
Mort du juge d'instruction : le Parquet doit être indépendant
Marion Menot a 32 ans, elle est magistrate depuis sept ans. En 2007, elle a pris ses fonctions comme juge d'instruction à Marseille, après avoir exercé cinq ans comme substitut du procureur. Elle adhère au Syndicat de la magistrature, réputé dans l'opposition, et Rue89 lui a proposé de réagir à l'annonce de Nicolas Sarkozy, mercredi.
Je ne suis pas accrochée à l'existence du juge d'instruction en tant que telle. Je pense simplement que si on veut le supprimer, cela doit s'inscrire dans une réflexion d'ensemble que nous n'avons absolument pas eue pour l'instant. Sinon, nous aurons une justice à deux vitesses : celui qui a les moyens de payer de bons avocats, ou qui entretient des liens avec le pouvoir en place, sera en situation de court-circuiter une enquête en train d'émerger.
Si demain, une fois supprimés les juges d'instruction, le Parquet -ultra hiérarchisé et directement dépendant du pouvoir politique-, a le pouvoir d'enquêter et de poursuivre toutes les affaires, le risque est que les affaires qui sont un peu peu gênantes ou qui impliquent des personnes qu'on protège ne sortent pas.
Et surtout, le système serait profondément inégalitaire : les personnes qui ont les moyens d'avoir un ou des avocats seraient largement favorisés par rapport à celles qui auraient recours à l'aide juridictionnelle.
Cette suppression n'est donc pas totalement inenvisageable, mais elle nécessite de réfléchir à l'équilibre global du système, ce qui n'est absolument pas le cas pour le moment. La fonction de juge d'instruction a encore un sens aujourd'hui.
Les contre-pouvoirs existent
Pour avoir occupé cinq ans un poste de substitut du procureur, je prends aujourd'hui la mesure de l'indépendance d'un juge d'instruction. Mais attention, indépendance ne signifie pas absence de contrôle. Je travaille sous le contrôle d'une chambre de l'instruction, puis de la cour de Cassation qui veillent au respect de la procédure et des droits de chacun. Les contre-pouvoirs existent, les personnes concernées par mes décisions ont la possibilité d'en faire appel.
Mais je ne dépends de personne au quotidien. La disparition des juges d'instruction telle qu'elle est envisagée, sans aucune contrepartie en ce qui concerne le statut du parquet, est extrêmement dangereuse, tant les rapports entre le procureur de la République et les substituts sont particulièrement hiérarchisés. Or, depuis dix-huit mois, on assiste au contraire à une reprise en main significative des parquets, de plus en plus soumis au pouvoir exécutif.
Le rôle du juge d'instruction a été longuement réfléchi, remis en cause, discuté à l'occasion des débats d'Outreau ; une mission parlementaire s'est réunie, un rapport en est issu, et d'ailleurs un nombre important de rapports avaient déjà été produits sur ce sujet depuis plusieurs années, la suppression ou la réforme de l'instruction n'étant pas un thème très nouveau.
Sarkozy à contre-courant de la dynamique en cours
Il est donc surprenant que l'annonce du chef de l'Etat intervienne à ce moment-là, au moment où il avait été décidé le maintien de la fonction du juge d'instruction, mais à condition que le juge d'instruction ne travaille plus seul, qu'il apprenne à instruire en collégialité. Une loi a été votée, prévoyant des pôles de l'instruction, des dispositions ont été prises pour mettre en place ces pôles de l'instruction. Nous étions sur une dynamique inverse à celle qu'on nous annonce aujourd'hui.
Les juges d'instruction, de par leur statut, sont en situation de ne pas tenir compte des impératifs politiques, et je suis désolée d'utiliser un gros mot, mais ceci est extrêmement important pour l'équilibre de la démocratie. L'enjeu, c'est la place et le rôle accordés au troisième pouvoir, celui exercé par l'autorité judiciaire, pouvoir qui ne doit pas être dépendant du pouvoir exécutif.
Dans les années 80, ce sont quand même des juges d'instruction qui ont fait émerger les affaires de corruption politico-financière. Si tout cela était resté aux mains du parquet, ces affaires-là ne seraient jamais sorties. Tout simplement parce que, lorsqu'on est au Parquet, on a un petit coup de fil d'un peu plus haut qui nous dit cette affaire-là, vous l'enterrez discrètement. Ce petit coup de fil, d'une certaine manière, le juge d'instruction s'en moque ou en tout cas possède un statut qui le protège de ces pressions.
Même si le juge d'instruction enquête sur très peu d'affaires, 5 à 10% des affaires au total, ce sont quand même des affaires importantes. Et surtout, quelque soit la nature de l'affaire, quel que soit le justiciable concerné, le juge d'instruction s'efforce d'assurer une certaine égalité des armes entre l'accusation et la défense.
Une corporation un peu conservatrice
Magistrats, nous sommes une corporation un peu particulière, un peu conservatrice. On ne peut pas le nier. Nous sommes dans une culture un petit peu archaïque, de solitude de travail de cabinet et on doit effectivement apprendre à modifier, réformer nos pratiques vers plus de transparence et de travail collectif. Et je crois que nous sommes prêts à changer.
Notre profession évolue et, là, on nous coupe l'herbe sous le pied, sans jamais prendre le temps de faire un état des lieux, d'évaluer les différentes réformes qui se sont succédées. Je ne suis pas pour dire qu'il ne faut plus de réforme, mais de là à faire des effets d'annonce tous les six mois, c'est extrêmement gênant, et ce alors même que des textes aux conséquences importantes sont en cours d'application dans les juridictions.
Commençons par prendre le temps d'évaluer ce qui a déjà été fait. Le développement de la pratique de la co-saisine, par exemple, est une évolution importante de la profession. En désignant deux juges d'instruction sur une même affaire, un président de tribunal nous place en situation de prendre des décisions communes, une ordonnance de renvoi devant le tribunal ou un non-lieu, par exemple, en commun.
Une sorte d'arbitre
Dans ce qui a été dit, on passerait d'un juge d'instruction à un juge de l'instruction, qui serait uniquement là pour éventuellement autoriser des écoutes téléphoniques, une perquisition, des mesures coercitives exceptionnelles.
Il serait une sorte d'arbitre entre les avocats d'un côté et le procureur de l'autre. Je dis pourquoi pas, c'est un système qui pourrait être un bon système, d'ailleurs il existe dans un certain nombre de pays européens des systèmes judiciaires où les toutes les enquêtes sont en effet aux mains du parquet.
Le problème, c'est qu'un tel système doit s'accompagner d'un élément primordial que l'on n'a absolument pas en France : l'indépendance du parquet. Tant qu'on n'a pas cette indépendance du parquet, il est dangereux de supprimer les juges d'instruction.
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à jexiste
De responsabilitecivile
travailleur | 18H54 | 09/01/2009 |
Que faites-vous dans la vie ? (professionnellement parlant j'entends : -) )
à responsabilitecivile
De jexiste
si, si | 20H31 | 09/01/2009 |
Pourquoi cette question ? Quel rapport avec le sujet ?
à responsabilitecivile
De jexiste
si, si | 22H46 | 09/01/2009 |
Vous en voyez beaucoup, des procédures comme celle-ci, sous la férule de notre bon vieux juge d'instruction « indépendant » :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jx1CCReS3__RMKN7xo0U3…
? ? ?
De Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
18H50 | 08/01/2009 |
Dormez brave cerfs….
NICOLAS va dépénaliser les affaires financières… (annonce faite devant le MEDEF)
En gros, soyons tous des Madoff en puissances en piquant 50 milliards de dollars par le système de la pyramide.
=> vous payez votre caution avec le fric que vous avez piqué pendant 20 ans..
.=> et vous êtes dehors avec vos gardes du corps…
Par contre, voler une mobylette => c'est la tôle…
Vous avez choisis ! ? !
à Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
De Eleonore10
19H13 | 08/01/2009 |
Donc, si j'ai tout compris :
1 - j'ouvre une boite
2 - je la fais fonctionner un chouia
3 - je me colle en faillite (frauduleuse hein ! )
4 - je ne risque rien
5 - je garde les sous que j'ai mis de côté
Mais je ne touche pas de mobylette !
Encore moins de scooter … ça devient hyper risqué !
J'ai bon ?
à Eleonore10
De Argos
08H20 | 09/01/2009 |
Pourquoi se fatiguer à créer sa boite ?
1 - j'entre en politique
2 - « j'aide » certaines entreprises
3 - j'encaisse les pourboires
et je ne touche pas non plus aux scooters ! !
au fait, le fils de … il ne roule plus en scooter maintenant, c'est quoi sa marque de voiture que je pense à l'éviter ? ?
De Cocoricooo
Chômeur ayant fauté | 18H52 | 08/01/2009 |
Excellent article. J'ai noté que cette volonté subite de supprimer le juge d'instruction arrive comme un cheveu sur la soupe puisque, depuis Outreau, on parlait de « collégialité » pour prévenir les erreurs. Pourquoi ce subit revirement ? On n'en sait rien, on n'en saura jamais rien.
De sinclair
18H59 | 08/01/2009 |
Merci de cet effort de clarification, mais le Français moyen a une méconnaissance totale de la façon dont sa Justice fonctionne. Les films et séries américaines ont achevées de semer la confusion.
Cette suppression si elle est faite comme annoncée est une des plus grave atteinte a la démocratie subie par la France. L'indépendance de la Justice est un des pilier qui fait que nous ne sommes pas en dictature ou monarchie.
à sinclair
De Eleonore10
19H18 | 08/01/2009 |
Il me vient une idée bête !
Et si on les élisait toutes ces bonnes gens de la Magistrature ?
Puisque Niko veut suivre le modèle américain, rappelons lui qu'aux States les Sherif sont élus ….
à Eleonore10
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 19H55 | 08/01/2009 |
Certains juges aussi, mais uniquement au niveau des états. Pas les juges fédéraux.
à Eleonore10
De nonno
la hague ou retraité | 01H10 | 09/01/2009 |
Oui et ils rendent la justice en fonction de leur électorat pour conserver leur poste .
à Eleonore10
De sinclair
08H31 | 09/01/2009 |
Le résultat est franchement pas terrible.
De Pierrrrre
19H11 | 08/01/2009 |
»…. une justice à deux vitesses : celui qui a les moyens de payer de bons avocats, ou qui entretient des liens avec le pouvoir en place, sera en situation de court-circuiter une enquête en train d'émerger….. »
► et qu'est-ce que ça change avec la situation actuelle ?
étant vous même au syndicat de la magistrature, il est notable qu'on puisse par cette seule appartenance, imaginer vos options politiques, ce qui induit que vous êtes soumise (volontairement) à d'autres pressions, d'autres pouvoirs, ces pressions vous amenant à traiter l'affaire qui vous été confiée dans l'interet des politiques auxquelles vous adhérez.
Il est d'ailleur à noter que les réactions du Syndicat de la Magistrature ont toujours été à l'encontre du pouvoir actuel, mais en synergie avec certains pouvoirs précédents.
-------------
»….. le risque est que les affaires qui sont un peu peu gênantes ou qui impliquent des personnes qu'on protège ne sortent pas….. »
► et qu'est-ce que ça change ? J'ai le sentiment que ça a toujours été la règle en France.,
Le Syndicat de la Magistrature s'indignant quand une affaire de droite est enterrée, mais se faiisant moins regardant quand une affaire de gauche est mise sous le coude.
à Pierrrrre
De fhg
Voisin | 22H28 | 08/01/2009 |
donc si finalement ça ne change rien, pourquoi alors Sarkozy veut-il supprimer le juge d'instruction ?
comme ça, pour faire l'intéressant ?
à fhg
De Pierrrrre
16H01 | 09/01/2009 |
»….pourquoi alors Sarkozy veut-il supprimer le juge d'instruction ? …. »
► mes connaissances juridiques sont ténues..mais
…un juge d'instruction + un procureur + un juge pour juger…l'affaire d'il y a 3ans….J'imagine que son souci est dans l'efficacité et l'économie de moyens.
Lorsqu'on dépose une plainte aujourd'hui au tribunal, il leur faut 3 mois pour pouvoir la saisir… 3 mois de plus pour qu'un magistrat se penche sur l'affaire… 3 mois de plus pour qu'une enquète soit dilligentée…3 mois de plus pour que l'enquète rende ses conclusions…
; ..« biiip…biiip… vous êtes au tribunal de grande instance.. nos horaires d'ouvertures sont ..biip..biip…appuyez sur 1 pour le greffe…2 pour retourner à l'accueil… »
…biiip…biiip… votre correspondant est injoignable, le tribunal d'instance vous remercie pour votre appel.. biiip..biiippp »
»..allo, non, c'est ma collègue qui s'occupe de l'affaire et elle vient de partir en congé maladie.. vous pouvez rappeler le mois prochain… ? »
»…votre numéro de dossier est le 123456, mais c'est normal vous savez, l'affaire ne s'est jugée qu'il y a deux mois, il nous faut du temps pour en rédiger les conclusions… mais attendez que j'examine si le délibéré a eu lieu, si ça se trouve, rien n'a encore été jugé.. »
à fhg
De Eleonore10
13H56 | 10/01/2009 |
Je crains fort que ce soit encore la « story telling » de l'année 2009 comme l'a été l'audiovisuel pour l'année 2008.
Ca va occuper le « bon peuple » et pendant ce temps ça occultera les vrais problèmes.
Mais le bon peuple n'est plus dupe…
à Pierrrrre
De TARPON
17H25 | 09/01/2009 |
le cas du juge Thierry jean pierre qui mit au jour le financement du PS et qui se lancera en politique sous la liste de ….Philippe de villiers.Et puis on oublie tous ces juges qui se sont lançés en politique ,le dernier en date Eva JOLY qui irait sur la liste europeenne de Cohn bendit.Tous ces juges d'instruction ou ex juges si proches du pouvoir ; Au fait,madame le juge,que devient le dossier Chirac ?
De arg
19H25 | 08/01/2009 |
pourquoi vouloir conserver ce que personne d'autre dans le reste de l'europe n'a ou n'a adopté ? ?
< : trop tard ! !
il faut un proc qui instruit à charge et un avocat qui défend, et pourquoi ne pas financer la défense ? ?
De Danielle29
20H00 | 08/01/2009 |
Sarkosy est en train de menotter ou détruire tous les contre-pouvoirs dont l'existence fonde une réelle démocratie : télévision publique, Justice, gendarmerie (et oui ! ), Education Nationale…
A bas Napoléon III !
à Danielle29
De sûrderien
paresseux | 12H41 | 09/01/2009 |
la télé publique contre-pouvoir ? Les gendarmes contre-pouvoir ? La justice , contre-pouvoir ?
J'en en entendu , des belles , mais celles-ci !
De kkadim
service public rhone alpes | 20H48 | 08/01/2009 |
aprés une année catastrophique pour le français moyen, nicolas de neuilly sauve les meubles en annonçant lors de ses voeux qu'il sauvera le monde en se rendant au proche orient, aussitot nos glorieux journalistes hissent la nouvelle à la une ; mais là aussi plouf, la cata, alors on lance la suppression du juge d'instruction, et hop tous les médias sautent dessus.
reprise de la politique d'essoufflement des médias.
ah oui, dans le même temps, notre gloire nationale, époux de la sussurante chanteuse, veut limiter le temps accordé aux débats dans le parlement.
certains semblent oublier que pour quelqu'uns il n'y a pas contradiction entre démocratie et autoritaire.
De fgabriel
21H47 | 08/01/2009 |
Ben moi je dis, arrêtons les procès d'intention et ayons confiance en notre démocratie.
Sarko s'est bien gardé de donner les détails ; c'est pour d'une part, laisser les gauchistes crier au fascisme sur Rue89, et d'autre part, (je l'espère), laisser le législateur faire son travail.
Nos parlementaires, députés et sénateurs, sauront trouver une solution équilibrée.
à fgabriel
De Jibus
citoyen du vaste monde | 07H53 | 09/01/2009 |
T'as raison, laisse faire ! ! ! ! Nos élus sont probes et intègres, ils ne voteront pas le petit doigt sur la couture du pantalon.
Ceux qui disent que le Parlement est constitué de 2 assemblées de godillots, sont de gros menteurs ! ! !
Sinon, t'as pris rendez-vous chez Panurge pour la tonte ?
à fgabriel
De Eleonore10
14H02 | 10/01/2009 |
C'est à mourir de rire cette naïveté touchante !
Les sénateurs ? ah bon ? la loi sur la suppression de la publicité à la télévision n'a-t-elle pas été appliquée avant même que le Sénat l'examine ?
La télé n'a-t-elle pa reçu l'ordre de ne plus décompter le temps de parole du mari de la chanteuse et de ses conseillers ? (soit un total de 80% pour pour l'UMP et ses affidés).
Si votre esprit hautement coruscant et avisé pouvait nous indiquer clairement les intentions du Monsieur, qui accourt sur chaque crise avec sa boite à outils, nous en serions fort aise !
Sinon, de tels propos ne font « marcher » que vos poules !
Quant aux députés, pot de cornichons, s'il en est, ils voteront comme on leur dit…
De Jean_Chonot
plébéien | 22H00 | 08/01/2009 |
« Comme il faut de la vertu dans une république, et dans la monarchie de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique ; la vertu n'y est point nécessaire et l'honneur y serait dangereux. »
Montesquieu.
« On dirait que l'homme peut tout supporter. Même ce qu'il n'a pas fait. Même l'idée qu'il n'en peut supporter davantage. »
William Faulkner.
De fhg
Voisin | 22H11 | 08/01/2009 |
les oublis de france2 : « maitre Thierry Herzog : avocat ».
avocat oui mais pas n'importe lequel :
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=49698
De C. Creseveur
D'actualité | 22H20 | 08/01/2009 |
De C. Creseveur
D'actualité | 22H23 | 08/01/2009 |
De C. Creseveur
D'actualité | 22H28 | 08/01/2009 |
NB. Sauf votre respect Mme la juge, n'avons nous pas déjà une justice à deux vitesses ? N'y a t'il pas déjà d'un côté ceux qui peuvent se payer de bons avocats, qui leurs permettront par exemple de provoquer et/ou débusquer les erreurs de procédures, et les autres ?
De fhg
Voisin | 22H50 | 08/01/2009 |
« Le problème, c'est qu'un tel système (un juge de l'instruction arbitre entre les avocats d'un côté et le procureur de l'autre) doit s'accompagner d'un élément primordial que l'on n'a absolument pas en France : l'indépendance du parquet. Tant qu'on n'a pas cette indépendance du parquet, il est dangereux de supprimer les juges d'instruction. »
l'exception française : un parquet dépendant du pouvoir exécutif et plus de juge d'instruction.
serait-on la seule démocratie à avoir une justice comme ça ?