Le projet de mécénat développé par Rue89 présenté à Paris le 20 juin
Rue89 poursuit sa préparation d'une plateforme de mécénat en ligne pour les sites et les blogs d'information (projet « MCN »). Le développement informatique va commencer cet été et nous prévoyons un lancement avant la fin de l'année.
Ce projet sera présenté dimanche 20 juin à Paris, dans le cadre d'une manifestation consacrée aux « financements innovants pour la création à l'ère du numérique », aux côtés d'autres projets partageant le même esprit.
Cette manifestation, organisée par la Société d'acceptation et de redistribution des dons (SARD) aura lieu à partir de 14 heures à la mairie du IIe arrondissement -8 rue de la Banque, 75002 Paris- dans le cadre d'une journée « Libre accès » dédiée à la « culture libre ».
Au moment où la loi instaurant Hadopi entre en application, l'objectif est de dresser un panorama des financements innovants permettant de donner un modèle économique fondé sur l'accès à la création sans compromettre la liberté des internautes.
Les six projets et expériences proposés -Yooook, Moozar, SARD, MCN, Shagaï et Kashingle- seront débattus par leurs fondateurs en présence de sociétés de gestion collective, de fédérations d'auteurs et d'associations fédérant des internautes ou consommateurs.
- Kachingle est une solution de paiement volontaire qui permet aux internautes de soutenir financièrement les blogueurs et sites de contenu en ligne qu'ils apprécient le plus. D'une grande simplicité d'utilisation, Kachingle a déjà été adopté par plusieurs centaines de sites, en particulier en Allemagne et en Autriche.
- Flattr est une plateforme sociale de micropaiement qui permet d'exprimer son soutien, d'aider les projets ou personnes que l'on aime, et d'avoir un vrai retour de la part des autres.
- MCN, développé par Rue89, est un projet de plateforme de mécénat en ligne créée pour permettre aux internautes de soutenir l'information sur Internet, qu'elle provienne de sites de presse ou de blogs.
- MooZar suscite et collecte des indemnités pour le compte des artistes et de leurs ayants-droit : 95% de reproductions non autorisées, 60% des internautes prêt à indemniser pour les fichiers reproduit sans autorisation.
- La SARD est ouverte aux artistes, auteurs et créateurs de toutes nationalités. Elle a pour objet de favoriser le libre accès a la culture, grâce a un système de financement par le don.
- SHAGAÏ est un projet artistique, une plateforme de mécénat en ligne qui s'intéresse au départ à des œuvres non-numérisables, invisibles sur le Net. Elle focalise les regards sur le travail de l'œuvre en cours et convoque toutes les ressources du Net pour leur donner les moyens d'exister.
- Ulule est un service de micro-financement communautaire qui s'adresse à tous et qui promeut un type de relation différent entre les porteurs de projets et leurs soutiens, sans notion d'investissement ni de coproduction.
- Yooook met à dispositions des auteurs les outils qui leur permettent d'établir -pour chacune de leurs créations- l'équilibre idéal entre technologie, financement, droit d'auteur et droit du public.
Ces six approches couvrent différents champs -le don, l'indemnisation, l'appel à contribution, l'économie participative- et différentes disciplines -art plastique, cinéma, journalisme, photographie, musique
et littérature.
Trois tables rondes de deux heures seront organisées.
- Libre accès à l'ère numérique : de nouveaux modèles de financement
- Libre accès à l'ère numérique : des initiatives redonnant une place au don
- Libre accès à l'ère numérique : un nouveau rapport entre public et auteurs est-il possible ?
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Je me sens plutôt à l'aise pour parler, vu que la plupart du temps je critique âprement votre modèle eco. Donc aucun soupçon de complaisance, hein ^^
Eh bien, je trouve tout ça rudement plus intelligent comme approche que la politique de « sanction » menée par les administrations gouvernementales - où aucune rémunération des artistes et des auteurs n'est prévue. Les obligeant à avoir un autre métier, qui forcément va leur pomper leur énergie. RIP la créativité.
Et tout ça conduit à un appauvrissement du contenu d'Internet, forcément... Aujourd'hui il n'y a pas vraiment de moyen de se rémunérer pour la plupart des créateurs, qu'ils soient artistes, penseurs ou journalistes : soit vous gardez dans vos tiroirs et cherchez une diffusion « classique » (ce qui est d'autant plus difficile que vous ne pouvez pas trouver votre public... via le web), soit vous mettez gratuitement à disposition. Cercle vicieux.
(sauf exceptions comme P. Jorion, dont la pensée semble si essentielle à beaucoup de ses lecteurs qu'ils le soutiennent directement à un niveau qui lui permet de vivre... mais il y a peu d'auteurs de ce calibre et de ce charisme)
Quant à la pub, elle ne donne pas assez et son pouvoir « stérilisant » est terrible : elle exige du clic et encore du clic, donc mieux vaut publier sur des sujets buzz qui n'ont qu'un intérêt politique très limité, que de mener de véritables enquêtes et réflexions qui forcément attireront moins (la majorité des internautes sont dans un rapport quasi ludique à internet, quand même...)
Maintenant, il faut voir ce que ça donnera à l'usage. S'il va y avoir des privautés de copinage. Si c'est pour créer une énième chapelle, bof...




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