Eurocopter a-t-il couvert le harcèlement d'un de ses cadres ?
Lundi 1er septembre, Christine Boulet sera fixée. Elle saura si son combat de deux ans pour faire reconnaître le harcèlement dont elle estime avoir été victime méritait d'être mené.
Elle saura si son employeur, Eurocopter, l'une des plus grosses entreprises de la région Paca, fleuron de l'industrie française, est reconnu coupable de l'avoir licenciée, selon elle, parce qu'elle a dénoncé « le comportement discriminatoire de son supérieur hiérarchique ».
L'audience s'était tenue devant le conseil des Prud'hommes de Martigues au mois de mai dernier. Depuis, Christine Boulet compte les jours qui la séparaient du 1er septembre, date à laquelle sera rendue la décision des conseillers.
Tout commence fin 2002 : Christine Boulet est chargée d'organisation événementielle au sein d'EADS, à Paris. Recommandée par le consortium à Eurocopter, elle rejoint le siège de l'entreprise à Marignane, au service des relations publiques, dirigé par monsieur C. Six mois plus tard, en juin 2003, elle est promue adjointe au responsable. (Ecouter le son)
Mais, selon elle, monsieur C. ne s'arrête pas là. (Ecouter le son)
Christine Boulet explique que la situation ne va faire qu'empirer au fil des mois. Son supérieur hiérarchique intervenant de manière de plus en plus insistante à la fois dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée. Elle n'évoquera que du bout des lèvres ce qu'elle estime être du « harcèlement sexuel »…
« Mon manager contrôlait en permanence le moindre de mes faits et gestes. C'est quelqu'un d'une possessivité maladive. Tout ce qui n'émanait pas de lui, il le prenait comme une menace personnelle. J'ai servi de faire-valoir à ce monsieur qui recherchait une légitimité qu'il n'avait absolument pas. »
Un regard qu'elle porte a posteriori.
« J'ai pris progressivement conscience de la situation de harcèlement. Pour moi, ce poste représentait beaucoup. Je suis pied-noir, corse… arriver dans une région méditerranéenne, c'était un véritable désir personnel, un aboutissement professionnel aussi…
“Après des années passées en freelance dans des entreprises à culture américaine, c'était pour moi une opportunité formidable. Cela n'a pas été facile d'accepter de me retrouver dans cette posture…”
Difficile cependant de faire reconnaître une situation de harcèlement. Après des mois d'une situation inextricable, au cours desquels elle tente de faire entendre sa voix auprès de sa hiérarchie et se retrouve de plus en plus isolée, Christine Boulet est finalement écartée de son poste d'adjointe et détachée, dans le cadre d'une “convention de délégation de personnel”, auprès du rectorat d'Aix-Marseille…
La Halde s'en mêle
A l'issue de ce détachement, elle réintègre Eurocopter et reçoit, un mois plus tard, une convocation à un entretien préalable à licenciement. On lui reproche alors d'avoir “non seulement échoué dans sa mission au sein du rectorat”, ce qu'elle réfute, “mais aussi d'avoir terni l'image de l'entreprise Eurocopter”.
Lors de cet entretien, auquel assiste un délégué syndical, le DRH d'Eurocopter, Eric Arcamone, aurait reconnu les rapports problématiques avec monsieur C.
Ce que bien sûr confirme Christine Boulet, mais en allant un peu plus loin :
“Il m'a dit : ‘Eurocopter reconnaît que vous avez beaucoup souffert depuis votre arrivée parmi nous. Vous avez le droit d'être heureuse, donc il faut que vous alliez travailler ailleurs, parce qu'Eurocopter n'est pas capable d'intégrer des gens comme vous.’
‘J'ai demandé au syndicaliste s'il avait noté cette phrase remarquable. Mais, le problème avec le harcèlement, moral ou sexuel, c'est qu'il faut prouver la souffrance.’
Alors, Christine Boulet s'est lancée dans la bataille pour la faire reconnaître. En décembre 2006, elle choisit de faire appel à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
La Halde va mener son enquête et, dans une délibération rendue le 14 avril dernier, abonder en son sens :
‘Le Collège de la haute autorité considère qu'il existe suffisamment d'éléments permettant de présumer que Madame Boulet, alléguant être victime de faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel, a été licenciée pour avoir dénoncé ces faits et qu'elle a ainsi fait l'objet d'une mesure de représailles justifiant la nullité de son licenciement’.
‘Elle ne supporte aucune hiérarchie…’
Roland Lescudier, l'avocat d'Eurocopter, estime que la Halde n'a fait état que de ‘présomption de harcèlement, elle ne l'a pas établie’. Il poursuit :
‘La Haute autorité ne travaille pas dans des conditions contradictoires et, dans cette affaire, seuls les arguments de Mme Boulet ont été retenus’.
A l'audience, au mois de mai, Me Lescudier avait rappelé à Christine Boulet que ce n'était pas son ‘aptitude professionnelle’ qui avait été remise en cause, mais ‘son attitude comportementale’ : ‘Elle ne supporte aucune hiérarchie, elle est toujours persuadée de faire mieux que les autres.’
A la veille de la décision des conseillers prud'homaux, il relève ‘le talent et l'habileté dont fait preuve Mme Boulet pour communiquer sur son cas’. Face ‘au premier employeur de la région Paca’, sans doute fallait-il bien cela…
► Complété le 1er septembre à 13h42 : Le conseil des prud'hommes de Martigues a renvoyé sa décision au 24 octobre prochain.
Photo : Christine Boulet (Rémi Leroux).
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De SiDi
Kitten ! | 11H24 | 31/08/2008 |
« Six mois plus tard, en juin 2003, elle est promue adjointe au responsable. (Ecouter le son)
Mais, selon elle, monsieur C. ne s'arrête pas là. (Ecouter le son) »
Si on n'a pas Flash, ça ne veut rien dire.. dommage (je ne l'ai pas : ) ).
à SiDi
De Jean-no
très occupé | 13H05 | 31/08/2008 |
Le player flash est disponible pour toutes les plate-formes, ça doit pouvoir se régler ! Un jugement récent a considéré comme mensongère une pub pour l'iPhone qui prétendait fournir un accès à « tout l'internet » alors qu'il n'y a pas de player flash sur iPhone…
à SiDi
De juliab
rien | 14H21 | 31/08/2008 |
Bé dis donc, ne pas avoir le player flash, ça doit pas être facile tous les jours pour un étudiant en informatique.
De vol19
ailleurs | 11H47 | 31/08/2008 |
Ce cas de figure est malheureusement assez fréquent, destructeur, difficile à prouver… et tout le monde n'en sort pas en état de se battre. Il est le produit d'une combinaison de facteurs intitutionnels et individuels, et d'autre part de cette emprise des pulsions lié au capitalisme moderne…
Du temps de l'Aérospatiale, ces boîtes étaient beaucoup plus sympa. La mise en place d'un système de management technocratique à l'américaine se superposant à de nombreuses formes culturelles ne doit pas faciliter les choses. Pas surprenant, que ce soit dans les services « communication » que ça s'exacerbe davantage, les métiers de séduction et de frime pour vendre ces « phallus volants »..
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 12H10 | 31/08/2008 |
J'espère pour elle que les faits ne seront pas requalifiés en accident de travail !
En lisant Ouest France d'hier , j'ai blêmi en lisant cet article , que je vous livre.
« Un abus sexuel peut-il être un accident du travail ?
Cinq familles, dont les enfants ont été victimes d'un pédophile, ont dû faire des déclarations à la Sécu après le refus du Fonds de garantie de les indemniser !
RENNES. - En février 2007, un adolescent de 15 ans porte plainte contre le patron d'une PME chez qui il a effectué des stages de découverte en entreprise. Le garçon accuse cet homme de 54 ans d'agressions sexuelles répétées. Quatre autres stagiaires en font autant.
En juin, le patron est condamné à six ans de prison. Le tribunal accorde des indemnisations de 1 000 € à 7 000 € en fonction de la gravité des sévices subis. Le Parquet de Rennes dirige les familles vers la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi). Cette dernière transmet les demandes au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions.
Et puis, stupeur. Début juillet, en recevant un courrier, une mère de famille de Rennes croit à une plaisanterie de mauvais goût. “ On me demandait de faire une déclaration à la Sécurité sociale pour obtenir l'indemnisation ! ” Elle appelle le Fonds de garantie, auteur de la lettre, pour signaler l'erreur. “ Mais une femme m'a confirmé que je devais bien faire cette déclaration à la Sécu (compétente pour indemniser les accidents du travail). ” Même chose pour les quatre autres familles. “ Je n'en reviens pas ! ”
“ À la prison, pour faire signer le pédophile ? ”
“ Alors, à la Sécu, j'y suis allée. J'ai failli péter les plombs. ” L'employée reproche d'abord de ne pas avoir déclaré “ l'accident ” dans les 48 heures. Et lui indique que l'employeur devait remplir le formulaire. “ J'ai craqué. Je leur ai dit que je ne voulais pas aller à la prison faire remplir la déclaration par un pédophile… ”
Le Fonds de garantie s'appuie sur des arrêts récents rendus par la Cour de cassation. Tout dépend de la conception juridique qu'on se fait de l'accident de travail. Alain Bourdelat, directeur général du Fonds de garantie, estime avoir “ appliqué le droit. Je comprends l'émotion des familles, mais nous aurions été dans l'illégalité en versant l'argent. Nous avons eu un salarié qui a reçu un coup de poing de son employeur. L'affaire a été classée en accident du travail. ” La Civi va réexaminer le dossier. “ Si leurs arguments sont recevables, convient Alain Bourdelat, le Fonds paiera peut-être les indemnisations. ”
Serge LE LUYER.
Ouest-France
à Charles Mouloud
De dalun
13H45 | 31/08/2008 |
à charles M : quand je lis cela ,il faut vraiment rester serein ! ! consternant , cauchemardant pour ces familles !
quand au témoignage , je souhaite à cette personne de revivre après ,et les arguments de la défense sont d'un classique mais redoutable !
que de vies pétées par de bons collaborateurs zélés !
ah , la zélation ! ! !
à Charles Mouloud
De existe
13H48 | 31/08/2008 |
Que la Sécu puisse reconnaître dans ce cas un accident du travail, c'est déjà pas mal.
La plupart du temps, en cas de harcèlement moral ou d'agressions caractérisées à l'encontre d'un salarié, c'est le médecin-conseil de la Sécu qui prend l'initiative de le faire déclarer schizophrène ou parano, éventuellement interner pour ce motif, et licencier pour inaptitude.
à Charles Mouloud
De existe
15H05 | 31/08/2008 |
J'ai lu l'article que tu cites un peu rapidement.
Je reviens sur tes propos :
« J'espère pour elle que les faits ne seront pas requalifiés en accident de travail ! »
C'est méconnaître le problème.
Généralement, la première conséquence d'un harcèlement ou d'agressions subies par un salarié dans le cadre de son travail est une ITT dont il me paraît important que la Sécu reconnaisse que le travail est directement la cause, et la seule cause, d'abord pour la victime qu'il convient d'éviter de culpabiliser ou d'enfermer dans une maladie qui ne lui est pas intrinsèque, et ensuite parce que la Sécu (la collectivité) a dans ce cas la possibilité de se retourner contre le fauteur de troubles, l'employeur.
Cela ne le dispense évidemment pas de faire l'objet d'autres poursuites, selon les infractions commises et le préjudice subi par la victime : pénales (correctionnelles ou criminelles) et civiles.
à Charles Mouloud
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 14H53 | 01/09/2008 |
Un accident de travail peut être déclaré dans les deux ans qui suivent les faits : donc pas de panique à bord !
Cependant, la reconnaissance d'un accident se base sur une forme de « fortuité »… il s'agit d'une agression répétée ! ! ! Il faut un jour, une heure précise, et surtout des témoins… Comme par hasard, dans ce genre d'agression, le « crime » est toujours commis sans témoin, et c'est à la victime de prouver qu'il y a eu agression : fastoche, super fastoche !
Le pédophile même en prison n'a pas à signer une déclaration d'accident de travail : la victime peut le déclarer seule grâce à l'imprimé Cerfa ad hoc… C'est ce qui est méconnu et ce que souvent les services de la Sécurité Sociale « négligent » de préciser !
Et le suivi de ces victimes par des instances administratives pour remplir tous ces papiers quand la victime est en état de choc ? Il faudrait aussi en parler, car là, c'est aussi le grand bleu !
Le cas de « viol » semble peu adapter à un accident de travail, même s'il s'agit de violences et de l'atteinte à l'intégrité physique et psychique d'autrui. En revanche, des agressions physiques ou verbales sont tout à fait relevables du cas « accident de travail », si la victime dans un temps proche développe des troubles : perte de sommeil, anxiété, pleurs, évanouissement, panique… comme les suicidés suite à pressions au travail… sur lieu de l'entreprise ou à la maison…
Fatalement, ils craquent après une accumulation de faits répétés… Parfois, il suffit d'une fois, d'autres de plusieurs, et d'autres résistent, en y laissant des plumes.
Aujourd'hui, j'ai appris le cas d'une femme, une battante, une bosseuse, elle s'est fait harceler par une autre femme sur son lieu de travail, elle a résisté, mais hélas peut être trop, elle s'est retrouvée en séjour en hôpital psychiatrique des suites de la maltraitance, et a dû être « soignée » par électrochocs (le traitement le plus lourd, le médicament le plus fort).
Elle a perdu dans l'opération une partie de sa mémoire et la personne qui l'a eue ce week end au téléphone a été choquée par la façon dont elle s'exprimait… Problèmes d'élocution très nets et pourtant cette femme de plus de 50 ans, plus près de 55 ans, croit encore pouvoir retravailler !
Il y a toujours des témoins « involontaires », des gens qui se taisent par peur d'avoir des ennuis s'ils dénoncent : or la loi leur demande de parler… de prendre le risque de la dire cette vérité, d'intervenir… Il n'y aurait pas des cas pareils, si ceux qui étaient à proximité avait préféré la politique du silence…
Le cas présenté dans cet article semble bien moindre par rapport à d'autres… Ces déjeuners… Depuis quand les entreprises ont-elles un tel budget « déjeuners » ? Ils sont pourtant fort contrôlés… Quelle largesse !
à Nébuleuse
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 14H57 | 01/09/2008 |
Je rajoute un « détail » qui a son importance pour cette qualification d'accident de travail pour des faits de pédophilie : la loi dit « au temps, à l'heure et à l'occasion d'un travail »… Depuis quand « commettre le crime de pédophilie » peut-il être reconnu comme un « travail » ? Quel serait son code APE ?
Il n'en existe pas !
La CPAM délire comme d'habitude ! ! !
à Nébuleuse
De existe
17H01 | 01/09/2008 |
Quand la loi dit « au temps, à l'heure et à l'occasion d'un travail », elle se situe du côté de la victime qui ne va pas travailler pour subir les assauts d'un pédophile ou autre violeur.
Les accidents qui se produisent sur le trajet menant le salarié à son lieu de travail sont aussi des accidents du travail.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H35 | 01/09/2008 |
les paperasses à remplir ne sont pas identiques, mais un accident du trajet est en effet assimilable à un accident du travail, à condition de n'avoir pas fait de détour important (on peut récupérer les enfants à la sortie de l'école si elle est quasi sur le chemin, mais pas aller passer deux heures au supermarché en faisant un détour de 10 kms) et à des horaires habituels de travail, ce qui est facile pour un employé, plus délicat pour un cadre ou pour un employé à la tâche ou un salarié déclaré à domicile, mais qui doit se déplacer pour aller chercher du travail, le remettre à son employeur ou effectuer des recherches dans une bibliothèque par exemple.
De existe
11H07 | 04/09/2008 |
Noter que les résultats d'une vaste étude sur les maladies professionnelles ont été publiés ces jours-ci :
http://www.lefigaro.fr/sante/2008/08/25/01004-20080825ARTFIG00534-troubl…
http://afp.google.com/article/ALeqM5jgqFvSe7rPRIhWrAfr7WCtXznXHw
Les souffrances psychiques au travail sont de plus en plus reconnues comme un problème collectif majeur.
Pour les cas individuels, par contre, il faudra encore attendre…
à Charles Mouloud
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 11H53 | 03/09/2008 |
mais mon grand meme en cas d'accident du travail la civi via le fond de garantie t'indemnise !
j'en suis la preuve !
ceci aprés multes expertises etc : l'indemnisation s'éleve à des sommes conséquentes.
je ne vois pas pourquoi le fond de garantie n'indemniserait pas un accident de travail ?
diz'y moa
De Gina Grimont
12H16 | 31/08/2008 |
Ce qui est profondément discriminatoire et injuste, c'est qu'encore aujourd'hui, une femme n'est pas écoutée quand elle accuse un homme de harcélement. Autant les patrons n'y vont pas de main morte pour licencier leurs cadres pour la moindre petite faute professionnelle, mais dés qu'on rentre dans le harcélement moral et sexuel d'un homme envers une femme, mépris total envers la femme, comme si toujours revenait, inconsciemment ou pas le culpabilisant péché originel de la femme qui l'aurait bien cherché, coupable d'être désirable, ça exite l'homme et c'est de sa faute à elle ect… L'homme bien sûr n'est jamais coupable de sa sexualité irrépréssible, c'est juste qu'il y a encore et toujours cet archaïsme de la maman et la putain ! Celle considérée comme putain n'ayant que le droit de la fermer !
J'espére que cette femme gagnera cette bataille et que d'autres femmes, que des hommes considérent encore comme des objets à leur disposition, auront le courage de mener ces batailles !
à Gina Grimont
De Neris
Précaire | 13H43 | 31/08/2008 |
Revoyez votre position réductrice.
Le harcèlement est universel, que les personnes soient mâles ou femelles.
Un/une harceleur(se) est quelqu'un qui souffre d'un trouble de la personnalité, et qui a un besoin constant de contrôler tout ce qui passe à sa portée, et qui ne supporte pas de ne pas pouvoir contrôler.
Le ou la harcelé(e) est la victime de cette névrose, psychose ou perversion. Parce qu'il ou elle sert les intérêts du/de la harceleur(se).
Quoiqu'il ou elle fasse, le/la harceleur(se) ne lâche jamais prise car dans sa « folie », il/elle doit posséder ou détruire. Et s'arrangera toujours pour passer pour la victime.
Les gens équilibrés ne harcèlent pas.
Ce n'est en aucun cas un truc machiste ou sexiste. C'est unisexe. Une femme peut se faire harceler par une femme moralement, suffit que la harceleuse soit simplement « passive-agressive » et la harcelée est détruite au quotidien sans que personne ne veuille la croire.
Je sais, j'ai donné.
Y'a juste des cas plus dramatiques que d'autres.
à Neris
De Gina Grimont
14H11 | 31/08/2008 |
@Neris
Biens sûr que des femmes harcélent d'autres femmes dans le cadre du travail ! Je parlais du harcélement sexuel qui est en majorité, je dis bien en majorité, c'est un minorité de femmes qui harcèlent dans le travail des hommes sexuellement, le fait d'hommes sur des femmes et là on entre dans une autre dimension d'attitudes sexistes.
J'ai subi les deux au sein des multiples petits métiers alimentaires que j'ai fait, donc en bas de l'échelle hiérarchique, le harcélément moral d'une femme et le harcélement sexuel d'un homme. S'il fallait établir un hiérachie cynique entre les deux,le harcélément sexuel est le plus atroce car il est la volonté de violer de la part du harceleur sexuel. Ton corps et ton esprit sont violés tous les jours par le regard, les mains, les propositions qui puent et le pouvoir absolu que ce mec pense avoir sur la petite employée payée au Smic.
Les syndicats te défendent trés vite dés qu'il s'agit de harcélement moral, beaucoup moins vite dés que tu leur parle de harcélement sexuel….
à Neris
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 16H29 | 01/09/2008 |
@ Neris
Qui es tu pour connaitre aussi bien et oser décrire ainsi la personnalité de notre Bien-Aimé-Tout-Puissant Président ? ? ! !
à Gina Grimont
De ducatel
13H51 | 31/08/2008 |
le harcèlement n'est pas une question de sexe. Une femme peut également très bien harceler son subordonné (que ce soit un homme ou une femme d'ailleurs). Ce jugement est un peu court et ne prend pas toute la mesure de ce que représente le harcèlement
à ducatel
De Gina Grimont
16H33 | 31/08/2008 |
@ducatel
Mais quand il arrive qu'une femme supérieure hiérarchique harcéle sexuellement un homme, ce qui est tout de même trés rare, la parole de l'homme EST ECOUTÉE ET RECONNUE ! Pour la femme, subsiste le soupçon qu'elle est une allumeuse, qu'elle l'a bien cherchée ect… Je le répéterai sans cesse, le rapport des femmes au Monde, travail, enfants, maison, sexe est en dehors des schémas politiques et sociaux classiques. Le femme est encore et toujours sous domination des schémas masculins ( auxquels heureusement de plus en plus d'hommes n'adhérent plus ). Devant un tribunal, une femme maltraitante de ses enfants sera toujours beaucoup plus lourdement punie qu'un pére maltraitant,car subsiste le soi disant amour maternel et douceur féminine deux concepts créès par les hommes pour garder les femmes sous leur coupe et les maintenir dans la soumission et le silence. Mais c'est un autre sujet, que j'espére, un jour Rue 89 abordera…
Je le répéte encore pour une femme harcelée sexuellement par un homme, surtout s'il est son supérieur hiérarchique ( mais que dire du voisin, du mec dans la rue ect…), l'homme est dans l'attitude du violeur, d'où une panique, une peur, une paralysie qui est la pire de toutes !
Mais bien évidement que le harcélement en général entraine des souffrances terribles et que les harceleurs-euses sont des taré-es sadiques !
à Gina Grimont
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 19H35 | 01/09/2008 |
On est dans un cas d'espèce d'un cas d'espèce de la réalité plus globale que le faible n'a pas une chance égale quand il plaide contre le plus fort. Vrai en droit pénal, encore plus en droit civil et contractuel. C'est une des pendules qu'il faudrait remettre à l'heure…
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/PR38.html
http://les7duquebec.wordpress.com/
De Gandijyn
12H30 | 31/08/2008 |
Avec Eurocopter, ça décoiffe ! … Encore un ex-officier de l'armée qui, par obligation, déforme tout, veut tout contrôler, et tombe dans la paranoïa… dur quand on tombe sur un employeur de ce type, car en tant que « misionnée », avec des obligations de résultat (somme tout relatifs et interprétables à volonté selon l'esprit et le mental ce celui qui analyse).
Est-ce un drame dans l'approche tatctique de ce malade, ce qui est également perçu par de nombreuses femmes avec leur boss ? :
- restaurant tous les jours au frais de la société
- extra-boulot (ciné, ballades, congrès, …)
- …/…
J'en connais même qui n'hésite pas à se faire payer des logements, voire des maisons entières, et frais annexes (voiture, voyages en avion, Thalasothérapie, ustensiles digitaux (bagouses avec de vrais diamants), et plus selon les circonstances … jusqu'au don de soi ! …
Ne va-t-on pas inverser les rôles (aux Prud'Hommes) et inciter à croire que c'est Madame qui à amorcer ce comportement, en acceptant dès la première fois, d'être invitée ?
Je suppose que l'employeur de Madame est Père de famille, bien sous tout rapport, avec enfants, animal domestique et tout, et tout … irréprochable ! ( ? ) : )))
Prochaine mission : faire de la voile (sosie de Florence Artaud ! ) : )))
De Putt Bill
12H49 | 31/08/2008 |
Du pot de terre ou de fer, qui l'emportera ?
En outre, gageons que Christine Boulet sache s'aménager une issue de conflit confortable…
Contre la toute puissance et l'influence de ces grosses boites, même quand on gagne, on perd !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H53 | 31/08/2008 |
Elle a refusé de faire l » hélicoptère à pales avec monsieur C. ?
Bon je sors faire deux mater et trois avé Maria ..
De vol19
ailleurs | 15H49 | 31/08/2008 |
Absolument, le harcèlement ne s'applique pas qu'aux femmes. Il n'est pas non plus qu'un phénomène interdividuel, il peut s'inscrire dans un « mouvement collectif » de nos jours.
Les dégâts peuvent être très importants : dépressions, suicides, toxicomanies, alcoolisme, somatisations diverses dont le cancer. Mais surtout ce syndrôme d'« épuisement relationnel », comme si la peau avait été brûlée, ce qui entraîne très vite un sentiment de fatigue en société, une hypersensibilité, une nécessité d'isolement, une difficulté à re-établir de la confiance, qui est amené à durer des années.
Ce genre d'« accident » plombe totalement une carrière et des années d'investissements professionnels. La dépression, la phase de crise coûte très cher à celui qui le vit, et après, c'est des années durant, une vie au ralenti. Hors une situation de harcelèment est très dificile, à prouver et quelqu'un dans une période de crise aura des difficultés pour faire un procès. L'autre problème, c'est que dans notre société féodale et clanique, les acteurs qui se permettent ce genre de pratiques ont des réseaux sociaux très larges, on a vite fait de répandre la rumeur qu'« untel à pété les plombs », est « fragile » et dans les espaces professionels qui sont étroits,et précaires, il y a des tas de moyens de continuer à exercer une pression…
Le problème, c'est que les allocations handicapés ou autres pensions d'invalidité (de l'ordre de 1000 euros par mois) pour ceux qui y parviennent après nombreuses humiliations supplémentaires… ne compensent absolument pas le coût pour la victime du harcèlement et de l'accident de vie qui en résulte et qui se situent sur des dizaines d'années. Le coût pour l'Etat est élevé. Mais le coût pour un individu de formation supérieure qui ne reprendra pas un travail devrait se chiffrer en centaines de milliers d'euros. Hors souvent, c'est très difficile à prouver. Que des entreprise soient de temps en temps condamnées à de lourdes amendes peut obliger les entreprises à réagir, à sensibiliser le personnel, au lieu de rester passif quand quelqu'un se fait attaquer. Toutefois, les personnes les plus démolies sur le long terme par cette expérience, ne sont pas celles qui font des procès, elles « disparaîssent »… En outre, il faut bien préciser que ce ne sont pas seulement les salariés en CDI qui trinquent mais également les stagiaires, free-lance, intérimaires, CDD et c'est d'autant plus fort à la fois qu'ils ont besoin de bouffer, et que s'ils disjonctent celà ne se verra pas comme ils ne sont pas vraiment lié à l'entreprise ou institution. Le crime est parfait. D'autre part le harcèlement de nos jour peut exister aussi hors espace professionnel, là ou l'on habite, espace de loisir, espace de formation, c'est très large.
Ce sujet est un sujet que je connais bien d'expérience, et si mon premier post était très distancié, ça montre bien en fait les défenses, on voudrait se cacher cette expérience. Le thème de la « disparition » de mon pseudo n'est pas un hasard.
à vol19
De existe
16H13 | 31/08/2008 |
Merci pour ce témoignage.
à vol19
De dalun
16H23 | 31/08/2008 |
ce que vous dites est vrai !
De dalun
16H39 | 31/08/2008 |
vous n'êtes pas vieux , pour votre analyse ! quand au lien , merci beaucoup …
à dalun
De Un vieux
retraité | 20H39 | 31/08/2008 |
@ dalun
Assez vieux pour en avoir vu beaucoup, et même trop, détruits dans leur vie et leur famille, après que l'employeur soit allé jusqu'à « l'épuisement total des procédures » qui n'est que l'épuisement moral et pécuniaire de sa victime…
Harcelée dans son travail, elle se retrouve en souffrance dans les méandres et lenteurs de la justice
De plus, lorsque tous ses adversaires appartiennent à la même coterie, club de chasse, de pêche ou de n'importe quoi, organisation politique, philosophique, philanthropique, ou se disant comme telle, et qu'il hors de question de laisser perdre un des leurs, la situation se complique, et les dés sont pipés… Les « réseaux sociaux », dont parle vol19…
Mais il y en aurait des pages à remplir sur ce sujet… Toutefois, le plus important à retenir est que personne, absolument personne, n'est à l'abri, et ce, dans toutes les professions et toutes les positions hiérarchiques…
à Un vieux
De existe
21H19 | 31/08/2008 |
Outre les « réseaux sociaux », généralement francs-maçons (n'ayons pas peur des mots), il y a les milices auxquelles les organisateurs du harcèlement peuvent faire appel pour de multiples agressions de la victime hors son lieu de travail, dans tous ses déplacements, partout où elle se rend, et jusqu'à son domicile.