
Marignane démonte enfin la stèle qui célébrait l'OAS
A l'aube ce mardi, la mairie de Marignane a démonté la stèle polémique qui célébrait la mémoire des morts pour l'Algérie française. Un monument érigé dans le cimetière Saint-Laurent-Imbert en juillet 2005 par l'Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française (Adimad).
A l'origine, cette stèle devait porter les noms de quatre membres de l'OAS condamnés à mort par les tribunaux militaires et exécutés. Groupe politico-militaire clandestin, l'Organisation armée secrète a été créée en 1961 par des partisans de l'Algérie française, qui s'est illustrée par de nombeux attentats et assassinats.
Sur le monument démonté, on ne trouvait plus trace des noms mais seulement des dates d'exécution des fusillés. Le site de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Toulon avait justement relié les uns et les autres :
- 7 juin 1962 : Albert Dovecar et Claude Piegts qui ont tous deux participé à l'assassinat du commissaire Roger Gavoury.
- 6 juillet 1962 : Roger Degueldre, responsable de l'un des commandos qui, le 15 Mars 1962, trois jours avant la signature des accords d'Evian, assassina les six inspecteurs de l'Education nationale, réunis à El Biar : Marcel Basset, Robert Eymard, Mouloud Feraoun, Ali Hammoutene, Max Marchand et Salah Ould Aoudia.
- 11 mars 1963 : Jean-Marie Bastien-Thiry, l'organisateur des attentats manqués contre le général de Gaulle à Pont-de-Seine et au Petit-Clamart.
Cette stèle avait été autorisée par l'ex-maire de la ville, Daniel Simonpiéri, ancien membre du FN et du MNR et aujourd'hui à l'UMP. Sur son blog, ce dernier s'est contenté de commenter l'événement en deux courtes phrases :
« La stèle érigée en l'honneur de ceux qui sont morts pour l'Algérie française a été enlevée par la mairie dans la nuit du 17 au 18 novembre. Que dira le maire Eric Ledisses au conseil municipal du 19 novembre à 18 heures ? »
« Ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage »
L'Adimad a déclaré à l'AFP que la mairie de Marignane avait apposé à l'emplacement de la stèle un panneau sur lequel il est écrit : « Edification prochaine d'un mémorial en l'honneur de nos morts de la guerre d'Algérie ». Jean-François Colin, son président, de commenter :
« C'est la mairie qui a mis ce panneau, elle veut un monument oecuménique sur la guerre d'Algérie, nous ne sommes pas d'accord, on ne peut pas mélanger les terroristes et les victimes. »
Sur certains sites internet proches de l'Adimad et de certaines associations pied-noir, les internautes ont fustigé ce démontage, qu'ils considèrent comme une « défiance » à leur égard :
« Pour oser faire cette sale besogne ce Maire machiavélique et sans honneur doit avoir des appuis en haut lieu. On nous défie. Si cette stèle est vraiment enlevée, il faut agir rapidement car autrement ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage.
Vous vous rappelez du proverbe arabe : “Les chiens aboient, la caravane passe”. Pour être respecté dans ce pays (pouvoir, justice) il faut être plus incisif… »
« Lutter contre ce révisionnisme monumental »
Le maire divers droite de Marignane, Eric Le Dissès, a fait appliquer la décision du tribunal administratif de Marseille du 7 juillet qui lui imposait de démonter la stèle dans un délai de quatre mois. Le juge avait estimé qu'elle représentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers » du cimetière de la ville. Au maire de prendre « toutes les mesures nécessaires à son enlèvement ».
Jean-François Gavoury, représentant l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (Anpromevo) et à l'origine du recours qui a abouti à la décision du 7 juillet dernier, se montrait satisfait, mais se refusait à toute forme de « triomphalisme » :
« Chaque fils, chaque fille, chaque veuve des victimes de l'OAS se reconnaît dans le combat que j'ai mené et qui abouti à l'enlèvement d'un monument qui aurait du, dès le départ, être considéré comme une menace de réécriture de l'histoire à travers la pierre. Notre action a consisté justement à lutter contre ce révisionnisme monumental. »
L'Adimad a pour sa part fait savoir qu'elle avait saisi le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence pour « atteinte à la propriété privée ». Le TGI devrait se prononcer le 2 décembre prochain. L'association assurant, comme elle le fait régulièrement, qu'une autre commune serait disposée à accueillir la stèle si la justice ne lui donnait pas raison.
Pour Jean-François Gavoury, « ces gens-là ne veulent pas s'avouer vaincu aujourd'hui comme ils n'ont jamais voulu s'avouer vaincu en 1962 » :
« Que ces messieurs de l'Adimad organisent dans leurs propriétés privées des dévotions rendues aux quatre membres de l'OAS, libre à eux. Ce que l'on ne peut supporter, c'est que des cortèges viennent avec des portes-drapeaux tricolores s'incliner dans un cimetière sur des monuments comme celui-là. »
A lire aussi :
► Marignane après l'extrême droite (1/2) : des finances dans le rouge
► Marignane après l'extrême droite (2/2) : l'héritage Simonpieri
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à Patico
De Ouchen
Lecteur | 15H26 | 19/11/2008 |
Ce n'est pas tout à fait exact !
1) Les partisans de l'Algérie indépendante luttaient non contre les pieds-noirs, partisans de l'Algérie française, ceux que Massu appelait « les cocardiers de trottoirs » parce qu'ils ne savaient faire que ça, mais contre l'Etat français, son armée et sa politique colonialiste. Ils voulaient forcer la main aux Français pour quitter le territoire algérien qui n'était pas le leur. Contrairement à ce que pensent, aujourd'hui encore, beaucoup de pieds-noirs, l'Algérie n'avait rien d'une terre en déshérence, en 1830. Elle disposait bien de ses institutions, de son armée, etc. Comparée, cependant, à la France, elle était évidemment bien trop faible pour lui résister durablement.
Du reste, cette agression contre nature (David contre Goliath) était préméditée de longue date déjà, par Napoléon 1er, à son retour d'Egypte, où il avait essuyé sa première raclée par les forces de sa majesté, qui lui fermait en même temps et définitivement la route maritime vers des horizons plus lointains et plus prometteurs.
2) Les harkis étaient, certes, des dizaines de milliers à s'être mis au service de l'armée française pour combattre traîtreusement leurs propres frères, moyennant un salaire de misère. Mais, il est faux de dire que ces harkis étaient de nationalité française et se battaient pour la France qu'ils aimaient. Excepté quelques Arabes triés sur le volet, comme le bachaga Boualem, féodal de triste réputation, Mlle Sid-Cara, secrétaire d'Etat, le député Kaouah et d'autres qui activaient beaucoup plus sur le terrain politique, où ils servaient de faire-valoir au pouvoir de Paris pour justifier la colonisation de l'Algérie, les harkis eux-mêmes se composaient généralement d'illettrés, ne connaissant de l'extérieur que les limites des douars qui les avaient vu naître, qui étaient le plus souvent capturés au nombre des fellaghas, dans des combats avec la rébellion, ou simplement ralliés après un moment passé au maquis pour le compte du FLN.
3) Quant à ceux, d'origine française, que vous appelez « les porteurs de valises » ou autres soutiens actifs du mouvement rebelle, leur nombre était en fait très réduit et se limitait à moins d'une dizaine. Leurs noms sont désormais connus du grand public et leurs motivations semblent avoir trouvé leur inspiration dans les seuls excès et autres exactions commis abusivement par l'armée et la police française contre les populations algériennes. Il s'en est aussi trouvé d'autres qui ont signé des manifestes, des pétitions et autres documents protestant contre ces agissements dégradants et indignes de la France, mais sans plus…
à vinz13
De Patico
21H44 | 18/11/2008 |
En passant Vinz13, moi aussi je suis un « vrai fils d'Algérie ». Je ne savais pas qu'il y en avait des faux.
à Patico
De vinz13
37135
bisounours gauchiste | 21H48 | 18/11/2008 |
bug
à Patico
De vinz13
37135
bisounours gauchiste | 21H49 | 18/11/2008 |
oui je reconnais que l'expression est un peu maladroite.
à vinz13
De Patico
21H56 | 18/11/2008 |
Pas grave.
De Patico
21H23 | 18/11/2008 |
Vous n'avez rien compris du tout. Vous mettez de la politique là où ça vous arrange pour vous donner le beau rôle.
Quand un mouvement terroriste qui n'apprécie en rien la « diversité » se propose de vous exterminer si vous restez sur votre terre natale, que faites- vous ?
Quand le gouvernement de votre pays, et son armée, vous abandonnent et pactise avec l'ennemi FLN, que faites-vous ?
Quand vous avez rallié les populations musulmanes et que vous leur avez fait la promesse que jamais la France ne les abandonnera, que faites-vous ?
Minoritaires, d'origine étrangère pour beaucoup (espagnols, italiens), souvent proches de l'église ou du front populaire, et viscéralement français, les pieds-noirs se sont révoltés pour ne pas mourir.
Victimes des attentats atroces du FLN depuis 1954, ils ont attendu 1961 et les ultimes trahisons de de gaulle pour se révolter. Qu'est-ce que vous auriez fait à leur place ?
Les militaires ? Ils ont rallié les populations avant que de gaulle ne leur donne l'ordre de les désarmer et de les abandonner, comme en Indochine. Ils n'ont pas supporté ce déshonneur. Certains se sont révoltés.
1961/1962, ultime lutte pour la survie. Rien de politique lè-dedans, de la simple survie et de l'honneur. C'est mal tout ça ?
On a perdu la guerre, les pieds-noirs ont été massacrés ou jetés à la mer, les Harkis massacrés, les militaires rebelles jetés en prison, certains d'entre eux fusillés. De gaulle, le FLN, les communistes, les socialistes, les progressistes de tout bords, la France profonde qui ne voulait pas d'ennuis, vous avez tous gagné la guerre. Nous étions tout seuls. maintenant vous voulez détruire jusqu'à notre mémoire de vaincus ? Faut-il que nous disparaissions tous pour appaiser votre haine ?
à Patico
De Yawn
Chomiste | 23H32 | 18/11/2008 |
D'accord avec vous pour dire que les pieds noirs ont été abandonnés par la France. Mais l'Algérie ne pouvait rester une colonie contre le souhait d'une majorité de son peuple. Et par ailleurs, la politique de terrorisme du FLN doit être condamnée.
Mais cela justifiait-il l'OAS ? Cela justifiait-il les attentats ? Cela justifiait-il le soulèvement des généraux ? A tout cela il faut répondre non ou alors on abandonne l'idée de vivre dans un Etat de droit.
Dans cette affaire de stele (que je ne connaissais pas avant de lire cet article), je comprends qu'il ne s'agit pas des victimes pied-noires mais de terroristes de l'OAS. Il y a quand même une énorme différence. Si demain, des gens veulent une stele en l'honneur d'Action Directe ou de la Milice, je ne comprendrais pas qu'on la leur donne.
à Yawn
De Béatrice1
| 17H06 | 19/11/2008 |
Je suis tellement déchirée par cette histoire - toujours déchirante 45 ans plus tard - que je ne peux qu'être d'accord avec vous ET avec Patico.
à Béatrice1
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 18H14 | 19/11/2008 |
Et 5 bonbons pour Béatrice (et Yann ! )
Patico aussi, quand même…
à Béatrice1
De vinz13
37135
bisounours gauchiste | 10H27 | 21/11/2008 |
on est tous déchirés. Là est l'unique vérité.
à Patico
De Lavrenti
14H25 | 19/11/2008 |
Vous donnez un interessant point de vue algerien de la fin de cette guerre.
Maintenant si nous envisagions un point de vue français ?
La fin de la guerre cela signifiait le retour des appelés pourissant dans le bled pendant deux ans, l'arret de ce qui apparaissait de plus en plus comme intolerable malgré le silence et la censure officiel, à savoir le comportement de l'armée française en algérie, la solution enfin à un problème que la nation n'avait pas les moyens de regler.
Alors oui il y a bien eu un lachage de la part de De Gaulle mais en dehors du terrorisme et de la guerre civile, quel ont été les propositions de ceux qui s'opposaient à lui ?
Qu'il s'agisse des responsables politiques algeriens, des militaires français, des tenants de l'algerie française en france ou en algérie, personne n'a jamais été en mesure d'aller plus loin que le « on cogne sur le fln jusqu'à ce qu'il soit vaincu et on voit apres ».
Les pieds noirs ne sont jamais sorti de là. Alors oui, ce que vous dites est en partie vrai mais il faut que ce soit clair : si la fin de la guerre d'algerie s'est aussi mal deroulée pour les pieds noirs c'est d'abord parce qu'ils n'ont pas été capables de proposer une alternative. Ils se sont mobilisés pour faire tomber la IV eme republique, pour steriliser toute forme de compromis pendant 7 ans, ils se sont donné pour leaders exclusivement les plus violents et les plus jusqu'au boutistes des extremistes, ils n'ont jamais exprimé quoi que ce soit qui leur permette de rester dans leur pays si ce n'est dans les toutes dernieres semaines de la presence française en envisageant timidement la creation d'un reduit.
Quelle idée ont jamais presenté les salan, susini, lagaillarde, borgeaud, massu qui permette une evolution de l'algerie qui ne soit pas un lachage ?
Ce que vous presentez comme une revolte contre un lachage à la fin de la guerre peut tres bien être perçu comme une incapacité à envisager une situation nouvelle du type afrique du sud ou israel et à un refus sterile d'admettre une realité ineluctable.
Alors quand surgissent de ce champs de massacre les hymnes à la gloire de types qui s'y sont illustré uniquement par l'assassinat et la guerre civile, oui, il y a de la haine qui ressurgit et oui les pieds noirs peuvent en être victime pour peu qu'ils se solidarisent encore et toujours avec ceux qui ont été parmi les acteurs les plus nocifs de leur ruine.
De asozial
aus Berlin | 21H32 | 18/11/2008 |
bien qu'encombrant et nauséabond, le troll moyen qui sévit sur Rue89 a au moins une utilité, c'est de montrer avec quelle aisance on peut glisser des thèses de l'UMP à celles du FN et vice-versa.
à asozial
De Patico
21H49 | 18/11/2008 |
Rue89 ne vous appartient pas. Si ça se trouve, le troll c'est vous…
Si l'UMP avait des thèses ça se saurait.
à Patico
De asozial
aus Berlin | 09H52 | 19/11/2008 |
une thèse n'a pas besoin d'être profonde pour exister. l'UMP a une idéologie bien définie, celle de la droite décomplexée qui fleure bon le « travail, famille, patrie » quand ce n'est pas « ein Reich, ein Volk, ein Führer ».
quant au relativisme moral, je te rappelle que Ratzinger est contre.
à asozial
De jean.pierre
12H26 | 19/11/2008 |
« asocial »…………
votre devise c'est quoi ?
moi, mon chien et les petits oiseaux ?
Mich, Meine hund,und die kleine zozios ?
De Davidlemac
Annaba | 21H32 | 18/11/2008 |
L'OAS est une page noire de l'Histoire de France.C'est eux qui ont bouté les pieds noirs hors d'Algérie, leur terre natale, alors que les accords d'Evian leur avaient garanti leurs droits dans leur pays.
Certains se sont fourvoyé en s'alliant avec les revanchards de l'armée française qui n'ont pas digéré leurs défaites succesives dans les guerres coloniales les mêmes depuis l'affaire Dreyfus) car ils n'avaient pas compris que le vent de l'Histoire avait tourné depuis au moins 1945. Il reste maintenant à suivre et à écouter les Historiens : ils vont commencer le procès de la colonisation après celui de l'esclavage. Alors la France et les Français seront réconciliés avec leur passé
à Davidlemac
De Patico
21H40 | 18/11/2008 |
« L'OAS est une page noire de l'Histoire de France.C'est eux qui ont bouté les pieds noirs hors d'Algérie… »
»…les accords d'Evian leur avaient garanti leurs droits dans leur pays. »
Ce n'est pas l'OAS qui m'a jeté à la mer avec un million de réfugiés, c'est le FLN.
Ce n'est pas l'OAS qui écrivait « LA VALISE OU LE CERCUEIL » c'est le FLN.
Pour info : FLN 1954/1962 OAS 1961/1962
Vous ne pouvez convaincre que les ignorants avec vos thèses révisionnistes.
à Davidlemac
De jean.pierre
22H23 | 18/11/2008 |
ou t'a lu ça toi ?
à jean.pierre
De jissé
Ingé retraité | 10H41 | 19/11/2008 |
Bonjour jean-pierre
« ou t'a lu ça toi ? ».
Dans les accords d'Evian.
Et les français étaient les bienvenus en Algérie indépendante. Cela s'appelait la « coopération » et à fourni, après l'indépendance, qq ingés et instituteurs.
Jissé
à jissé
De jean.pierre
12H30 | 19/11/2008 |
la coopération ! mort de rire !
bienvenus dans l'algérie indépendante ?
ils respectaient même pas les cimetieres !
De huberf
employé | 22H18 | 18/11/2008 |
Juste une simple question : est-t-on certain que les morts français de la guerre d'Algérie, s'étant battus sous étendard du gouvernement ont les mains beaucoup plus propres que certains membres de l'OAS ?
N'est-ce pas la simple logique d'un profond conflit qui amène des comportements condamnables type attentat ( les résistants étaient qualifiés de terroristes par les allemands durant la 2nde guerre mondiale non ? ).
De plus, lorsque nous commémorons ceux qui sont morts pour le « camp » français pendant la guerre d'Algérie, nous célébrons ceux qui ont eu tort idéologiquement ( une patrie à droit à son indépendance même si occupée par un peuple qui se croit supérieur ).
Une bonne cause peut-t-elle justifier de « mauvaises » pratiques ? Rappelons qu'en général, ceux que nous célébrons, devant qui nous nous inclinons, qui portent des médailles ont souvent eu du sang sur les mains
à huberf
De Lavrenti
16H07 | 19/11/2008 |
L'armée française en algérie a eu les dop, les corvées de bois, les centres de regroupement et autres degueulasseries qui en ont fait une association d'assassins, de tortionnaires et de kapos dans un relativement faible mesure.
Toutefois, la plupart des soldats français en algerie ont passé l'essentiel de leur temps à s'emmerder dans des postes.
Il y a eu en outre le developpement par l'armée de tres importants services sociaux et administratifs au benefice des populations musulmanes. L'armement d'un certain nombre de communes par l'armée correspondait aussi souvent à une demande des populations musulmanes pour se proteger des exactions du fln.
Sans pour autant relativiser les nombreux crimes de l'armée en algerie, ces elements permettent de se faire une idée de l'ampleur du role qu'elle y a eu dans pratiquement tous les domaines.
A contrario, l'oas n'a jamais eu pour activités que les assassinats, les attentats, le racket, l'intimidation et pour finir la terre bruler.
Donc oui il y a plus qu'une nuance entre les deux : si on trouve dans l'armée des ordures sanguinaires, celles ci n'en constituaient qu'une faible partie. Dans l'oas par contre il s'agissait de l'essentiel de l'effectif. Les objectifs approximatifs de l'armée étaient de battre le fln et de rallier les populations indigènes, ceux de l'oas etaient de buter du bougnoule jusqu'à ce qu'ils baissent la tête. Ca n'a l'air de rien mais c'etait vraiment beaucoup plus qu'une nuance.
De N A F
en territoire apache | 22H23 | 18/11/2008 |
tourné depuis au moins 1945. Il reste maintenant à suivre et à écouter les Historiens : ils vont commencer le procès de la colonisation après celui de l'esclavage.
yep yep combien d amerindien ont survecu aux colons anglosaxons , alors que les populations du magreb se sont multipliées avec la colonisations française.
réecrivez l histoire mais réecrivez correctement la guerre d algerie militairement eté
gagnée c est le general qui inquiet pour son pouvoir
a cédé politiquement ,je ne suis pas en train de vous dire que l algerie etait un jardin d eden les politiques auraient du accorder au musulmans ce qu ils avaient accordés au juifs plus tot, mais dire que la présence de la france a eté vaine est au minimum une erreur au pire un mensonge, la preuve c est que cela sert encore d excuse au prevaricateurs au pouvoir dans ce pays qui je vous le rappelle a été a une epoque autosuffisant alimentairement alors que les spoliateurs algeriens de la manne petroliere pousse
leur jeunesse dans les bras des barbus ou dans un desesperant exil
à N A F
De jean.pierre
22H26 | 18/11/2008 |
oui c'est fou ! tous ces algériens qui veulent traverser la mer pour se jeter dans les bras des anciens colons ! ……alors que leur pays est riche de gaz et pétrole…..
et si ils la faisaient a nouveau leur libération ? hum trop risqué peut être…….
à jean.pierre
De A Serbe
14H16 | 19/11/2008 |
Et qui est-ce qui parle ainsi, un fils d'immigré espagnol. Il faut avoir quelque légitimité pour énoncer des vérités toutes faites. Occupez-vous de l'ETA et de libérer votre « pays » de sa gangue terroriste et on reparlera des Algériens.
Il n'y a pas si longtemps que cela vous et vos aieux ont émigré en Algérie pour chercher de l'eau et du pain.
Qui sait, vous allez faire pareil dans quelques temps de l'autre côté de la méditérannée (proverbe arabe à méditer : ne crache pas dans le puits qui t'a fait boire).
à A Serbe
De al andalus
pied-noir | 15H08 | 19/11/2008 |
Il faut savoir que si il n'y avait pas eu les espagnols, maltais italiens , alsaciens, pour faire de l'algérie ce qu'elle fut, elle serait encore à l'age de pierre avec les colonisateurs turques ottomans dont les algériens actuels sont le descendants.
Quant au puit, il est vrai qu'il ne faut jamais cracher dans le puit, surtout si c'est un pied-noir qui l'a creusé pour que les arabes ne crèvent pas de soif.
Mais les algériens ne sont pas des arabes, ce sont des maghrebins…fils des turc.
N'oublions pas Charles Martel et Isabelle la Catholique qui ont bouté les arabes hors de france et d'espagne. Et sachez cher Monsieur a serbe que l'histoire se répète toujours, car elle est incrite dans un cycle qui vous échappe et dont un jour vous paierez la facture.
Bien cordialement
à al andalus
De A Serbe
16H12 | 19/11/2008 |
Ignorance, ignorance et esprit de revanche quand tu nous tiens. Les Algériens (les maghrébins, en général) sont à 95% descendants de Berbères pas de Turcs.
Vous vous embrouillez, Non ?
Bien cdt.
à N A F
De Béatrice1
| 00H20 | 19/11/2008 |
Euh, juste, si je puis me permettre de m'immiscer :
« combien d amerindien ont survecu aux colons anglosaxons »
Aux colons EUROPEENS, svp. Que je sache, on ne parle anglais que sur une partie du continent, mais on y parle également espagnol, portugais, et… français.
« les politiques auraient du accorder au musulmans ce qu ils avaient accordés au juifs plus tot »
Ca a été proposé aux musulmans aussi, mais ceux-ci (les autorités religieuses) l'ont refusé, car ça impliquait de se soumettre au droit français et non à la charia. Les musulmans pouvaient obtenir sans aucun mal la nationalité française, mais ils devaient en faire la demande à titre individuel, ce n'était pas automatique : dans ce cas, ils étaient bien sûr soumis au droit français.
à Béatrice1
De N A F
en territoire apache | 06H46 | 19/11/2008 |
Que je sache, on ne parle anglais que sur une partie du continent, mais on y parle également espagnol, portugais, et… français
portugais ? desolé je parle de l amerique dite du nord
relisez les pratiques des colons français du 17 e siecle et celle des anglosaxons, expliquez moi pourquoi la quasi totalité des tribus etaient alliées au français dans les guerres anglos françaises ,l histoire du peuplement européen en amerique
n est pas un bloc
comportemental , l eradication des peuples indiens en amerique du nord date de l installation des 13 colonies,
à N A F
De Béatrice1
| 15H09 | 19/11/2008 |
« desolé je parle de l amerique dite du nord »
Non, vous parliez des « Amérindiens », qui ont été massacrés du Nord au Sud du continent américains : les colons les plus féroces et les plus anciens furent les Espagnols et les Portugais, qui firent littéralement couler des flots de sang…