
Petite enfance : les crèches sont bien la panacée
Le journal La Provence, dans un article intitulé « Recherche nounou désespérément », a récemment abordé le problème crucial de la petite enfance et du déficit de crèches à Marseille. Selon le quotidien, il manquerait 1300 places d'accueil pour les petits Marseillais. Ce chiffre est sans doute sous-estimé, car il ne comptabilise que les demandes exprimées. Lors de la campagne des élections municipales, la gauche avait avancé le chiffre de 5000 besoins réels.
L'article, essentiellement descriptif, détaille la galère des parents et établit un catalogue exhaustif des pistes à leur disposition. Il n'aborde malheureusement pas le fond, qui fait que Marseille étant l'une des villes françaises où la natalité est la plus forte, est aussi l'une des villes où la politique locale en matière de petite enfance est la plus déficiente.
La Ville de Marseille reste timorée sur les investissements nécessaires, considérant que l'essentiel n'est pas de construire des crèches mais d'« encourager les initiatives privées complémentaires de l'action municipale ».
Ainsi, seule la moitié du Contrat Enfance 2003-2007 a été réalisée et la reprise de la natalité en 2000 n'a pas été anticipée. Derrière le débat bien politique de savoir si la crèche est ou non la panacée, des milliers de familles se trouvent devant une difficulté souvent insurmontable, que décrit bien La Provence.
Un regard plus global
Aborder le problème de la petite enfance du seul côté du service à la population est tout à fait restrictif. D'abord, ce n'est pas étranger à la capacité de développement social et économique de la ville et à son attractivité. Comment convaincre des entreprises de s'implanter sur notre territoire, des emplois qualifiés de s'y installer, s'ils éprouvent les pires difficultés à se loger, à se déplacer ou faire à garder leurs enfants ?
Le problème dépasse donc celui des seuls « usagers ». Investir dans la petite enfance, ce n'est pas uniquement résoudre un problème social, aussi crucial qu'il puisse être. C'est aussi investir pour la ville, pour son avenir, pour son développement. (voir la vidéo mise en ligne sur le site pacamomes.com)
Et puis, il y a aussi tout les effets induits qu'il y aurait à débloquer le problème. Par une heureuse coïncidence, le journal Libération du même jour aborde cet aspect. Une étude pilotée à Grenoble auprès de 1500 familles par Eric Maurin, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, démontre très clairement les bénéfices des crèches sur l'emploi des femmes.
« A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75% avaient un emploi avant la naissance, elles ne sont plus que 65 % au moment de l'inscription en maternelle. Cette baisse est toutefois beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées.
“En créant 100 places en crèche nouvelles, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail. 100 places en crèche se substituent à 70 places chez un assistant maternel. Les 30 enfants restant sont gardés par les parents, c'est à dire les mères. En créant 100 places, on permet à 1 mère sur 2 d'éviter de garder son enfant, et ainsi de retrouver son emploi.”
L'étude montre également que l'investissement public consenti pour les places de crèches est vite rentabilisé :
“Sachant qu'une place en crèche coûte 15 000 euros par enfant et par an, 100 places nouvelles font 1,5 million. C'est cher. Mais il faut voir que ces places nouvelles se substituent à d'autres modes de garde eux aussi très coûteux.
‘Une fois ces économies prises en compte, le coût net des 100 places tombe à environ 650000 euros. A cela il faut ajouter les 15 mères supplémentaires en activité et leur contribution à l'économie. On peut évaluer à 600 000 euros le surcroît de ressources générées par leurs emplois. Cela équilibre les dépenses.’
Enfin, c'est sans parler de l'effet à long terme sur la carrière des femmes :
‘En évitant une sortie de longue durée du marché du travail, les crèches évitent une déqualification dont on sait qu'elle a des effets à long terme. Les femmes concernées seront plus productives tout au long de leur vie.’
Pour la société dans son ensemble les crèches sont donc beaucoup moins coûteuses que ce qu'on agite en permanence. Comme pour beaucoup de problèmes sociaux, une autre façon de voir est de globaliser les nuisances et les investissements nécessaires. Mais ceci exige aussi une petite révolution dans l'approche politique.
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De l´axe du bien
12H29 | 30/09/2008 |
« les crèches sont bien la panacée. »
Non, le mieux, c´est des usines dortoirs, et des hublots sur l´estomac des gamins pour les nourrir et leur filer leurs médocs…
De L'amie
de passage | 12H37 | 30/09/2008 |
Petite enfance , petite voix …c'est bien dommage qu'on ne soit plus attentif à leur égard . Ces petites personnes mériteraient que la voix des grands s'élève pour eux , alors , un grand merci pour cet article !
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H40 | 30/09/2008 |
Mairie de droite à la botte de son (centi)maître Niko-la-Kame, appliquant une politique de droite : tout est normal.
De Gilgamesh157
Raleur professionnel | 13H02 | 30/09/2008 |
Etant jeune papa depuis peu j'ai pu remarquer une chose c'est que déja les congés parentaux sont vraiment dérisoire notamment pour le premier enfant un peu plus important pour le second mais cela ne remplace pas le manque à gagner d'un salaire gagner en travaillant alors que s'occuper d'un bébé est très fatigant.
Trouver une nounou est aussi très difficile il suffit que vous n'ayez pas des horaires normeaux et donc que vous ne lui donniez pas l'enfant toute la semaine pour qu'elle refuse.
Quant aux crèches là je crois que ça touche le fond de toutes les crèches que j'ai fait aucune ne nous a assuré une place préférant privilégier les gens de la commune parfois étant reçu à la limite de l'impolitesse.
Et le meilleur pour la fin j'ai eu échos qu'une crèche sur notre commune n'était pas une priorité, visiblement des gens voulaient en faire une assiociative ils avaient les loceaux il avaient tout en règle mais la mairie a mis son véto.
Résultat aujourd'hui nous avons eu la chance par le bouche à oreille de connaître une nounou avant qu'elle soit agréée donc notre enfant est gardée mais nous avons eu énormément de chances car rien n'a été fait pour nous aider ni au niveau des aides accordées aux jeunes parents ni au niveau de l'aide pour faire garder notre bébé une fois le congés de maternité finit, et je ne sais pas comment nous aurions fait si nous avions pas eu cette chance.
Vraiment mais alors vraiment rien n'ai fait pour les jeunes parents que ça soit au niveau local que politique nationale il est même étonnant que nous ayons un si haut taux de fécondité vue notre parcourt de combattant en tant que parents.
De serge szmuszkowicz
13H22 | 30/09/2008 |
Curieuse démonstration faites par des estimations de chiffres.
M. Xavier BERTRAND, dans sa déclaration du 21 avril 2008 déclare : « Le gouvernement entend en effet développer les alternatives à la crêche dont le coût de création et de fonctionnement est élevé alors qu'aujourd'hui 1/3 des assistantes maternelles ne font pas le plein d'enfants »
Ces 15 mères qui travaillent, ne sont pas toutes bénéficiaires de hauts salaires générant des ressources importantes pour l'Etat. Et quid de la qualité de l'accueil impersonnel des crèches face à celui entièrement personnalisé offert par les AssMat : activités d'éveil en fonction des âges, nourriture, enfants reçus bien que malades, horaires décalés, enfants bénéficiant de chambres individuelles pour la sieste, accueil d'enfants handicapés,etc…
Mon épouse est assistante maternelle agréée depuis 1985.Elle a élevé nos deux filles, nos deux petits enfants, l'expérience ne manque donc pas.
La difficulté pour les parents de trouver des places, tant en crèche qu'auprès d'une AssMat, tient aux faits que :
- Ces crèches sélectionnent les parents afin de remplir aux mieux, en termes de jours et d'heures,les places disponibles. N'oublions pas que les parents ayant les plus forts revenus intéressent davantage les crèches car payant les tarifs les plus élevés. Souvent les horaires sont trop décalés, le peu de journées hebdomadaires d'accueil sont trop faibles et ces parents sont dirigés vers des AssMat qui elles aussi recherchent plutôt des semaines complètes d'accueil. Il ne faut pas oublier que c'est aussi un métier même si le plaisir de travailler avec des enfants prime dans la majeure partie des cas.
- Enfin, ces assistantes maternelles sont soumises depuis quelques temps à des restrictions d'âge. Alors qu'elles ont élevé leur propres enfants, quelquefois dans le cadre de familles nombreuses où l'organisation tient à un art, elles ne peuvent accueillir des enfants que dans des tranches d'âge définies par les encadrants des Conseils Généraux et appliquées aléatoirement. De ce fait, bon nombres de ces AssMat ne peuvent répondre favorablement aux parents.
La promotion du métier d'assistante maternelle et non son dénigrement face aux crèches, comblerait le « manque » de places d'accueil.
De Phil2922
Retraite invalidité | 13H32 | 30/09/2008 |
N'importe comment, ce que veut le gouvernement actuel, c'est de voir les femmes rester chez elles garder les gamins… !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De sapsanyi
14H22 | 30/09/2008 |
ah bé c'est pas comme ça qu'on va relancer la consommation …
De jeanbaptiste
étudiant en écosse (Aberdeen) | 16H07 | 30/09/2008 |
Bonjour,
Je voudrais aussi relater et les journalistes de rue89 peuvent aller verifier que la mairie de marseille a aussi laisser sciemment mourir un mode de garde a domicile qui etait tres prise des assistantes maternelles et des parents. Dans les annees 90 les assistantes maternelles faisaient meme parti de la mairie (plus ou moins, les enfants des assistantes maternelles avaient droits aux activites pour les enfants des employes municipaux, mais les assistantes maternelles n'etaient pas contractuels ni fonctionnaire municipaux). Puis, elles ont fait parti du association (Marseille Enfance) finance en grande partie par la mairie. La mairie est en train de laisser mourir l'association en fermant petit a petit les creches. Ce mode de garde permet a la fois de mettre l'enfant chez une assistante maternelle a domicile, le petit va aussi toute les semaines a la creche pendant une demi journee (ainsi il peut se sociabiliser avec d'autres enfants). De plus il n'y a pas de relations d'argent entre l'assistante maternelle et les parents, puisque ceux-ci paient aupres de l'association et que celle ci est paye a l'association. Les parents qui sont moins riches paient moins que les plus riches.
Enfin je ne suis pas tres clair en meme temps je ne connais pas bien le sujet mais par contre je peux donner des contacts a des journalistes de rue89 si jamais ca les interesse.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 17H29 | 30/09/2008 |
Ne pas profiter des contrats Enfance portés financièrement par les Caf avec en prime une expertise de tout premier ordre sur les questions de petite enfance est tout simplement lamentable.
Certains élus locaux exercent en effet leur pouvoir d'empêcher comme des Néron de sous-préfecture.
Constat inquiétant, surtout au moment où les maires voient leurs compétences considérablement accrues dans le domaine du social.
De ericdujardin
Ingénieur | 19H57 | 30/09/2008 |
Quand les politiques se rendront-ils compte que la construction de crèche est un moyen idéal pour relancer l'activité ? Bien plus efficace que d'embaucher des fonctionnaires !
- d'abord par les emplois directs créés, pour leur construction et leur fonctionnement
- ensuite comme on l'a dit, pour le maintien en activité des mères et (moins mesurable) la diminution du stress des familles,
- mais surtout parce que le manque de moyen de garde est dissuasif de faire des enfants ! On a le premier enfant plus tard, on hésite à en faire d'autres… Ne pas oublier que si la crèche permet aux femmes de travailler, à l'inverse, l'absence de crèche dissuade les femmes qui tiennent à travailler d'avoir des enfants. Or la venue des enfants est bien entendu génératrice d'activité, car alors on est poussé à changer de voiture, de logement…
Enfin, toutes les activités mentionnées ici sont peu ou pas délocalisables.
De ZYXXYO
20H09 | 30/09/2008 |
J'habite à Nanterre, ville de gauche, la situation n'est pas mieux que dans les villes de droite (Ah la droite toujours décriée sur rue89 ! ) : la mairie refuse notre enfant en crêche car ma femme ne travaille pas, jusque là pourquoi pas.
Ce qui est là franchement scandaleux est que les haltes garderies de Nanterre refusent également de prendre en charge notre enfant de deux ans, même une demi journée par semaine (allez voir la galère juste pour voir un kiné 1 heure quand on ne peut même pas faire garder son enfant).
Pendant ce temps là des parents sont tout heureux d'emmener des enfants à la crêche, à la halte garderie plusieurs jours par semaine avec des professionnels plein de bonne conscience.
Ceci est absolument injuste et montre qu'une ville communiste, de gauche, n'a pas une politique plus sociale qu'une ville de droite.
Je pense d'ailleurs déménager suite à la gestion de cette ville, voir quitter l'ile de France.
De Maryk
Toulouse | 21H01 | 30/09/2008 |
bonjour à toutEs
Je suis auxiliaire de puériculture et je suis tout à fait d'accord, les mamans doivent venir dés qu'elles ont fait leur premier examen pré natal ( si je me souvient bien de mes cours^^).
De plus tout le monde le sait bien il n'y a pas assez de crèches en France.S'il y en avait davantage cela rendrait les parents heureux et il y aurait moins de chômage (j'y suis).
Par contre ZYXXXYO je comprend à la rigueur que votre petit bout ne puisse pas aller en crèche car les deux parents ne travaillent pas ou ne sont pas en formation, par contre pour la halte garderie la je ne comprend pas.
La halte garderie est un accueil pour des enfants de moins de 4ans en bonne santé dont les parents ne travaillent pas.Ce mode de garde permet aux parents de prendre du temps pour eux, c'est alors qu'il n'y a malheureusement plus de place ce qui est tout a fait possible(agrément).
Il faudrait que tous les enfants dont les parents travaillent ou les parents qui sont en formation puisse bénéficier d'une place en créche
à Maryk
De ZYXXYO
06H49 | 01/10/2008 |
Bonjour,
Entièrement d'accord avec vous.
Concernant la halte garderie cela devrait à mon sens être un droit au moins une journée par semaine, partout, et cela créerait des emplois.
De même que la crèche pour les parents qui travaillent.
De Maryk
Toulouse | 07H55 | 01/10/2008 |
Bonjour ZYxxuo
Je ne pense pas que la halte garderie de chez vous puisse prendre votre enfant une journée par semaine,
sinon c'est ma même chose qu'une place en crèche.
En général en HG on peut mettre les enfants deux demi journée (sans le repas)par semaine.
Après tout dépend du type d'accueil et surtout du nombre de place. S'il y a des rentrées d'enfants en janvier à l'école maternelle vous aurez peut-être une place.
De Pierrrrre
08H44 | 01/10/2008 |
»……la mairie de Marseille a aussi laissé sciemment mourir….. »
► otez moi d'un doute,
votre engagement politique ne serait-il pas,
tout à fait par hasard,
opposé à celui de la mairie de Marseille ?
Je me demandais, comme ça…
parce que des reproches à faire à des mairies, ça ne manque pas,
ce qui fait que vous pouvez ne pas vous contenter de faire vos courses dans les mairies qui ne sont pas de votre bord politique.
De Pierrrrre
09H04 | 01/10/2008 |
»….une place en crèche coûte 15 000 euros par enfant et par an, …les mères supplémentaires en activité et leur contribution à l'économie. ….On peut évaluer à 600 000 euros le surcroît de ressources générées par leurs emplois. Cela équilibre les dépenses… »
► Vous avez parfaitement raison,
mais il faut examiner le problème dans un contexte où les emplois de la fonction publique sont légion pour des tâches soivent redondantes d'une gestion où la gestion de la gestion prend le pas sur ce que la gestion est sensé gérer (ouf)
Ainsi trainent de nombreux emplois inutiles dans les couloirs des Conseils généraux, des mairies, des différents Etablissements Publics à caractère Administratif,…..
Grandes Ecoles,
Facultés,
Cercles et Foyers de la Marine nationale
Institut d'études politiques de Bordeaux (IEP) Institut d'études politiques de Rennes (IEP),
Institut des hautes études de défense nationale
Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA)
Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS)
six agences de l'eau
ANPE
Académie des technologies L'Institut géographique national (IGN)
Météo-France
Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM)
Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS),
Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS)
Centre national d'études et de formation pour l'enfance inadaptée
Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense.
Institut d'études politiques de Rennes
Centres d'Education Populaire et de Sport (CREPS)
Centre national d'enseignement à distance (Cned).
Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA),
FFIPSA
haras nationaux
Institut national de recherche pédagogique (INRP).
Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP)
Chambres de commerce et d'industrie,
Musée et domaine de Versailles
Centre Informatique National de l'Enseignement Supérieur (CINES)
Agence nationale de la recherche (ANR)
Inventaire Forestier National (IFN)
Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF)
Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS)
Musée d'Orsay …etc…etc….
des EPA qui ont leur utilité mais dont un audit organisationnel serait pertinent,
et qui gagneraient à adopter un statut du personnel moins rond de cuir.
Dans cette montée des eaux du monde fonctionnaire (1 emploi sur 4), effectivement, on écope là où on peut, et on fait dans l'urgence.
Et fermer une creche de 100 enfants, l'économie municipale pour l'année est de un million cinq cent mille euros..
pas en prospectives.. non, en chiffres réels et immédiats…
Le problème des crèches ne pourra jamais se résoudre dans le contexte actuel d'une fonction publique dévorante, et de notre déficit financier abyssal…
UN déficit creusé justement par des « ya ka recruter »
De noftal
16H45 | 01/10/2008 |
« L'étude montre également que l'investissement public consenti pour les places de crèches est vite rentabilisé : »
Je veux bien qu'on fasse la promotion des crèches et que l'on souhaite leur développement. Je suis moi-même bien content de pouvoir y mettre mon enfant.
Pour autant, je pense que le raisonnement qui suit la phrase reproduite ci-dessus, et qui tend à montrer que « ce n'est pas si coûteux que ça » (pour la colletivité) est un peu simpliste.
Regardons ce raisonnement dans le détail :
1°/ « Mais il faut voir que ces places nouvelles se substituent à d'autres modes de garde eux aussi très coûteux“==> Le coût de ces autres modes de garde sont supportés par les parents, par par la collectivité
2°/ ‘A cela il faut ajouter les 15 mères supplémentaires en activité et leur contribution à l'économie’ ==> Leur contribution à l'économie va dans les caisses de l'état éventuellement, pas dans celles de la collectivité. En plus cette balance entre coût d'une crèche et retour attendu est fallacieux car ce ne sont pas les seuls éléments à mettre en balance. Par exemple, on peut aussi dire qu'un individu qui reprend le travail engendre d'autres coût pour la collectivité (dimensionnement des transports en commun etc…)
Bref sur le plan de la rigueur, ce discours n'est pas très convaincant s'il s'agit d'expliquer à une ville qu'elle va s'y retrouver en construisant des crèches.
à noftal
De deecurl
| 17H47 | 01/10/2008 |
oui mais enfin, je sais bien qu'il faut faire de l'argent pour avancer, mais les crèches constituent-elles un poste qu'on peut économiser ?
je n'ai jamais expérimenté la gestion d'une ville mais a-t-on été chercher partout où on pouvait économiser avant de rogner sur les crèches ?
bizarrement quand on manque d'argent c'est surtout les populations défavorisées, puis les femmes, qui trinquent. c'est toujours les mêmes qui se serrent les coudes.
De noftal
16H49 | 01/10/2008 |
Les habitudes locales ont aussi une importance. Par exemple, les gardes partagées (et pas forcément par des « assistantes maternelles agréées ») sont très prisées à Paris.
A Toulouse, cela relève de l'utopie…
Pourtant les gardes partagées ont des avantages indéniables : moindre coût global qu'une assistante agréée ne serait-ce que parce que la garde se fait dans les logements des parents, partage du coût entre les parents, etc…
De verseau
17H36 | 01/10/2008 |
Et l'accueil des enfants de deux ans à l'acole mternelle ne représente plus aujaurd'hui que 20 pour cent d'une classe d'age ! Alors que partis à deux ans ils laisseraient la crèche libre pour de nouveaux bébés !
Sans compter (logique comptable oblige) qu'une place en maternelle coûte moins cher à la société qu'une place en crèche.
De Maryk
Toulouse | 19H21 | 01/10/2008 |
re bonsoir
Oui bien sur Verseau mais l'école à deux ans c'est bien tôt,je ne pense pas que l'école soit adapté aux enfants de 24 mois, à cet âge l'enfant n » a pas le même rythme qu'unE camarade de 3 ans.
Et puis ça devrait dire qu'on devrait imposer àl'enfant d'être propre dés 15 mois.
Alors pour moi un enfant de 24 mois à sa place à la crèche. Il faut en ouvrir davantage et embaucher du personnel.
à Maryk
De noftal
09H10 | 02/10/2008 |
Je suis d'accord, d'ailleurs mon enfant de plus de 2 ans n'est toujours pas propre.
La comparaison du coût ne me convainc pas. Si le transfert d'enfant était massif des crèches vers l'école, le coût de l'école augmenterait de manière significative car il faudrait ouvrir des « classes » etc…
Enfin, dernier problème, l'école et la garde en bas âge (que ce soit la crèche ou la nounou) ne peuvent se comparer puisque l'école ne garde pas vos enfants le mercredi, ni même entre midi et deux. Il faut donc nécessairement un complément de garde pour les parents qui travaillent.
De 89RUE
1 | 21H21 | 01/10/2008 |
Je m'étonne que « La Provence », relais fidèle de la Mairie, n'ait pas mentionné dans les pistes susceptibles d'aider les Marseillais à trouver une place en crèches, le PISTON. Les crèches municipales ne gèrent leurs inscription qu'en fonction de ce critère. Les directrices de crèches établissent des listes d'attentes qui ne peuvent être respectées. La Direction de la Petite Enfance leur impose par simple appel téléphonique des enfants.
De Elliryc
Educateur de Jeunes Enfants | 21H49 | 01/10/2008 |
Encore un article sur la Petite Enfance ! ! Décidément, c'est un sujet qui doit être rentable en ce moment ! !
Depuis l'annonce du droit opposable aux modes de garde par M. Xavier Bertrand en début d'année, les sujets d'actualités ne manque pas : même le fameux rapport Attali parlait des crèches ! ! Ensuite, proposition de loi, rapport parlementaire, ministre qui parle de la Petite Enfance qu'en ramenant toute cette période de la vie à des couches ou à des siestes (sic ! ), autre ministre cherchant des places de crèche pour sa famille… N'en jetons plus la coupe est pleine ! !
Mais pourquoi un tel battage médiatique ? Parce que le gouvernement veut faire passer en force des « propositions » sans concertation ? Maiiiiiis non, cela n'arrive jamais, n'est-ce pas ?
De monisme
clm | 09H12 | 02/10/2008 |
Les crèches c'est rien, ce sont les couches qui manquent.
De micmac19
musicien contrarié | 11H00 | 02/10/2008 |
Quelle erreur ! ! ! Des places en crèche il y en a …dans toutes les bonnes maternelles .
Puisque - selon l'évangile de DARCOS (qui est loin d'ètre un saint ! )- la Maternelle est juste bonne à torcher les mômes et à les regarder dormir ! ! !
Il suffit d'abaisser l'âge d'entrée à 6 mois et le tour est joué ! ! !