
« Monsieur D. » met en grève la psychiatrie marseillaise
L'annonce du retour de ce malade violent a déclenché une grève des agents hospitaliers, qui dénoncent le manque de moyens.

L'emballement médiatique provoqué par le retour de « Monsieur D. » dans une unité psychiatrique marseillaise a surpris tout le monde. Les agents hospitaliers grévistes comme la direction de l'Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM).
Il faut dire que le cas de « Monsieur D. » est hors norme. Ce patient présente « une pathologie psychiatrique lourde » couplée à des caractéristiques physiques « ahurissantes », selon Gérard Avena, de SUD santé-sociaux AP-HM. Un colosse de 2m03 et 140 kilos que le représentant syndical décrit comme « sociopathe ». (Voir la vidéo)
Un diagnostic que confirme, en le nuançant, Didier Stingre, directeur à l'AP-HM et référant pour la psychiatrie :
« C'est un patient psychiatrique à l'identique de tout autre patient, avec une pathologie certes lourde. Effectivement, ce qui le singularise, c'est une force physique un peu hors du commun.
“Il nous a néanmoins été adressé après un avis expertal d'essence médicale. C'est-à-dire que des psychiatres ont décidé qu'il était parfaitement apte à être accueilli dans une structure hospitalière classique, évidemment ayant une orientation psychiatrique telle que la nôtre.”
Révélateur d'un “manque de moyens”
Parce que “les conditions d'accueil et de prise en charge de ce patient ne sont pas réunies”, les agents hospitaliers se sont mis en grève illimitée depuis lundi 29 septembre. Ils souhaitent, expliquent-ils, “pouvoir prodiguer leurs soins dans les meilleures conditions de sécurité pour eux-mêmes et pour les patients qui leur sont confiés ainsi que pour l'environnement immédiat”.
“Il y a cinq ans déjà, poursuit Gérard Avena, son passage par l'hôpital de La Timone a laissé de très mauvais souvenirs. C'est quelqu'un qui recherche une satisfaction immédiate et s'il ne l'obtient pas, il cogne.”
Mais pour les agents, le cas de “Monsieur D.” est révélateur des difficultés d'un secteur qu'ils estiment, depuis de trop nombreuses années, vidé de ses moyens, en nombre de lits comme en personnel. Un secteur qui pâtit du “désengagement des pouvoirs publics”. (Voir la vidéo)
Un constat que ne partage pas Didier Stingre :
“La psychiatrie marseillaise se porte très bien. Nous avons ouvert en 2006 deux nouvelles structures (sur les sites de la Conception et de Sainte-Marguerite, ndlr) d'essence tout à fait contemporaine, à la fois dans leur architecture, dans leur organisation, dans leur mode de prise en charge, avec les effectifs et les personnels qui ont été négociés entre la direction et les organisations syndicales.”
Il considère la féminisation de la profession d'infirmière comme “un fait de société, un fait démographique” et rappelle que la présence massive d'infirmiers se justifiait à une époque où “les pratiques étaient des prises en charge de confinement, proches d'un univers carcéral. Vingt-cinq ans plus tard, elles ont considérablement évolué”.
Une profession de plus en plus féminisée
“Il n'empêche, note encore le syndicaliste, la profession est aujourd'hui féminisée à plus de 80%. Dans les écoles d'infirmières, bien souvent, les stages de psychiatrie ont lieu dans des maisons de retraite. Le personnel n'est donc pas formé à la violence de certains patients.”
“Si tout allait bien, comment alors justifier qu'il faille envoyer un patient comme Monsieur D. dans tous les services psychiatriques de la région pour permettre aux équipes de souffler entre temps ? ”, interroge un agent.
Monsieur D. devait arriver en début de semaine en provenance de l'unité spécialisée de Montfavet, dans le Vaucluse. Le mouvement des agents hospitaliers a reporté son arrivée de quelques jours.
Jeudi 2 octobre, une assemblée générale des personnels devrait décider de la poursuite du mouvement de grève. Du côté de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) et de la direction de l'AP-HM, il a été proposé de mettre à disposition un vigile au sein de l'unité psychiatrique. Cela sera-t-il suffisant ? Didier Stingre :
“Notre patient est dans la reconnaissance de l'autorité qui se manifeste par un certain nombre de symboles, l'uniforme par exemple. Donc la présence d'un vigile, en dehors de la sécurité apportée aux personnels, aura un rôle sur le comportement du patient car il est dans une forme d'hyper-respect de l'autorité.”
Même si, pour les agents de la Conception, il n'est pas question “de refuser l'accueil à une personne en souffrance”, Gérard Avena rappelle qu'il y a quelques années, il avait fallu “pas moins de 15 agents pour parvenir à maîtriser Monsieur D”.
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à ClemClemClem
De orties
09H50 | 01/10/2008 |
Je suis d'accord avec votre post, mais pourquoi protester contre l'appellation d'« agents » ? La confusion avec les agents de police n'est guère plausible. On parle bien d'agents du fisc, de l'éducation nationale ou de toute autre administration.
à ClemClemClem
De jexiste
si, si | 11H03 | 01/10/2008 |
On ne fait plus de psychothérapies dans les hôpitaux psy depuis 1992.
On donne des cachetons, des gouttes, des coups, on fait des piqûres, et c'est tout.
Les malades ayant testé clinique privée et hôpital psy préfèrent la clinique.
Le personnel y est moins nombreux, a une charge de travail plus importante, mais néanmoins se soucie du malade et trouve le temps de lui parler, de discuter avec lui.
Dans les hôpitaux psy, les infirmiers et infirmières passent le plus clair de leur temps à papoter dans leur cage de verre : des conjoints, des enfants, du week-end ou des congés, des vacances, et des actions syndicales.
à jexiste
De jexiste
si, si | 11H36 | 01/10/2008 |
Je suis un peu sévère, là.
Il reste quand même les ateliers pâte à modeler où les « patients » qui peuvent le tolérer sont infantilisés à souhait…
à jexiste
De Louve Bleue
en survie | 08H58 | 02/10/2008 |
C'est faux ! ! ! Et dans les cliniques privées on « choisit » les malades ! Je suis une soignante psy. en syndrome d'épuisement professionnel. Alors quand vous dites qu'on papote ! J'ai envie de hurler ! Mettez moi la camisole de force avant que je fasse un malheur ! ! ! !
à Louve Bleue
De jexiste
si, si | 12H26 | 02/10/2008 |
A ma connaissance, dans le privé, c'est plutôt le malade qui choisit.
Il existe entre cliniques privées (sauf agréments exceptionnels) et hôpitaux publics une différence de taille dont je n'ai pas parlé et qui peut expliquer une part des dérives : seul le public est habilité à faire des internements sous contrainte (internements à la demande d'un tiers et internements d'office).
à jexiste
De Louve Bleue
en survie | 09H56 | 03/10/2008 |
Non, les cliniques refusent de prendre en charge les malades trop agités , violents, donc elles « choisissent » bien. La demande du patient peut donc être rejetée.Et elle l'est !
à Louve Bleue
De jexiste
si, si | 12H45 | 03/10/2008 |
Reste que ceux qui y sont ne le sont pas contre leur gré.
Pour autant que je sache, le plus gros problème des hôpitaux psy n'est pas le malade dangereux (qui reste un cas rare) mais celui qui risque de faire un procès pour internement abusif à sa sortie.
à ClemClemClem
De LGX
Acheteur | 12H55 | 01/10/2008 |
Salut.
Je suis entierement d'accord avec DBL8.
Le soigner ok. Ca fait combien de temps qu'on le soigne ? Est il soignable ?
Et si non, on en fait quoi du Hulk ? On le bute ? Non.
On le remet dehors ? Surement pas. Alors on le met ou ?
à ClemClemClem
De henribourso
14H25 | 01/10/2008 |
Va faire un tour en Psy et tu comprendra que l'encadement en a marre de ce genre de cas et est disposé à te le leguer, grosse tache ! !
à henribourso
De jexiste
si, si | 14H33 | 01/10/2008 |
Et oui, traiter contre leur gré des non malades, c'est quand même vachement plus facile, hein ?
à jexiste
De Louve Bleue
en survie | 09H23 | 02/10/2008 |
S'ils ne sont pas malades ! Que font-ils à l'hopital ? S'ils troublent l'ordre public, ils doivent donc aller en prison ?
Non, le « fou » est bien malade mais n'en est pas conscient au moins au début. Il faut donc le protéger d'abord contre lui-même et le soigner contre son gré. On fait ce qu'on peut et pas toujours avec les bons moyens. Le soigant gréviste l'explique très bien Revisionnez ses commentaires. Et merci à RUE 89 de « parler » d'une info importante pour tous.
à Louve Bleue
De jexiste
si, si | 12H34 | 02/10/2008 |
Les internements abusifs sont légion. Et personnellement, je ferais bien interner tous ceux qui restent dans le déni à propos de ce trouble psychiatrique majeur.
Voici présenté dans ce texte un excellent ouvrage à lire sur la question :
http://psychotrope.canalblog.com/archives/2006/09/24/2767298.html
à henribourso
De Gina Grimont
21H04 | 01/10/2008 |
@henribourso
Pourriez arrêter à chaque commentaire de traiter les gens de grosse tâche ? ! C'est de l'énervement bas de gamme et ça ne fait pas avancer le débat.
à henribourso
De ClemClemClem
étudiante en psychologie clinique | 09H37 | 02/10/2008 |
@henribourso : Mais j'y vais régulièrement, chère « grosse tache » (c'est ainsi qu'on se salue désormais ? chouette ! ) au lieu de parler de monsieur D comme d'un objet à déplacer, interrogez vous sur le fonctionnement global de la psychiatrie… en commençant par votre propre discours !
à ClemClemClem
De Louve Bleue
en survie | 08H51 | 02/10/2008 |
Vous avez raison. Et les soignants en grève (mais ils travaillent quand même) le font pour çà. Je suis soignante en psychiatrie, pas à Marseille, mais les conditions de travail en psychiatrie PARTOUT en France sont EPOUVANTABLES et DANGEREUSES : pour les malades et pour les soignants ! ! ! Cela s'aggrave encore d'ailleurs depuis quelques mois.
La grève de Marseille n'est pas la première. Il y en a eu une à AUCH qui a duré environ 2 mois cet été. Et çà ne veut pas dire que là où il n'y a pas de grève ,il n'y a pas de soucis ! Hélas…
Entre autres chose : manque affolant de psychiatres qualifiés (Deux, là ou six seraient nécessaires ! ), manque d'infirmiers spécialisés (le diplôme spécifique a été supprimé vers 1992)
manque de lits
etc… On veut « traiter » la psychiatrie comme la médecine ou la chirurgie…Et çà nous amène des charges de travail supplémentaires irraisonnées souvent.
Je ne dis pas non plus d'ailleurs que la nouvelle marche forcée de travail en médecine ou chiurgie soit bonne !
Le syndrome d'épuisement professionnel : vous connaissez ? Moi , oui ! ! ! ! Et beaucoup de mes collègues aussi. Mais quand les DRH s'en mêlent c'est pour accentuer les pressions par la perversion des solutions. J'en dirais pas plus, j'ai pas le droit….
à ClemClemClem
De sujetduprince
14H34 | 02/10/2008 |
agent des services hospitalier … c'est ainsi que l'on nomme ce qu'anciennement on appelait les femmes de menage …les autres sont des infirmiers, des aides soignants,des éducateurs, des secretaires medicales etc…
mais cela demontre bien comment est considéré depuis longtemps le soignant en psychiatrie : un sous infirmier qui fait de la psychiatrie parcequ'il est pas assez bon pour faire de la médecine noble : cardio, neuro
après une periode faste on retourne aux gardes fous …exit le diplome de psychiatrie et les infirmiers specialisés… l'infirmier tout venant fait l'affaire
et meme s'il est souvent bien gentil les competences des anciens qui avaient eu une formation specifique … (les vieux cons qui avaient un vrai diplome) … il ne les possedera jamais ou de façon empirique par essais erreurs sur de la matière humaine
la psychiatrie est morte … le medcament miracle l'a tuée … le fou se soigne comme le grippé : deux ou trois cachets et dehors (et tant pis pour la population qui les cotoie chaque jour sous forme de s.d.f. plus ou moins « abordables » ou de voisins de pallier que l'on evite soigneusement de croiser dans l'escalier
sinon … on peut faire passer un patient d'un etablissement à l'autre pour eviter l'essouflement de l'équipe …essouflement qui s'aboutit généralement en maltraitance : enfermement longs longs et arret des « essais therapeutiques » qui necessitent une prise de risque calculée.
De marie 75 3563
07H53 | 01/10/2008 |
et la baisse de 30% du points Ircantec ?
Les pédiatres :
La retraite des PADHUE « IRCANTEC »
Grève le jeudi 16 octobre 2008
La majorité des PADHUE travaillant dans les hôpitaux sous différents
statuts sont concernés par la reforme de la retraite IRCANTEC.
Ils sont particulièrement lésés du fait d'une entrée souvent plus tardive
dans leurs fonctions, ce qui aura comme conséquence moins d'années de
cotisation.
La FPS cherche une solution pour la retraite des PADHUE et proposera
quelques pistes à la tutelle.
Par ailleurs tous les PADHUE travaillant dans les hôpitaux cotisant à l'
IRCANTEC sont inquiets par la perspective d'une détérioration de leurs
retraite avec la nouvelle reforme. Ce sera une double pénalisation pour
les PADHUE.
La FPS dépose un préavis de grève totale le jeudi 16 octobre 2008.
à marie 75
De orties
09H46 | 01/10/2008 |
Si vous ne parlez que par sigles, comment voulez-vous que le commun des mortels vous comprenne ?
De plus, le cas d'un malade violent n'a pas grand chose à voir avec les cotisations IRCANTEC, à moins que les agents hospitaliers n'aient pris pour prétexte vis à vis des média l'arrivée de Monsieur D. comme justification de leur grève alors qu'il s'agit de revendications catégorielles.
Ce n'est pas très honnête, alors que leur travail et les conditions dans lesquelles ils l'effectuent méritent une toute autre considération.
De marie 75 3563
07H56 | 01/10/2008 |
les hospitaliers n'en peuvent plus …
La nouvelle gouvernance, une absurdité
Grève …..
Syndicat National des
Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs
Membre adhérent et fondateur de l » Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers, INPH
Membre adhérent de la Fédération Européenne des Médecins Salariés, FEMS
Membre adhérent et fondateur de la Fédération de la Permanence des Soins
Hospitalière FPSH
Docteur Michel Dru Docteur Nicole Smolski
Président Vice-Présidente
www.snphar.com
PH, SAUVONS NOS RETRAITES : PREAVIS DE GREVE 16 et 17 OCTOBRE.
Le SNPHAR a pris connaissance des textes officiels parus le 23 septembre
dernier modifiant l'IRCANTEC. Ces textes réglementaires amputent notre régime de retraite complémentaire
de 30 %. Les PH, qui cotisent toute leur carrière à cette caisse, sont pris de
plein fouet par cette réforme, quel que soit leur âge. Cette réforme n'était pas justifiée par les audits de l'Ircantec, c'est un
passage en force qui va avoir de lourdes conséquences en terme
d'attractivité des carrières hospitalières. La baisse drastique de nos retraites est une rupture du contrat social
qui a participé à nous faire choisir la carrière hospitalière.
Les pouvoirs publics qui avaient pour mission de limiter le retentissement
de cette baisse importante n'ont toujours pas répondu aux attentes des
praticiens hospitaliers. Les propositions sont très éloignées des demandes
émises par les intersyndicats de praticiens hospitaliers.
Le SNPHAR rappelle ses exigences :
- Pas plus de 40 annuités pour une pension à taux complet, car, outre 5 à 7 ans de travail de nuit pour nos carrières à gardes, nous
travaillons plus de 48 heures hebdomadaires, soit bien plus que le temps
réglementaire des autres salariés. Nous avons participé à l'effort
collectif en passant de 37,5 annuités à 40, nous n'accepterons pas une
annuité de plus.
- Pas de taux de remplacement inférieur à 66% du dernier salaire, comme le
prescrit la Loi Fillon.
- Respect des protocoles d'accord de 2005, toujours pas appliqués (cotisation sur toutes les astreintes notamment).
- Elargissement de l'assiette de cotisation IRCANTEC à toutes les primes et
proratisation pour les temps partiels.
Devant la gravité des conséquences de cette réforme, le SNPHAR appelle les
praticiens hospitaliers de toutes les spécialités médicales et
chirurgicales à une grève des soins urgents et non urgents les 16 et 17
octobre.
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 08H37 | 01/10/2008 |
» Dans les écoles d'infirmières, bien souvent, les stages de psychiatrie ont lieu dans des maisons de retraite. Le personnel n'est donc pas formé à la violence de certains patients. »
Vous oubliez sans doute les unités protégées pour les malades d'Alzheimer qui bien souvent sont violents, voire très violents ; là aussi le problème de la gestion se pose ! Que faire dans ces cas reconnus de démence ?
à supprimé à la demande du riverain 23 mars
De marie 75
3563
08H44 | 01/10/2008 |
Santé-Action sociale :
8000 personnes ont manifesté à Paris pour défendre leur pouvoir d'achat.
à marie 75
De jexiste
si, si | 14H37 | 01/10/2008 |
Et combien d'usagers a-t-on laissé manifester pour défendre leur droit à la vie ?
à supprimé à la demande du riverain 23 mars
De Louve Bleue
en survie | 10H02 | 03/10/2008 |
Toutes les formations du monde ne résoudront pas le manque de moyens qui en psychiatrie sont des besoins humains principalement…
De m a i a
aquoiboniste | 09H12 | 01/10/2008 |
Je suis sensible à cet article, bien entendu…
Je comprends le desarroi de ces soignants face au manque de moyens humains qui leur permettraient d'exercer leur fonction avec plus de sérénité et dans l'esprit de leur engagement en psychiatrie.
En hôpital psychiatrique, les malades sont tous difficiles à leur façon, et il ne s'agit pas seulement de leur donner quelques pilules de toutes les couleurs pour traiter la pathologie.
Même un malade « calme » est une dificulté quant on s'attache à le connaître et à s'impliquer dans les soins que parfois lui-même ne demande pas…
Alors, bien sûr, un malade plus particulier, corpulent, un peu violent ou impulsif crée une tension et un éveil permanent vers l'incident qui peut arriver.
Or la vie en HP est déja quotidiennement faite de ces difficultés, il y a beaucoup de patients et peu de personnel, des locaux parfois inadaptés aussi.
J'ai vécu cela du côté « soignés » et le travail du côté « soignants » est une infinité d'instants « sur le fil » qui pèsent sur les nerfs et la patience ; s'il faut maintenant y ajouter l'angoisse de la « gestion » d'un malade qu'on sait particulier et que les services se « refilent » (il y a bien une raison à celà, dans l'éduc nat on se refile bien des élèves tant il faut préserver les forces de chacun au bénéfice de tous les autres…), la coupe déborde, je le conçois.
L'idée du vigile me paraît introduire dans une structure de soin une dimension étrange et peut-être déviante de l'objectif initial. Pourquoi proposer la « facilité » quand les professionnels de soin sont à même de déterminer précisément leurs besoins, pour le bien du malade ?
Car le bien du malade sera-t-il vraiment assuré dans ces conditions ? J'en doute…
De orties
10H04 | 01/10/2008 |
Ayant de mon côté vécu un passage en service psychiatrie en tant qu'externe en médecine, je peux vous assurer que la violence physique des patients n'est pas le seul problème que rencontre le personnel, alors que c'est celui dont on parle le plus.
Leur détresse est parfois si difficile à supporter qu'il faut aux soignants un sacré recul et surtout un bon équilibre mental pour tenir le coup. Leur travail est TRES difficile et mal reconnu (et récompensé), et cela justifie leurs revendications.
à orties
De m a i a
aquoiboniste | 10H50 | 01/10/2008 |
Je vous suis tout à fait, c'est ce que je voulais dire par : « Même un malade “ calme ” est une dificulté quant on s'attache à le connaître et à s'impliquer dans les soins que parfois lui-même ne demande pas… »
Votre travail est infiniment difficile et précieux, soyez sûr de la reconnaissance des patients.
à orties
De comptesuprimé30
hestia | 11H38 | 01/10/2008 |
Tout comme vous orties j'ai eu à cotoyer dans un service d'URGENCE (Henri MONDOR/Creteil) les patients violents.
Certes la violence physique est difficile à maitriser mais des formations, des techniques permettent d'essayer de la canaliser.
Vous avez raison de nous dire ce ras le bol des soignants qui s'usent à essayer de donner des soins sans moyens.Ils n'ont aucune reconnaissance et travaillent en flux tendu pour essayer de ne pas laisser en detresse les personnes en souffrance.Chapeau à eux.
De TslH
09H14 | 01/10/2008 |
En même temps, c'est toute l'assistance publique qui est en manque de moyen, l'un des problèmes majeur venant de la gestion du peu de moyen qu'on leur accorde : Hopital Tenon, Paris 20e, cardiologie : 1 infirmière pour 16 patients, pas d'aide-soignante. Deux détresses cardiaques en même temps, merci au SAMU d'accepter d'intervenir dans les hôpitaux…
De orties
10H37 | 01/10/2008 |
Fausse manip. Désolée
De orties
10H11 | 01/10/2008 |
Je connais quelqu'un, vous savez, un certain nabot surexcité hyper-dévastateur, dont on se demande si ça ne lui ferait pas de bien de faire un petit tour en HP.
Et ce serait bien de le faire tourner d'unité en unité, parce que le personnel se retrouvera, sans aucun doute, sur les rotules au bout de peu de temps, bien que l'on puisse penser que son gabarit ne posera aucun problème. Mais sa pathologie est très lourde. Lui non plus, il ne supporte ni l'attente ni la contrariété.
Après, qui sait, il ferait peut-être comme Mitterrand en son temps : il remercierait généreusement les centres qui l'auront accueilli…
On peut rêver !