Eurocopter a-t-il couvert le harcèlement d'un de ses cadres ?

Lundi 1er septembre, Christine Boulet sera fixée. Elle saura si son combat de deux ans pour faire reconnaître le harcèlement dont elle estime avoir été victime méritait d'être mené.

Elle saura si son employeur, Eurocopter, l'une des plus grosses entreprises de la région Paca, fleuron de l'industrie française, est reconnu coupable de l'avoir licenciée, selon elle, parce qu'elle a dénoncé « le comportement discriminatoire de son supérieur hiérarchique ».

L'audience s'était tenue devant le conseil des Prud'hommes de Martigues au mois de mai dernier. Depuis, Christine Boulet compte les jours qui la séparaient du 1er septembre, date à laquelle sera rendue la décision des conseillers.

Tout commence fin 2002 : Christine Boulet est chargée d'organisation événementielle au sein d'EADS, à Paris. Recommandée par le consortium à Eurocopter, elle rejoint le siège de l'entreprise à Marignane, au service des relations publiques, dirigé par monsieur C. Six mois plus tard, en juin 2003, elle est promue adjointe au responsable. (Ecouter le son)

Mais, selon elle, monsieur C. ne s'arrête pas là. (Ecouter le son)

Christine Boulet explique que la situation ne va faire qu'empirer au fil des mois. Son supérieur hiérarchique intervenant de manière de plus en plus insistante à la fois dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée. Elle n'évoquera que du bout des lèvres ce qu'elle estime être du « harcèlement sexuel »…

« Mon manager contrôlait en permanence le moindre de mes faits et gestes. C'est quelqu'un d'une possessivité maladive. Tout ce qui n'émanait pas de lui, il le prenait comme une menace personnelle. J'ai servi de faire-valoir à ce monsieur qui recherchait une légitimité qu'il n'avait absolument pas. »

Un regard qu'elle porte a posteriori.

« J'ai pris progressivement conscience de la situation de harcèlement. Pour moi, ce poste représentait beaucoup. Je suis pied-noir, corse… arriver dans une région méditerranéenne, c'était un véritable désir personnel, un aboutissement professionnel aussi…

“Après des années passées en freelance dans des entreprises à culture américaine, c'était pour moi une opportunité formidable. Cela n'a pas été facile d'accepter de me retrouver dans cette posture…”

Difficile cependant de faire reconnaître une situation de harcèlement. Après des mois d'une situation inextricable, au cours desquels elle tente de faire entendre sa voix auprès de sa hiérarchie et se retrouve de plus en plus isolée, Christine Boulet est finalement écartée de son poste d'adjointe et détachée, dans le cadre d'une “convention de délégation de personnel”, auprès du rectorat d'Aix-Marseille…

La Halde s'en mêle

A l'issue de ce détachement, elle réintègre Eurocopter et reçoit, un mois plus tard, une convocation à un entretien préalable à licenciement. On lui reproche alors d'avoir “non seulement échoué dans sa mission au sein du rectorat”, ce qu'elle réfute, “mais aussi d'avoir terni l'image de l'entreprise Eurocopter”.

Lors de cet entretien, auquel assiste un délégué syndical, le DRH d'Eurocopter, Eric Arcamone, aurait reconnu les rapports problématiques avec monsieur C.

Ce que bien sûr confirme Christine Boulet, mais en allant un peu plus loin :

“Il m'a dit : ‘Eurocopter reconnaît que vous avez beaucoup souffert depuis votre arrivée parmi nous. Vous avez le droit d'être heureuse, donc il faut que vous alliez travailler ailleurs, parce qu'Eurocopter n'est pas capable d'intégrer des gens comme vous.’

‘J'ai demandé au syndicaliste s'il avait noté cette phrase remarquable. Mais, le problème avec le harcèlement, moral ou sexuel, c'est qu'il faut prouver la souffrance.’

Alors, Christine Boulet s'est lancée dans la bataille pour la faire reconnaître. En décembre 2006, elle choisit de faire appel à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.

La Halde va mener son enquête et, dans une délibération rendue le 14 avril dernier, abonder en son sens :

‘Le Collège de la haute autorité considère qu'il existe suffisamment d'éléments permettant de présumer que Madame Boulet, alléguant être victime de faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel, a été licenciée pour avoir dénoncé ces faits et qu'elle a ainsi fait l'objet d'une mesure de représailles justifiant la nullité de son licenciement’.

‘Elle ne supporte aucune hiérarchie…’

Roland Lescudier, l'avocat d'Eurocopter, estime que la Halde n'a fait état que de ‘présomption de harcèlement, elle ne l'a pas établie’. Il poursuit :

‘La Haute autorité ne travaille pas dans des conditions contradictoires et, dans cette affaire, seuls les arguments de Mme Boulet ont été retenus’.

A l'audience, au mois de mai, Me Lescudier avait rappelé à Christine Boulet que ce n'était pas son ‘aptitude professionnelle’ qui avait été remise en cause, mais ‘son attitude comportementale’ : ‘Elle ne supporte aucune hiérarchie, elle est toujours persuadée de faire mieux que les autres.’

A la veille de la décision des conseillers prud'homaux, il relève ‘le talent et l'habileté dont fait preuve Mme Boulet pour communiquer sur son cas’. Face ‘au premier employeur de la région Paca’, sans doute fallait-il bien cela…

Complété le 1er septembre à 13h42 : Le conseil des prud'hommes de Martigues a renvoyé sa décision au 24 octobre prochain.

Photo : Christine Boulet (Rémi Leroux).

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staying alive | 18H37 | 31/08/2008 | Permalien

Envie de pleurer en vous lisant.
Je ne suis pas cadre mais ai choisi et exercé mon métier avec tant d'amour que je n'ai pas tout de suite compris ce qui se passait… Le harcèlement, quasiment improuvable et là, maintenant, en route vers l'invalidité. Le pire étant l'incompréhension de l'entourage (famille, amis) mais un entêtement absolu quand on sent que la santé (psychologique et physique) devient trop tangible et qu'on espère encore survivre

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awash | 19H16 | 31/08/2008 | Permalien

C'est comme çà que celà se passe. Autour les gens ne comprennent pas. Et surtout ont peur, ce qui les amène à devenir agressifs. Peur de leur propres fragilité personnelle et sociale, ils peuvent se montrer lâches parfois quand ils essayent d'abuser de la fragilité de la personne qui se trouve dès lors prise alors dans une séries d'« incidents ». Se reposer plutôt sur des professionnels et garder le contact avec l'entourage avec un peu plus de distance. Mieux vaut ne rien attendre de qui que ce soit,c'est la meilleure façon de ne pas être déçu.

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20H00 | 31/08/2008 | Permalien

« Autour les gens ne comprennent pas. »

Trop vite dit. Beaucoup comprennent très bien, mais voient l'avantage qu'ils vont tirer de la situation, du moins à court terme, car en se rendant complices du système, ils risquent d'en être les prochaines victimes.

« Mieux vaut ne rien attendre de qui que ce soit,c'est la meilleure façon de ne pas être déçu. »

Moi, j'ai appris à compter sur mes ennemis. Ceux-là au moins sont tout à fait fiables.

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awash | 21H06 | 31/08/2008 | Permalien

Ce que je veux dire agir strictement dans les cadres intitutionnels et si parfois quelquechose arrive, une « bonne surprise », la prendre au crédit, quand même, de l'humanité. Mais dans la faible altérité ou nous vivons : attendre de l'aide de relations est le meilleur moyen de se faire jetter ou de finir dans un état asservi ou d'esclave quand le sauveur demandera le paiement de son « contre-don » (cf le film dont le nom m'échappe produit avec un réalisateur Danois et Nicole Kidman et qui se déroule dans un village isolé aux US).

Et pour les « ennemis », c'est compliqué. On n'aime pas trop que les gens se noient complètement, çà donne mauvaise conscience. Sortir la tête de l'eau (seulement) de la victime donne bonne conscience, puis « endettée », elle peut au moins reservir contre quelqu'un d'autre… Et puis s'il y a une petite notoriété, çà stimule l'appétit … « le petit cochon que l'on préfère, c'est celui qui joue dans la cours avec ses trois jambes et une jambe de bois… parce qu'on le mange petit à petit »…(G Miller). Question de réalisme, celà ne veut pas dire que l'on ne puisse pas espérer que quelques personnes à un moment donné se comporteront humainement. C'est offert. Une chance si ça se produit, mais ne peut s'attendre comme « allant de soi ». Ca ne va pas de soi hélàs…
Et celà ne se paye pas d'un contre-don avec intérêts, çà fait partie d'une circulation globale des dons dans la société.

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21H56 | 31/08/2008 | Permalien

Paradoxalement, c'est avec mes ennemis que je conserve les meilleures relations (*), après qu'ils m'aient complètement isolée.

Avec eux, au moins, je suis en terrain de connaissance. Je leur dis deux mots, ils percutent tout de suite, et vice versa, et c'est quand même vachement plus agréable que d'avoir affaire à des tarés qui ne comprennent rien à rien. Quel genre de relation voulez-vous développer avec des gens dont vous restez irrémédiablement séparé par un mur d'incompréhension, d'incommunicabilité ? Il n'y en a pas. Or, la relation reste indispensable, nécessaire à la vie ou la survie. La haine, c'est toujours mieux que rien.

(*) pas trop rapprochées, quand même…

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staying alive | 22H21 | 31/08/2008 | Permalien

Ennemis, ennemis… Quand la haine est si présente, donc vous n'êtes pas insensibles… quand vous rêvez d'écraser votre chef, de rouler dessus aller retour aller retour jusqu'à un aplatissement total, ne vaut-il mieux pas fuir et mépriser le personnage, le traiter de petit homme (même si c'est une femme)…

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Ras les Antennes | 01H26 | 01/09/2008 | Permalien

C'est par le mépris que la victime « s'en tire », pas par la haine (trop destructrice)… Ces gens sont de toute façon bien méprisables, n'est-ce pas ?
Ils ne méritent même plus qu'on pose l'oeil sur leur sinistre personnage !

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09H38 | 01/09/2008 | Permalien

Il est des circonstances où l'indifférence n'est pas de mise.

Par exemple, quand je sors de chez moi et me retrouve nez à nez avec des malfrats qui n'attendaient que ça pour me casser la gueule, conformément aux ordres qu'ils ont reçus, je ne peux pas faire comme s'ils n'étaient pas là.

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Ras les Antennes | 14H52 | 01/09/2008 | Permalien

Leçons de Kung Fu pour les Nuls fortement conseillées d'urgence ! ! !
Je plaisante, je sais que ce sont des situations critiques : j'ai à faire à des attaques plus perfides… Plus voilées…
Mais le sachant, je déjoue leurs trop mauvaises intentions ! Pour moi, ils sont devenus transparents, malgré toute l'horreur qu'ils suscitent chez moi : pour moi, ce sont de « réels criminels » !
Je viens ce week end d'éviter une fonctionnaire de démissionner, cela fait dix ans que dure son calvaire : fonction publique territoriale !
Ils essaient d'avoir à l'usure…

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16H14 | 01/09/2008 | Permalien

Combien de fois n'ai-je pas rêvé d'avoir les super pouvoirs d'une Xéna et de leur passer par-dessus la tête d'un quadruple salto arrière en poussant le cri qui tue…

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Ras les Antennes | 12H20 | 02/09/2008 | Permalien

Voui, Existe ; j'ai une copine qui a dit lors de l'expertise psy qu'elle voulait les tabasser, (plutôt que de se suicider) résultat,ils ont prolongé son arrêt… Ils ont eu peur qu'il y ait du sang collé au plafond !

Je me verrai bien, moi, dans le rôle de Killbill ! de la sauce tomate, plein les murs !

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à balafenn Portrait de balafenn De existe

12H02 | 01/09/2008 | Permalien

@ balafenn

Ils ne vous lâchent pas si facilement…

La haine est d'abord chez ceux qui ont décidé de vous éliminer.

Et c'est bien le seul levier que j'aie pu trouver pour progresser. Par haine pour moi, certains sont encore capables de déplacer des montagnes…

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awash | 22H49 | 31/08/2008 | Permalien

« je suis en terrain de connaissance. Je leur dis deux mots, ils percutent tout de suite, et vice versa, »

Personnellement je me méfie des communications trop implicites. Il y a tant de risques de malentendus. Un code, un mot peut avoir une multiplicité de signifiants…sauf dans des communications strictement régies par le même imaginaire… D'abord, on est jamais sûr que ce soit le même. On est jamais sûr de ce que l'on a vraiment dit et de ce que l'autre a entendu et interprété. La communication est toujours un pari et comporte un « travail » sur cette subjectivité-là, ce qui fait un espace de « discussion ». Des personnes essayent de faire cet effort, de prendre le temps, d'autres s'y refusent. Certains essayent de forcer à des « clivages » de communication, celà m'épuise, je n'y réponds pas. Du fait de mon statut actuel, on me fiche à peu près la paix. Des voisins ont essayé de faire pression, je ne leur adresse pas la parole, et çà se passe correctement et banalement avec les autres.
Mais dans mon ancienne activité professionnelle j'ai vécu une situation absolument insupportable. Le mal Français, il est là et bien verrouillé…
Il y a des gens, pas beaucoup, qui prennent le temps de créer du lien, petit à petit, à échanger des bricoles (tenir une porte…), élaborer une discussion, puis échanger sur ce que l'on veut dire etc. Si un effort est fait pour tisser un lien, à celà j'accorde une importance, le reste, les « excités », à prendre ou à laisser tout de suite je n'écoute ou regarde pas. tant pis si je me fais traiter « d'égoiste », de méduse ou je ne sais quoi..

Dommage qu'au travail, ce ne soit presque plus possible. A l'époque, en 2002, c'était le règne frénétique de l'exhibition des portables, je n'ai pas de portables. Et j'ai eu droit à des reproches professionnels (dans une prestigieuse institution française) à cause de celà…à ma stupéfaction. A quoi tient le boulot… !

Oui, tout celà ne devrait pas se dire, vous savez depuis le temps, j'ai plus grand chose à perdre… Et puis çà commence à circuler, c'est que c'est que l'emprise va se tomber un de ces jours… Oui, il faut en parler de tout çà…

Portrait de Courageux anonyme

à vol19 Portrait de vol19 De existe

10H33 | 01/09/2008 | Permalien

« je suis en terrain de connaissance. Je leur dis deux mots, ils percutent tout de suite, et vice versa, »

Nous avons un assez long vécu commun, eux comme bourreaux et moi comme victime. Ils savent aussi bien que moi que tout ce que j'en dis est vrai. De même, ils connaissent bien mes qualités et compétences, qu'ils n'ont jamais dédaigné d'exploiter.

Ce n'est pas le cas de tous ceux qui gobent ou feignent de croire à toutes leurs affabulations à mon sujet.

Comment croyez-vous qu'ils aient réussi à m'isoler ?

La rumeur, la calomnie, les accusations mensongères, font toujours partie d'une bonne opération de harcèlement.

Portrait de vol19

De vol19

awash | 13H36 | 01/09/2008 | Permalien

Désormais, il y a des livres, des films, de sites internet, des associations, des consultations médicales dans certains hopitaux, de même des études épidémologiques internationales maintenant. Ca existe de partout, mais en France comme tous les problèmes managériaux, c'est plus violent et caché. Maintenant, on dispose de ces élèments, ce qui n'était pas le cas hier,de même les études commencent à illustrer l'étendue du type de dégâts et la durée sur la psyché des victimes.

Il est nécessaire que des dispositifs de prévention et d'accompagnement se mettent en place, d'autre part que des condamnations financières sévères pénalisent les institutions et les harceleurs, que des ressources financières de compensation honnêtes permettent aux vicitmes de vivre décemment.

Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 19H33 | 31/08/2008 | Permalien

Les langues se délient .Tant mieux !
Malheureusement passer par de tels faits
et dramatique pour les personnes concernées .
Constat accablant .Pour l'organisation du travail
dans les pays « riches » .
Riche pour qui ,et pour quoi …

Portrait de kkbl

De kkbl

cadre au chômage | 23H31 | 31/08/2008 | Permalien

''Elle ne supporte aucune hiérarchie' » : vue l'occurrence, elle est bien bonne, celle-là ! Finalement, ç'a pas l'air compliqué d'être avocat

Portrait de Nébuleuse

à kkbl Portrait de kkbl De Nébuleuse

Ras les Antennes | 01H23 | 01/09/2008 | Permalien

Les avocats employeurs et les employeurs eux-mêmes ont un « missel », une « bible » intitulée « Comment faire pour en cas de harcèlement “zigouiller” ou “se débarrasser” au plus vite de la victime ? »
Bizarrement, il n'est qu'une portion infime d'employeurs virant le harceleur et ses complices ; bizarrement aussi, la victime est seule, et en face, toujours « un certain nombre »… C'est ce que l'on appelle la loi du NOMBRE…
On en sacrifie une, on garde le reste, fût-il déjà bien nécrosé !
Bien sûr que le portrait de la victime qui se « prétend » harcelée, face à un « présumé » harceleur, est écrit sur les tablettes, et pas celles de la loi : ce sont toujours des caractères difficiles, mais qui travaillent bien… Curieux ! Des personnes qui sont populaires, mais dont certaines veulent se débarrasser en parsemant sous leurs pieds de jolies peaux de bananes…
Et vous verriez dans ces dossiers, les motifs de licenciement de la « réelle » victime : il faudrait en faire un florilège, un encyclopédie !
A s'en rouler par terre de rire si nous ne tombions pas dans une telle tragédie !
Et il y a toujours de bons petits copains pour faire des attestations de complaisance « pro-employeur » que celui-ci glane contre « récompenses secrètes »…
Et ces juges qui gobent comme des carpes !
Le mieux, c'est l'application du droit de retrait, les juges avec leur super boule de cristal affirment mordicus qu'il n'y a jamais eu « danger imminent »… Comment peuvent-ils le savoir ? Il n'y avait pas de témoins, je vous le rappelle ! Ils jugent vraiment « au jugé » ; résultat : la victime a du mal à panser ses plaies, car c'est la double peine : être victime accusée et condamnée, et ne pas être reconnue, ni blanchie par la justice après un combat acharné…
Triste et sinistre comédie !

Portrait de Soleillade

De Soleillade

Invalide | 06H08 | 01/09/2008 | Permalien

Le harcèlement est devenu un sport national pour virer les gens sans leur payer d'indemnités de licenciement. Nous avions réussi à faire voter une loi par laquelle la charge de la preuve était inversée : c'était à l'employeur de faire la preuve qu'il n'y avait pas eu harcèlement. Dès que la droite est revenue au pouvoir, elle l'a abrogée.

Portrait de Nébuleuse

à Soleillade Portrait de Soleillade De Nébuleuse

Ras les Antennes | 12H23 | 02/09/2008 | Permalien

@ Soleillade :
tout à fait, de toute façon, même quand vous avez des attestations, les juges vous diront que vous n'en avez pas assez…C'est pourquoi, c'est très dur de lutter sur le plan juridique, mais y renoncer, c'est aussi laisser-faire…
Donc, que ceux qui le peuvent encore, aillent en parle à ces juges qui n'écoutent d'une oreille, celle de l'employeur ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

De existe

13H24 | 01/09/2008 | Permalien

Tenez, voilà encore un cas :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/08/04/01016-20080804ARTFIG0…

Indemnité record
pour un salarié espionné

Mathieu Delahousse
01/09/2008 | Mise à jour : 10 : 32 | Commentaires 1
.
Deux entreprises, dont une société de sécurité, ont été condamnées à verser 30 000 euros à un ancien employé et à son épouse surveillés pendant plusieurs semaines.

Cette première judiciaire pourrait bien faire jurisprudence. Le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse (Ain) vient d'accorder 30 000 euros de dommages et intérêts à un couple surveillé en 2006 durant plusieurs semaines. La condamnation, pour atteinte à la vie privée, frappe une société d'intelligence économique et l'entreprise lyonnaise qui s'était offert ses services.

L'histoire éclate quand Patrick D., salarié d'une société de conseil en management basée à Lyon, démissionne de son poste. Sa direction le soupçonne alors de vouloir rejoindre d'autres salariés partis créer leur propre structure de consultants.

L'enjeu pour l'entreprise est de conserver plusieurs gros clients, dont le groupe industriel Areva. Décision est donc prise de faire appel à une société d'intelligence économique afin de vérifier l'existence d'éventuelles manœuvres frauduleuses.

TPM International, ayant pi­gnon sur rue à Paris sur les Champs-Élysées, réalise alors par l'intermédiaire de plusieurs « cabinets extérieurs d'agents de recherches privées » une série de filatures et d'investigations de grande ampleur. La facture fera état de « 1 652 heures de surveillance », facturées « 118 180 euros hors taxes ».

Inquiétudes et rumeurs
Mis hors de cause quant aux soupçons de concurrence déloyale, Patrick D. porte plainte pour atteinte à la vie privée, soulignant que la surveillance mise en place dans son petit village de l'Ain lui avait gravement nui, la présence de détectives « en planque » devant chez lui provoquant inquiétudes et rumeurs chez ses voisins. L'épouse de Patrick D., assistante maternelle, avait dû fournir des explications aux parents des enfants qu'elle gardait quand ils s'étaient rendu compte qu'elle était en permanence l'objet de filatures… TPM International - qui avait sous-traité ce dossier auprès de détectives privés de la région lyonnaise - n'est pas à proprement parler une inconnue de la justice. Depuis cet été, son responsable, Claude Thévenet, ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire, doit affronter une tempête judiciaire bien plus importante. L'ancien fonctionnaire, tout comme un ancien de la DGSE, est soupçonné d'avoir fait effectuer des enquêtes sur des dossiers judiciaires sensibles, notamment l'affaire des frégates de Taïwan et le dossier Clearstream. Le commanditaire de ces enquêtes privées était alors la Direction des chantiers navals, concepteur des frégates vendues en 1991 au gouvernement taïwanais.

Il s'agissait alors de connaître le contenu des dossiers judiciaires en cours. Mis en examen pour « corruption active, recel du secret professionnel, recel de violation du secret de l'instruction et recel d'abus de biens sociaux », le dirigeant de TPM International a été placé sous contrôle judiciaire par les juges parisiens Jean-Christophe Hullin et Françoise Desset. Son entreprise d'intelligence économique, qui était immatriculée depuis 1993 au registre du commerce, est aujourd'hui en sommeil ­forcé. Elle pourrait être placée en liquidation dans les semaines qui viennent.

Patrick D. a aujourd'hui abandonné sa carrière d'ingénieur pour se reconvertir loin du conseil en management. Son ancien em­ployeur, quant à lui, a décidé de faire appel du jugement que le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse a prononcé fin juin.

Le dossier, civil, reviendra prochainement devant la cour d'appel de Lyon. Il pourrait faire jurisprudence. « L'affaire apparaît déjà inédite tant par la gravité des faits que par l'ampleur des condamnations, commente un juriste spécialisé. Pour des atteintes à la vie privée de salariés, les condamnations sont habituellement bien plus réduites. »

En mars dernier, la Cour de cassation avait reconnu aux entreprises le droit de contrôler et de surveiller un employé durant les heures de travail mais à condition que les moyens employés ne soient pas déloyaux.

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CERTAINS RESTENT SOUS SURVEILLANCE DES ANNEES DURANT.

Portrait de vol19

De vol19

awash | 20H53 | 01/09/2008 | Permalien

« Certains restent sous surveillance des années durant »
Dit comme çà, celà évoque un délire parano. Ceux qui on lu l'ensemble du fil, ou qui ont vécu l'expérience seront plus prudent.
Mon observation et vécu confirme cette étrange affirmation.
J'ai déjà mes oreilles qui sifflent et ce ne sont pas des acouphènes…

Portrait de Nébuleuse

à vol19 Portrait de vol19 De Nébuleuse

Ras les Antennes | 19H12 | 02/09/2008 | Permalien

@vol19 :

Les espions sont parmi nous ! J'ai rarement constaté à quel point les personnes étaient facilement manipulables, avec ces histoires, et retournables comme un gant.
Il y a toujours des personnes bien intentionnées qui sont là à leur souffler dans l'oreille d'aller vous contacter pour répandre un bruit, et les personnes ainsi sollicitées se font rouler dans la farine.
Votre meilleur ami peut devenir vite votre pire ennemi, malgré lui, et en étant persuadé qu'il agit dans votre intérêt !
De vrais sables mouvants où l'on ne peut avoir confiance qu'en soi !

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De Hedoniste

Agitateur social | 15H21 | 01/09/2008 | Permalien

Tout d'abord, Bravo car réussir à se lancer dans une démarche pour faire reconnaitre son harcèlemenent relève de l'ascension de l'Everest sans assistance respiratoire … et en monokini !

Sur le reste, sans connaitre l'affaire mais sachant que la Halde s'en est melè, je pense que l'affaire est suffisamment défendable … pour que la Halde s'en soit saisi.

Pour moi, en tant qu'acteur syndical en entreprise, je constate encore une fois que parler de violence symbolique est plus qu'un tabou … puisque ça n'existe pas ! …

- Montrer de la violence à 20h50, le dimanche soir, sur une chaine télévisée à grande audience : Oui !
- Parler de climat de violence … devenue presque « normal » … dans l'entreprise : impossible ! au risque de se faire traiter de catastrophiste ou d'amplifier la réalité.

Donc, encore bravo car ce type de geste montre qu'il est encore possible de se défendre face à des comportements qu'ils ne faut laisser s'installer comme « normaux » dans l'entreprise !

Portrait de vol19

De vol19

awash | 13H59 | 01/09/2008 | Permalien

Quand « Liberté, Egalité, Fraternité » ne doit plus dire plus son nom…

Portrait de Nébuleuse

De Nébuleuse

Ras les Antennes | 15H01 | 01/09/2008 | Permalien

Un petit regret sur la photo illustrant cette article, on voit une femme à son avantage, bien bronzée… Cependant, si vous prenez des victimes avec séquelles de harcèlement moral et/ou sexuel, l'un accompagnant souvent l'autre, vous aurez droit à une galerie de portrait dans le style, la nuit des Morts-Vivants ! ! !
Teints pâles, yeux creusés, tristes, hargards… Amaigrie, en obésité morbide à cause des anti-dépresseurs !
Je sais, c'est l'été, il fait beau, vous êtes à Marseille, mais une malade qui s'est fait choquer ne supporte même plus l'exposition au soleil, elle fait quasiment immédiatement un malaise…

Portrait de Thorgal46

à Nébuleuse Portrait de Nébuleuse De Thorgal46

Informaticien dans le Lot | 15H35 | 01/09/2008 | Permalien

Bonjour Nebuleuse,

On sent que tu es professionnelement dans ton élément avec un tel sujet.
Mais ne forces tu pas un peu le trait en décrivant l'aspect physique proche des « morts vivants » ?

J'ai une collègue palichonne, obèse au regard vide et vraiment, j'ai pas l'impression que quelqu'un la harcèle sexuellement…
A vrai dire j'ai même le sentiment qu'elle aimerait que ça lui arrive…

Portrait de Courageux anonyme

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De existe

17H18 | 01/09/2008 | Permalien

« J'ai une collègue palichonne, obèse au regard vide et vraiment, j'ai pas l'impression que quelqu'un la harcèle sexuellement… »

Que sais-tu de sa vie ?

« A vrai dire j'ai même le sentiment qu'elle aimerait que ça lui arrive… »

Pur fantasme de ta part. Laisse-la tranquille.

N.B. : Ce commentaire ne serait-il pas raciste ? Les femmes à la peau blanche n'ont pas vocation à s'en faire soigner par harcèlement sexuel.

Portrait de Thorgal46

De Thorgal46

Informaticien dans le Lot | 20H07 | 01/09/2008 | Permalien

J'adore les gens qui prennent tout au premier degré, ça me rapelle un peu ces pauvres bovins qui foncent sur la muleta qu'on eur présente.

Cher Existe, j'ai tout inventé, juste pour faire sourire la Sombre Nébuleuse…

Portrait de Courageux anonyme

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De existe

22H21 | 01/09/2008 | Permalien

Bof… Elle vous dira elle-même si vous l'amusez vraiment.

Vous me faites penser à une célébrité brestoise décédée cette année, Alain Robbe-Grillet, qui était le 24 octobre dernier l'invité surprise de Frédéric Taddeï dans « Ce soir ou jamais », sur France 3, pour présenter son dernier ouvrage, un « conte de fées » qu'il qualifiait d'autobiographique. Vous voyez ?

Pour mémoire :

Chronique
Un « conte de fées pour adulte », par Dominique Dhombres
LE MONDE | 25.10.07 | 14h15 . Mis à jour le 25.10.07 | 14h15

Frédéric Taddeï faisait durer le suspense, mercredi 24 octobre, dans « Ce soir ou jamais », sur France 3. « Nous serons, juste après “Soir 3”, avec l'auteur du livre le plus choquant de la rentrée. Il est académicien français. Il a 85 ans. Je ne vous dis pas son nom. Je vous laisse deviner », disait-il.

La réponse à la devinette était tranquillement assise un peu plus tard dans un fauteuil. Il s'agit d'Alain Robbe-Grillet, bien sûr, qui publie Un roman sentimental, chez Fayard. Comme son nom ne l'indique pas, il s'agit d'une suite de scènes érotiques, dans la tradition du marquis de Sade, comportant inceste et supplices divers. « C'est un père qui fait l'éducation de sa fille », expliquait sobrement l'académicien. « Je ne prétends pas que c'est un catalogue de toutes les passions possibles. Ce sont mes fantasmes à moi », disait-il encore. Le livre est vendu non coupé, à l'ancienne, et enveloppé d'un plastique transparent, deux façons d'éviter qu'il ne tombe entre des mains non averties. Il est également précédé de la mise en garde suivante : « L'éditeur tient à signaler que ce “conte de fées pour adulte” est une fiction fantasmatique qui risque de heurter certaines sensibilités. L'ouvrage n'étant pas massicoté, il est préférable, pour l'ouvrir, d'user d'un instrument coupant plutôt que de son doigt. »

Toutes ces précautions, qui ressemblent fort à une mise en scène, ont pour but d'alerter le lecteur potentiel sur le fait qu'il s'agit d'un ouvrage parfaitement dégoûtant. Avec son air de patriarche ou de vieux lion, Alain Robbe-Grillet était visiblement ravi, mercredi soir, de choquer une fois de plus.

Cela avait commencé en 1953 avec la publication par cet ingénieur agronome d'un roman, Les Gommes, d'où toute psychologie était bannie au profit d'une description froide et minutieuse des objets. Frédéric Taddeï faisait mine d'être heurté par les horreurs contenues dans Un roman sentimental. Alain Robbe-Grillet rétorquait inlassablement qu'il s'agissait seulement de littérature, et de rien d'autre. « On confond de plus en plus le fantasme et la réalisation du fantasme. Or c'est exactement le contraire. Quelqu'un qui écrit, en général, est quelqu'un qui se soigne lui-même, qui soigne sa perversion en l'écrivant », disait-il. Parlait-t-il de lui ? « En tout cas, j'ai Aristote avec moi pour défendre cette thèse, celle de la catharsis. Le lecteur va être purgé de ses passions grâce à mon livre », concluait-il.

Aristote a bon dos. La catharsis s'applique aux sentiments d'horreur ou de pitié éprouvés par les spectateurs d'une tragédie. Le registre d'Alain Robbe-Grillet, dans son dernier livre, est manifestement différent.

Mais peu importe. On ne réplique pas à un membre de l'Académie française qui cite Aristote.

Dominique Dhombres
Article paru dans l'édition du 26.10.07.

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Se défendant de toute perversité, il a aussi cité « le grand patron de l'hôpital psychiatrique de Brest » qui a rédigé un texte à son éloge pour une exposition que cette ville lui a consacrée au cours de l'hiver 2003-2004… et adoubé cette autre célébrité brestoise, ayant pris la fuite il y a bientôt trois ans, un Gauguin sous le bras :

http://www.brest.maville.com/Les-seances-tres-speciales-d-un-psychiatre-…

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/assises-…

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/assises-…

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/viols-su…

http://www.brest.maville.com/Douze-ans-de-reclusion-au-psychiatre-violeu…

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