
Marignane démonte enfin la stèle qui célébrait l'OAS
A l'aube ce mardi, la mairie de Marignane a démonté la stèle polémique qui célébrait la mémoire des morts pour l'Algérie française. Un monument érigé dans le cimetière Saint-Laurent-Imbert en juillet 2005 par l'Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française (Adimad).
A l'origine, cette stèle devait porter les noms de quatre membres de l'OAS condamnés à mort par les tribunaux militaires et exécutés. Groupe politico-militaire clandestin, l'Organisation armée secrète a été créée en 1961 par des partisans de l'Algérie française, qui s'est illustrée par de nombeux attentats et assassinats.
Sur le monument démonté, on ne trouvait plus trace des noms mais seulement des dates d'exécution des fusillés. Le site de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Toulon avait justement relié les uns et les autres :
- 7 juin 1962 : Albert Dovecar et Claude Piegts qui ont tous deux participé à l'assassinat du commissaire Roger Gavoury.
- 6 juillet 1962 : Roger Degueldre, responsable de l'un des commandos qui, le 15 Mars 1962, trois jours avant la signature des accords d'Evian, assassina les six inspecteurs de l'Education nationale, réunis à El Biar : Marcel Basset, Robert Eymard, Mouloud Feraoun, Ali Hammoutene, Max Marchand et Salah Ould Aoudia.
- 11 mars 1963 : Jean-Marie Bastien-Thiry, l'organisateur des attentats manqués contre le général de Gaulle à Pont-de-Seine et au Petit-Clamart.
Cette stèle avait été autorisée par l'ex-maire de la ville, Daniel Simonpiéri, ancien membre du FN et du MNR et aujourd'hui à l'UMP. Sur son blog, ce dernier s'est contenté de commenter l'événement en deux courtes phrases :
« La stèle érigée en l'honneur de ceux qui sont morts pour l'Algérie française a été enlevée par la mairie dans la nuit du 17 au 18 novembre. Que dira le maire Eric Ledisses au conseil municipal du 19 novembre à 18 heures ? »
« Ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage »
L'Adimad a déclaré à l'AFP que la mairie de Marignane avait apposé à l'emplacement de la stèle un panneau sur lequel il est écrit : « Edification prochaine d'un mémorial en l'honneur de nos morts de la guerre d'Algérie ». Jean-François Colin, son président, de commenter :
« C'est la mairie qui a mis ce panneau, elle veut un monument oecuménique sur la guerre d'Algérie, nous ne sommes pas d'accord, on ne peut pas mélanger les terroristes et les victimes. »
Sur certains sites internet proches de l'Adimad et de certaines associations pied-noir, les internautes ont fustigé ce démontage, qu'ils considèrent comme une « défiance » à leur égard :
« Pour oser faire cette sale besogne ce Maire machiavélique et sans honneur doit avoir des appuis en haut lieu. On nous défie. Si cette stèle est vraiment enlevée, il faut agir rapidement car autrement ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage.
Vous vous rappelez du proverbe arabe : “Les chiens aboient, la caravane passe”. Pour être respecté dans ce pays (pouvoir, justice) il faut être plus incisif… »
« Lutter contre ce révisionnisme monumental »
Le maire divers droite de Marignane, Eric Le Dissès, a fait appliquer la décision du tribunal administratif de Marseille du 7 juillet qui lui imposait de démonter la stèle dans un délai de quatre mois. Le juge avait estimé qu'elle représentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers » du cimetière de la ville. Au maire de prendre « toutes les mesures nécessaires à son enlèvement ».
Jean-François Gavoury, représentant l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (Anpromevo) et à l'origine du recours qui a abouti à la décision du 7 juillet dernier, se montrait satisfait, mais se refusait à toute forme de « triomphalisme » :
« Chaque fils, chaque fille, chaque veuve des victimes de l'OAS se reconnaît dans le combat que j'ai mené et qui abouti à l'enlèvement d'un monument qui aurait du, dès le départ, être considéré comme une menace de réécriture de l'histoire à travers la pierre. Notre action a consisté justement à lutter contre ce révisionnisme monumental. »
L'Adimad a pour sa part fait savoir qu'elle avait saisi le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence pour « atteinte à la propriété privée ». Le TGI devrait se prononcer le 2 décembre prochain. L'association assurant, comme elle le fait régulièrement, qu'une autre commune serait disposée à accueillir la stèle si la justice ne lui donnait pas raison.
Pour Jean-François Gavoury, « ces gens-là ne veulent pas s'avouer vaincu aujourd'hui comme ils n'ont jamais voulu s'avouer vaincu en 1962 » :
« Que ces messieurs de l'Adimad organisent dans leurs propriétés privées des dévotions rendues aux quatre membres de l'OAS, libre à eux. Ce que l'on ne peut supporter, c'est que des cortèges viennent avec des portes-drapeaux tricolores s'incliner dans un cimetière sur des monuments comme celui-là. »
A lire aussi :
► Marignane après l'extrême droite (1/2) : des finances dans le rouge
► Marignane après l'extrême droite (2/2) : l'héritage Simonpieri
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De Phil2922
Retraite invalidité | 18H59 | 18/11/2008 |
Les Américains ont étudié la façon qu'avaient les soldats français pour faire la guerre en Algérie. Dans les années 70, de nombreux anciens de l'OAS sont allés donner « un coup de main » aux dictatures argentines et brésiliennes de l'époque. Ceci s'est fait sous-couvert des gouvernements français et celui de Mitterrand a tout arrêté en 1981… !
J'espère que le TGI qui va siéger le 2 décembre empêchera que cette stelle immonde puisse se retrouver dans une autre commune… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 19H10 | 18/11/2008 |
La Casbah… La bataille d'Alger n'est pas gagnée. http://adjimdanngar.over-blog.net/
à Phil2922
De Pierrrrre
19H18 | 18/11/2008 |
»…J'espère que le TGI qui va siéger le 2 décembre empêchera que cette stelle immonde puisse se retrouver dans une autre commune… ! ! … »
► et on pourrait la remplacer par une stelle à l'honneur de ces glorieux fellaghas qui ont égorgé 100 000 harkis avec leur famille…
à partir de la date du 19 mars 1962 dont de nombreuses municipalités de France ont baptisé leurs rues.
..immonde disiez vous ?
à Pierrrrre
De A Serbe
19H31 | 18/11/2008 |
Pierrrrrrrrrrrrrrrrre, je te l'ai déjà dit dans différents posts, tes affirmations sur les Algériens (le FLN = Algériens) sont fausses et très tendancieuses : tendance Le Pen, même s'il n'est plus que l'ombre de lui-même …
Tires-toi, tu pues …
à A Serbe
De jean.pierre
19H56 | 18/11/2008 |
ah bon je croyais que les dirigeants actuels pour la plupart des dignes héritiers du fln sont élus démocratiquement par le peuple algérien………
à A Serbe
De Pierrrrre
10H05 | 19/11/2008 |
»…(le FLN = Algériens) … »
► Je n'ai jamais dit cela..les algériens d'origine masulmane craignaient le FLN comme la peste :
Les fellaghas rackettaient les villages et égorgeaient, égorgeaient ceux qui leur résistaient.. méthode palestinienne d'aujourd'hui..c'est radical .. et trés vite, vous avez tout le monde qui vous soutient…
Les plus grands couillonnés de l'indépendance de l'Algérie, ce sont les Algériens, et cette France qu'ils ont perdue et qu'ils regrettent , ils essayent désespérément de la retrouver en s'expatriant et en passant la méditerrannée…
« Visa..visa » criaient-ils dans les rues d'Alger lors de la visite de Chirac.
à Pierrrrre
De A Serbe
13H35 | 19/11/2008 |
Quand on m'évoque les palestiniens (je ne vois ce qu'ils viennent faire là) en ces termes, je vois de quelle origine tu es … espagnol ? mon oeil !
Les plus grands couillonnés, se sont les soit-disants pieds noirs : maltais, espagnols, italos, et tutti quanti fuyant la misère de l'europe … et qui ont cru en une supériorité pré-fabriquée sur les gens originaires du coin qui les ont éduqués pendant 7 siècles (en Espagne) et 2 siècles au moins (malte, italie, sicile) en leur apportant la vraie civilisation, celle du coeur et de l'esprit.
à A Serbe
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 10H54 | 19/11/2008 |
Tu m'étonne Serbe, y a pas plus nostalgique de l oas et de l empire colonial français que ce gros faf de pi5r.
qu'il aille donc rejoindre ses petits copains névrosés sur leurs sites immondes ca nous fera de l'air…
à Pierrrrre
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 22H45 | 18/11/2008 |
« et on pourrait la remplacer par une stelle à l'honneur de ces glorieux fellaghas qui ont égorgé 100 000 harkis avec leur famille… »
- Quelqu'un a eu cette idée tordue, à part vous ?
« dont de nombreuses municipalités de France ont baptisé leurs rues. »
- Vous pouvez donner des exemples de ces « glorieux fellaghas » qui auraient leur nom dans des rues française ?
Vous n'avez pas l'air d'aller bien, ce soir : -)
à compte supprimé 22
De Béatrice1
| 00H22 | 19/11/2008 |
Non, c'est la DATE, dont ont été baptisées des rues françaises.
à Béatrice1
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 01H41 | 19/11/2008 |
Oui menfin si on compte je pense qu'il y a eu plus d'exécutions pendant la Révolution Française ou pendant la « libération » de la France en 44-45, et ça a pas l'air de vous déranger plus que ça qu'il y ait des jours fériés et des milliers de boulevards pour les commémorer… Et puis, qui sait si ils ont vraiment été égorgés, comme dit Mister P.P., les africains vivent dans la culture du mensonge…
à Le flou stoique
De Béatrice1
| 16H52 | 19/11/2008 |
Je n'ai porté aucun jugement de valeur, je me suis bornée à apporter une précision à quelqu'un qui n'avait pas compris.
à Béatrice1
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 17H33 | 19/11/2008 |
Affirmatif : -)
à compte supprimé 22
De Pierrrrre
09H28 | 19/11/2008 |
»…Vous pouvez donner des exemples de ces « glorieux fellaghas » qui auraient leur nom dans des rues française ? … »
► oui, municipalité de St Ouen (communiste), un nom récent de rue à la gloire du FLN.
Et de nombreuses stèles en « mémoire » de gens du FLN abattus par l'armée française.
Et enfin, ces nombreuses « rue du 19 mars 1962 », date qui a marqué l'assassinat de milliers de pieds noirs et d'une centaine de milliers de harkis :
--------------
Mohand Hamoumou, extraits de son ouvrage : Et ils sont devenus Harkis, Fayard, 1993, issu de sa thèse de doctorat en sociologie historique soutenue à l'EHESS en 1989 :
»…Dès l'après cessez-le-feu, nous l'avons dit, des Européens et des Musulmans pro français sont tués ou enlevés. Certains sont retrouvés morts, mutilés ; beaucoup disparaissent à jamais . Mais du 19 mars à l'indépendance, afin de ne pas faire échouer le processus en marche vers l'indépendance, le FLN tempère les ardeurs vengeresses de ses militants et surtout des combattants de la 25ème heure venus voler au secours de la victoire. Il souhaite régler ses comptes librement à partir du 5 juillet. Divers tracts de cette époque insistent sur la duplicité et le cynisme du FLN qui veut convaincre les harkis qu'ils peuvent rester en Algérie sans risques :
il faut accepter tous les ralliements et mener une campagne auprès des harkis et des messalistes pour qu'ils se rallient. Ne pas les brusquer, ne pas leur reprocher ce qu'ils ont fait. L'organisation est seule compétente pour prendre des décisions… Car l'épuration elle aussi s'accentue. Les traîtres seront jugés et s'ils ne sont pas toujours exécutés sur le champ, ils n'échapperont pas longtemps au sort qui leur est réservé. Par le recensement, l'organisation s'attache à dresser un fichier général d'où seront extraits les noms des traîtres et des mauvais citoyens
Les massacres à grande échelle débutent en effet durant l'été 62. Le récit du Sous Préfet d'Akbou, signalé ou cité par plusieurs auteurs rend mieux que quiconque l'ampleur et horreur inimaginable de ces massacres :
« Jusqu'au 27 juillet, l'ALN s'employa à rassurer les harkis et élus leur disant que le passé étaient totalement oublié et que la France dont ils étaient les premières victimes était seule responsable de leur action (…) Soudain, du 27 juillet au 15 septembre 1962 environ, la répression s'abattait sans aucune cause locale particulière.
Une cinquantaine d'ex-supplétifs ou de civils furent tués par l'ALN dans les villages les plus éloignés. Mais surtout 750 personnes environ furent arrêtées et groupées dans trois “centres d'interrogatoire” ayant chacun juridiction sur 1/3 de l'arrondissement, dont deux étaient situés sur mon territoire (Akourma-Azib) et le troisième à 150 kilomètres de là dans une ferme d'Aïn Soltan près de Bordj Bou Arreridj (350 détenus). Tandis que, sur le territoire de cet arrondissement, 350 harkis d'un arrondissement voisin furent en outre incarcérés puis “interrogés” et exécutés dans les mêmes conditions. Dans ces centres d'où l'on entendait loin à la ronde les hurlements des torturés, près de la moitié des détenus fut exécutés à raison de 5 à 10 chaque soir. L'emplacement des charniers situés à proximité des centres est connu. L'autre moitié fut relâchée de fin août au 15 septembre, datte à laquelle les centres furent supprimés. Ces centres contenaient environ 2/3 d'ex-supplétifs et 1/3 de civils (des maires, des conseillers généraux, des conseillers municipaux, des chefs de village, des anciens combattants et en plus ceux qui avaient été dénoncés, à tort ou à raison, librement ou sous la torture, comme ayant travaillé pour la France). Durant cette première purge, un conseiller général, dont le Président du comité FLN m'avait dit à plusieurs reprises avant mon départ qu'il avait toute l'estime de la population, mais qu'il avait par conviction toujours pris position pour la France, a été arrêté le 1er août et enterré vivant, la tête dépassant et recouverte de miel, en compagnie de plusieurs autres détenus dans le camp d'Aïn Soltan près de Bordj Bou Arreridj devant ses 350 codétenus. Son agonie, le visage mangé par les abeilles et les mouches, dura cinq heures.
A noter que durant cette période la population n'a participé aux supplices que de quelques dizaines de harkis-promenés, habillés en femmes, nez, oreilles et lèvres coupés, émasculés, enterrés vivant dans la chaux ou même dans le ciment, ou brûlés vifs à l'essence. Cependant, les supplices dans cette région n'atteignirent pas la cruauté de ceux d'un arrondissement voisin à quelques quinze kilomètres de là : harkis morts-crucifiés sur des portes-, Nus sous le fouet en traînant des charrues- la musculature arrachée avec des tenailles. De même, dans cet arrondissement ne furent pas signalés les massacres par l'ALN de femmes et d'enfants de harkis, ce qui fut fréquent dans les arrondissements voisins où des femmes furent aussi tuées pour le seul fait d'avoir reçu des soins dans des infirmeries militaires.(…)
En Métropole le gouvernement n'ignore pas ces massacres. Les comptes rendus des débats à l'Assemblée Nationale prouvent que des députés, certes rares, attirent l'attention des Ministres sur le sort des Harkis. Le Gouvernement Algérien sait aussi : l'ambassadeur de France a alerté le ministre algérien des Affaires Etrangères sur “ les graves préoccupations que lui cause le sort des anciens auxiliaires algériens de l'armée française (sic) ” et il avait aussi exposé à Abderrahmane Farès “ le cas particulièrement douloureux de ces hommes et de leurs familles. Près de deux mois se sont écoulés et l'on est obligé de constater que les violences n'ont pas cessé. Il ne se passe pas de jour, poursuit-il, que l'on ne relève en différents points du territoire algérien des arrestations, des tortures, des exécution. ” Aujourd'hui des historiens ou des politiques algériens expliquent ces “ règlements de compte ” par la carence d'autorité des représentants du nouvel Etat en raison des lutte fratricides pour le pouvoir. L'anarchie régnante après l'indépendance a favorisé l'ampleur des massacres mais à l'évidence les autorités n'ont pas tenté de les arrêter. Comme le signalera plus tard le général de Brebisson dans une note adressée au ministre des Armées “ Le gouvernement algérien n'était pas inconscient de ce problème mais la plupart du temps, il a encouragé ou laissé faire… ”.
Un rapatriement ni prévu, ni voulu
Le Général de Gaulle ne voulait pas que les anciens harkis viennent s'installer en France. Parce qu'il ne les considérait pas comme de vrais Français - “des Français, ces gens-là ! Avec leurs turbans et leurs djellabas ! ‘- il craignait, évolution démographique aidant, une invasion menaçant la culture française. Mon village s'appellerait Colombey-les-deux Mosquées’ lâche-t-il rapporte Alain Peyrefitte. D'où un plan officiel minimaliste, visant à ne rapatrier que de ‘personnes particulièrement menacées’ et donc ‘en nombre limité’, qui auront réussi à remplir des formalités administratives contraignantes.
Face à cette situation scandaleuse, des officiers de SAS décident de désobéir et de faire passer clandestinement en métropole des supplétifs et leurs familles pour les soustraire aux tueurs. La réplique de Louis JOXE le 12 mai est désormais connue. Par télégramme, il interdit tout rapatriement hors du plan officiel minimaliste, demande le renvoi des anciens supplétifs en Algérie et exige ‘des sanctions contre les complices de ces entreprises’. Réalisant sans doute le cynisme de sa note, il ajoute : ‘éviter de donner la moindre publicité à cette mesure qui pourrait être mal interprétée(sic)’. Ces ordres seront hélas mis en pratique. Des harkis arrivés clandestinement à Marseille et d'autres à Toulon seront renvoyés à Alger où ils seront assassinés sur le port !
Le 13 juin, arrivent à Marseille les premiers harkis ‘rapatriés’ dans le cadre du plan officiel qui ne prévoyait de rapatrier que 5 000 personnes sur un effectif potentiel de 260 000. Durant ce mois de juin, le Corps d'armée d'Alger alerte le gouvernement sur les enlèvements, exécutions sommaires, travaux forcés”. Mais le Comité des Affaires Algériennes répond le 21 juin que l'armée ne doit “intervenir pour porter secours qu'en cas de légitime défense” et dès le 19 juillet, le Ministre des Armées, Pierre MESSMER demande l'arrêt des rapatriements de harkis sous le prétexte que “ les capacités d'accueil des camps sont saturés ”. Près de 4 000 anciens supplétifs ont été emmenés en France, soit environ 12 000 personnes avec leurs familles. Pourtant le pire était à venir.
En août puis septembre, profitant de l'anarchie régnante en Algérie, des luttes entre clans pour prendre le pouvoir, les combattants de la dernière heure qui veulent se dédouaner de leur attentisme, voire de leur double jeu, vont se livrer à de véritables chasses aux sorcières. Les anciens supplétifs, élus, notables, anciens combattants sont arrêtés, torturés, suppliciés publiquement avant d'être achevés. Les plus chanceux sont emprisonnés et battus régulièrement jusqu'à ce qu'une délégation de la Croix Rouge Internationale parvienne parfois à les faire libérer. La suite du rapport du Sous Préfet d'Akbou est éclairante :
“ De fin octobre à début décembre, allait reprendre une nouvelle vague d'arrestations de ceux qui avaient déjà été détenus, puis libérés vers le 15 septembre. Enfin il n'était plus question de centre d'interrogatoires : l'ALN exécutait sommairement, seules les personnalités avaient encore l'honneur de supplices et de tortures. Deux autres maires qui depuis l'indépendance n'avait été jamais inquiétés, furent tués en octobre et novembre. Un autre qui avait toujours été considéré comme pro-FLN put, ainsi qu'un conseiller général de même tendance, s'échapper de justesse en France après avoir eu un fils tué. Un autre conseiller général, ex-membre de l'Assemblée Algérienne, qui n'avait pas été inquiété jusque-là, fut abattu chez lui avec les autres hommes de sa famille, et toutes les femmes de la maison ont été emmenées par l'ALN et ont disparu. Dans chaque commune (groupant en moyenne 13 villages et 7 000 habitants) 30 à 50 personnes furent abattues - harkis ou moghaznis, chefs de village ou conseillers municipaux et jusqu'à des septuagénaires présidents de petites sections locales d'anciens combattants. Dans certaines communes, la totalité des harkis a été tuée ; dans d'autres, une vingtaine seulement. De spectaculaires et atroces suicides à la hache ou à la mort aux rats eurent lieu au moment des arrestations. Dans les petits villages, les exécutions avaient lieu sur place ou à cent mètres à l'écart à n'importe quelle heure du jour. Dans les chefs-lieux de communes, dès la tombée de la nuit l'ALN venait chercher en jeep tel ou tel qui était exécuté un kilomètre plus loin. Du 1er au 3 novembre, à l'occasion de l'anniversaire de l'insurrection on estimait à 70 environ le nombre de tués dans l'ensemble de l'arrondissement. Enfin eurent lieu des massacres généraux dans les villages qui avaient été les premiers à se rallier à la France en 1957. Ainsi arrivaient fin novembre 1962 à Marseille, convoyée par l'armée, 50 rescapés, femmes et enfants d'un village d'un arrondissement voisin où tous les hommes avaient été tués. (…) La répression massive se termina fin 1962, début 1963. Cependant elle devait continuer de façon épisodique, au gré sans doute des cadres locaux et, à titre de diversion, à l'occasion des difficultés locales. ”
Devant l'ampleur et la barbarie des massacres qui n'épargnèrent pas en maints endroits, femmes, enfants et parents des anciens supplétifs, le Premier Ministre Georges POMPIDOU demande le 19 septembre de reprendre “le transfert en France des anciens supplétifs menacés”. Malgré cela 60 000 à 150 000 selon les estimations seront mis à mort dans des conditions inimaginables : ébouillantés, enterrés vivants, lapidés…L'Armée française était encore sur place. Elle avait les moyens et le droit d'intervenir pour faire respecter les Accords d'Evian et protéger ceux qui avaient choisi la France, et empêcher ainsi qu'ils fussent torturés et assassinés pour avoir porté son uniforme. Elle fut sommée de rester l'arme au pied, pour selon Pierre MESSMER, “ne pas prendre le risque de recommencer la Guerre”. Aucun principe politique ou moral ne peut justifier une telle attitude : si le droit d'ingérence n'existait pas, les circonstances commandaient de l'inventer…… »
----------------
»…Vous n'avez pas l'air d'aller bien, ce soir : -)… »
► non, effectivement, j'ai quelque part honte de mon pays, et de ce mépris que vous affichez pour ceux qui l'ont défendu jusqu'au bout.
à Pierrrrre
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 14H15 | 19/11/2008 |
« municipalité de St Ouen (communiste), un nom récent de rue à la gloire du FLN. »
Son nom ?
« Et de nombreuses stèles en “ mémoire ” de gens du FLN abattus par l'armée française. »
Où ? Quels noms ?
« Et enfin, ces nombreuses “ rue du 19 mars 1962 ”, date qui a marqué l'assassinat de milliers de pieds noirs et d'une centaine de milliers de harkis »
Cette date est celle des accords d'Evian, qui n'incluaient pas de devoir massacrer qui que ce soit.
Par ailleurs, je ne cautionne pas une seconde l'assassinat des pieds-noirs. Ceux qui le furent, et ceux qui souffrirent le plus, une souffrance que je ne vous ai pas attendu pour connaître et reconnaître, venaient en majorité des classe moyennes et « basses ». Le grand colonat, qui les avait manipulés, avait eu depuis longtemps les moyens de se replier en France.
Je ne vous ai pas davantage attendu pour trouver indigne de la France le sort fait alors et depuis aux harkis. C'est une honte nationale, toujours pas effacée.
Je n'ai aucun mépris pour ceux qui se sont battus en Algérie, je pense notamment aux appelés. Mais pour les colons qui traitaient les Algériens en êtres de second rang, et qui furent à l'origine de cette guerre, pour l'OAS, pour les félons : mépris total. Au passage, les massacres de Sétif, ça ne vous dit rien ?
Puis-je quand même vous inviter à lire les quatre tomes du remarquable travail d'Yves Courrière sur cette guerre ? Histoire d'apprendre ce qu'est une opinion nuancée ?
De découvrir que cette guerre, qui fut une guerre de libération, ne vous en déplaise (et même si elle mit au pouvoir des gens qui, on le voit maintenant, ne valent pas mieux et ont trahi leur promesses), cette guerre eut ses crimes des deux côtés, aussi inexcusables. Alors vous serez bien gentil de ne pas être borgne, comme votre idole.
à Pierrrrre
De Ouchen
Lecteur | 11H50 | 19/11/2008 |
Des allégations récurrentes, aussi inexactes que tendancieuses, portant sur le nombre prétendument si élevé de harkis exécutés en Algérie, au lendemain de son indépendance, ne surprennent pas, en vérité. Une telle propagande mensongère et indigeste est principalement alimentée par les associations de harkis, pour les raisons que l'on devine.
A travers leurs sempiternelles criailleries, ces dernières tentent même de faire accroire que, comme fer de lance engagé dans la bataille contre la rébellion algérienne, le monde harki avait assumé le rôle principal, aux lieu et place des milliers de bataillons de l'armée française. Les harkis omettent simplement de préciser que leur représentation sur le terrain ne dépassait pas le rapport de 1 à 10. Autrement dit, pour 10 troufions alignés, 1 seul harki au mieux servait en qualité de supplétif. En clair, cela veut dire encore - pardon, d'insister là-dessus - que sur le chiffre officiellement rendu public de 500 000 soldats français envoyés en Algérie, le nombre des supplétifs harkis ne dépassait guère 50 000.
Au-dessus de cette limite, non seulement le rapport se serait trouvé faussé, chose que de Gaulle lui-même n'aurait jamais acceptée pour ne pas justement mettre en péril sa propre armée, mais la réalité voulait que, aux côtés des compagnies disséminées dans le pays, des petits casernements isolés recueillissent, à distance et sous bonne garde, ces groupuscules de harkis et autres mokhaznis combattant leurs propres coreligionnaires. A ce propos d'ailleurs, certaines vues de l'esprit ont laissé faussement entendre que ces forces supplétives, en se rangeant du côté français, entendaient ainsi exprimer leur attachement au statut quo colonial. Rien n'est plus faux, puisque, en majorité, ces harkis étaient constitués d'anciens rebelles capturés au combat ou simplement ralliés dans le cadre de la fameuse paix des braves appelée avec insistance de ses voeux par le président français.
Tout en ne pouvant feindre d'ignorer la très grande part de responsabilité prise par ces harkis dans les exécutions sommaires de leurs frères et soeurs, l'on ne peut non plus passer sous silence l'assassinat regrettable d'un certain nombre d'entre eux, durant la période s'étalant du cessez-le-feu (19 mars) à la déclaration d'indépendance (3 juillet 1962). Il est vrai qu'ici ou là, à l'exemple des règlements de compte intervenus en France, au lendemain de l'occupation allemande, ces harkis, désignés comme traîtres à leur pays, ont souvent été affreusement torturés et tués, parfois même sous les applaudissements de la foule. Ceux-là n'avaient pas eu, en effet, la chance offerte à quelques-uns de leurs camarades de se mêler aux bagages de l'armée française se repliant précipitamment sur l'autre rive de la Méditerranée.
Bien qu'elles soient, aujourd'hui encore, fort déplorables, de telles atrocités restent néanmoins bien en-dessous, hélas, de celles commises par ces mêmes traîtres sur leurs propres coreligionnaires, ne l'oublions pas !
à Ouchen
De jean.pierre
12H20 | 19/11/2008 |
forcément t'as oublié leurs femmes enceintes éventrées………
à Ouchen
De Béatrice1
| 17H03 | 19/11/2008 |
Bah… bel exemple de négationnisme, particulièrement gerbant.
à Ouchen
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 17H32 | 19/11/2008 |
Ce serait bien de ne pas minorer le rôle honteux de la France dans cette affaire, ni de majorer celui des harkis, dont on voir bien qu'ils sont, quoique pas plus féroces que les fellaghas - ni moins, les perdants de l'histoire.
Les atrocités furent à peu de choses près le mêmes des deux côtés, mais honte d'abord sur ceux en France qui, par calcul, se firent « battre les chiens entre eux ».
à Pierrrrre
De JP_JP
12H35 | 19/11/2008 |
Une connerie à écrire ?
Pierrrr pour vous servir !
à Pierrrrre
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 13H42 | 19/11/2008 |
réponse au Pierre ….
Les villes qui ont bâtisé ne rue du 19 mars 62, sont des villes de gauche et non pas la mienne …
Il fallait faire cette rectification….
Bref, ne pas mettre tout le monde dans le même sac …
Autrement sur le reste , vous avez entièrement raison…
cqfd
à Ouko
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 14H17 | 19/11/2008 |
Et toi tu aurais encore plus raison de répondre à mon courriel.
Allez, un petit effort pour me montrer ton courage : -)
à compte supprimé 22
De pointilleur des lilas
16H37 | 19/11/2008 |
Il ne le fera jamais.
C'est un leurre, qui essaie d'exister.
à pointilleur des lilas
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 17H37 | 19/11/2008 |
Je le sais, mais ça m'amuse !
Ceci dit, il existe (sauf que parfois je me demande si ce n'est pas une invention de Rue89 qui - rrhhôô les vilains - voudraient faire passer les gendedroite pour des buses majuscules).
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 11H42 | 20/11/2008 |
« Mais quand même , cela fait drôle pour moi de lire ça …
et pour toi PMB ? ? ? ? ! ! ! ! ! »
Ça me fera encore plus drôle de lire ta réponse à mon courriel, pauvre type qui, en plus d'être un dégonflé, joue les fouille merde.
Isa, dont je me demande bien où elle poste ici, et donc pour quoi tu en parles, est majeure et vaccinée et s'adresse à des gens vaccinés. Elle est de gauche ? Tant mieux, elle vaut donc mieux que toi, ridiculisant et déshonorant la droite - qui mérite tout de même mieux comme champion. Donc, ton indignation de Tartufe, tu peux t'en faire une capote.
Alors, ta réponse par mail à mon mail, elle vient, lâche ?
Edit : ce post fait référence à une oukonerie supprimée. Bon, zinquiétez pas, il va bientôt nous en ouker une autre…
à Pierrrrre
De battuta
adorateur de la lune | 17H13 | 19/11/2008 |
pierrrrrre toujours aussi manichéen… donc vu que l'on a massacré des harkis on doit célébrer l'OAS ?
ok mais alors vu que les russes ont massacré des civils allemands il nous faudrait une bonne stèle à la gloire des ss d'ouradour : y a bien des rues stalingrad… Pieeeeerrre Noel approche, il est encore temps de te commander un cerveau…. bisous fafounet
De Pierrrrre
19H10 | 18/11/2008 |
Albert Dovecar :
Né le 19 juillet 1937, il souscrit un contrat d'engagement au titre de la Légion étrangère le 5 avril 1957 à Marseille, sous l'identité de Dodevart Paul, né à Vienne en Autriche le 20 février 1938. 1960.
Blessé au combat et titulaire de trois citations, et après la participation de son régiment au putsch, il décide de rompre son contrat le 27 avril. 1961 en rejoignant l'OAS.
Il intègre les commandos Delta de l'Organisation armée secrète (OAS)
Jugé et condamné à mort par la justice française, il est fusillé par un peloton d'appelés du contingent le 7 juin 1962, au « Trou d'enfer » en banlieue parisienne
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Claude Piegts,
pied-noir, terroriste , né le 1er janvier 1934 à Castiglione (Algérie), était vendeur à Alger, engagé dans les commandos Delta D de l'O.A.S. dirigés par Roger Degueldre, et fusillé le 7 juin 1962 au fort du Trou-d'Enfer (Marly-le-Roi).
Claude Piegts fit partie des commandos Delta D de l'Organisation armée secrète (O.A.S.) sous les ordres du Lieutenant Roger Degueldre pendant la Guerre d'Algérie. Il participa avec Albert Dovecar à l'assassinat du commissaire central d'Alger Roger Gavoury le 31 mai 1961. Jugé et condamné à mort par la justice française et fusillé, à Marly-le-Roi le 7 juin 1962.
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Roger Degueldre
Né dans une famille ouvrière, d'un père cheminot et d'une mère au foyer, il fuit, avec sa famille, l'occupation allemande en 1940 pour se réfugier dans le sud de la France. En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s'engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP) aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc » sous l'occupation allemande.
À la Libération, il s'engage dans la 10e Division d'infanterie motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar en janvier 1945, puis à la Légion étrangère (1er régiment étranger de parachutistes), sous l'identité de Roger « Legueldre » né le 18 septembre 1925 à Gruyères (Fribourg) Confédération Helvétique. Par décision ministérielle, il reprend son identité le 28 septembre 1955.
Il gagnera ses galons en Indochine en étant décoré de la Médaille militaire pour acte de courage (porte secours au capitaine de Blignières et au sous-lieutenant Boutot sous le feu de l'ennemi) pendant la guerre d'Indochine.
Après la chute de Điện Biên Phủ, il participe au conflit algérien, où il est décoré de la croix de la Valeur militaire.
Pendant la semaine des barricades à Alger (janvier 1960) il est présent avec son régiment, toujours fidèle au gouvernement français. Engagé dans la défense de l'Algérie française, il est alors soupçonné d'avoir participé au complot avorté de décembre 1960, contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger. Il est muté au 4e régiment étranger de parachutistes. Niant les faits, convaincu de la nécessité de la lutte armée, il passe alors dans la clandestinité le 11 décembre 1960.
En 1961, il est le créateur et responsable des commandos Delta de l'Organisation armée secrète (OAS). Le 15 mars 1962, à 10 h 45 un « commando Delta », pénètre au centre social de Château-Royal dans la commune d'El-Biar, près d'Alger. Dans la salle de réunion étaient rassemblés six dirigeants des centres sociaux qui furent alignés contre un mur de la cour et abattus à l'arme automatique.
Le 7 avril 1962, le lieutenant Roger Degueldre, chef des commandos Delta, est arrêté ; il est ensuite traduit en justice, et condamné à mort. Il est fusillé le 6 juillet 1962 au Fort d'Ivry. Une balle seulement sur les onze du peloton d'exécution l'atteint. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce s'y reprendra à six fois avant que Degueldre ne meure.
Jean-Marie Bastien-Thiry
Aîné des sept enfants d'une famille de tradition militaire — il est reçu en 1947 à l'École polytechnique ; diplômé de Supaéro, il choisit d'entrer dans le corps des ingénieurs de l'armement et se spécialise dans les engins air-air ; il devint ingénieur militaire principal de l'Air en 1957.
Partisan de l'Algérie française, il perçoit la séparation d'avec l'Algérie comme « plus grave encore que celle d'avec l'Alsace-Lorraine ». Mais c'est pour tenter de mettre fin à ce qu'il voit comme l'immobilisme de la France face à la persécution des harkis et des français d'Algérie qu'il organise contre le général de Gaulle l'attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962. Il estimait trouver dans les propos de Saint Thomas d'Aquin — sur la légitimité que peut avoir dans certains cas le régicide — la conciliation entre son projet et sa religion catholique.
Extrait de sa déclaration lors de son procès : « […] nous étions sincèrement partisans de l'Algérie française, […] mais nous concevions qu'il y eût d'autres solutions pour l'avenir algérien, solutions pouvant être défendues de façon honnête et sincère ; l'impératif absolu, […] étant […] de faire respecter la vie, la liberté et les biens des millions de Français de souche et de Français Musulmans vivant sur cette terre. »
Arrêté en septembre 1962 à son retour d'une mission scientifique en Grande-Bretagne, il est inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Son procès se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Son avocat est maître Jacques Isorni. Il fut condamné à mort en tant que commanditaire de cette tentative d'assassinat, tout comme les tireurs du commando. Il est déchu de son titre de chevalier de la Légion d'Honneur et emprisonné à la prison de Fresnes au quartier des condamnés à mort
Les deux tireurs obtiennent la grâce du Président de la République, mais le général de Gaulle refuse celle du colonel Bastien-Thiry, décision qu'il explique par deux raisons : Bastien-Thiry a fait tirer sur une voiture occupée par une femme et, contrairement aux autres membres du commando, il n'a pas pris de risques directs. De Gaulle, parlant des partisans de l'Algérie française, aurait alors eu ce mot : « Ils veulent un martyr, eh bien, ils l'auront ! ».
Suivant les règles des condamnations à mort par la Cour militaire, le colonel Jean Bastien-Thiry fut fusillé devant un peloton d'exécution au fort d'Ivry le 11 mars 1963 à 6h39, une semaine après que le verdict fut rendu. Son exécution donna lieu à la plus grande organisation de l'histoire de la justice française, avec plus de 2000 policiers et 35 voitures mobilisées pour éviter son évasion.1. Ce sera le dernier condamné à mort par une cour militaire, et donc le dernier à être fusillé en France2. Son corps fut enfoui dans le carré des suppliciés du cimetière parisien de Thiais.
Une considération médicale aurait néanmoins pu obtenir cette grâce : Bastien-Thiry aurait fait une courte dépression nerveuse 3 ans auparavant ; mais par décision du condamné, la demande de recours en grâce n'en fit pas état 3. D'ailleurs l'expertise psychiatrique menée peu après son arrestation avait conclu « Il n'existe pas de tendances dépressives, même liées à sa situation actuelle.[…] Il n'est absolument pas un passionné, au sens psychiatrique du terme, ni un exalté. »
sources : Wikipédia
à Pierrrrre
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 19H12 | 18/11/2008 |
Wiki n'est pas vraiment fiable à 100%… http://adjimdanngar.over-blog.net/
à Pierrrrre
De A Serbe
19H27 | 18/11/2008 |
Tous des criminels et des terroristes, quoi …
à A Serbe
De jean.pierre
19H53 | 18/11/2008 |
ouais tu préferes le sac………