
Hôpital public : Nicolas Sarkozy s'attaque au taux de mortalité
L'intention du président de la République de demander aux hôpitaux d'afficher clairement leur taux de mortalité est une initiative remarquable. Pour améliorer leur image de marque, il est dorénavant certain qu'ils vont chercher à écarter de leur structure les services soignant les patients les plus graves.
Les patients graves ont une fâcheuse tendance à mourir plus rapidement que les gens bien portants. Comme, en plus, soigner les plus graves coûte plus cher -beaucoup plus cher, prétendent d'ailleurs certains économistes spécialisés dans la santé- cela va induire des économies notables dans les dépenses de santé.
Je m'étonne cependant un peu que le président ne soit pas allé plus loin : pourquoi en effet se contenter de noter la structure hospitalière ? Il faut individualiser la notation. Chaque médecin devrait afficher le taux de mortalité mesuré parmi ses patients.
Mesurer le taux de mortalité ? Un indicateur grossier utilisé seul…
Certes, à titre individuel, je devrais sans doute être un peu pénalisé par rapport à certains confrères, car malheureusement je travaille en réanimation. Le taux de mortalité y est notablement élevé, mais je ne doute pas qu'une formation complémentaire me permette de me mettre à soigner des patients souffrant d'arthrose bénigne du genou, ce qui améliorera et ma notation et celle de l'hôpital où j'exerce ma coupable activité.
J'espère que mes collègues chirurgiens cardiaques et hématologues (exemples parmi tant d'autres) suivront la même démarche. Et j'écarte avec vous les critiques qui ne manqueront pas de souligner qu'un indicateur aussi grossier que la mortalité manque de pertinence utilisé seul. Je le sais déjà, et j'essayais jusqu'à présent d'enseigner à mes jeunes internes de manier ce genre d'indicateur, fréquemment retrouvé dans la littérature médicale, avec la prudence nécessaire.
Mais, ce simplisme qui pourrait certes paraître démagogique va beaucoup simplifier les efforts considérables et rigoureux d'évaluation que la réanimation adulte et pédiatrique développe depuis de nombreuses années.
Le même type d'évaluation pour l'armée ?
Si je peux me permettre une suggestion, un autre acteur majeur de la société française devrait appliquer ce genre d'évaluation, c'est notre Armée. Il est en effet difficilement compréhensible que la mortalité soit si différentes entre les régiments du sud-ouest de la France en temps de paix et celle observées, également en temps de paix, dans des régions plus orientales du monde.
Il y a certes une différence majeure qui rend peut être ma suggestion inadéquate, c'est qu'à la différence du soldat, le médecin ne court aucun risque vital pendant l'exercice de son métier.
Pour finir, je voudrais partager avec vous une constatation qui m'angoisse depuis longtemps : au bout du compte, quels que soient les efforts et l'efficacité des médecins, la mortalité de leurs patients, sous réserve cependant d'attendre suffisamment longtemps, et toujours et inéluctablement de 100%.
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à jabier
De R2PH
01H35 | 23/09/2008 |
Oui ! Ca pose problème ?
De Djékeul
ramage et plumage | 22H16 | 22/09/2008 |
superbe article !
C'est très drôle
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 22H19 | 22/09/2008 |
Notre société est de plus en plus scindée entre le « haut » et le « bas ».
On savait déjà qu'une moitié de l'humanité s'empiffre de ce qu'elle pique à l'autre moitié (et pas seulement à l'autre bout du monde).
On savait aussi que les banques ne prêtent qu'aux riches (c'est d'actualité).
Alors quoi de plus logique que de ne soigner que les bien-portants (riches de préférence) ?
C'est d'ailleurs bon pour le business, un riche bien-portant bien nourri peut consommer pendant longtemps.
De padiran
Chroniqueur mondain | 22H24 | 22/09/2008 |
Le plus simple est de supprimer les médecins.
Arrêtons les prescriptions, les arrêts maladies, les erreurs médicales, les maladies nosocomiales. Supprimons la pharmacopée, revenons aux remèdes de grands mères
Revenons à des choses simples : la selection naturelle. A force de taper sur le pianiste pour faire rentrer dans l'idée des citoyens qu'il coûte cher (enseignant, médecin hospitalier,…..) le gouvernement veut accréditer l'entrée des services de l'Etat dans la privatisation. L'Angleterre est le contre exemple de ce qui est souhaitable en matière de soins, d'éducation ou de transport
Marie Georges Bush est actuellement en train de nationaliser les banques Américaines et notre Sarko national veut nous privatiser nos services, chercher l'erreur
De bruay en artois
silicose plus irradie | 22H51 | 22/09/2008 |
he oui monainri a dit alors interdit de passer de vie a trépas dans l hopital ; alors comme solution purement ecolo et nostalgique brulons nous chez nous .cela ferat de l audimat a tf1 la chaine de 5 hommes entrent dans un loft mais 4 en sortent .mais le 5 overdose avec drogue des violeurs. entre il dans les statistiques ? pourtant au ministere de la quequete ?
De ivulatar
demandeur d'emploi actuellement en ... | 22H52 | 22/09/2008 |
Ha ! c'est pour ça que l'on garde toutes ces momies vautrées la bouche ouverte sur les bancs de l'assemblée ? On les déclare pas morts pour pas augmenter les statistiques ? J'te jure, ce qu'il vont pas inventer…Pff.. !
De R2PH
22H56 | 22/09/2008 |
Chirac I s'est « attaqué » au Cancer
Le gouvernement Jospin à la Mort Subite du nourisson
Sarkozy I à la maladie d'Alzheimer
Sarkozy II à la Mort
(Sarkozy III au monde meilleur au delà de cette vallée de larmes ? )
Heureusement que Miterrand I a abouti sur la Peine de Mort
Ca nous fait au moins une victoire sur la fatalité
C'était qui, au fait, contre le S.I.D.A., la famine, la pauvreté, l'injustice, le « neo » esclavage, la misère, le racisme, le viol, la torture, l'arbitraire, la tyranie, la guerre, la corruption, l'abus de pouvoir, les violences policières, l'impunité « diplomatique », l'« immunité » électorale, l'auto amnistie, l'abus de bienS sociauX, le détournement de fonds, l'escroquerie, les méthodes maffieuses, l'influence de témoins, la disparition de journaliste passant de Gaston FLOSSE au compte de Chirac au japon, le suicide de juges d'instruction dans les mid 80's - A Paris, les HLM de Paris et des Hauts-de-Seine, les lycées de Paris, La fondation pour les cultures sans bruit ni odeur, les pièces jaunes, la French Connection, le S.A.C., la tuerie d'Auriol, la Françafrique, l'affaire Ben BArka, Homar m'a tué(e), Charonne, Le préfet de bordeaux qui déporte les enfants sans la demande expresse des Nazis, Les ex barbouzes encartés RPR lâchés dans le maquis corse - parce qu'il le vaut bien, les frégattes à destination de Taïwan, les pompes Berlutti offertes à un ministre des affaires (etrange[res]) de « gauche », l'immunité rétroactive concédée à Chirac devenu président de la république par Dumas (Roland) devenu président du conseil constitutionnel - ex ministre des affaires Berlutti, la promotion de la politique gouvernementale à la TV par une auteur-interprète de chansons, etc. etc. ?
Vous gourez pas, je suis FIER d'être français
Pour de multiples autres raisons qui n'ont pas à être mises en avant comme ces dernières et tant d'autres… Hélas !
Faut vivre avec son temps…
Aux grands hommes… la patrie reconnaissante !
Et comme signait Pasqua : Vive la France ! Mort aux cons !
De aa77
Bâti | 23H13 | 22/09/2008 |
comment analyser cette statistique ?
il n'est pas rare de remarquer des transferts de malades ayant séjourné généralement un bon moment en clinique privée et lorsqu'il n y a plus rien à faire, après avoir évidemment facturé le maximum, vers les hôpitaux publics !
l'hôpital public prendra un coup pendant que les copains à Sarko creuseront le grand trou de la sécu.
De mechante langue
23H21 | 22/09/2008 |
« L'intention du président de la République de demander aux hôpitaux d'afficher clairement leur taux de mortalité est une initiative remarquable. Pour améliorer leur image de marque, il est dorénavant certain qu'ils vont chercher à écarter de leur structure les services soignant les patients les plus graves. »
je me suis pincé pour etre sur que je ne revais pas ! ! !
C'est quoi cette énormité .
S'il y a affichage et comparaison des taux de mortalité , c'est bien entendu par service ! ! !
Il faut vite le dire a ce médecin avant qu'il nous fasse un infarctus !
PS A l'intention de RUE89. S'il y avait une lecture des articles par la redaction ..cela nous éviterait ce genre de couac
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 23H29 | 22/09/2008 |
Ben oui, faut arrêter de craquer, je ne crois pas que ce qui est envisagé ça soit de publier un taux de mortalité tout cru comme ça. Ils vont publier des choses comparables, c'est à dire des taux de mortalité par service, par type et gravité de maladie, sur des intervalles de temps précisés.
Ca vous intéresse pas, vous, de savoir que si vous avez tel type de cancer, à tel stade, vous avez 60% de chances de survivre sur 2 ans si vous passez par tel hopital mais que 30% de chances si c'est par tel autre ?
Enfin quoi, on peut pas cracher sur la transparence des services de l'état quand elle concerne la santé !
à VinceDeg
De JULIA34
07H41 | 23/09/2008 |
Mais comment allez vous faire entrer dans les statistiques la personnalité d'un malade par rapport à un autre malade qui a le même type et la même gravité de maladie ? C'est impossible.
l'un va vouloir se battre, l'autre non. L'un a une forte constitution, l'autre non. Et il y a certainement d'autres critères qui ne nous permettent pas de juger tel hopital par rapport à tel autre.
Il faut vraiment avoir l'esprit tordu pour envisager ce genre de statistiques.
Mais je fais confiance au corps médical pour monter au créneau et comme d'habitude notre danseur de tango va tournicoter dans l'autre sens en fustigeant au passage l'un de ses ministres pour lui avoir fourré cette idée dans sa tête de piaf.
à JULIA34
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 09H36 | 23/09/2008 |
Mais justement, les statistiques se font sur plusieurs malades, ce qui permet de gommer ces différences individuelles, c'est bien la magie des statistiques ! Evidemment, si ces statistiques sont publiées, encore une fois, sur des critère comparables, c'est à dire par service, type et stade de maladie, âge du patient… Et si, il est vrai, pour les critères non mesurables tels que la volonté de survie du patient ou sa résistance, on estime que les populations qui vont dans les deux hôpitaux sont en moyenne semblables.
Oui, les statistiques et les chiffres sans finesse c'est inutile et dangereux, mais quand ils comparent des choses comparables, ils peuvent pointer vers certains disfonctionnemments. Donc à mon avis, il faut donner cette information, mais avec le plus de détails possibles.
De façon plus générale, on est quand même un pays où l'information concernant le secteur public est en bonne partie dissimulée ou difficilement accessible. Alors que justement, dans une vraie démocratie, tout ce qui touche la chose commune devrait pouvoir être entièrement transparent ; on devrait pouvoir avoir accès facilement à presque toutes les informations concernant les pouvoirs publics. Attendez, quoi, l'état est à nous et on peut pas savoir ce qui s'y passe ?
Rien qu'un exemple, hier sur rue89, on se plaignait que la SNCF, qui est pourtant un service public, ne veuille pas relacher d'informations détaillées concernant son taux d'accidents et de retards !
Donc ce qu'il faudrait, par exemple, c'est laisser à disposition sur internet la comptabilité détaillée de chacune des collectivités, le compte rendu de tous les conseils d'administration publics, le résultat des études internes, des indicateurs PERTINENTS ET DÉTAILLÉS, etc, de façon à ce que si un journaliste ou même un simple citoyen veut fourrer son nez là dedans, il le fasse facilement.
Ca serait quand même beaucoup plus utile de faire cela que des fichiers qui atteignent à la vie privée commme Edvige.
De Humain
23H45 | 22/09/2008 |
Pour diminuer de façon importante le taux de mortalité dans un hopital s'est simple
1- il suffit de ne faire entrer que les moins malades dans les hôpitaux
2- il suffit de mettre les plus malades dans des structures privées et de préférence très chères.
(Les malades mourront ainsi à la maison, c'est meilleur pour les statistiques et pour le « trou » de la sécu)
à Humain
De R2PH
00H23 | 23/09/2008 |
Ouah, l'aut » !
C'est surtout bon pour pour le « plein » des cliniques privées
Qui ne rechignent pas de temps à autres à pratiquer l'euthanasie économique - Bonne pour la croissances (des cliniques privées)
Au contraire de l'euthanasie morale - Bonne pour le seul moral des clients
Dont la croissance du moral est un frein à la concurrence libre et non faussée - Que seul un praticien duement homologué par le conseil de l'ordre (1) - Peut réguler en dehors de toute tentation régulatrice d'obédience marxiste
(1) C'est que l'ordre exprime son besoin de conseil, voyez vous
OK…
JE VOUS LE CONCEDE…
CA VEUT RIEN DIRE
MAIS MAINTENANT QUE JE SUIS DE DROITE
C'EST PAS CA QUI M'ARRETE
ET SI CA VOUS ARRETE
C'EST QUE VOUS N'AVEZ PAS PRIS VOTRE PILLULE
(Il me faut quelque chose de plus fort…)
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 01H29 | 23/09/2008 |
Enfin une bonne idée, le taux de mortalité des hôpitaux.
Avant de voir leurs patients lever les broches les hôpitaux privés vont tout faire pour s'en débarrasser à temps en les faisant prendre en charge par un hôpital public.
Mais le plus marrant c'est que sarko ne semble pas savoir que les hôpitaux ruraux ont le plus faible taux de mortalité car les gens de la campagne préfèrent mourir chez eux.
Faudra faire deux catégories, comme pour les jeux olympiques.
à Servais-Jean
De R2PH
01H40 | 23/09/2008 |
Oui ! Les Sarkoziens et les mortels…
De Un compte supprime
nc | 02H27 | 23/09/2008 |
Une idee pour Sarko : dans le pays ou je vis, l'ancien premier ministre s'etait fait elire sur une mesure demago ; toute visite a l'hopital publique serait payee 5 euros. Le gouvernement n'approvisionnant pas la tresorerie de ces hopitaux de facon reguliere et suffisante, ce furent des banqueroutes multiples, et les pharmacies de ces hopitaux ne pouvaient plus delivrer les medicaments indispensables.
Dans le meme temps, le premier ministre et sa clique investissaient dans les excellents et tres payants hopitaux prives du pays.
Ou comment instaurer une medecine a deux vitesses et gagner du pognon. Vive le liberalisme ! ! !
De nono le simplet
illuminé basse tension | 04H23 | 23/09/2008 |
- il est évident que la solution pour régler les problèmes dans les hôpitaux , c'est de les classer.
- de même pour régler les problèmes de la sécurité sociale il faut mettre une photo sur la carte vitale .
- pour régler les problèmes de l'école avec ses élèves en difficulté il faut leur donner des médailles .
- pour régler les problèmes de la délinquance il faut faire un fichier .
- pour régler le problème du chomage il faut donner des heures sup à çeux qui travaillent.
- pour régler les problèmes de la télévison publique il faut supprimer la pub et faire venir Julien Courbet sur la 2.
- pour régler les problèmes de la pollution il faut faire un bonus malus sur l'électro-ménager et les assiettes en plastique.
j'en oublie …
De Petite citoyenne
Indépendante | 06H47 | 23/09/2008 |
Je déteste cette société vers laquelle politiques et citoyens qui élisent ces politiques, nous entrainent.
On se dit : vas-t-on encore descendre plus bas. Ben oui. La mort est désormais mise en compétition. Compétition, compétition. C'est le terreau du petit fayot de la classe. Compétition. De toute façon, on est déjà a 100% de mort depuis la nuit des temps. Ce qui est nouveau c'est le 100% de connerie.
Et la notation des députés, des senateurs, du budget,de la dette, des morts en afganistan, du budget de l'élysée, et j'en passe… ?
On arrive en position 60 du bien-être de vivre. Les suisses sont 3è. C'est à cote de chez nous. Ils ne peuvent pas nous le prendre en stage et nous le noter.
De N.Ivanov
voix de la Transpoutpanie | 07H25 | 23/09/2008 |
Quand N.S qui a décidément l'obsession du chiffre,(réflexe arriviste ? ) et une mentalité de marchand de chaussures (désolé pour les marchands de chaussures), va t'il se décider à compter le nombre de conneries qu'il débite ? Cela devrait l'encourager à laisser la place…
à N.Ivanov
De marie 75
08H35 | 23/09/2008 |
un con ne sait faire qu'une chose : compter sur ses doigts … plutôt que réfléchir… car ca lui donne l'air de faire qqchose ! (dixit mon premier « patron »)
De astrolabb
vétérinaire | 07H51 | 23/09/2008 |
Mon cher docteur, il y a une solution à votre problème de notation : développer une maternité au sein de votre équipe de réanimation ! Les pouvoirs publics vous accorderont un bon point à chaque naissance.
De Serrat
08H02 | 23/09/2008 |
Grace à Mr Sarkozy mon travail (infirmière au bloc opératoire) commence à être un vrai cauchemar. Jusqu'à là il était très très difficile : 120% de concentration, beaucoup de pression avec une personne endormie et ventre ouvert sur une table opératoire, savoir par cœur chaque minute de l'intervention et chaque mouvement de chaque chirurgien, plus l'étalage de la misère que parfois, la maladie nous donne.
Mais depuis que Mr Sarkozy à décidé de changer la façon de payer les hôpitaux (T2), sur les épaules des actes chirurgicaux, alors, là, je vous assure, je veux changer de métier, parce que je me sens dans une usine à traiter la viande, avec tous les respects que je dois aux malades. Courage pour la suite, j'ai décidé d'amener mes enfants chez l'ostéopathe.
à Serrat
De marie 75
08H33 | 23/09/2008 |
l'osthéo pour une péritonite … il y a mieux !
à marie 75
De Serrat
19H39 | 23/09/2008 |
65% des français se soignent avec des medecines alternatives, c'est le 65% qui ne remplissent pas les urgences. La peritonite c'est le signe d'autres choses qui peuvent ce prevenir bcp plus tot. Si vous avez le temps, je vous souhaite de vous informer sur l'osteo, l'homeo, la relaxation, la medecine chinoise et même l'acupunture. Un medecin chinois reçoi votre argent quand vous etes en santé, si vous tombé malade est-ce qu'il n'a pas bien fait son boulot et il vous soigne gratuitement. Mais si vous voulez continuer a croir à la medecine tradicionelle, bon courage, il faut aussi bcp de foi.
De marie 75
08H20 | 23/09/2008 |
démagogie UMP !
Un hosto qui traite des cas graves a plus de mortalités qu'une clinique qui traite des gastros.
Les hostos ne recevront plus les cas graves ? C'est la seule solution !
Sarko veut la mort de l'hôpital public et … c'est dramatique pour la politique santé de TOUS LES FRANCAIS.
Ce n'est pas par hasard qu » le Grand Sarko est allé dans une toute petite ville (1200 habitants) du Jura et dans une maison de santé (groupe de toubibs) pour annoncer sa « réforme ».
Les plans d'économie drastique mis en place - peu à peu - à l'hosto nous menancent tous.
Si par hasard qq de votre famille a été hospitalisé dans un hosto Générale de Santé, il a dû constater les choses suivantes : pour parler au malade passer par un numéro O8 surtaxé…personnel qui tourne sans cesse… Hygiène douteuse.
J'ai pu voir cela quand mon père a été hospitalisé comateux dans une grosse structure du sud parisien :
une chambre pour quatre malades, dans la même pièce, séparés par des plastiques crasseux et une fenête en bout seulement … et il s'agissait d'un sce réa !
De marie 75
08H32 | 23/09/2008 |
une news que j'ai déjà passée.
Qd les hostos n'auront plus de quoi pour acheter les médocs
Dépeche :
En clair (voir partie en gras) les TTS coûteux (anticancéreux seraient contingentés
PARIS, 9 septembre 2008 (APM) - Le gouvernement envisage de renforcer les mesures de stabilisation des dépenses d'assurance maladie, en confiant au directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) un pouvoir unilatéral de fixation des tarifs des médecins et en « étatisant » la commission de hiérarchisation des actes, rapportent mardi les Echos et la Tribune.
Les deux quotidiens économiques expliquent que deux grandes mesures visant à éviter de nouveaux dérapages des dépenses de santé sont à l'étude, dans le cadre de la préparation de l'avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009.
La première serait de modifier la composition de la commission de hiérarchisation des actes et prestations (Chap), qui participe à la fixation des tarifs des actes médicaux et rend des avis sur leur niveau de remboursement par l'assurance maladie.
Actuellement constituée à parité de médecins et de représentants de l'assurance maladie, elle pourrait être transformée en comité dirigé à 60% par l'Etat et à 40% par l'assurance maladie, selon La Tribune, en copiant le Comité économique des produits de santé (CEPS) pour le médicament, où les représentants de l'Etat sont majoritaires.
Les Echos précisent que Matignon serait hostile à ce projet. Ils indiquent également que la Haute autorité de santé (HAS) pourrait être chargée, en amont du processus, de classer les actes médicaux en fonction du service médical rendu ou attendu, comme elle le fait déjà pour le médicament.
L'autre mesure envisagée serait de confier au directeur de l'Uncam un pouvoir unilatéral de modification des tarifs fixés dans la convention, en cas d'avertissement du comité d'alerte sur un dérapage de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam).
Les deux quotidiens soulignent que ces mesures sont toujours à l'étude et que rien n'est encore arbitré.
Par ailleurs, le gouvernement envisagerait des mesures concernant l'hôpital, en imposant à chaque établissement un objectif de dépenses sur les prescriptions de médicaments onéreux, comme les anticancéreux, avec la menace de perdre des crédits l'année suivante si l'objectif n'était pas respecté, selon les Echos.
Une analyse des prescriptions des médecins hospitaliers visant à mieux contrôler les dépenses serait également à l'ordre du jour, avance le quotidien.
Le PLFSS doit être présenté lundi 29 septembre à l'occasion de la réunion de la commission des comptes de la sécurité sociale, rappelle-t-on.
vg/san/APM polsan
VGLI9001 09/09/2008 10 : 04 ACTU
De Immyr
Médecin Généraliste | 12H00 | 23/09/2008 |
En lisant cet article, mon coeur est franchement partagé en deux.
La démarche d'évaluation de n'importe quel médecin ou structure médicale (publique ou privée) reste un raisonnement que je trouve censé. Cette forme d'évaluation est déjà présente dans nombre de pays occidentaux. Prenons un cas « extrême » que je connais un peu : les États-Unis. En cherchant ne serait-ce qu'un peu sur le Net vous pouvez trouvez le classement des meilleurs hopitaux selon la spécialité, de même qu'une sélection des meilleurs médecins généralistes exerçant. Pendant quelques séminaires que j'y ai suivi, je voyais des médecins généralistes comme moi, participer à des conférences loin des préoccupations de nos généralistes de ce côté de l'Atlantique afin d'améliorer leurs connaissances et remonter dans leur classement respectif. Je parle ici des MEDECINS et non du SYSTEME DE SANTÉ (connaissances et aptitudes professionnelles et morales excellentes d'un côté et un système injuste et à plusieurs vitesses de l'autre). Une évaluation des compétences par spécialité ne me parait une hérésie si ça peut contribuer à mettre en évidence certains points de faiblesse dans tel ou tel hôpital, mais cela dans le but de l'amélioration des services concernées et non leur démantèlement. Chaque généraliste que je connaisse a dans son calepin la liste de spécialistes et de chirurgiens à qui envoyer ou ne pas envoyer tel ou tel patient. Je ne vois pas pourquoi les acteurs de santé peuvent faire leur propre évaluation et que les citoyens qui en sont les premiers bénéficiaires en seraient démunis.
D'autre part, comme disait Dr Vialet dans l'article ci-dessus, le seul critère de morbi-mortalité brute, sans tenir compte de la spécialité en question est aussi une énorme conn…e. Le fait de comparer un hôpital local engagé dans les soins palliatifs et possédant de nombreux lits de longs séjours, avec un CHU dernier cri avec des pontes de chaque spécialité dans chaque service et le dernier matériel hi-tech pour faire des démarches diagnostiques (Ô Pet-Scan quand tu nous tiens ; )) est aussi absurde que de comparer une voiture et un avion : ce n'est pas fait pour réaliser le même trajet.
De VILLON
08H41 | 23/09/2008 |
Etonnant, comme ils ne s'en prennent qu'au public ! Et le taux de mortalité dans les cliniques privées ? Faudrait voir à désespérer un peu l'actionnaire,merde alors ! ! !
De layote
08H46 | 23/09/2008 |
Quand on veut tuer l'hopital public , il faut bien des indicateurs parlants même s'ils sont bidons.Je conseille à tous mes confrères hospitaliers de sélectionner les patients à l'arrivée : exit les vieux polypathologiques ,les cancéreux , les cirrhotiques, les grossesse à risques , les toxico (ça s'infecte vite un toxico ! ! ! ) les immunodéprimés (VIH entre autre)les prises en charges des décompensations que les cliniques nous refilent ou ne veulent pas prendre en charge, exit les spécilisations couteuses type orthopédie spécialisées dans la reprise de chirurgie infectée .
Soyons rentables ! ! ! ! ! Ne prenons plus en charge des pathologies lourdes et complexes avec des médicaments couteux qui rapportent peu en T2A(tarification à l'activité).Arrêtons de transfuser (1 poche de sang : 160 euros) et d'accepter des patients de cliniques qui doivent l'être.Bref faisons comme la poste : faisons venir des capitaux privés et dégageons des bénéfices.Mais attention à vous , pour être soigné , restez en bonne santé.
Tout est prêt : les pubs des assurances santé sont pléthores, elles sont dans les starting block prêtes à prendre le relai de la sécu avec des tarifs attractifs mais destinés au bien portants….
Praticien hospitalier j'aime mon métier mais pour combien de temps encore ! ! ! ! Car des réformes il faut en faire mais celle qui s'amorce dans le projet de loi santé patient territoire prépare à la mort du service public hospitalier.