Hôpital public : Nicolas Sarkozy s'attaque au taux de mortalité
L'intention du président de la République de demander aux hôpitaux d'afficher clairement leur taux de mortalité est une initiative remarquable. Pour améliorer leur image de marque, il est dorénavant certain qu'ils vont chercher à écarter de leur structure les services soignant les patients les plus graves.
Les patients graves ont une fâcheuse tendance à mourir plus rapidement que les gens bien portants. Comme, en plus, soigner les plus graves coûte plus cher -beaucoup plus cher, prétendent d'ailleurs certains économistes spécialisés dans la santé- cela va induire des économies notables dans les dépenses de santé.
Je m'étonne cependant un peu que le président ne soit pas allé plus loin : pourquoi en effet se contenter de noter la structure hospitalière ? Il faut individualiser la notation. Chaque médecin devrait afficher le taux de mortalité mesuré parmi ses patients.
Mesurer le taux de mortalité ? Un indicateur grossier utilisé seul…
Certes, à titre individuel, je devrais sans doute être un peu pénalisé par rapport à certains confrères, car malheureusement je travaille en réanimation. Le taux de mortalité y est notablement élevé, mais je ne doute pas qu'une formation complémentaire me permette de me mettre à soigner des patients souffrant d'arthrose bénigne du genou, ce qui améliorera et ma notation et celle de l'hôpital où j'exerce ma coupable activité.
J'espère que mes collègues chirurgiens cardiaques et hématologues (exemples parmi tant d'autres) suivront la même démarche. Et j'écarte avec vous les critiques qui ne manqueront pas de souligner qu'un indicateur aussi grossier que la mortalité manque de pertinence utilisé seul. Je le sais déjà, et j'essayais jusqu'à présent d'enseigner à mes jeunes internes de manier ce genre d'indicateur, fréquemment retrouvé dans la littérature médicale, avec la prudence nécessaire.
Mais, ce simplisme qui pourrait certes paraître démagogique va beaucoup simplifier les efforts considérables et rigoureux d'évaluation que la réanimation adulte et pédiatrique développe depuis de nombreuses années.
Le même type d'évaluation pour l'armée ?
Si je peux me permettre une suggestion, un autre acteur majeur de la société française devrait appliquer ce genre d'évaluation, c'est notre Armée. Il est en effet difficilement compréhensible que la mortalité soit si différentes entre les régiments du sud-ouest de la France en temps de paix et celle observées, également en temps de paix, dans des régions plus orientales du monde.
Il y a certes une différence majeure qui rend peut être ma suggestion inadéquate, c'est qu'à la différence du soldat, le médecin ne court aucun risque vital pendant l'exercice de son métier.
Pour finir, je voudrais partager avec vous une constatation qui m'angoisse depuis longtemps : au bout du compte, quels que soient les efforts et l'efficacité des médecins, la mortalité de leurs patients, sous réserve cependant d'attendre suffisamment longtemps, et toujours et inéluctablement de 100%.
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De papy55
prof. en province | 19H11 | 22/09/2008 |
Actuellement, il faut démontrer que 2 structures hospitalières locales ou régionales sur 3 doivent être fermées, donc tous les moyens sont bons pour démontrer leur nuisance !
Quand j'entends que certains parlent d'hélicoptère pour démontrer la « proximité » des CHU, je m'interroge ? La flotte des hélicos et les pilotes qui vont avec, devra être revue à la hausse ! D'ailleurs les hélicos ne volent pas dans toutes conditions météo !
De sarkon
laic positif | 19H09 | 22/09/2008 |
et la mortalité du système financier organisée gentiment par ses copains des multinationales…merci qui ?
De athénaïs
19H09 | 22/09/2008 |
cette culture du résultat c'est vraiment de la merde….il va falloir cacher les morts sous les tapis maintenant, c'est d'autant plus drôle que je me suis laissée dire que les cliniques privées renvoyaient les mourants vers les hopitaux publics pour faire du bon résultat.
C'est pas, grave, on va tricher, on va faire cuire nos morts et les servir dans les cantines, comme ça plus de morts dans les hopitaux.
sarko c'est le roi de blague, vous savez comment ils ont fait baisser le chiffre du nombre de tués sur la route ? Ils se sont mis à ne compter que ceux qui mouraient effectivement sur la route à la suite d'un accident de voiture et plus ceux qui pouvaient décéder des suites de l'accident à l'hopital donc forcément, ça fait moins de morts…….Entre parenthèses, je sais pas ce qu'ils vont faire de ceux là maintenant qu'on n'a plus de droit de mourir à l'hopital……
Ils ont diminuer aussi le nombre de plaintes en fermant les commissariats…
à athénaïs
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 19H26 | 22/09/2008 |
».Entre parenthèses, je sais pas ce qu'ils vont faire de ceux là maintenant qu'on n'a plus de droit de mourir à l'hopital… »
Les tirer sur le BORD de la route pour les laisser mourir là serait une bonne idée ?
Et puis non, j'ai une meilleure idée. Ils pourraient tous les entasser dans les bureaux des partis politiques adverses, comme ça, ils pourraient dire que c'est mortel, d'aller là.
à athénaïs
De layote
08H59 | 23/09/2008 |
« je me suis laissée dire que les cliniques privées renvoyaient les mourants vers les hopitaux publics pour faire “
Pas faux et habituel.C'est un classique.Pas plus tard qu'hier , une clinique appelle pour nous ‘refiler’ une patiente en fin de vie décédée deux jours plus tard chez nous.
Je pense à la patiente qui dans de tels moments a besoin d'attention et de respect.Est ce la respecter que de l'expédier ailleurs parce qu'elle coute plus qu'elle ne rapporte ? ? ? ?
à athénaïs
De layote
10H00 | 23/09/2008 |
http://www.ifrap.org/Reforme-et-gouvernance-de-l-hopital-public-un-pas-e…
En lisant ceci vous comprendrez ce qui se trame actuellement en coulisse avec le lobby des cliniques privées en occultant biensûr les missions de service public de l'hopital.
L'objectif affiché : confier la gestion de l'ensemble des hopitaux d'une même région à une chaine de cliniques.
Edifiant
De Oister
Soldat inconnu. | 19H11 | 22/09/2008 |
je pense qu'il faudrait évaluer le nombre d'annonces fracassantes à mettre en rapport avec les vraies réformes accommplies.
La tactique est simple : balancez le truc le plus ignoble et gratuit possible, vous ferez plaisir à la masse. Ensuite viennent les réformes plus insidieuses, faites petit à petit. Difficiles et techniques à expliquer elles passeront tranquillement dans une assemblée déserte.
C'est tellement facile que s'en est à pleurer.
Vive la France et son bon peuple !
à Oister
De rol8329
22H19 | 22/09/2008 |
Bien vu. Comme pour les soins des malades de longue durée et autres fantaisies, ce genre de déclaration n'a pour seul but que de donner un os à ronger pendant que l'essentiel se passe ailleurs. Dans un moi, comme pour le parrainage d'un enfant juif mort dans les camps Nazi, Sarko abandonnera lâchement cette idée, et elle aura masqué tout le reste. Le seul repr
De ramassis
(ch'tite racaille) | 19H16 | 22/09/2008 |
Excellente analyse qui souligne parfaitement la stupidité de l'idéologie Sarkoziste.
Donc bientôt, les hôpitaux vont me demander mon dossier médical avant de m'accepter (ou de me refouler).
Par chance, je suis encore à peu près en forme. Tant que ça dure, je devrais pouvoir me faire soigner.
Quant aux autres, malades incurables, blessés graves, etc :
qu'ils aillent pourrir* ailleurs, Nom d'un Sarko !
* je voulais dire « mourir » (erreur de frappe)
De hogan
actif | 19H31 | 22/09/2008 |
A force de vouloir tout interdire, N.S. a décidé d'interdire la Mort.
De rubeus-hagrid
19H43 | 22/09/2008 |
Une piste pour les médecins et les patients : il faudrait que chaque malade en mauvaise santé s'engage à fournir plusieurs malades en peine forme. Le médecin soignerait tout le monde (même moi j'arrive à soigner les bien-portants). Ainsi, en cas de décès du vrai malade, les chiffres serraient moins affectés.
Si je continue à dire des trucs aussi c***, je vais finir au gouvernement moi ! Faut que je fasse gaffe.
De Iskander
20H02 | 22/09/2008 |
La statistique est simple : pour un hôpital de X lits, il y aura X décès dans l'année
D'où l'on tire que fermer des lits et des hôpitaux fait diminuer la mortalité
à Iskander
De Iskander
20H03 | 22/09/2008 |
(hospitalière seulement, hélas)
De zphilou
20H07 | 22/09/2008 |
Pffttt… ! ! !
Du moment que çà fait marrer les écureuils et la Grande Faucheuse, il peut continuer à pantalonner le Pinnochio de l'Elysée……(Bienheureusx les Alzeihmer qui ne subissent toutes ces promesses que le temps du J-T… ! ! ! )
Salutations…..d'un mortel qui mourira quand bon lui semblera… ! ! !
De emmanuel24
20H12 | 22/09/2008 |
oui,mais alors,une resurection ça doit en valoir des points retraites et des medailles,vous allez voir ça va motiver le personnel medical,qui pourra s'arrondir les fin de mois en vendant des suaires imprimés.N'ayez pas peur.
De oscar clandot
20H14 | 22/09/2008 |
Plus fort encore.
Supprimons la retraite,cent pour cent de décès a la fin c'est intolérable.
De LeMog
Bouffon | 20H31 | 22/09/2008 |
Ce mec est un grand malade, je n'arrive toujours pas à croire qu'il a été élu président de la république française.
De fortinat
exilé | 20H39 | 22/09/2008 |
On insistera aussi, sur un effort conséquent du coté des établissements de soins palliatifs,le président y constatant des taux à faire frémir.
De Winston Montag
scribe | 20H49 | 22/09/2008 |
« La pensée unidimensionnelle avec tous les tics et les clichés de ce qu'il faut bien appeler l'empirisme mercantile de la “pensée unique” des années 80-90, de cet empirisme mercantile qui aime dire : “Mais oui ! Le marché c'est toi et moi, tu peux le rencontrer au coin de la rue”. Le mariage - de cœur et de raison - de la Triple Alliance et de la Contre-Réforme libérale est désormais officiel, avec sa définition du travail comme denrée rare, ne posant aucun problème scientifique, transparent, reproductible et formalisable ; travail “outputé” par des opérateurs, ou mieux, des UET (unité élémentaire de travail). C'est la même pensée qui veut mater toute subversion de la langue et nier le réel du travail. Il s'agit, coûte que coûte, d'affubler la guerre de tous contre tous d'une rationalité cybernétique, quitte à nourrir - comme M. Bill Gates - l'ambition secrète de fabriquer des tranches d'âges, des comportements et des psychologies comme des jeans ; et remplacer la spéculation sur la viande sur pied des ingénieurs financiers d'autrefois par la spéculation sur un immense cheptel de neurones sur pied. Mais, performance oblige - et ceci n'aurait pas surpris Marcuse -, la Triple Alliance sait se montrer festive avec tout le cortège New Age, du nomade, du chaos, et pourquoi pas, du fractal. Pourtant, déjà Carnaval fait la grimace ; la langue semble se venger comme les incendies vengent la nature lorsque la broussaille fait place à la forêt : épidémies de lynchages médiatiques, proliférations de psychologies-zombies et, surtout, superstitions cultivées et engrangées par les sectes multinationales. C'est pourquoi il faut lire et relire Marcuse, l'homme pour qui la résignation seule est ringarde. Résignation qui nous interdit de saisir cette coalition du patient et du rauque qui forge la splendeur de l'individuation humaine. »
http://lesilencequiparle.unblog.fr
De zphilou
21H09 | 22/09/2008 |
Ben oui.. ! ! ! Faut agir… ! ! ! Le Sénat n'est pas extensible à l'Infini…. ! ! !
De Diane67
21H11 | 22/09/2008 |
nouvelle loi sur les hopitaux
article 1 : il est interdit de mourir à l'hopital
article 2 les hopitaux veilleront à installer les malades les plus gravements atteint à la morgue, en prévision de leur décès imminent.
article 3 les morgues seront installées dans les antichambres des crématoriums
article 4 Pour des raisons évidentes d'économie on peut directement installer les malades désignés à l'article 2 dans le crématorium
ca vous dit rien ? ? ?
d'accord, je grossis le trait, mais je vois venir le moment où on ne soignera plus les malades les plus graves pour ne pas avoir à les comptabiliser dans les décès de l'hopital…. rentrez chez vous, ma p'tite dame , vous êtes guérie.
De N.MARECHAL
16H08 | 23/09/2008 |
« Ne dites pas à ma mère que je suis Médecin légiste des hôpitaux français, elle me croit pianiste dans un bordel ».
C'est une chose qu'elle ne supporterait pas !
De Atlantis
Etudiant apolitique | 21H16 | 22/09/2008 |
Et les médecins légistes ?
De Atlantis
Etudiant apolitique | 21H30 | 22/09/2008 |
A Diane
Oui ça me rappelle le projet T4 des nazis…
De coconuts
salut les terriens(ennes) | 21H39 | 22/09/2008 |
Une seule solution
il faut supprimer les morts
mais avec ça ont va travailler chacun au minimum 135 ans pour boucher de la sécurité sociale
De remi86
le croquant ...du poitou | 21H52 | 22/09/2008 |
le nano president ! vous allez vous le taper encore et encore facon bush ! le monde politique est veroler ! encore plus celui de l industrie et de la finance ! mais vous croyez quoi ! qu il a ete elus sur…. tss ttss Il est là et pour……reprenez mon post en 2012 ! Alors tous ce qu il fait n est que ! pour aider des clavier bolloré and co ! le reste c est …comme tf1 ! genre anesthesiant
De rol8329
21H54 | 22/09/2008 |
Excellent article, brillant, qui contraste singulièrement avec la médiocrité de notre président. Mais que pouvait-on attendre d'un avocat spécialiste du droit immobilier à Neuilly ?
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 21H56 | 22/09/2008 |
L'avenir c'est les zombies…et l'avenir est en marche.
De jabier
consultant dans les Landes | 22H01 | 22/09/2008 |
Comment voulez-vous après çà élucubrer sur la légalisation de l'euthanasie ? En milieu hospitalier…ça aggraverait les statistiques et déclasserait le service !
De jabier
consultant dans les Landes | 22H04 | 22/09/2008 |
L'hôpital où tu meurs en ralant
C'est méchant
L'hôpital qui te gardes en vie
C'est gentil