« Les malades mentaux sont plus souvent victimes que criminels »

Roland Gori dans son bureau, à Marseille (Rémi Leroux/Rue89)

La fugue d'un malade mental jugé dangereux à Marseille (finalement rattrapé pendant la nuit du Nouvel An) a relancé le débat sur la psychiatrie.

Le psychanalyste et universitaire marseillais Roland Gori revient sur cet événement et sur les mesures annoncées par le président de la République début décembre, après la mort d'un étudiant grenoblois poignardé par un malade échappé d'un hôpital psychiatrique.

Roland Gori est l'un des trente-neuf premiers signataires de « La nuit sécuritaire », une pétition qui dénonce ce plan pour la psychiatrie de Nicolas Sarkozy.

Un plan « aux conséquences dévastatrices » selon les praticiens, hospitaliers et universitaires, mais surtout révélateur de cette « politique de la peur » menée par le président de la République et son gouvernement qui, bien au-delà de la seule psychiatrie, usent et abusent du sensationnel et du fait divers pour « imposer des mesures sécuritaires ».

Sécurité et qualité des soins en milieu psychiatrique… est-il aujourd'hui possible de concilier les deux ?

Qu'il s'agisse du drame de Grenoble ou de l'évasion d'un fou dangereux de l'hôpital Edouard Toulouse de Marseille, je voudrais d'abord dire que nous sommes obligés de prendre en compte la souffrance des familles des victimes et des patients eux-mêmes.

Cependant, je ne vois pas très bien comment nos sociétés pourraient éradiquer ces événements. A moins de penser que l'on puisse supprimer la folie, ou supprimer les différents troubles liés à la souffrance psychique ou aux souffrances sociales.

La question alors est : quelles réponses peut-on apporter à ces situations ? Bien souvent, on assiste à des crimes fous, heureusement isolés et statistiquement peu fréquents. Les médias jouent un rôle dans ce qu'ils donnent à voir de ces événements. Ils ne sont pas seulement un reflet, ils en sont aussi les acteurs, les déterminants.

Enfin, ce n'est pas par hasard si l'on montre les monstres. C'est souvent au moment même où l'on a besoin de préparer et de fabriquer une opinion, c'est-à-dire de faire de la publicité et de la propagande pour imposer des mesures sécuritaires.

Vous dites « des crimes statistiquement peu fréquents »…

Si vous prenez le rapport de la commission « Violence et santé mentale », en 2005, sur 51 411 mises en examen dans des affaires pénales, 212 ont bénéficié d'un non-lieu pour irresponsabilité mentale, c'est-à-dire 0,4% des crimes et des délits. Statistiquement parlant, le nombre de crimes et délits imputables à des malades mentaux est donc très bas.

Ce que l'on sait aussi, c'est que la prévalence des crimes violents contre les patients malades mentaux est, elle, douze fois plus importante que dans la population en général… Manifestement, les malades mentaux sont beaucoup plus victimes qu'acteurs de délits ou de crimes.

Or, le gouvernement et le pouvoir politique à son plus haut niveau ont connaissance de ces chiffres. On ne dit pas aux malades mentaux : on va vous protéger des réactions de la société, ce qui est le rôle de l'Etat, d'être tiers. Non, on dit à l'opinion publique : nous allons vous protéger des malades mentaux.

Pourquoi alors instrumentaliser la maladie mentale ?

Aujourd'hui, le président de la République utilise le fait divers pour faire passer sa politique ? Pour moi, l'instrumentalisation se situe à ce niveau-là, et elle est dramatique : on fait comme si une politique pouvait s'établir à partir de faits divers.

On ne fait pas une politique du soins à partir d'un schizophrène évadé d'un centre psychiatrique ou d'un drame qui se produit dans un service d'urgence, de Samu, ou autre… C'est extrêmement dangereux pour la démocratie.

Ce qui m'inquiète, c'est cette exploitation des émotions collectives, particulièrement dans un contexte de crise financière et de crise économique, qui va avec un écrasement des classes moyennes.

C'est le grand bond en arrière…

On peut alors se demander si, quelque part, nous ne sommes pas face à un renouveau du grand renfermement, tel qu'il a été à l'origine de l'hôpital. Il ne passerait pas forcément par les murs, pas une réclusion géographique, mais davantage par un quadrillage des individus et des populations, qu'on suivrait à la trace, avec la possibilité d'une surveillance numérique qui irait jusqu'au marqueur biométrique de l'humain.

Il y a cette inquiétude face à la possibilité, grâce aux moyens technologiques qui sont les nôtres, de réaliser le rêve biocratique, le rêve de biopouvoir qui était celui du totalitarisme du XXe. S'il n'y a pas de réactivité du social, du politique, du culturel face à ce quadrillage numérique des populations, jusqu'au grain le plus ténu de leur existence, ce risque est grand.

S'agira-t-il alors d'une nouvelle forme de totalitarisme ?

Oui, d'un totalitarisme light, mou, mais bien d'une forme de totalitarisme dès lors qu'on veut bien considérer qu'elle a une visée totalitaire, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas de possibilité de repli intime ni de pensée qui échapperait à la surveillance du pouvoir.

Nous sommes aussi dans une culture de la réaction immédiate. C'est la culture du nouveau capitalisme, pour parler comme le sociologue Richard Sennett, avec ses nouvelles valeurs. C'est la promotion d'un homme conçu comme micro-entreprise libérale, autogérée, ouverte à la concurrence qui, sur le marché de sa relation aux semblables, doit être réactif, flexible, mobile.

Ce qui est fou, c'est qu'on vient d'avoir la preuve que cette idéologie libérale née du milieu des affaires conduit dans le mur et on essaye pourtant d'introduire ces valeurs qui ont fait la preuve de leur inefficacité dans le soin, dans l'éducation, dans l'information, dans la culture.

Comment cela se traduit-il dans notre système de soin ?

Il ne faut pas faire croire aux populations qu'on va les préserver du meurtre, de la folie, de la délinquance, parce qu'on enfermera un peu plus de fous, en passant, par exemple, de cinq unités pour malades difficiles (UMF) à neuf.

On ne dit pas qu'on a fermé un nombre de lits faramineux, qu'on a accru les cadences des soignants, qu'on a recomposé leur conception du soin, qu'on les a enfermés dans un système qui les empêche de bosser.

Ce qui compte, c'est l'acte. L'homme est réduit à ses actes, à ses productions. Et pendant qu'on nous jette en plein visage les éléments les plus monstrueux, les réformes actuelles de l'hôpital conduisent à une conception mercantile de la santé et du soin.

► Début janvier 2009, Roland Gori lancera un « Appel des Appels » pour fédérer les différents « mouvements de résistance » dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la justice et de la culture et qui réunira, dans un premier temps, une centaine de signataires. (Ecouter l'appel)

123 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Chou marin

De Chou marin

kiné | 19H55 | 01/01/2009 | Permalien

Tres marrant Mr Gori, Comment osez-vous vous exprimez sur le sujet ?

N'est ce pas votre discipline qui a introduit le principe de semi-responsabilité, un concept réac qui a fait reculer la France d'un siècle en matière de gestion pénale de la folie.

Internautes, faites une recherche google sur la responsabilité pénale de la folie en France vous comprendrez l'imposture.

Récupération ? Vous en faites ! Allez-donc nous expliquer pourquoi les expertises psychiatriques sont aussi nulles ? Faute de bases théoriques valides peut-être ?
Si vous saviez aider les malades on le saurait ! Grâce a vous et vos pairs la psychiatrie Française est dans la crise dont cet incident n'est qu'un symptôme. Votre incompétence fourbit les armes d'un gouvernement proche de vos mentalités dépassées.

Portrait de pablico

De pablico

20H00 | 01/01/2009 | Permalien

attention, on est toujours le malade mental, d'un autre malade mental.
on est toujours le con d'un autre con.
il faut faire attention à cela.
Un malade mental n'a jamais choisi d'être malade.

Un dépressif est-il un malade mental ? faut-il l'enfermer ?
cela peut aller très loin et déraper vite fait..

Il faut de la compassion, mais une compassion ferme qui protège comme même un peu.

Portrait de Chou marin

à pablico Portrait de pablico De Chou marin

kiné | 20H13 | 01/01/2009 | Permalien

100% d'accord avec vous, la compassion est la meilleure alliée du bon sens therapeuthique.
Restons dans le sujet cependant SVP. Ce monsieur Gori n'est en pas en légitime position pour parler de ces sujets.
Les vrais professionnels (non psychanalystes), oui !
Ce sont eux qui ont une vision avertie de la santé mentale.

Portrait de MisterKaplan

à Chou marin Portrait de Chou marin De MisterKaplan

20H38 | 01/01/2009 | Permalien

Les vrais professionnels ? ? ? de qui parlez-vous ?

Portrait de wam

à MisterKaplan Portrait de MisterKaplan De wam

mwa | 20H52 | 01/01/2009 | Permalien

des gens qui soignent, avec des résultats ; ceux qui vous prennent en analyse pour 30 ans a 75 euros la séance sont nettement moins crédibles, tout ça pour vous annoncer que finalement peut être c'était votre relation avec votre mère qui éventuellement vous a mené la, mais bon on est pas surs non plus…

jdis ça jdis rien

cela etant dit, lisez des ouvrages de droit penal, chapitres sur la responsabilite ; puis lisez ce qu'ont apporte les psychanalystes (dont il faut rappeler sans se lasser que leur matiere n'est pas une science, qu'elle ne resiste pas a l'epreuve de l'evaluation scientifique de BASE) ; puis interessez vous aux experts « psy » aupres des juridictions francaises…

bon, vais terminer ma wodka au miel au coin du feu

Portrait de Jean de Lille

à wam Portrait de wam De Jean de Lille

21H33 | 01/01/2009 | Permalien

C'est quand même très drôle cette façon de condamner une opinion parce qu'elle est issu d'une pensée psychanalytique.
Il y aurait des choses à rectifier dans les affirmations à l'emporte pièce comme celle de dire que l'analyste vous dit que c'est votre relation avec votre mère… ça c'est le théatre, la littérature, la caricature, servies comme repoussoir par des gens qui n'ont aucune connaissance de ce qu'est une cure psychanalytique. Le psychanalyste ne donne pas la bonne parole, la vérité. Il se prête au patient pour que lui fasse son chemin.
Les résultats contrôlé scientifiquement en psychiatrie même comportementaliste ça n'existe pas. Voyez donc ce que pensent certains éminent biologiste spécialiste du cerveau comme Jean Didier Vincent ou Alain Prochianz de ces affirmations à l'emporte pièce.
Le procès en psychanalyse tourne toujours autour de cette vieille dichotomie entre le corps et l'esprit, or s'il y a bien une pratique qui justement ne met pas en opposition biologie et conduite c'est bien la psychanalyse, encore faudrait-il savoir de quoi on parle quand on en parle.
Certes il y a bien eu, et il y a toujours, des pédants chez les psychanalystes qui n'ont guère rendu service ni à leur discipline ni à leur collègues. Lesquels collègues ont eu le tort de se taire pour ne pas en rajouter, mais ce faisant ils n'ont évidemment pas permis aux gens de savoir qu'il y en a quelques uns, qui même si ils ne font pas de bruit, font leur boulot dans leur coin et savent ce que parler veut dire.
Il faudrait juste que de temps en temps on ne mélange pas systématiquement psychiatrie et psychanalyse pour faire effectivement une soupe infâme.
Bref je ne suis pas d'accord avec ce commentaire mais au fond je sais qu'un partie de la profession est responsable de ce rejet, mais attention aux illusions scientiste qui contiennent en elles une bonne part de totalitarisme.

Portrait de Chou marin

à Jean de Lille Portrait de Jean de Lille De Chou marin

kiné | 23H18 | 01/01/2009 | Permalien

Il est difficile et même désagréable pour moi de ne pas être d'accord avec vous, car votre argumentation est articulée et intelligente,il ne lui manque que d'être un peu plus informée sur la question de la psychiatrie Française.
Le scientisme, c'est quoi ? Au mieux, une invention des Freudiens qui tremblent de se faire évaluer dans leurs pratiques d'un autre age, au mieux, la seule et piètre option pour aider les survivants de leurs échecs.
Si on peut parler d'aide.

Vivement la relève dans la profession, que les médiatiques Gori, Miller, Sueur, et autres Roudinesco prennent leur retraite et laissent la place a des soins humains et modernes.

PS : comme vous dites, les « bons psys » n'ont pas su faire le ménage chez eux, c'est regrettable. On voit le résultat.

Portrait de Servais-Jean

à Chou marin Portrait de Chou marin De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 07H24 | 02/01/2009 | Permalien

Merci d'illustrer si bien cette phrase de Lacan :
« Je ne parle pas pour que les idiots me comprennent. »

Portrait de dy

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De dy

c'est probable mais fort impossible... | 21H38 | 03/01/2009 | Permalien

Lacan…celui dont les seuls écrits « importants “ sont des retranscriptions de ces interminables séminaires où la parlotte est reine ?

Portrait de marcelo

à Chou marin Portrait de Chou marin De marcelo

13H37 | 02/01/2009 | Permalien

Ce que vous écrivez est insensé. Vous ne connaissez rien à la maladie psychique !
Non, ce n'est pas à cause de ce psychiatre et de ses pairs que la psychiatrie est en crise. C'est bel et bien à cause de la réduction des moyens en personnel soignant.
Je me pose des questions sur votre santé mentale. Je ne voudrais pas être un de vos patients en kiné.

Portrait de Chou marin

à marcelo Portrait de marcelo De Chou marin

kiné | 11H08 | 03/01/2009 | Permalien

Mais oui bien sur, c'est juste le manque de moyens le problème.
Vous vous y connaissez super bien dis-donc.
Mr Gori défend l'approche freudienne du soin, inefficace et donc inhumaine car conduisant a la camisole chimique, ou l'enfermement.
D'ou le manque de moyens. Sortez de vos livres, renseignez-vous, même un soignant lambda comme moi en sait assez pour pouvoir dire la même chose que les psychiatres non-freudiens et leurs patients : ras-le-bol !
On veut des vrais soins, pas du blabla abscons.

Et le concept de semi-responsabilité, c'est grâce aux psychanalystes Français qu'il est entré dans le droit pénal, nous renvoyant au 19eme siècle (bah oui, pour eux,il n'y a pas de maladie mentale, c'est tout de notre faute) - googlez un peu enfin ! Ou ouvrez un livre de droit pénal général, chapitre responsabilité, j'invente rien !

Portrait de Fabrice Leroy

à Chou marin Portrait de Chou marin De Fabrice Leroy

Psychologue - Maître de conférences... | 17H34 | 03/01/2009 | Permalien

Vous semblez - à travers tous vos messages, ici et ailleurs - avoir une dent particulière contre Roland Gori, ainsi qu'une haine manifeste de la psychanalyse, excédant (et excédante…) largement le seul niveau de la critique.
L'anonymat est une protection parfois nécessaire (« Mon nom est Personne », disait le rusé Ulysse au cyclope Polyphème), surtout dans le panoptique généralisé que constitue internet dans notre époque sécuritaire et dont la « transparence » publique nourrit tant d'opacité intime.
Mais si la psychanalyse est ce qui permet à un sujet de se reconnaître en son nom et en présence d'un autre, comme effet d'une parole (d'amour comme de haine) qui le traverse, le surprend, et insiste, l'anonymat d'internet semble permettre de proférer des paroles haineuses sans jamais en être le sujet, et de « vivre ensemble sans autrui » (pour reprendre l'expression de Jean-Pierre Lebrun). L'anonymat, de protection nécessaire, risque en permanence de devenir alors le masque d'une parole innommable trouvant là le moyen de se déchainer, et la lettre anonyme de ne situer son auteur - y compris et à commencer pour lui-même - que comme … l'être anonyme.

Fabrice Leroy

Portrait de Chou marin

à Fabrice Leroy Portrait de Fabrice Leroy De Chou marin

kiné | 20H49 | 03/01/2009 | Permalien

Poele au doigt.

Portrait de dy

à Chou marin Portrait de Chou marin De dy

c'est probable mais fort impossible... | 22H56 | 03/01/2009 | Permalien

A ce propos, j'ai un tuyau.

Portrait de Chou marin

à dy Portrait de dy De Chou marin

kiné | 18H15 | 04/01/2009 | Permalien

une scansion inouïe, le « 'yau », de « comment vas-tu, “yau de poele ? ”
 ; -)

Portrait de Chou marin

à Fabrice Leroy Portrait de Fabrice Leroy De Chou marin

kiné | 21H02 | 03/01/2009 | Permalien

Vous éclaireriez le débat de lumières inconnues… sauf que
« mais pourquoi tant de haine ? »
c'est du réchauffé de chez réchauffé , z'etes sur qu'y a pas un copyright sur ce truc ?
C'est dommage, tant de talent.

Portrait de dy

à Fabrice Leroy Portrait de Fabrice Leroy De dy

c'est probable mais fort impossible... | 21H42 | 03/01/2009 | Permalien

Je partage le point de vue de chou marin, sous-marin invisible, perceptible, anonyme et présent.

J'adore votre prose, Mr Leroy.
S'il fallait démontrer à quel point les théories psychanalytiques ne se posent et ne se reposent que sur des jeux de mots insensés sensés décrire les maux du je…alors vous l'avez fait !

Les riverains internautes (interne-autre ? ), anonymement protégés par leurs masques (à moins qu'ils ne soient masqués par leur protection anonyme ? ? ? ), savent désormais que les schizophrènes, autistes et cérébrolésés de tout poil dont la fonction langagière est parfois voire bien souvent Hors-Service, devraient « s'en sortir » grâce à votre amour des mots et à sa thérapeutique influence… non- évaluable, non-quantifiable, non-critiquable, irréfutable.

Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 19H40 | 01/01/2009 | Permalien

ça c'est un bon 1er janvier 09
ça c'est une réplique saine,juste et réaliste
à l'intervention du » mari de la chanteuse « d'hier soir .
Enfin
des hommes et des femmes qui en savent un peu plus
que nous ,et qui se lèvent …
Honneur à eux .
Honneur à vous Roland Gori.
merci de parler pour moi,
pour nous tous ! ! !

Bonne année,à tous
Malgré tout les drames .
Sachez néanmoins que nous ne céderons
pas à la panique ,voulue et entretenue …

CARPE DIEM !

Portrait de antietatiste

De antietatiste

médecin | 19H45 | 01/01/2009 | Permalien

L'avis de familles des victimes décédées serait aussi à prendre en compte notamment sur les modalités de retention et de libération des individus auteurs des méfaits leur ayant porté préjudice … Mais le peuple est considéré come trop c… est il faut des esprits supérieurs pour prendre ces décisiions……Jusqu'au jour du ras le bol ou sera virée cette nomenklatura Etatiste de droite et de gauche (je pense a des elections )

Portrait de La framboise enragée

à antietatiste Portrait de antietatiste De La framboise enragée

( kärcher fruitier ) | 02H44 | 02/01/2009 | Permalien

Je ne sais pas si vous avez bien lu on ne parle pas de criminels qui font des crimes volontaires mais de malades.

Un malade de la tête c'est comme un malade avec une jambe cassée, c'est victime de malchance et n'a pas à être punie mais soignée et protégée par la société.

Un dément dangereux qui s'échappe c'est une mauvaise organisation des soins pas du laxisme. Et de toutes façons la majorité des personnes prises de démence se mettent souvent bien plus en danger elles mêmes qu'elles ne menacent les autres, relisez la loi sur l'internement d'office.

En plus dans la société stressante où nous vivons, le pétage de plombs, c'est comme l'accident de voiture, ne croyez pas que çà n'arrive qu'aux autres.

Portrait de William la révolte

à antietatiste Portrait de antietatiste De William la révolte

18H57 | 02/01/2009 | Permalien

Monsieur, si on suit votre raisonnement, il ne resterais qu'un seul individu multiplié à l'infini par des clones.
Quelle bêtise que vos propos ! Et ça se dit médecin.

Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 20H00 | 01/01/2009 | Permalien

Merci, Rémi Leroux et tous les collaborateurs de Marseille89 pour la manière dont vous avez traité jusque là les informations que vous nous avez permis de suivre, d'approfondir ou de découvrir.

J'attendais l'occasion de vous présenter mes vœux, j'espère que vous gagnerez chaque jour quelques dizaines de lecteurs supplémentaires, dans les quartiers nord de Marseille, chez les supporteurs de l'OM et dans toutes les agglomérations avoisinantes ainsi qu« ailleurs, en France et hors de France, afin que le regard sur les Marseillais soit le moins caricatural.

Bonne continuation à vous.

Dans l'“Appel des Appels‘Roland Gori, donne rendez-vous, le 31 janvier 2009, à Paris, Où ? à quelle heure ? Je veux bien être tenu au courant, je signe des deux mains et m'engage à venir et à participer aux actions que nous déciderons j'espère ensemble.

Portrait de Chou marin

à Tinhinane Portrait de Tinhinane De Chou marin

kiné | 23H26 | 01/01/2009 | Permalien

Attention quand même, ce n'est pas Mr Gori qu'il vous faut pour faire avancer les choses. Renseignez-vous un peu sur lui avant d'aller dans un de ces colloques aussi chaotiques qu'inutiles.

Portrait de Rémi Leroux

à Tinhinane Portrait de Tinhinane De Rémi Leroux (auteur)

Rue89 | 10H50 | 02/01/2009 | Permalien

Bonjour Tinhinane, merci pour votre post qui nous encourage à continuer dans cette voie ! ! ! Bonne année à vous et aux riverains de Marseille89. En espérant parvenir à satisfaire encore en 2009 vos ententes et celles des internautes qui cherchent une info différente sur Marseille et sa région.
Pour « l'Appel des Appels », le rendez-vous est fixé le 31 janvier dans les locaux de Paris Diderot/Paris 7, bâtiment Grands Moulins. Je ne sais pas l'heure, par contre…

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 20H40 | 01/01/2009 | Permalien

« Les malades mentaux sont plus souvent victimes que criminels »

Rien que le titre , c'est l'évidence même .

Même moi , qui essaye de rester critique , je n » avais pas pensé à ça .

La propagande de ce gouvernernent , et les médias qui la diffusent, c'est vraiment de l » inversion maligne et je crois que c'est extrêmement grave ..

Portrait de wam

à Numerosix Portrait de Numerosix De wam

mwa | 20H45 | 01/01/2009 | Permalien

le message est bon, le messager n'est pas credible, ooooooh yé (passque j'écoute Lou Rawls the letter, là)

Portrait de jexiste

à Numerosix Portrait de Numerosix De jexiste

si, si | 22H10 | 01/01/2009 | Permalien

C'est pourtant logique.

A partir du moment où tu es déclaré fou (peu importe que ce soit vrai ou non, on connaît la fiabilité des « experts » en la matière, ils ne sont jamais d'accord entre eux…), ta parole ne vaut plus rien, et tu ne peux plus te plaindre de rien, tout ce que tu dis ou rapportes étant automatiquement considéré comme délire paranoïaque ou hallucinatoire.

Tu deviens donc une cible de choix pour tous les délinquants et criminels qui calculent leur prise de risque (judiciaire).

Portrait de Chou marin

à jexiste Portrait de jexiste De Chou marin

kiné | 22H24 | 01/01/2009 | Permalien

Oui, c'est triste, mais statistiquement ceux qui sont le plus victimes de criminalité, c'est les « fous. »

Portrait de jexiste

à Chou marin Portrait de Chou marin De jexiste

si, si | 22H38 | 01/01/2009 | Permalien

Encore les statistiques ne tiennent-elles aucun compte de tous les crimes et délits réels et qualifiés à tort de « délires » de ceux qui les rapportent ou s'en plaignent.

Portrait de La framboise enragée

à Numerosix Portrait de Numerosix De La framboise enragée

( kärcher fruitier ) | 02H52 | 02/01/2009 | Permalien

Il va falloir m'expliquer comment on fait pour être criminel en étant malade.

La France se rapproche de plus en plus des grandes heures de la psychiatrie soviétique, avec la confusion du soin et de la prison.

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