauritanie à l'Irak, plus d'un milliard de musulmans du Nigéria à l'Indonésie voient les images et sont horrifiés. Ceci a un fort impact sur la guerre. Beaucoup de téléspectateurs considèrent les dirigeants d'Egypte, de Jordanie et de l'Autorité palestinienne comme des collaborateurs d'Israël qui commet ces atrocités contre leurs frères palestiniens.
Les services de sécurité des régimes arabes enregistrent une dangereuse tendance parmi les peuples. Hosni Moubarak, le dirigeant arabe le plus exposé parce qu'il est près du passage de Rafah face aux réfugiés terrifiés, a commencé à faire pression sur les décisionnaires de Washington, qui jusqu'à présent ont bloqué tout appel au cessez-le-feu. Ceux-ci commencent à comprendre la menace pour les intérêts vitaux américains dans le monde arabe et ont soudain changé d'attitude. – ce qui a causé la consternation parmi les diplomates israéliens.
Les gens qui sont en état d'aliénation morale ne peuvent pas comprendre les motivations des gens normaux et deviner leur réactions. « Combien de divisions a le Pape » ironisa Staline. « Combien de division ont les gens de conscience ? » pourra demander Ehoud Barak.
Comme c'est en train d'advenir, ils en ont. Pas nombreuses. Pas très rapides de réaction. Pas très fortes et organisées. Mais, à un certain moment, quand les atrocités dépassent les bornes, et que les masses de protestataires se regroupent, cela peut décider d'une guerre.
L'ERREUR de compréhension de la nature du Hamas a conduit à une erreur d'appréciation des résultats. Non seulement Israël est incapable de gagner la guerre, mais Hamas ne peut pas la perdre.
Même si l'armée israélienne parvient à tuer tous les combattants du Hamas jusqu'au dernier, le Hamas gagnerait. Les combattants du Hamas seraient considérés comme les paragons de la nation arabe, les héros du peuple palestinien, les modèles pour l'émulation de tous les jeunes du monde arabe. La Cisjordanie tomberait dans les mains du Hamas comme un fruit mûr, le Fatah disparaîtrait dans un océan d'oubli, les régimes arabes seraient menacés d'effondrement.
Si la guerre prend fin avec le Hamas encore debout, meurtri mais invaincu, face à la puissante machine militaire israélienne, elle ressemblera à une fantastique victoire, une victoire de l'esprit sur la matière.
Ce qui restera dans la conscience du monde sera l'image d'Israël comme un monstre tâché de sang, prêt à tout moment à commette des crimes de guerre et pas prêt à accepter la moindre contrainte morale. Ceci aura de graves conséquences pour notre avenir à long terme, notre place dans le monde, notre chance de parvenir à la paix et à la tranquillité.
Au final, cette guerre est un crime contre nous-mêmes aussi, un crime contre l'Etat d'Israël.
____________________________
Article écrit en hébreu et en anglais le 10 janvier 2009, publié le 11 sur le site de Gush Shalom – Traduit de l'anglais « How Many Divisions ? » : SW
De rastapopoulos
bonne | 18H43 | 13/01/2009 |
les élus locaux comme n'importe quel citoyen peut et doit manifester pour défendre ses opinions ses idées qu'ils soient pro ou anti ceci ou cela
à rastapopoulos
De Rick75
restaurateur | 18H49 | 13/01/2009 |
Oui tu dis bien « ses opinions » .
De NA.
18H59 | 13/01/2009 |
La solution de ce conflit étant la négociation tous les politiques devraient s'engager car c'est en faisant pression sur nos gouvernements que l'on peut faire avancer une solution politique, soit à travers l'ONU, soit en poussant des négociations bi ou multi latérales, soit, si rien de marche, avec un système de sanctions ( ONU ou CEE)
Allez un peu de courage les élus !
De Ouallonsnous
19H06 | 13/01/2009 |
« des élus PS, UMP et Nouveau Centre “ dîtes vous ?
En langage vrai, il s'agit d'élus achetés par les sionistes, ce qui ne se pourrait pas si la différence droite-gauche n'était trafiquée (découpage électoral aidant) au point que la décision en cas d'élection soit à la portée d'une infime minorité qui peut la faire basculer !
à Ouallonsnous
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H21 | 13/01/2009 |
Vous vous donnez l'air de posseder les confidences de beaucoup de monde !
Je signale
à Ouallonsnous
De Emma T
TBBT addict. | 19H31 | 13/01/2009 |
« Ouallonsnous », vous permettez que je me désolidarise de votre « nous » : je ne sais pas « où » mais moi, je n'y vais pas avec vous.
à Ouallonsnous
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 19H34 | 13/01/2009 |
« il s'agit d'élus achetés par les sionistes »
En periode de soldes ? impossible ! ! !
ils auraient attendu la braderie !
( elle passe celle là ou c'est juste-juste ? )
à Ouallonsnous
De hillel2000
01H04 | 14/01/2009 |
Pas de langue de bois : « achetés par les sionistes, cela veut dire vendus aux juifs. C'est la littérature antisémite du Hamas et du Hezbollah. »
De Mr-Monsieur
je me ressemble . | 19H09 | 13/01/2009 |
les élus locaux doivent-ils prendre position ?
quand je pense que moi je ne veux surtout pas etre pris à témoin de ce conflit ni par l un , ni par l autre… en ai je le droit ?
hm ?
suis je un lache ?
Hm n°2 … ?
Des fois j'envie ma copine qui me répond : « Moué , pas évident… “ d'un ton monocorde, le regard vide et figé sur les mimiques de Dechavane et sa roue de la fortune .
De moon33
19H16 | 13/01/2009 |
L'UMPS soutient Israél et ses atrocités, doit-on encore s'en étonner ?
Compte tenu de la sociologie a marseille, un calcul simplement électoral envoierait les politiciens locaux directement dans les manifs pro-palestiniennes. Alors qu'est-ce qui pousse ces élus a se montrer a coté des extrémistes du CRIF et non pas a coté de l'UJFP ?
à moon33
De hillel2000
23H17 | 13/01/2009 |
Je ne suis pas membre du Crif et ne parage pas toutes leurs déclarations mais ce ne sont pas des extrémistes. Par contre ceux qui défilent en hurlant « Hamas, Djihad, Hezbollah » sont bien des partisans de mouvements islamistes fanatiques, antisémites et fascistes (Hezbollah). Défiler pour la Palestine, pourquoi pas ? Mais en compagnie de l'extrême-droite française ou des islamo-fascistes brandissant des banderolles du type « Gaza pire que le shoah » ou « Hamas, là ça ne va plus. Ils devaient logiquement “expliquer leur présence au milieu de drapeaux d'organisations terroristes et de banderoles négationnistes & antisémites.
à moon33
De Otreman
Retraité(E-N) | 23H36 | 13/01/2009 |
Les politiciens PACA ! C'est pas des politiciens, c'est des nuls. Ils n'ont pas une once d'analyse politique coïncés qu'ils sont dans leur calcul aux voix. Ça fonctionne au clientélisme.
TU verras comme ils vont caresser dans le sens du poil les quartiers à forte population maghrébine à l'approche des élections pour faire oublier leur « impair ». Ce sera le moment de leur demander plein de fric. Je suis certain qu'ils sont en train de préparer la cagnotte et peut-être que le CRIJF laissera même sa part au pot.
Il faut être assez fort pour refuser et leur dire comme Sarko « C… T… P… C.. ! ». Quand ils perdent les élections, ils chialent comme des gamins, savent rien faire d'autre, les pôvres.
De lhirondelle
19H17 | 13/01/2009 |
On a en face, ou plutot, a en bas a droite de la carte, un peuple qui est opprime, torture, humilie, outancie, et, depuis plus de 60 ans, ligote, et toujours pas libere…. Ceux de nos elus qui manifestent leur soutien a Israel dans sa politique de GENOCIDE pourraient, je l'espere, etre inculpes de collaboraSIONNISME. Il est honteux de soutenir une armee progammee, de generation en generation, a eliminer tout un peuple…. Mais j'ai confiance en Dame Nature, comme d'autres ont confiance en un Dieu, celui-ci ou celui-la… La roue tourne, et celui qui tue, ou celui qui cautionne, finira flingue… Du moins, sincerement, et du fond de mes tripes, je l'espere. Laurence Girard. (dite lhirondelle).
De colyz
psy | 19H38 | 13/01/2009 |
Les élus n'ont pas à prendre position pour un bord ou l'autre avec ce conflit en dehors de leur pays.
Où alors qu'ils clament que c'est à titre privé et ils n'ont pas le droit de mettre en bandoulière la ceinture bleu blanc rouge.
En revanche s'il y a des éclaboussures du conflit (dans un sens ou dans l'autre) dans leur ville ils ont le droit et le devoir d'organiser une manifestation pour la paix citoyenne et pour la tolérance.
à colyz
De Anita1945
retraitée | 19H47 | 13/01/2009 |
-- 950 tués et 5 000 blessés ai-je entendu ce soir 19 H. aux Infos.
Le CICR réclame un accès sans entraves à Gaza où la crise empire.
Proche-Orient |
Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, est arrivé mardi dans la bande de Gaza pour une visite de trois jours dans les territoires palestiniens et en Israël.
© KEYSTONE | Jakob Kellenberger, président du CICR.
ATS | 13.01.2009 | 15 : 45
La crise humanitaire à Gaza ne cesse d'empirer, a affirmé mardi le CICR, dont le président Jakob Kellenberger s'est rendu sur place. Les blessés affluent en nombre croissant, avec « d'horribles blessures », selon les organisations humanitaires.
Lors d'une visite à l'hôpital Chifa à Gaza, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger a exigé que les équipes médicales soient épargnées dans les combats.
« Il est absolument nécessaire et non-négociable que les équipes médicales, dans ce conflit, soient protégées. Les blessés ne peuvent attendre plusieurs jours pour être évacués et protégés », a déclaré le président du CICR.
Jakob Kellenberger doit se rendre mercredi à Sdérot, dans le sud d'Israël, une localité ciblée par les roquettes palestiniennes, avant de rencontrer des responsables israéliens et palestiniens.
Selon une porte-parole du CICR à Genève, l'accès aux blessés reste très difficile.
Afflux de blessés :
« Les combats s'intensifient. Selon notre personnel sur place, la nuit dernière à Gaza a été la plus terrible depuis le début du conflit », a affirmé la porte-parole Dorothea Krimitsas.
« Les gens ont peur, ils sont pris au piège, ils ne savent pas où aller », a-t-elle ajouté.
« Les blessés, dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants, affluent en nombre croissant », a ajouté la porte-parole.
Dans une déclaration conjointe, le CICR, la Fédération internationale et les sociétés nationales de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont demandé mardi la mise en place d'un couloir humanitaire sécurisé afin d'assurer l'acheminement des secours et des soins médicaux aux victimes du conflit à Gaza.
« Nous engageons toutes les parties au conflit, en particulier Israël, à lever toute entrave à la circulation des équipes médicales de façon à leur permettre d'accomplir leur mission vitale », affirme le Mouvement.
Frustration croissante :
Selon le directeur des opérations à Gaza de l'Agence des Nations- Unies pour les Palestiniens (UNRWA), John Ging,
« c'est un test pour notre humanité ».
Les combats font rage partout et la population n'est nulle part en sécurité, a-t-il dit, lors d'une conférence téléphonique avec les medias basés à Genève.
« Les gens sont complètement isolés, piégés.
Ils ne savent pas où aller, aucun endroit n'est sûr.
Il n'y a aucune possibilité de s'enfuir », a-t-il dit.
Il faut un arrêt immédiat des combats, a imploré le Responsable de l'ONU, en exprimant la « frustration croissante » de son organisation devant cette « crise d'une ampleur sans précédent ». « La situation est de plus en plus désespérée », a-t-il dit.
« La nature des blessures horribles constatée est très troublante », a-t-il dit.
Il faut souvent amputer les blessés. Il a souhaité des enquêtes complètes sur les armes utilisées par les Forces Israéliennes.
La trêve de trois heures n'est pas suffisante pour que la population puisse se rendre aux Centres de distribution ou dans les rares magasins encore ouverts.
Il faut parfois faire six heures de queue pour trouver du pain, selon l'ONU.
Un « filet d'aide » parvient seulement à la population, selon John Ging.
Il a appelé la Communauté Internationale à faire davantage.
Les dommages causés aux canalisations d'eau n'ont pas pu être réparés.
Pour sa part, le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu faire passer 25 camions ces deux derniers jours, mais il en faudrait cent par jour pour répondre aux besoins, a déclaré sa porte-parole à Genève.
à Anita1945
De colyz
psy | 19H50 | 13/01/2009 |
Ce que vous dites est sûrement important pour vous et j'en prends connaissance comme tel mais je ne vois pas le lien avec mon message ? J'ai l'impression que c'est un copié-collé et non une réponse sur mesure.
à colyz
De Anita1945
retraitée | 20H00 | 13/01/2009 |
Mais bien-sûr que c'est du copié-collé - ce sont des informations au quotidien ! (qui me révoltent).
Les reporters ne sont pas là-bas à GAZA pour pouvoir faire des reportages et tirages-photos dans PARIS MATCH.
J'ai hâte que le futur Président mette un point final à ces massacres.
De Otreman
Retraité(E-N) | 19H56 | 13/01/2009 |
Question :
Ces bombardements que Les UMP et PS (Blanc Kippa et Kippa Blanc) approuvent en Palestine, envisageraient-ils de les mettre en œuvre en Corse ou ailleurs sur le territoire français ? ? ?
à Otreman
De hillel2000
23H22 | 13/01/2009 |
Personne n'approuve la guerre et les bombardements. La différence se trouve entre ceux qui condamnent tous les bombardements et ceux qui ne condamnent que ceux de l'armée israélienne mais pas ceux du Hamas sur les civils israéliens.
à hillel2000
De Otreman
Retraité(E-N) | 23H47 | 13/01/2009 |
Tu trouveras ma réponse par la plume de ce Monsieur qu'on ne pourra pas qualifier d'Antisémite (encore que… avec Daniel Mermet, Ils ne se sont pas privés ! )
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=2484
Toi et qqs autres prenez des notes et faites des dossiers c'est fatigant de remonter à la table de multiplication chaque fois !
Commence par lire le livre de Charles Enderlin « Par le Sang et par le Feu ». Permute « Juif » et « Palestinien » et dis-moi comment tu réagis ?
Pour ma part, j'ai des livres, des coupures de presse depuis des années. J'écoute les 2 paries : La justice dans le problème Israélo-Palestinien, c'est tranché dans mon esprit et ce définitivement quoiqu'il arrive dans le futur quelle que soient les futures provocations Israéliennes et les réponses de Palestiniens, HAMAS aujourd'hui ou ce qui sera demain ! ! ! ! ! ! !
De Rick75
restaurateur | 20H01 | 13/01/2009 |
François Fillon a annoncé sur Canal Plus qu'il réunirait jeudi après-midi le comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, avec l'objectif d'éviter l'importation en France du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza.
« On est tous choqués par ce qui se passe à Gaza (…) C'est normal qu'il y ait des manifestations. En revanche, ce n'est pas normal qu'il y ait des agressions », a déclaré le chef du gouvernement. « J'ai décidé de réunir jeudi après-midi le comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme pour qu'ensemble, avec les associations et l'ensemble de ceux qui ont une responsabilité dans ce domaine, on puisse contribuer à trouver des solutions, à calmer les choses », a-t-il expliqué.
Il a de nouveau estimé que la réaction d'Israël était « excessive » et qu'elle rendait « encore plus difficile les solutions pacifiques ».
à Rick75
De colyz
psy | 20H07 | 13/01/2009 |
La position d'un premier ministre représente et engage le Président des français et donc la France, cela ne me choque pas qu'il prenne position (même si je ne suis pas d'accord à titre personnel).
En revanche qu'un élu (un maire d'une ville) prenne position me gêne. De même que me gênerait que prenne position un président d'une société nationale en sa qualité de président ou un général de corps d'armée en sa qualité de gradé étoilé.