06/01/2010 à 12h33

A quand 30% de boursiers dans les écoles de journalisme ?

Pascal Riché | Redchef Rue89

La presse parle beaucoup, depuis quelques jours, du souhait du gouvernement d’ouvrir les grandes écoles à 30% d’élèves boursiers dans les grandes école. Mais les écoles de journalisme (payantes pour la plupart, parfois plusieurs milliers d’euros) doivent également s’ouvrir davantage : les promotions qui en sortent sont encore très loin de refléter la diversité de la société française. Les journalistes sont pour la pupart blancs, urbains, issus des catégories aisées. Leur façon d’aborder l’information s’en ressent forcément.

Dans l’une des meilleures écoles de journaliste, l’ESJ, on compte par exemple 22 élèves boursiers sur 136. Dans l’autre, le CFJ, on en compte 17 boursiers sur 81 étudiants. Soit 16% chez la première, 20% chez la seconde : ce n’est pas honteux, mais pas grandiose non plus.


Le programme la «  Chance aux concours » [j’en suis un des parrains], propose, pour la quatrième année consécutive, de préparer des étudiants boursiers aux concours des grandes écoles de journalisme reconnues par la profession (CFJ, ESJ, IPJ, Sciences Po, CUEJ, CELSA etc.).

Le principe est simple : des journalistes confirmés aident bénévolement, le samedi après midi, des candidats boursiers à préparer ces concours. Ceux-ci visitent aussi quelques salles de rédaction, dont celle de Rue89.

Les résultats des trois premières promotions sont très encourageants : sur les 41 étudiants ayant effectué la préparation de la Chance aux concours, près de 50% ont intégré une école de journalisme reconnue par la profession.

Si vous êtes boursiers et si vous voulez tenter, avec ce coup de pouce, votre chance aux concours de journalisme, vous trouverez les modalités ici.

La date limite de dépôt des candidatures est le 10 janvier 2010.

Le contact : chanceauxconcours@gmail.com

►Mise à jour 17 heures : ajout des données du CFJ

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h55 le 06/01/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    merci d’éclairer le milieu journalistique...

    le grand public ne connait que les ténors.. pas le gros de la troupe, son milieu social d’origine et sa formation.

    l’homogénéité des papiers ..des idées.. des éclairages..etc commencent à prendre un sens .. ce ne sont pas toujours les idées de l’air du temps.. mais souvent celles de la classe sociale..qui nous informent et qui nous nourrissent en idées et éclairages.

    une illusion de plus qui s’éteint ce matin..

    • MisterMagoo
      MisterMagoo répond à pablico
      Haut, bas et fragile
      • Posté à 14h18 le 06/01/2010
      • Internaute 30100
        Haut, bas et fragile

      Il y a aussi les conditions de travail des journalistes parce que école ou pas école, il est de plus en plus difficile de vivre décemment de ce métier, prolétarisation d’un boulot où la précarité devient de plus en plus la règle, voir notamment l’explosion du nombre de pigistes depuis la fin des années 80, (point sur lequel je me permets de m’arrêter)...Pigistes qui par ignorance feinte ou réelle ne souvent pas considérés comme salariés à part entière par nombre de patrons de presse mais comme des « indépendants » (sic). Comme c’est un milieu où on informe mais où on ne fait pas toujours l’effort de s’informer sur ses propres droits (taux de syndicalisation ridicule), rappel de quelques évidences :

      - Au bout de trois collaborations avec un organisme de presse, le pigiste est supposé être considéré comme un salarié (loi Cressard) et donc disposer des mêmes droits que n’importe quel salarié [rarement le cas]. On pourrait aussi évoquer la multiplication des CDD ou l’idée par certains que le pigiste devienne un auto-entrepreneur (re-sic).

      - La pige (journaliste payé à l’article) n’est pas un statut mais un mode de rémunération.

      - Il n’est pas nécessaire de disposer de sa carte de presse pour effectuer des piges [contrairement à ce que prétendent certains patrons de presse de mauvaise foi qui se servent de ce prétexte pour ne pas rémunérer les pigistes en salaire] comme la CP n’est pas nécessaire non plus pour bénéficier de l’allocation pour frais d’emploi [il suffit d’être journaliste].

      - Un accord signé l’année dernière lui permet de disposer du droit à la formation (DIF) selon certaines conditions, ce qui devrait lui permettre de faciliter son évolution de carrière. Dans les faits, c’est encore difficile à faire respecter...

      Rappelons aussi qu’un journaliste à la pige qui bosse dans de mauvaises conditions, cela est presque un encouragement à bâcler son travail : Lien

      De plus, un aspect (très) négatif de la sinistre loi Hadopi et qui bizarrement fut peu évoqué dans les médias, concerne le droit d’auteur des journalistes. Comme le manifeste cet article, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un mauvais coup contre la profession qui ne satisfait que les patrons de presse dont le lobbying a manifestement été efficace : Lien

      Enfin, j’ai l’impression que beaucoup de jeunes journalistes arrivant sur le « marché » sont bien plus « malléables » que par le passé. Ca favorise malheureusement un nivellement par le bas tant au niveau des salaires que des conditions de travail.

      Est-il utile pour conclure de surligner que cette position sociale hasardeuse ne favorise pas une information de qualité ?

    • alice91
      alice91 répond à pablico
      intello
      • Posté à 15h44 le 06/01/2010
      • Internaute 97720
        intello

      les jeunes journalistes sont trop formatés... sciences Po ...

      papiers sans intérêt.
      Pas d’imagination, pas de créativité....
      Les anciens du grand France soir .... avec le certif ... mais tellement grands journalistes ! ! ! !
      Faites entrer le Peuple et vous aurez l’imagination au pouvoir.

      La presse écrite meurt de non intérêt, de non relief, de non personnalité....
      encéphalo plat.... type sciences po !

      • GonzoStyle
        GonzoStyle répond à alice91
        Journaliste
        • Posté à 00h52 le 08/01/2010
        • Journaliste 65362
          Journaliste

        C’est certain Sciences-Po formate (quoique certains s’en sortent très bien !) et certes les rédactions recrutent de plus en plus à Sciences-Po (la soi-disant « voie royale », pourtant je croyais que 1789 était passé par là).

        Mais là où votre propos est faux, c’est que les jeunes journalistes ne sont pas tous formatés (90 % des jeunes journalistes que je connais pensent comme vous -moi aussi d’ailleurs- : le journalisme aujourd’hui manque d’imagination, de créativité, de relief), ce sont les rédactions qui : soit recrutent des gens formatés, soit formatent leurs journalistes par des lignes éditoriales trop lourdes et contraignantes.
        Il faut savoir qu’à moins d’être journaliste indépendant, on ne fait pas ce qu’on veut. La chaîne de l’information fait que l’on rend des comptes au rédacteur en chef qui lui-même rapporte au directeur de publication, qui, lui, essaie de faire plaisir à l’actionnaire...

        Alors là où je vous rejoins, c’est sur l’état de la presse : elle se meurt. Pas à cause de ses journalistes (pas tous du moins) mais à cause de ceux qui l’ont transformée en un outil à faire du fric... Vous êtes bien naïve, Alice, si vous croyez sincèrement que dans les hautes sphères de l’intelligentsia journalistique ce qu’on cherche à faire c’est de l’info de qualité. Cette époque est finie. Aujourd’hui, avec les news en temps réel, on se tire la bourre pour vendre un produit...

  • Hemenate
    • Posté à 14h36 le 06/01/2010
    • Internaute 856

    « Mais les écoles de journalisme doivent également s’ouvrir davantage »

    Vous vous contredisez.

    Vous montrez à la suite que le programme de préparation la « Chance aux concours » a permis d’obtenir de bons résultats.

    C’est bien que ce n’est pas aux écoles de s’ouvrir, mais aux candidats boursiers de mieux se préparer aux concours.

    La faible proportion d’élèves boursiers dans les grandes écoles ne relève pas de la responsabilité desdites écoles.
    Elle reflète simplement l’échec du système actuel de l’Education Nationale.

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 14h39 le 06/01/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Ah la Rue !
    Bravo pour votre investissement dans ce genre de projets mais il reste déplorable que ce soit des initiatives privées qui viennent suppléer au devoir de l’éducation nationale.

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 14h47 le 06/01/2010
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    Pascal,
    Depuis deux semaines, j’ai presque chaque jour des recherches google qui arrivent ici :
    Lien
    Dès que j’avais repéré que la date était repoussée au 10, je l’avais mis en infos pratiques. Effectivement, on en parle peu (sauf si le bon mètre le veut), mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de besoin.

  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 15h40 le 06/01/2010
    • Internaute 97720
      intello

    votre initiative est intéessante.
    Il faudrait pouvoir l’élargir

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 15h44 le 06/01/2010
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    Les pauvres ont déjà le RSA et le statut d’auto-entrepreneur. Faudrait pas exagérer non plus. Ils ont qu’à dire à leur parent de mieux bosser.

  • A déménage le 14-03-2012
    • Posté à 16h24 le 06/01/2010
    • Internaute 98050

    « à 30% d’élèves boursiers dans les grandes école » Un « s » à écoles :) « Les journalistes sont pour la pupart blancs, urbains, issus des catégories aisées. » pLupart se lit mieux :)

    Commentaire hors sujet que je vous invite à modérer car inutile au débat.

    Quelqu’un peut il me dire s’il existe un lien pour signaler les coquilles discrétement quand on tombe dessus ?

    Cordialement

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h29 le 06/01/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
    • Homere elmero
      Homere elmero répond à Numerosix
      communiste primitif
      • Posté à 16h41 le 06/01/2010
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      Ca a l’air pas mal ce journal dis donc...

      • Numerosix
        Numerosix répond à Homere elmero
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 17h37 le 06/01/2010
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ouais , hein , ça nous change de la bouillie des conneries habituelles :

         
        • Homere elmero
          Homere elmero répond à Numerosix
          communiste primitif
          • Posté à 17h42 le 06/01/2010
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          La juxtaposition est terrifiante... mais qu’avons nous donc fait pour en arriver la ?

          • Numerosix
            Numerosix répond à Homere elmero
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 17h48 le 06/01/2010
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)
            • Homere elmero
              Homere elmero répond à Numerosix
              communiste primitif
              • Posté à 17h53 le 06/01/2010
              • Internaute 87706
                communiste primitif

              Sacre number, toujours aussi... precis.

        • GonzoStyle
          GonzoStyle répond à Numerosix
          Journaliste
          • Posté à 02h44 le 08/01/2010
          • Journaliste 65362
            Journaliste

          En même temps, GTA IV est plus qu’un jeu, c’est un phénomène de société... La faute journalistique aurait-été de ne pas parler de cet événement ! Si les journalistes ne s’intéressent plus à ce qui compose, agite, fascine ou bouleverse la société, que leur reste-t-il ?

          On trouve beaucoup de « conneries » (comme vous dites... Ce qui ne vous intéresse pas est-il d’emblée qualifié de connerie ?) dans la presse, je suis d’accord avec vous. Mais cette Une de Libé est une mauvaise illustration de votre propos car, je le répète, le jeu en question (et le phénomène qui l’accompagne) vaut largement la Une d’un quotidien français de référence (tout autant que les moindres faits et gestes du Guignol de l’Elysée). D’ailleurs, si vous cherchez bien, je pense que beaucoup de journaux ont consacré, si ce n’est une Une, de nombreux papiers à un produit qui dépasse de loin son simple statut de jeu vidéo... Peut-être qu’en allant jusqu’à la page 2 de ce numéro de Libération et qu’en lisant l’article vous auriez compris tous les tenants et les aboutissants de l’affaire... M’enfin !

          Pour finir, je vous dirai simplement que la critique des médias est bien évidemment nécessaire et salutaire. Mais seulement quand elle ne s’exprime pas à tort et à travers avec des arguments biaisés par la mauvaise foi ou par une ironie malhabile.
          Vous avez tenté de toucher... Dommage, ce n’est qu’un coup dans l’eau !

        4 autres commentaires
  • x.delcourt
    x.delcourt
    observateur rapproché
    • Posté à 18h02 le 06/01/2010
    • Internaute 33430
      observateur rapproché

    Merci de préciser qu’il y a deux « meilleures » écoles : l’une et l’autre : -D

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 11h03 le 07/01/2010
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Question : combien de candidats boursiers ?

  • GonzoStyle
    GonzoStyle
    Journaliste
    • Posté à 20h22 le 07/01/2010
    • Journaliste 65362
      Journaliste

    C’est très bien de militer pour plus de mixité sociale dans les écoles de journalisme... Le métier a en effet besoin de se diversifier et donc de compter des journalistes aux déterminismes sociaux variés. Bravo donc !

    Ce qui est moins bien, c’est cette éternelle incapacité des acteurs de la profession à voir que, pour ne pas créer des générations entières de précaires, il faudrait plutôt fermer des écoles de journalisme (tout en favorisant la mixité dans celles qui restent). Je m’explique. En considérant que :

    - On compte actuellement douze écoles de journalisme reconnues par la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels. Chaque formation se fait en général en deux ou trois ans selon les écoles. Chaque promotion (une par année) compte entre 20 et 50 étudiants. Ce qui fait que chaque année il y a entre 240 et 600 journalistes diplômés d’une école reconnue qui arrivent sur le marché du travail.

    - Il n’est pas obligatoire d’être passé par une école de journalisme pour devenir journaliste : aux chiffres déjà évoqués s’ajoute un nombre indéterminé de jeunes issus d’autres formations qui cherchent un job de journaliste.

    - Les médias traditionnels sont en crise et peinent à survivre... Journaux et TV réduisent leur budgets de tous les côtés, les embauches sont gelées dans de nombreuses rédactions et les pyramides des âges des journalistes parfois dangereusement vieillissantes... Restent pour les jeunes diplômés les piges, les CDD courts, les « missions ponctuelles ». La précarité en bref.

    - Les médias émergents (pure players, site d’infos, sites de journaux) trouvent à peine un modèle économique viable et n’embauchent pas ou très peu (cf. La Rue). Restent pour les jeunes diplômés, au sein de ces nouveaux médias, des stages (super après l’école, encore des stages, c’est un travail que je cherche monsieur !) ou parfois un petit contrat court qui traîne (remplacement maladie ou maternité, formations...). En bref, toujours la précarité.

    La crise de la presse bat donc son plein et les jeunes journalistes diplômés des écoles (ou pas) sont de plus en plus nombreux à arriver sur le marché du travail pour finalement grossir les rang de Pôle Emploi chaque année un peu plus.
    Il faudra donc qu’à un moment ou à un autre la profession l’accepte : on forme beaucoup plus de journalistes qu’il n’y a de postes à pourvoir et la situation économique (catastrophique) confirme une tendance à la dégradation.

    Alors, je le redis : la mixité dans les écoles, c’est important, je ne le conteste pas. Mais le problème le plus urgent c’est celui de l’insertion professionnelle... À quoi bon rendre les écoles plus accessibles et plus socialement variées tant qu’elles ne seront que des tremplins vers la précarité ?
    Arrêtons de faire miroiter un métier (certes passionnant et agréable), et les formations qui y conduisent, en entretenant le rêve car la réalité est tout autre : on mange de plus en pus difficilement avec un diplôme de journaliste en poche !

    À bon entendeur...

    GonzoStyle

    - titulaire d’un Master professionnel de l’Ecole de Journalisme de Marseille (reconnue par la profession) et intermittent du journalisme, parfois pigiste, parfois salarié, souvent chômeur ! -

    • MisterMagoo
      MisterMagoo répond à GonzoStyle
      Haut, bas et fragile
      • Posté à 20h32 le 07/01/2010
      • Internaute 30100
        Haut, bas et fragile

      « - titulaire d’un Master professionnel de l’Ecole de Journalisme de Marseille (reconnue par la profession) et intermittent du journalisme, parfois pigiste, parfois salarié, souvent chômeur ! - »

      Pigiste = salarié (au bout de trois collaborations consécutives selon la loi Cressard, les tribunaux ont des jugements plus « variés » sur la question...) Comme je le disais plus haut, ce serait bien aussi de connaître ses droits à commencer par ce à quoi correspond la dénomination de pigiste.

      Pour le reste, ce que vous écrivez est très vrai.

      • GonzoStyle
        GonzoStyle répond à MisterMagoo
        Journaliste
        • Posté à 20h55 le 07/01/2010
        • Journaliste 65362
          Journaliste

        Mon cher Magoo... Certes vous avez raison. Je sais bien que pigiste = salarié.

        Mais comme vous le dites si bien, c’est la loi. Et l’application de la loi dans la réalité est parfois bien étrange. Ainsi, quoi qu’en dise la loi Cressard, dans les faits même après bien plus de trois piges pour un titre on ne devient pas salarié. Quant à entamer une procédure, c’est une autre histoire : nous savons vous et moi que les pigistes qui posent problèmes ou qui réclament sont vite remerciés.

        Pourtant sur le fond, vous avez juste.

  • romme
    romme
    Salarié
    • Posté à 17h27 le 09/01/2010
    • Internaute 89958
      Salarié

    Je lis dans l’article : « Les journalistes sont pour la pupart blancs, urbains, issus des catégories aisées. Leur façon d’aborder l’information s’en ressent forcément. » En quoi des journalistes non blancs ou campagnards seraient ils intrinsèquement meilleurs que d’autres à la couleur d’un cachet d’aspirine ? Le problème n’est il pas plutôt que les médias, pour des raisons diverses dont au premier chef la pression de l’argent et du pouvoir, appréhendent de plus en plus les questions d’actualité par le petit bout de la lorgnette et s’en remettent de plus en plus aux spécialistes auto-proclamés au lieu de faire réfléchir les journalistes ? Blancs ou noirs, ceux-ci finissent toujours par être aspirés par l’essoreuse médiatique.