Assises du journalisme français : votre avis nous intéresse

Les journalistes français tiennent leurs « assises » cette semaine, et veulent savoir ce que vous pensez. Oui, vous, riverains de Rue89, qui vivez au quotidien l'expérience de vous informer sur le Web, et de confronter ce que vous y trouvez aux autres supports.
Rue89 soutient ces troisièmes Assises du journalisme qui se tiennent cette année à Strasbourg, dans les locaux du Conseil de l'Europe, du 7 au 9 octobre, et y participe activement. Je serai à Strasbourg jeudi pour deux tables rondes :
- 9h15 à 12h15 : bieninformer.fr, est-ce possible ?
- 14h à 16h00 : Journalistes et éditeurs, pourquoi tant de haine ?
Pascal Riché rédacteur en chef de Rue89, sera pour sa part présent vendredi matin aux Assises, pour le débat suivant :
Enfin, Augustin Scalbert, qui suit les médias à Rue89, participe à la table ronde suivante, également vendredi :
Les Assises du journalisme, créées à l'initiative de Jérôme Bouvier et de l'association Journalisme et Citoyenneté, avaient tenu leurs deux premières rencontres à Lille, et migrent cette année à Strasbourg. Elles sont devenues, avec quelque 150 participants de tous horizons, le rendez-vous incontournable de la profession, avec des ateliers et des débats publics, ouverts à tous, sur l'ensemble des questions qui se posent à un moment crucial pour l'information, et donc pas seulement pour les journalistes mais pour tous les citoyens.
bieninformer.fr ?
A l'occasion du débat de jeudi « bieninformer.fr, est-ce possible ? », nous voudrions avoir votre avis, et en faire la synthèse jeudi matin au public de Strabourg.
La problématique est connue : alors que la presse écrite imprimée traverse une crise structurelle majeure, l'information a pris son essor sur le Web. Dans les médias, et hors des médias, sur les sites des médias traditionnels, mais aussi avec l'émergence des « pure players » comme Rue89, c'est-à-dire de sites d'info indépendants, non adossés à des médias existants.
Comment vous, lecteurs, internautes, citoyens, voyez-vous l'émergence de cette information en ligne ? Quelle différence faites vous entre les différents types de médias en ligne ? Comment leur information tranche-t-elle avec celle que l'on trouve sur les autres supports ? Quelle fiabilité lui accordez-vous ? Pensez-vous que la participation des internautes à la « fabrique de l'info » soit un plus ? Info gratuite ou payante, quel modèle économique ?
Si vous désirez également nous donner votre sentiment sur la façon dont les médias ont couvert la crise économique, thème du débat de vendredi, n'hésitez pas.
Ce ne sont pas les questions qui manquent, évidemment, et elles sont régulièrement abordées sur Rue89 et ailleurs. Mais pour alimenter la réflexion des journalistes à Strasbourg, y a-t-il meilleur point de départ que l'opinion des lecteurs ? Alors à vous.
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De nemo3637
Déchoukeur | 17H24 | 04/10/2009 |
La difficulté pour les journalistes aujourd'hui est de savoir quand et comment « franchir » la ligne, c'est-à-dire donner une information qui risque de choquer, d'indisposer le pouvoir, ou même l'opinion publique ;
Exemple : annoncer l'explosion de la prochaine bulle spéculative. Même si des informations existent ce n'est guère politiquement correct, même si c'est vrai, de les diffuser dans les médias alors que tous les gouvernants font tous leurs efforts pour redonner le moral aux populations.
On n'est plus au temps d'Albert Londres, où celui-ci restait maître de l'information. Aujourd'hui celle-ci est vite élaguée et aseptisée dans des agences lointaines. Ce qui finit d'ailleurs par produire une certaine méfiance du public.
à nemo3637
De La mouche du coche
diptère | 18H25 | 04/10/2009 |
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Pour améliorer le journalisme, et Rue89 en particulier, il faudrait ne PLUS JAMAIS supprimer mes commentaires. Vous entendez ? Plus jamais ou je vais me facher.
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à La mouche du coche
De mixture fait maison
09H31 | 05/10/2009 |
Ici ils mouillent leur pantalon dès que vous leur rappelez leur 4 vérités (financements, transparence) ou que vous traitez un ministre ou un député fasciste de « fasciste ». Plutôt que de tabler sur un soutien massif des lecteurs en cas de procès, ils préfèrent faire comme les autres : censurer.
En plus ils ne mentionnent même plus que le commentaire a été enlevé, ce qu'ils faisaient avant, et ils s'autorisent à vous faire la morale comme si vous aviez douze ans.
Bref, s'informer ici en France relève d'un travail à temps plein, on devrait être payés !
à nemo3637
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 18H45 | 04/10/2009 |
@ nemo3637 : Je suis en désaccord avec vous. Dès qu'il y a une « ligne » à ne pas franchir, c'est CENSURE et aucune censure ne doit être permise que celle que réclamerait un consensus populaire, qu'on n'a pas à imaginer,mais qu'on devrait confirmer par référendum.
Sur les conditions du secret d'état, ou sur des limites culturelles concernant la description de la violence ou du sexe, par exemple. On peut penser aussi à des codes de contrôle parental pour les mineurs. Mais pas plus.
L'obligation qui DOIT être imposée, est celle que tout écrit annonce s'il prétend transmettre des FAITS ou des OPINIONS. Dans le premier cas, tout doit pouvoir être prouvé… ou il y aura de lourdes sanctions. Dans le second… n'importe quoi. C'est ça, la liberté.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/17pub-et-verite-choc/
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De mixture fait maison
09H24 | 05/10/2009 |
faut arrêter les cachetons pépé
à pierrejcallard
De wawawa
a | 17H54 | 05/10/2009 |
Et pour « prouver des faits » comme vous le formulez si mal, un journaliste serait contraint de balancer ses sources, entrainant automatiquement la rupture du contrat moral entre le journaliste et la personne qui témoigne. Conséquence : plus personne ne voudrait prendre le risque de parler aux journalistes.
Aujourd'hui, pour les riverains qui l'ignorent, un journaliste a juste besoin de prouver sa « bonne foi » en produisant, par exemple, les notes qu'il a prises pour être exonéré de poursuite judiciaire.
Le secret de la source est un principe fondamental de la liberté de la presse. Je vous conseillerais en outre et d'une manière tout à fait amicale de passer moins de temps à alimenter votre blog hallucinogène au profit de lectures solides.
à wawawa
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 19H05 | 05/10/2009 |
@ wawawa :
Mais non… Il n'a rien a balancer du tout. En ce cas, le journaliste n'affirme pas un fait, il rapporte un propos et doit simplement le présenter comme tel. Il peut commencer son article en disant « Selon une source qui a réclamé l'anonymat… » Au lecteur de juger s'il doit ou non y accorder une crédibilité.
Pour les lectures, je ne demande qu'a parfaire ma culture. Vous me recommandez quelque chose ? Si je connais, je vous en parlerai… De façon tout à fait amicale aussi. ; -)
Pierre JC Allard
à nemo3637
De screugneugneux
râleur-NRV | 10H47 | 05/10/2009 |
vous laissez entendre que toutes les infos ne sont pas bonnes à dire, et que donc les journalistes doivent faire de l'auto censure.. ? ? ?
Et ce qui justifie cette auto censure c'est. » qui risque de choquer, d'indisposer le pouvoir »……. donc les journalistes sont au service du pouvoir selon vous… ? ? ? ! !
vous justifiez la médiocrité informative, ( si je vous ai bien compris..)
à nemo3637
De Adrille
SciencesPo | 12H43 | 05/10/2009 |
Le problème avec les journalistes c'est surtout l'existence de cette ligne ! ! ! Ils sont là pour informer : choquer, alerter, propager. Mieux vaut la calomnie que la censure, car si la première peut servir des intérêts particuliers, ceux-ci divergent pour aboutir à un certain équilibre, tandis que la censure ne peut que servir les intérêts du pouvoir.
à nemo3637
De Dcartes
Général assez particulier | 13H36 | 05/10/2009 |
Bonjour,
On touche ici au vrai probleme des médias, qui s'autocensurent par crainte de franchir la ligne ! mais quelle ligne ? ? ?
Est ce là le rôle du journaliste de « plaire aux princes et aux puissants ? ? »
Comme le dit un fameux journal, « la liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas ! ! '
Si la presse à si mauvaise presse justement, n'est ce pas un peu parce que les journalistes sont frileux ? ? ? et que les grands reportages d'investigations n'existent plus ? ? ?
à nemo3637
De Dcartes
Général assez particulier | 13H39 | 05/10/2009 |
On ne justifie en rien la médiocrité des journalistes, on ne fait que constater
De tweesty
Polytechnicien de surface | 17H30 | 04/10/2009 |
L'info indépendante et objective en ligne et la possibilité de la commenter sont les meilleures choses qui pouvaient arriver à une presse trop souvent (et parfois à raison) accusée de compromission avec le pouvoir ou des intérêts privés.
Cela permet également de mieux évaluer l'impact d'une information sur les lecteurs, de juger de leur ressenti.
La question du modèle économique est, par contre, plus insoluble. Si l'information doit rester gratuite et si l'apparition de la publicité provoque la suspicion, il faut bien reconnaître qu'une presse sérieuse ne peut pas vivre d'amour et d'eau fraîche.
à tweesty
De La mouche du coche
diptère | 18H53 | 04/10/2009 |
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Bof, franchement, je ne vois pas l'intérêt de continuer à rêver cette « info indépendante et objective ». C'est un pur fantasme, un idéal dont je ne suis même pas sûr qu'il soit souhaitable d'atteindre.
On a l'impression que vous demandez aux journalistes de porter une robe blanche, des ailes et des vertus auxquels même l'église ne croit plus.
En réalité Rue a une position, une ligne éditoriale que l'on voit bien, et alors ? C'est leur droit. Leur pensée est amendée, discutée dans les commentaires. Tout ne va pas si mal en réalité. Si ces journalistes arrivent à vivre avec ce site, moi ça me va.
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à La mouche du coche
De tweesty
Polytechnicien de surface | 19H47 | 04/10/2009 |
« En réalité Rue a une position, une ligne éditoriale que l'on voit bien, et alors ? »
Ils ont une ligne éditoriale et certainement les idées qui vont avec. Mais au moins, ce sont leurs idées et pas celles du patron de groupe, de l'annonceur ou du « politique copain de l'annonceur et du patron de groupe ».
L'objectivité est une valeur assez abstraite et polysémique et si les journalises de Rue 89 devenaient trop « partisans », une partie de leurs lecteurs seraient là pour le leur rappeler…
Les posts ont cet avantage par rapport au « courrier des lecteurs », ils ne font pas l'objet de censure et ne sont pas rédigés par les rédacteurs comme ce qu'on peut voir dans certains journaux.
à tweesty
De nemo3637
Déchoukeur | 20H10 | 04/10/2009 |
Le problème est que l'information est « filtrée ». Surtout en France. On parle d'économie aux Français comme on parlait du nuage de Tchernobyl en 1986.
La presse est loin d'y représenter le quatrième pouvoir qu'elle peut être en Amérique de nord. Elle n'apparait pas suffisamment critique des décisions du pouvoir.Les rares journaux qui osent cette critique sont des journaux satyriques (Le Canard Enchaîné, Charlie Hebdo…) marginalisés de par leur registre.
La presse « sérieuse » voit ses reportages et son comportement. souvent contestée, sa crédibilité ainsi remise en cause.
Il est vrai que voir David Pujadas interviewer le Président Sarkozy fait se poser des questions sur la légèreté, la superficialité de certains journalistes.français…
à nemo3637
De cunégonde
20H32 | 04/10/2009 |
Je vois ce que vous voulez dire…
Mais la France n'est pas l'Ilalie de Berlusconi, non plus.
à cunégonde
De Rabelais
13H33 | 05/10/2009 |
C'est vrai, c'est beaucoup mieux chez nous, ou le sous- verain n'a même pas besoin d'acheter les journaux pour avoir la majorité de la presse écrite ou télé à sa botte…Youpiiie ! On est les meilleurs !
à nemo3637
De Dan51
09H53 | 05/10/2009 |
La presse est loin d'y représenter le quatrième pouvoir qu'elle peut être en Amérique de nord.
et en Europe du Nord. Elle n'y est pas le 4ème pouvoir, mais un pouvoir permettant de voir clair dans ce qui se passe parmi ceux que les citoyens ont « élus » pour les représenter :
http://www.rue89.com/making-of/2009/10/04/assises-du-journalisme-francai…
à nemo3637
De antilles
11H28 | 05/10/2009 |
berlusconi. sarkosy,meme combat
De Aloïs
Etudiant | 20H32 | 04/10/2009 |
Moi je rêve d'un vrai journalisme, un journalisme d'investigation indépendant. Tant économiquement que idéologiquement. C'est à dire faire un vrai boulot intellectuel d'analyse de la société, de ses mécanismes. Un vraie réflexion. Et non pas une esquisse de branlette intellectuelle comme on en retrouve régulièrement sur rue89. Le dernier en date : un article sur le suicide : reflet parfait d'une esquisse de réflexion. Et encore je suis généreux quand je dis réflexion. N'importe quel glandu peut produire un article comme celui là. Allez au fond des choses, multiplier les sources, produisez moins d'articles, mais faîtes en des plus longs, plus approfondis, plus complets.
Moi ce que je trouve de plus intéressant sur rue89 ce sont les commentaires. Une véritable mine d'informations ! Et j'en apprends généralement beaucoup plus dedans que dans les articles…
PS : ah si, une dernière chose, arrêtez de vouloir vous la jouer neutre. Assumez vos positions, ne nous faîtes pas croire à quelque chose qui n'existe pas : l'objectivité.
à Aloïs
De Laurent.D
Informaticien - Presta | 20H43 | 04/10/2009 |
Tu n'étais peut-être pas obligé de choisir de tels mots pour exprimer ton avis sur le site.. Ceci dit, une espèce de « Dossier » de temps à autre, qui soit assez long pour mener une « vraie réflexion » comme tu dis, ça pourrait être bien. L'idée est peut être à creuser, voire déjà dans les tuyaux, qui sait..
Sinon sur la partie des commentaires, je suis totalement d'accord avec toi. Lecteur discret, je suis quotidiennement Rue89 depuis le jour de son ouverture, et comme tu le soulignes, on apprend véritablement des choses dans les commentaires des articles. Au delà des journalistes, de l'indépendance, la grande force de Rue89 est aussi dans les commentaires de ses lecteurs. Ces derniers complètent vraiment les articles et je ne compte plus le nombre de fois où je passe mon temps à lire les commentaires car je sais depuis un petit moment maintenant que j'apprendrais certainement des choses.. : )
à Laurent.D
De Tassin
Inquiet | 09H15 | 05/10/2009 |
Personnellement je passe plus de temps à lire les commentaires qu'à lire les articles. Et je ne pense pas être le seul dans ce cas.
Comparer les réactions à un même sujet des lecteurs du Figaro.fr avec celles de Rue89 ou du Monde.fr ou autre permet d'avoir un bon aperçu de ce que pensent les différentes tendances politiques, différents caractères ou type de pensée (réac », écolo gadgeto bobo, xénophobe, communautariste, ou ouvert, progressiste, sceptique, tolérant…) ; et permet d'essayer de comprendre les points de vue de chacun afin de ne pas sombrer dans la case des « convaincus d'avoir raison », qui est une tendance certes naturelle mais qui représente le degré 0 de l'appréciation des avis divergents et peut conduire au repli sur soi idéologique ou communautaire.
à Tassin
De umff
... | 20H04 | 05/10/2009 |
Je ne suis pas sur, Tassin que les commentaires sur le net et en particuliers dans les journaux soient représentatif de l'opinion publique.
à umff
De Tassin
Inquiet | 07H59 | 06/10/2009 |
De l'opinion publique non mais de l'opinion de ceux qui s'informent et qui votent si.
La majorité est trop préoccupée par qui sera expulsé de Secret Story ou Koh Lanta et la lecture de Sport Auto, de la prochaine destination des vacances en billet low-cost, de la commercialisation du dernier I-phone ou des commentaires sur leur skyblog et facebook pour les plus jeunes.
à Laurent.D
De jivé13
salarié comme plus de 90%des actifs... | 16H13 | 05/10/2009 |
Je me glisse dans cette vague de commentaires pour dire à peu près la même chose.
Pour moi la réussite de rue89 c'est ses riverains ! !
Sur les sujets un peu pointus, quel que soit le domaine, je me régale avec les commentaires et souvent j'y trouve des liens très pertinents.
Pour avoir commencé à commenter (un peu) sur Libé, quand l'accés était libre, je peux dire que le niveau était extrèmement bas et l'expression le plus souvent vulgaire (surtout en matière politique).
Sinon, je trouve aussi qu'il ya trop d'articles. Cela nuit aux échanges entre riverains. Dés le 3ème jour, l'article est tombé dans les profondeurs et les commentaires n'attirent plus de réactions.
à Laurent.D
De Théophraste Renaudot - ACP
Agence Centrale de Presse - ACP | 00H32 | 09/10/2009 |
@ Aloïs et Laurent D, il semble évident que le journalisme traverse une crise de contenus, dans la mesure où les recettes ne permettent plus toujours le financement d'un vrai journalisme d'investigation. La question du passage au payant pour la presse en ligne se pose actuellement. Si les contenus « grands public » demeuraient gratuits, seriez-vous prêts à payer pour du contenu en ligne inédit, expert, et à haute valeur ajoutée ?
à Aloïs
De screugneugneux
râleur-NRV | 10H59 | 05/10/2009 |
« Moi ce que je trouve de plus intéressant sur rue89 ce sont les commentaires. Une véritable mine d'informations ! Et j'en apprends généralement beaucoup plus dedans que dans les articles… »
Parfaitement d'accord avec vous,
Bien souvent, je ne prend l'article que comme un thème de discussion, un sujet qui est lancé, s'y intéressera qui voudra, et le reste c'est comme un grand sondage.
Bien souvent l'article informe peu, mais c'est la discussion qui s'en suit qui informe, elle donne une ébauche de l'opinion des riverains a un instant T, elle permet de s'exprimer, le lancer une idée ou une info qui tombera dans l'oreille d'un sourd ou pas, et permet parfois l'émergence ou la difusion d'infos non divulguées.
De fdrebin
Dilettante doué | 17H47 | 04/10/2009 |
Ce qui précarise le journalisme, à mon sens, c'est le culte de l'immédiateté, du scoop à tout prix qu'internet à renforcé. Serait meilleur le média ayant donné l'info en premier… quitte à écrire des âneries parfois.
Tout cela donne une impression de superficialité pour un certain journalisme qui n'aborde plus les questions de fond, qui ne permet plus aux journalistes de consacrer du temps à un sujet pour l'approfondir et donner du sens et de la perspective à l'information.
Le récent succès de XXI donne à voir qu'un nouveau format physique et journalistique peut permettre de toucher un autre public et de redonner du sens au journalisme au long court.
Enfin, je crois que certains rédacteurs en chef sont encore perclus d'idées reçues sur les attentes réelles ou supposées du lectorat. Untel pense que l'Europe n'intéresse pas les français, tel autre que le lecteur veut une info fast food, courte, peu approfondie et surtout totalement consensuelle…
La dernière question est celle du financement de l'information et des médias. Du Courrier Picard qui avait développé un modèle de coopérative journalistique intéressant aux fondations américaines qui financent des reportages sur une très longue durée, il y a des modèles de financement alternatif à explorer, le « gratuit » en faisant naturellement partie.
C'est l'ouverture du capital des médias à des non professionnels de l'info et leur immixtion ans le contenu rédactionnels des médias qu'ils contrôlent qui est en train de tuer une certaine idée du journalisme. Aux lecteurs (auditeurs, téléspectateurs..) et aux journalistes d'inventer de nouvelles voies.
PS : aux journalistes de la Rue venant aux Assises et par anticipation, bienvenue en Alsace : )
à fdrebin
De cunégonde
20H39 | 04/10/2009 |
Votre commentaire est très pertinent.
Si les journalistes, enfin ceux qui décident, se préoccupaient moins des attentes suposées des lecteurs, et définissaient leur ligne éditoriale selon leur propre perception des choses peut-être verrait-on apparaître des formes plus originales, plus pertinente, quelque chose qui manque et dont personne n'a encore idée ou n'ose avancer l'idée
Cela dit dans leur situation je comprends qu'ils flippent, ce n'est pas comme s'ils avaient la latitude, la réserve de temps et d'argent pour concevoir et lancer des formules de journaux nouveaux, avec le pourcentage d'échec que ça implique…c'est plutôt d'énooormes réserves de dettes qu'ils ont.
La coopérative journalistique, ça c'est une riche idée.
à fdrebin
De nemo3637
Déchoukeur | 22H52 | 04/10/2009 |
C'est ce que j'aurai voulu dire. Mais par un dilettante doué, c'est parfait.