
Cachez ces sans-abri que je ne saurais voir !
C'est sans doute l'arrivée du froid, on reparle des SDF. Vous n'avez pas remarqué, on en parle surtout l'hiver, comme si l'été il n'y avait pas de sans domicile fixe. Des SDF d'hiver donc, comme les sports, les jardins, les nuits, les vacances, les pneus, les maux, l'heure… Oui, des faits divers.
Ce mercredi, le Préfet des Bouches-du-Rhône s'est déplacé au Samu Social de Marseille pour lancer, comme chaque année, le « plan grand froid ». 1942 places d'accueil à Marseille (+11%), 2614 dans le département (+5%). Mais le nombre de SDF augmente plus vite que le nombre de places d'accueil…
Salaires trop bas, impossibilité de se loger…
Et parallèlement, rien n'est fait pour résorber radicalement cet élément essentiel de la pauvreté, qui touche de plus en plus aussi les salariés pauvres. Car, ce ne sont plus uniquement les « sans travail » qui sont SDF, ce sont aussi pour beaucoup des salariés dont le niveau de rémunération ne permet pas d'envisager de payer des loyers de plus en plus chers. Et tous les ans, on recense entre 200 et 250 morts de la rue.
Lundi dernier, l'association Droit au Logement (DAL) est condamnée à 12 000 euros d'amende pour avoir planté des tentes destinées à des sans-abri rue de la Banque à Paris. Incroyable ! Le même jour, la justice confisque 198 tentes de l'association Les Enfants de Don Quichotte. Lamentable !
La veille, c'est le GIPN (rien que ça) qui est intervenu rue de la République à Marseille pour déloger les occupants d'un immeuble qui avait fait l'objet d'une « réquisition » pour les SDF. La ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin s'est demandé « si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide ». Quelle sollicitude ! De toutes façons, on sait bien que le nombre de places d'hébergement est ridicule face au nombre de SDF…
Les promesses de Sarkozy
On estime leur nombre en France entre 86 000 et 150 000. L'espérance de vie pour un sans domicile fixe est en moyenne de 43 ans, indigne pour un pays comme le nôtre. Or le budget que le projet de loi de finances a octroyé en 2009 pour le logement social au ministère de Christine Boutin a effectivement été réduit de 30,5%, passant de 800 à 550 millions d'euros en 2008, ce qui relativise les mots du porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, qui a estimé que « le gouvernement avait le devoir et la responsabilité » de « ne pas laisser mourir » les SDF. Merci pour eux, mais il y a tant des paroles aux actes …
Pendant sa campagne présidentielle en décembre 2006 à Charleville-Mézières, Nicolas Sarkozy avait promis, que « plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir » d'ici à la fin de 2008. Paroles, paroles…
► A lire aussi : le blog de Jacques Boulesteix.
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De zénon denon 84
Bonne | 16H08 | 27/11/2008 |
Le citoyen ,de base,
et même les autres ,
qui réecoute cela ,en reste le « cul par terre »
car :
de deux choses l'une ,
ou bien le monsieur à la tribune
pour etre élu dit n'importe quoi ,et c'est grave,
ou bien il (le monsieur) sait de quoi il parle
et il doit rendre des comptes…2 ans apres .
C Q F D
et les compte sont : catastrophiques .( ! )
Conclusion « toute provisoire »
elle doit etre tirée par chacun d'entre nous
au calme sans images et sans son ! ! !
De ritondecannes
ex artisan | 08H23 | 28/11/2008 |
25 novembre 2008
LETTRE OUVERTE AUX CHASSE MISERE !
Cachez ces tentes que je ne saurais voir.
A qui sont ces abris qui s'élèvent sur leurs têtes ? Nous ne saurions accepter de voir la misère ainsi s'étaler dans nos rues comme le foie gras sur nos tartines. Daigner cacher ces horreurs qui nous coupent l'appétit. Qui sont ces sans abris qui viennent squatter nos rues lumières, symboles de notre capitale, joyaux de la terre, ainsi souillées par ces cache misère. Cette couleur horrible est une tache immonde qui macule nos artères et dénature sa fluidité, telle une maladie honteuse qui s'étale indécemment devant nos yeux effarés. A qui sont ces seins, tétons écarlates qui polluent nos rives de Seine azurées ?
Qu'on les retire, qu'on les confisque, qu'on libère ces rues de ces verrues disgracieuses, qu'on rende la beauté à nos yeux maltraités. Qu'on condamne ces manants qui se veulent artistes en tentant sans succès d'enrober le bitume comme celui qui emballa gracieusement nos monuments éternels.
Que sont ces détritus qui polluent notre asphalte en le maculant de tâches maladives telle une vérole putride semée sur notre goudron ainsi corrompu ?
Débarrassez-moi de ces troubles parasites qui viennent contaminer notre plaisir hédoniste.
Qu'est ce que la pauvreté dont certains me parlent ?
Qu'un espace déplaisant qui empoisonne notre liberté !
De tropi
calisé | 15H26 | 28/11/2008 |
ces beaux messieurs en leurs palais dorés oublient un peu trop facilement que ce qui fait une nation, c'est son peuple.
s'ils laissent ainsi son peuple mourir, il n'y aura plus de nation.
un « politique » est, avant tout autre chose, un gestionnaire(de la cité = l'état) or, permettez moi de le constater, moi qui ne suis qu'un pauvre homme, les « politiques » actuels ne gèrent pas vraiment cette cité.
en effet, pensez-vous qu'un bon gestionnaire laisserait une partie importante (et vitale) de son peuple mourir ainsi ?
nous pouvons lire, ici et là, que la france est un pays riche, mais qui a créé cette richesse sinon son peuple ?
est-il normal que ceux qui ont permis à cette nation de s'enrichir soient ainsi exclus ?
qui sont ces gestionnaires qui excluent ceux qui les font vivre ?