
Abus et dérives de la rénovation urbaine à Marseille
Les grands projets de réhabilitation menés dans la ville forcent les populations les plus fragiles à quitter leurs quartiers.
En une dizaine d'années, Marseille est devenue l'un des symboles, parfois jusqu'à la caricature, des politiques de « revitalisation » urbaine menées à travers de nombreux pays d'Europe. Des opérations de grande ampleur mises en œuvre au bénéfice de promoteurs privés et autres fonds de pension, au détriment des habitants des quartiers réhabilités.
Alors que Marseille s'apprête à accueillir une réunion informelle des ministres européens du Logement et du Développement urbain (du 24 au 26 novembre), un forum européen ainsi qu'une manifestation « pour le droit au logement » sont organisés à Marseille samedi.
L'occasion de reposer la question de l'impact des politiques libérales sur les conditions d'accès au logement pour le plus grand nombre, tandis que se met en place la « loi Boutin » et que les conséquences de la crise financière se font sentir.
Dans ce cadre, Marseille est donc devenue un symbole, la « capitale européenne du logement ». Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal (Droit au logement), rappelle ce qui fait l'originalité de la cité phocéenne. (Ecouter le son)
Il précise par ailleurs les principaux mécanismes qui définissent le processus de « gentrification », d'embourgeoisement. (Ecouter le son)
Cette restructuration urbaine a rencontré à Marseille de nombreuses résistances. Certaines ont permis de faire condamner des investisseurs peu scrupuleux. D'autres n'ont pas pu empêcher les délogements et les expulsions.
La rue de la République, le symbole
« Mme. X » habitait dans l'ilot 30, un bloc d'immeubles datant du XIXe siècle situé dans le quartier de la Joliette, au bout de la rue de la République, sur le périmètre Euroméditerranée.
Son appartement était l'un des trois derniers occupés dans ce bloc promis à réhabilitation. C'était il y a trois ans et elle témoignait, comme d'autres riverains et commerçants du quartier, dans le documentaire de Patrick Taliercio, « Indésirables ».
Dans ce film, achevé au printemps, le réalisateur met en parallèle la parole de ces habitants finalement délogés et les ambitions « bling-bling » des élus et des promoteurs du programme baptisé « Marseille République ». (Voir la vidéo)
A l'époque président d'Euroméditerranée, Renaud Muselier (UMP) avait salué l'action de Lone Star, le fonds de pension texan propriétaire de quelque 600 logements et 50 000 m2 de surfaces commerciales, sur un périmètre « où rien n'avait bougé depuis trop longtemps » :
« Vous n'êtes pas la grosse société américaine là pour gagner de l'argent sur le dos des Marseillais. Vous êtes là pour restructurer un espace public, pour gagner de l'argent, pour donner des appartements pour les Marseillais qui ont besoin de se loger parce qu'il faut de tout, partout, pour tous. »
En début d'année, Lone Star a effectivement gagné de l'argent en revendant 200 millions d'euros un patrimoine acheté 117 millions quatre ans plus tôt à la société Atemi, filiale française du fonds Lehman Brothers Real Estates Partners.
Entretemps, les appartements ont été vidés de leurs habitants et les pieds d'immeubles de leurs commerçants. L'espace public, lui, a été transformé avec l'arrivée du tramway et a également participé à valoriser le patrimoine des investisseurs texans.
Ce mécanisme a eu pour conséquence de provoquer une flambée du prix des loyers, dont certains ont été multipliés par trois en quatre ans, et ainsi de priver les ménages les plus modestes et les classes moyennes de la possibilité de se loger dans ce secteur.
Noailles, Belsunce… des quartiers encore populaires
Dans le même temps, les programmes de réhabilitation des autres quartiers de l'hypercentre semblent au point mort. Dans le quartier populaire de Noailles, le périmètre de restauration immobilière (PRI) -outil d'intervention activé par la municipalité en 2002-, est très loin d'avoir rempli ses objectifs. Si certains immeubles ont effectivement été rénovés, l'habitat reste très largement dégradé.
Dans le quartier Belsunce, Nourredine Abouakil, de l'association Un centre ville pour tous, rappelle que « les principaux bénéficiaires sont ceux qui ont investi dans des produits financiers défiscalisés grâce au PRI. Or, aujourd'hui, cette défiscalisation est considérée comme une niche fiscale ».
« Les principaux perdants », poursuit-il, « sont les personnes vulnérables qui vivaient là. » La plupart du temps, des travailleurs isolés à la retraite qui louaient à des marchands de sommeil un lit dans une chambre de l'un des nombreux hôtels meublés du quartier :
« La reconquête du centre-ville s'est toujours faite contre et pas pour, ni avec les Marseillais. Un vieil arabe qui a vécu pendant trente-cinq années dans la même chambre d'hôtel à Belsunce est Marseillais au même titre que n'importe qui. Sauf que, contrairement à n'importe qui, il a été expulsé. »
Dans le cadre des programmes de financements de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) de la loi Borloo, un périmètre centre-nord a été défini et devrait inclure les quartiers Noailles et Belsunce.
Pierre N'Gahane, préfet délégué à l'Egalité des chances en charge des projets ANRU :
« Le projet Centre-Nord est un programme de 200 millions d'euros, dont 30 millions seront versés au titre de l'ANRU. Il est extrêmement complexe à mettre en place car, contrairement à une cité, gérée la plupart du temps par un voire deux bailleurs sociaux, nous avons dans le centre-ville une multitude de petits propriétaires. »
Le dossier, poursuit le préfet, « devra être finalisé dans le courant 2009 et les conventions signées avant la fin de l'année prochaine ». Ce qui est valable également pour les quatorze autres projets ANRU de la ville, des projets situés pour l'essentiel dans les Quartiers nord.
Les cités des Quartiers nord
Salif a grandi à la Savine (15e), une cité avec vue sur mer, comme souvent à Marseille. 2900 habitants, 944 logements, avec un bailleur social unique, la Logirem. Une cité, dit-il, « où il n'y a rien, rien à voir, rien à faire ». 30% de la population marseillaise habite les Quartiers nord.
La réalisatrice marseillaise Charlotte Ramette a accompagné Salif à la Savine et suivi les premières étapes de la concertation avec les habitants. (Voir la vidéo)
Pierre N'Gahane rappelle que le coût des projets marseillais est estimé à 1 milliard d'euros, dont 300 millions seront des financements ANRU.
« 2471 logements environ devraient être détruits et un peu plus de 3000 reconstruits pour quelque 5200 logement réhabilités à l'horizon 2012 ».
Il confirme que deux cités importantes de Marseille, Air Bel et Frais-Vallon, ne pourront pas bénéficier de cette première enveloppe de l'Agence nationale de rénovation urbaine (12 milliards).
Quelles perspectives ?
Pour l'équipe municipale (UMP), si la crise internationale aura un impact sur les projets marseillais -« ce serait mentir que de dire le contraire“-, on le minimise, et on n'entend pas s'arrêter en si bon chemin !
Jeudi 20 novembre, la ville de Marseille était présente au Marché international des professionnels de l'implantation commerciale (Mapic) organisé chaque année au Palais des festivals à Cannes.
Son objectif était d'y vendre ‘de grands projets commerciaux pour une capitale euroméditerranéenne’, via quelques ‘opérations structurantes’ qui, dans les trois prochaines années, créeront 100 000 m2 de surfaces commerciales supplémentaires dans le centre-ville.
Benoît Eugène est membre du collectif du quartier du Midi, à Bruxelles, un secteur qui, depuis quinze ans, est ‘l'objet d'efforts laborieux et peu discrets pour redessiner les alentours de la gare’, dans la même logique que celle qui prévaut à Marseille.
Il a par ailleurs coordonné le numéro de la revue marseillaise Agone, ‘Villes et résistances sociales’ et il est sans concession :
‘Depuis la mise en concurrence des villes européennes dans le cadre du traité de Lisbonne, c'est la course pour attirer des mètres carrés de bureaux ou de surfaces commerciales.
A l'occasion de rendez-vous comme le Mipim [Marché international des professionnels de l'immobilier, ndlr] ou le Mapic, les élus ne font qu'une seule chose : vendre en porte-jarretelles leurs quartiers populaires ! ’
► Indésirables documentaire de Patrick Taliercio - inclus dans la revue Agone ‘Villes et Résistances sociales’ (38/39, 2008).
► A écouter aussi : Les émissions spéciales que Radio Grenouille consacre à la question du logement du vendredi 21 au mardi 25 novembre.
Photo : Rue de la République, Marseille (Rémi Leroux/Marseille89)
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De vinz13
bisounours gauchiste | 19H25 | 21/11/2008 |
Peut être, dans 20 ans, quand on reviendra au Panier, ou à Noaille, on se dira : « C'est beau et propre maintenant, mais, je sais pas, c'est pas comme avant, un peu comme si l'âme de la ville c'était envolée ». Il n'y aura plus de vieil arabes, le dos courbé par le labeur, de mamas aux vêtements colorés. Plus de linge aux fenêtre, les gens dans la rue ne parleront plus avec l'accent marseillais, mais avec un accent neutre, sans origine. Les seules langues exotiques que l'on entendra seront l'anglais, l'allemand peut être un peu. Le chinois aussi sans doute. Plus d'arabe, de kabyle, de comorien. Dans les rues commerçante ou dans les centre commerciaux (qui fleurissent au 4 coins de la ville, les terrasses du ports, celui de la Capelette…), on pourra s'acheter des livres à la FNAC ou à Virgin, des vêtements à Celio, Zara, H&M ou pour les plus fortunés Prada ou Louis Vuitton…, des chaussures chez France Arno ou Footlooker…les mêmes livres, les mêmes vêtements, les mêmes chaussures qu'à Paris, Lyon ou toutes les autres villes du mondes. On ira voir l'OM assis sagement sur nos sièges, si on a les moyens d'acheter des places. Sinon ce sera dans un bar décoré façon D(ébile) é c(onne) ou philipp Starck, ou tout autre gourou du prêt à décoré. Les gens seront beaux, propres et gentils. Des touristes, des profs, des cadres, des retraités. On se dira que notre ville ressemble au mieux à un jolie vase bien creux avec de jolies fleurs artificielles, au pire à une pute de luxe, aguicheuse, prête a te faire cracher ton fric (consomme mon lapin consomme) pour te laisser encore plus frustré que tu ne l'était avant. On regrettera le temps ou les cagoles riaient forts, on regrettera le petit épicier, le petit primeur de quartier que remplaceront toutes ces enseignes rutilantes. On se la raconteras avec le Panier, on en fera un mythe, qu'on évoquera quelquefois, avec nos petits enfants, sans bien savoir, finalement de quoi on parle.
Il y'a 20 ans, et mêmes plus, on bâtissait des HLM immondes gigantesque et inhumains. A ceux qui s'en offusquait, on répondait que c'était ça la modernité et le progrès. Aujourd'hui c'est pareil, on nous vends l'installation d'un nouveau magasin H&M ou de n'importe qu'elle ersatz merdique de l'uniformisation marchande comme le summum de la modernité, un signe du « progrès » de Marseille. On s'enthousiasme, on s'extasie, on se congratule, on exulte on se monte le chibre.
Moi de cette modernité là je n'en veux pas. Je veux que Marseille reste Marseille, parce quand elle deviendra à son tour, un non-lieu de la mondialisation, un quartier anonyme du village global, quand le capitalisme auras réussi à faire de Marseille ce que révait d'en faire les nazis, alors comme mes grands-parents, je serai un déraciné. Comme eux, je n'aurai plus de chez moi.
Mais moi, je n'aurai même plus l'espoir de jamais en retrouver un…
à vinz13
De vive nicolas princen
PARIS | 20H01 | 21/11/2008 |
va voir un pretre EXORCISTE !
Je veux que Marseille reste Marseille, parce quand elle deviendra à son tour, un non-lieu de la mondialisation, un quartier anonyme du village global, quand le capitalisme auras réussi à faire de Marseille ce que révait d'en faire les nazis, alors comme mes grands-parents, je serai un déraciné. Comme eux, je n'aurai plus de chez moi.
Mais moi, je n'aurai même plus l'espoir de jamais en retrouver un…
à vinz13
De mOsh
_ | 03H58 | 22/11/2008 |
Nan mais t'es pas bien toi ?
Marseille déja ça pue l'urine, et trop tard j'viens d'vomir à peine descendu gare St Charles on veut m'empoisonner avec du shit des « chances pour la France'
Marseille ça pue j'te dis Vinz
à mOsh
De mOsh
_ | 12H57 | 22/11/2008 |
J'radote mais faut qu'j'rajoute juste un truc :
PSG ! ! ! ! !
De blablablaetblablabli
patati et patata | 19H29 | 21/11/2008 |
Princen vous en faite un beau de français de souche vous ,franchement vous n'avez rien d'autre à faire que de raconter des salades.Faite gaffe le président Sarkozy vous surveille de trés trés prés à vous alors méfi.
à blablablaetblablabli
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 19H40 | 21/11/2008 |
réponse à bla bla …
des beaux français de souche , soit …
mais aussi des belles touristes italiennes ressemblant à la signora Carfania, ministre de la culture du gouvernement Silvio il bellissimo….
Marseille devrait ressembler à Firenze ….
non ? ? ? ! ! ! !
affaire à suivre…
arrivederci
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 19H33 | 21/11/2008 |
réponse à vinz 13….
si Marseille ressemblait à Monaco, cela serait sympa et donnerait envie d'y faire un tour……
non ? ? ! ! ! !
Alors les Marseillais , réveillez vous , et exigez le meilleur ….
cqfd
à Ouko
De vinz13
bisounours gauchiste | 19H36 | 21/11/2008 |
Si Marseille ressemblait à Monaco ? Attends rassures moi, c'est de l'ironie
à vinz13
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 19H39 | 21/11/2008 |
réponse à Vinz13….
non, j'avais oublié St Trop … là où il y a l'adorable Brigitte ….
endroit magique …..
à vinz13
De vive nicolas princen
PARIS | 20H03 | 21/11/2008 |
etudiant ! >>>>retournes a tes etudes ! !
*** ne parles pas des nazis tu n'en sais rien, que ce que tuas lu dans des livres, tu n'etais pas né a cette periode, alors tais toi ! , et d'ailleurs tu te declares italien ? l » italie etait avec hitler, tu ne peux l'ignorer ? et puis tu oublies qu'en ce moment les facistes avec la ligue du nord regnent en italie !
à vive nicolas princen
De vinz13
bisounours gauchiste | 20H29 | 21/11/2008 |
Oui et c'est pour ça que Marseille c'est « chez moi ». J'ai dit que mes Grands-Parents ETAIENT Italiens et que mon père l'étaient aussi. Tous ont acquis la nationalité Française. Je suis Français et Marseillais, heureux d'habiter cette ville qui accueille le monde comme nulle autre. Quand me suis-je déclaré Italien ?
De vinz13
bisounours gauchiste | 19H55 | 21/11/2008 |
Mon Dieu, qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si l'on n'y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne :
La race des gens du terroir, la race des gens du cru.
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant ces jobards,
Preuve peut-être bien de votre inexistence :
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.
à vinz13
De sûrderien
paresseux | 10H48 | 22/11/2008 |
Vinz
Tu as d'excellentes fréquentations ( G.B )
compliments.
De Le requin rouge
20H01 | 21/11/2008 |
Si on n'a pas vécu dans une citée dite « sensible », alors on ne peut pas se rendre compte à quel point les habitants sont traités comme du bétail en temps normal.
Alors vous imaginez qu'avec tous ces projets de « nettoyage », le bétail est programmé pour l'abattoir !
à Le requin rouge
De vive nicolas princen
PARIS | 20H07 | 21/11/2008 |
l'abattoir est fait sur des gens vicitimes depuis 30a en france, de ces racailles, comme ce pere de famille qu'on a tué car il prenait en photo un reverbere !
à vive nicolas princen
De unagi
Fatalitas | 20H44 | 21/11/2008 |
au fait j'ai signalé ton post précédent, comme Marseille la Rue a ses déchets.
De anini
enseignante | 20H41 | 21/11/2008 |
Oh la la , ce soir rue 89 est envahi par l'extrème droite ! …..
à anini
De vinz13
bisounours gauchiste | 20H57 | 21/11/2008 |
C'est Marseille 89 qu'est envahit par l'extrême droite. Et pis alors ceux-là ils sont pas tendre
à anini
De compte supprimé 23
... | 23H03 | 21/11/2008 |
oui Anini !
ça pue !
et ça colle la nausée …
De Anna M
Kanata | 21H23 | 21/11/2008 |
Marseille n'est déjà plus Marseille. J'en suis partie en 2001, pour le grand saut outre-atlantique, je suis revenue cet été, en Juin, pour quelques semaines. Je n'ai plus reconnu ma ville. Marseille m'est devenue étrangère, défigurée, méconnaissable.
Oui il fallait des travaux de rénovation, oui il fallait ravaler certains quartiers, mais en concertation avec la population. Et en respectant ce qui différenciait encore cette ville des autres : un centre populaire, animé, et non pas livré aux bureaux, aux banques, à toutes ces officines qui vous transforment le coeur d'une ville en un lieu déshumanisé.
Trop de marchands de sommeil profiteurs à Belsunce, trop d'appartements insalubres à Noailles, trop de propriétaires abusifs dans ces quartiers. Oui, il fallait refaire une beauté à Marseille. Mais pas ça ! Est marseillaise toute personne qui y vit, quelle que soit son origine et/ou sa situation. Or, on a enlevé Marseille aux marseillais.
Marseille a déjà perdu son âme, tous ces quartiers comme autant de villages. Reste une rue de la République hideuse, désincarnée, vidée de ses habitants qu'on a contraint au départ. Pour aller ou ? S'entasser dans des HLM à la périphérie de la ville ?
L'existence n'était déjà pas facile pour tout le monde à Marseille, mais maintenant…
Ciao Marseille, ce n'est pas demain la veille que je reviendrai !
PS/ Comme Clem, je vous invite à écouter l'émission de Mermet sur Marseille. Un vrai scandale, en plus d'être un désastre.
De PATRICEMARS
23H04 | 21/11/2008 |
Je suis revenu, il y a peu dans la rue de la république, c'est lugubre . les anciens habitants sont partis en nombre, mais pas tous . Une ancienne identité ou visage disparaît, sans qu'une nouvelle apparaisse vraiement .
Si, j'avais du pognon je ne viendrais certainement pas dans le coin . Trop triste , plus de commerces de proximité ! Quel gâchis , Pour le moment .
A toutes choses , il faut raison garder . On ne peut pas être contre la rénovation urbaine ; faut-il encore la conduire intelligemment et qu'elle ne devienne pas le terrain de chasse des spéculateurs sans scrupule .
Le projet municipal de construire un grand pôle tertiaire, n'est pas une mauvaise idée, fallait-il encore le faire en conservant l'esprit des lieux .
Il est normal qu'il y est plus de gens aisées et éduquées dans l'hyper centre d'une grande métropole, mais toutes les couches sociales doivent aussi etre présentes . Faire évoluer sans bouleverser .
Une préoccupation demeure tragiquement abscente : La valorisation esthétique des lieux . Et le devellopement durable ? Une efficacité energétique ambitieuse es-elle demandée aux constructeurs ?
Recherche t-on une cohérence suffisante de tout le tissu urbain ?
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 23H25 | 21/11/2008 |
Je ne souhaite qu'une chose ; que la crise freine les ardeurs de ces destroyeurs d'âmes que sont ces promoteurs sans scrupules.Le centre ville de Marseille,je l'ai toujours fréquenté,petits restos pas chers et épiceries UNIQUES en leur genre qui fournissent des produits qui te font voyager autour de la planète.Qu'il y ait de la délinquance,soit,mais elle ne s'arrête pas qu'au centre ! Et puis l'autre était sensé karchérisé les gens mal intentionnés…De toute façon les Marseillais sont en train de s'apercevoir des abbérations du projet de réhabilitation menés par gaudin,un centre ville impraticable à certaines heures et particulièrement la Canebière.Ou de toute manière il est préférable de se ballader à pieds.
De anini
enseignante | 23H30 | 21/11/2008 |
Certains coins comme la Madrague et les Goudes qui étaient les endroits où fleurissaient les petits cabanons et où les marseillais venaient prendre le frais au bord de l'eau sont devenus les nouveaux coins bobo des parisiens et de ce fait n'appartiendront bientôt plus qu'à ces derniers !
Aucun jeune du coin ne pourra les racheter ! (Marius et les autres peuvent aller se rhabiller )
De kkadim
service public rhone alpes | 09H23 | 22/11/2008 |
lyonnais je suis, mais je retrouve ici les mêmes choses, à la sauce lyonnaise. ainsi la « confluence “ ( prenez une carte : c'est la pointe de terre à la jonction du rhone et de la saone ) était un quartier trés populaire, niché derriére la gare de perrache, avec de nombreux entrepots, le marché de gros etc… quand j'y suis arrivé c'est bien simple, il y avait des bistrots à chaque coin de rue
aujourd'hui ce sont des banques…
en effet la municipalité ( de droite comme de ‘gauche’ ) veut faire de lyon une ville ‘internationale’. résultats la quasi totalité du quartier est destinée à être rasé. à la place : une marina, un centre de conférence, des hotels de trés grand luxe et des apparts aux alentours des 4000 euros le métre carré. a la place de la cité hbm, le nouvel hotel de région ( un cube de verre coupé en biseau pour faire architecture ) alors qu'il en existe déjà un, mais trop éloigné en banlieue ( chic la banlieue quand même ). en parlant de banlieue : le plus grand boulodrome du coin, avec son resto. qui amenait de la vie en ce lieu : rasé et reconstruit en trés grande banlieue : le populo jouant aux boules à coté de la marina n'était sans doute pas assez ‘vendeur’ ; à la place un musée ( à l'architecture dejà démodé ) dont les fondations ne sont toujours pas sorties de terre, et dont personne ne sait ce qu'il contiendra exactement, mais qui valorisera le quartier. bien entendu comme à marseille, le tram est déjà totalement installé, alors que dans certains quartiers qui en auraient l'utilité on est prié d'attendre. bref comme à marseille beaucoup de fric à faire, et les populations modestes sont chassées, malgrés l'alibi d'un ou deux hlm construit.
je pense que ce constat est valable dans pas mal de ville.
PS : je dois avouer que tout lyonnais que je suis j'adore descendre sur Marseille, même si on l'aseptise de plus en plus, je ne sais à quoi celà tient, mais il y a un je ne sais quoi qui me ravit.
De vive nicolas princen
PARIS | 11H20 | 22/11/2008 |
QUAND ON SAIT LE MAL QU'A FAIT LE PS à la France depuis 1981, Mitterrand a ruiné la France
voir le tableau du deficit de la france ! en 1981 la dette de la France etait de 22% du PIB en 95 elle est de 55% ! ! ! ! ! de 110 milliards d'euros en 81 on passe a 657 milliards d'euros de deficit du PIB en 95 ! ! ! ! ! SIX FOIS PLUS MERCI LE PS ET MITTERRAND HEIN ! les chiffres parlent mieux que les blablas !
http://img103.imageshack.us/my.php ? image=deficitfranceoe5.jpg
à vive nicolas princen
De kkadim
service public rhone alpes | 17H34 | 22/11/2008 |
encore un supporter du psg hors sujet ?
De Philippe@LiveinMarseille.com
musicopathe | 12H29 | 22/11/2008 |
Habitant là depuis 13 ans j'ai moi aussi vu la ville se transformer, véritable labo à ciel ouvert de l'UMP, même avec la résistance farouche de, notamment, UCVPT. Un exemple pas encore cité : quand une place est refaite à Marseille, on n'y remet pas de bancs ! Mettant en péril tout un art de vivre dehors entre voisins (exemple : le haut de la Canebière/allées Gambetta).
Pour ce qui est de la rue de la République, ce qui est fascinant c'est que c'est le même projet qu'Haussmann a déjà raté il y a 150 ans - faire ex nihilo de cette rue une allée bourgeoise et commerçante !
On y a réinstallé des magasins déjà présents ailleurs (comme si les marseillais allaient soudain renoncer à leur chère rue St Ferréol, à 500 mètres de là, et pire, à Plan-de-Campagne)… Echec garanti donc surtout qu'il n'y a ni stationnement ni piste cyclable.
Quand à aller habiter là, même avec de l'argent ? Pas d'espaces verts, pas de commerces de proximité ou de crêche, à peine de quoi stationner, … A qui ça peut bien faire envie ?
Encore un peu de patience et le quartier repartira dans un cycle : désertification, dégradation, réouverture au logement social et peut-être, fin heureuse, retour des déplacés… Jusqu'à la prochaine fois. Celui qui ne connaît pas son histoire, etc.
De Suzanna
13H43 | 22/11/2008 |
Conscient que notre ville pourrait être bien mieux gérés, que les opérations pourraient également être bien plus transparentes et exemplaires, il n'en reste pas moins que si parmi vous certains regrettent la première tranche de la rue de la république (du Vieux Port jusqu'à Sadi-Carnot), ce n'est certainement pas mon cas. L'avenue s'est métamorphosée et a retrouvé un certain cachet qui lui manquait tant.
Qui peux être intéressé par ses logements ? Des gens travaillant sur Euroméditerranée.
Une ville évolue. Le Marseille des années 30 n'a plus rien à voir avec celui des années 60 qui lui même n'a rien avoir avec celui ces années 80 qui enfin n'a plus grand chose à voir avec celui des années 2008. Et c'est le cas pour l'ensemble des villes européennes qui suivent le processus de « gentryfication », les aléas conjoncturels et les changements de mentalités de nos sociétés occidentales. Pourquoi cela choque-t-il à Marseille. Parce que la ville a commencé ce processus bien après celui d'autres villes, parce que la ville est globalement plus pauvre que les autres grandes villes françaises ou européennes.
Maintenant, il parait important de maintenir cette mixité sociale qui fait la force de notre ville et dans laquelle nos élus se complaise. Ici encore, beaucoup d'entre vous semblent omettre que la mixité sociale se fait à l'envers dans le centre ville de Marseille (le 3ème arrondissement étant l'un des arrondissements les plus pauvre de la ville). Ainsi, l'objectif est d'attirer une classe moyenne dans ces quartiers largement paupérisés. La ville de Marseille est pauvre en ressource financière (moins de la moitié des marseillais paient leurs impôts et la dette de notre ville est abyssale).
Il faut donc continuer à ré-attirer une population plus aisées dans ce centre en le rendant plus attractif (et dieu sait s'il y a des choses à faire et des choses qui ont été mal faite).
à Suzanna
De kkadim
service public rhone alpes | 17H38 | 22/11/2008 |
beau raisonnement, qui tiendrait la route si…
si un processus de mixité se déroulait en même temps dans les quartiers « aisés ».
à kkadim
De Suzanna
16H49 | 23/11/2008 |
Certes ceci dit, mis à part le 7ème, des logements sociaux se construisent dans tous les arrondissements de Marseille. Maintenant, il est clair qu'il ne s'en construit pas assez compte tenu de la demande et non proportionnellement selon les arrondissements.
Je soulignais simplement cet argument de la mixité sociale si présent à chaque fois qu'on nous bassine avec le phénomène de gentryfication qui touche l'ensemble des centre-villes de nos métropoles en Europe.
Il me semble également que Marseille est une ville qui a un potentiel énorme et que les gens ( en particulier les Marseillais) tendent à idéaliser le passé de cette ville alors qu'une ville est en constante mutation. Une ville qui ne bouge pas et une ville qui se meurt (rappelez-vous les années 80/90 à Marseille).
Enfin, comme je l'ai dit, cette opération est loin d'être parfaite mais ne dénigrons pas le fait de voir une des principales artères du centre ville retrouver son lustre d'antan.