
Diane Combes, institutrice, désobéissante et sanctionnée
Une institutrice d'Eguilles a signé comme 150 de ses collègues du département des Bouches-du-Rhône une lettre de désobéissance. Pour l'avoir fait, elle est sanctionnée par sa hiérarchie depuis le 9 décembre.
Après la « Veillée des écoles » il y a dix jours, le monde de l'éducation s'est une nouvelle fois mobilisé à Marseille pour dénoncer les projet de réformes du gouvernement. Un millier de manifestants ont participé à une descente aux flambeaux qui reliait les escaliers monumentaux de la gare Saint-Charles au Vieux-Port.
L'annonce faite en début de semaine par le ministre de l'Education nationale de différer la réforme du lycée n'avait pas entamé la motivation des lycéens marseillais, qui ont donc continué à réclamer la démission de Xavier Darcos.
Une nouvelle fois, enfants, parents et enseignants des écoles du centre-ville et des quartiers Nord ont défilé pour la défense de l'école publique. (Voir le diaporama)
Parmi les manifestants, défilait également Diane Combes. Cette institutrice d'école maternelle à Eguilles est à ce jour la seule enseignante des Bouches-du-Rhône sanctionnée par sa hiérarchie pour avoir désobéi. « Je suis la sélectionnée », résume-t-elle.
Comme 150 de ses collègues dans le département, elle a signé début décembre la lettre de désobéissance dans laquelle, à l'instar d'Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers, « en conscience, elle refuse d'obéir » et de participer au démantèlement du service public d'éducation induit par la mise en oeuvre des réformes Darcos.
Le 8 décembre, l'Inspecteur d'académie Gérard Trève a fait partir un courrier dans lequel il met en garde les enseignants face à « tels agissements ».
Trois jours plus tard, le 11 décembre, Diane Combes a reçu sur son bureau, dans sa classe, un courrier de l'Inspecteur d'académie lui signifiant un « manquement caractérisé » à ses « obligations de service ». Il y est notamment écrit :
« Je vous informe que votre salaire sera amputé pour service non fait, depuis le 9 décembre et pour tous les jours au cours desquels ce même constat sera effectué.
Je vous précise que de plus vous vous êtes ainsi exposée aux sanctions disciplinaires prévues par les textes et que je ne manquerai pas d'appliquer à votre encontre ».
Sa hiérarchie lui reproche notamment de ne pas avoir mis en place le soutien scolaire tel que prévu par les textes. Diane Combes s'en explique : « Je travaille sur mes projets de classe qui ont précisément pour objet la prévention des difficultés scolaires ».
« Ces nouvelles n'entament en rien ma détermination »
Dans un courrier mis en ligne sur le site Mille Babords, en regrettant le principe de sanction, elle justifie son choix et la signature de la lettre :
« La brutalité de la sanction ouvrira sans doute les yeux à beaucoup sur la nature du gouvernement qui gère actuellement la société via les petits chefs hiérarchiques. Les parents sont scandalisés !
“Bien que désagréables, ces nouvelles n'entament en rien ma détermination à poursuivre le mouvement en le médiatisant maintenant au maximum.
Elle insiste également sur l'importance ‘de ne pas lâcher prise, pas maintenant’ :
‘Si nous le faisions, il n'y aurait plus rien pour arrêter le rouleau compresseur qui accomplirait son oeuvre de destruction de l'école publique jusqu'au bout et plus largement des services publics.
Diane Combes se dit militante mais n'est plus syndiquée. Elle rêve que ce mouvement magnifique’ de désobéissance civile débouche sur ‘une révolution pacifique qui prendrait petit à petit dans tous les autres corps de métier’.
‘Lorsque ça touche à l'humain, cela vaut vraiment le coup de s'engager’.
Avant la descente aux flambeaux, une assemblée générale des enseignants avait été organisée à la Bourse du travail. Ces derniers ont remis à Diane Combes une enveloppe ‘de soutien’.
Si le geste l'a touché, elle a préféré insister sur l'importance de signer la lettre et surtout ‘d'assumer ce que l'on a signé’.
Un nouveau dépôt de lettres de désobéissance était prévu ce mercredi 17 décembre à l'Inspection d'académie des Bouches-du-Rhône.
Photos : Rémi Leroux/Rue89
► Article mis à jour le 17/12/08 à 12h25 : Portrait de Diane Combes.
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De Armelle_Marseille
citoyenne à Marseille et ailleurs | 00H06 | 17/12/2008 |
Descente aux flambeaux et descente en flamme de la politique de Darcos, ministre indigne s'il en est … comme le proclame le petit panneau sur les « tueurs » de l'Education nationale, celui là s'inscrit bien dans la lignée des dépeceurs .
Ce que disent tous ces gens, ce que nous disons, c'est que nous ne sommes pas dupes, Monsieur le Ministre. Vous pouvez mettre votre réforme au frigo comme d'autres y avaient mis leur candidature, nous serons vigilants.
Cette école c'est la nôtre, celle de nos enfants et celle des enfants de demain.
J'ai discuté avec un enseignant et il me disait qu'il se sentait atteint dans l'intérêt qu'il porte à son métier.
Ce n'est pas une grogne ordinaire mais une vraie colère, sourde, et qui grandit.
De Mon-Al
roturière :-) | 13H08 | 17/12/2008 |
Diane Combes, institutrice, désobéissante et sanctionnée
Je ne juge pas le fond mais la forme : elle a pris ses responsabilités, elle refuse d'obéïr « en conscience », elle assume.
Cette personne est respectable … la loi aussi. La désobéïssance civique est acceptable lorsqu'elle respecte l'ordre … les agitations de rues ne le sont pas.
à Mon-Al
De sûrderien
paresseux | 13H24 | 17/12/2008 |
Les agitations de rues ne sont pas acceptables ?
Heureusement que les sans culottes n'ont pas suivi ces beaux prin
cipes ! On aurait Louis xxx au pouvoir , et pas de république !
à sûrderien
De Mon-Al
roturière :-) | 13H34 | 17/12/2008 |
Il faut comparer ce qui est comparable … et à ma connaissance, ce ne sont pas les « sans-culottes » qui ont déclenché la Révolution … mais ma mémoire peut être défaillante !
à Mon-Al
De sûrderien
paresseux | 14H04 | 17/12/2008 |
WIKIPEDIA
Les sans-culottes sont des personnages EMBLEMATIQUES de
la REVOLUTION FRANCAISE, protagonistes par EXCELLENCE
des journées révolutionnaires ! ! !
à sûrderien
De Bardamu
difficile | 15H50 | 17/12/2008 |
Les sans-culottes, comme les sinistres tricoteuses ou Jourdan coupe-tête sont en effet les emblèmes les plus sinistres de la chiennerie révolutionnaire.
à Bardamu
De FantaFouné
pareille | 20H54 | 17/12/2008 |
Bardaté… jamais sans ses cothurnes… quel clown épais vous faites…
à Mon-Al
De nipivime
;- | 13H46 | 17/12/2008 |
@Mon AI
Passons donc sur le fond.
Et parlons forme :
- « La loi est respectable » : c'est justement lorsque l'on pense le contraire que l'on se lance dans la désobéissance civile. Votre réflexion est bizarrement tautologique..
- de ce que j'ai compris, son action n'a rien a voir avec des « actions de rue », mais avec ses choix pédagogiques : votre argument tombe à l'eau, me semble t il, non ? (ou alors, j'ai du sauter un raccourci)
- Enfin, et peut etre surtout, pourquoi une seule concernée, si il y a 150 signataires ? Un Etat de droit n'est il pas censé assurer l'égalité devant les conséquences administratives des actions de chacun ?
A moins bien sur que l'administration ait un peu peur de sanctionner tous les signataires…
à nipivime
De Mon-Al
roturière :-) | 14H01 | 17/12/2008 |
►Ma phrase « la loi est respectable, les manifestations de rues ne le sont pas » vous semble une lapalissade ? Pas à moi.
► d'accord avec vous, son action n'a rien à voir avec les actions de rue : nous sommes donc d'accord. Ses choix pédagogiques sont en désaccord avec la loi : elle le signale, et pour celà est sanctionnée : mon argument tombe à l'eau, dites-vous ? Je ne vois pas pourquoi puisque je ne fais que reprendre l'article !
► elle seule concernée ? Sûrement pas :
- . Une petite dizaine d'enseignants devraient subir une retenue sur leur salaire du mois de décembre en raison de leur refus d'appliquer la loi, selon le ministère de l'Éducation nationale.
- Pour l'inspecteur d'académie de Paris, où quelque 400 enseignants ont décrété qu'ils ¬¬n'appliqueraient pas la loi, ces attitudes sont « inadmissibles » : il leur a envoyé une lettre, indiquant qu'ils risquaient une retenue de salaire.
► A moins bien sur que l'administration ait un peu peur de sanctionner tous les signataires… celà ne semble pas en prendre le chemin …
a moins que Zorro arrive encore sur son fougueux coursier pour mettre son ministre au pas … après avoir été l'instigateur de la loi ! ! !
à Mon-Al
De nipivime
;- | 14H25 | 17/12/2008 |
@Mon AI
Merci de votre réponse mais
- je n'ai pas parlé de lapalissade, mais de tautologie étrange, dans la mesure ou il me semble que justement la désobéissance civile n'a que faire de la respectabilité de la loi, par principe. Je ne parlais pas ici des manifestations de rue (vous disiez d'ailleurs agitations, dans votre post, synonyme pour vous ? )
-en fait, je crois surtout que je n'ai pas compris votre post initial… : -), à le relire je n'y distingue plus ni argument ni point de vue
-une dizaine d'enseignants concernés… Ca reste loin, a première vue, des conditions minimales d'un Etat de droit.
-Zorro, il est masqué d'ordinaire. Et puis il vient aider les pauvres. On doit pas parler du même…
Et puis, surtout surtout, je veux bien ravaler mes critiques et en rester là.
L'important est que l'info signalée par R. Leroux circule. Combien de cas, ailleurs, dans les départements ? Comment vont réagir les parents si cela se généralise ? Et les défenseurs des droits de l'homme, s'il cela ne se généralise pas ?
à Mon-Al
De Un compte supprime
nc | 15H19 | 17/12/2008 |
La loi autorise les manfestations.
à Un compte supprime
De Kokkino
.. | 18H41 | 17/12/2008 |
C'est vrai ( heureusement ! ) mais ici ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
à Kokkino
De Un compte supprime
nc | 03H31 | 18/12/2008 |
ah bon ? Mon-Al dit et donc se contredit
« la loi est respectable, les manifestations de rues ne le sont pas »
c'st tout, merci.
à Mon-Al
De caro
délinquante avérée | 15H37 | 17/12/2008 |
bonjour Mon-Al,
Je voulais juste souligner que dans chaque métier existe « un droit de réserve » en cas de danger. Pour moi, les instituteurs et directeurs entrant en « résistance » exerce, à leur manière, ce droit de retrait. L'école publique est en grand danger, ils la défendent, je les soutiens Ca de vous étonnera pas ; )
à caro
De Mon-Al
roturière :-) | 16H54 | 17/12/2008 |
Non Caro, celà ne m'étonne pas : -)
Mais comme je disais dans mon premier commentaire largement nazé, je ne portais aucun jugement (et de quel droit d'ailleurs me le serais-je permis ? ) sur le fond de la révolte des enseignants. Au contraire, je soulignais que cette personne avait parfaitement le droit à la contestation civile, à la « résistance » et même au droit de retrait … chacun donnera le nom qui lui plaira. mais je n'ai pas été comprise. Cette personne prend la décision qu'elle veut, le fait de l'assumer est donc normal …( je signalais simplement que c'était l'agitation dans les rues qui était inacceptable
Je vous réponds à vous car les échanges au-dessus s'égarant jusqu'à la Révolution de 89 ( avouez qu'on en est pas encore là ! ), je n'ai aucun argument à ajouter.
L'école publique est en grand danger, dites-vous ? Je veux bien l'admettre, mais franchement depuis toujours elle l'est ! ! ! ! La « révolte des enseignants » contre les différents textes de lois et les différents ministres ont toujours existé … l'école existe toujours … et le niveau des « enseignés » est de plus en plus bas !
Rapport ?
à Mon-Al
De olibibi
instit | 20H55 | 17/12/2008 |
Vous dites :
L'école publique est en grand danger, dites-vous ? Je veux bien l'admettre, mais franchement depuis toujours elle l'est ! ! ! ! La « révolte des enseignants » contre les différents textes de lois et les différents ministres ont toujours existé … l'école existe toujours … et le niveau des « enseignés » est de plus en plus bas !
Rapport ?
C'est d'ailleurs pour cela que le taux d'illestrisme chez les plus des 55-65 ans (18%) est quatre fois supérieur à celui des 18-24 ans (4%)…
Et puis vous-même étiez déjà plus con que vos parents et c'est ainsi depuis la nuit des temps c'est bien connu…..
à Mon-Al
De kk
star malgré elle | 08H13 | 18/12/2008 |
Bonjour Mon-Al,
Je voulais intervenir sur votre dernier paragraphe.
Je pense avoir le recul dans le temps nécessaire pour vous dire qu'aujourd'hui les choses sont différentes : trente ans de métiers émaillés de grèves.
Grèves le plus souvent contre une politique budgétaire : suppression de postes, fermetures de classes, une au moment du vote du budget, l'autre au moment de la carte scolaire.
Là, nous sommes à environ 40000 suppressions de postes en 4 ans ; en moyenne 400 par département et ce n'est probablement pas fini.
Grèves ( assez rares) catégorielles ( intégration des instits dans le corps des profs)
Grève pour des augmentations de salaire ( celles là, je ne les fais pas toutes)
Grèves de salariés (réforme des retraites)
Et puis, quelques heures à la mort de Malik Oussékine
A ma connaissance, jamais aucune grève contre des programmes (peut-être la réforme Haby mais c'était en 73 et je ne travaillais pas encore)
ce qui se passe en ce moment est différent, je n'ai jamais connu ça
Quant au niveau de plus en plus bas, je ne suis pas spécialiste mais il me semble que ce n'est pas vrai ( Il y a des études aussi là-dessus)
L'école et le monde ont changé ; n'oublions pas qu'on ne présentait que les meilleurs élèves au certificat d'étude, moins de la moitié, on nous dit toujours qu'en ce temps-là (le bon vieux temps) les élèves avaient une bonne orthographe ; soit mais moins de la moitié.
Des élèves qui connaissaient la liste des préfectures mais ne savaient rien de l'étranger, qui avait une idée précise des pays d'Europe par exemple.
Des élèves qui calculaient des remplissages de baignoire trouées (déjà à l'époque, je trouvais ça très con) et des lieus de croisement de trains.
Les autres avaient « éducation ménagère » (en 1968) et s'entrainaient à langer des poupons.
Depuis, on a fait le choix de l'éducation de masse (le collège unique est certes bien imparfait mais il accueille tous les enfants) et nos mômes bafouillent une langue étrangère, visitent des musées, étudient l'Egypte ancienne et les textes fondateurs, les pays de l'UE ….)
Quant aux études internationales qui nous classent si mal, je pense que la réforme des programmes ne va pas améliorer les choses puisqu'on a supprimé le travail de notions où nous sommes faibles.
Pour en finir avec les classements internationaux (je suis complètement à la bourre là ! ), je crois qu'il faut s'en méfier : La Humboldt Universität de Berlin (là, je connais un peu), fac d'élite par excellence, peut-être la meilleure d'Allemagne, ou la seconde derrière Munich), n'apparait pas dans les 100 meilleures universités du monde (classement de Pékin je crois), on peut donc à mon avis douter de ce classement.
Juste pour dire que, comme pour tout un tas d'autres sujets, je pense qu'il ne faut pas avoir pour ce qui concerne l'école de jugements à l'emporte pièce, parce que c'est très complexe .
L'école est une chose que nous regardons tous avec le filtre déformant de la nostalgie de notre enfance et de notre jeunesse.
Méfions nous en toute chose du « C'était mieux avant »
Sincèrement, vous pensez que le niveau de nos ingénieurs est plus bas qu'il y a 20 ans ?
Désolée, j'aurais voulu faire plus argumenté mais là « Faut qu'j'y aille »
Je vous souhaite une bonne journée
à kk
De MAGENTA
Pesteux génétique | 08H30 | 18/12/2008 |
Elle dort encore Mon-Al , bonne journée a toi aussi kk ! !
à MAGENTA
De kk
star malgré elle | 10H44 | 18/12/2008 |
Alors Chuuuuuuuuuuuuuuuuut !
Bise à toi
à kk
De Mon-Al
roturière :-) | 11H22 | 18/12/2008 |
Je suis réveillée maintenant … MP suit …
Bises
à Mon-Al
De olibibi
instit | 20H34 | 17/12/2008 |
De mon nouvel inspecteur qui se présentait « je ne suis pas là pour réfléchir je suis là pour appliquer les textes… » comme Papon et Bousquet me suis-je pensé. Mais je n'ai pas eu le courage de le dire tout haut. Contrairement à cette collègue qui elle en fait preuve en refusant d'appliquer des textes qui ne vont pas dans l'intérêt des enfants (chose reconnue par Luc Ferry).
Fonctionnaires oui ! Mais pas des Papons ! Voilà ce que sont mes collègues désobéisseurs. Ils ont tout mon respect et mon admiration.
à Mon-Al
De kestiontoi
travailleur forcé | 20H45 | 17/12/2008 |
Comment envisagez-vous une désobéissance civique en respectant l'ordre ?
Ordre et désobéissance ne s'opposen-t-ils pas ?
De désabusée
13H26 | 17/12/2008 |
@ mon AI
où voyez vous qu'elle n'assume pas ses actes ? bien au contraire, elle continue en dépit des menaces et passages à l'acte des petits chefaillons qui nous gouvernent.
La destruction systématique de l'enseignement public n'est que le début d'une action de destructions des acquis de tous les travailleurs, de tous !
Alors, oui Daine Combes a raison et je la soutiens dans ses actes et si tout le monde osait enfin bouger ses fesses, eh bien nous n'en serions pas là aujourd'hui.
à désabusée
De Mon-Al
roturière :-) | 13H47 | 17/12/2008 |
J'ai bien dit dès le début que je ne jugeais pas le fond mais la forme. Je n'ai donc jamais dit que Diane Combes n'assumait pas (elle le dit elle-même : Si le geste l'a touché, elle a préféré insister sur l'importance de signer la lettre et surtout « d'assumer ce que l'on a signé ». De plus j'ai ajouté que la désobéIssance civile était respectable …. si assumée. Elle l'est ici.
En conclusion, nous sommes d'accord sur la présentation de cet article.
à Mon-Al
De kk
star malgré elle | 14H12 | 17/12/2008 |
Bonjour Mon-Al
Il y a deux problèmes concernant ce gouvernement dont Xavier Darcos est un des piliers, membre du G7 de la Sarkozie ; le premier (et je ne m'étendrais pas là-dessus maintenant), c'est cette volonté de casser l'école publique (la privée, je ne sais pas, mais elle bouge aussi pas mal en ce moment)
La seconde qui nous pousse à le désobéissance déclarée, c'est l'autisme et le manque de transparence, ajoutons-y le mensonge (les couches, les jours de grève payés, le soutien scolaire à la demande, les RASED pas démantelés …)
Le mépris, c'est juste la cerise sur le gâteau.
Aucune négociation avec les organisations syndicales (et si elles sont représentatives quelque part, c'est bien « chez nous »), aucune écoute des propositions des professionnels.
Ajoutons-y le manque de transparence : on ne sait toujours pas par exemple, qui a participé à l'élaboration des nouveaux programmes, alors que les précédents (de 2002, jamais évalués) avaient fait un consensus très large ; y aurait-il donc quelque chose à cacher, une hiérarchie aux ordres qui utilise à tour de bras le mépris et les menaces et tente de dresser les élus contre les enseignants (je suis bien placée pour le savoir)
Il ne nous reste plus aucune marge de manœuvre, nous n'avons plus que la rue et la désobéissance.
Bien franchement, je préfèrerais de beaucoup pouvoir faire mon boulot tranquillement et le mieux possible que m'agiter autant, perdre du salaire et m'affirmer désobéissante, je n'ai d'ailleurs personnellement rien à y gagner sinon du dégout, de la colère, des menaces et de l'argent en moins.
Mais que voulez-vous, pour l'école de la République, on y va !
Bonne journée à vous
à kk
De Avembe
Enseignant | 15H21 | 17/12/2008 |
Le problème chez ces ministres , je dis même TOUS ces ministres de ce fichu gouvernement c leur mépris, leur insupportable suffisance….Perso je souhaite que Darcos démissionne…on n'a pas idée d'être autant imbu envers son propre peuple, ça se paie cher, Ducon d'Allègre l'a senti bien profond ! ! ! et manifestement, nos p'tits diables de lutins lycéens sont déterminés à remettre ça et je les soutiens COMPLETEMENT ! ! ! ! !
mais bon sang , qu'il respire un peu par le nez….comme tout l'monde ce ministre….
en même temps avec un frimeur comme supérieur, qu'est-ce que ça peut bien donner comme vassal si ce n'est un arrogant pét » plus haut qu'son c…
à Avembe
De kk
star malgré elle | 15H53 | 17/12/2008 |
http://www.darcos-demission.org
De ATEF
pharmacien | 13H26 | 17/12/2008 |
La décimation. Quand les poilus se mutinèrent pendant la grande guerre, certaines compagnies parmi les plus actives furent soumise à la décimation. Un dixième de l'effectif passé par les armes. C'est ce que m'inspire le sort de cette institutrice.
Je ne pense pas être assez au fait des programmes pour pouvoir juger des revendications des uns et des autres. Je constate que les reformes s'enchainent sans logique.
Évidemment, nous sommes en droit d'attendre d'un fonctionnaire qu'il obéisse mais doit-il pour autant se tirer une balle dans le pied pour obéir à son capitaine ?
Je m'inquiète aussi de ces mouvements de désobéissance, fussent-ils légitimes car ils morcèlent l'esprit de corps de l'éducation nationale. Ici une région désobéit, ailleurs non…Que pourrons nous bien dire à un gouvernement lorsqu'il transféra les compétence de l'éducation aux régions ?
L'argument est tellement facile : « vous ne suivez pas au plan national, arrangez vous en région ! ! ! »
Si tant est qu'il faille une réforme son objectif final me parait très flou ; à moins que ce ne soit pour les raisons évoquées ci dessus.
Mon raisonnement est surtout prospectif, mais je souhaitais vous en faire part.
à ATEF
De Bardamu
difficile | 14H18 | 17/12/2008 |
Vous confondez avec les légions romaines, là.
à Bardamu
De Kéké du 13
Exilé à Marseille | 16H14 | 17/12/2008 |
Pas vraiment non, d'ailleurs ces poilus désobéissants ont même été réhabilités par le président récemment. Et c'était à Verdun si je me souviens bien.
Comme quoi, ça montre le cynisme de nos chers dirigeants.