
Marseille : la police met fin à la « réquisition » d'un immeuble
Alors que se tient à Marseille à partir de lundi une réunion informelle des ministres européens du Logement et du Développement urbain, le GIPN est intervenu dimanche matin rue de la République pour déloger les occupants d'un immeuble qui avait fait l'objet d'une « réquisition citoyenne ». (Voir la vidéo)
Samedi, dans l'après-midi, à l'occasion de la manifestation européenne pour l'accès à « un logement pour tous », le cortège avait emprunté cette artère du centre-ville de Marseille « promise aux appétits des financiers de l'immobilier ». La caravane du DAL (Droit au logement), qui terminait dans la cité phocéenne son tour de France, accompagnait les manifestants.
Au niveau du n°69 de la rue, l'un des immeubles de « l'ilot 14 », totalement vidé depuis plusieurs mois de ses habitants et de ses commerçants, une banderole avait été tendue depuis les fenêtres d'un appartement situé au premier étage : « Ils investissent, nous aussi. »
L'ilot en question appartient à la société Atemi, également propriétaire de quelque 700 logements dans la partie haute de la rue de la République.
Après la tenue d'un forum organisé dans le petit théâtre Mazenod, rue d'Aubagne à Noailles, l'un des quartiers populaires de l'hyper-centre, une « discussion/bouffe » sur les questions d'aménagement urbain et des expulsions avait été programmée devant le bar du Globe, un établissement fermé depuis plusieurs mois et situé lui aussi rue de la République, sur l'ilot 14.
Des occupants gagnent le toit de l'immeuble pour échapper aux CRS
Après avoir évacué les participants à cette « discussion-bouffe », plusieurs dizaines de CRS ont pris position autour de l'immeuble. A l'intérieur, restait une dizaine d'occupants.
Pour échapper aux forces de l'ordre, ces derniers se sont alors réfugiés sur le toit-terrasse de l'immeuble, avant d'en condamner la trappe d'accès. Dans le même temps, une centaine de militants se rassemblaient rue de la République en reprenant les slogans de l'après-midi : « Non, non, non aux expulsions ! » Les participants de la caravane du logement du DAL les ont ensuite rejoints.
Selon la préfecture de police, l'occupation de l'immeuble aurait donc débuté samedi vers 19h30. Mais selon les militants présents sur place, dont certains étaient en contact avec les occupants, le squat était ouvert depuis une dizaine de jours.
Dans la nuit, la situation a provoqué quelques tensions entre les CRS et les manifestants, mais aucune intervention de police n'a eu lieu pour déloger les occupants de l'immeuble.
Ce n'est que dimanche vers 9 heures, que le GIPN est intervenu et a interpellé les onze « gaillards et gaillardes », selon l'expression de Jean-Luc Marx, préfet délégué pour la sécurité et la défense des Bouches-du-Rhône, qui avaient passé la nuit sur le toit-terrasse.
« J'ai eu affaire à des militants politiques qui évoquaient la société de classes »
C'est à la demande du propriétaire de l'immeuble occupé que le préfet a finalement donné l'ordre de faire évacuer l'immeuble :
« J'ai essayé de les convaincre de quitter le toit tranquillement, en vain. J'ai eu affaire à des militants politiques qui évoquaient la société de classes et, malgré mon patronyme, nous ne sommes pas parvenus à nous entendre. »
Dix hommes du Groupement d'intervention de la police nationale (GIPN) de Marseille sont alors intervenus en début de matinée pour faire redescendre les onze militants, qui ont ensuite été placés en garde à vue à l'Evêché, l'hôtel de police de Marseille, où ils étaient toujours détenus en milieu de journée.
La proximité dans le temps avec la réunion des ministres européens du logement aura-t-elle accéléré l'évacuation de cet immeuble de la rue de la République ? Jean-Luc Marx assure que non.
► A lire aussi : Abus et dérives de la rénovation urbaine à Marseille
► Addendum dimanche 23 novembre, 21h36 : Les onze occupants de l'immeuble interpelés par le GIPN ont tous été relâchés dimanche en milieu d'après-midi.
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De miremond 34942
17H52 | 23/11/2008 |
et le feuilleton de la rue de la Republique continue ! ! ! ! ! en attendant les gueux sont à la rue ! ! entre nous il devait pas faire chaud la nuit dans le mistral sur le toit terrasse ! ! ! bravo
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H04 | 23/11/2008 |
Je dirais même…
Sarkozy : Objectif ZERO S.D.F
envoyé par pierif
De lili.buzette
20H24 | 23/11/2008 |
La droite au pouvoir = les riches de + en + riche les pauvres de + en + pauvre
Le partage des richesses ? c est pas une valeur de droite
Si les Français voulaient plus de solidarité il ne fallait pas voter a droite. Les Français ont voté pour moins de solidarité c était noir sur blanc dans le programme ump et dans la bouche de sarko.
C est triste mais c est comme ça , fallait s'y attendre.
La contestation je l a respecte et l a pratique : )
Mais j en aie marre des dialogues de sourds
Faut pas s attendre a des miracles
La bonne conscience Française c est acheter le cd des restos du coeur.
C est ça un bon pays de droite.
Que Martine ,Bertrand, Sego , Benoit et les autres fassent au niveau local de vrais actions solidaires.
A quand des locaux municipaux réquisitionné ? pourquoi en ces temps difficiles pour les plus démunis n assistent ont pas a une action d envergure de gauche ? N ont ils pas la majorité au niveau local ?
Trop occupé a se chamailler. Voila encore une occasion de démontrer la difference entre la droite et la gauche rater.
Pas besoin d être Pdt de la république ou 1ere secretaire pour faire ça quand on a déjà le pouvoir dans sa circonscription.
Et puis puisqu il en faut pour tout le monde
Ou est Mme Boutin ? Le thermomètre baisse et elle est invisible.
Quoique…vaut mieux qu elle se taise.
Et svp ne nous re balancer pas en pleine figure un piètre defenseur comme Augustin Legrand par exemple.
De charlotte cordier
20H41 | 23/11/2008 |
C » est tellement difficile de trouver à se loger , que je connais un jeune homme , bon travailleur , gentil garçon , mais qui hélas a une maman qui ne peut le cautionner ( il a quand meme 34 ans )
donc , comme son salaire était à peine suffisant , il a fait de faux bulletins de salaires , correspondants à la demande de l » agence .D « aileurs dans les agences , ils ne sont pas dupes , mais vu les demandes des bailleurs , personne ne peut se loger .
Idem pour ma belle soeur , exploitants agricoles , exploitation déficitaire , salariée au SMIC sur l » exploitation , donc le mari a du faire un courrier comme quoi , elle allait etre augmentée largement , pour pouvoir cautionner leur fille , qui rentrait comme infirmière dans un hopital public …….depuis elle a un CDI, et cela se passe à Bordeaux , ce n » est pas Paris
elle n » est pas belle la vie ? ?